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Lancement du mouvement politique "Refondation républicaine"


Le lancement du mouvement politique "Refondation républicaine", dont Jean-Pierre Chevènement sera le président d'honneur, aura lieu ce mercredi 27 avril à 10h à l’auditorium du 18, rue de Bellechasse 75007 Paris.


« Refondation républicaine » entend rendre vie aux idées républicaines, au-delà des différences de sensibilités légitimes en démocratie. Elle réunit des citoyens de tous bords qui veulent donner sens au quinquennat qui s’ouvre. Elle œuvrera à un véritable redressement de la France, appuyé sur la reconquête de l’indépendance en tous domaines, sur la relance du nucléaire et sur le plan d’investissement « France 2030 » annoncés par le président de la République.

La question républicaine a été posée dès que la droite aussi bien que la gauche se sont détournées, l’une de l’intérêt national, l’autre de l’exigence sociale, pour se rallier au néolibéralisme triomphant. Il faut à nouveau penser le « bien commun » à travers un projet de citoyenneté et de cohésion nationale fidèle à l’héritage des Lumières et de la Révolution française.

« Refondation républicaine » ambitionne de faire surgir une nouvelle offre politique, capable de dynamiser la meilleure part de nos élites, de reconquérir les classes populaires, et de donner au peuple français dans toutes ses composantes le sentiment qu’il peut renouer avec son destin. Face à une gauche radicale qui s’est détournée de la matrice républicaine et face à une extrême-droite dont l’arrivée au pouvoir aggraverait les fractures qu’elle prétend combattre et ternirait l’image de notre pays dans le monde, « Refondation républicaine » fera entendre sa voix au sein d’une majorité présidentielle ouverte et plurielle. Fidèle aux objectifs définis par Emmanuel Macron, elle jouera un rôle d’orientation et d’incitation à la réflexion collective, plus que jamais nécessaire à la respiration démocratique et à la revivification du débat parlementaire.


Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le Mardi 26 Avril 2022 à 18:54 | Lu 2535 fois



1.Posté par Yoann MEYER le 27/04/2022 16:12
Bonjour,

Et nous faisons comment pour y adhérer si nous n'avons pas la chance d'être à Paris ce matin ?

2.Posté par Vladimir DE LA STRILÈQUE le 27/04/2022 16:47
Bonjour Monsieur,
Pensez vous que les nazis menés par Marine Le Pen et les bolchéviques avec à leur tête Jean-Luc Mélenchon peuvent se réunir en une force majeure ? Personnellement, je ne pense pas mais cette hypothèse me fait peur. En tout cas je vous félicite de vous opposer au populisme et à la démagogie ! Comptons sur M.Macron pour mener un beau quinquennat comme il l'a déjà fait.
Salutations,
Vladimir

3.Posté par Louis LENTZ DE ANDRADE le 28/04/2022 13:07
Mr Chevènement,

A l'heure où la France est divisée, vous voulez encore plus la divisée. A croire que pour sauver votre retraite et vos privilèges, vous n'avez en effet aucun intérêt a unir les Français face à l'impérialisme Néo-Bourgeois qui sévit en Europe. Prenez le temps de lire ces lignes :

