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"J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"


Jean-Pierre Chevènement répondait aux questions de France Culture, jeudi 13 avril 2017.


jean_pierre_chevenement.mp3 France Culture  (3.42 Mo)


Verbatim :
Le débat politique est tombé très bas. Il n'y a plus d'objectivité, de sens de la nuance, et même la reconnaissance qu’il peut y avoir de vrais débats. Prenons cet exemple : la rafle du Vél' d'Hiv a été ordonnée par M. Bousquet, secrétaire général de la police, et par, on peut le penser, Pierre Laval, président du Conseil, peut-être avec l'accord de Pétain. Naturellement, cette rafle obéissait aux désirs des occupants allemands, et en particulier du chef de la Gestapo, Oberg. Il y a eu des accords entre Oberg et Bousquet. On peut rappeler ce fait et à partir de là dire : le gouvernement de Vichy est le responsable de ce crime atroce qu'a été la déportation de 20 000 juifs vers l'Allemagne. Faut-il dire la France a commis l'irréparable, comme l'a dit Jacques Chirac en 1995 ? Pour ma part, je ne le pense pas, comme l'ont pensé à peu près tous les hommes politiques responsables en France jusqu'à Jacques Chirac. Car il y a une responsabilité pénale qui s'applique aux criminels, une responsabilité politique, qui s'applique aux peuples à travers les gouvernements qu'ils se sont donnés. Mais est-ce que le gouvernement de Vichy était un gouvernement légitime ? C'est la question de fond.

Sur le champ, un historien, Marc Bloch, à travers un livre intitulé L’étrange défaite, a parlé de coup d’état. Il a parlé des « nouveaux Bazaine » qui avaient trahi la République en offrant nos armées à la capitulation en sollicitant par radio cette capitulation alors que l’armistice n’avait pas déjà eu lieu. De Gaulle, à Londres, a lancé l’appel du 18 juin, en proclamant l’illégitimité du gouvernement qui venait de se constituer à l’époque à Bordeaux. C’est une thèse historique qu’il faut quand même rappeler parce que ce n’est pas un Président de la République ni même deux, ni même trois qui peuvent faire la vérité historique. Il y a un débat et moi je considère que le peuple français n’est pas coupable, on ne peut pas dire qu’il a commis l’irréparable parce que l’immense majorité du peuple français n’était évidemment pas d’accord avec cela.

C’est une illustration de la confusion du débat dans une campagne que je juge de très mauvaise qualité occultant les grands enjeux auxquels la France doit faire face et qui mériteraient un autre traitement. Il reste encore dix jours aux Français pour faire le meilleur choix en fonction des intérêts de la France: c’est un choix difficile.

J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau où les grands sujets sont très maltraités.

Source : France Culture


Rédigé par Chevenement.fr le Jeudi 13 Avril 2017 à 19:17 | Lu 6834 fois



1.Posté par Michèle Rubin-Delanchy le 13/04/2017 20:18
Je suis assez d'accord avec vos propos JP Chevènement et ai aussi honte pour mon pays de ces débats de bas niveau .Je ne me sens en rien responsable de ce qu'a pu faire le gouvernement de Vichy combattu par mes parents résistants et une grande partie de la population pour ne pas dire la majorité de la population effarée ,mais les faits sont loin ,la mémoire aussi ce qui permet de dire ,écrire n'importe quoi au nom d'une recherche de voix ? d'une méconnaissance des faits ? Qu'elle tristesse que cette campagne électorale ...

2.Posté par Jean-Luc PIROVANO le 13/04/2017 20:26
Je n'en attendais pas moins de votre part : vous avez évidemment dit sur ce sujet (la question du Vel d'Hiv) ce qu'il faut dire ! Avez-vous remarqué comme les journalistes qui ont prétendu rapporter les propos de Mme Le Pen les ont déformés, l'accusant d'avoir nié la responsabilité de Vichy alors qu'elle l'avait affirmée ! Sont-ils victimes de leur mauvaise foi, de leur inculture ou de leur faiblesse intellectuelle, sans doute les trois à la fois. Quoi qu'il en soit ils ont prouvé qu'on est tombé bien bas !

