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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Le syndrome de la guerre du Golfe</title>
   <pubDate>Wed, 13 Jul 2011 13:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le vote massif et inconditionnel d’approbation à la poursuite des opérations en Libye m’a irrésistiblement fait penser au syndrome de la guerre du Golfe. Aucune vue longue.       <br />
              <br />
       La majorité des parlementaires, sous prétexte de solidarité avec nos soldats, se montrent en réalité solidaires du gouvernement qui, comme il se doit, donne des ordres aux militaires.       <br />
              <br />
       Les socialistes se retrouvent naturellement dans l’ingérence, concept qui historiquement leur doit beaucoup. Bernard Kouchner, là où il est, et Bernard Henri Lévy peuvent se frotter les mains. Le souci du respect de la légalité internationale passe au second plan, comme si la légalité internationale n’était pas aussi l’intérêt de la France.       <br />
              <br />
       Dans quel état seront demain la Libye, le Maghreb, le Sahel ? Ces grandes questions sont évacuées.       <br />
              <br />
       Une option militaire à courte vue a été privilégiée. Plus le conflit durera et plus la Libye sera déstabilisée. La tâche de la force de l’ONU, qui sera demain chargée de rétablir l’ordre, ne sera pas de tout repos. Politiquement, on peut se demander quel moyen de pression le PS conservera encore pour conduire le gouvernement à privilégier une issue politique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-syndrome-de-la-guerre-du-Golfe_a1174.html</link>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre</title>
   <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 14:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2328030-3255316.jpg?v=1289480109" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre" title="Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre" />
     </div>
     <div>
      L'émission est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2328030-3255316.jpg</photo:imgsrc>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-BFM-Radio-a-12h30-lundi-6-septembre_a997.html</link>
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   <title>Vers l’effacement de notre diplomatie culturelle</title>
   <pubDate>Mon, 22 Feb 2010 22:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de M. Jean-Pierre Chevènement, discussion en séance publique au Sénat du projet de loi relatif à l’action extérieure de l’Etat, lundi 22 février.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1900246-2604756.jpg?v=1289480096" alt="Vers l’effacement de notre diplomatie culturelle" title="Vers l’effacement de notre diplomatie culturelle" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Président,       <br />
       Monsieur le Ministre,       <br />
       Mes chers collègues,       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Le pape, combien de divisions ? »</span>        <br />
       On se souvient de la célèbre apostrophe de Staline à Churchill.       <br />
       On serait tenté, Monsieur le Ministre, de vous poser la même question à propos des moyens consacrés à notre action culturelle et technique à l’étranger, sans vouloir diminuer votre rayonnement personnel, qui n’est quand même pas à la hauteur de l’influence spirituelle du Pape ...       <br />
              <br />
       Vous nous proposez de créer deux grands opérateurs : une Agence chargée de l’action culturelle extérieure et une Agence pour l’expertise et la mobilité internationale, l’AFEMI, toutes deux sous forme d’EPIC et en cohérence avec la création, au sein du Ministère des Affaires étrangères et européennes, d’une direction de la Mondialisation. Je n’ai pas d’hostilité de principe à cette réforme. On peut regrouper, rattacher, restructurer, autant qu’on voudra. En matière d’organisation, ce qui compte c’est la vision politique et ce sont surtout les moyens, par exemple pour offrir une carrière digne de ce nom aux personnels de l’action culturelle. Mais est-ce bien là le propos de la réforme que vous nous présentez. Ne serait-ce pas plutôt l’inverse ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au moment où l’on parle de la « diplomatie d’influence », où nos partenaires et concurrents étrangers, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, mais aussi la Chine, renforcent les moyens consacrés à leur diplomatie culturelle et leur influence, notamment en Asie, en Afrique et même en Europe, comment expliquer que notre pays soit le seul à réduire drastiquement les moyens consacrés à son rayonnement culturel et linguistique ? Notre collègue Duvernois parle de débâcle budgétaire sans précédent pour ce qui est des services de l’Etat ou dépendant de lui juridiquement. S’il n’y avait pas le réseau associatif, et en particulier le millier d’Alliances françaises qui accomplissent un travail admirable et largement autofinancé pour développer notre langue, celle-ci qui, selon Fernand Braudel, constitue l’identité de la France, serait en perdition. Le nombre des Alliances françaises, de 2000 à 2009, a augmenté de 8 %, celui des Instituts et centres culturels a diminué de 20 %.       <br />
              <br />
       Notre pays a pourtant été le premier à mettre en place une diplomatie d’influence.       <br />
              <br />
       Faut-il rappeler qu’au lendemain de la défaite de 1870, la France a pris l’initiative, grâce à des personnalités comme Ferdinand de Lesseps, Louis Pasteur, Ernest Renan ou Jules Verne, de mettre en place ce magnifique réseau des Alliances françaises, qui joue un rôle majeur pour promouvoir notre culture et notre langue hors de nos frontières ?       <br />
              <br />
       Aujourd’hui encore, notre pays dispose du réseau culturel le plus dense et le plus étendu.        <br />
              <br />
       Mais il suffit de se rendre dans nos ambassades, dans nos centres ou instituts culturels ou même de voyager à l’étranger, pour constater la faiblesse croissante des moyens dont disposent nos diplomates, nos conseillers culturels, nos directeurs d’Instituts et de centres culturels et l’ensemble des personnels de notre diplomatie culturelle, à l’engagement et au dévouement desquels je veux rendre l’hommage qu’ils méritent, mais qui ne peuvent compenser, à la longue, le rétrécissement des crédits et les suppressions de postes.       <br />
              <br />
       Comment s’étonner dans ce contexte que partout l’usage de notre langue et la présence de la culture française diminuent, y compris dans des zones d’influence traditionnelle de la France, comme en Europe centrale et balkanique, au Maghreb et même en Afrique francophone ?       <br />
              <br />
       Faut-il rappeler que, si le français est l’une des trois langues de travail des institutions européennes, la part des documents rédigés en français au sein de la Commission européenne a chuté de 38 % en 1996 à moins de 12 % en 2008 ?       <br />
              <br />
       Dans le même temps, la part des documents rédigés en anglais est passée de 45 à 72 %.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, comment expliquer la nomination de Mme Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne, alors que celle-ci, contrairement à une coutume bien établie, ne semble pas parler notre langue ?       <br />
              <br />
       Voilà qui peut laisser songeur pour l’influence de notre pays au sein de la nouvelle diplomatie européenne.       <br />
              <br />
       Il y a un domaine que je connais bien, c’est celui de notre enseignement supérieur grâce à l’effort réalisé en 1997-1998, sous l’impulsion de MM. Allègre, ministre de l’Education, Védrine, ministre des Affaires étrangères, et de moi-même alors en charge de l’immigration et par conséquent de l’accueil des étudiants étrangers, le nombre de ceux-ci dans l’enseignement supérieur français au sens large est passé de 160 000 en 1999 à 266 000 en 2008.       <br />
              <br />
       Toutefois, la France accueille un faible nombre d’étudiants étrangers en provenance des grands pays émergents, comme l’Inde, la Russie ou le Brésil, et la plupart des futurs cercles dirigeants de ces pays auront une culture anglo-saxonne. Il en va de même en Europe où nous sommes largement devancés par la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Il faut dire que les moyens de promotion de « Campus France » qui a pris le relais d’« Edufrance » sont dérisoires, comparés à ceux du British Council ou du Goethe Institut. Le problème des tutelles ministérielles sur l’AFEMI n’est pas réglé mais il me semblerait raisonnable que s’agissant de l’accueil des étudiants et des chercheurs étrangers la co-tutelle du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche soit préservée. Cette question évoquée par M. Kergueris a été renvoyée à un décret mais elle est essentielle et me paraît mériter de figurer dans la loi.       <br />
              <br />
       Le budget consacré par la France à son rayonnement culturel et scientifique a connu une forte diminution ces dernières années, avec des baisses pouvant aller jusqu’à 20 ou 30 % selon les pays.       <br />
              <br />
       Tout laisse à penser que le budget et les effectifs du ministère des affaires étrangères vont continuer à subir des coupes claires dans les prochaines années…       <br />
              <br />
       Car votre budget, Monsieur le Ministre, est pris en étau entre le marteau de la RGPP et l’enclume des contributions internationales, qui connaissent, quant à elles, une hausse exponentielle.       <br />
              <br />
       Je rappelle que le montant total des contributions internationales versées par la France s’élève à plus de 740 millions d’euros.       <br />
              <br />
       A titre de comparaisons, l’ensemble des moyens consacrés à notre action diplomatique, au sens strict, ne représente que 90 millions d’euros.       <br />
              <br />
       Notre contribution à l’OTAN représente à elle seule 170 millions d’euros.       <br />
              <br />
       Et, lorsque l’on consulte la liste des organisations internationales qui reçoivent une contribution de la France, on peut légitimement s’interroger.       <br />
              <br />
       Est-il réellement utile de contribuer financièrement à l’association pour la conservation des albatros et des pétrels, malgré toute l’admiration que je porte à Baudelaire ?       <br />
              <br />
