Grands textes

Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ?


Voici la vidéo intégrale de l'intervention de Jean-Pierre Chevènement le mardi 9 février à Paris, à la mairie du XIème arrondissement.


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Rédigé par Chevenement.fr le Mardi 16 Février 2010 à 23:55 | Lu 5942 fois



1.Posté par Anger le 17/02/2010 08:24
Ecouter une video prend du temps. S'il y avait de bonnes âmes qui transcrivent le discours, ce serait parfait!
Merci

2.Posté par SEDAT le 17/02/2010 09:10
Bjr Jean-Pierre Chevènement...!

Jean-Pierre Raffarin répète souvent:"Qui sème la division récolte le socialisme"...! (Phrase ayant été dite par Valery Giscard d'Estaing).
Salutations,@+,Reynaldo.

3.Posté par Villeneuve le 17/02/2010 16:44
Pour rétablir les finances de l'Etat nation et la Sécurité Sociale il faut basculer les impots et charges sociales des entreprises vers l'immobilier(csg sur les loyers+crds) et le foncier bati ou non (la terre de france doit etre plus imposée). Et pour créer des emplois pour les jeunes, il sufft de construire 700000 logements, et casser la spéculation immobilière qui les empeche d'accéder au premier toit. Quant aux actionnaires,ils doivent etre responsabilisés(R.S.E) et le cout du capital diminué( dividendes imposés).
des solutions sont à l'étude.SALUT ET FRATERNITE

4.Posté par Eric Lamy le 17/02/2010 18:21
Vous êtes si brillant, vous êtes si drôle et si compétent, c'est un régal de vous entendre. Quel beau pays ce serait, avec J.-P. Chevènement à l'Elysée...

5.Posté par PUJO jean-luc le 17/02/2010 18:21
Merci pour cette intervention brillante, magnifique.
Quel souffle … dans un moment historique national où le vide intellectuel est sidérant !
On diffuse, on diffuse sur le net !
Et on en parle ...
Jluc PUJO

6.Posté par Dominique le 18/02/2010 00:13
C'est bien vous le plus gaullien ! Présentez-vous en 2012 ou nous aurons encore le choix entre un fédéraliste et un fédéraliste ...

7.Posté par villeneuve le 18/02/2010 13:36
Bonjour. En économie de marché, il faut taxer les revenus qui progressent le plus vite (loyers+dividendes) et cibler les facteurs de production non-délocalisables : immobilier et foncier pour limiter les délocalisations, contrer la dictature chinoise. Et puis taxer à la tva les banques qui sont non délocalisables Cela respecterait enfin les droits des salariés.Cela imposerait l'interet général aux actionnaires et propriétaires tant chéris depuis 1989. Ceci fonderait un nouveau modèle de développement que l'on opposerait à Baroso pour obtenir la renégociation des traités européens. Il faut réfléchir dans ces directions HOPE !

8.Posté par Hadrien le 18/02/2010 15:37
LA DETTE: COMMENT ON EN EST ARRIVE LA …..

Lois du 24 Juillet 1936 (Front populaire) et du 2 Décembre 1945 (De Gaulle):
Elles font de la Banque de France un “service public” et prévoient que son capital sera transféré à l’Etat le 1er Janvier 1946. De Gaulle nationalise par ailleurs le secteur du crédit des banques commerciales privées.
Commencent les "Trentes Glorieuses".

Loi du 3 Janvier 1973: Aprés la disparition de De Gaulle, le banquier Pompidou, fondé de pouvoir du Groupe européen Rotschild, devenu Président de la République, fait voter avant de disparaître à son tour, l’année suivante, l’article 25 qui bloque toute possibilité d’avance au Trésor: “Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France”.
Celle-ci perd son statut de service public et l’Etat doit emprunter auprés des banques commerciales, encore nationalisées…mais pas pour longtemps!
On va bientôt inaugurer "Les Trente Piteuses":

1976-1981, Raymond Barre “meilleur économiste de France” : aprés le premier élargissement européen “liberal”, il abandonne “la préférence européenne” sous la pression du Royaume Uni, et s’engage d’emblée à “respecter la discipline monétaire”.
La croissance chute alors de moitié et ce, comme le montrera plus tard Maurice Allais , de façon indépendante du choc pétrolier, car la croissance américaine reste inchangée, …passant au-dessus de la notre jusqu’à la période actuelle.