Évidemment, il va bien s'en trouver pour dire que Chevènement soutient Marine Le Pen... ! Le simplisme règne en maître.

3.Posté par André ANDRÉ le 13/04/2017 21:52
M. Chevènement, j'apprécie toujours votre personnalité mais j'avoue ne pas comprendre vos choix. Vos idées et vos préoccupations sont extrêmement proches de celles de M. Mélenchon, à quelques nuances près. Cependant, vous vous obstinez à lui mettre des bâtons dans les roues et je trouve cela fort dommage. Subissez-vous des pressions ? Est-ce une peur que vous avez qu'il arrive à faire ce que vous n'avez pas réussi en 2002 ?

Sincèrement, je ne vous comprends plus. J'aimerais que vous restiez fidèles à vos idées sur l'euro, sur l'Europe, sur la laïcité, sur l'austérité, sur l'autorité de l'Etat, sur les relations internationales...

Le fait que Mélenchon ait refusé l'alliance que vous proposiez vous a certainement vexé et les raisons peuvent se discuter. Néanmoins, maintenant il y'a une chance qu'il soit élu sans alliance hasardeuse avec Dupont-Aignan ou encore moins avec le FN. Vous pouvez contribuer à gâcher cette chance, mais alors le Chevènement que j'apprécie tant sera bel et bien un être du passé...

4.Posté par Daniel RIGOLLET le 13/04/2017 23:20
Merci Jean Pierre de rappeler la seule position qu'un gaulliste peut avoir. Je n'ai jamais compris la position de Jacques Chirac à ce sujet. Comme je ne comprends pas l'attitude des journalistes. On vit une "drôle" d'époque. Mais ne nous laissons pas abattre. Fier d'être Français !

5.Posté par Patrick LENORMAND le 15/04/2017 20:10
@Jean-Luc PIROVANO
'il va bien s'en trouver pour dire que Chevènement soutient Marine Le Pen... ' ...
Mais si Mr Chevènement disait pour qui il allait voter, ce qui est à mon sens normal pour un homme politique, ce ne serait pas plus simple ?
Dupont-Aignan et Chevenement deux patriotes républicains qu'attendent-ils pour faire front commun ?
Je constate que Mélanchon à remplacer ces toutes dernières années le drapeau rouge par le drapeau tricolore, l'internationnal par la marseillaise... Très bien mais sincère ou pour prendre des voix au FN ?

6.Posté par Jean-Paul BIANCAMARIA le 17/04/2017 11:44
M. Chevènement je dois vous avouer que vos commentaires plutôt bienveillants sur certains candidats à l'élection présidentielle me déçoivent. Vous me semblez plutôt ambigu sur la candidature de M. É. Macron, alors que sur la souveraineté nationale son point de vue est aux antipodes de celui que vous avez toujours défendu. Même constat sur l'UE et l'Euro.
Quant à M. Fillon, son éthique "élastique",heureusement mise en lumière il y a peu, ne correspond en rien à celle dont vous avez fait preuve durant toute votre carrière.
Je crains que vos rapports avec M. Hollande ne soient en train d'obscurcir la qualité de vos jugements. Je souhaite que vous redeveniez vite le J-P Chevènement que nous apprécions tant.