       De même, ne serait-il pas utile de revoir notre participation à des organisations telles que l’organisation internationale des bois tropicaux, le comité international du coton, la commission interaméricaine du thon des tropiques ou encore le groupe d’études international du caoutchouc ?       <br />
              <br />
       Nos participations internationales amputent d’autant les moyens dévolus aux actions bilatérales, qui contribuent pourtant de manière déterminante à notre rayonnement à l’étranger.       <br />
              <br />
       Le soutien au multilatéralisme, que vous prônez, n’est bien souvent qu’un des aspects de l’effacement de la France. Voilà le grand mot lâché : l’effacement de la France. On n’y remédiera pas, Monsieur le Ministre, en réduisant la multiplicité de nos opérateurs. Sans doute faut-il resserrer le dispositif. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, la société de l’audiovisuel extérieur de la France, l’Agence pour la diffusion de l’information technologique ont créé des précédents éclairants. Il y a sûrement des leçons à tirer pour la création des deux nouveaux opérateurs. Une chose est sûre cependant : si vous n’avez pas des moyens substantiellement accrus au budget de 2011, mieux vaut ne pas engager des réformes précipitées qui ne feraient qu’ajouter la confusion à la disette. Laissez les bourses universitaires au CNOUS et n’engagez d’expérimentations de rattachement des Instituts culturels au nouvel opérateur, qu’avec des moyens substantiellement accrus. Surtout, en matière « d’expertise internationale », ne vous aventurez pas sur le terrain glissant des mises à disposition de fonctionnaires français auprès de « think tanks » étrangers, ou encore de facturation de services d’expertises à des entreprises étrangères dans des domaines ne relevant pas nécessairement de l’intérêt public, tout en restant subventionnés par l’Etat français. Le cœur de cible doit rester notre coopération scientifique et technique et il faut conjurer le risque de dérive mercantile, surtout si les moyens budgétaires ne sont pas suffisants.       <br />
              <br />
       Vous parlez de « modernisation » : en vérité, vous êtes prisonnier de cette fameuse RGPP, dont le regretté Philippe Seguin avait critiqué l’application indiscriminée, et ne pourrez donc maintenir, au fil des réductions qui se succèdent année après année, la présence universelle de notre diplomatie, dont vous convenez vous-même qu’elle est encore l’un de ses principaux atouts. Je souhaite me tromper, mais je crains qu’avec la création de l’opérateur culturel, le Ministère des Affaires étrangères n’ait trouvé une solution pour ne jamais harmoniser la situation salariale des recrutés locaux de ses divers réseaux diplomatiques. Le passage sous statut privé signifierait l’échec du projet d’harmonisation sociale qui seul répondrait à l’ambition d’une grande politique culturelle extérieure, offrant à ceux qui s’y consacrent, des perspectives normales de carrière et d’épanouissement.       <br />
              <br />
       Le projet de loi que vous nous présentez, Monsieur le Ministre, ne saurait tenir lieu à lui seul de réponse à la crise que traverse notre diplomatie culturelle.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas en créant une nouvelle agence, même si on décide de l’appeler « Institut Victor Hugo », que l’on pourra réellement espérer un renforcement de notre action culturelle. J’aurais préféré, pour ma part, le nom plus sobre d’« Institut Français » à l’image du « British Council ». Victor Hugo, « notre plus grand poète hélas ! », ne résume pas toutes les faces de la culture et de la littérature françaises.       <br />
              <br />
       Les amendements apportés par la commission des Affaires étrangères et de la Défense apportent certes des améliorations bienvenues, notamment en ce qui concerne les ressources de ces établissements.       <br />
              <br />
       En revanche, j’avoue, Monsieur le Ministre, que je suis médiocrement convaincu par le rattachement à cette agence des services de coopération et d’action culturelle des ambassades ou des centres et instituts culturels.       <br />
              <br />
       Ne serait-ce pas là le signe d’un renoncement à une composante essentielle de notre diplomatie ?       <br />
              <br />
       Le ministère des affaires étrangères et les ambassadeurs sur le terrain ne risquent-ils pas d’être tenus à l’écart et privés de cet outil majeur d’influence, comme c’est déjà le cas en matière économique, avec UbiFrance, ou l’aide au développement, avec l’Agence française de développement ? La culture peut encore moins être dissociée du politique.       <br />
              <br />
       En définitive, l’Etat sera-t-il toujours en mesure de conduire une diplomatie culturelle ?       <br />
              <br />
       J’espère, Monsieur le Ministre, que vous pourrez nous rassurer sur ce point.       <br />
              <br />
       Pour terminer, Monsieur le Ministre, vous avez évoqué dans une interview au Journal du Dimanche, il y a deux jours, la création d’un Etat palestinien, avant même la négociation sur ses frontières. On n’en attendait pas moins du créateur de « Médecins sans frontières ». Mais ne craignez-vous pas dans le rapport de forces actuel, d’entériner ainsi les avancées de la colonisation israélienne des territoires occupés ? Quel est sur ce sujet l’avis de M. Mahmoud Abbas ? Et celui des Etats-Unis ?       <br />
              <br />
       Sur ce sujet aussi nous aimerions être rassurés. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Identité nationale, politique de la France, gauche, présidentielle de 2012 : Chevènement au Grand entretien de RCJ</title>
   <pubDate>Sun, 13 Dec 2009 12:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Grand entretien de RCJ dimanche 13 décembre à 11h. Il répondait aux questions de de Shlomo Malka et Yves Derai pendant 30 minutes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée sur la bande FM (94.8 FM à Paris) ou <a class="link" href="http://www.radiorcj.info/">sur le site de la radio</a> en direct et est podcastée ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Deux marches descendues</title>
   <pubDate>Mon, 30 Nov 2009 17:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur le budget du Ministère des Affaires étrangères (Mission Action extérieure de l’Etat) au Sénat, lundi 30 novembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1737413-2353888.jpg?v=1289480091" alt="Deux marches descendues" title="Deux marches descendues" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, mes chers collègues,       <br />
              <br />
       Comme chaque année, l’examen des crédits de votre Ministère est l’occasion de nous interroger sur vos moyens et sur la manière dont vous les mettez en œuvre, à travers la politique étrangère de notre pays.       <br />
              <br />
       Comme vous l’avez-vous-même souligné devant la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense, les effectifs de votre ministère diminueront de 2 %, soit près 255 emplois temps plein, pour n’atteindre plus que 15 564 et les moyens de fonctionnement, à Paris et dans les postes diplomatiques, diminueront également de 2 %. Vous parlez de « modernisation » : en fait, les réductions que vous opérez, ainsi pour raccourcir la liste des ambassades à missions spécifiques ou, paradoxalement, diminuer la taille des ambassades à missions élargies, ou encore les fusions censées faire naître une nouvelle Agence dédiée à l’expertise et à la mobilité internationales, à partir de trois structures, Campusfrance, FCI et Egide qui ont fait leurs preuves, ou encore d’une Agence interministérielle pour remplacer « Culturesfrance », ne peuvent donner que des résultats problématiques. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La vérité c’est que vous êtes prisonnier de la RGPP et que vous ne pourrez maintenir, au fil des réductions qui se succèdent année après année, la présence universelle de notre diplomatie dont vous convenez vous-même qu’elle est encore l’un de ses principaux atouts. La légère progression de 413 à 420 millions d’euros des moyens accordés à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ne peuvent compenser l’alourdissement de ses charges, du fait de l’augmentation des cotisations de retraite de ses employés. De même, il serait souhaitable de revenir sur l’engagement pris à la légère, de financer les frais de scolarité des lycéens français. Il y a d’autres priorités : ainsi les bourses accordées aux étudiants étrangers qui vont baisser très fortement.        <br />
              <br />
       Constatons enfin que vos crédits sont de plus en plus utilisés dans le cadre d’organisations internationales. Ces actions – notamment celles consacrées par l’ONU au maintien de la paix – gagneraient en légitimité si elles étaient mieux contrôlées. Nos participations internationales amputent les moyens dévolus aux actions bilatérales dont notre rapporteur, M. Trillard, a souligné justement qu’elles contribuaient de manière déterminante à notre rayonnement à l’étranger. Peut-on en dire autant de nos contributions financières aux tribunaux pénaux pour l’ex-Yougoslavie – 9,7 millions d’euros – ou pour le Rwanda 8,2 millions d’euros ? Ne serait-il pas temps de les réduire drastiquement ? De même un audit sur l’Institut universitaire européen de Florence (4,5 millions d’euros) permettrait-il sans doute de faire quelques économies bien utiles ailleurs, y compris dans le domaine de la recherche.       <br />
              <br />
       Le soutien au multilatéralisme dont vous vous réclamez n’est bien souvent qu’un des aspects de l’effacement de la France. La réduction de nos moyens propres traduit le rétrécissement de nos ambitions.        <br />
              <br />
       Deux grands évènements ont marqué l’année 2009. La réintégration par la France des structures militaires de l’OTAN et la ratification du traité de Lisbonne.       <br />
              <br />
       Ce furent deux marches que la France a descendues par rapport au point élevé où l’avait placée l’Histoire, la volonté de nos grands hommes d’Etat au siècle dernier – je pense particulièrement à Clémenceau et à De Gaulle – ainsi que l’effort et le sacrifice de millions de Français.       <br />
              <br />
       La réintégration des structures militaires de l’OTAN que personne ne nous demandait, n’a obéi qu’à la pulsion « occidentaliste » du Président de la République : selon lui, la France n’appartient pas d’abord à la famille des nations mais à celle des nations occidentales : c’est un moins, un manquement au principe d’universalité dont la France s’était faite historiquement le héraut. Cette réintégration est un frein au développement de nos relations avec les grands pays émergents dont le Président de la République ressent lui-même la nécessité comme en témoignent ses déplacements au Brésil par exemple, car là est l’avenir du monde, et par conséquent celui de la France.       <br />
