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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>"Les sondages ne sont pas mon problème. Mon souci est de toucher l'intelligence des Français et des candidats"</title>
   <pubDate>Sat, 28 Jan 2012 16:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, vendredi 27 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de la défaite de Lionel Jospin en 2002</span>: Un candidat est toujours responsable de son programme, surtout quand il n'en a pas ou peu.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En politique, il ne faut jamais régler des comptes. Il y a beaucoup de violence et il faut savoir encaisser. Il faut rester calme et toujours se référer à des valeurs supérieures, à une certaine idée de l'intérêt public. C'est comme ça que j'ai été candidat en 2002 : pour défende des idées. </li></ul><ul class="list"><li>Je peux défendre encore aujourd’hui les thèmes qui étaient ceux de ma campagne. Pour le reste...       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les sondages ne sont pas mon problème. Mon souci est de toucher l'intelligence des Français et des candidats.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas du tout hostile à Jean-Luc Mélenchon. Néanmoins, je ne pense pas qu'il situe sa candidature dans la même perspective que la mienne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le génocide arménien n'est pas contestable mais, pour moi, c'est l'intérêt de la République qui compte. Toute loi qui pénalise dans un domaine qui est celui de la liberté d'expression me déplaît. Cette loi est une manœuvre électoraliste.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les lois mémorielles ne sont pas une bonne idée. Dans la République, on se bat avec des arguments. Quand ils sont bons, ils finissent par triompher.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de ses démissions</span> : J'aurais pu démissionner beaucoup plus souvent. Je me suis borné à démissionner dans 3 circonstances importantes : le tournant libéral, la guerre du Golfe, la Corse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande, rendons lui au moins ce mérite, a dit qu'il réviserait le traité européen prévu par N.Sarkozy et A.Merkel et qu'il y ajouterait des moteurs de croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'écoute ce que dit François Hollande. Je sais qu'entre les mots il y a des vides dans lesquels peuvent se glisser bien des ambiguïtés.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En politique on ne peut pas échapper à la dimension du pari. J'ai pensé influencer François Mitterrand, je l'ai d'ailleurs fait pendant 10 ans. J'ai voulu influencer Lionel Jospin et Segolène Royal. Je pourrais vouloir influencer François Hollande, mais je ne sais pas si je le peux. Si je le peux, ce serait mon devoir.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du maintien de sa candidature</span> : C'est un tableau d'ensemble qu'il faut regarder. Pour l'instant, je n'ai pas arrêté mon jugement. J'observe. Je suis le candidat pédagogue, le conseiller pédagogique à la fois de la gauche et de la France.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Le succès d'Arnaud Montebourg m'a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes"</title>
   <pubDate>Mon, 10 Oct 2011 22:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Laurent Ruquier et de son équipe pour l’émission "On va s'gêner" sur Europe 1, lundi 10 octobre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3341739-4797348.jpg?v=1318273768" alt=""Le succès d'Arnaud Montebourg m'a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes"" title=""Le succès d'Arnaud Montebourg m'a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du livre d'entretiens avec Luc Chatel «Le monde qu'on leur prépare »</span> : Luc Chatel est un homme très habile. Il se garde bien d'être en désaccord avec moi.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a franche opposition de conceptions. Monsieur Chatel défend l’École comme une entreprise qu'il faut manager. Je défends l'idée que l’École est plutôt une institution de la République qui repose sur des valeurs permanentes : le savoir, l'effort, l'autorité des maîtres.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a également de totales divergences sur l'économie. Lui est un des chantres de la mondialisation heureuse et moi, je suis plutôt un critique de la mondialisation libérale telle qu'elle s'est faite.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le succès d'Arnaud Montebourg m'a fait plutôt plaisir car il porte des idées que je crois justes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Cette mondialisation biaisée au profit de pays à très bas coûts, avec une euro surévalué par rapport au dollar et au yuan, aboutit à la désindustrialisation de la France, à un chômage de masse.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de sa célèbre phrase « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne »</span> : C'est un principe déontologique. Même François Mitterrand parlait avec beaucoup de fierté de sa démission du gouvernement Laniel quand ce dernier avait envoyé le Sultan Mohammend V à Madagascar. Mitterrand avait démissionné pour montrer son désaccord.        