7.Posté par Jérôme LECLERCQ le 17/04/2017 16:40
Si Jean-Pierre Chevènement avait été candidat, le choix eut été facile. Mais nous, qui sommes indépendants et pourtant sensibles aux destinées de notre pays, nous savons quelles conjurations l'ont écarté. Au-delà de celle des médiocrités, qui toujours œuvre à la ruine des grands hommes, il en est une plus précise, et extrêmement vivace de nos jours, c'est l'action sourde, violente et multiforme du parti mondialiste. Qu’on ne se méprenne pas. La mondialisation est un mouvement inévitable, mais ce qui l’est moins c’est que la finance en soit le souverain. Or, c’est précisément ce qui se passe, et la vision de Jean-Pierre Chevènement, que nous savons à la fois judicieuse et juste, ne convient en aucune façon à ce titan destructeur des nations, des traditions et des solidarités.
Il nous faut donc choisir entre les possibles. Non pas entre Le Pen et Macron, qui sont les noms de la faillite d’une part, et de la licence absolue donnée à la finance de l’autre, mais entre Fillon et Mélenchon. Quelle situation ! Aurions-nous pensé, il y a un an de cela, en être réduits à cet invraisemblable dilemme ? Il nous faut cependant considérer la chose. Les facéties charismatiques de Mélenchon, sorte de tentation pour gens de gauche, ne peuvent nous empêcher d’y déceler une façon de démagogie propre à rendre impossible toute victoire, et toute politique solide. De l’autre côté, nous observons un François Fillon qui semble incarner l’héritage gaulliste en ce qu’il définit une politique d’indépendance de l’Europe, d’équilibrage de nos relations avec les Etats-Unis et la Russie, et de lutte sincère et véritable contre le terrorisme islamiste. Mais il y a plus : ce libéral ne répugne pas à doter l’Etat d’une stratégie économique, et, surtout, il a défini une action déterminée contre la dette, qui est le poison de l’économie française et le tombeau de son indépendance.
Après l’échec de la gauche, sous la houlette de François Mitterrand, à tenir une position d’indépendance industrielle et monétaire, le Parti Socialiste, à partir de 1983, a commencé sa mue mondialiste. Et le parti gaulliste l’a suivi de près. Par glissements successifs, et par un travail sous-terrain de l’intérieur, ces deux partis sont peu à peu devenus, durant les trente dernières années, des instruments de l’armada institutionnelle du parti mondialiste. Les présidences de Nicolas Sarkosy et de François Hollande furent le couronnement de cette évolution. Le Parti Socialiste en ressort exsangue, les mondialistes quittant le navire, et les militants sincèrement de gauche s’y retrouvant tels les rescapés du Radeau de la Méduse. Le parti gaulliste, lui, a connu un sursaut autour de la candidature de François Fillon, une réaction de sauvegarde, un réflexe vital, le faisant renouer avec certaines des valeurs qui constituait son identité première, et avec un peuple mécontent et déboussolé par les déconstructions diverses et variées de cette mondialisation agressive.
Le parti mondialiste tenait pour acquis qu’il ait deux fers au feu, Juppé et Macron en l’occurrence, et l’on comprend, dès lors qu’on lui ait retiré le premier, qu’on l’ait remplacé par une personnalité et une politique totalement étrangères à ses vues, et que celles-ci soient en position d’emporter l’élection présidentielle, on comprend que ce parti fasse tout, y compris par des moyens déloyaux et antidémocratiques, pour détruire une opportunité surgie de certaines profondeurs du peuple et en même temps si contraire à ses plans. Nous comprenons alors que l’enjeu de cette élection n’est pas seulement le choix de la route à suivre, mais également celui de savoir si nous conserverons ou si nous perdrons la possibilité de faire librement ce choix. Nous comprenons qu’il existe aujourd’hui une chance d’échapper à cette mutation programmée de la France en un agglomérat de peuplades incultes, standardisées et soumises. Nous comprenons avoir entre nos mains la possibilité de redonner à notre patrie l’indispensable parcelle de pouvoir qui lui permettrait à la fois de se relever et de parler librement. Nous qui sommes indépendants, et pourtant si inquiets du destin de notre pays, nous choisirons François Fillon.

8.Posté par Jules DUNORD le 17/04/2017 22:35
@ Jérôme LECLERCQ (post 7)

Vous ne manquez pas d’air, après un long baratin qui commence et finit par « Nous qui sommes indépendants », vous concluez par « nous choisirons François Fillon. ».

En fait, vous devez parler de vous à la première personne du pluriel, vous êtes en quelque sorte un « précieux ». Moi, qui soutient JP Chevènement et qui ne parle qu’en mon nom propre, jamais je ne choisirais un voleur, un fourbe qui renie sa parole, un minable qui veut se donner des airs de Monsieur Propre alors qu’il a spolié l’état depuis de nombreuses années.

