Carnet de Jean-Pierre Chevènement



Lionel Jospin avait inventé la candidature à l’élection présidentielle par fax. Il vient d’innover avec le soutien par blog à Ségolène Royal. Le minimalisme triomphe dans la politique comme dans l’art.

L’assassinat de Pierre Gemayel fait craindre un nouvel embrasement au Liban. J’avais été le seul au mois de juillet à mettre en garde contre l’envoi de casques bleus français dans ce chaudron de violences où nous ne contrôlons rien du tout. Nous sommes à la merci des affrontements intercommunautaires plus ou moins télécommandés, des décisions du Hezbollah, du Hamas, de Téhéran et de Jérusalem. Otages d’un conflit dont nous ne maîtrisons aucun des paramètres, à la merci des mouvements contradictoires de l’opinion publique en France et des arrière-pensées américaines. « Gouverner c’est prévoir » disait Pierre Mendès-France. Aujourd’hui, c’est suivre le mouvement. Plus que jamais s’impose la nécessité de prendre du recul pour refonder une politique française au Moyen-Orient digne de ce nom.

Lundi soir, Sami Naïr, ancien député européen, et moi-même avons organisé un colloque sur cet Orient compliqué, matrice de toutes les crises à venir, avec les Ambassadeurs François Nicoullaud et Alain Dejammet, M. Nassif Hitti, Ambassadeur de la Ligue Arabe et, en conclusion, Hubert Védrine dont l’exposé, tendu vers l’avenir, a percé l’obscurité d’un rayon de lumière.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 23 Novembre 2006 à 18:14 | Permalien

Jean-Pierre Chevènement est l'invité d'Olivier Mazerolle sur BFM TV à 20h35 mercredi 22 novembre pour 20 minutes d'entretien.



Rédigé par Chevenement2007 le 22 Novembre 2006 à 09:15 | Permalien

Jean-Pierre Chevènement est l'invité de Marc-Olivier Fogiel sur M6 dans son émission «T'empêches tout le monde de dormir» à 22h50 mardi 21 novembre.



Rédigé par Chevenement2007 le 22 Novembre 2006 à 09:00 | Permalien

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



J’ai été fasciné et gêné à la fois par la lecture des Bienveillantes de Jonathan Littel. Ce roman touche en effet à l’énigme même du XXe siècle : comment le génocide des Juifs a-t-il pu être pensé et surtout exécuté dans un pays hautement civilisé comme l’Allemagne ? Les historiens s’y sont cassés les dents. Il y a, on le sait, deux thèses : les «intentionnalistes» et les «fonctionnalistes», ceux qui croient que la Shoah procède d’un dessein réfléchi et ceux qui pensent qu’elle s’est imposée comme un moment de radicalisation extrême dans le mouvement même de la guerre.

Le livre de Littel ne prétend pas éclaircir cette question, bien qu’il repose sur une documentation impressionnante (et peut-être pour cela même). Ce n’est pas cela qui m’a gêné mais la philosophie « révisionniste » implicite de l’ouvrage, c’est-à-dire le signe d’équation posé entre le nazisme et le communisme. Ce signe d’égalité apparaît dans la confrontation du narrateur, l’officier SS Max Aüe et le commissaire bolchevick fait prisonnier à Stalingrad : « Finalement, fait-il dire à celui-ci, nos systèmes ne sont pas si différents, dans le principe du moins … Quelle différence entre un national-socialisme et le socialisme dans un seul pays ? » (1)

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 21 Novembre 2006 à 10:40 | Permalien

Jean-Pierre Chevènement s'exprimait sur France Info le samedi 18 novembre.


Mots-clés : ségolène royal

Rédigé par Chevenement2007 le 18 Novembre 2006 à 16:26 | Permalien

Le quotidien Libération publie samedi 18 novembre un long entretien avec Jean-Pierre Chevènement. L'occasion pour le candidat de développer les axes forts de son programme après la désignation de Ségolène Royal comme candidate officielle du Parti socialiste.


«Ma candidature se justifie toujours», entretien de Jean-Pierre Chevènement à Libération, propos recueillis par Renaud Dély et Pascal Virot, 18 novembre (page 5):

Extrait :
« On ne peut redresser la France si on ne modifie pas les orientations libérales de la construction européenne. Je propose l'envoi de deux mémorandums à Bruxelles, le premier pour mettre sur pied un «gouvernement économique» de la zone euro, le second pour une Europe qui protège (taxe anti-dumping social notamment). Je le dis clairement : si nous n'arrivons pas à renégocier certaines clauses des traités européens, sur la concurrence et les services publics par exemple, nous ne devons pas exclure de suspendre celles-ci, après référendum bien évidemment. A 27, et bientôt 30, il faut admettre une Europe à géométrie variable.»

Lire l'intégralité de l'entretien sur le site Internet de Libération :
http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/217961.FR.php

Rédigé par Chevenement2007 le 18 Novembre 2006 à 12:08 | Permalien

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



Le bon sens populaire
Première sortie « sur le terrain » après ma déclaration de campagne hier soir, à 16H00, à la « portière » de l’usine de Mandeure (Doubs) de Peugeot Motocycles (PMTC). L’entreprise a décidé de délocaliser en Chine, par un accord avec l’entreprise chinoise Jinan Quingqi, la production des petits scooters de 50 cm3 qui constituent l’essentiel de son activité, en continuant à produire sur le site de Mandeure des scooters à plus forte cylindrée (125 cm3, voire 250 cm3) comme le Satelis, le Geopolis, etc.

Si on prend en compte l’usine de moteurs de Dannemarie (Haut-Rhin), l’effectif global de PMTC est déjà passé de 1 600 salariés en 2002 à 1 140 en 2006.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 16 Novembre 2006 à 20:55 | Permalien

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



14 novembre : J’ai souvent observé que les gens se rappellent plus souvent ce qu’ils ont dit que ce qu’on leur a dit. C’est dans la nature humaine.
La presse du 14 novembre revient sur un éventuel « retrait » que je n’ai même pas évoqué « au cas où Le Pen, etc. ».

Le Pen dont l’apparition aux élections municipales de Dreux coïncide – avec six mois de retard – avec la « parenthèse libérale » de mars 1983, apparition confirmée aux Européennes de juin 1984 et depuis enracinée dans le paysage politique, est un formidable outil de manipulation pour maintenir le cap de la politique de résignation devant l’installation du capital financier mondialisé, celle-là même qui l’a fait naître. Le Pen est le bâtard de l’Establishment. Celui-ci, qui l’a créé, se sert de ce spectre pour resserrer autour de lui la solidarité des enfants soi-disant légitimes qui croient naïvement que le capital financier mondialisé leur laissera encore quelque chose en héritage. L’Establishment et Le Pen fonctionnent en étroite symbiose. L’un l’a produit. L’autre le sert, en contribuant à maintenir le statu-quo.
Mots-clés : le pen médias

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 16 Novembre 2006 à 08:00 | Permalien
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