       </li></ul><ul class="list"><li>De plus 3 fois c'est relativement peu. J'aurais pu démissionner beaucoup plus de fois.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Sur la décision à venir d'Arnaud Montebourg</span> : C'est difficile de donner un conseil. J'ai beaucoup de sympathie pour les candidats qui restent en lice. J'apprécie le talent de François Hollande et la sincérité de Martine Aubry.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai un peu de peine pour Ségolène car j'ai gardé beaucoup de sympathie pour elle. Je lui dis que ce n'est qu'un moment à passer. Courage Ségolène!</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>"Pour l'Allemagne comme pour la France, le choix est de sortir de l'histoire ou de la continuer ensemble"</title>
   <pubDate>Thu, 09 Jun 2011 14:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était invité mercredi 8 juin 2011 par Ségolène Royal et Désirs d'Avenir à une "Université Populaire Participative" sur la France et la République. Il a pu exposer les grandes lignes de son livre "La France est-elle finie?". Voici le podcast de son intervention précédée d'un portrait par Ségolène Royal.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim Express :</span>        <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Il n'y a pas d'action féconde dans la durée si elle ne s'enracine pas dans des analyses, dans une conviction longuement murie. La mienne l'est.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je pense qu'entre Ségolène et moi, le courant passe. Je sais qu'elle est enracinée dans l'idée que la France se fait d'elle même. Je partage également avec elle la conviction que nous ne devons pas laisser le patriotisme à la droite.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Entre 1981 et 1983, nous n'avons pas fait le choix d'industrialisation, de poursuite des trente glorieuses c'est à dire de regain français. En acceptant le SME puis l'acte unique, nous avons fait un choix « réaliste » dans l'immédiat mais qui, à terme, n'était porteur ni pour la gauche et le socialisme, ni pour l'Europe.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>La crise actuelle de l'euro était contenue dans la vision initiale, erronée il faut le dire : celle qu'on pouvait faire une monnaie unique pour des pays très différents.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>A la question « comment sortir de la situation actuelle ? », M. Sarkozy répond « il faut garder le triple AAA ». Comment mieux reconnaître que ce sont les agences de notation qui désormais font la politique de la France ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le cas de la Grèce est la démonstration « in vivo » de l'imbécilité de la démarche d'austérité.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>La solidarité européenne ne sera jamais aussi efficace que la solidarité nationale. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Ségolène avait proposé, au congrès du PSE à Porto, de donner à la BCE des missions de croissance et d'emploi. Ce fut un tollé. Mais ils avaient tort et elle avait raison.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le mitterrandisme n'existe pas. Chacun a son petit Mitterrand dans la poche et le lit à sa manière.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il faudrait chuchoter à l'oreille de Mme Merkel un certain nombre de choses, notamment que l'intérêt de l'Allemagne n'est pas de faire cavalier seul. Son marché intérieur est la zone euro.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Les choix à venir ne pourront se faire sans l'Allemagne. Il y a eu inversion du rapport de force. Mais notre force est politique : l'Allemagne a besoin de nous pour donner une caution européenne à sa politique. Cela ne doit pas se faire sans contreparties. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je ne suis pas d'accord avec Ségolène sur le domaine énergétique, c'est une litote. Le pari sur le solaire et l'éolien est sympathique, mais les coûts de revient sont aujourd'hui largement supérieurs. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Pour l'Allemagne comme pour la France, le choix est de sortir de l'histoire ou de la continuer ensemble.