Grands textes

Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche


Projet de texte d’orientation soumis par Jean-Pierre Chevènement à la réflexion du Conseil National du MRC, dimanche 6 avril 2008.


Jean-Pierre Chevènement au Conseil national du MRC, 6 avril 2008
Jean-Pierre Chevènement au Conseil national du MRC, 6 avril 2008
La France a cru trouver en M. Sarkozy sinon un sauveur du moins un Président réformateur capable de limiter la casse face aux dégâts de la mondialisation. Elle découvre aujourd’hui non sans effroi l’impasse dans laquelle l’a entraînée son élection.


I - Un tsunami barre l’horizon

1) De sombres craquements se font entendre de toutes parts : entrée en récession de l’économie américaine, euro à plus de 1,50 dollar, pétrole dépassant les cent dollars le baril, faillite et renflouement par des fonds souverains étrangers ou directement par la puissance publique, d’institutions financières prestigieuses : le fond Carlyle et les banques Citigroup, Merill Lynch et Bear Stearns aux Etats-Unis, Northern Rock en Grande-Bretagne. C’est tout le système financier mondial miné par un endettement aussi gigantesque qu’inconsidéré qui découvre sa fragilité.

2) Les prévisions de croissance en Europe et en France doivent être précipitamment revues à la baisse. Le candidat Sarkozy se flattait de ramener « avec les dents » un point de croissance supplémentaire. C’est avec, au mieux, un point de croissance en moins que le nouveau Président de la République va devoir compter. Loin de remettre en cause les contraintes européennes, M.Sarkozy a négocié sans aucune contrepartie et fait adopter, en catimini, un traité de Lisbonne qui reprend la substance de la Constitution européenne. Ce traité entérine l’impuissance d’institutions européennes déconnectées du suffrage universel face à la globalisation financière ainsi que la perte d’influence de la France par rapport à l’Allemagne dans les votes au Conseil des ministres européen. En acceptant que notre pays ne pèse plus que les trois quarts de son partenaire principal en Europe, le Président de la République a mis fin à la parité fondatrice qui, pendant un demi-siècle, avait assuré un développement relativement équilibré de la construction européenne. Presque simultanément, Madame Merkel a mis son veto au projet d’Union pour la Méditerranée ou plus précisément l’a vidé de sa substance en l’inscrivant dans le cadre communautaire et en le privant de tout financement supplémentaire.

Le gouvernement prépare un programme drastique d’économies budgétaires et de réformes dites « structurelles », en fait libérales. C’est une cure de rigueur sans précédent qui s’annonce. L’ensemble des services publics est dans la mire. Pendant ce temps, l’euro cher précipite les délocalisations. L’érosion de notre tissu industriel et le creusement du déficit commercial vont de pair. Ainsi notre pays est-il confronté, non pas à un vide de projet, mais à un projet bien précis d’abaissement du coût du travail et de retrait généralisé de la Puissance publique au bénéfice du marché. Ce projet est condamné d’avance parce que dans l’Europe de Maastricht et de Lisbonne, il ne touche pas aux paramètres essentiels et notamment monétaires qui gouvernent l’activité économique.

3) Après le référendum du 29 mai 2005, l’espoir s’était levé d’un redressement à la fois de l’orientation de la construction européenne et des politiques mises en œuvre en France même. Ségolène Royal avait souhaité une réforme des statuts de la BCE devant le Congrès du PSE réuni en décembre 2006 à Porto. L’accord MRC-PS du 9 décembre 2006, avait formalisé un bon accord stratégique entre nos deux formations sur des points essentiels : réorientation de la construction européenne, prise en compte de normes sociales et environnementales dans les règles de l’OMC, clause antidumping social, préservation de l’atout nucléaire de la France, réaffirmation des repères républicains, sauvegarde des services publics, exigence de la laïcité, politique étrangère et de défense indépendante.

4) Il apparaît malheureusement que les lignes directrices de cet accord ont été frappées de caducité par la défaite de la gauche. La régression qui emporte notre pays depuis près d’un an n’épargne pas non plus le principal parti de l’opposition. L’ouverture de Nicolas Sarkozy vers certains responsables du PS a montré l’identité de postulats libéraux et européistes que nous avions justement diagnostiquée pendant la campagne présidentielle de 2001-2002, en dessinant un projet alternatif à la politique « du pareil au même ».

Le PS a certes bénéficié, lors des municipales et des cantonales de mars 2008, du rejet de la politique gouvernementale, mais il semble plus que jamais en panne de projet et de repères solides, malgré l’effort récent, réalisé à l’initiative de son Premier Secrétaire, pour se réapproprier des concepts comme la nation et la République. Le vote du traité de Lisbonne par une majorité de parlementaires socialistes et, plus encore, le refus de faire obstacle à la révision constitutionnelle préalable, pour exiger un référendum sur cette Constitution européenne bis, conformément aux engagements pris, témoignent pour le moins de la fragilité des analyses et du manque de continuité politique de beaucoup de dirigeants socialistes. La plupart demeurent prisonniers de leur « oui » au référendum de mai 2005 et d’une conception de l’Europe aujourd’hui obsolète. Le débat interne paraît vidé de toute substance. Seule la désignation du prochain candidat à l’élection présidentielle et du premier secrétaire qui succédera à François Hollande semblent intéresser. L’analyse de la crise et des moyens d’y faire face est remarquablement absente des débats du PS, alors même que c’est l’absence d’un projet à la hauteur des défis de notre temps qui explique déjà l’échec aux trois présidentielles successives de 1995, 2002 et 2007.

Nous voici donc revenus, en apparence, à la situation de fin 2004, quand le PS s’était prononcé à la majorité de 58 % de ses membres en faveur d’une Constitution européenne dont le principe avait été posé, en 2000, en pleine période de cohabitation.

5) Ce serait se tromper beaucoup cependant que de penser que la volonté populaire telle qu’exprimée par le référendum du 29 mai 2005 puisse être ainsi foulée aux pieds. La réalité est plus forte que toutes les constructions politiques et diplomatiques. La France, l’Europe, le monde sont devant une crise systémique sans précédent. Cette crise prend racine dans la dictature des marchés financiers que nous dénoncions depuis longtemps et notamment à l’occasion des élections présidentielles de 2002 : « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. D’autres valeurs que l’Argent mènent le monde. Ce sont les nations et les peuples qui sont la vraie permanence de l’Histoire » (discours de Vincennes, page 6) Notre projet adopté à notre Congrès de 2006 a analysé précisément les deux composantes essentielles de la « globalisation » qui sont à la racine de la crise actuelle du système :

a) Domination du capital financier sur le capitalisme industriel du fait de l’ouverture à l’échelle mondiale dès les années quatre-vingt-dix, des marchés et des mouvements de capitaux, dictature de l’actionnariat, exigences de rentabilité insoutenables pour les industries de l’Europe, délocalisations et migration, sous l’égide de multinationales et des fonds spéculatifs, du capital productif vers les pays à coût salariaux très bas.

b) Rôle central des Etats-Unis dans la globalisation. Ceux-ci ont fait du dollar la monnaie mondiale mais l’utilisent comme si elle était seulement la leur, au mépris des intérêts de l’Europe et particulièrement de la zone euro. La valeur de la monnaie européenne a ainsi augmenté de 80% depuis 2002, pénalisant les exportations et favorisant les délocalisations. Confrontés depuis 1997 aux crises financières successives (Asie du Sud-Est, Russie, Amérique Latine, éclatement de la « bulle technologique ») qui remettent en cause les bases mêmes de leur hégémonie et donc de la globalisation, les Etats-Unis pratiquent une dangereuse fuite en avant dans l’endettement intérieur et extérieur aussi bien que dans la politique étrangère et militaire, notamment pour le contrôle des ressources énergétiques au Moyen-Orient et en Asie Centrale.

Un budget militaire colossal (plus de 600 milliards de dollars) ne leur permet pas d’éviter l’enlisement, notamment en Irak. Un déficit extérieur abyssal nourrit la méfiance à l’égard du dollar. Les Etats-Unis se trouvent confrontés à ce que l’historien Paul Kennedy appelait la « surextension impériale ». Il n’ont plus les moyens de dominer seuls le monde. Là est la cause de la crise actuelle de la globalisation. Ils se tournent vers leurs alliés européens pour les transformer en supplétifs.

6) Mais cette politique se heurte à la réticence de l’opinion publique européenne. Celle-ci souhaite dans sa majorité que les Etats-Unis redeviennent la grande nation qu’ils sont, en acceptant la réalité d’un monde multipolaire se nourrissant du dialogue des cultures et régi par le droit. Ce monde multipolaire s’impose d’ailleurs dans la réalité avec la montée de la Chine, de l’Inde, de l’Iran, du Brésil et le retour de la Russie. Mais d’immenses moyens de conditionnement médiatique sont déployés au nom d’un nouvel « occidentalo-centrisme » pour décrier et fragiliser cette perspective. Il en résulte des tensions grandissantes avec le monde musulman, la Chine et la Russie notamment. La réintégration dans l’organisation militaire de l’OTAN annoncée par Nicolas Sarkozy nous engage toujours plus à l’Est, à la remorque de la stratégie américaine, dans des conflits et des guerres qui ne sont pas les nôtres. Ainsi la crise de la globalisation et celle de l’hégémonie américaine se recoupent-elles étroitement.

Dans ce monde dangereux, il est important que la gauche française fasse entendre une voix distincte. La grande crise américaine qui pointe à l’horizon amènera un réexamen critique des postulats libéraux (apologie du libre-échange, effacement de l’Etat, marché roi) ; à la faveur de ces remises en cause, la gauche française peut faire entendre son message et ses valeurs. La gauche a besoin pour cela d’un projet à la hauteur des défis de notre temps.


II – Face au tsunami, un projet républicain à la hauteur des défis de notre temps.

1. L’urgence c’est de faire face à la récession et à l’approfondissement de la crise qui, après avoir touché les Etats-Unis, va se communiquer à l’Europe. Nous n’y ferons face que sur la base d’une réaffirmation claire de la souveraineté populaire et du rôle de l’Etat.

2. L’Europe à vingt-sept ne peut être qu’une confédération de nations. Les institutions européennes, si elle se montrent défaillantes, ne peuvent pas arguer de compétences exorbitantes pour faire obstacle à des mesures urgentes et exceptionnelles comme si l’Europe était une Fédération, perspective clairement rejetée par le peuple français en mai 2005.

3. Les institutions européennes ont l’impérieux devoir de se réformer au feu de la crise, d’instaurer dans l’action un véritable gouvernement économique de la zone euro : baisse des taux d’intérêt, tolérance accrue pour les déficits budgétaires en période de crise, mise en œuvre de politiques contracycliques pour faire de la zone euro un espace keynésien de relance. Ce serait d’ailleurs le meilleur moyen d’aider les Etats-Unis à surmonter leurs propres difficultés. En théorie du moins, l’Europe peut beaucoup aussi en matière de politique industrielle et énergétique, de programmes de recherche et de protection contre les concurrences déloyales, afin de maintenir un tissu industriel aujourd’hui en voie de délitement.