En plus, ce triste individu veut casser le modèle social Français : faire payer un peu à beaucoup de pauvres et de moyens pour donner beaucoup à quelques riches.

Hause de la Tva, suppression de l’ISF, casse de la sécurité sociale au bénéfice d’assurances privées, suppression de 500 000 fonctionnaires .., voici quelques mesures que des extrémistes de droite acceptent par revanche du quinquennat de la pseudo gauche. Les vrais hommes et femmes de droite et du centre se sont désolidarisés de votre héros.

Moi, je choisis JL Mélenchon, l’un des rares intègres avec N Dupont Aignan, qui a compris l’importance de la nation. Il souhaite une 6ème république pour mettre fin à la monarchie de la 5ème et mettre fin par le peuple aux pouvoirs des pseudos élites (c’est peut être cela qui vous dérange chez lui).

9.Posté par Jean-Luc PIROVANO le 18/04/2017 15:09
@ Jules DUNORD (post 8)
D'accord avec ce que vous assénez à l'auteur du commentaire 7. Pas du tout avec votre choix : Mélenchon... honnête ? Intellectuellement c'est douteux ! Comparez ses discours de 2012 et aujourd’hui... je veux bien qu'en 5 ans on évolue, mais un grand garçon comme lui, changer à ce point... je crains qu'il ne soit resté le produit de ses deux formations perverses, le trostso-lambertisme et le mitterrandisme... ça n'a jamais fait un homme honnête...

Pour vous, qui dites "soutenir J.-P. Chevènement" (je me demande en quoi il a besoin aujourd'hui qu'on le soutienne) se tourner vers Mélenchon me semble incohérent.
C'est se tourner vers N. Dupont Aignan qui me paraît le plus sensé (pour moi ce sera le seul vote que je pourrai émettre sans honte dans l' "offre" qui se présente - ou Asselineau à la rigueur, mais je voudrais bien que NDA fasse un score suffisant pour être remarqué...).

10.Posté par Jules DUNORD le 18/04/2017 22:42
@ Jean-Luc PIROVANO (post 9)
Il est vrai que c’est un pari de choisir JL Mélenchon. Il donne l’impression d’avoir changé dans le bon sens. Est-ce vrai ou est ce une posture ? L’avenir le dira.

Choisir N. Dupont Aignan ou Asselineau n’est pas un mauvais choix, loin s’en faut. Le seul problème est que, d’après les sondages qui peuvent être inexacts, mais pas tant que cela, NDA ferait 4 fois moins que JL Mélenchon. Donc voter Mélenchon, c’est voter utile. Sachant que si ce n’est pas lui, ce serait Macron, Le Pen ou Fillon.

Mélenchon et NDA ont plusieurs points communs : inéligibilité à vie en cas de corruption pour l’un, casier judiciaire vierge pour l’autre, nationalisation des autoroutes .. En tout cas, je souhaite que NDA atteigne au moins 5% afin d’être remboursé des frais de campagne.

11.Posté par Jean-Luc PIROVANO le 19/04/2017 09:50
@jules DUNORD (post 10)

J'ajoute qqchose concernant Mélenchon : voilà qu'il se revendique "pacifiste"... pour moi ça sonne comme "munichois" ! J'espère (pour sa lucidité) que quand il est applaudi en tant que "pacifiste" il se dit (comme Daladier applaudi par la foule à son retour de Munich en sept. 38) : "Qu'ils sont cons..."

Le "pacifisme" est aussi un de mes points de désaccord important avec Onfray (par bien des côtés sympathique et qui ne manque jamais de rappeler que JPC est l'homme politique pour lequel il a le plus de considération).
Rappel : Onfray, lui, comme à son habitude, ne votera pas... ce qui n'est pas très "chevènementiste" (mais les gens sont plus compliqués qu'on ne croit, surtout les "philosophes" tendance anar...).