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Au cœur de la refondation d'une gauche de gouvernement qui tienne dans la durée et qui réponde à l'intérêt national comme à l'intérêt européen, il y a notre capacité à lier les valeurs de la République et les valeurs des Lumières. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>La gauche doit également se réapproprier les valeurs de transmission : valeur de l'éducation, valeur du travail bien fait. Ce ne sont pas des valeurs de droite. Jaurès avait compris cela, De Gaulle également car ils avaient la vision. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il faut réindustrialiser le pays. Nos grands groupes ne renvoient pas l'ascenseur, n'aident pas leur sous-traitants et ne nous permettent pas d'avoir les PMI de l'Allemagne.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Notre travail, nous devons l'orienter vers la jeunesse, vers des générations qui peuvent, à bon droit, estimer qu'elles n'ont pas été bien traitées. Les perspectives qui leur sont offertes se sont réduites. </li></ul>       
              <br />
       Le discours de Ségolène Royal est disponible <a class="link" href="http://www.leblogdesegoleneroyal.fr/la-republique/etre-celle-qui-va-reconcilier-lhistoire-de-france-avec-le-reve-dune-europe-enfin-au-service-des-peuples/">sur son blog</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3042277-4335751.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Pour-l-Allemagne-comme-pour-la-France-le-choix-est-de-sortir-de-l-histoire-ou-de-la-continuer-ensemble_a1154.html</link>
  </item>

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   <title>Chevènement: "entre Ségolène (Royal) et moi, le courant passe!"</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jun 2011 22:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mercredi 8 juin 2011, 21h18.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3041105-4333898.jpg?v=1307565590" alt="Chevènement: "entre Ségolène (Royal) et moi, le courant passe!"" title="Chevènement: "entre Ségolène (Royal) et moi, le courant passe!"" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), invité de Ségolène Royal pour une université participative, a affirmé mercredi soir à Paris: &quot;Entre Ségolène et moi, le courant passe&quot;.       <br />
              <br />
       Invité à parler de &quot;la France et la République&quot; pour cette université populaire participative de son association Désirs d'avenir à la mairie du IVè arrondissement, M. Chevènement a assuré: &quot;Entre Ségolène et moi, le courant passe&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je partage avec elle une autre conviction, c'est que nous ne devons pas laisser la France, le patriotisme à la droite qui s'en sert, qui l'instrumentalise à ses fins et qui s'est souvent révélée si  peu fidèle à la patrie&quot;, a-t-il déclaré vivement applaudi, s'exprimant devant un panneau tricolore.       <br />
              <br />
       Mme Royal a été accueilie par des &quot;Ségolène présidente!&quot; fusant des quelque 400 personnes de l'assistance.       <br />
              <br />
       &quot;L'objet de cette réunion était un débat sur le projet, ce qui peut rassembler le peuple français&quot;, a dit après la réunion M. Chevènement, candidat possible à la présidentielle. Sa présence, un soutien à Mme Royal? &quot;Chaque chose en son temps. On va regarder comment tout cela évolue. Je tiens essentiellement à faire passer des idées. C'est ce que j'ai fait modestement ce soir&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;Comme vous avez vu, le courant passe même si sur le bilan énergétique nous ne sommes pas en phase&quot;, a-t-il précisé.       <br />
              <br />
       M. Chevènement avait assuré le 4 mai qu'il serait candidat à la présidentielle et officialiserait cette décision à l'automne.       <br />
              <br />
       Ex-candidate à l'Elysée, Mme Royal a affirmé qu'elle accueillait &quot;un ami fidèle, un ami engagé qui a donné énormément de son temps, de son intelligence lors de la campagne présidentielle de 2007. Si tout le monde avait été comme Jean-Pierre, sans doute que le résultat aurait été autre!&quot;, s'est-elle exclamée, chaleureusement applaudie.       <br />