L’Europe doit également veiller à la préservation de ses services publics et de son agriculture. Il faut réinventer la PAC et la préférence communautaire. Cette exigence ne vaut d’ailleurs pas que pour l’agriculture. L’Europe doit se battre non pas pour libéraliser davantage encore le commerce international mais pour imposer à l’OMC la prise en compte de normes sociales et environnementales. La liberté des échanges n’a de sens qu’entre pays de niveau de développement économique comparable.

4. La responsabilité de l’Allemagne dans la réorientation de la construction européenne est déterminante, car ce pays, en comprimant excessivement ses coûts depuis 2000, a pu dégager d’énormes excédents commerciaux (plus de 200 milliards d’euros en 2007) pour l’essentiel au détriment de ses partenaires de la zone euro (100 milliards) et de l’Europe en général (150 milliards), tout en freinant sa croissance intérieure. Il y a une solidarité objective entre l’action des syndicats et celle de la gauche allemande en vue d’une revalorisation des salaires et l’intérêt bien compris de l’Europe dans son ensemble. L’Allemagne doit mettre en œuvre une stratégie coopérative de relance à l’échelle européenne. Il appartient à la France de l’y aider en formulant des propositions adaptées. Cette perspective de réorientation de la construction européenne eût paru, il y a peu, hérétique, tant elle est contradictoire avec les dogmes de la globalisation, imposée au fil des décennies, par les Etats-Unis et relayée par l’Europe libérale. Mais aujourd’hui le système craque de toutes parts. Ce sont les Etats les plus libéraux (Grande-Bretagne – Etats-Unis – Suisse) qui utilisent les moyens de l’intervention publique.

5. Il est temps qu’en France aussi on change son fusil d’épaule. La souveraineté populaire, dans les temps qui viennent, aura matière à s’exercer. Nous avons toujours défendu le cadre et les repères de la République. Ceux-ci nous seront bien utiles dans la période qui s’annonce.

6. Pour maintenir notre tissu industriel, priorité des priorités, nous ne devons pas hésiter à utiliser tous les moyens : réglementation stricte des OPA, constitution de pactes d’actionnaires stables, promotion de l’épargne salariale et de la participation des travailleurs au capital des entreprises, renforcement du rôle des grands intermédiaires publics et notamment de la Caisse des dépôts, instauration de « golden share » (action publique impliquant un pouvoir de veto), nationalisations partielles ou totales le cas échéant, de certaines entreprises stratégiques (notons au passage la responsabilité des gouvernements libéraux qui ont laissé partir à l’étranger Usinor et Pechiney, avec les conséquences que l’on voit sur la délocalisations de nos sites de production et de nos laboratoires de recherche). Il est temps de passer un pacte nouveau entre les entreprises, les acteurs concernés (détenteurs du capital mais aussi travailleurs), la Puissance publique et les sous-traitants. Il faut remettre en cause l’actuelle dictature de l’actionnariat. Celle-ci est récente. Elle n’a pas de légitimité profonde. Nous trouverons beaucoup d’alliés, et d’abord dans le secteur productif, pour remettre en cause les règles du jeu immorales du capitalisme financier et pour définir les bases d’une nouvelle Charte de l’Entreprise.

Cette politique de redynamisation du tissu industriel s’appuiera sur la relance d’un vigoureux effort de recherche orienté vers les technologies nouvelles (énergies renouvelables, réacteur nucléaire de quatrième génération, biotechnologies, NTIC, productique, nouveaux matériaux) ainsi que sur les économies d’énergie et la promotion de nouvelles formes d’habitat et de transport.

7. Le renouveau de l’Etat ira de pair avec la reconquête des territoires et une décentralisation républicanisée. La revalorisation du travail sera le socle d’une nouvelle croissance. Celle-ci permettra de garantir justement les protections sociales en tenant compte de priorités démocratiques (prise en compte de la pénibilité du travail) et en mettant fin à certains privilèges et abus (tarifs déconventionnés – concurrences privées déloyales au service public). Cet immense effort de redressement collectif prendra appui sur une citoyenneté raffermie. Ce n’est pas le modèle républicain qui est en cause : ce sont les attaques qu’il subit. Egalité hommes-femmes, accès égal à la citoyenneté, défense de la laïcité, refondation républicaine de l’Ecole, rien de tout cela qui ne soit éminemment moderne.

Il faudra revoir notre politique d’immigration dans le cadre d’accords de codéveloppement fondés sur l’intérêt mutuel avec les pays d’origine. La science et la culture seront au cœur de notre démarche. Pour faire face au réchauffement climatique, une véritable écologie de l’Humanité éloignant toute tentation d’un obscurantisme paré aux couleurs de la modernité, est nécessaire. La culture doit s’ouvrir au plus grand nombre et la culture française sur le monde. La francophonie sera un des moyens de cette ouverture.

8. En même temps que la France aura repris confiance en elle-même et en ses capacités, elle aura le devoir de parler aux autres pour dessiner les contours d’un monde multipolaire et pacifique, fondé sur le respect du droit international.

La fin de l’unilatéralisme américain n’est pas la fin de l’Histoire. Nous souhaitons maintenir une belle et bonne alliance avec les Etats-Unis. Mais celle-ci ne saurait se confondre avec l’acceptation résignée d’une vassalité, maquillée aux couleurs d’un « Occident » improbable. Nous devons nouer ou développer des partenariats stratégiques avec la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, le Venezuela, l’Iran, l’Indonésie, sans oublier de restaurer nos liens avec l’Afrique, que nous avons contribué à ouvrir au monde et dont le destin nous concerne et nous concernera toujours. Partout, nous devons promouvoir le dialogue des cultures et favoriser l’émergence et la construction d’Etats fondés sur le droit et notamment celui, intangible, de chaque peuple à se déterminer par lui-même.

Pour que l’Europe existe dans ce monde multipolaire et notamment par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, elle doit développer des relations de coopération privilégiées avec ses grands voisins qui constituent l’Europe élargie. Au premier chef la Russie, qui est nécessaire à l’équilibre et à la paix du continent, et que nous ne devons pas repousser vers l’Asie. Il y a beaucoup à faire avec la Russie sur le plan économique et énergétique mais aussi sur le plan diplomatique.

De même nous devons chercher à donner un contenu à « l’Union pour la Méditerranée ». Le développement du Maghreb et de l’Egypte, la stabilisation des Balkans sur la base du respect égal de l’identité de chaque peuple, la paix au Proche et au Moyen-Orient, l’arrimage enfin de la Turquie à l’Europe, répondent ainsi à notre intérêt bien compris du point de vue de la croissance aussi bien que de la sécurité.

La France enfin doit rester une grande puissance politique. Le respect du droit international, le dialogue des cultures, le codéveloppement avec le Sud et enfin le maintien d’une défense indépendante seront les axes de notre politique extérieure. L’indépendance n’est pas moins nécessaire dans un monde multipolaire qu’elle ne l’était dans l’ancien monde bipolaire. Il nous appartient donc de combattre les dérives dangereuses auxquelles nous conduit déjà la perspective annoncée d’une réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN en rupture avec la politique inaugurée par le général de Gaulle. Ainsi notre opposition à la politique de M. Sarkozy n’est-elle pas une opposition systématique et aveugle. C’est une opposition républicaine et argumentée, fondée sur la perspective d’un avenir différent et meilleur.



III – Vers la refondation républicaine de la gauche

1. Trente-sept ans après le Congrès d’Epinay, la gauche française doit prendre un nouveau départ comme elle a su le faire à différentes étapes de son histoire : 1905 -1920 - 1946 - 1971. Le cycle d’Epinay est désormais révolu. Ce qui ne signifie pas que les objectifs originels - rassembler la gauche, reconquérir les couches populaires - aient perdu de leur pertinence. Mais le monde a changé. Avec l’effondrement de l’URSS, le communisme a perdu son étoile polaire. Confronté au néo-conservatisme libéral, le Parti socialiste peine à trouver ses marques. C’est une refondation de toute la gauche qu’il faut préparer, avec toutes ses sensibilités et toutes ses cultures : social démocrate, républicaine, communiste, radicale, écologiste, etc.

2. L’objectif d’un grand parti de toute la gauche doit être clairement affirmé. Seule une nouvelle structure pourra accueillir la masse des sympathisants aujourd’hui sans repères et l’élan des nouvelles générations. Une Fédération ou une confédération pourrait sans doute constituer une étape intermédiaire mais en réalité le temps presse : seule la création d’un grand parti de toute la gauche, déjà relayée par certains responsables socialistes, faisant écho à nos propres propositions, peut créer l’électrochoc nécessaire. Ce nouveau parti devra rassembler largement et sans sectarisme toutes les sensibilités. Du dialogue en son sein d’une sensibilité critique voire utopique, et d’une sensibilité plus gestionnaire doit naître une dynamique féconde. Rien ne serait plus contreproductif que de vouloir construire un parti révolutionnaire à côté d’un parti social-libéral. Ce serait donner un boulevard à la droite conservatrice.

3. Au départ il faudra cependant ouvrir le débat sur la nature de la globalisation et du capitalisme financier aujourd’hui dominant, car dès les premiers temps du mouvement ouvrier, au XIXe siècle, aucune vision socialiste n’a jamais pu se développer que sur la base d’une critique préalable du capitalisme de l’époque. Il en va de même aujourd’hui. A partir d’une telle analyse du capitalisme financier d’aujourd’hui et de ce qu’on appelle la « globalisation », un débat fructueux pourra naître et se développer.

4. Chaque parti actuel de la gauche apportera son meilleur au parti futur. Les communistes, dont l’Histoire tourmentée a eu sa grandeur, doivent savoir tourner la page, ouverte au début du dernier siècle, par le Congrès de Tours. Ils trouveront dans un parti de toute la gauche un cadre plus efficace pour faire mûrir les espérances révolutionnaires. Il en va de même pour les écologistes qui n’ont pas rompu avec la tradition des Lumières, pour les radicaux sincères et pour les hommes et femmes de progrès qui n’entendent pas tourner le dos au message qui fut jadis celui du général de Gaulle.

S’agissant du MRC, héritier du MDC mais aussi, avant 1993, du CERES et de « Socialisme et République », les raisons qui avaient motivé sa création : refus de l’alignement sur l’Hyperpuissance américaine dans la première guerre du Golfe et rejet de l’Europe libérale de Maastricht, n’ont pas disparu, même si nos critiques depuis 2003 (deuxième guerre du Golfe) et 2005 (rejet de la Constitution européenne), sont plus largement partagées.

Pour que les choses soient dites clairement, nous ne sommes pas prêts à adhérer au PS. Tout s’est passé en effet comme si celui-ci avait mené à notre égard – consciemment ou non – une véritable campagne d’éradication au lendemain du 21 avril 2002, cherchant à nous transformer en bouc émissaire commode d’un échec dont son candidat était en fait le principal responsable. Nous n’admettons pas d’avoir été ainsi « criminalisés » pour avoir porté un projet différent sur l’Europe, la politique industrielle, la République ou l’indépendance de notre politique étrangère. Bref nous entendons non seulement nous faire respecter mais conduire des débats de fond sans lesquels il n’y aura pas de refondation républicaine de la gauche. Le MRC se place dans cette perspective de refondation exclusivement. Il n’entend donc pas acquiescer à une version de l’Histoire qui n’a pas d’autre objet que de soustraire à la critique une orientation social-libérale qu’il a toujours combattue. Pas plus qu’hier nous n’accepterons de servir de caution.