              <br />
       Ce retour au bercail de l’OTAN s’est de surcroît fait à contretemps : comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, vous retardez d’un Président américain. Vous rêviez de Bush et vous avez rencontré Obama. Celui-ci entend, bien entendu, restaurer le leadership des Etats-Unis, mais il vous prend à contrepied en maints domaines :       <br />
              <br />
       -	Le Proche-Orient d’abord, où le Président Obama avait pointé l’illégitimité des colonies israéliennes en Cisjordanie avant, il est vrai, de s’incliner devant le fait accompli. Sur ce sujet, on ne vous a guère entendu et pourtant vous savez bien que toute idée de réforme et de modernisation dans le monde musulman ne progressera que s’il est mis fin à la politique du « deux poids, deux mesures ». Mais il n’est pas trop tard pour faire entendre plus fermement que vous ne le faites la voix de la France et son refus du fait accompli de la colonisation permanente des territoires palestiniens. Ce serait une piqure de rappel utile, y compris par rapport aux engagements qu’avait pris le nouveau Président américain au lendemain de son élection.       <br />
              <br />
       Sur l’Iran, à l’inverse, on entend beaucoup trop dans votre bouche et dans celle du Président de la République le langage de la dramatisation et de la menace, comme si à chaque occasion, vous cherchiez à mettre de l’huile sur le feu. Vous n’avez - hélas - pas à craindre le succès de la voie diplomatique : l’aveuglement des dirigeants iraniens n’aura eu d’égal jusqu’ici que celui de l’Administration Bush refusant d’ouvrir le dialogue quand il en était temps avec le Président Khatami. Mme Clinton n’a pas complètement fermé la porte à la reprise du dialogue d’ici la fin de l’année, mais force est de constater que l’obstination des dirigeants iraniens à ne pas répondre aux demandes de l’AIEA conduira logiquement le Conseil de Sécurité à durcir sa position.        <br />
              <br />
       La question de l’ordre nucléaire mondial, tel que le TNP l’a défini est posée. La France doit défendre le TNP par des moyens qui laissent la porte ouverte à un changement d’attitude de Téhéran. Notre intérêt est dans la stabilité du Moyen-Orient. Nous devons prendre en compte aussi la société iranienne et pas seulement le régime qui apparemment trouve son intérêt dans la radicalisation du conflit. Le dossier nucléaire est un moyen de gesticulation à la fois interne et externe et c’est cette dimension que notre expression doit aussi – me semble-t-il – prendre en compte.       <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur la question de l’Afghanistan. Je regrette seulement que la France n’ait pas su trouver l’occasion d’une expression autonome. Le gouvernement nous a si souvent assurés que la réintégration de l’OTAN ne nuirait pas à l’autonomie des décisions de la France que je m’étonne encore que, dans cette affaire, vous ayez donné l’impression d’un suivisme complet. Il y avait place pour une expression mesurée de la France, tant que le débat traversait l’Administration américaine. Il est évident qu’en Afghanistan la solution est politique. Or, les objectifs politiques de l’intervention de l’OTAN ne sont pas clairement définis. Ce ne peut être l’exportation de la démocratie, thèse bushiste dont on voit les conséquences en Irak. Ce ne peut être que l’éradication d’Al Quaïda. L’indépendance de l’Afghanistan devrait être une cause nationale, propre à susciter le patriotisme chez les forces nationales afghanes qui ne manquent pas seulement d’« esprit régimentaire », <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/30/01003-20091130ARTFIG00384-kouchner-les-dirigeants-iraniens-perdent-du-temps-.php">comme vous le dites ce matin dans Le Figaro</a>. Cette clarté dans la définition des objectifs, nous la devons aussi à nos soldats, dont je tiens à saluer le courage et le stoïcisme.        <br />
              <br />
       Vous avez-vous-même exprimé la contradiction dans laquelle nous sommes d’avoir à soutenir un gouvernement dont le crédit est usé. J’ose simplement espérer que la complète réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN ne vous conduira pas à augmenter le contingent français aujourd’hui aventuré dans une affaire que nous ne maîtrisons pas. Le sort du conflit se joue d’ailleurs plus probablement aujourd’hui au Pakistan, où l’armée pakistanaise semble avoir pris la mesure de la réorientation nécessaire de ce grand pays qu’il nous appartient aussi de soutenir, à la mesure de nos moyens. Il s’agit de faire rentrer dans sa boite le diable, c’est-à-dire le terrorisme djihadiste, qu’une politique à courte vue inspirée par les Etats-Unis avait fait sortir il y a de cela trois décennies. La France peut et doit aider le Pakistan démocratique. C’est un enjeu décisif !       <br />
              <br />
       Sur ces trois dossiers, Monsieur le Ministre, l’administration Obama joue aujourd’hui une partie difficile. L’intérêt de la France est dans sa réussite, sachant que le déblocage du dossier iranien est de nature à faciliter le retrait américain d’Irak et la solution du problème afghan, avec le concours de tous ses voisins, sans exception. A partir de là aussi, l’administration américaine pourrait reprendre la main pour aider à la création d’un Etat palestinien viable. A défaut de ce cercle vertueux, il n’y a de place que pour la surenchère des extrémismes. Dans la crise où le monde est plongé, la fuite en avant dans la guerre est une tentation à laquelle des gouvernements aux abois peuvent, hélas, succomber.       <br />
              <br />
       Je crains, pour tout dire, que la réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN ne crée un réflexe conditionné d’alignement sur une position belliciste, qui n’est certes pas à l’ordre du jour, mais qui peut le devenir, dans cet écheveau de crises dont chacune interréagit avec toutes les autres  En rentrant dans un mécanisme d’alignement automatique vous n’avez pas – selon moi – servi les intérêts de la France. Depuis que celle-ci est rentrée dans le rang, le Président Obama n’a pas marqué pour elle et pour l’Europe en général grand intérêt. La France ne peut faire entendre utilement sa voix qu’en préservant jalousement son indépendance. Quel avantage la réintégration de l’OTAN nous apporte-t-elle ? Vingt-cinq étoiles, nous a dit le général Georgelin. Mais le général Abrial, commandant pour la « transformation de l’Alliance », pourrait-il se prononcer au nom de la France sur l’avenir des armes nucléaires tactiques américaines stationnées en Europe ou sur le déploiement – ou le non-déploiement - d’un bouclier antimissiles dit de théâtre sous l’égide de l’OTAN ? Ces questions seront sans doute abordées entre Moscou et Washington à l’occasion des négociations post-Start ou plutôt de celles qui les suivront. Elles le seront sans doute au prochain sommet de l’OTAN à Lisbonne. Mais la France a-t-elle une position sur ces questions qui intéressent évidemment l’équilibre et la paix de l’Europe ?        <br />
              <br />
       Je voudrais vous accorder un bon point quand même : c’est le resserrement de nos relations avec la Russie dans le domaine énergétique mais aussi industriel, illustré par le récent voyage de M. Poutine à Paris. Le partenariat stratégique de l’Europe et de la Russie est au fondement d’une paix durable sur notre continent.        <br />
              <br />
       Malheureusement la ratification du traité de Lisbonne va non pas renforcer la capacité de l’Europe à desserrer l’étau où nous mettent la concurrence déloyale du dollar et celle des pays à bas coût salarial comme la Chine. Elle va, au contraire, nous rendre encore plus prisonniers d’un mécanisme d’impuissance, je veux parler de l’Europe de Lisbonne. Celle-ci est fondée sur une contradiction : rien ne l’illustre mieux que les deux désignations qui viennent d’intervenir : celle de M. Van Rompuy comme Président « stable » du Conseil Européen et celle de Mme Ashton comme Haute Représentante pour les Affaires Etrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne. Le mérite de ces deux personnalités n’est pas en cause. Ce qui pose problème, c’est leur choix même, fondé sur leur complète absence de notoriété.        <br />
              <br />
       En réalité le traité de Lisbonne a repris les dispositions d’esprit fédéraliste qui étaient celles de la Constitution européenne, rejetée le 29 mai 2005 par le peuple français. Mais comme aucun gouvernement d’un grand pays ne veut véritablement s’effacer au profit d’instances fédérales, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord sur des personnalités qui ne sauraient leur faire de l’ombre. Certes il existe des sensibilités, la vôtre, celle de M. Giscard d’Estaing ou celle de M. Bourlange, qui n’ont pas renoncé à faire prévaloir un jour leur dessein d’établir une Fédération européenne. Cette position est irréaliste dans une Europe à vingt-sept, si tant est qu’elle le fut jamais. Et vous venez d’en faire une éclatante démonstration à travers ces deux désignations qui devraient décevoir d’abord ceux qui attendaient du traité de Lisbonne monts et merveilles.       <br />
              <br />
       Un service européen pour l’action extérieure va être mis sur pied, sous l’autorité de Madame Ashton connue pour son militantisme dans les associations antinucléaires. Puis-je vous réitérer le conseil que je vous donnais <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html">lors du débat qui nous réunissait</a>, le 27 octobre dernier, à la veille du sommet européen des 29 et 30 octobre : pour ce service, « l’ambition minimale, le format le plus modeste possible et surtout les primes les plus réduites ». N’écrémez pas de ses meilleurs éléments ce qui reste de la diplomatie française. Ne faites pas éclore une bureaucratie supplémentaire, n’ajoutez pas une couche, si mince soit-elle, au millefeuille européen, où les conflits de compétence, déjà se multiplient. M. Kissinger feignait de demander pour l’Europe un numéro de téléphone. Vous lui en donnez trois pour le moins. Rompez, Monsieur le Ministre, avec cette politique d’illusions qui ne peut qu’étouffer notre voix et accélérer notre déclin.        <br />
              <br />
       Revenez à la France, Monsieur le Ministre, revenez-nous ! Revenez à vous ! Revenez à l’identité nationale, dont le gouvernement auquel vous appartenez fait grand cas en paroles mais si peu dans sa politique extérieure, domaine pourtant emblématique de l’existence d’une nation, et a fortiori d’une nation comme la nôtre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Deux-marches-descendues_a886.html</link>
