Communiqué de Jean-Pierre Chevènement, ministre d'État et président d'honneur de la Fondation Res Publica


La décision du Président Vladimir Poutine de reconnaître les républiques séparatistes pro-russes de Donetsk et de Lougansk est une atteinte au droit international tel qu’il résultait des accords passés en 1991 entre les présidents de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie.

On ne peut que saluer les efforts du Président Emmanuel Macron pour trouver le chemin d’une désescalade. On ne peut refaire l’histoire. Faute que les accords de Minsk, qui prévoyaient l’autonomie linguistique et administrative pour les deux républiques de Donetsk et de Lougansk, aient pu s’appliquer du fait, principalement, de l’Ukraine, et malgré les efforts des diplomaties française et allemande (le compromis Steinmeier), on pouvait bien imaginer le danger qui résultait du maintien d’un conflit gelé au cœur de l’Europe.

Les mobiles du Président Vladimir Poutine sont difficiles à comprendre. Une nouvelle guerre froide n’est dans l’intérêt ni de l’une, ni de l’autre partie de l’Europe. Des sanctions commerciales frapperont la Russie, mais également les pays d’Europe occidentale.

Quoi qu’il en soit, les voies de la diplomatie doivent rester ouvertes et le Président Emmanuel Macron saura, j’en suis sûr, maintenir une politique de fermeté, tout en restant vigilant quant à la possibilité d’un retour à la normale sauvegardant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et assurant la sécurité collective en Europe.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 22 Février 2022 à 16:15 | Permalien | Commentaires (6)

Colloque organisé par la Fondation Res Publica, le mardi 15 février 2022 de 18h à 21h, à la Maison de la Chimie.


Avec des interventions de :

- Édouard Husson, historien, professeur d’université, auteur de Paris-Berlin : la survie de l'Europe (Gallimard, 2019) ;
- Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, auteur de Le choc des empires : États-Unis, Chine, Allemagne : qui dominera l’économie-monde ? (Gallimard, 2014) ;
- Alain Meininger, ancien administrateur hors classe au ministère de la Défense et maître de conférence à l’ENA, membre du comité éditorial de la Revue politique et parlementaire ;
- et Jean-Pierre Chevènement, ministre d'État, fondateur et président d'honneur de la Fondation Res Publica.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 31 Janvier 2022 à 11:38 | Permalien | Commentaires (0)

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



Hommage de Jean-Pierre Chevènement


Honneur à Laurent Bouvet qui vient de s'éteindre au terme d'une lutte courageuse contre la maladie mais aussi contre le "prêt-à-penser" d'une petite gauche que j'avais qualifiée dans les années 1970 de "gauche américaine". Son idéologie importait en effet d'Amérique le communautarisme et retournait contre lui-même le combat antiraciste.

Le grand mérite de Laurent Bouvet aura été de comprendre avant beaucoup d'autres le poison de cette idéologie reprise à son compte par la gauche dite morale. Fondateur du Printemps républicain, Laurent Bouvet a montré plus que tout autre l'actualité du combat républicain et de la laïcité comme ciment de la nation civique.

A tous les siens, j'exprime la profonde tristesse de la gauche républicaine. Laurent Bouvet lui manquera beaucoup.
Mots-clés : Laurent Bouvet

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 20 Décembre 2021 à 11:53 | Permalien | Commentaires (0)

Colloque organisé par la Fondation Res Publica, le mardi 7 décembre 2021 de 18h à 21h, à la Maison de la Chimie.


Avec les interventions de :

- Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, président de HV Conseil, auteur de Dictionnaire amoureux de la géopolitique (Plon, 2021) ;
- Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique, auteur de Le choc démographique (Odile Jacob, 2020) ;
- Jean-Dominique Merchet, journaliste, correspondant diplomatique et défense de L'Opinion ;
- et Jean-Pierre Chevènement, ministre d'État, fondateur et président d'honneur de la Fondation Res Publica.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 29 Novembre 2021 à 11:54 | Permalien | Commentaires (1)

Hommage de Jean-Pierre Chevènement


Monsieur le vice-président du Conseil d’État, mesdames et messieurs les présidents et membres du Conseil d’État, chers enfants, parents, proches, chers amis de Jacques Fournier, mesdames et messieurs,

Si Jacques Fournier n’avait pas eu naturellement dans le sang l’esprit militant, nous ne nous serions pas rencontrés. C’était dans les Hauts-de-Seine, à peu près au milieu des années 70. Jacques à l’époque animait un groupement d’action municipale. Cela correspondait à l’air du temps qui renvoyait à l’autonomie, ce qu’on appelait l’autogestion, l’idée que les gens doivent se prendre en mains eux-mêmes. Pour Jacques Fournier il était important d’être non pas seulement un fonctionnaire scrupuleux au service de l’intérêt général, mais aussi de prendre parti sur la manière dont celui-ci se définissait. Il fallait entrer dans le débat public, être pleinement un citoyen en étant un militant. Ce mot n’avait rien de péjoratif et ne l’empêchait pas d’être un homme absolument rigoureux, auquel on ne peut pas faire un procès d’esprit partisan parce que Jacques était l’intégrité même. Il écoutait toujours les arguments et puis répondait, et il donnait une grande leçon à tous ceux qui, plus jeunes – comme moi, nous avions une dizaine d’années de différence d’âge –, respectaient déjà en lui l’ancien élève de l’ENA bien sûr mais aussi le Maître des requêtes au Conseil d’État et le Commissaire du gouvernement respecté qu’il était peut-être déjà à cette époque-là.
Mots-clés : Jacques Fournier

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 17 Novembre 2021 à 12:02 | Permalien | Commentaires (2)
1 2 3 4 5 » ... 260


Derniers tweets

Abonnez-vous à la newsletter