5. Pour notre part, nous respectons le PS en tant qu’organisation, et nous n’entendons pas nous ingérer dans des choix de personnes qui lui incombent. Le débat d’idées au sein de la gauche en revanche est légitime et nous y contribuerons. Pour ce qui nous concerne, nous aspirons à la confrontation loyale des idées, au sein d’un grand parti de toute la gauche, avec le seul souci du fond. C’est ce qui a beaucoup manqué à la gauche depuis un certain temps et c’est avec cette loyauté élémentaire à l’égard des idées, et par conséquent des personnes, que nous aimerions la voir renouer dans son ensemble.

Le MRC propose donc un cadre de discussion ouvert à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche et de progrès pour jeter les bases d’un grand parti de toute la gauche. Cette refondation est urgente. Sinon la gauche risque de se trouver confrontée à des divisions persistantes, au risque d’une nouvelle défaite.

Pour mobiliser l’ensemble de ses forces et susciter l’adhésion des hésitants, nous lançons un appel pour que la gauche se réunisse et se mette d’accord, non sur une simple perspective d’alternance dépourvue de contenu politique, mais sur un projet républicain réellement alternatif. C’est possible. Le projet républicain du MRC est sur la table. Cette contribution à notre prochain Congrès a pour but d’ouvrir le débat non seulement au MRC mais également au sein de la gauche tout entière, en tout cas parmi ceux qui font de sa refondation leur perspective.


Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le Dimanche 6 Avril 2008 à 11:45 | Lu 7700 fois



1.Posté par Laurane le 06/04/2008 16:26
L'idée d'un grand parti de la gauche est séduisante. Il est évident que la fragmentation des forces nuit à l'efficacité de la résistance au bulldozer de la casse sociale.
Pourtant, je trouve que certains socialistes, en exprimant l'dée que " Oui, sur la forme, il y a des choses à dire, mais sur le fond, il n'a pas tort, Sarkozy, et les affreux nationalistes qui critiquent l'UE, ils jouent avec la peste brune", font beaucoup de mal aussi à l'espoir de lutter pour un monde moins moche.
Alors, un grand parti de la gauche, pourquoi pas, mais le plus urgent d'après moi est de rassembler les forces de gens comme vous, de la gauche du PS (notamment Lienemann, Mélenchon, Emmanuelli, Hamon, Fabius, et les militants qui désespèrent de voir leur parti entrer dans l'opposition...), de communistes qui ne seraient pas tentés par le repli sur eux-mêmes, de verts de gauche, et de gens comme moi, qui pour le moment ne sont pas encartés, mais qui aimeraient bien l'être...
Ca permettrait de construire un projet plus cohérent qu'en rassemblant Valls et Besancenot.

2.Posté par Pierre le 06/04/2008 21:13
Laurane #1 a bien raison! Travailler a un grand parti fonde sur les valeurs republicaines est tres seduisant: des communistes, des radicaux, du MRC, des socialistes republicains et des ecologistes...mais essayer d'y inclure l'extreme gauche et la partie europeiste du PS est totalement contre productive. Arretons les alliances impossibles!

3.Posté par Maurice le 06/04/2008 22:01
Bonjour,

Personnellement, je suis complètement en accord avec la déclaration de Jean-Pierre le seul hic est que comme un grand nombre j'en ai marre du bla bla c'est depuis bientôt 40 ans que plein de propositions concrètes sont lancées et jamais il n'y a d'aboutissement, la seule motivation retenue par les politiques est la sauvegarde de leur place envers et contre tout donc il n'y a jamais de prise réelle de risque pour un changement réel et sérieux.

Aujourd'hui il ne faut plus blablater ce qu'il y a à faire est connu il faut donc le lancer et mettre en oeuvre en faisant participer la société civile, monsieur Jean Pierre CHEVENEMENT, il faut écrire une chartre qui réunisse le plus grand nombre sans s'occuper des guerres de clocher, ni de savoir si cela sera bon pour les carrières de Pierre, Paul ou Jacques ce qu'il faut c'est que cette chartre soit bonne pour notre pays et sa population.
Si cela n'est pas fait, nous allons arriver très rapidement à une position de non retour ou la plus grande partie de la population ne pourra plus ni se loger ni manger correctement et ce ne sera pas mai 68 tant haïs par Sarko à cette époque ce n'était que le cris du coeur d'une jeunesse avide de liberté, cela sera un bain de sang et d'horreur réalisé par un peuple crevant de faim nous repartirons loin en arrière puisqu'il sera fait un bon de 219 ans.
Donc agissez vous en avez le pouvoir et pour vous qui ètes resté depuis toujours sans faillir droit dans vos bottes vous en avez le devoir

4.Posté par la fourmi rouge le 07/04/2008 00:34


....merci Maurice........


5.Posté par jimmy le 07/04/2008 10:26
bonjour,
Un simple mot pour dire stop avec le PS européiste, M. Chevènement, vous êtes trop naïf, ça suffit maintenant, vous êtes d'une grande intelligence et d'un grand intellect, stop, rejoignez maintenant les vrais républicains même s'ils ne sont pas de gauche, le gauche historique est morte, peut être qu'un jour elle reviendra mais pour l'instant la France sombre, l'heure est grave, nous avons besoin de vous M. Chevènement, j'ai la même idéologie que vous, et j'ai très envie de vous voir avec les vrais républicains du pays, la droite, la gauche, on s'en fou, les deux nous ont foutu dans la merde car, tout simplement, ce ne sont que des truands.
Aidez M. Dupont-aignan, nous avons besoin de vous et vous avez besoin de lui car même si vous n'avez pas la même idéologie, elle s'en rapproche. et vous savez comme moi qu'il est franc et sincère et il n'y a qu'avec des gens comme ça que l'on pourra avancer. M. Chevènement, je vous demande de ne plus vous occuper de la gauche, elle reparaitra lorsque le France sera redevenu la France, c'est à dire, lorsqu'on aura virer tous ces truands au pouvoir ou ceux qui attendent leur place (PS).
CHANGEZ DE STRATEGIE SVP, celle ci, de vouloir reformer le PS, vous l'avez mainte et mainte fois essayer, sans succès. aidez les personnalités du peuple et non pas du fric à sauvez la France.
Merci M.CHEVENEMENT d'être là et d'exister, vous etes un GRAND HOMME.

6.Posté par Maurice le 07/04/2008 11:40
Bonjour,

C'est très bien Jimmy votre vue est juste et sans pati pris, je pense comme vous il n'y a que des gens de la trempe de Jean-Pierre CHEVENEMENT ceux qui sont toujours resté droit dans leur bottes qui sont capable de nous sortir de ce bourbier avant que cela ne pète, je vous rejoins donc et appelle monsieur CHEVENEMENT à contacté tous ceux qui comme lui ou DUPONT AIGNAN non pas hésiter à prendre parti sans tenir compte de leur carrière et même si leurs idéaux ne sont pas tout à fait semblables ils ont un point commun ils sont amoureux de leur pays et de son avenir ils sont soucieux du devenir des peuples

7.Posté par Georges GLISE le 07/04/2008 12:36
Brillante analyse de M. Chevènement, beau programme cohérent.
Seul problème : le PS ne me semble pas prêt à adopter un tel programme ; il est trop compromis dans le social-libéralisme, et comme l'a rappelé Danielle Mitterrand, il a oublié que Jaurès et Blum fixaient comme mission au socialisme de "mettre fin à l'exploitation de l'homme par l'homme" par une voie pacifique et démocratique.

Il ne reste donc qu'une solution: créer un vrai parti de gauche,parti frère de Die Linke en Allemagne, allant de la gauche du PS jusqu'aux altermondialistes, en passant par le PC. Ne pas oublier que si le PSD est en train de remettre en cause le programme de Bad-Godesberg, c'est parce qu'il est aiguillonné sur sa gauche par Die Linke. Le meilleur moyen d'ancrer le PS à gauche, c'est de faire en sorte qu'il ait un parti influent sur sa gauche: le PS était beaucoup plus à gauche quand le PC était fort !

8.Posté par Jean-Pierre le 08/04/2008 12:25
Bonjour et merci encore à J.P. Chévènement de rester l'immense homme politique qu'il a toujours été, un des rarissimes qui paraissent plus préoccupés par le pays et les idées que par leur "carrière".
Je suis en plein accord avec les interventions qui précèdent. Peut-on "refonder la gauche" aux côtés du PS? Ce parti est devenu une sorte de secte politiquement correcte qui ne sait plus que débiter des incantations vides de signification politique. Ce parti se meut dans un monde virtuel, pratique un discours convenu, n'a rien appris en trente ans. Pratiquement, il ne sert que de faire-valoir à une droite ultra-libérale dont il est le complice objectif. Ce rôle de porte-plumeau des néo-cons à la française, il l'assume avec une terrifiante hypocrisie: cf la couverture de Pari-Match associant Hollande et Sarkozy lors de la campagne du référendum, cf aussi l'inimaginable duplicité de l'adoption du "traité simplifié" par le Parlement. Le tout sur fond de combat des chefs, devenu le seul moteur du parti. Il n'est pas "refondable". Le couvercle de la poubelle où il s'est volontairement installé ne se soulève qu'à l'occasion d'échéances électorales lorsque des électeurs de la droite manifestent par l'abstention qu'ils se sentent floués. Je n'oublie pas que Mélenchon, parfois cité dans les récupérables du parti, a fièrement déclaré que l'électorat populaire était constitué de "petits blancs xénophobes amateurs de la trique". N. Dupont-Aignan me paraît en effet bien plus intéressant et respectable! Lui au moins ne manifeste pas au peuple ce mépris de nanti carriériste.

9.Posté par la fourmi rouge le 08/04/2008 20:50
.....

Mais pour NDA, dans sa bonne ville de Hyères, quel est le taux de logements sociaux ?

10.Posté par jean-louis rival le 09/04/2008 11:48
L'idée d'une féédration des gauches est séduisante. Cependant on sait très bien que le Parti Socialiste n'est pas un tout monolithique. Il y a chez eux des Euro-mondialistes, des fédéralistes...Pour moi il n'est pas question de sombrer dans une alliance qui ne dégagerait qu'un ensemble mou et fade sans rigueur Républicaine. Une Fédération si notre point de vue ne se perd pas dans un consensus médiocre. Nous, nous voulons une grande République laique sociale et démocratique au sein d'un Etat souverain. D'ailleurs c'est ce que veulent les Français parfois sans le savoir. Avant de faire la fédération, il faut s'assurer que le mal QUI RONGE notre Pays est intimeent lié à la mondialisation, au renoncement à notre souveraneté, à notre absence de politique monétaire, au diktat de Bruxelles etc.. en un mot il faut que Les Français sachent que leur gouvernants sont impuissants car ils ne sont pas souverains. Aprsè une analyse commune dans ce sens nous pourrons refonder la Gauche. D'ailleurs je n'imagine pas un seul instant que la Gauche puisse se reconstruire sans JP CHEVENEMENT qui est une de ses plus brillantes conscienses politiques sinon la plus brillante.