              <br />
       La présidente de Poitou-Charentes a salué &quot;un combattant pour la France, un combattant pour la République qui n'a jamais désarmé, jamais hésité (...), jamais louvoyé&quot;.       <br />
              <br />
       Elle a qualifie de &quot;livre décapant&quot; l'ouvrage que l'ancien ministre a publié récemment &quot;La France est-elle finie?&quot; et estimé que Jean-Pïerre Chevènement  &quot;livre une méditation sur le destin de notre pays, rend lisible dans toute sa cohérence l'histoire de notre XXè siècle&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Oui, ce soir, nous accueillons un homme d'Etat&quot;, a-t-elle lancé, applaudie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-entre-Segolene-Royal-et-moi-le-courant-passe_a1153.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin</title>
   <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 10:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement, Nice Matin, 25 février 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2722710-3852208.jpg?v=1298624874" alt="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" title="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" />
     </div>
     <div>
      En réserve de la République, mais certainement pas sur la touche. Avec des convictions toujours aussi ancrées, Jean-Pierre Chevènement sème en ce moment les petits cailloux qui lui permettront « le moment venu » de s’aventurer sur le chemin tortueux qui mène à l’Élysée. Ses cailloux à lui, ce sont ses idées, égrénées au fil des 310 pages de son nouveau livre au titre évocateur, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/La-France-est-elle-finie_a1027.html">La France est-elle finie ?</a>. Souveraineté, République, Nation : des valeurs majuscules que Chevènement défend inlassablement, rencontre après rencontre, dédicace après dédicace comme hier après-midi à Nice. Malade d’« une France qui ne s’aime plus », pourfendeur d’une « gauche française ralliée au néolibéralisme », le sénateur du Territoire de Belfort n’exclut pas d’incarner lui-même la « candidature alternative » qu’il appelle de ses vœux. Un brin superstitieux (« en 2001, je m’étais déclaré un 4 septembre, le jour de la proclamation de la IIIe République »), il se décidera avant la fin de l’année. « Il faut qu’un espace s’ouvre », confie avec un ton professoral celui qui rappelle avoir réuni sur son nom « un million et demi de Français au premier tour de la présidentielle de 2002 ». Déçu de ne pas bénéficier d’une exposition médiatique plus forte, enrageant de « ne même plus figurer dans les sondages où apparaissent des gens que je ne connais même pas », Chevènement croit autant en ses idées qu’à son destin. Mais où diable se situe-t-il sur l’échiquier politique ? « Au dessus ». Tout est dit, sans modestie de façade. Pour lui, c’est sûr, « l’avenir est ouvert ». Et puis, glisse-t-il au détour d’une question, « j’ai atteint l’âge où on peut devenir président de la République… »       <br />
              <br />
       Denis Carreaux, rédacteur en chef.       <br />
       ------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« La dérégulation de l'économie a provoqué la désindustrialisation de la France » </span>       <br />
              <br />
       <b>Nice-Matin: La France serait-elle en meilleure santé si la gauche vous avez écouté en ne prenant pas le tournant de la rigueur en 1983 et en refusant le traité de Maastricht ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> La crise de la France est ancienne, elle date de l’après Première guerre mondiale. Mais, dans les années 80-90, la gauche, en choisissant de passer un compromis avec le néolibéralisme triomphant, a accepté la dérégulation et la libéralisation des mouvements de capitaux qui expliquent largement les délocalisations de ces dernières années. Elle a mis le doigt dans un engrenage qu’on pouvait éviter à l’époque : la France pesait encore assez lourd en Europe pour imposer un système d’économie mixte.       <br />
              <br />
       <b>La crise du capitalisme financier vous donne, en quelque sorte, raison 25 ans plus tard…</b>       <br />