Donnez moi une bonne raison
de ne pas quitter la France et l’Europe ?
Cette tribune, écrite avec humilité, permettra, je l’espère, à tout français sain d’esprit encore doué
de discernement, de ne pas réfléchir sur les effets mais bien sur les causes de la situation dont nous
sommes aujourd’hui confrontée.
Quitter la France.
Je pense qu’un nombre grandissant de citoyens se poserons cette question. Après tout, pourquoi
défendre un pays qui n’est plus un pays, défendre un peuple qui ne veut plus être un peuple, une
société atomisée où l’individu roi laisse libre court à la fragmentation et à la division de ses propres
congénères ?
Je suis toujours sidéré, pris de vertige, lors que j’écoute un français me parler de son pays, et de le
voir vaciller lorsqu’on lui demande de dire « Vive la France ». Et de voir ce même français me faire
l’éloge de la beauté des identités exotiques. Et finalement de voir ces même français revenir la
queue entre les jambes se biberonner d’aides du système français et admettre, non sans hypocrisie
« non mais tu comprends, las bas, les gens sont plus vrais, plus authentique ». Mais peut être que
leur authentique animalité vient heurté votre petit confort colonialiste. L’herbe est toujours plus
verte ailleurs, l’étranger plus exquis. Tellement plus facile de balayer la porte du voisin que la
sienne.
Quand on se déteste à ce point, cela en devient criminelle.
Je vais rappeler, dans un premier temps, l’idéal qui façonnent notre monde occidental :
le néo-Bourgeoinisme. Le terme est barbare, mais n’est pas barbare qui veut.
Mais qu’est ce qui caractérise le néo-bourgeois ?
C’est son immense faculté à prendre, à voler aux autres ce que lui même est incapable de
produire de lui même. C’est un être vide, obnubilé par son égo, qui vampirise les uns et les
autres. Paré de la cape de l’humanisme volée au Catholicisme (son pire ennemi), il réussit le tour
de force de créer un monde Illibéral, Anti-égalitaire et Anti-fraternel.
Illibéral : Hormis le droit et le devoir de consommer, voir de consumer, pour faire tourner un
système devenu incontrôlable, nous enrichissons une poignée de petits magnats parasites, des
technocrates en manque de pouvoir et carriéristes dont la fausse conscience nous étouffe et
extermine tout ce qui est beau. L’humain bourgeois est un porc, un animal servile, un proto-robot,
codés par ce message:
« consomme, consomme, consomme, amasse, amasse, amasse, ne te soucie que de toi et de ta
propre survie. Soit libre de jouer dans le bac à sable que nous t’avons construit, mais ne va
pas au-delà ! Car c’est la mort qui t’attend la bas. Vis dans la crainte de la mort. Car plus tu
craindras la mort, plus il te sera impossible de remettre en cause les croyances et les dogmes
que nous t’implantons, surtout quand ceux-ci se fondent sur ce qu’il y a de plus vil en toi. »
Être Libre demande une force, une foi inébranlable. La Liberté, c’est apprendre à perdre un peu de
soi, c’est affronter ses certitudes, son confort, c’est aller au devant de l’inconnu. La Liberté n’est
pas une prostituée aguicheuse, c’est une pouliche intrépide, indomptable, qui n’adoube que les plus
courageux, les loyaux et les humbles.
Anti-egalitaire : Il est toujours merveilleux de constater que pendant que les uns s’enrichissent, les
autres s’appauvrissent ; les néo-bourgeois ont recréé l’ancien régime qu’ils conspuaient tant, à
ceci prêt : les valeurs fondamentales ont été inversé.
Le partage et la cohésion sont remplacés par la division et l’individualisme, la charité et le don
de soi par l’enrichissement personnel au détriment des plus faibles, l’honneur par la servilité,
l’intelligence par le dogmatisme et le conditionnement.
Le système est ainsi construit : les causes stupides nourrissent les effets stupides ; avoir des
médecins nécessitent d’avoir des malades, avoir des juges nécessitent d’avoir des injustices, des
policiers des voyous, des travailleurs des retraités, la guerre des militaire… tout dans le système
occidental est fait pour que les individus vivent dans des inégalités systémiques, permettant dans
les interstices de nos HLM (bien représentatif du summum de notre ingénierie architecturale) de se
faufiler une armée de petits bourgeois, heureux de se donner bonne conscience en offrant aux
plus démunis un semblant d’espérance tout en s’enrichissant sur leurs dos, les laissant moisir
dans les drogues, le banditisme et la criminalité. Soit gentil, si tu fais bien ce que je te dis, alors,
peut être, accéderas-tu à un semblant de confort. L’esclavage moderne… pendant que les
occidentaux peuvent, par la grâce du ciel, s’octroyer le droit à un « crédit, à un prêt sur x années »
pour faire semblant de vivre, l’autre moitié du monde se doit de survivre et d’encaisser les
conséquences de leurs actes inconsidérés. Mais le bourgeois n’est pas à une contradiction prêt.
Mais ce qui fascine, c’est que ces néo-bourgeois, non content de vampiriser la planète, scient euxmême
la branche sur laquelle ils sont assis, leurs enfants sur leurs genoux.
Ils sont fier d’avoir une dette galopante 2,649,261 M..Euros, soit 39,283 M. par habitant et avec
une balance commerciale déficitaire de -109,623 M.
Ils font peser sur la tête de leurs propres enfants les causes de leurs irresponsabilités, et n’hésitent
pas à nous passer la pomme de terre bien brûlante, en prétextant que nous allons, nous, devoir les
pardonner de leur inconsistance d’avoir laisser le monde pourrir et en sus de s’être « gavés »
comme aucune génération ne l’a été au par-avant.