11.Posté par AUSSEUR Robert le 16/04/2008 23:32
Oui , je me sent vraiment bien , dans ces colonnes !
Bonjour Alain Jymmi, Georges et aux autres
Celà intéresse sans doute peu de gens : Mais , j'ai passé près de vingt ans au céres de Chevennement , Didier Motchanne , Georges Sarres et beaucoups d'autres !
Si j'ai une retenue , et elle sera de taille : C'est que le CERES a été l'émanation d'énarques et de plytechiciens , qui n'ont pratiquement jamais eu la reconnaissance du monde ouvrier , encore pire que le sexisme !
Aujourd'hui ! faire confiance à çà , alors que je ne suis pas seul à avoir donné , je pense à des Claude DOYENEL et bien d'autres !
La rapacité , en fric , en distribution des pouvoirs ont étés foudroyantes et donc anéantissantes pour les perspectives politiques que les ouvriers auraient pu entretenir !
Il est hors de question de me faire , en tant qu'appartenant à une classe sociale couillonner encore !

12.Posté par la fourmi rouge le 17/04/2008 11:31
ah ! Robert tu as lu Jean-Pierre...

13.Posté par patrick gaudin le 21/04/2008 11:49
Refondation de le gauche : texte fondateur

En mathématique, pour résoudre une équation, il faut savoir poser le problème. Savoir poser le problème, c’est obtenir 50% de la réponse.
Le style de ce texte est basé sur ce modèle : savoir poser les vrais questions et tenter d’y apporter des éléments de réponses.

Au préalable, il convient d’avoir un socle commun incompressible comme base de discussions avec d’éventuels partenaires.
Préambule :
La constitution Française s’impose à la constitution européenne ou aux directives européennes, sauf quand l’intérêt général bénéficie au plus grand nombre et au plus défavorisés sur le plan des droits civiques, sociaux et environnementaux.
La constitution Française garantie :
1) L ’indépendance de la France sur le plan militaire et le non-alignement sur une puissance étrangère.
2) L’indépendance de sa monnaie. Elle se réserve le droit de sortir de l’euro.
3) Sa souveraineté alimentaire et industrielle
4) La France participe à la construction européenne par des projets, grâce à des coopérations renforcées avec un état, plusieurs ou la totalité des états membres de l’Europe. Elle se réserve le droit de sortir du cadre Européen actuel.
(Les traités sont faits pour être modifiés ou rompus.) .
(« Nier la dimension nationale dans la construction européenne serait une illusion absolue » Bernard Cassen, Président d’Attac)
Dégénérescence de la République
Qu’il est loin ou le temps ou le Général de GAULLE à nationalisé les principales entreprises et les banques pour maîtriser la stratégie industrielle de la France et assurer son indépendance économique.
Qu’il est loin le temps ou le Président POMPIDOU convoquait tous les mois les patrons des grandes entreprises pour déterminer la stratégie industrielle et économique de la France.
Il n’est pas si loin le temps ou JP CHEVENEMENT a nationalisé ARCELOR. C’était en 1981. Il faudra donc re-nationaliser. Comme nous n’avons plus d’argent dans les caisses de l’état, ce sont les futurs bénéfices qui rembourseront l’achat des entreprises. C’est un peu de cette façon que procèdent les fonds d’investissements américains. A l’achat, il verse 30% de la valeur de l’entreprise et les 70% restant se remboursent sur les profits.

Depuis 1974, nous avons perdu plus de 50% de notre industrie, la population augmente et le chômage baisse. Cherchez l’erreur.
Comment le gouvernement fait-il ? Tout simplement en rayant des listes des demandeurs d’emplois y compris ayant une reconnaissance cotorep, comme s’est le cas du présent rédacteur.

Refondation de la gauche avec qui ?
C’est la première question qui vient à l’esprit.
Instinctivement, on pense au P.S, puisque la majorité des militants du MRC en proviennent, comme le présent rédacteur qui a été membre du C.E.R.E.S.
J’en suis parti fin 1992, (comme JPC) estimant que nous n’avions plus les mêmes valeurs.
Avec le temps, le fossé s’est creusé sur le plan idéologique entre le PS et le MRC. La rupture étant consommée depuis l’adoption du « mini traité européen» (qui n’a rien de mini) par la majorité des militants et des dirigeants socialistes.
Il faut oser le dire franchement, l'état de la gauche est aujourd'hui déplorable. Le cycle inauguré, il y a trente-six ans, par la fondation du Parti socialiste à Epinay, s'est clos. Un nouvel Epinay s’impose. Le Parti socialiste est paralysé par des conflits internes qui traduisent, en réalité, de graves divergences d'orientation entre les principaux courants et des rivalités destructrices entre les leaders. On aurait pu penser que la succession des défaites qu'il a subit de 1993 jusqu'à l'échec du référendum sur le traité constitutionnel, allait entraîner une remise en cause de la stratégie du P.S Il n’y a eu aucun inventaire du bilan ; la politique de l’autruche à conduit une nouvelle fois à faire perdre la gauche aux dernières présidentielles, d’où la nécessité d’une re-fondation en profondeur de la gauche. A défaut, nous aurons la gauche la plus bête du monde.

Au P.S, nous ne pouvons débattre sérieusement qu’avec les partisans qui ont fait campagne pour le NON au référendum. Seront-ils prêt à franchir le pas ? Certains socialistes ont bien rejoint le gouvernement et d’autres « attendent à la porte » C’est l’état « UMPS » Il y a dans ce sigle UMP et PS. Au-delà des idées, il y a les ambitions personnelles des uns et des autres à régler, et cela ne sera pas simple.

Quels sont les autres interlocuteurs fiables sur le plan idéologique ?
Il y en a peu. Le plus sérieux et le plus proche sur le plan idéologique est le P.C. qui à fait une véritable révolution interne et une excellente campagne pour le NON au référendum.
Il faut bien sur discuter avec tous les partis de gauche, y compris avec l’extrême gauche ; mais s’il s’agit de refaire la gauche plurielle, ce sera un échec assuré !

La méthode :
Il convient donc de s’adresser autant aux appareils des partis qu’aux militants ; mais aussi inviter les syndicats, des associations (consommateurs, environnements etc) des mouvements comme ATTAC et bien d’autres, et surtout les simples citoyens.
Le re-fondation de la gauche doit donc se faire à deux niveaux :
1) Au niveau des appareils des partis le plan national.
2) Dans le même temps cela suppose que :
a) Partout ou le MRC est implanté, nous prenions l’initiative de contacter l’ensemble des responsables des forces de gauche.
b) Parallèlement, nous organisions sur le terrain des réunions à l’intention des citoyens mais aussi en invitant des associations et les syndicats.
La re-fondation de la gauche c’est la construction d’un projet alternatif et non l’alternance qui se traduit par « blanc bonnet et bonnet blanc » au pouvoir. (Jacques Duclos, 1969, lors des présidentielles.)

En fait il y a deux gauches en France :
1) Ceux qui acceptent l’économie libérale et ses conséquences désastreuses. La définition est la non-intervention de l’état dans l’économie. C’est le marché qui fixe ses propres règles. Ils sont incarnés à gauche par les sociaux libéraux qui gagnent du terrain au sein du P.S
Ils pourraient devenir à terme l’aile gauche de l’UMP.
2) Ceux qui sont pour l’intervention de l’état qui fixe des règles d’équités en protégeant ses concitoyens par des lois protectrices. Le libéralisme est l’ennemi de la République.

Le P.S. a t-il intérêt à une refondation de la gauche : non et oui.
Non, car le système électoral repose sur un bi-partisme factice. Pour le Parti qui arrive en tête lors d’une élection, (c’est toujours l’UMP ou le PS dans la grande majorité des cas) 30% des électeurs inscrits suffisent pour obtenir 80% des sièges. (d’ou une réforme des institutions et l’introduction d’une dose de proportionnelle de 20% et surtout le non cumul des mandats) Depuis les Présidentielles, le P.S est en RTT. Il n’a pas de projet et est en crise d’identité. Il lui suffit d’attendre que les électeurs soir mécontent du pouvoir en place pour rafler la mise. C’est ce qui s’est passé lors des dernières échéances locales. (municipales et cantonales)
Non, car les dirigeants de la majorité de la direction du P.S. sont prisonniers du OUI au référendum du 29 mai 2005. (Pour ma part, j’ai collé environ 300 affiches du MRC pour le non sur 7 cantons.)
Non, car le MRC est un parti émergent et le P.S n’en a pas besoin. Pour mémoire, nous n’avons que deux élus nationaux : Un Député et un Sénateur. Nos forces vives militantes sont réduites au acquêts.
Oui, car le P.S à fait perdre la gauche dans son ensemble depuis trois élections présidentielles. A lui tout seul, il n’obtient pas la majorité. Mais les autres partis de gauche en ont marre de perdre les présidentielles et les législatives, et de faire des chèques en blancs au P.S ; d’ou l’impérieuse nécessité d’une re-fondation de la gauche à grâce à la création d’un grand parti. Cela ne sera pas facile, car il faudra dépasser les intérêts partisans et les ambitions personnelles.
« Ce n’est pas le vide qu’il faut craindre, mais le trop plein » (Charles de GAULLE)

Après la méthode, il y le contenu. Le contenu dans notre département de Charente Maritime, nous allons en y travailler et faire des propositions au national avant le prochain congrès.
Bonne lecture, Patrick GAUDIN militant du MRC 17

14.Posté par Claire Strime le 21/04/2008 14:38
PG, le projet de nouvelle déclaration de principes du PS ne sera sans doute pas pour te rassurer (publiée sur lemonde.fr)...

15.Posté par domino78 le 21/04/2008 22:30
Je rejoins entièrement l'analyse de Patrick Gaudin.
Le projet présenté par JP Chevènement doit être la base de ce nouveau grand parti de gauche. Il faudra peut être l'adapter, le peaufiner mais il doit en être le socle.

Pour répondre à Claire Strime, je dirais que je n'attends rien du PS. Une de mes grand-mères, originaire de Noeux- les- Mines, dans le Pas de Calais, disait toujours (en ch'ti bien sûr, car cela rime) : les socialistes sont des partageux (et après 2 secondes de silence), mais pour eux tout seux.
(traduction: partageurs pour eux seulement).