1981, François Mitterand et son premier ministre Pierre Mauroy:
Ils veulent remettre en selle l’ordre keynesien au service du plus grand nombre. L’espoir est rapidement étouffé , sacrifié sur l’autel de la construction européenne et de la convergences de ses économies, notamment en vue de la monnaie unique, à terme.

1982/83: Le “tournant de la rigueur”
Laissons parler Jean Peyrelevade qui, dans son ouvrage de 2008, est plus disert qu'à l'habitude sur son rôle de principal protagoniste, auprés de Pierre Mauroy, de ce tournant:
“En fait, les plans de redressement de 1982-1983 permirent à la fois de corriger les fantaisies des premiers mois de la gestion mitterandienne et, plus structurellement, de terminer l’adaptation de l’économie française à la nouvelle donne internationale: il y eut dans notre action, pour une part significative, comme une sorte de relicat de correction barriste…
Bien entendu, la brutalité de la thérapeutique, appliquée sur un temps relativement court, n’alla pas sans effets secondaires. De 1982 à 1984, le taux de croissance de l’économie française fut divisé [encore et toujours, comme pour Monsieur Barre!] par deux (de 2,4% à 1,2%) tout en restant positif, à un niveau que nous considérerions aujourd’hui comme médiocre mais acceptable. Simultanément, en 1983 et 1984, le pouvoir d’achat des ménages subit une légère diminution (-0,1% puis -1,1%), ce qui était conforme à la politique suivie.”

C’est sur cette impulsion que s’insèrent les redoutables “acquis” cités précédemment par Olivier Brumaire (vous me suivez, Jean?):

1984 : loi bancaire libéralisant et dérèglementant le métier bancaire

1986 : acte unique européen (« Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée [… Le Conseil] s’efforce d’atteindre le plus haut degré de libération possible. L’unanimité est nécessaire pour les mesures constituant un recul en matière de libération des mouvements de capitaux. »)

1986 : loi Bérégovoy sur la dérèglementation financière (déréglementation, désintermédiation, décloisonnement, désinflation)

1988 : la France accepte le principe de la fin du contrôle des changes et la liberté de circulation des capitaux – sans créer une harmonisation fiscale entre Etats.
La directive Delors-Lamy prévoyant la libéralisation complète du marché des capitaux pour 1990.

1990 : forte diminution de la fiscalité sur les revenus du capital

1992 : le traité de Maastricht institue l’Union économique européenne, prélude à la monnaie unique (« toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites »)

1993 : Emprunt Balladur (ancien chef de cabinet de l’ancien banquier Pompidou)
Parallèlement, celui-ci entreprend de privatiser les banques que De Gaulle et le Conseil National de la Résistance avaient nationalisées à la Libération.

1998 (Chirac / Jospin / Strauss-Khan): Poursuite des privatisations.et création d’un régime fiscal avantageux pour les stock-options.

Mai 2005, Referendum sur la Constitution européenne:
Adoubée par tous les notables et l’immense majorité des parlementaires, la constitution qui voulait graver cela dans la marbre est rejetée par les peuples français et hollandais. La Commission Européenne arrête les frais et interromp la consultation.

