Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal "Ouest France", propos retranscrits par Thierry Richard, édition du 30-31 janvier 2021 (version longue).


Entretien à Ouest France : "Jean-Pierre Chevènement livre sa part de vérité"
  • Ouest France : Comment vous est venu le goût de la politique ?

    Jean-Pierre Chevènement : Je suis né en 1939, à la veille de l’effondrement de la France en juin 1940. Je pense que le goût de la politique m’est venu du sentiment de la profonde déchéance de la France pendant les années d’occupation que j’ai ressentie jusque tard dans mon adolescence. Et l’idée de relever la France m’était presque naturelle. À 15 ans, je me sentais mendésiste et j’ai failli adhérer au Parti radical. Je croyais que Mendès France nous sortirait du guêpier des guerres coloniales. Finalement de Gaulle s’est imposé. Ses idées sur les institutions et la politique étrangère allaient dans le bon sens, même si ma sensibilité sociale n’était pas à l’unisson. J’ai été appelé en Algérie en janvier 1961. Après la dissolution des SAS où je servais comme sous-lieutenant, je me suis engagé pour aider la France et l’Algérie à franchir ensemble le cap de l’indépendance et instaurer entre elles des relations de coopération.

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 8 Février 2021 à 11:56 | Permalien | Commentaires (1)

Jean-Pierre Chevènement débattait, ce jeudi 28 janvier 2021, avec le ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports Jean-Michel Blanquer. Un débat animé par la journaliste Natacha Polony et co-organisé par Marianne TV, les conférences Condorcet et la Fondation Res Publica.


  • NATACHA POLONY : Bonjour à tous et bienvenue pour ce débat organisé par les Conférences Condorcet et la Fondation Res Publica, en partenariat avec Marianne TV. Ce débat sera le premier d’une longue série, entre le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Education nationale, de la Défense, de l’Industrie et de l’Intérieur. Le thème qui aujourd’hui vous rassemble et que vous avez choisi pour commencer cette série est un thème que, évidemment, l’actualité nous dicte : « La République peut-elle survivre à l’épreuve de la peur ? »

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 3 Février 2021 à 15:08 | Permalien | Commentaires (0)

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Les racines du présent » sur RCF. Il répondait aux questions de Frédéric Mounier et de Jérôme Chapuis, lundi 25 janvier 2021.


Entretien à RCF : "L'islam doit maintenant se mettre à l’heure française"
Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en replay.

Verbatim

  • Frédéric Mounier : Bienvenue dans cette émission en collaboration avec le journal La Croix. Aujourd’hui nous recevons un acteur majeur de l'actualité politique, économique et culturelle des cinquante dernières années. Jean-Pierre Chevènement, bonjour et merci beaucoup d'être avec nous. Vous publiez chez Robert Laffont vos mémoires intitulées Qui veut risquer sa vie la sauvera, un titre d'origine évangélique sur lequel vous nous en direz plus dans quelques instants. Avec vous, nous allons revisiter certaines des racines de notre présent. Je rappelle que vous avez été, sous François Mitterrand, ministre de la Recherche et de l’Industrie, ministre de l'Education nationale juste après la querelle scolaire de 1984, sur laquelle nous allons revenir dans quelques instants, ministre de la Défense puis ministre de l'Intérieur. Vous avez été candidat à la présidence de la République à trois reprises et je rappelle que vous avez appliqué votre adage célèbre « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça va l'ouvrir, ça démissionne » ce que vous avez fait : contre le tournant de la rigueur 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre, à vos yeux, les atteintes à l'Etat républicain en Corse en 2000. Votre conduite a toujours été de vous opposer au clash des civilisations. Vous vous êtes également opposé à Maastricht et à certaines dérives de la construction européenne. Avec moi également, pour évoquer toutes ces années et ces évènements historiques, Jérôme Chapuis rédacteur en chef au journal La Croix. Une première question : pourquoi ce titre à vos Mémoires Qui veut rester sa vie la sauvera, dont je rappelle la source évangélique de ce titre qui se trouve au chapitre 16 de l'Evangile selon Saint-Matthieu, verset 25, « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » ?

Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le 26 Janvier 2021 à 17:00 | Permalien | Commentaires (1)

Carnet de Jean-Pierre Chevènement



Hommage de Jean-Pierre Chevènement


Le décès de Jean-Pierre Michel, longtemps l'un des leaders emblématiques de la gauche en Franche-Comté, attristera tous ceux qui ont connu le jeune militant, languedocien d'origine, mais que son talent et sa verve avaient fait immédiatement adopter par les militants et les électeurs de la Haute-Saône.

