Carnet de Jean-Pierre Chevènement

Nicolas Sarkozy : le renoncement face à la mondialisation libérale


Le Président de la République a complètement abandonné l’idée qu’avant d’adapter la France à une mondialisation dont il reconnaît lui-même le caractère déraisonnable, en évoquant un quadruple choc (du dollar, des subrpimes, du pétrole et des matières premières), il fallait changer les règles du jeu : prendre les moyens de lutter contre l’euro cher, protéger l’Europe contre des concurrences déloyales, mettre en oeuvre des politiques industrielles audacieuses.


Le Président de la République, en quittant la posture de l’indépendance nationale, a renoncé à parler clair sur le dollar aux Etats-Unis et sur le yuan à la Chine. En faisant approuver le calamiteux traité de Lisbonne, pour les beaux yeux de Mme Merkel, il a renoncé à réorienter la construction européenne dans un sens plus conforme aux intérêts de la France.

C’est toute la partie volontariste de son programme électoral, celle que lui avait souflée Henri Guano, qui tombe à l’eau. Prendre les agences de notation comme boucs émissaires de ce renconcement relève d’une dérobade assez comique. « Notre capitalisme », explique le Président de la République, n’est pas moral. La belle découverte ! Et que nous propose Nicolas Sarkozy ? « Nous sommes dans un contexte international défavorable : raison de plus pour accélerer ». Le changement se réduit à 55 réformes visant à durcir la concurrence. Les renards apprécieront. Le poulailler, lui, a compris à quelle sauce il allait être mangé.

Quant au Président de la République, plus il accélerera, et plus il créera un fossé d’incompréhension entre lui même et l’opinion publique. Celle-ci ne peut comprendre le langage de l’adaptation passive à une mondialisation libérale désormais entrée en crise.


Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le Vendredi 25 Avril 2008 à 15:16 | Lu 6355 fois



1.Posté par Elie Arié le 25/04/2008 17:00
Sarkozy a d'abord eu le mérite d'être clair: "Je crois au capitalisme, au marché, à la mondialisation".

Voilà qui permet à ceux qui n'y croient pas de se positionner contre lui sans ambigüités.

Mais il a rajouté : "le capitalisme marche actuellement sur la tête" (ce qui est faux: le capitalisme n'a jamais été autant lui-même qu'aujourd'hui), sans préciser comment le remettre sur les pieds. Mais, là, ça devient plus compliqué...

Les membres et dirigeants du Parti "socialiste" sont-ils partisans d'une économie totalement administrée? Il semblerait que non.
Ont-ils des recettes pour "remettre le capitalisme sur ses pieds"? On aimerait les connaître.




2.Posté par Instit le 25/04/2008 17:08
JPC écrit : " il fallait changer les règles du jeu : prendre les moyens de lutter contre l'euro cher, protéger l'Europe contre des concurrences déloyales, mettre en oeuvre des politiques industrielles audacieuses. "

" prendre les moyens de lutter contre l'euro cher " : impossible avec le traité de Lisbonne : " dans l'exercice des pouvoirs et dans l'accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par les traités et les statuts du SEBC et de la BCE, ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l’Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l’Union ainsi que les gouvernements des États membres s'engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne ou des banques centrales nationales dans l'accomplissement de leurs missions. "

3.Posté par Instit le 25/04/2008 17:41
" protéger l'Europe contre des concurrences déloyales " : impossible avec le traité de Lisbonne : " Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l’intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. "

4.Posté par helene le 25/04/2008 17:59
Votre réflexion est tellement évidente, qu'aucun journaliste ne relève l'incohérence :

je cite :

" Notre capitalisme », explique le Président de la République, n'est pas moral.
La belle découverte ! Et que nous propose Nicolas Sarkozy ?
« Nous sommes dans un contexte international défavorable : raison de plus pour accélerer ».
Le changement se réduit à 55 réformes visant à durcir la concurrence.
Les renards apprécieront. Le poulailler, lui, a compris à quelle sauce il allait être mangé. "

> de plus, livrer les services public, tels qu'ils sont en voie de l'être, à la privatisation
> privatisation dont les fonds émanent de ce "capitalisme qui marche sur la tête",
> relève encore d'une logique qui me laisse le c..l par terre.

Mais on peut voir le résultat d'une telle politique en Angleterre, et l'impact qu'il a sur l'opinion publique aujourd'hui.


