Carnet de Jean-Pierre Chevènement
Jean-Pierre Chevènement livre ses réflexions sur la campagne et sur l'actualité.
Ils ont été 140 députés à soutenir la proposition communiste d'un référendum sur le traité de Lisbonne. 140 contre 176. C'est dire que ces 140 ont fait mieux que les 80, qui, le 10 juilet 1940, ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain.
Deux amendements, l'un d'origine PS, l'autre UMP, visaient à introduire dans le texte du traité de Lisbonne la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.
Je me réjouis de voir que, comme bien souvent, on rend hommage à mon action longtemps après que je l’aie entreprise.
Pauvre M. Sarkozy, écartelé entre son volontarisme affiché et l’orthodoxie de l’Establishment qui campe désormais au sein même de son gouvernement !
En guise de joyeux Noël, j’ai dû affronter une campagne de coups bas initiée par un opposant belfortain et prolongée au plan national par les déclarations d’un adjoint au maire de Paris, à propos des deux appartements que j’occupe dans les deux villes entre lesquelles je partage mon temps.
Réaction de Jean-Pierre Chevènement suite aux propos de Nicolas Sarkozy lors de son voyage au Vatican.
Le traité de Lisbonne ne passera pas comme une lettre à la poste. C’est l’objet du meeting prévu le 2 décembre à 15h00, à La Maison de la Chimie, Paris 7ème.
L'effort demandé aux salariés du secteur public des transports pour aligner à quarante ans leur durée de cotisation serait mieux compris si cet effort était partagé.
Ce qui me préoccupe dans le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès américain à Wahsington, c'est une complaisance excessive à l'égard de l'Hyperpuissance.
Pour avoir une bonne idée de l'épaisseur du conformisme et de la bêtise qui flottent dans l'air du temps, rien n'est plus instructif que de se reporter aux «grandes signatures» qui servent la soupe à Bernard-Henri Lévy dans la publicité faite à ses dernières élucubrations.
Vous avez entendu comme moi « mini-traité » ou encore « traité simplifié » pendant la campagne présidentielle. Beaucoup reprennent ces expressions, je veux le croire par inadvertance.
Le Président Sarkozy, au lieu de s’appuyer sur le « non français » pour obtenir des concessions sur le gouvernement économique de la zone euro, sur la politique monétaire ou sur la préférence communautaire a capitulé sur toute la ligne.
La place que font les médias au sieur Bernard-Henri Lévy, milliardaire déguisé en philosophe, est révélatrice du profond abaissement intellectuel, moral et même spirituel de ce moment de notre Histoire.
Faut-il rappeler que depuis la privatisation d'Aérospatiale et la mise sur pied de la Sogeade, structure mixte détenue initialement à parité par l'Etat et Lagardère, le premier ne peut rien refuser au second ?
Délit d'initiés à EADS : au lieu qu'on poursuive les responsables incriminés par l'Autorité des marchés financiers, au premier rang desquels M. Manfred Bishoff, président de Daimler et M. Arnaud Lagardère, président de Lagardère Group, on s'oriente vers la mise en cause du président de la Caisse des dépôts, M. Augustin de Romanet, dont le principal défaut est d'être chiraquien.
Dans ce long texte, Jean-Pierre Chevènement étudie l’« américanisation » de la vie politique à travers médias et sondages, propose une analyse comparée des trois dernières élections présidentielles (1995, 2002, 2007), revient sur la campagne présidentielle de 2007 et les contradictions non tranchées du Parti socialiste, et estime enfin que le PS doit résoudre son problème avec la nation.
On aimerait que, de retour de Bagdad, le théoricien du droit d’ingérence humanitaire, Bernard Kouchner, qui avait inspiré en 1989 une intervention en ce sens de François Mitterrand à l’O.N.U., et qui s’était à l’époque dépensé sans compter pour la cause kurde, tant en Turquie qu’en Irak, fasse, vingt ans après, le bilan réel de son activisme.
Les deux institutions phares du système capitaliste mondialisé auront à leur tête un socialiste français. Ceux-ci sont-ils devenus « maîtres du monde » ?
Le monde du travail en France est le grand oublié… Mais au bout du chemin, il se rappellera au bon souvenir de ces messieurs… et de M. Sarkozy, s’il ne fait rien.
Enfourcher la rossinante des critiques bruxelloises pour combattre la politique de Nicolas Sarkozy est une tentation dont la gauche doit se prémunir. On entend certains socialistes se réfugier sous les jupes de la Commission et reprendre ses attaques, pour prendre à Paris des habits d’opposants.