       C’est la dictature de l’actionnariat qui l’a emporté, une dérégulation de l’économie qui a provoqué la désindustrialisation de la France. Quand j’étais ministre de l’Industrie, celle-ci pesait 30 % de la valeur ajoutée contre 13 % aujourd’hui. Comment un pays dont la base productive se rétrécit à ce point peut préserver ses retraites ou son assurance-maladie ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Peut-on réindustrialiser ?</b>       <br />
       Il est toujours difficile de remonter la pente quand on l’a dévalée ! On aurait, en tout cas, pu maintenir en France davantage d’usines d’assemblage, consacrer plus de moyens à la recherche et ne pas faire la part belle aux délocalisations. Les Allemands, eux, ont sous-traité dans les pays d’Europe centrale mais ont gardé la maîtrise de l’assemblage, ils ont des positions monopolistiques dans beaucoup de domaines, tout cela leur assure un excédent commercial de 150 milliards, à l’inverse la France connaît un déficit de 52 milliards.       <br />
              <br />
       <b>Les 35 heures ont-elles joué dans ces délocalisations ?</b>       <br />
       Les 35 heures ont certainement pesé sur nos coûts à un moment où les Allemands prenaient une position inverse en comprimant les salaires. Mais c’est la surévaluation de notre monnaie - le franc, puis l’euro fort - qui a constitué le facteur décisif.       <br />
              <br />
       <b>L’essentiel de nos problèmes vient donc de l’euro fort ?</b>       <br />
       Une monnaie surévaluée est très pénalisante pour l’industrie en nous faisant perdre des parts de marché à l’exportation. Et c’en est fini des ajustements maintenant qu’il est impossible de dévaluer. Plutôt que les plans de rigueur qui sont aujourd’hui avancés, je propose des politiques économiques harmonisées et privilégiant la croissance.       <br />
              <br />
       <b>Pour desserrer l’étau de l’euro, vous demandez la révision des statuts de la Banque centrale européenne ou la réglementation des marchés des devises. On n’en prend pas le chemin…</b>       <br />
       Si ce plan A, d’une réforme à froid, ne marche pas, il faut garder un plan B sous le coude. S’il y a une crise qui met l’Espagne voire l’Italie en dehors de l’euro, la France ne pourra pas résister, entre l’Allemagne d’un côté et ces pays qui deviendront hypercompétitifs. Notre voisin d’outre-Rhin sera alors bien obligé de discuter d’une réforme.       <br />
              <br />
       <b>L’Allemagne ne peut-elle pas être tentée par le cavalier seul avec son économie dominante ?</b>       <br />
       Politiquement, cela ne la conduirait nulle part. Elle est aussi tributaire des marchés européens où elle exporte 70 % de sa production.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Primaires socialistes : « Rien ne paraît clair » </span>       <br />
              <br />
       <b>Quand on vous lit, quand on vous connait, on ne voit pas comment vous pourriez soutenir DSK.</b>       <br />
       Et quand vous connaissez DSK aussi. Mais il faut faire confiance à la perfectibilité de l’être humain. La gauche est un optimisme, fondamentalement. Il faudrait donc que Dominique Strauss-Kahn trouve son chemin de Damas. Mais les choses seront différentes de ce qu’elle sont aujourd’hui lorsqu’il se sera porté candidat.       <br />
              <br />
       <b>Les primaires socialistes sont-elles une bonne idée ?</b>       <br />
       J’ai été très surpris par la manière dont Martine Aubry a déclaré qu’il n’y aurait pas de concurrence entre elle et DSK. On a parlé d’un pacte de Marrakech auquel Ségolène Royal semblait un moment s’être ralliée.       <br />
              <br />
       <b>Elle a changé d’avis depuis car elle est en campagne...</b>       <br />
       C’est exact, mais même Martine Aubry ne paraît plus aussi sure, si j’en juge par les appels venant de ses amis. Rien ne paraît clair. Je ne sais plus très bien à quel saint il faut se vouer.       <br />
              <br />
       <b>Quel candidat socialiste est compatible  avec le MRC ?</b>       <br />