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   <title>Afghanistan: l'effacement du Ministre des Affaires étrangères</title>
   <pubDate>Mon, 16 Nov 2009 21:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur l’Afghanistan au Sénat, lundi 16 novembre 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/5842c4aac547e01420d17a10979ecd8cc60afd18" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre,       <br />
              <br />
       Je lis <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/13/bernard-kouchner-veut-une-europe-de-l-action-dans-le-monde_1266670_3214.html">dans l’interview que vous avez donnée, il y a deux jours, dans le journal Le Monde</a> daté du 14 novembre : <span style="font-style:italic">« Nous en sommes encore à attendre la décision du Président Obama sur sa stratégie en Afghanistan. On ne va pas s’opposer aux Américains en Afghanistan. Mais pour discuter, nous avons besoin d’une stratégie européenne. »</span> Vous ne sauriez avouer plus crûment votre absence de stratégie !       <br />
              <br />
       Vous ajoutez : <span style="font-style:italic">« Nous préparons un papier avec des partenaires européens très engagés en Afghanistan »</span>. Comment démontrer mieux l’inexistence de l’Europe en l’absence de <span style="font-style:italic">« ce papier »</span>, comme vous dites ? Vous vous retranchez donc derrière une Europe de papier pour ne pas répondre à la question de savoir ce que la France fait en Afghanistan.        <br />
              <br />
       Parlez-nous plutôt de la France, Monsieur le Ministre, que fait-elle en Afghanistan ?       <br />
              <br />
       Il est vrai que dans la même interview, vous déclarez : <span style="font-style:italic">« Quand il y aura un haut représentant européen fort, nous les ministres des Affaires Etrangères, nous aurons moins d’importance. C’est comme ça : il faut croire à l’Europe ! »</span>       <br />
              <br />
       Mais si vous n’avez déjà plus aucune importance, Monsieur le Ministre, pourquoi organiser ce débat ? Je m’étonne, au passage, qu’un gouvernement dont le ministre des Affaires Etrangères revendique aussi fort son effacement, veuille encore nous parler de l’identité nationale de la France et de son indépendance, ravalée au rang des accessoires par le « mini-traité » de Lisbonne !        <br />
              <br />
       Faisons un rêve, Monsieur le Ministre, vous êtes resté le Ministre des Affaires Etrangères de la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Président de la République dont vous tirez votre légitimité vous a désigné pour cela. Faites connaître, avant même que M. Obama ait pris sa décision concernant l’envoi ou non des renforts que lui demande le général Mac Chrystal, la position de la France.       <br />
              <br />
       Les buts politiques de l’intervention de l’OTAN en Afghanistan sont une chose. La stratégie qui consiste en la mise en œuvre des moyens militaires nécessaires pour les atteindre en est une autre. Or, les buts politiques de l’intervention de l’OTAN ne sont pas aujourd’hui clairement définis. Il n’est donc pas opportun d’appuyer les demandes de renfort exprimées par le Général Mac Chrystal, commandant l’ISAF.        <br />
              <br />
       Les raisons de l’intervention de 2001 étaient justifiées au départ (priver Al Quaïda d’un sanctuaire). Elles ont largement évolué depuis lors vers la construction d’un Etat démocratique, comme l’a affirmé le sommet de l’OTAN de Bucarest en 2008, M. Bush étant encore Président des Etats-Unis. Tâche aujourd’hui hors de portée à supposer qu’elle ait été jamais accessible.        <br />
              <br />
       On ne peut en effet occulter l’énorme effet de pollution exercé par l’invasion de l’Irak en 2003 sur l’évolution du conflit afghan. Le temps perdu ne se rattrape pas. Il n’est pas possible d’exporter la démocratie dans un pays étranger a fortiori quand il s’agit d’un pays aussi différent des pays occidentaux que l’Afghanistan. On ne peut pas plaquer du dehors une Constitution « à l’occidentale » sur un pays comme l’Afghanistan pour imposer nos conceptions en matière de gouvernance et d’Etat de droit.        <br />
              <br />
       C’est l’élection d’un nouveau Président  américain, Barack Obama, et la rupture qu’il a déclaré vouloir opérer dans les relations des Etats-Unis avec les pays musulmans qui autorisent aujourd’hui une réévaluation de la situation. L’objectif de l’ISAF ne peut être de s’installer durablement en Afghanistan où la tête d’Al Quaïda ne se trouve vraisemblablement plus.        <br />
              <br />
       Le retrait doit donc être affirmé comme l’objectif normal de l’intervention militaire. Quelles conditions est-il légitime de mettre à ce retrait ?        <br />
              <br />
       Sept ans après son accession au pouvoir, le Président Karzaï ne dispose plus d’une légitimité suffisante. La restauration préalable de l’Etat afghan conditionne la montée en puissance d’une armée et d’une police afghanes mues par un véritable patriotisme. Pour faire surgir un pouvoir légitime, on ne peut faire l’économie de la société elle-même, de ses traditions et de ses mœurs politiques.       <br />
              <br />
       Les objectifs politiques de la présence militaire de l’OTAN doivent donc être redéfinis :       <br />
              <br />
       1.	d’abord, le rejet par la révolte nationale pachtoune du terrorisme internationaliste d’Al Quaïda ;       <br />
       2.	ensuite, la constitution d’un gouvernement d’union nationale n’excluant aucune composante du peuple afghan, ratifié par une Loya Jirga conformément à la tradition du pays ;       <br />
       3.	enfin, la neutralisation de l’Afghanistan dans le cadre d’une conférence internationale incluant les pays voisins.        <br />
              <br />
       C’est seulement en attendant que ces conditions soient réunies, qu’il est légitime de maintenir une pression militaire reposant sur un principe d’économie des forces mais sans engagement de calendrier.        <br />
              <br />
       L’OTAN doit choisir une stratégie soutenable à long terme, avec des moyens limités. L’opinion publique occidentale doit pouvoir, en effet, soutenir cette stratégie et ne pas être pour celle-ci un facteur d’affaiblissement.        <br />
              <br />
       Enfin, aucune stratégie en Afghanistan ne peut faire l’économie de la coopération active du Pakistan dont la communauté internationale doit soutenir la réorientation démocratique et la modernisation. Pour y parvenir, il faut rechercher la normalisation des rapports indo-pakistanais et sino-indiens. Les pays voisins doivent aider à la restauration de la paix en Afghanistan. C’est d’abord leur affaire et pas la nôtre.       <br />
              <br />
       La définition des objectifs politiques ne doit pas être laissée aux militaires : ceux-ci demandent toujours des renforts. La stratégie de la « contre-insurrection » n’a de chances à long terme que si elle est menée par des éléments autochtones, non par une armée occidentale dans un pays musulman. La France en a fait l’expérience en Algérie où ni l’envoi du contingent, ni la « pacification », ni le « Plan de Constantine » n’ont suffi à gagner les cœurs de la population. Les Etats-Unis ont fait la même expérience au Vietnam et en Irak.       <br />
              <br />
       Voilà, Monsieur le Ministre, la voix que la France devrait faire entendre au Président Obama avant qu’il arrête sa décision. La présence de 3 500 soldats français en Afghanistan vous oblige à prendre, au nom de la France, une position raisonnée. Si elle l’est et si le Président Sarkozy sait l’exprimer avec force, elle sera entendue. Ne vous réfugiez pas derrière un papier dit « européen » qui ne dira rien et dont les Américains, bien sûr, ne tiendront aucun compte.       <br />
              <br />
       Faites entendre la voix de la France Monsieur le Ministre. C’est comme ça : il faut y croire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>A propos du Conseil européen des 29 et 30 octobre</title>
   <pubDate>Thu, 05 Nov 2009 00:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, lors du débat sur une déclaration du Gouvernement préalable au Conseil européen de 29 et 30 octobre 2009, le 27 octobre 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Voici le texte de cette intervention, en deux parties :       <br />
       <ul class="list"><li><a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Conseil-europeen-des-29-et-30-octobre-Ils-n-ont-rien-appris-et-rien-oublie_a866.html">Conseil européen des 29 et 30 octobre : Ils n’ont rien appris et rien oublié</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html">Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/A-propos-du-Conseil-europeen-des-29-et-30-octobre_a873.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure</title>
   <pubDate>Tue, 27 Oct 2009 15:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat au Sénat sur le « Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009 », 27 octobre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1671084-2252650.jpg?v=1289480082" alt="Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure" title="Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure" />
     </div>
     <div>
      « Les « non » français et hollandais ont été contournés par un vote au Parlement faisant bon marché de la volonté populaire et frappant le traité de Lisbonne d’un soupçon d’illégitimité qui le suivra toujours comme un défaut de naissance. Rien n’a été négligé enfin pour convaincre les Irlandais de retourner leur vote. La démocratie européenne est comme le crocodile : cet animal marche, mais en avant seulement. La marche arrière lui est inconnue.       <br />
              <br />
       Le traité de Lisbonne entrant vaille que vaille en vigueur, c’est maintenant donc que les difficultés vont commencer, et d’abord avec la mise en place d’un service diplomatique commun sous l’autorité d’un Haut Représentant qui n’a pas encore été désigné, pas plus que le futur « Président stable » du Conseil européen.        <br />
              <br />