Jean-Pierre Michel a fait souffler un vent rafraichissant sur les thèses du Parti socialiste. Il était adoré par les militants du CERES qui lui demandaient invariablement, à la fin des banquets républicains, d'entonner "Le temps des cerises". Jean-Pierre a suivi sa voie, s'illustrant brillamment à la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il appartient pour toujours à la mémoire des luttes qui ont porté la gauche au pouvoir en 1981.
Mots-clés : Jean-Pierre Michel

Rédigé par Baptiste Petitjean le 25 Janvier 2021 à 12:30 | Permalien | Commentaires (1)

Réaction de Jean-Pierre Chevènement à deux articles parus dans le Figaro


1) Au hasard de mes lectures, je découvre, dans le Figaro du 18 janvier 2021, un article rétrospectif sur deux pages sous l’intitulé : « Il y a trente ans commençait l’opération "Tempête du désert" ». En encart un commentaire purement technique du général Lavigne, chef d’État-major de l’armée de l’air et de l’espace. Aucun bilan politique de l’opération n’est dressé. Et pourtant, il y aurait à dire si on voulait redresser notre politique au Moyen-Orient, plutôt que de renforcer, en dehors de toute réflexion politique globale, notre engagement dans « l’opération Chammal » (déclaration de M. Jean-Yves le Drian). Errare humanum est, perseverare diabolicum.

2) Toujours dans le Figaro (numéro du 20 janvier 2021), cette perle en page 36 : « Le commando Erignac ne rentrera pas en Corse » : « Depuis la fin de leur période de sûreté, leur statut de détenus particulièrement surveillés les empêche d’être en Corse, en l’occurrence à la prison de Borgo, aux normes de sécurité insuffisantes. Après un avis favorable émis au printemps par une commission multidisciplinaire, la porte s’est brutalement refermée en décembre, à la demande de Jean Castex, en charge du dossier depuis le départ d’Éric Dupond-Moretti. Cette fois-ci, c’est le président de la République qui a tranché cette question à haute teneur politique. »

« Multidisciplinaire », quand tu nous tiens ! Où ne va plus se cacher l’esprit de démission de l’État. Pour en finir avec la discipline, rien ne vaut le multidisciplinaire !

Rédigé par Chevenement.fr le 22 Janvier 2021 à 11:45 | Permalien | Commentaires (2)

Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Le Talk » sur Le Figaro Live. Il répondait aux questions d'Yves Thréard, lundi 11 janvier 2021.


Entretien au Figaro Live : "Il faut compléter la loi de 1905"
Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en replay

Verbatim

  • Yves Thréard : Nous recevons Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Industrie, de l’Education nationale, de la Défense ou encore de l’Intérieur. Nous parlerons de deux sujets : la laïcité à l’école et la gestion de la pandémie par le Gouvernement. Je rappelle que vous avez récemment publié vos mémoires Qui veut risquer sa vie la sauvera, aux éditions Robert Laffont. Il y a trois mois, Samuel Paty, enseignant dans un collège de banlieue parisienne, était décapité pour avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression. Un récent sondage de l’Ifop pour la fondation Jean Jaurès montre qu’un enseignant sur deux s’autocensure dans les enceintes éducatives lorsqu’il enseigne. Est-ce que cela vous étonne ?

Rédigé par Chevenement.fr le 11 Janvier 2021 à 18:10 | Permalien | Commentaires (0)

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal "Sud Ouest", propos retranscrits par Bruno Dive, dimanche 27 décembre 2020.


Entretien à Sud Ouest : "J'aurais pu démissionner mille fois"
  • Sud Ouest : Quand on regarde votre parcours, on se dit que vous auriez pu être gaulliste. Pourquoi, dans les années 1960, rejoignez-vous la vieille SFIO plutôt que de soutenir le Général ?

    Jean-Pierre Chevènement : Parce qu'il était difficile pour moi, jeune boursier issu d'une famille d'instituteurs socialistes, de franchir le pas et de faire carrière avec les barons du gaullisme de l'époque. Je voulais plutôt remettre la Ve République sur des bases de gauche, lui donner une base sociale sans remettre en cause ni les institutions ni la politique extérieure d'indépendance nationale, ni la dissuasion. Et cette première partie du programme, je l'ai réalisée à travers François Mitterrand qui, quoi qu'on puisse dire, a maintenu la Ve République.

Rédigé par Chevenement.fr le 27 Décembre 2020 à 21:28 | Permalien | Commentaires (1)
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