16.Posté par Claire Strime le 22/04/2008 14:38
D78 tu n'attends rien, mais E.Besson encore 1 peu:

"PS/principes: Besson aurait voté
Eric Besson, secrétaire d'État chargé de la prospective, a déclaré ce matin en marge de la présentation du diagnostic stratégique "France 2025", avoir "lu" le texte de la déclaration de principe du PS. Un texte qui "méritait d'être rectifié et amendé". "Ce qui est intéressant, a ajouté l'ancien député socialiste, c'est que le PS rompt avec la rupture avec le capitalisme. Il ne prétend plus être un parti anticapitaliste. En clair si j'étais resté au Parti socialiste, j'aurais pu voter ce texte sans état d'âme", a-t-il conclu.
Source : lefigaro.fr"

17.Posté par patrick gaudin le 22/04/2008 17:06
Réponse à claire strime au sujet de mon article sur la re-fondation de la gauche.
J’ai bien lu dans la déclaration de principe du P.S que c’était un parti Européen. Mais de quelle Europe s’agit-il ? Vraisemblablement d’une Europe fédérale et libérale. Ce texte est une coquille vide. La vision du P.S de l’Europe s’oppose ma conception d’une Europe confédérale de peuples et de nations souveraines.
Comme je n’ai pas l’habitude de prendre le plume pour trois lignes, j’en profite pour soummettre à l’approbation des lecteurs le texte qui suit :
Il comporte trois volets à diffuser largement autour de vous...
1) Les chiffres officiels du trou de la sécu publié cette semaine.
2) Le vrai FAUX-TROU de la SECU.
3) Les Promesses non-tenus du Président de la République depuis son élection.
1) Les chiffres officiels du trou de la sécu publié cette semaine.
Le déficit du régime général (salariés) de la Sécurité sociale en 2007 a atteint 9,5 milliards d'euros, contre un déficit de 8,7 mds en 2006, a indiqué lundi la Commission des comptes de la sécurité sociale (CCSS).
En septembre, avant l'annonce des mesures correctrices du projet de loi de financement de la Sécu (PLFSS), la prévision de déficit pour 2007 s'établissait à 11,7 milliards d'euros.
Cette dégradation des comptes du régime général cache des évolutions contrastées selon les branches : les branches maladie et famille sont en amélioration par rapport à 2006, tandis que les déficits des branches AT-MP et surtout vieillesse se creusent", précise la CCSS, dans un document publié lundi avant son rapport détaillé prévu pour juin.
La branche maladie enregistre "une nette amélioration", avec un déficit à 4,6 milliards d'euros, contre 5,9 mds en 2006.
La branche famille est elle excédentaire pour la première fois depuis 2003, avec un solde à +0,2 md d'euros.
La branche vieillesse enregistre elle un déficit à 4,6 milliards d'euros (contre -1,9 md en 2006), au même niveau que celui de la branche maladie.
2) Le vrai FAUX-TROU de la SECU (Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003)
> > 50 secondes de lecture pour une info à couper le souffle Dorénavant, sur une consultation médicale, nous allons devoir verser un Euro non remboursé de notre poche
> > Nous allons être hyper contrôlés lors de nos arrêts maladie,
> > Nous allons devoir consulter un généraliste avant de voir un spécialiste, soit dans bon nombre de cas une consultation supplémentaire inutile ?
> > Pour tout traitement de plus de 91 €, nous en serons de 18 € de notre poche.
> > Toutes ces mesures (et d’autres à venir) ont été élaborées par nos têtes pensantes (ou présumées telles) afin de réduire le soi-disant « trou de la Sécu » ???

Ce fameux trou de 11 milliards d’Euros existe-t-il vraiment ? Ce qui suit peut en faire douter :
· Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : - 7,8 milliards
· Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : – 3,5 milliards
· La partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : – 1,6 milliards
· La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : – 1,2 milliards
· La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : – 2 milliards
· Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés : – 2,1 milliards
· Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards
> > En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d’Euro.
Mais ce n’est pas tout, si l’on rajoute les STOCKS-OPTIONS, qui échappent au paiement des charges qui reviennent à la Sécu, c’est un manque à gagner supplémentaire de trois milliards d’Euros, selon Le Président de la Cour des Comptes, M. PHILIPPE SEGUIN. (Infos fin 2007) soit un total de( 20,1Mds+ 3Mds)=23,1 milliards. A ce chiffre il suffit de retrancher les 9,5 milliards de déficit de 2007; il resterait un bénéfice record pour l’année 2008 de 13,1 milliards d’euros.

Le gouvernement en ne payant pas ses dettes n’a qu’un but : Détruire la sécu pour la remplacer par les compagnies d’assurances privées qui frappent à la porte depuis plusieurs décennies déjà.
Merci de faire circuler ce message.
Groupe d’observation des engagements non tenus de Nicolas Sarkozy (Infos du 10 avril 2008)
3) Les Promesses non-tenus du Président de la République
« Si je suis élu, je ferai tout ce que j’ai dit » (M. Sarkozy, le 2 mai 2007). Consultez la liste et faites-vous votre idée. « Je veux être le président de l’augmentation du pouvoir d’achat. » (14 janvier 2007, porte de Versailles). En 2007, selon les mesures du Ministère de l’emploi, qui sont optimistes, le pouvoir d’achat global des Français a stagné. Depuis, avec l’accélération de la hausse des prix non compensée par la hausse des salaires, il a diminué.
Réduire de 4 points les prélèvements obligatoires. Dès l’automne 2007, le document prévisionnel transmis à la Commission européenne pour la période 2009-2012 ne prévoit aucune baisse de ces prélèvements. Le gouvernement commence par nier qu’il oublie cet engagement. Le 27 mars 2008, François Fillon annonce, en substance, que cette baisse n’est plus à l’ordre du jour.
Le 17 avril 2007, M. Sarkozy déclare vouloir « mettre la monnaie européenne au service de la croissance et de l’emploi » et s’engage à lancer des discussions à ce sujet avec ses partenaires. Un an après, rien n’a été fait et la question monétaire ne fait même pas partie des priorités de la présidence française.
« La France n’a pas vocation à rester éternellement en Afghanistan » avait déclaré M. Sarkozy pendant la campagne présidentielle, laissant ouverte la possibilité d’un retrait. Virage complet : le 26 mars 2008, il annonce devant le Parlement britannique sa décision d’envoyer un millier d’hommes supplémentaires.
« Si je suis élu Président de la République, je ferai voter dés l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes ». On attend toujours.
« Je demande la suspension de TOUTES les négociations avec la Turquie » déclare le candidat. Dès le 26 juin, des négociations sont ouvertes sur trois nouveaux chapitres en vue de l’adhésion, et la France décide de ne pas stopper le processus. M. Sarkozy souhaite aujourd’hui supprimer l’obligation constitutionnelle de tenir en France un référendum pour tout nouvel élargissement de l’Union.
« Je créerai une fiscalité écologique pour inciter les Français à adopter des comportements vertueux, notamment une TVA à taux réduit sur les produits propres. » La fiscalité écologique est une des grandes oubliées du Grenelle de l’environnement.
« Je prends l’engagement si je suis élu de créer des écoles de la deuxième chance dans tous les départements » (Nantes, le 15 mars 2007). Au lieu de cela, 11200 postes sont supprimés dans l’Education nationale.
« J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. » (23 janvier 2007) Les retraités qui ont vu leurs pensions augmenter de seulement 1,1 % apprécieront.
« Pour les lunettes et les prothèses dentaires, je propose qu’on porte les remboursements jusqu’à 50 % » (23 janvier 2007). Le 13 avril 2008, la ministre de la santé envisage le déremboursement total des lunettes par la sécurité sociale.
Merci de faire circuler ces infos et d’enrichir ces 3 textes par vos judicieuses propositions.
Bonne lecture, amicalement Patrick GAUDIN militant du MRC 17

18.Posté par patrick gaudin le 05/05/2008 12:07
Nouvelle version sur la Re-fondation de le gauche : texte fondateur.
Je me suis aperçu que je n’avais fait que survoler le sujet, qu’il y avait des manques, des imperfections, des insuffisances dans l’argumentation, d’où cette nouvelle mouture que je soumets à votre critique. Elle est, elle aussi, par définition imparfaite, mais plus complète que la précédente.
Amis internautes, n’hésitez pas à l’amender par vos judicieuses propositions. « Il n’y a pas de droit d’auteur » Le propre de la culture, disaient les anciens grecs, « c’est de limer sa cervelle avec celle d’autrui. »

En mathématique, pour résoudre une équation, il faut savoir poser le problème. Savoir poser le problème, c’est obtenir 50% de la réponse.
Le style de ce texte est basé sur ce modèle : savoir poser les vrais questions et tenter d’y apporter des éléments de réponses.

Au préalable, il convient d’avoir un socle commun de valeurs incompressibles comme base de discussions avec d’éventuels partenaires.
Préambule :
La constitution française s’impose à la constitution européenne ou aux directives européennes, sauf quand l’intérêt général bénéficie au plus grand nombre et au plus défavorisés sur le plan des droits civiques, sociaux et environnementaux.
Le Conseil constitutionnel est chargé de sa stricte application. Sa composition sera modifiée. La société civile sera représentée. Les syndicats et les partis politiques y siègeront également. Ils veilleront aux stricts principes des valeurs de la République Liberté, Egalité, Fraternité, qui sont aujourd’hui bafouées au nom d’une idéologie malsaine et néfaste : Le libéralisme.
Il pourra prononcer des sanctions : financières, inéligibilités, prisons. (Le fond du problème, c’est qu’il n’y a aucun contrôle sur les élus, le gouvernement et le Président pour éviter les dérives … et l’enrichissement personnel. Cela suppose donc un nouveau statut indépendant des pressions pour les sages du Conseil Constitutionnel)