Alors viendra le jour où les enfants comprendront qu’ils ont été sacrifiés sur l’autel du plaisir, de
l’orgueil, de la vanité, de la soumission de leurs parents. Que ceux ci, pour assouvir leurs pulsions
animales, nous légueront une jungle inextricable, où les loups chassent les loups, où les hyènes et
les vautours se partageront les cadavres fumants de ce qu’il restait des vertus de la noblesse.
Les petits hommes font des petits hommes. Ils uns héritent des autres. Voilà, notre société est
bloquée, car les uns tiennent les autres par l’héritage. Là où l’ancien régime transmettait en héritage
des valeurs nobles, la bourgeoisie transmet son argent, sa condescendance, son arrogance et sa
roublardise. La petitesse de l’esprit engendre la petitesse des actes.
« Les bourgeois, c’est comme des cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bêtes, les
bourgeois, plus ça devient vieux, plus ça devient ... » J.Brel
« On sait sait fort bien que c’est la bourgeoisie qui, partout en Europe, a fait les révolutions qui
ont, ou bien amené les monarchies constitutionnelles, ou bien supprimé purement et simplement
les rois. Pour justifier leur action, les bourgeois s’appuyaient sur une théorie qui inspira la
Déclaration de 1789, à savoir que la souveraineté réside dans l’ensemble de la nation [...] »
J.Hani
Anti-fraternel : Inutile de s’étendre trop longuement, dès que règne l’anti-égalitarisme, la
fraternité peut s’allonger dans son linceul et crever en silence. Seul des êtres égaux en droit et en
légitimité peuvent se dire « Frères et Soeurs ». Les paroles pouvant très vite se transformer en
postures, en apparats destinés à justifier la comédie dont se réjouissent les petits bourgeois.
« Cette évolution descendante de l’humanité se définit par une perte progressive de
l’intellectualité et de la spiritualité remplacée par une philosophie humaniste, c’est à dire limitée
à la raison individuelle, et un état d’esprit qui se borne à l’étude empirique des faits sensibles et à
la recherche d’un progrès purement matériel, bref un idéal, si on peut dire, limité à l’homme
seul et ses besoins les plus inférieurs. » J.Hani
Je me délecte de voir que les néo-bourgeois révolutionnaires, forts de la pauvreté de leur existence
et de leurs inflexions devant le Dieu argent, se sont emparés des valeurs catholiques pour les
travestir, et justifier tous leurs petits méfaits. Mais il y a une valeur trop grande pour eux,
inaliénable, intouchable aux âmes malheureuses : l’Amour.
« Amoureux de l’amour » m’affublait mon père. Et bien sache, petit homme, que je défendrai
l’Amour coûte que coûte, au péril de ma vie, que je verserai mon sang pour qu’elle rayonne. Car
seul l’Amour peut vaincre la peur, la mort, elle seule peut nous donner des ailes et la force de
soulever des montagnes. L’Amour est La Cause, car d’elle découle la Paix, la Justice, La liberté,
L’Égalité. Elle donne un sens à la vie, nous délivrant par là même de notre animalité.
Nous nous complaisons à pleurer sur les causes négatives de nos actions négatives qui entraînent
des effets négatives. Mais à force de suivre et de glorifier des petits hommes, les petits hommes
deviendront minuscules, et finiront pas disparaître, tel des grains de sables, tel des atomes dans
l’immensité de l’espace et du temps. Alors regardons nous une bonne fois pour toute :
Sommes nous prêt réellement à changer ? Moi oui.
Sommes nous prêt à nous sacrifier pour que nos enfants nous regardent avec amour ? Moi oui.
Où continuerons nous à bafouer le travail, le sacrifice que firent nos ancêtres pour que nous
puissions nous un jour exister ? Bafouer leurs savoirs ?
Sachez qu’ils nous nourrissent encore aujourd’hui car si les touristes viennent en France
aujourd’hui, c’est pour admirer leurs Cathédrales, leurs Églises, les paysages qu’ils ont façonné. Et
nous, ingrats que nous sommes, fier quand cela nous arrange pour gagner trois francs ci-sous, mais
dès qu’il s’agit de les remercier humblement et de suivre leurs enseignements, nous les conspuons
et crachons sur leurs tombes.
Les français auront la France qu’ils méritent. Les Français sont capables de merveilles, mais ils se
détestent trop pour s’apercevoir de l’or qu’ils ont entre les mains.
Mais alors que faire ? Fuir ? Rester ? Se battre.
Voter blanc.
Voter pour la Paix.
Voter pour la cohésion d’un peuple pacifiste, diplomate dans son essence, valeureux,
travailleur, fier du labeur bien accompli, et qui sait goûter aux joies de la vie avec amabilité et
grâce.
Un peuple heureux d’aider son prochain à accéder à la dignité, au respect, à l’honneur. A trouver sa
place.
Un peuple qui respect ses femmes, ses enfants, ses hommes. Où la femme, garante d’un ordre
moral, protège les enfants des injustices de la vie et ont la dure tâche de former la société de
demain.
Rien ne sera parfait, l’Éden n’a pas sa place ici bas, mais nous pouvons oeuvrer avec Foi pour suivre
le chemin de ceux qui ont donné leurs vies pour sauver celles des autres, et encourager nos enfants à
grandir dans la charité, le partage et le don de soi.
Oui ce chemin est difficile par sa simplicité.
Oui ce chemin est ardu, car il nous demande des efforts de tous les instants.
Oui ce chemin nous amènera parfois à redécouvrir des sentiers oubliés, trop peu empruntés.
Mais ce chemin sera beau.
Il ne tient qu’a nous de nous retourner, de scruter le soleil et l’horizon, de poursuivre humblement ce
que nos parents ont entamé il y a des siècles : la marche de l’animal vers son humanité.
Louis Lentz de Andrade
30 ans, Français