Décembre 2007, Traité de Lisbonne (Sarkozy et Merkel): ils s’entendent pour faire voter aux seuls parlementaires, dans toute l’Europe, l’adoption des mesures économiques rejetées par voie referendaire, ceci par dessus la tête des peuples… et de notre Conseil Constitutionnel dont les membres éminents n’y voient rien à redire !
Son article 123, entérinant l’article 104 du traité de Maastricht, stipule notamment:
“Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, ci-aprés dénommées banques centrales nationales, d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organnes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des états membres; l’acquisition directe auprés d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.”
On inaugure ainsi "Les Calamiteuses"

….. OU L’ON A VOULU NOUS MENER:

Maurice Allais, dès 1976:
“En abandonnant au secteur bancaire le droit de créer de la monnaie, l’Etat s’est privé en moyenne d’un pouvoir d’achat annuel représentant environ 5,2% …”

Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988:
“Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.”

André-Jacques Holbecq, Philippe Derruder
(La dette publique, une affaire rentable. A qui profite le système? Editions Yves Michel, Mai 2008) :
“Délibérément, l’Etat a transféré sur le système bancaire privé son droit régalien de création monétaire. Sans que cela ait donné lieu au moindre débat public, on a privatisé l’argent de sorte que nous, peuple soit-disant souverain, devons maintenant acheter notre propre monnaie auprés des banques…
Depuis, l’Etat, c’est à dire nous tous, doit payer un intérêt à ceux qui achètent des instruments de cette dette (40% de résidents, 60% de non-résidents). Au fil des années, cet argent distribué aux plus riches plombe les finances publiques et nous voila entraînés dans une spirale infernale: recourrir sans cesse à de nouveaux emprunts pour couvrir le déficit qui, comme par hasard est toujours proche du montant des intérêts…
En réalité, le transfert, qu’il soit celui d’aujourd’hui ou de demain, ne se fait pas d’une génération aux suivantes, mais entre couches sociales: ce sont les contribuables d’aujourd’hui qui paient les rentes versées aujourd’hui à ceux qui en bénéficient; ce seront les contribuables de demain qui verseront ce qui sera dû, demain aux héritiers des détenteurs de la dette….Le risque est que les travailleurs pauvres de la génération suivante soient obligés de payer ces intérêts (par leurs impôts indirects, par exemple) aux détenteurs déjà riches peu imposés sur leurs revenus du capital.”

9.Posté par villeneuve le 18/02/2010 19:42
bsr.vous avez rappellé comment R.Barre et Delors ont imposé à la nation l'Economie et la Finance (euro, bourse )comme valeurs supérieures à la République.Sarkozy et Fillon tentent d'y réduire la vie politique.Résistons et recréons une économie politique pour des droits collectifs nationaux(travail,logement)qui se développeraient en dehors des intérets privés ou actionnariaux.Quant aux sociétés dites anonymes, y développer la liberté du salarié dans la responsabilité sociale de l'entreprise permettra de viser l'émancipation des salariés(Voir Marx). Pour une République Sociale !

10.Posté par surmely alain le 19/02/2010 20:03
Relèverons-nous le gant?

11.Posté par Lambersartois le 19/02/2010 21:53
Jean-pierre Chevènement fait trop abstraction des PME au profit des grands groupes. La poltique industrielle passe par les PME qui ont besoin de se développer.C'est dommage de les minorer. Ceux qui l'ont rencontré dans le Nord attendent une vision plus large.J'en ai été le témoin direct.J'ai du mal à comprendre ses préventions. Question de culture ? Etonnant de la part d'un homme comme lui. Une réponse serait la bien venue. Il comprendra parfaitement de quoi il retourne.Ses interlocuteurs sont dans l'attente d'un message fort. Qu'il pense aux classes moyennes. La terre est en jachère. Rendez-vous au prochain épisode.

12.Posté par Charles Dollfus le 26/03/2010 14:44
le mode video n'est pas acceptable. Nous ne disposons pas tous du haut debit et la reception per petite bribe ça craint. En province et dans les campagnes le haut débit n'est pas disponible du tout. Merci pour les commentaires qui sont plus lisibles.
j'apprecierai le texte, s'il est disponible, pour mieux l'appréhender et l'utiliser dans des groupes de partage et discussion. Merci

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