12.Posté par Carl GOMES le 19/04/2017 23:10
Franchement je reste indécis sur mon vote à cette élection. Je vais devoir voter par dépit en éliminant les plus mauvais.
1- Déjà éliminer tous ceux qui sont pour la guerre: Macron et Hamon.
Restent: Fillon, Mélenchon et Le Pen (ou Asselineau).
Fillon vient de dire ce soir sur France 2 avoir compris le bombardement de la base aérienne syrienne par Trump, alors si c'est ça qu'il appelle dans ces discours tenir tête à Trump, c'est un peu faiblard. Donc pour moi Fillon n'est quand même pas très clair dans son raisonnement (je ne parle pas de l'affaire des costumes...), un coup il est pro-Poutine, l'autre pour Trump; après avoir longtemps été contre l'Europe avec Séguin (et Chevènement), il s'insurge maintenant comme quoi si la France quittait l'Euro, elle serait fichue...Sur le plan économique, je ne pense pas que le passage aux 39 heures (payées 37) et le passage de l'âge de la retraite à 65 ans suffisent seuls à résorber le chômage et stimuler une période de croissance de l'économie, même si les 35 heures sont une mauvaise chose c'est certain...
Mélenchon, sur l'écologie, les énergies renouvelables et l'économie de la mer, je ne le suis pas du tout...Enfin franchement ce n'est pas possible, comment peut-on avoir une vision aussi étriquée de l'économie? Les énergies renouvelables, si on enlève la part de l'hydroélectricité, représentent seulement 7% de la production mondiale d'électricité (2.5 % d'éolien, 1.5 % de biomasse, 0.5 % de photovoltaïque, 0,4% de géothermie), c'est à dire rien du tout et dire qu'on passera à 50% dans 5 ans ce n'est pas réaliste. On n'avance pas comme ça des chiffres en pariant sur des avancées technologiques qui ne sont aujourd'hui pas encore développées.
Asselineau a été injustement ridiculisé par les médias, mais fera sûrement un petit score...

13.Posté par Jérôme LECLERCQ le 23/04/2017 04:24
Ah mes amis, mes chers compatriotes, que vous me faites peur! Casanova nous a appris qu'il n'y a généralement que des imposteurs et des dupes. Mais en ces circonstances exceptionnelles -oui exceptionnelles, ne le voyez-vous pas?-, serez-vous les dupes de toutes ces impostures qui prétendent à vous traîner sur de mauvaises routes? Irez-vous hurler bêtement, petitement, mauvaisement : "on est chez nous!" pour finir dans un bouge d'étroitesse et de pénurie? Croirez-vous à nouveau à cette chimère du pays de cocagne qui toujours rendit fous ses fidèles et toujours les conduit à s’entre-massacrer ? Cèderez-vous à la plus jeune et la plus séduisante des sirènes, celle qui vous tourne le sens par un doux chant de rêve tandis qu’elle accapare le trésor de votre navire ? Ma tristesse et ma colère seraient telles que je ne verrais plus mes amis qu’en traîtres et en irréductibles imbéciles. Vous avez un ami, un chef, une étoile pour vous guider en ce monde soudain si funeste, et parce que ceux qui vous veulent faibles vous l’ont dépeint d’un noir portrait vous ne le verriez plus que bandit ? Vous auriez la bêtise de rejeter le plus clairvoyant d’entre vous, et vous vous feriez vous-même votre propre bourreau ? Votre discernement, votre bon sens, votre cœur même, ne seraient plus que chair inerte, boue inutile, feu sans lumière ? Rien, nulle pitié, aucun affront ne sauraient plus éveiller en vous l’orgueil d’avoir été l’aune de la civilisation ? Vous ne sauriez plus le geste simple de la reconnaissance ? Je ne peux croire que vous soyez à ce point en dessous de vous-mêmes. Il y a bien un petit quelque chose, un frémissement, un œil ouvert, un front levé, quelque cœur froissé, quelque amertume d’être si bas tombés, ou encore, oui, je la sais, une attente éperdue, violente et presque irréelle. La blessure est vivante en chacun, la base sentimentale du redressement existe, il ne lui manque que de rencontrer sa volonté. Mes amis, en ce jour de grande et vraie cérémonie de notre corps politique, allez au plus profond de vous-même, et je ne peux douter que vous ne mettiez François Fillon bien au-dessus de toutes les impostures que l’on essayât de substituer à votre vérité.

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