1) La constitution Française en 13 points. Elle garantie :
1) Que le peuple français est souverain.
Il est composé d’hommes et de femmes d’origines diverses qui au cours des siècles ont enrichi la France.) Les minorités doivent être représentées à tous les échelons de la société dans les entreprises privées, publiques et l’administration. Les partis politiques doivent donner l’investiture à des postes éligibles aux minorités. Toutes les classes sociales doivent être représentées y compris les plus modestes. Cela suppose que l’Etat prenne en charge partiellement ou totalement les frais incontournables d’une campagne électorale. La démocratie à un coût, qui dans ce cas présent est justifié et est conforme aux valeurs inaliénables et indivisibles de la république. Actuellement, les hommes et les femmes au pouvoir ont tous pratiquement les mêmes revenus confortables. Cela explique le décalage entre l’élite et le peuple.
2) L ’indépendance de la France sur le plan militaire
et le non-alignement sur une puissance étrangère. (Exit l’hégémonie américaine)
3) L’indépendance de sa monnaie.
Elle se réserve le droit de sortir de l’euro et de battre monnaie. (Certains pays européen ne font pas partie de cette Europe des 27 ou n’appartiennent à la zone euro et s’en sortent très bien sur le plan économique et social.)
4) L’indépendance et la souveraineté alimentaire, industrielle et tertiaire.
5) Le droit à la santé pour les revenus modestes y compris les prothèses dentaires auditives et les lunettes. Les mutuelles seront mises à contributions. (Faute d’argent, un français sur 7 renonce à se faire soigner les dents, à porter des lunettes ou une prothèse auditive. (Le marché sera encadré pour obtenir des prix abordables) Les franchises médicales seront supprimées pour tous les titulaires de la cotorep et les salariés modestes.
6) Pour que la « concurrence soit libre et non faussé ».
Le dumping social sera compensé par une taxe égale ou supérieure correspondante au coût de fabrication d’un produit ou d’un service réalisé en Franc
7) Pour ré- industrialiser la France, l’état se substituera au secteur privé
en devenant actionnaire unique, majoritaire ou égalitaire des entreprises existantes ou à créer. Il respectera la pyramide des ages. (La France est le seul pays européen ou le taux de chômage des seniors est le plus important)
8) L’interventionnisme de l’Etat est autorisé dans tous les domaines ou il le jugera nécessaire.
9) Les habitants de notre pays doivent être au centre des préoccupations de l’Etat.
Ce dernier doit leur garantir une vie décente. (L’état doit se comporter en « bon chef de famille » à l’égard de ses concitoyens.)
10) Le droit à l’énergie pour tous les citoyens. (C’est le droit de se chauffer, de cuire les aliments, de s’éclairer, mais aussi de se déplacer en véhicules.)
11) Il convient de taxer certaines machines qui suppriment la main-d’œuvre.
Quelques exemples parmi d’autres : les machines à vendanger. (C’est une invention récente. Elles se sont généralisées, il y a 20 ans à peine. Elles ramassent tout sur leurs passages : feuilles, araignées, serpents, mulots et de manière générale de nombreux insectes. Cela doit donner « bon goût » C’est le cas dans l’ensemble du vignoble du cognac ou j’habite. Depuis 2007, jamais les stocks non été aussi bas du fait de la demande mondiale, les cours aussi hauts et les profits aussi importants. En revanche les salaires sont toujours aussi ridicules pour les salariés agricoles qui travaillent par tous les temps. (Neige, vent, pluie et plus tard dans la saison canicule) J’ai travaillé dans les vignes au mois de janvier) Actuellement, les sociétés d’autoroutes remplacent les employés aux péages par des machines, idem dans les supers marchés Des machines remplacent des caissières. Il faut impérativement et rapidement que le législateur interdise cette pratique pour conserver des emplois et au-delà un contact humain.
12) Le respect et l’application des référendums.
Seul un référendum peut en modifier un autre. Entre temps, il faut appliquer le résultat du premier. (Le peuple est souverain.) Le temps de parole sur l’ensemble des médias doit être identique pour tous les partisans qu’ils soient pour ou contre. ( Pour info, le temps de parole consacré aux partisans du oui au dernier référendum a été de 70% (C’est un déni de démocratie.)
13) La France participe à la construction européenne,
Grâce à des coopérations renforcées, elle construit des projets avec un état, plusieurs ou la totalité des états membres de l’Europe. Elle se réserve le droit de sortir du cadre européen actuel.
Les traités, si la France désire y participer, ne peuvent être approuvés que par la voix référendaire, non seulement en France, mais aussi dans l’ensemble de la communauté. Le vote doit avoir lieu le même jour dans l’ensemble de la communauté européenne.
(Les traités sont faits pour être modifiés ou rompus.)

(« Nier la dimension nationale dans la construction européenne serait une illusion absolue » Bernard Cassen, Président d’Attac)

2)Disparité entre le dollar et la monnaie européenne
Avant de clore ce chapitre, il convient de consacrer quelques lignes à la disparité entre le dollar et la monnaie européenne. A l’origine un dollar avait la même valeur qu’un euro. 1000 dollars représentaient 1000 euros. JPC à été le premier, à juste titre, a dénoncé l’écart entre l’euro et le Dollar et a en mesuré les conséquences sur l’économie. A ce jour, 1$ correspond à 0,629€. 1€ correspond à 1,588 dollar. (1000€ = 629$) Cela pénalise nos exportations mais facilite nos importations de matières premières.
Le gouvernement des Etats-Unis laisse filer les déficits pour protéger son économie ; Mais pour combien de temps ? D’autres monnaies sont indexées sur le dollar. Elles baissent en même temps que le dollar. L’écart se creuse avec l’euro et pénalise encore plus notre économie. Cela n’est pas sans se poser de questions sur le rôle de la Banque Centrale Européenne dont la seule mission est de lutter contre l’inflation. Le rôle de la banque centrale doit être revu et corrigé. Dans cette Europe ultra-libérale, cela paraît à ce jour impossible. La maîtrise de finance est l’un des leviers majeurs indispensables à la maîtrise de l’économie.
3) L’économie américaine est maintenue artificiellement grâce à des pays tiers.
L’économie américaine est maintenue artificiellement grâce à l’Inde, le Japon et la Chine. Ces pays ont acheté en masse des bons du trésor américain pour des « milliers de millions de milliards » de dollars. Ils ont donc acquis une partie non négligeable de la dette américaine. De ce fait, ils donc « co-propriétaire » de l’économie américaine. En échange, les pays ci-dessus exportent sans vergogne vers les Etats-Unis leurs produits, contribuant par cette concurrence au déclin des entreprises et de l’économie américaine. Si demain, ils vendent massivement des bons du trésor, l’économie américaine s’écroule, entraînant dans sa chute les économies de nombreux pays. L’Europe ne sera pas épargnée, la France non plus. Le pire reste à venir. Il faut craindre pour notre avenir, surtout pour les 50% de français qui ne sont pas imposables.
La bourse américaine risque de s’écrouler, la valeur des entreprises sera réduite à néant. Ces entreprises dévaluées seront à la merci des prédateurs financiers privés ou de certains états. (Golfe ou autres) Les fonds souverains pourraient entrer eux aussi en action. Les Etats-Unis ont la particularité d’être des libéraux quand cela les arrangent et protectionnisme … quand cela les arrangent également. La seule zone au monde de libre échange est l’Europe. Elle pèse le ¼ du PIB de la planète.
4) L’Europe est gouvernée par une oligarchie inconnue du grand public.
Tous les jours ces oligarques de l’U.E prennent des décisions concernant notre vie quotidienne et celle de nos enfants, sans être élus. Là encore, c’est un déni de démocratie inadmissible. Les responsables de l’U.E doivent être élus avec l’obligation de faire un compte rendu de mandat.
Le gouvernement chinois dont la monnaie est sous évaluée fait tout pour que sa monnaie nationale ne soit pas réévaluée. Là encore, la concurrence est faussée.
Si l’on prend l’exemple d’Airbus, cette société facture ses coûts en euro et vends en dollar. Avec un carnet de commande de 10/12 ans d’avance, elle s’apprête à licencier 10 000 personnes en Europe et surtout en France, malgré des bénéfices conséquents. Elle cherche à produire dans la zone dollar pour augmenter ses profits. Une société étatisée se contenterait des bénéfices actuels puisqu’ils permettent de payer les salaires, les fournisseurs, les charges, la recherche et l’investissement. Il resterait toujours une poignée de centaines de millions ou quelques milliards d’Euros dans les caisses de l’état.
C’est grâce à l’interventionnisme de l’état que nous avons crée Airbus, Ariane, Aréva, EDF, GDF etc. avec l’argent du contribuable. Les multinationales en récoltent aujourd’hui les profits, sans avoir investi un centime. Quelle honte !
Malheureusement, ce gouvernement au nom d’une idéologie malsaine qu’est le libéralisme ne veut pas prélever de l’argent en là où il y en a. Et de l’argent en France, il y en a plus que de besoin. Total a réalisé 12 milliards de profit, un record. Il suffirait de prélever seulement 8 milliards d’Euros dans les mettre dans caisses de l’état et les 4 milliards restant seraient largement suffisant pour les besoins de l’entreprise et des actionnaires. Autre exemple au nom toujours de cette idéologie malsaine : Le gouvernement a supprimé les régimes spéciaux soit 200 millions d’Euros qui auraient été injectés dans l’économie locale. Au départ, le projet de reforme à l’encontre des cheminots, c’était de travailler 5 ans de plus pour toucher 20% de moins. Ils se sont mis en grève à juste titre. Les syndicats et le gouvernement ont finalement trouvé un compromis, les deux parties ont ainsi sauvé la face. Que devient le slogan « Travailler plus pour gagner plus » Il à fait un cadeau fiscal de 15 milliards aux français les plus nantis, dont l’argent ne sera pas injecté dans l’économie française, sauf pour faire de la spéculation ! Ce qui a fait dire au Ministre de l’économie allemand à propos de M. SARKOZY: « Monsieur le Président, vous avez fait un cadeau fiscal de 15 milliards à votre clientèle électorale.» Si l’on prend en compte seulement ces deux chiffres
( 8+15) = 23 milliards soit prés de 50% du budget de la France.


5) L’évasion fiscale
L’évasion fiscale des Français les plus riches est estimé à 50 milliards. Ils transfèrent vers des paradis fiscaux des sommes faramineuses illicites. (Comme le patron des postes allemand qui a défrayé la chronique) 50 milliards, c’est l’équivalent du budget de… l’état.
Autre exemple : « Les patrons voyous » qui emploient des salariés sans être déclarés, mais facture au prix fort ses prestations. Le Président de la république estime la perte des recettes à 10 milliards. Le chiffre qui circule le plus est de 30 milliards. Il suffirait simplement d’embaucher quelques milliers de douaniers et d’inspecteurs du fisc dont le salaire s’autofinancerait par les « prises » avec un pourcentage sur les recettes pour les motiver.
Ou trouve t-on les patrons voyous ? Essentiellement dans le bâtiment, le BTP, la restauration et l’hôtellerie. Dans sa dernière intervention télévisée, le chef de l’état le reconnaît, mais aucune mesure n’est prise.
Pourquoi le Président ne veut-il pas s’engager à faire rentrer des recettes auprès de ces professions ? Tout simplement parce que ces « patrons-voyous » sont la clientèle électorale de M. SARKOZY et de son gouvernement. (Touche pas à mes potes pourrait-il dire !) Le Ministre Brice HORTEFEUX reconnaissait la semaine dernière dans une émission télévisée qu-il avait reçu beaucoup de coups de téléphone de ses amis politiques « l’invitant à ne pas faire de vagues» sur ce sujet.
Les fonds de pensions américains ont largement investi dans les entreprises françaises. Ils servent à payer les retraites des américains. Ne vaudrait-il pas mieux qu’ils servent à payer les retraites des français ?
Les contrefaçons se multiplient dans tous les domaines. Cela correspond à une perte estimée à 40 000 emplois.
Au total, fonds de pension, fonds d’investissement et autres ; Les 2/3 des multinationales françaises sont sous contrôle des pays Anglo-Saxons. On imagine aisément que si l’état en était propriétaire, même à 50%, il rentrerait dans les caisses de l’état des dizaines, des dizaines, centaines milliards d’Euros à la pelle.
6) Le libéralisme n’est pas une fatalité.
Une autre politique est possible. C’est une maladie de la démocratie et nous avons au MRC (et dans d’autres formations) les remèdes pour guérir du libéralisme.
Pour y parvenir, cela suppose une autre politique : l’interventionnisme de l’état dans l’économie. Pour un salarié, « il en rien à cirer » (pour reprendre une expression chère à Edith CRESSON), de savoir si l’employeur est l’état ou non.
Il faut recréer des services publics aujourd’hui partiellement ou totalement démantelés. C’est l’exemple de la poste entre autres, qui a procédé en 2005 à 10 000 licenciements. Le personnel est remplacé par des emplois précaires de quelques heures par semaines. Il y a quelques années, les facteurs qui distribuaient de la pub étaient payés plus. Aujourd’hui ils distribuent cette dernière, toujours plus envahissantes, en plus du courrier, et ce gratuitement. Alors « travailler plus pour gagner plus » ne dites pas cela à votre facteur au risque de heurter sa sensibilité !
La France est sous le joug du Président Sarkozy. Sa politique consiste à privilégier l’offre au détriment de la demande. Il fait des cadeaux aux contribuables les plus riches qui ne vont pas dépenser cet argent dans le commerce et l’artisanat local. Des masses considérables d’argent, fruit du travail de millions de français s’en vont dans les caisses des actionnaires des multinationales. Elle ne profite pas à notre économie. Cela à pour conséquence l’endettement de la France et une précarité accrue. Seule l’argent des commerçants, des artisans et des petites PME est réinvestie dans les système.