       Pour le moment, si j’en juge par le fait qu’il vaudrait mieux se fier à quelqu’un qui ne nous ait pas mis dans l’ornière, pour pouvoir nous en sortir, je n’en vois pas un qui soit absolument sans défaut.       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous trouver mieux au Front de gauche ?</b>       <br />
       Jean-Luc Mélenchon a fait un parcours méritoire depuis le traité de Maastricht qu’il avait approuvé mais il lui reste encore à comprendre que la souveraineté nationale et pour tout dire la France est un levier indispensable si on veut faire bouger l’Europe, la redresser, et que la France redevienne le modèle républicain qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.       <br />
              <br />
       <b>Quelles relations avez-vous avec le PS ?</b>       <br />
       Le MRC a une influence sur une frange du PS et certains n’hésitent pas à la reconnaître comme Arnaud Montebourg, Manuel Valls qui, dans le domaine de la sécurité me déborde quasiment, ou François Hollande.       <br />
              <br />
       <b>Un candidat unique à gauche c’est possible ?</b>       <br />
       Le bon candidat pour la gauche serait celui qui a tenu compte de tout ce qui s’est passé depuis 1981, de la crise et des leçons de la crise, et capable d’anticiper assez loin pour nous donner des raisons d’espérer.       <br />
              <br />
       <b>La gauche peut-elle échouer en 2012 ?</b>       <br />
       Les sondages ne sont pas porteur pour Sarkozy qui bénéficie d’un exceptionnel discrédit. Il faudrait que la gauche en fasse beaucoup pour ne pas l’emporter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Vers une candidature en 2012 ? »</span>       <br />
              <br />
       <b>Au début du mois de janvier, vous avez évoqué votre candidature potentielle à l’élection présidentielle de 2012 ? Où en est votre réflexion ?</b>       <br />
       Le MRC peut avoir d’autres candidats que moi ! Je crois à une candidature alternative. Je crois qu’il faut porter à la tête de l’Etat quelqu’un qui ait clairement à l’esprit un besoin de changements politiques. Il ne faut pas confier les rênes de l’Etat à des gens qui nous ont égarés. Pour sortir de l’impasse il ne faut pas faire confiance à ceux qui nous y ont conduits.       <br />
              <br />
       <b>Quelles circonstances vous inciteraient à vous présenter ?</b>       <br />
       Je demanderai aux candidats potentiels du Parti socialiste de se positionner. Si la parenthèse libérale ouverte en 83 dont parle Lionel Jospin et qui n’a jamais été vraiment refermée demeure, il faudra imaginer un troisième homme et faire en sorte qu’il ait une chance de l’emporter. Il représenterait une autre politique : avec sagesse, subtilité, sens de l’Etat et en même temps en prenant clairement ses distances avec des politiques qui ont échoué ou avec des tropismes politiques erronés dans des domaines variés comme la sécurité ou l’école. Des tropismes qui ne permettent pas de gouverner la France car la France est très difficile à gouverner. La gauche a un vrai travail à faire là-dessus. Car elle ne doit pas seulement gagner elle doit aussi réussir. Je considère par ailleurs que pour être candidat il faut avoir une chance de gagner.       <br />
              <br />
       <b>Quels seraient les contours de votre programme ?</b>       <br />
       Je n’aurai pas grand-chose à changer à mon discours de 2002. Il faut un redressement de la construction européenne et relancer la politique industrielle de la France. Sur l’école, le civisme, la sécurité, le rôle de la France en Europe et dans le monde : mes propos de 2002 me paraissent valables. Il faudrait actualiser car dix ans ont passé. Mais je n’ai pas de raison de changer les orientations de fond. J’étais en avance en 2002. En 2012, le discours pourrait être adéquat.       <br />
              <br />
       <b>Certains vous font porter le poids de la défaite de la gauche le 21 avril 2002. Quel est votre regard aujourd’hui ?</b>       <br />
       Vous savez c’est une défausse facile. On cherche un bouc émissaire à une défaite qu’on devrait s’attribuer à soi-même. Quand un projet recueille 11 % d’approbation chez les ouvriers, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le projet lui-même. Ce n’est pas la peine de s’en prendre à Pierre, Paul, Jacques ou Jean-Pierre ou Christiane !       <br />