4.Posté par André JAUNAY le 30/04/2022 10:49
Bonjour,
Ok pour la perspective nationale et pour la cohésion nationale. L'existence d'une "vision" ambitieuse est nécessaire.
Mais il faut sans doute aller un peu plus loin et réfléchir aux conditions sous-jacentes.
Les fractures françaises, la défiance, l'éclatement en catégories multiples qui se reconnaissent en des opinions figées, le conformisme, le fatalisme, etc., tout invite à réfléchir aux conditions nouvelles d'exercice de la démocratie et de fonctionnement de la République.
Sans présumer des résultats de ces réflexions, il m'apparaît qu'un accent est à mettre :
- sur la mise en place de dispositifs participatifs à même de permettre à la fois le partage de connaissance et la délibération, ouverts au plus grand nombre (des exemples de réalisations remarquables existent),
- sur l'éducation à la démocratie, à la délibération, à la confrontation des opinions. J'anime des débats contradictoires dans un quartier "politique de la ville" qui montrent là aussi que rien n'est hors d'atteinte, y compris quand la population concernée semble enfermée dans des visions figées,
- sur la simplification institutionnelle et administrative, afin de lutter contre l'opacité et l'absence de responsabilité,
... pour résumer il y a du travail ! La démocratie d'ailleurs requiert un travail que l'on doit s'efforcer de rendre accessible, de partager avec l'ensemble des habitants.
Ce sont surtout les sujets les plus sensibles, parce qu'ils sont cruciaux et parce qu'ils sont mobilisateurs, qui pourraient ainsi être partagés et délibérés avant décision par l'Exécutif.
Le président Macron a besoin d'être soutenu et même interpelé sur ces approches qui ne lui sont pas "naturelles" !

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