Les actes du séminaire du 2 juillet 2019 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.


Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : "Immigration et intégration - Table ronde autour de Pierre Brochand"
  • Introduction, par Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica
  • Une situation singulière, par Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII)

Rédigé par Chevenement.fr le 9 Octobre 2019 à 13:26 | Permalien | Commentaires (1)

Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 19h de Ruth Elkrief sur BFM TV, le lundi 7 octobre 2019.


Verbatim

  • Ruth Elkrief : Le débat sur l'immigration est-il légitime ? Est-il un cadeau fait à Marine Le Pen ? Une manière d'attiser des braises, comme l'a dit Mélenchon ?

    Jean-Pierre Chevènement : Ce débat est légitime s'il est utile et si l'on s'écoute. Or, on ne s'écoute pas. Ce que dit Madame Le Pen des tensions sociales, des tensions entre "communautés", est malheureusement une réalité, mais on n'en parle pas. Pour autant, je ne pense pas qu'on réglera le problème par un référendum. On n'entend pas non plus Monsieur Mélenchon lorsqu'il dit une chose très juste : sans ses travailleurs immigrés, la France ne tournerait pas. Il faut avoir une vue globale de l'immigration. Si l'immigration pose problème, c'est que l'intégration ne marche plus. Depuis le 19ème siècle, la France est une terre d'immigration et tout s'est bien passé jusqu'à environ 1970. Depuis, ça ne va plus. L'intégration est en panne, les "communautés" se juxtaposent sans accepter de vivre selon la loi républicaine, le principe de laïcité est bafoué, on ne connaît pas l'égalité homme-femme.

  • Vous liez cela à l'immigration ?

    Par la force des choses. Des pays dont les moeurs, les coutumes, les règles, la religion ne sont pas les mêmes que les nôtres envoient des immigrés. Autrefois ils s'adaptaient à nos US et coutumes, aujourd'hui ils veulent garder les leurs.

  • Qui sont ces "ils" ?

    Certaines vagues récentes de l'immigration. Je ne mets pas en cause l'immigration ancienne et je ne mets pas en cause tous les immigrés d'aujourd'hui. Il y en a beaucoup qui s'intègrent, mais il y en a malheureusement beaucoup trop qui ne s'intègrent pas.

Rédigé par Chevenement.fr le 9 Octobre 2019 à 09:52 | Permalien | Commentaires (2)

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission "Ça vous regarde" consacrée à "Jacques Chirac, le jour d'après" sur LCP. Grand témoin, il répondait également aux questions de Myriam Encaoua au sujet du documentaire de David Pujadas, "Jean-Pierre Chevènement l'indomptable". Le vendredi 27 septembre 2019.


"Il faut sortir de l'ultra-libéralisme et revenir à la République"
Revoir l'émission sur le site de LCP


Verbatim

Sur Jacques Chirac

  • Myriam Encaoua : Jean-Pierre Chevènement, je rappelle que vous et Jacques Chirac vous êtes opposés à la guerre en Irak de François Mitterrand à l'époque, que vous étiez ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Jospin lorsqu'il était Président de la République en 1997. Vous attendiez-vous à tous ces hommages de la part des Français ?

    Jean-Pierre Chevènement : Je crois que les Français avaient fini par l'aimer. En 1981 et 1988, ils lui ont marchandé leur confiance, il n'a pas fait des scores formidables. Mais avec le temps, ils se sont habitués à lui, ont aimé ce géant chaleureux et se sont attachés à lui. Il fait partie de notre histoire.

  • Pouvez-vous nous raconter votre première rencontre avec Jacques Chirac ?

    Ma première rencontre date du moment où Jacques Chirac venait d'être élu maire de Paris. J'allais à l'Hôtel de Ville voir mon ami Georges Sarre, qui présidait à l'époque le groupe socialiste, et ce dernier s'entendait très bien avec Chirac. Il m'a proposé de le rencontrer. Nous avons parlé notamment des questions militaires, nucléaires – un point sur lequel il avait une forte divergence avec Giscard –, et je me suis aperçu dans le feu de la conversation que nous avions beaucoup de convergences. Cela a créé un lien et nous sommes convenus de rester en contact.


Rédigé par Chevenement.fr le 30 Septembre 2019 à 09:33 | Permalien | Commentaires (2)

Diffusion de "Jean-Pierre Chevènement, l'indomptable", un documentaire écrit par David Pujadas et Émilie Lançon, une coproduction LCP / Particules productions / INA.
A suivre le lundi 30 septembre à 20h30 sur LCP.


C Particules Productions
C Particules Productions
"Un homme politique doit s’attendre à être souvent blessé. Mais il lui faut survivre. J’ai survécu." Jean-Pierre Chevènement

Combien sont aujourd’hui les grands personnages en politique, ceux dont la voix, les formules, les éclats ont laissé une trace ?
Combien sont ceux à avoir une pensée originale et à avoir perçu avant tous les autres les problématiques contemporaines dont le retour de la Nation et de la République, la revanche des peuples face à la mondialisation, l’échec des guerres d’ingérence, ou l’obsolescence du clivage droite/gauche ?