Dans une émission télévisée un scientifique, économiste et historien de renon a déclaré : « Il y a sur cette planète une masse d’argent comme il n’y a jamais eu dans l’histoire de l’humanité et pourtant, plus de 95% des habitants n’en profiteront jamais ! »

7) Dégénérescence de la République :
Qu’il est loin ou le temps ou le Général de GAULLE nationalisait les principales entreprises industrielles et les banques pour maîtriser la stratégie industrielle de la France et assurer son indépendance économique !
Qu’il est loin le temps ou le Président POMPIDOU convoquait tous les mois les patrons des grandes entreprises pour déterminer la stratégie industrielle et économique de la France !
Il n’est pas si loin le temps ou JP CHEVENEMENT a nationalisé ARCELOR. C’était en 1981. Ce rachat a entraîné une perte des secrets uniques de la fabrication de l’acier et de l’aluminium. Il faut donc re-nationaliser. Comme nous n’avons plus d’argent dans les caisses de l’état, ce sont les futurs bénéfices qui rembourseront l’achat des entreprises. C’est un peu de cette façon que procèdent les fonds d’investissements américains. A l’achat, il verse 30% de la valeur de l’entreprise et les 70% restant se remboursent sur les profits. Mais ils ne s’arrêtent pas la. Ils commencent par faire un plan de restructuration qui se traduit par des licenciements.
Cela a pour effet de faire monter le coût de l’action, puis ils délocalisent et l’action montent encore et toujours. Au bout de 5 à 7 ans maximum, ils revendent avec une énorme plus-value avant de trouver une nouvelle proie. Dans le même temps les salariés se retrouvent dans la misère. Nous sommes passé du capitalisme entrepreneurial des trente glorieuses au capitalisme financier. Quelle est la différence ? Dans le premier cas le capitalisme prenait soin de ses salariés pour être compétitif. Dans le second cas les salariés sont devenus une variable d’ajustement, une boîte de conserve que l’on prend et que l’on jette à volonté. Moins il y a de travail, plus les citoyens sont pauvres, plus ils achètent des produits bons marchés. A chaque fois que l’on achète un produit pas cher, on achète du travail délocalisé à l’étranger, ce qui accélèrent encore les délocalisations.
D’où le slogan ridicule de Ségolène Royal pendant sa campagne électorale : « Je suis pour la vie pas chère » elle a repris le slogan d’Intermarché. Cela voulait implicitement dire qu’elle était pour les délocalisations, puisqu’un produit fabriqué en France sera toujours plus cher qu’un produit fabriqué en Europe de l’Est (SMIG à 2€) ou en Inde ou en Chine.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, la re-fondation de la gauche ne peut se faire qu’autour d’une plate-forme commune rassemblant les différentes composantes des partis politiques, du monde associatif, des citoyens et des syndicats
Cette re-fondation doit inclure la notion de « RUPTURE avec l’économie libérale. » Sinon se sera un échec.
8) La disparition programmée de notre industrie :
Depuis 1974, nous avons perdu plus de 50% de notre industrie, la population augmente et le chômage baisse. Cherchez l’erreur !
Comment le gouvernement fait-il ? Tout simplement en rayant des listes des demandeurs d’emplois y compris ayant une reconnaissance cotorep, comme s’est le cas du présent rédacteur.
Mon revenu mensuel est donc de zéro euro.
« Les fins de mois sont difficiles, surtout les trente derniers jours. » COLUCHE.
Le seul moyen pour protéger notre économie, c’est de faire en sorte qu’un produit fabriqué à l’étranger, y compris en Europe soit aussi ou plus cher qu’en France.
9) L’interventionnisme de l’Inde :
Je prends un exemple concret : La marque mythique de moto HARLEY DAVIDSON à voulu s’implanter en inde. L’Etat indien pour protéger son importante industrie de fabrication de deux roues à moteur, à instituer une taxe à l’importation de 100%, rendant ainsi impossible la marque américaine de s’implanter. L’OMC, cette institution très libérale ne s’est pas manifestée. (Elle été présidé par un soit disant socialiste, M. Pascal LAMY)
10) L’interventionnisme de la Chine
Comment font les Chinois pour s’approvisionner en matières premières ? L’état chinois a financé la construction d’une ligne de chemin de fer en Amérique du sud. Elle traverse le Chili et l’Argentine. Idem au Congo ou une voie de chemin de fer part de la mer jusqu'à la région des mines. Elle a investi massivement en Afrique dans des états dirigés par des dictatures (« Il est vrai que d’investir dans des dictatures, cela permet de travailler entre collègues ») pour s’approvisionner en pétrole. La Chine a même effacé la dette de certains pays. Pour se protéger d’éventuelles sanctions de la part de l’OMC, elle a fait signer un document officiel dans lequel les états concernés s’engagent à ne pas déposer de plaintes auprès de l’OMC.
11) L’interventionnisme de la Russie dans le domaine pétrolier :
Comment font les Russes ? Le Tsar du Kremlin, Vladimir POUTINE a re-nationalisé l’industrie pétrolière. Il a créé 99 holdings aux montages juridiques et financiers compliqués dont le capital est 100% étatique. Il contrôle l’exploitation, l’acheminement à travers de nombreux pays riverains et la distribution. L’OMC n’a pas été taquiné la Russie avec ses orientations libérales.
Le vice-président de la société pétrolière Lukoil a déclaré cette semaine que : « La production pétrolière en Russie a atteint son pic et pourrait ne jamais retrouver son niveau actuel » Cette déclaration vient alimenter la crainte que les plus gros pays producteurs de pétrole ne parviennent plus à suivre l'augmentation de la demande asiatique.
Le rapprochement, initié courant 2004, entre Rosneft et Gazprom visait à édifier un ensemble pétrolier et gazier de premier plan mondial, mais à capitaux publics. C’est aujourd’hui chose faite. Les réserves s’épuisent et la consommation augmente. Personne ne se soucie de l’après pétrole. Le baril à 150$, c’est dans l’année qui vient. L’une des raisons qui n’arrange rien est la spéculation. Qu-avons nous comme projets de substitution ? Rien.
Les états du golfe se disent que les pays industrialisés trouveront une solution. Les entreprises privées n’investissent pas dans la recherche, les états non plus. Notre souci dans recherche c’est que « Nous trouvons des chercheurs qui cherchent, mais nous cherchons des chercheurs qui trouvent »
12) Le prix du carburant est un racket de plus en plus insupportable pour le consommateur.
Pour 100 euro dépensés en super-95, l’automobiliste paye 53 euro en TIPP et 16 euro en TVA! Pour l’Etat, c’est une manne colossale plus de 20 milliards d’euro par an au seul titre de la TIPP. Une économie libérale est pour la suppression des taxes et des impôts. Cette hausse est pénalisante pour le pouvoir d’achat. Est-ce aux salariés, aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités de supporter la facture ?Dans cette logique, le gouvernement doit baisser les prélèvements et chercher des revenus compensatoires par ailleurs. Ce racket est insupportable pour les Français les plus défavorisés. Comment y remédier ? Par une carte bancaire spécifique qui permet de payer proportionnellement aux revenus. Cette carte devant contenir le revenu imposable de la personne.
Mon épouse est caissière et responsable de rayon. Elle est comme « tout le monde » payée au SMIG. Elle parcoure 35km le matin et autant l’après, midi soit 70Km par jour. Le coût du carburant est une charge trop lourde proportionnellement au modeste revenu du travail. Autre piste : faire participer les employeurs par une somme journalière fixe déductible des charges, de plusieurs Euros par jours distribué aux salariés les plus modestes. En 2005, les multinationales du pétrole ont dépassé la barre des 100 milliards de dollars de profit. Un record historique. Il me manque les chiffres pour 2007
La plus grande injustice dans notre pays, c’est quand tout le monde paye le même prix pour un même produit ou service. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a une inégalité des revenus. Il faut donc instituer une loi ou chacun paye les taxes et les impôts en fonction de l’assiette fiscale.
L’énergie n’est pas un secteur comme les autres. Pour assurer son indépendance énergétique l’état Français doit en avoir le contrôle. Total a réalisé 12 milliards de profits. Les 2/3 tiers au moins aurait du revenir dans les caisses de l’état. Mital, dont le propriétaire est la 4ième fortune du monde, a réalisé seulement « 5 petits milliards » de profit au cours de son dernier exercice fiscal.
En 2006, les sociétés qui exploitent l’eau potable ont réalisé un profit de 49%, (moyenne nationale) Là encore, c’est de l’argent en moins dans les caisses de la maison France.
Sur le plan local, je suis membre du conseil d’administration d’une association de protection de l’environnement. Nous avons esté en justice le Préfet de Charente-Maritime. Il a été condamné par le tribunal administratif de Poitiers pour non-respect de la loi sur l’eau. Un préfet représente le Président de la république et le gouvernement sur un territoire donné, c’est à dire l’Etat. Ce n’est quand même pas normal qu’un préfet deviennent un hors la loi au service des lobbys !


13) Les retraites :
Le plan gouvernemental sur les retraites transmis aux partenaires sociaux propose de passer à 41 ans la durée de cotisations pour ouvrir le droit à la retraite. L’allongement de la durée des études se traduit par le commencement de la vie professionnelle à 25 ans environ. Ce ramène le doit à la retraite à 66 ans. A cet âge beaucoup de personnes sont usées. Le Président Sarkozy prétend que l’allongement de l’espérance de vie impose pour seule et unique solution d’allonger la durée de cotisation. Derrière une apparence bêtement logique se cache une dramatique impasse. 50% des retraités touchent une pension inférieure au SMIC, les salariés ont de plus en plus de mal à atteindre le nombre d’années de cotisations et enfin, l’espérance de vie d’un cadre est supérieure à celle d’un ouvrier. Il ne doit pas y avoir une retraite inférieure au SMIG, qu’elle que soit le nombre d’années de cotisation. Ces statistiques démontrent que le gouvernement conduit la France vers la fin pure et simple du régime de retraite. : un tiers des emplois créés sont précaire, et la chasse aux demandeurs d’emplois contribue pour beaucoup à faire disparaître les chômeurs des chiffres sans pour autant les conduire à l’emploi. Il faut au contraire instaurer un système de sécurité de l’emploi et de la formation. Celui-ci permettra d’assurer à chacun un travail en rapport avec ses qualifications avec un salaire décent.
Sur quoi repose notre système de retraite ? Ce sont les actifs qui payent pour les inactifs. Ce système était viable à l’époque du plein emploi et d’une durée de vie inférieure. Le rôle des politiques, c’est l’organisation de la société. Pour cela, il faut repenser différemment notre système économique Le système par répartition n’est plus suffisant. Le système par capitalisation est injuste et exclu la moitié des français. ? Comment financer les retraites ? Tout simplement par les bénéfices des multinationales nationalisées partiellement ou totalement.
Il faut réformer la France en repensant l’organisation de notre système économique et social différemment. Cela passe par une rupture avec le libéralisme et donc par une distribution de la richesse produite par ses millions de salariés français.