       D’ores et déjà on discerne les conflits de compétences à venir entre ces deux personnalités d’abord, avec le Président de la Commission ensuite. Ce dernier entend préserver ses compétences acquises, comme le commerce, la politique de voisinage, l’élargissement. Quant au « Président stable », il devra conquérir ses pouvoirs que les textes ne lui donnent pas. Comment le le Président de la République entend-il accommoder « ce mille-feuilles » ? Comment pourrait-il imposer une « présidence forte », dès lors que ni l’Allemagne ni la Grande-Bretagne n’en veulent ? Plutôt qu’un homme politique de second ordre, un grand intellectuel comme Umberto Eco ou un homme mondialement connu comme Zinedine Zidane ferait mieux l’affaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Revenons au Service européen pour l’action extérieure :       <br />
              <br />
       Quelles sont ses compétences dès lors que le traité de Lisbonne précise qu’<span style="font-style:italic">« elles n’affecteront pas la base juridique existante, les responsabilités et les compétences de chaque Etat membre, en ce qui concerne l’élaboration et la conduite de sa politique étrangère, son service diplomatique national, ses relations avec les pays tiers et sa participation à des organisations internationales, y compris l’appartenance d’un Etat-membre au Conseil de Sécurité des Nations Unies »</span> ?       <br />
              <br />
       Nous sommes heureux au passage de savoir tout cela et qu’en particulier l’idée de partager notre siège de membre permanent du Conseil de Sécurité, évoquée par un think tank comme l’Institut Montaigne, fondation d’Axa, n’est pas encore à l’ordre du jour. Ce serait évidemment un renoncement majeur de la France autant qu’une aberration conceptuelle ! Nous aimerions être sûrs que vous ne l’avez jamais envisagé …        <br />
              <br />
       Cela dit, que pourra bien faire le Service Commun pour l’Action Extérieure ? On s’oriente vers la multiplication de services - « desks » - géographiques ou thématiques qui feront double emploi avec les services des Directions générales de la Commission et avec ceux des départements du Secrétariat Général du Conseil. Le service diplomatique commun aura son budget, une cellule juridique, une Direction du personnel. Il passera surtout une partie notable de son temps à « consulter » : le Conseil, la Commission, les Etats-membres et bien sûr le Parlement comme le suggère le rapport d’Elmar Brok. Une cellule dédiée est déjà prévue à cet effet. Le Service diplomatique commun pourra faire appel aux moyens du Conseil et de la Commission pour la traduction. Une chose est sûre : L’avenir de la traduction-interprétation est assurée dans la Babel européenne ! C’est une des rares bonnes nouvelles dont la Commission peut se targuer sur le plan de l’emploi !       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième question : quelle sera la composition du service diplomatique commun ? On nous dit qu’il sera formé de fonctionnaires issus de la Commission, du Conseil et des diplomaties nationales. Mais quel sera le régime des primes ? Il est à craindre qu’on choisira l’alignement sur le régime le plus favorisé. Comment donc nos diplomates nationaux qui, pour avoir choisi de servir l’Etat, n’en sont pas moins hommes et femmes, non exempts des faiblesses de l’humaine condition, pourront-ils résister à la longue à l’attrait de gratifications qui, pour une heure de TGV entre Paris et Bruxelles, doubleront leurs salaires ?       <br />
              <br />
       Comment éviter l’écrémage de notre diplomatie ? Non pas forcément des meilleurs, car certains, mus par l’esprit de service public, résisteront à l’attrait de doubler leur traitement pour ne rien faire. Mais cette résistance durera-t-elle toujours ? J’ai posé cette question en Commission à notre ministre des Affaires Etrangères, M. Kouchner ; celui-ci m’a répondu qu’il garderait la haute main sur les nominations. Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre en lisant les textes : c’est le Haut Représentant qui choisira son personnel, en veillant à l’origine fonctionnelle (Commission, Conseil ou services diplomatiques nationaux), à la répartition géographique et à la parité hommes-femmes, tout en préservant la compétence, l’expérience et le niveau des connaissances des intéressés. On lui souhaite bien du plaisir ! Mais si les candidatures sont libres, le ministre des Affaires Etrangères pourra-t-il encore conserver un pouvoir de nomination qui ne soit pas fictif sur les diplomates qui dépendent de son autorité ?        <br />
              <br />
       Qui ne voit, enfin, que les impulsions données à ce service diplomatique commun entreront en concurrence avec les orientations fixées à notre diplomatie ? Bref, cette usine à gaz nous garantit conflits et blocages. La paralysie résultera de ce mille-feuilles d’autorités superposées et de bureaucraties concurrentes.        <br />
              <br />
       La création du Service européen d’action extérieure est prévue pour intervenir à la fin du premier semestre 2010. Je ne saurais vous suggérer pour ce service que l’ambition minimale, le format le plus modeste possible, et surtout les primes les plus réduites. Vous vous conformeriez ainsi à <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-arret-du-30-juin-2009-de-la-cour-constitutionnelle-et-l-Europe-une-revolution-juridique_a431.html?PHPSESSID=7da7554473a84ad1ee3596845eec6bb7">la décision de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe du 30 juin 2009 sur le traité de Lisbonne</a> : il n’y a pas de peuple européen, la légitimité reste dans les Etats et l’Union européenne n’est qu’une organisation internationale qui doit respecter la démocratie qui vit dans chacune des nations qui la composent. Ne faites donc pas comme si l’Union européenne pouvait devenir une Fédération. C’est une ambition depuis longtemps dépassée. Nous n’avons pas besoin d’une bureaucratie supplémentaire. Son seul effet prévisible sera d’affaiblir la diplomatie de la France dont Monsieur Kouchner se flatte qu’elle serait encore la troisième du monde ; il faut bien du mérite à nos diplomates, réduits à la portion congrue par un budget des Affaires Etrangères toujours plus étriqué, pour parvenir encore à soutenir cette réputation !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1671084-2252650.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Chevènement à On n'est pas couché face à Ruquier, Zemmour et Naulleau : la vidéo</title>
   <pubDate>Sun, 22 Feb 2009 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il répondait aux questions de Laurent Ruquier, Eric Zemmour et Eric Naulleau pendant plus de 30 minutes. L'émission est podcastée ci-dessous. Les 29 premières minutes de l'entretien :     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Un problème d'enregistrement empêche de voir les 30 secondes suivantes. Voici les 3 dernières minutes de l'entretien :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/69b3ded49c151576b89a9d04076fbb2dd7c4d3fe" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      L'émission intégrale sera disponible pendant une semaine sur le site de France 2 : <a class="link" href="http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/">http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/</a>.       <br />
       Note : l'émission est également disponible sur Dailymotion en deux parties : <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/video/x8g9sh_12-chevenement-on-nest-pas-couche-2_news">partie 1</a> et <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/video/x8ga18_22-chevenement-on-nest-pas-couche-2_news">partie 2</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-a-On-n-est-pas-couche-face-a-Ruquier-Zemmour-et-Naulleau-la-video_a767.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité d'On n'est pas couché sur France 2, samedi 21 février à 22h15</title>
   <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 23:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il répondra aux questions de Laurent Ruquier, Eric Zemmour et Eric Naulleau.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1240693-1617681.jpg?v=1477165223" alt="Jean-Pierre Chevènement invité d'On n'est pas couché sur France 2, samedi 21 février à 22h15" title="Jean-Pierre Chevènement invité d'On n'est pas couché sur France 2, samedi 21 février à 22h15" />
     </div>
     <div>
      L'émission est podcastée <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-a-On-n-est-pas-couche-face-a-Ruquier-Zemmour-et-Naulleau-la-video_a767.html">sur le blog</a> et disponible également sur le site de France 2 : <a class="link" href="http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/">http://on-n-est-pas-couche.france2.fr/</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1240693-1617681.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-d-On-n-est-pas-couche-sur-France-2-samedi-21-fevrier-a-22h15_a766.html</link>
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   <title>« Nous sommes otages des banquiers »</title>
   <pubDate>Sat, 07 Feb 2009 09:23:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Article de L'Est républicain, samedi 7 février 2009. Chevènement juge « un peu faible » le plan de relance d'une droite « qui ne sait pas où elle va (...) en matière économique ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1223317-1592633.jpg?v=1289480060" alt="« Nous sommes otages des banquiers »" title="« Nous sommes otages des banquiers »" />
     </div>
     <div>
      Sourire amusé : Jean-Pierre Chevènement n'est pas candidat à un poste d'ouverture. S'il a rendu un hommage à Nicolas Sarkozy lors de la venue du chef de l'État à Vesoul le 16 janvier, c'est que l'homme l'intéresse. <span style="font-style:italic">« J'ai simplement dit qu'il était réactif »</span>, a-t-il expliqué dans <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-l-entretien-Orange-L-Est-republicain_a759.html">« L'entretien », le nouveau rendez-vous d'actualité proposé depuis hier sur www.estrepublicain.fr</a>.       <br />
       Ce jour-là, le propos aimable ne valait pas approbation de l'action du président de la République. Son plan de relance est <span style="font-style:italic">« un peu faible sur l'investissement »</span>, a insisté le sénateur MRC de Belfort. Il <span style="font-style:italic">« devra inévitablement être suivi de beaucoup d'autres »</span> parce que <span style="font-style:italic">« la crise est durable et profonde »</span> et que <span style="font-style:italic">« nous sommes otages des banquiers »</span>.       <br />
              <br />
       <b>« Dose de protectionnisme »</b>       <br />