5.Posté par Elie Arié le 25/04/2008 18:00
Pardon pour un oubli: les dirigeants du PS n'ont pas encore de projet pour concilier capitalisme, mondialisation et socialisme, mais il va sortir début Juin du questionnaire "participatif" de Ségolène Royal.

J'ai mis, sur ce questionnaire, l'article de Jean-pierre Chevènement sur la nécessité d'un nouveau New Deal, mais il a été censuré: les militants de Desirs d' Avenir ont beaucoup mieux...


6.Posté par Xavier DUMOULIN le 25/04/2008 23:45
Nicolas travesti … en Président

Pour ceux qui, dans son propre camp, désespéraient à jamais de voir s'accomplir cette mue présidentielle qu'ils appelaient de leurs voeux, c'est à présent chose faite. Après un an de ton gouailleur, d'annonces désordonnées mêlant impréparation et provocation, et d'exhibitions à ravir la presse people, Nicolas opère un virage de com' à 180 degrés. Quel désaveu cinglant pour celui qui croyant banaliser les valeurs et les façons d'être de l'establisment dans une exubérance médiatique, se trouve acculé, face au jugement des petites gens, à en rabattre dans cet étalage malsain.

Mais sur le fond, l'obstination domine. Tout se tient, affirme -t-il, pour justifier son action gouvernementale brouillonne et parfois cahotique. On avait bien compris et mesuré la direction unilatérale des réformes : du cadeau fiscal aux retraites, le pouvoir d'achat des couches populaires reste le grand perdant de cette politique tout à l'avantage de la finance. Car lorsque le président fait mine de retrouver le ton volontariste de la campagne, sa politique le cloue au pilori. Le traité européen a normalisé la politique de concurrence libre et non faussée. Le gouverneur de la Banque centrale européenne continue sa politique délétère de taux d'intérêt élevés, au grand dam de toutes les forces productives du pays quand la crise financière et la hausse des matières premières menacent déjà, dans ses intérêts vitaux, une humanité affamée.

Pas un regret sur ses déclarations provoquantes de Latran et Ryad, rompant avec la vision laîque et républicaine de la France. Pas d'inflexions sur la politique d'immigration, le président stigmatisant au passage la politique de régularisation pourtant fort équilibrée du ministre de l'intérieur du gouvernement Jospin en 1997, celle de Jean Pierre Chevènement.

On se réjouira, bien à la marge, d'une certaine inflexion comportementale. Mais on déplorera l'entêtement dans une politique qui contredit tout volontarisme affiché. Remplir les caisses …des profiteurs et de la finance, assurément ! Au détriment du monde du travail, résolument.


7.Posté par Instit le 26/04/2008 13:22
L'indépendance nationale, la souveraineté nationale : deux valeurs qu'il faut absolument mettre à l'ordre du jour en avril 2008.

Par exemple, ces valeurs doivent être réalisées de façon urgente pour lutter contre la faim dans le monde. Tous les experts se rendent compte que la mondialisation aboutit aux émeutes de la faim.

La Banque Mondiale, le FMI, l'OMC ont obligé les gouvernements du monde entier à orienter leurs agricultures vers l'exportation.

La Banque Mondiale, le FMI, l'OMC ont obligé les gouvernements du monde entier à laisser tomber les cultures vivrières.

La Banque Mondiale, le FMI, l'OMC ont obligé les gouvernements du monde entier à renoncer à leur souveraineté alimentaire.

Bilan : une régression sociale sans précédent, une catastrophe alimentaire, des émeutes de la faim dans 37 pays.

Je cite le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme :

73. La restauration de la souveraineté nationale et individuelle sur la politique de sécurité alimentaire est le premier élément clef du concept de souveraineté alimentaire.

Ce concept de souveraineté alimentaire n’est pas anticommercial, il est contre la priorité donnée aux exportations, et il est contre le dumping sur les marchés locaux d’aliments importés et subventionnés qui détruisent les moyens de subsistance des paysans locaux. La souveraineté alimentaire cherche à garantir d’abord la sécurité alimentaire en favorisant la production locale pour les marchés locaux. Elle met l’accent sur les petites exploitations qui produisent pour les marchés locaux, par opposition au modèle actuel de l’agriculture industrialisée orientée vers l’exportation.

74. La souveraineté alimentaire implique aussi que les pauvres, en particulier les femmes, auront plus facilement accès aux ressources. Elle offre une autre vision qui donne la priorité à la sécurité alimentaire et fait du commerce un moyen au service d’une fin et non une fin en lui-même.