14) Refondation de la gauche avec qui ?
C’est la première question qui vient à l’esprit. Instinctivement, on pense au P.S, puisque la majorité des militants du MRC en proviennent, comme le présent rédacteur qui a été membre du C.E.R.E.S. (Cercle d’études de recherche et d’éducation socialiste) A 18 ans mon père, modeste ouvrier d’usine, m’a mit la main sur l’épaule en me disant qu’il n’avait pas les moyens que je poursuive mes études. (Je souhaitai être avocat) Il me précise qu’il avait sollicité un entretien auprès de son directeur du personnel pour me faire embaucher, ce qui fut fait six mois plus tard. Je suis donc la preuve vivante qu’au CERES, il n’y a pas eu que des énarques. Cela ne ma jamais gêné et je n’ai jamais fait de complexes d’infériorités. Au contraire, je me suis toujours senti à l’aise. J’ai adhéré au P.S à 17 ans. A partir de19 ans, j’ai exercé des fonctions électives au niveau local et départemental. J’ai été élu sur les idées de JP CHEVENEMENT. Je lui ai toujours été fidèle, et je le suis toujours. A 20 ans, devenu Secrétaire fédéral du MJS, j’ai organisé avec Edith CRESSON, Secrétaire national du MJS, les premières universités d’été du MJS à la Rochelle. J’aurai dû en faire breveter le concept, car depuis, les socialistes se réunissent chaque année à la Rochelle leur université d’été. Toujours à 20 ans, J’étais également délégué du personnel et membre du Comité d’hygiène et sécurité. A 27 ans, je deviendrai conseiller prud’homme.
Je suis parti du P.S fin 1992, (comme JPC) estimant que nous n’avions plus les mêmes valeurs.
Avec le temps, le fossé s’est creusé sur le plan idéologique entre le PS et le MRC. La rupture étant consommée depuis l’adoption du « mini traité européen» (qui n’a rien de mini) par la majorité des militants et des dirigeants socialistes.
Il faut oser le dire franchement, l'état de la gauche est aujourd'hui déplorable. Le cycle inauguré, il y a trente-six ans, par la fondation du Parti socialiste à Epinay, s'est clos. Un nouvel Epinay s’impose. Le Parti socialiste est paralysé par des conflits internes qui traduisent, en réalité, de graves divergences d'orientations entre les principaux courants et des rivalités destructrices entre les leaders. On aurait pu penser que la succession des défaites qu'il a subit de 1993 jusqu'à l'échec du référendum sur le traité constitutionnel, allait entraîner une remise en cause de la stratégie du P.S Il n’y a eu aucun inventaire du bilan. La politique de l’autruche à conduit une nouvelle fois à faire perdre la gauche aux dernières présidentielles, d’où la nécessité d’une re-fondation en profondeur de la gauche. A défaut, nous aurons la gauche la plus bête du monde.
Au P.S, nous ne pouvons débattre sérieusement qu’avec les partisans qui ont fait campagne pour le NON au référendum. Seront-ils prêt à franchir le pas ? Certains socialistes ont bien rejoint le gouvernement et d’autres « attendent à la porte » C’est l’état « UMPS » Il y a dans ce sigle UMP et PS. Au-delà des idées, il y a les ambitions personnelles des uns et des autres à régler, et cela ne sera pas simple.
Les socialistes parlent souvent de rassemblement. Que veut dire cette formule récurrente employée le plus souvent en période pré-électorale ? Cela veut dire : Votez pour moi, j’ai besoin de votre voix pour combattre le droite ? (Et après, vous tomberez dans les oubliettes et je ferai ce que je voudrai…) Ce système ne peut plus continuer.
15) Quels sont les autres interlocuteurs fiables sur le plan idéologique ?
Il y en a peu. Le plus sérieux et le plus proche sur le plan idéologique est le P.C. qui à fait une véritable révolution interne et une excellente campagne pour le NON au référendum. Ce parti a donné à la France des ministres compétents et intègres.
Il faut bien sur discuter avec tous les partis de gauche, y compris avec l’extrême gauche, mais a t-elle envie du pouvoir ? S’il s’agit de refaire la gauche plurielle, ce sera un échec assuré !
La gauche plurielle est une addition de partis politiques différents avec ses particularités et ses divergences. Une re-fondation de la gauche, c’est une nouveau parti politique basé sur un socle commun de valeurs.
16) La méthode :
Il convient donc de s’adresser autant aux appareils des partis qu’aux militants ; mais aussi inviter les syndicats, des associations (consommateurs, environnements etc.) des mouvements comme ATTAC et bien d’autres, et surtout les simples citoyens.
Le re-fondation de la gauche doit donc se faire à deux niveaux :
1) Au niveau des appareils des partis le plan national.
2) Dans le même temps cela suppose que :
a) Partout ou le MRC est implanté, nous prenions l’initiative de contacter l’ensemble des responsables des forces de gauche.
b) Parallèlement, nous organisions sur le terrain des réunions à l’intention des citoyens mais aussi en invitant des associations et les syndicats.
La re-fondation de la gauche c’est la construction d’un projet alternatif et non l’alternance qui se traduit par « blanc bonnet et bonnet blanc » au pouvoir. (Jacques Duclos, 1969, lors des présidentielles.)
17) Il y a plusieurs gauches en France :
1) Ceux qui acceptent l’économie libérale et ses conséquences désastreuses. (La fausse gauche) La définition est la non-intervention de l’état dans l’économie. C’est le marché qui fixe ses propres règles. Cela commence par la déréglementation qui se traduit par une précarité accrue, proportionnelle aux immenses profits réalisés par les multinationales. L’économie repose sur la croissance. Elle n’existe que par la consommation des ménages ; a condition que le pouvoir d’achat soit au rendez-vous, ce qui n’est pas le cas actuellement. Le code du travail est sans cesse modifié au détriment des salariés. Ils sont incarnés à « gauche » par les sociaux libéraux qui gagnent du terrain au sein du P.S. Ils pourraient devenir à terme l’aile gauche de l’UMP. Dans cette logique, cela suppose la partition du P.S. D’un coté les oui-ouistes, les « sociaux libéraux » et les socialistes, les partisans du NON. En fait dans ce parti, il y a des courants de pensées incompatibles.
Ceux qui sont pour l’intervention de l’état qui fixe des règles d’équités en protégeant ses concitoyens par des lois protectrices. Le libéralisme est l’ennemi de la République.

18) Le P.S. a t-il intérêt à une refondation de la gauche : non et oui.
a) Non, car le système électoral repose sur un bi-partisme factice. Pour le Parti qui arrive en tête lors d’une élection, (c’est toujours l’UMP ou le PS dans la grande majorité des cas) 30% des électeurs inscrits suffisent pour obtenir 80% des sièges. Une réforme des institutions s’impose. Elle passe par l’introduction d’une dose de proportionnelle de 20%, soit 115 députés. Le cumul des mandats qui se transforme parfois en « baronnie locale» ; c’est l’addition des indemnités et la division de la disponibilité, doit être supprimé. Depuis les Présidentielles, le P.S est en RTT. Il n’a pas de projet et est en crise d’identité. Il lui suffit d’attendre que les électeurs soit mécontent du pouvoir en place pour rafler la mise. C’est ce qui s’est passé lors des dernières échéances locales. (municipales et cantonales)
Ma hantise, c’est que ce projet soit une coquille vide avec le P.S malgré les discours de bonne intentions.
b) Non, car les dirigeants de la majorité de la direction du P.S. sont prisonniers du OUI au référendum du 29 mai 2005. (Pour ma part, j’ai collé environ 300 affiches du MRC pour le non sur 7 cantons.)
c) Non car dans sa déclaration de principe, le PS ne fait pas référence avec la notion de rupture avec le capitalisme. On se souvient qu’après la lourde défaite de Mme Royal à l’issue des Présidentielles (Il faut remonter à 1969 pour retrouver un si mauvais score) Certains dirigeants nationaux envisageaient de changer le nom de leur parti. Le P.S n’étant plus socialiste, il sera difficile de construire un projet alternatif de rupture avec le libéralisme.
d) Non, car le MRC est un parti émergent et le P.S n’en a pas besoin. Pour mémoire, nous n’avons que deux élus nationaux : Un Député et un sénateur. Nos forces vives militantes sont réduites aux acquêt.
e) Oui, car le P.S à fait perdre la gauche dans son ensemble depuis trois élections présidentielles. A lui tout seul, il n’obtient plus la majorité. Il a besoin de forces d’appoints. Les autres partis de gauche en ont marre de perdre les présidentielles et les législatives et de faire des chèques en blancs au P.S ; d’ou l’impérieuse nécessité d’une re-fondation de la gauche grâce à la création d’un grand parti. Cela ne sera pas facile, car il faudra dépasser les intérêts partisans et les ambitions personnelles
« Ce n’est pas le vide qu’il faut craindre, mais le trop plein » (Charles de GAULLE)
Parce que demain commence aujourd’hui, une re-fondation de la gauche est plus que nécessaire. Il faut repenser différemment notre système économique et social. Tous ces sujets et bien d’autres, doivent être abordés et pris en compte par les différents interlocuteurs. Sinon ce sera un accord électoral entre partis qui ne débouchera sur rien.
Le contenu dans notre département de Charente Maritime, nous allons en y travailler courant mai et faire des propositions au national avant le prochain congrès.
L’information est véhiculée par des mots. Les mots sont chargés de sens. A nous militants de terrain d’y mettre un contenu, à la Direction du MRC également. Cela ne doit pas déboucher sur « une usine à gaz » ; c’est à dire par un protocole d’accord de quelques lignes utilisant des mots creux, mais par des propositions concrètes.
Je fais confiance à JEAN-PIERRE CHEVENEMENT, GEORGES SARRE et l’ensemble de nos dirigeants nationaux pour mener à bien ce projet. Cela ne sera pas facile. Bonne chance à eux.
Bonne lecture,
Patrick GAUDIN 52 ans militant du MRC 17 et Chevévementiste depuis l’âge de 19 ans.

19.Posté par Maurice le 06/05/2008 08:44
Bonjour,

Pour les retraites dans le principe s'il faut absolument cotiser 41 ans pour que cela tienne pourquoi pas mais avant d'imposer cela il faut que le gouvernement impose aux entreprises de garder les salariés au dela de 55 ans.
Ensuite je pense qu'il faut absolument revoir le principe des payeurs car il est aujourd'hui inadmissible que ce soit ceux qui donnent du travail qui règlent la facture sociale, les 3/4 des patrons des PMI à fort taux de main d'oeuvre n'y arrivent pas alors que ceux qui font d'énormes profits en délocalisant l'emploi ne payent plus rien c'est une ineptie.
Le maintien de notre système sociale passe par cette case il faut faire payer largement ceux qui réalisent des profits.

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