       Or Nicolas Sarkozy représente <span style="font-style:italic">« une droite libérale, atlantiste, occidentaliste, décomplexée »</span>, a accusé l'ancien ministre. Sa majorité <span style="font-style:italic">« ne sait pas très bien où elle va à long terme »</span> en matière économique. Mais la relance par la consommation prônée à l'opposé par le PS n'aurait de sens que si elle incluait aussi <span style="font-style:italic">« une dose de protectionnisme »</span> ou <span style="font-style:italic">« une certaine préférence communautaire »</span>, a-t-il ajouté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le sénateur belfortain est d'autant plus favorable à un tel <span style="font-style:italic">« protectionnisme mesuré »</span> qu'il sait <span style="font-style:italic">« les USA sur cette ligne-là »</span>. Il n'est donc pas <span style="font-style:italic">« obamaniaque »</span> malgré l'air du temps. <span style="font-style:italic">« Non, parce que je sais qu'Obama n'est pas un homme de gauche européen qui aurait été élu à Washington »</span>, a-t-il ironisé. <span style="font-style:italic">« C'est un Américain qui veut réaffirmer le leadership américain ! »</span>       <br />
              <br />
       <b>« Offrir un projet »</b>       <br />
       L'élu franc-comtois aimerait que la France garde quelque distance avec les USA et ne réintègre pas l'OTAN <span style="font-style:italic">« pour un strapontin »</span>. En dépit des assurances du gouvernement, il <span style="font-style:italic">« attend de voir »</span> si Paris saura réellement refuser l'envoi de renforts en Afghanistan si Washington le sollicite. Chevènement voudrait par ailleurs que Paris instaure plus <span style="font-style:italic">« d'équilibre »</span> dans ses relations avec l'Allemagne plutôt que de multiplier des <span style="font-style:italic">« symboles »</span> qui <span style="font-style:italic">« sont toujours dans le même sens »</span>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-pour-un-projet-de-rassemblement-de-la-gauche-aux-elections-europeennes_a75.html">En discussion avec les autres composantes de la gauche pour les européennes de juin</a>, il admet que Martine Aubry <span style="font-style:italic">« est sympathique »</span> et <span style="font-style:italic">« a du caractère »</span> mais <span style="font-style:italic">« il faut voir le fond »</span> et <span style="font-style:italic">« offrir un projet »</span>. En tout cas, le président du MRC n'exclut pas de lui demander des places éligibles pour les siens. Au cas où le PS persisterait à l'ignorer, <span style="font-style:italic">« le MRC pense la France »</span> là où les autres <span style="font-style:italic">« pensent la gauche »</span>, a-t-il asséné. Rien de moins.        <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.estrepublicain.fr/une/france/art_1004123.php">L'Est républicain</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1223317-1592633.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Nous-sommes-otages-des-banquiers_a760.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de l'entretien Orange-L'Est républicain</title>
   <pubDate>Fri, 06 Feb 2009 19:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la première édition de l'entretien Orange-L'Est républicain. La vidéo est disponible ci-dessous.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.chevenement.fr/video/<h2><embed src="http://videos.estrepublicain.fr/flvplayer_fullscreen.swf?image=http://videos.estrepublicain.fr/estRep/preview/2009_01_chevenement.flv-1.jpg&letitre=&file=http://videos.estrepublicain.fr/estRep/streamf.php?fichier=estRep/2009_01_chevenement.flv&autoStart=false&total=34787420" width="390" height="300" quality="high" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true"></embed></h2>

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		</div>     </div>
     <div>
      <span class="u">Résumé de l'entretien :</span>       <br />
       Quatre fois ministre, élu neuf fois député du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement reste une voix écoutée de la politique française. Il juge le plan de relance du gouvernement « un peu faible sur l’investissement » mais trouve Nicolas Sarkozy « réactif » et « assez tonique » même si le chef de l’Etat incarne selon lui « une droite libérale, atlantiste, occidentaliste, décomplexée ». Sans illusion sur Barack Obama qu’il voit en « Américain qui veut réaffirmer le leadership américain », M. Chevènement pense « qu’un protectionnisme mesuré » ou à défaut « une préférence communautaire » s’imposent face à une crise économique qu’il prédit « durable et profonde ».        <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.estrepublicain.fr/une/entretien/art_1003469.php">Est Républicain</a> et <a class="link" href="http://nancy.ville.orange.fr/ensemble/reportage.html?grando">Orange</a>.       <br />
       Voir également l'article de l'Est Républicain : <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Nous-sommes-otages-des-banquiers_a760.html">« Nous sommes otages des banquiers »</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1222913-1592031.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-l-entretien-Orange-L-Est-republicain_a759.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>10' avec Jean-Pierre Chevènement sur iPol</title>
   <pubDate>Wed, 12 Dec 2007 19:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Son engagement politique, le Traité de Lisbonne, Ségolène Royal, l'euro, l'avenir du PS... Jean-Pierre Chevènement a répondu à toutes vos questions sur iPol.     <div>
      <div align="center"><object width="425" height="335"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/3g2pRQqj6QNUtqmnH"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/3g2pRQqj6QNUtqmnH" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="335" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3qnnp_10-avec-jeanpierre-chevenement_news">10' avec Jean-Pierre Chevènement</a></b><br /><i>envoyé par <a href="http://www.dailymotion.com/iPolTV">iPolTV</a></i></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.ipol.fr/index.php?2007/12/12/605-10-avec-jean-pierre-chevnement">Voir la vidéo sur le site d'iPol</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/10-avec-Jean-Pierre-Chevenement-sur-iPol_a511.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-797769</guid>
   <title>Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 11:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 11 décembre 2007, 09h02.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/797769-976532.jpg?v=1289480122" alt="Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade" title="Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a indiqué mardi ne pas prendre le gouvernement Fillon &quot;suffisamment au sérieux pour demander la démission&quot; de Rama Yade après les vives critiques de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme sur la visite du colonel Kadhafi.       <br />
       &quot;Elle est une jolie femme que j'ai toujours plaisir à contempler à la télévision. Seulement, ce n'est pas un gouvernement, c'est la Star Academy. M. Sarkozy l'a composé comme un plateau de télévision. Je ne prends pas ce gouvernement suffisamment au sérieux pour demander la démission de Rama Yade&quot;, indique M. Chevènement <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-Sud-Ouest_a504.html">dans un entretien à Sud Ouest</a>.       <br />
       &quot;J'ai une conception de la politique qui n'est pas celle de la 'com'. Mais on peut poser un certain nombre de questions qui touchent aux Droits de l'Homme. Par exemple, M. Kouchner, plutôt que de bouder le dîner donné en l'honneur de M. Kadhafi, ferait mieux de l'entretenir des problèmes posés par certaines disparitions dans les prisons libyennes&quot;, ajoute-t-il.       <br />
       L'ancien ministre estime par ailleurs que la visite du leader libyen traduit &quot;l'alignement de la politique française sur celle des Etats-Unis&quot;.       <br />
       &quot;M. Sarkozy s'inscrit dans le sillage ouvert par la visite de M. Tony Blair à Tripoli et dans la décision arrêtée par M. (George) Bush de normaliser ses relations avec la Libye&quot;, affirme le président d'honneur du MRC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/797769-976532.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-ne-prend-pas-assez-au-serieux-le-gouvernement-pour-demander-la-demission-de-Yade_a505.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 11:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chevènement : « Rama Yade est une jolie femme...», entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest, propos recueillis par Rodolphe Wartel, mardi 11 décembre 2007     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/797744-976505.jpg?v=1289480122" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest" />
     </div>
     <div>
      Hier, la secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade, a clairement exposé son malaise en se déclarant <span style="font-style:italic">« dérangée »</span> face au tapis rouge déroulé pour le dirigeant libyen : <span style="font-style:italic">« Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort </span>», a-t-elle souligné dans « le Parisien-Aujourd'hui en France ». Doit-elle aujourd'hui démissionner ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de Lionel Jospin dont la phrase <span style="font-style:italic">« un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne »</span> est restée célèbre, a répondu à « Sud Ouest » hier soir.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous choqué par la venue du colonel Kadhafi en France ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Le fond de l'affaire est l'alignement de la politique française sur celle des États-Unis. M. Sarkozy s'inscrit dans le sillage ouvert par la visite de M. Tony Blair à Tripoli et dans la décision arrêtée par M. Bush de normaliser ses relations avec la Libye.       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes néanmoins le premier pays européen à réhabiliter aujourd'hui Kadhafi?</b>       <br />
       Dans le cadre de l'Union méditerranéenne, il faut bien faire avec les pays de la rive sud. Et il y a la Libye. J'ai toujours été réservé sur une extension excessive de l'Union méditerranéenne, parce que je pressens des problèmes insolubles dès lors que l'on abordera la question israélo-palestinienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Nicolas Sarkozy est néanmoins le premier en Europe à l'accueillir, et à l'accueillir à l'Assemblée nationale?</b>       <br />
       J'ai une conception de la politique qui n'est pas celle de la com. Mais on peut poser un certain nombre de questions qui touchent aux droits de l'homme. Par exemple, M. Kouchner, plutôt que de bouder le dîner donné en l'honneur de M. Kadhafi, ferait mieux de l'entretenir des problèmes posés par certaines disparitions dans les prisons libyennes.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi condamnez-vous l'attitude de Bernard Kouchner ?</b>       <br />
