Carnet de Jean-Pierre Chevènement
Jean-Pierre Chevènement livre ses réflexions sur la campagne et sur l'actualité.

Plutôt que de « jouer le jeu », changer la règle du jeu !

C. Tasin, le 16 mai dernier, me demande si mon soutien à la candidature de Ségolène Royal ne m’aurait pas conduit à abandonner les idées qui sont les miennes depuis pas mal d’années déjà (bien avant 2002).

Un boat people de moins

En page une du Monde, Bernard Kouchner fanfaronne : « Le Président de la République n'a pas imaginé que je devienne sarkozyste. Certaines de mes convictions ne sont pas les siennes et réciproquement ».

Pour un grand parti de gauche

Sami Naïr, dans une longue tribune à Libération du 15 mai, sonne « l'heure du rassemblement ».

Gratitude pour Chirac

Je n’oublie pas, quant à moi, que Jacques Chirac a été à son meilleur quand, sous son impulsion, la France s’est opposée, en 2003, à l’invasion de l’Irak. Cela vaut bien un peu de gratitude.

EAS tient la laisse

M. Ernest-Antoine Seillière, Président de Businesseurope, adresse à M. Sarkozy à peine élu, une ferme mise en demeure dans Le Monde du 15 mai 2007.

Première erreur

M. Sarkozy, selon Le Monde, propose à Bernard Kouchner les Affaires Etrangères.

Le mentor et le coach

Dans un livre de ragots nauséabonds ciblant sans retenue Ségolène Royal (vae victis !), j’apparais comme le « mentor » de celle-ci, et Bernard Henri-Lévy comme son « coach ». Faut-il en rire ou en pleurer ?

Repartir au combat

J’ai décidé de repartir au combat dans la deuxième circonscription du Territoire de Belfort car la situation y est difficile. 2 300 voix séparaient au deuxième tour de l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy (20 362 voix) et Ségolène Royal (18 061 voix). Bien que cette circonscription ait été réservée au MRC par l’accord MRC-PS du 9 décembre 2006, je ne puis par ailleurs exclure l’hypothèse d’un candidat socialiste dissident.

Une gauche victorieuse, et d’abord de ses propres démons

Le MRC aura donné le meilleur de lui-même pour assurer la présence de Ségolène Royal au premier tour de l’élection présidentielle, avec sept points d’avance sur François Bayrou (18,7 % des suffrages).

L’énorme subterfuge de M. Sarkozy

Toute la bataille se joue sur la compétence supposée de M. Sarkozy.

« Démocratie irréprochable »

Dans cette fin de campagne, la violence de la posture de Nicolas Sarkozy est ce qui me frappe le plus : il va en Corse et traite de « lâches » les poseurs de bombes encagoulés. Personnellement, cela ne me gêne pas du tout !

M. Sarkozy retarde de 40 ans

Les parachutes dorés et les patrons voyous seraient, selon M. Sarkozy, les fruits tardifs de la contestation soixante-huitarde. Mais Mai 68 n’a quand même pas inventé le capitalisme financier mondialisé !

L’enjeu de la République elle-même

L’avance optique d’un peu plus de cinq points de Nicolas Sarkozy sur Ségolène Royal (31,11% contre 25,83% des voix) est bruyamment orchestrée par la droite.

Un discours qui fera date

Ségolène Royal a montré ses qualités, à la fois personnelles et politiques.

Un vote de classe ?

Je sens depuis une dizaine de jours l’électorat populaire qui bouge en faveur de Ségolène Royal.

La petite différence qui échappe à Michel Rocard

Michel Rocard est fidèle à lui-même en réclamant une alliance, dès avant le premier tour, entre sociaux-démocrates et démocrates-sociaux.

Incarnation

A Belfort le 13 avril, Ségolène Royal a visité Alstom, nouant spontanément avec les ouvriers et techniciens un contact direct et chaleureux.

Pas d’amalgame

Horribles attentats intégristes à Alger.

Les choix se resserrent

Au fur et à mesure que monte l’étoile de Ségolène Royal, on sent que les choix se resserrent : Sarkozy s’identifie de plus en plus à un choix de régression sociale. Bayrou ne tente pas.

Pas très républicain

M. Sarkozy n’inspire pas confiance. Sa règle est à géométrie variable.
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