75. Pour les organisations de la société civile, le modèle de l’agriculture orientée vers l’exportation entraîne l’industrialisation de la chaîne alimentaire et précipite le déclin des petites exploitations paysannes, au Nord comme au Sud, au profit des grandes sociétés agro-industrielles. Puisqu’il est de plus en plus évident que le système actuel du commerce mondial nuit à la sécurité alimentaire des plus pauvres et des plus marginalisés et génère des inégalités toujours plus grandes, le Rapporteur spécial estime que le moment est venu de rechercher d’autres moyens de garantir le droit à l’alimentation. La mise en oeuvre du concept de souveraineté alimentaire est une solution digne d’intérêt.

76. Un certain nombre de gouvernements et d’organisations intergouvernementales appuient la théorie néolibérale qui ne reconnaît pas l’existence des droits économiques, sociaux et culturels et limite les droits de l’homme aux seuls droits politiques et civils. Selon les tenants de cette théorie, seul un marché mondial unifié, totalement libéralisé et privatisé peut progressivement éliminer la faim et la malnutrition dans le monde. Les faits prouvent le contraire. La libéralisation et la privatisation ont progressé rapidement dans la plupart des pays au cours des dix dernières années. Dans le même temps, les chiffres montrent que ceux qui souffrent aujourd’hui de malnutrition grave et chronique n’ont jamais été aussi nombreux, dans le monde entier.

http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/G08/100/99/PDF/G0810099.pdf?OpenElement

8.Posté par Instit le 26/04/2008 15:18
Pour lire le rapport du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l'Homme dans son intégralité, cliquez sur :

http://ap.ohchr.org/documents/dpage_f.aspx?m=101

Puis cliquez sur la lettre « F » au bout de la ligne « 10/01/2008 : Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, Jean Ziegler ».

9.Posté par Instit le 27/04/2008 10:49
Le traité de Lisbonne interdit les restrictions aux mouvements de capitaux :

« Dans le cadre des dispositions du présent chapitre, toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres, et entre les États membres et les pays tiers sont interdites. »

Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre IV, Chapitre 4, Article 63, page 93.

http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

Le traité de Lisbonne interdit le contrôle du pouvoir politique sur la Banque Centrale Européenne :

« Dans l'exercice des pouvoirs et dans l'accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par les traités et les statuts du SEBC et de la BCE, ni la Banque centrale européenne, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions, organes ou organismes de l'Union, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les institutions, organes ou organismes de l'Union ainsi que les gouvernements des États membres s'engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres des organes de décision de la Banque centrale européenne ou des banques centrales nationales dans l'accomplissement de leurs missions. »

Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, Troisième partie, Titre VIII, Chapitre 2, Article 130, page 136.

Le traité de Lisbonne interdit les restrictions aux échanges internationaux :

« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l'intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206, page 182.

Conclusion : le traité de Lisbonne est un traité ultralibéral et libre-échangiste. Les hommes politiques qui ont voté OUI au traité de Lisbonne doivent être combattus. Aucune alliance n’est possible avec eux.

10.Posté par SORIN Michel le 27/04/2008 12:08
J'approuve la position de JPC sur le renoncement de Sarkozy face à la mondialisation libérale.
Nous avons un président opportuniste, dont le seul but était d'arriver sur la plus haute marche du pouvoir. Il ne peut plus viser plus haut, contrairement à son "collaborateur" premier ministre, qui a été bien utile pour préparer le programme électoral, mais qui devient gênant maintenant, car il a davantage le profil d'un homme d'Etat.
Dans ces conditions, on pourrait bien assister au lâchage de Sarkozy par une partie des dirigeants politico-médiatiques.
La division de la droite sera bénéfique à la gauche, à condition que celle-ci se refonde, comme le propose JPC.

11.Posté par Claire Strime le 27/04/2008 13:03
EA, pourquoi perdre du temps à répondre au questionnaire de SR?
Tu n'as pas de jardin à cultiver?
Et puis maintenant si on veut rester à l'intérieur du "système" pour en tirer le moins pire, il y a NKM, cette héroïne postsarkosienne, aux initiales qui évoquent le rap, avec qui je préfère être en accord 1 jour sur 100 plutôt qu'en accord 1 jour sur 2 avec certain(e)s sociaux-les/libéraux-ales.

12.Posté par Instit le 28/04/2008 10:26
28 avril 2008 : « La Banque Centrale Européenne doit privilégier la stabilité des prix, dit Jean-Claude Trichet. »

Il est crucial que la BCE détermine sa politique monétaire uniquement avec pour but d'assurer la stabilité des prix, a déclaré Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne.