       Bernard Kouchner est prisonnier de sa démagogie. La position de M. Kouchner n'a pas besoin d'être rappelée. Il est l'un des rares hommes politiques français à avoir approuvé l'invasion de l'Irak en 2003. Il est pris dans le piège de ses propres contradictions.       <br />
              <br />
       <b>Vous aviez dit qu'un ministre devait démissionner ou fermer sa gueule. Rama Yade doit-elle démissionner du gouvernement ?</b>       <br />
       Elle est une jolie femme que j'ai toujours plaisir à contempler à la télévision. Seulement, ce n'est pas un gouvernement, c'est la Star Academy. M. Sarkozy l'a composé comme un plateau de télévision. Je ne prends pas ce gouvernement suffisamment au sérieux pour demander la démission de Rama Yade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-Sud-Ouest_a504.html</link>
  </item>

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   <title>Contre le traité de Lisbonne</title>
   <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 10:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Valeurs actuelles, vendredi 23 novembre 2007. En reprenant la substance de la Constitution rejetée, ce traité nourit la désaffection populaire à l'égard de l'Europe.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/779071-953440.jpg?v=1289480121" alt="Contre le traité de Lisbonne" title="Contre le traité de Lisbonne" />
     </div>
     <div>
      M. Sarkozy prétend avoir couvert par son élection le rejet par 55 % des Français du <span style="font-style:italic">« projet de Constitution européenne »</span>, le 29 mai 2005. Rien n’est moins vrai : M. Sarkozy, pendant sa campagne, avait évoqué un <span style="font-style:italic">« mini traité »</span>, un <span style="font-style:italic">« traité simplifié »</span> qui pourrait être adopté par la voie parlementaire. Mais le traité de Lisbonne est tout le contraire : il reprend sur 256 pages la <span style="font-style:italic">« substance »</span> de la Constitution européenne. M. Giscard d’Estaing le reconnaît, même s’il déplore que son enfant ait été saucissonné en articles modificatifs, ce qui le rend le particulièrement illisible, même pour des parlementaires chevronnés. Le subterfuge est manifeste ! La tromperie est énorme ! M. Sarkozy s’asseoit sur la volonté populaire. Il pourra certes répondre que les socialistes – ou du moins leur direction – en font autant et même davantage, puisque c’est au mépris de leur propre engagement de procéder à un nouveau référendum qu’ils viennent de dire « oui » au traité de Lisbonne. C’est vraiment le seul succès dont M. Sarkozy puisse se targuer, car le nouveau traité ne respecte aucune des promesses qu’il avait multipliées pendant sa campagne de redresser la construction européenne, en instaurant un gouvernement économique de la zone euro, en luttant contre l’euro cher, en instaurant enfin une préférence communautaire aux frontières de l’Union européenne.       <br />
              <br />
       Rien de tout cela n’apparaît dans le nouveau traité : M. Sarkozy n’a obtenu aucune contrepartie à toutes les concessions qu’il a faites à Angela Merkel. Il y a un abîme entre les résultats que prétend avoir obtenus M. Sarkozy, dans son discours de Strasbourg du 2 juillet 2007, et la réalité des textes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le traité de Lisbonne mérite toutes les critiques faites à la « Constitution européenne ». Un champ immense de nouvelles compétences (art. 3 à 6) est transféré à l’Union européenne. Le vote à la majorité qualifiée s’appliquera à une quarantaine de nouveaux domaines. Ainsi deux instances européennes majeures, dépourvues de légitimité démocratique, la Commission, détentrice du monopole de l’initiative, et la Cour de Justice, chargée, quant à elle, d’interpréter la Charte des Droits fondamentaux, étendront leurs pouvoirs déjà colossaux, au détriment du Parlement français.       <br />
              <br />
       Ce nouveau démantèlement de la souveraineté nationale est d’autant plus grave que la parité des votes au Conseil européen entre la France et l’Allemagne, actée dès 1951 par Konrad Adenauer et Jean Monnet comme la base immuable de la construction européenne est rompue par la prise en compte de la démographie. Chacun sait qu’à cet égard la France ne pèse que les trois quarts de l’Allemagne. Bonjour les minorités de blocage !       <br />
              <br />
       La marginalisation de la France est également sensible en politique extérieure. Elle ne pourra plus prendre aucune initiative sans en référer au préalable au Conseil européen (article 17 bis). De même, notre statut de membre permanent du Conseil de Sécurité est fortement encadré par l’obligation qui nous est faite de demander l’audition par celui-ci du « Haut Représentant de l’Union pour la politique extérieure », chaque fois que le Conseil des ministres des affaires étrangères, qu’il préside par ailleurs, aura pris une position en matière internationale (art. 19).       <br />
              <br />
       Enfin, la défense européenne devra être <span style="font-style:italic">« conforme avec les engagements souscrits dans le cadre de l’OTAN par les Etats qui en sont membres »</span>, c’est-à-dire la majorité et en tout cas ceux qui comptent (art. 27). Exit donc l’idée d’une défense indépendante ! La vassalisation de l’Europe est ainsi consommée par le traité de Lisbonne.       <br />
              <br />
       M. Sarkozy peut bien se targuer d’avoir fait disparaître le mot « Constitution ». Un traité qu’on ne peut modifier qu’à l’unanimité des vingt-sept Etats membres est au moins aussi contraignant.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas s’avancer beaucoup que de prédire une nouvelle et profonde crise de la démocratie et une désaffection redoublée à l’égard d’une Europe que nos gouvernants avaient une occasion historique de redresser, en s’appuyant sur la volonté populaire.        <br />
              <br />
       Quand les inévitables difficultés économiques à venir et les conséquences de l’alignement de notre politique extérieure, en particulier sur l’affaire du Moyen-orient, apparaîtront, alors le peuple français se rendra compte qu’il a été doublement piégé, sans la forme et dans le fond. Le seul véritable coup de maître qu’aura réussi M. Sarkozy aura été d’entraîner le parti socialiste, derrière MM. Kouchner et Jouyet désormais consacrés comme ses « éclaireurs de pointe ». La décrédibilisation de l’opposition n’est pas une bonne chose pour la démocratie.       <br />
              <br />
       Pour éviter une colère populaire aveugle, rien n’est sans doute plus important que de songer dès maintenant à rebâtir un recours républicain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/779071-953440.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Contre-le-traite-de-Lisbonne_a485.html</link>
  </item>

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   <title>Non à la «logique de guerre» avec l'Iran</title>
   <pubDate>Fri, 26 Oct 2007 10:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Le Figaro, vendredi 26 octobre 2007.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/757901-927451.jpg?v=1289480120" alt="Non à la «logique de guerre» avec l'Iran" title="Non à la «logique de guerre» avec l'Iran" />
     </div>
     <div>
      Le Chef de l'État a publiquement posé le dilemme entre <span style="font-style:italic">« bombe iranienne »</span> et <span style="font-style:italic">« bombardement de l'Iran »</span>. Son ministre des Affaires étrangères l'a relayé en déclarant qu'il fallait <span style="font-style:italic">« se préparer à la guerre »</span>.       <br />
               <br />
       Affirmer d'emblée, au départ d'une crise, une « logique de guerre », c'est évidemment prêter la main à une prophétie autoréalisatrice.       <br />
               <br />
       Après la rencontre de Nicolas Sarkozy avec George. W Bush, on peut craindre que ces déclarations ne marquent notre alignement et la résignation de la France à laisser le champ libre à l'aventurisme militaire des faucons américains.       <br />
               <br />
       Que ceux-ci puissent laisser entrevoir la menace de frappes militaires sur les sites stratégiques de l'Iran pourrait à la limite se concevoir, si cette menace pouvait contribuer à amener ce grand pays à soumettre son industrie nucléaire civile à tous les contrôles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). La menace cependant est à double tranchant : elle pourrait aussi favoriser en Iran le camp des durs, comme on croit l'apercevoir avec le remplacement du négociateur iranien, Ali Larijani.       <br />
               <br />
       Mais que vient faire la France là-dedans ? Croit-on que la surenchère verbale de la France rende la menace plus crédible ? Surtout, notre pays ne maîtrise pas les paramètres essentiels de la situation dans la région, qu'il s'agisse du retrait américain de l'Irak ou d'un règlement de paix négocié entre Israéliens et Palestiniens. Sur ces deux conflits majeurs, la décision est, pour l'essentiel, dans la main des États-Unis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Une politique américaine, gravement erronée, a conduit à la radicalisation d'une partie du monde musulman. La prudence et l'intérêt voudraient que la France continue à jouer la carte de l'islam modéré et de la modernisation des sociétés en cause, en favorisant par des propos responsables la désescalade plutôt que la surenchère.       <br />
               <br />
       L'intérêt de l'Iran, vieille nation, riche de potentialités immenses, est de rompre son isolement actuel, d'obtenir la levée des sanctions qui la frappe, notamment américaines, d'attirer les investissements étrangers qui lui permettront d'exploiter ses ressources pétrolières et gazières et de moderniser ses industries. Le régime iranien est loin d'être un bloc. Le président Ahmadinejad, soumis à réélection en 2009, vient de perdre les élections municipales.       <br />
               <br />
       La société iranienne est moderne ; la jeunesse, éduquée, aspire au changement. Pour autant, la tentation existe de flatter à des fins de propagande interne le nationalisme iranien, en faisant miroiter l'obtention d'une arme nucléaire. Mais là n'est pas l'intérêt véritable de l'Iran : la prolifération nucléaire qui en résulterait dans la région serait hautement déstabilisatrice. Depuis la fin du régime baasiste à Bagdad, l'Iran n'a pas besoin de l'arme nucléaire pour être la puissance prépondérante de la région.       <br />
               <br />