À 80 ans tout juste, Jean-Pierre Chevènement est une personnalité à part dans la vie politique française. Il est aussi un survivant.

Survivant d’une époque où les grands dirigeants politiques existaient par leur culture ou leur plume. Survivant d’un monde qui, de la guerre d’Algérie à la mondialisation triomphante, de mai 68 aux banlieues en passant par Épinay, Mitterrand ou le désenchantement européen, raconte encore l’Histoire avec un grand H. Survivant tout court, enfin, puisqu’après un coma de 8 jours, et alors que beaucoup le donnaient pour mort, “le miraculé de la République” trouvera la liberté nécessaire pour porter une candidature à la présidentielle.

Pour la première fois, Jean-Pierre Chevènement revient sur les grands moments de sa vie. Avec d’autres grands témoins – Hubert Vedrine, Ségolène Royal, Louis Gallois, Jacques Attali… il raconte comment il a fait basculer la gauche et accompagné François Mitterrand dans sa conquête, comment il a créé le fameux logo du poing et de la rose, mais aussi ses démissions retentissantes et ses formules choc. Comment ses convictions, jugées ringardes à l’époque, sont au cœur des débats aujourd’hui.

Il revient aussi sur l’aventure de la présidentielle de 2002, sur le 21 avril qui hante toujours la gauche, et confie sa part de vérité. Et de regrets.

Documentaire suivi d’un débat animé par Jean-Pierre Gratien..

Documentaire écrit par David Pujadas et Émilie Lançon (52 minutes)
Réalisation Émilie Lançon
Produit par David Pujadas et Mathilde Pasinetti
Une coproduction LCP / Particules productions / INA
Rediffusions prévues le dimanche 6 octobre à 18h, le lundi 7 octobre à 00h30, et le lundi 23 octobre à 20h30.

Rédigé par Chevenement.fr le 29 Septembre 2019 à 15:31 | Permalien | Commentaires (1)

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



Hommage de Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur sous Jacques Chirac


Jacques Chirac aimait les Français. Et ceux-ci, après lui avoir longtemps marchandé leur confiance, ont fini par l'aimer lui aussi, car ils avaient compris que c'était avant tout un homme profondément généreux.

De lui l'histoire retiendra surtout qu'il s'est refusé à ce que la France cautionne, en 2003, l'invasion et la destruction de l'Irak qui ont ouvert la voie à un nouvel essor de l’extrémisme islamiste et pour finir à Daesh.

Plus que le "choc des civilisations", il disait craindre le choc des incultures.

Avec le Musée des Arts Premiers à Paris, il a laissé à la France et au monde un vivant témoignage de son universalisme. Car Jacques Chirac était certes un patriote mais il était avant tout un homme profondément humain.
Mots-clés : jacques chirac

Rédigé par Chevenement.fr le 26 Septembre 2019 à 12:52 | Permalien | Commentaires (1)

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission Lenglet déchiffre sur LCI, dimanche 8 septembre 2019


"La réindustrialisation du pays est la condition de base du rétablissement de nos équilibres fondamentaux"
Revoir l'émission sur le site de LCI


Verbatim

  • François Lenglet : Jean-Pierre Chevènement, vous êtes un gouvernement à vous tout seul : cinq fois ministre, vous êtes républicain, de gauche, aux idées qui ont souvent paru iconoclastes mais qui semblent, avec le recul du temps, avoir été bien souvent visionnaires. Vous êtes aussi un intellectuel, vous avez écrit de nombreux ouvrages. Cette semaine, l'actualité, c'est cette incroyable affaire du Brexit qui a rendu ingouvernable la démocratie la plus ancienne de la planète. Boris Johnson s'est vu mis en échec par le Parlement qui refuse une sortie de l'UE sans accord et des élections anticipées. Pourquoi les Anglais veulent-ils sortir de l'UE ?

    Jean-Pierre Chevènement : Ils l'ont décidé par référendum : c'est la force de Boris Johnson. Mais il se heurte à un Parlement qui lui est hostile. Pourquoi veulent-ils quitter l'UE alors qu'ils ont demandé à y entrer après que de Gaulle a refusé ? D'un point de vue géopolitique, en entrant dans le marché commun, la Grande-Bretagne s'est donné des moyens d'influence. Si l'on prend par exemple l'Acte unique, ratifié en 1987, on sait que Thatcher y a joué un rôle très important. Jacques Delors le reconnaît lui-même, il a tenu compte des vents dominants. Aujourd'hui, les Britanniques se demandent qui décide dans cette machine opaque.

    Ils disent vouloir reprendre le contrôle de leur destin et c'est bien normal, c'est la définition de la démocratie. Cela fait 3 ans cependant que cette situation dure, je ne vois pas comment échapper à des élections anticipées à bref délai. Le peuple britannique est très attaché aux prérogatives de son Parlement mais il faut bien reconnaître que ce Parlement ne sait plus très bien ce qu'il veut ! La seule solution honnête aujourd'hui est une dissolution.