Le climat actuel reste très exigeant et ne laisse pas de place à la complaisance, a-t-il dit lors d'une conférence organisée par la banque centrale autrichienne pour célébrer le 10ème anniversaire de la BCE.

La politique monétaire actuelle de la banque centrale va contribuer à la réalisation de l'objectif de stabilité des prix, a-t-il ajouté, soulignant que des risques à la hausse pesaient sur cette stabilité à moyen terme. "

http://www.latribune.fr/info/La-BCE-doit-privilegier-la-stabilite-des-prix--dit-Trichet-828-~-BCE-TRICHET-20080428TXT-$Db=News/News.nsf-$Channel=Bourse

13.Posté par Claire Strime le 07/05/2008 11:41
1 ministre ça démissionne ou ça...

"Sarkozy "maladroit" à Tunis (Kouchner)
La déclaration du président Nicolas Sarkozy affirmant que "l'espace des libertés progresse" en Tunisie a été "maladroite", a estimé aujourd'hui le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"En dehors de cette phrase, oui, par rapport aux autres pays, en particulier dans la région, ça va bien mieux" en Tunisie, a-t-il dit, ajoutant : "Mais c'est insuffisant et il fallait le souligner".
Les propos de Nicolas Sarkozy, tenus la semaine dernière lors d'une visite officielle à Tunis, ont soulevé un tollé de la part des défenseurs des droits de l'Homme.
M. Kouchner a fait valoir que les atteintes aux droits de l'Homme en Tunisie étaient "vraiment des péchés véniels comparés à l'état du monde".
Source : AFP"

14.Posté par BA le 08/05/2008 17:04
« L'espace des libertés progresse en Tunisie. » La phrase prononcée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy à Tunis avait créé la polémique. Pour en atténuer les conséquences, son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a rectifié le tir le 7 mai 2008 en la qualifiant de "maladroite", mais avec une grossière erreur à la clé.

Invité de France Inter, Bernard Kouchner souhaite montrer qu'il ne faut pas non plus être trop critique sur l'état des droits de l'homme en Tunisie. Démonstration à l'appui. Bernard Kouchner déclare : "Il y a un gros livre de Human Rights Watch qui paraît tous les ans pour faire l’état des droits de l’homme dans le monde " et, selon lui, "la Tunisie n'y figure même plus".

Malheureusement pour l'ancien "French doctor", et surtout pour les Tunisiens, Eric Goldstein, directeur de recherche sur l'Afrique du Nord de Human Rights Watch, a infirmé les propos du ministre dès le lendemain, au micro de France Info :

« Il suffit de jeter un coup d'oeil sur notre site ou dans le livre pour voir que la Tunisie reste prioritaire pour Human Rights Watch à cause des droits de l'homme. »

De fait, dans le Rapport mondial 2008 de l'organisation, pas moins de six pages sont consacrées à la Tunisie.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Human Rights Watch n'est pas tendre dans la dénonciation des exactions du président Zine el-Abidine Ben Ali et du gouvernement qui utilise "la menace du terrorisme et de l’extrémisme religieux comme prétexte pour réprimer la contestation pacifique" :

Sur les défenseurs des droits humains : "Les autorités ont refusé d’accorder l’agrément à toute organisation des droits humains réellement indépendante qui en a fait la demande au cours des dix dernières années."

Sur le système judiciaire : "Le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant. Les procureurs et les juges ferment souvent les yeux sur les allégations de torture, même lorsqu’elles font l’objet de plaintes officielles déposées par des avocats."

Sur la liberté des médias : "Ni la presse écrite ni les médias audiovisuels du pays ne couvrent d’un oeil critique les politiques gouvernementales, hormis quelques revues à faible tirage qui font occasionnellement l’objet d’une confiscation."

Il y a donc en tout six pages. Six pages que Bernard Kouchner ignore, peut-être parce que le ministre des Affaires étrangères considère que "ce sont vraiment des pêchés véniels comparé à l'état du monde".

Julien Martin.

http://www.rue89.com/2008/05/08/libertes-en-tunisie-kouchner-maladroit-comme-sarkozy

15.Posté par Claire Strime le 05/06/2008 15:35
C'est grave , docteur?

"La BCE remonterait ses taux en juillet
05/06/2008 | Mise à jour : 15:06 | .
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait remonter légèrement ses taux au cours de sa prochaine réunion en juillet, pour contrer les risques d'inflation dans la zone euro, a déclaré aujourd'hui son président Jean-Claude Trichet.
Source : AFP"

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