       L'Iran peut se contenter d'une situation « à la japonaise » et continuer à respecter le traité de non-prolifération dont il est signataire. Rien ne peut lui interdire le développement d'une industrie nucléaire civile, dès lors qu'il s'effectue sous le contrôle de l'AIEA. D'ailleurs, la République islamique ne prétend pas se doter d'armes nucléaires et d'après M. ElBaradei, il lui faudrait entre trois et huit ans pour y parvenir. Ce sont ses manquements passés qui nourrissent aujourd'hui le soupçon qu'il lui faut dissiper.       <br />
               <br />
       Les déclarations de Dick Cheney sur <span style="font-style:italic">« les graves conséquences »</span> qu'encourrait l'Iran, nourrissent la crainte que dans une période préélectorale, propice aux manipulations d'opinion, le premier prétexte venu soit utilisé pour procéder à des frappes militaires, au nom de la cause sacrée de la défense du droit d'Israël à l'existence.       <br />
               <br />
       Cette tentation serait grosse d'immenses dangers : exacerbation de la guerre civile en Irak, retour des talibans en Afghanistan, déstabilisation des régimes arabes sunnites, pris entre le marteau américain et l'enclume de la rue, recrudescence de la guerre au Liban et au Proche-Orient, regain du terrorisme, nouveau choc pétrolier qui toucherait d'abord l'Europe, la Chine et le Japon.       <br />
               <br />
       Dans ce contexte, la sécurité d'Israël serait beaucoup plus menacée. Les Européens doivent donc poursuivre les discussions avec les autorités iraniennes afin que celles-ci s'engagent solennellement et publiquement à accepter tous les contrôles de l'AIEA, et notamment les formules permettant d'interdire un enrichissement de l'uranium au-delà du seuil de 5 % (il faut atteindre 93 % pour un usage militaire).       <br />
               <br />
       La France servirait mieux la paix et ses intérêts à long terme en oeuvrant dans ce sens plutôt qu'en tentant de prendre la tête d'une campagne européenne en vue d'imposer à l'Iran des sanctions en dehors du cadre de l'ONU, pénalisant ainsi ses propres entreprises. Les autres pays européens - Allemagne, Grande-Bretagne - ne jouent pas les boutefeux, à la différence de Bernard Kouchner. Quant à la Russie, on l'a vu avec la visite de Vladimir Poutine en Iran, elle empoche les contrats tout en se payant le luxe de tenir un discours plus équilibré.       <br />
               <br />
       Malgré des déclarations flamboyantes, Nicolas Sarkozy n'est pas dénué d'un certain pragmatisme. La France peut beaucoup pour retenir les États-Unis sur une voie qui serait fatale, y compris pour eux-mêmes. Instruits par le précédent irakien de 2003, les « faucons » savent qu'ils ne peuvent frapper qu'avec le lâche acquiescement des Européens.       <br />
               <br />
       Sans se laisser instrumentaliser par quiconque, la France doit rester fidèle à sa vocation : Il faut aider les États-Unis à sortir du bourbier où ils se sont mis. Pour cela, il ne faut pas leur demander naïvement : <span style="font-style:italic">« Que pouvons-nous faire pour vous aider en Irak ? »</span>, mais leur montrer la voie d'un dégagement honorable, qui passe bien évidemment par un accord global avec l'Iran, seule puissance à même de les y aider ; Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors de ces réalités.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Voir également les actes du colloque de la Fondation Res Publica du 20 novembre 2006 : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-securite-du-Moyen-Orient-et-le-jeu-des-puissances_r31.html">La sécurité du Moyen Orient et le jeu des puissances</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/757901-927451.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Non-a-la-logique-de-guerre-avec-l-Iran_a458.html</link>
  </item>

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   <title>« Se préparer à faire la guerre » à l’Iran comme vient de le dire Bernard Kouchner témoigne d’une désinvolture dangereuse</title>
   <pubDate>Mon, 17 Sep 2007 16:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, lundi 17 septembre 2007.     <div>
      « Se préparer à  faire la guerre » à l’Iran comme vient de le dire Bernard Kouchner témoigne d’une désinvolture dangereuse. La France pourrait-elle sans renier les acquis de son indépendance s’aligner sur les vues des faucons de Washington ? A-t-on mesuré les conséquences d’un tel revirement de notre politique étrangère, alors qu’après l’invasion américaine en Irak, tout le Moyen-Orient s’enfonce dans une crise profonde ?       <br />
              <br />
       Le langage archaïque de la canonnière est inapproprié face à l’Iran. Il est contraire à nos intérêts les plus élémentaires. Inviter nos entreprises à ne pas investir en Iran c’est évidemment laisser libre cours à leurs concurrentes. L’Iran comme la Russie disposent des immenses réserves gazières sans lesquelles l’avenir énergétique de l’Europe est compromis. Le ministre des affaires étrangères dispose-t-il d’une stratégie approvisionnement de rechange ou rêve-t-il de réduire l’Iran, comme George Bush rêvait d’anéantir l’Irak, afin de disposer de ses ressources en hydrocarbures ?       <br />
              <br />
       La France n’a rien à gagner à épouser docilement les vues les plus agressives de la politique étrangère américaine. Nos intérêts sont différents. Bernard Kouchner ne l’avait pas vu lors de la guerre d’Irak qu’il approuva. Il ne doit pas recommencer la même erreur avec l’Iran.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Se-preparer-a-faire-la-guerre-a-l-Iran-comme-vient-de-le-dire-Bernard-Kouchner-temoigne-d-une-desinvolture-dangereuse_a422.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Qui veut faire l’ange fait la bête</title>
   <pubDate>Thu, 23 Aug 2007 16:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   On aimerait que, de retour de Bagdad, le théoricien du droit d’ingérence humanitaire, Bernard Kouchner, qui avait inspiré en 1989 une intervention en ce sens de François Mitterrand à l’O.N.U., et qui s’était à l’époque dépensé sans compter pour la cause kurde, tant en Turquie qu’en Irak, fasse, vingt ans après, le bilan réel de son activisme.     <div>
      Faisons le compte :       <br />
       1) la première guerre du Golfe (1991) : 100.000 morts selon, une évaluation de l’Etat-major américain à la fin des opérations, en mars 1991 ;       <br />
       2) l’embargo maintenu pendant treize ans de 1990 à 2003 sur l’ensemble du peuple irakien, considéré comme solidaire du régime baathiste : 500.000 victimes, selon les estimations les plus mesurées, du fait de la malnutrition et des épidémies ;       <br />
       3) l’invasion de l’Irak en 2003 : 30.000 morts selon les estimations américaines (sans doute minorées) ;       <br />
       4) la guerre civile entre les « communautés » irakiennes (2003 – 2007) soit 400 à 500.000 morts selon une expertise scientifique anglo-américaine.       <br />
              <br />
       Au bas mot, cela fait un million de morts.       <br />
              <br />
       Je ne parle évidemment pas de l’aspect géopolitique : un boulevard ouvert à l’intégrisme, l’Irak brisé, face à un Iran désormais consacré comme la puissance dominante incontestée de la région, une <span style="font-style:italic">« guerre des civilisations »</span> dont on ne voit pas l’issue.       <br />
              <br />
       M. Kouchner déclare avoir sous-estimé le fanatisme des Irakiens <span style="font-style:italic">« quelle que soit leur communauté d’appartenance »</span>. Qui osera encore parler de la responsabilité des hommes politiques ?       <br />
              <br />
       Les idées valent à proportion inverse du sang versé.       <br />
              <br />
       La modération n’est pas glorieuse mais elle est plus humaine. <span style="font-style:italic">« Qui veut faire l’ange fait la bête »</span> (Pascal). L’ingérence est médiatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Kouchner en Irak: un « alignement de la France » sur la politique américaine, dénonce Chevènement</title>
   <pubDate>Mon, 20 Aug 2007 19:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
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   Dépêche Associated Press, 20 août 2007, 19h17.     <div>
      Le voyage de Bernard Kouchner en Irak est &quot;totalement inopportun&quot;, dénonce lundi l'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement, qui estime qu'une semaine après la visite de Nicolas Sarkozy dans la propriété des Bush à Kennebunkport, la visite à Bagdad du ministre français des Affaires étrangères &quot;vient témoigner de l'alignement de la France&quot; sur la politique américaine.       <br />
              <br />
       &quot;Je trouve que cette visite de M. Kouchner à Bagdad apparaît comme un voyage à Canossa, quand les empereurs venaient, repentants, à genoux dans la neige, confesser leurs fautes au pape&quot;, a critiqué l'ancien député-maire du Territoire de Belfort sur Europe-1.       <br />
              <br />
       &quot;On a l'impression, huit jours après la visite de M. Sarkozy à M. Bush, que M. Kouchner vient témoigner de l'alignement de la France. Disons que le bénéfice du non-alignement de la France sur la politique américaine au moment de l'invasion de l'Irak est gaspillé&quot;, a encore estimé celui qui avait démissionné en 1991 de son poste de ministre de la Défense pour protester contre l'engagement de Paris au côté de Washington dans la guerre du Golfe.       <br />
              <br />
       En 2003, &quot;la France avait acquis aux yeux du monde arabe et du monde musulman une certaine stature et là, nous retombons lourdement du côté de ceux qui ont plus ou moins soutenu cette équipée&quot;, a-t-il poursuivi, après avoir souligné que &quot;ce n'était pas le moment pour la France de faire ce geste (...) important&quot;, le jugeant &quot;totalement inopportun&quot;.       <br />
              <br />
       Arrivé dimanche en Irak, M. Kouchner a été reçu lundi par le président Jalal Talabani et a rencontré d'autres responsables irakiens. Il a souhaité que les différentes communautés irakiennes soient associées à la lutte contre la violence, plaidant également pour une participation accrue des Nations unies. C'est le premier voyage d'un haut responsable gouvernemental français depuis l'intervention américaine en 2003.       <br />
              <br />
       ---------       <br />
       Ecouter l'intervention de Jean-Pierre Chevènement sur Europe 1 ci-dessous (lundi 20 août 2007, 18h15)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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