  • Pensez-vous que l'Europe a commis des fautes avec Londres dans la façon dont elle a négocié cette affaire ?

    L'Europe a été très surprise. Il faut dire que le Premier ministre britannique d'alors, Cameron, a été lui -même très surpris. Le problème est réellement l'opacité de l'Europe, des décisions qui sont prises sans que les Parlements en aient réellement connaissance et qui échappent totalement aux citoyens. Peut-être que cela devrait amener ceux qui se disent Européens à réfléchir à la manière de concilier l'Europe et la démocratie. Les Britanniques ont voté pour le Brexit pour plusieurs raisons : l'attachement à leur Parlement, mais aussi l'immigration, plutôt du côté de la Pologne.

Rédigé par Chevenement.fr le 10 Septembre 2019 à 09:57 | Permalien | Commentaires (3)

Une tribune de Jean-Pierre Chevènement, parue dans l'hebdomadaire Marianne, le vendredi 6 septembre 2019.


G7 d'Emmanuel Macron : Du grand jeu !
Au plan international le G7 de Biarritz, précédé de la visite de Vladimir Poutine à Brégançon, a permis à Emmanuel Macron de prendre une stature nouvelle. Au-delà de la floraison des initiatives, le président de la République a affirmé une grille de lecture du monde originale et qui répond à l’intérêt national. C’est clair et c’est nouveau.

Je résume : nous vivons la fin de l’hégémonie occidentale sur le monde. L’inspiration politique est clairement du côté des puissances dites « émergentes » : Chine, Russie, Inde. (À cette liste, j’ajouterai la Turquie et l’Iran).

Dans ce contexte, les vieilles nations européennes sont-elles condamnées à être « les alliées minoritaires » des États-Unis ou de la Chine ? Ou bien se ressourçant dans ce qu’elles ont apporté de meilleur, l’idéologie des Lumières, peuvent-elles encore peser et avoir leur part du jeu ?

C’est bien évidemment cet objectif qu’affirme le président de la République, et à juste raison, car le peuple français ne peut se définir que dans son « rapport au monde ». La France, nation suprêmement politique, a besoin d’un projet à l’échelle du monde, pour fonder une identité heureuse et qui lui corresponde.

Rédigé par Chevenement.fr le 8 Septembre 2019 à 15:09 | Permalien | Commentaires (1)

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à RT France, dimanche 28 août 2019.


Entretien à RT France : "La France a repris l’initiative d’une politique européenne et mondiale incluant la Russie"
  • RT France : Rencontre avec Vladimir Poutine à Brégançon, médiation de la crise iranienne, le sommet du G7 à Biarritz : la rentrée d'Emmanuel Macron est marquée par une activité extraordinaire sur le plan international. Peut-on parler d'un retour de la France comme puissance diplomatique de premier plan ?

    Jean-Pierre Chevènement : La France est une grande nation politique depuis très longtemps. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et même à la fois une politique européenne et une politique mondiale. Par conséquent, le président de la République, qui est un homme très actif et très entreprenant, a pris de nombreuses initiatives à l’occasion de la rentrée 2019. La première a été celle de l’invitation de Vladimir Poutine à Brégançon et tous les échos qui en sont revenus sont des échos favorables. Le contact entre les deux présidents est excellent et tout à fait confiant. Je pense que des rendez-vous importants ont été pris, comme celui de nos ministres de Affaires étrangères et de la Défense qui doivent se rencontrer dans une dizaine de jours, mais également la réunion en format « Normandie » des quatre présidents (Russie, Ukraine, France et Allemagne) pour parvenir à l’application des accords de Minsk. C’est cela qui débloquera la situation à tous égards, y compris le retour de la Russie au sein du G8 et bien sûr la levée des sanctions. Il faut que ces accords de Minsk puissent aboutir en reconnaissant à la fois aux populations russophones de l’est de l’Ukraine leur droit culturel, à savoir la possibilité de donner un enseignement en russe à leurs enfants, et puis d’autre part il faudra que l’Ukraine, au terme de ce processus, puisse récupérer sa frontière. Cela a toujours été l’intention de la Russie qui n’a jamais eu de visées annexionnistes sur le Donbass. Par conséquent c’est un résultat qui devrait être apporté à condition qu’il n’y ait pas d’obstacle de la part du nouveau président ukrainien.

    Les échos qui m’en reviennent sont relativement favorables. Nous pouvons être, comme l’a déclaré le président Poutine, «relativement optimistes». L’essentiel sera ensuite de rétablir la confiance sur des bases stables. La France est très présente sur de nombreux champs comme l’Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères est venu à Biarritz où il a pu rencontrer le président de la République. D’autre part le président Trump a évoqué la possibilité qu’un sommet entre l’Iran et l’Amérique puisse se tenir. Ce sont des nouvelles positives. La France a repris l’initiative d’une politique européenne et mondiale incluant la Russie qui est à nos yeux un grand pays d’Europe.

Rédigé par Chevenement.fr le 2 Septembre 2019 à 15:55 | Permalien | Commentaires (3)
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