              <br />
       <b>Quand vous prononcerez-vous ?</b>       <br />
       Avant la fin de l’année 2011 !       <br />
              <br />
       <b>Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?</b>       <br />
       Au-dessus ! Les Français souffrent de ne pas avoir de perspective. Je constate que le courant de pensée que je représente et qui a obtenu 1,54 million de voix en 2002 n’est pas reçu à l’Elysée alors qu’on reçoit M. de Villepin qui pourtant ne s’est jamais compté dans une élection. Je constate que les sondages ne mentionnent jamais mon nom ! C’est frappant ! Alors qu’on cite gens inconnus, des personnes que je ne connais même pas.       <br />
              <br />
       <b>Comment analysez-vous le succès de votre livre ?</b>       <br />
       C’est le signe que mes idées intéressent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Beaucoup de gens rejettent l'image que la droite et la gauche donnent en Corse »</span>       <br />
              <br />
       <b>Lors des dernières élections territoriales en Corse, un électeur sur trois a voté nationaliste : cela vous surprend ?</b>       <br />
       Beaucoup de gens rejettent l’image que la droite et la gauche donnent en Corse. Il y a là une carence sur laquelle il faut s’interroger. Je constate quand même qu’une majorité de Corses a rejeté le projet de statut de territoire d’outre-mer concocté depuis les accords de Matignon pour la Corse en 2003. Il y a donc une majorité de Corses qui, contre l’avis de tous les partis de droite et de gauche y compris les partis indépendantistes, ont dit « non on veut rester français avec des départements ». C’est quand même quelque chose qui en dit long. Ce serait aussi une erreur de vouloir revenir sur les affaires de statut. Je crois percevoir un certain danger qui consisterait à vouloir rouvrir la question du statut de la Corse qui n’a jamais conduit nulle part. La priorité en Corse c’est le développement économique, l’enseignement, le développement de l’esprit public, du civisme, du respect de la loi. Tout cela est parfaitement compatible avec l’identité culturelle particulière de la Corse qu’il ne faut pas opposer à l’identité républicaine.       <br />
              <br />
       <b>La Corse bat chaque année des records en matière d’homicides, aujourd’hui comme à l’époque où vous étiez ministre de l’Intérieur. Avoir privilégié la lutte contre les attentats nationalistes au détriment des crimes de droit commun, n’est-ce pas une erreur de tous les gouvernements ?</b>       <br />
       Souvent les deux se sont confondus. A une certaine époque, en particulier dans les années 80 et 90, l’interpénétration entre les mouvements indépendantistes et le grand banditisme était forte.       <br />
       La loi doit être respectée par tous. Il n’y a pas lieu de distinguer un assassinat selon qu’il est commis pour des mobiles idéologiques ou bassement intéressés. De toute façon il faut condamner toute espèce de recours à la violence et tout homicide. Je n’oublie pas qu’on a quand même abattu un préfet de la République, Claude Erignac, qui se promenait sans aucune protection la nuit dans une rue d’Ajaccio. Ce n’était pas un acte courageux et c’est une litote.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Débat animé par Denis Carreaux, rédacteur en chef ; André Fournon, secrétaire général de la rédaction ; Philippe Courtois, directeur du développement éditorial et Eric Néri, adjoint au directeur départemental des Alpes-Maritimes</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/jean-pierre-chevenement-face-a-la-redaction">Nice Matin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-face-a-la-redaction-de-Nice-Matin_a1086.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement réagit à l'annonce de la candidature de Ségolène Royal aux primaires socialistes et à ses déclarations sur Dominique Strauss-Kahn</title>
   <pubDate>Tue, 30 Nov 2010 22:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il était l'invité du Nouveau journal de Direct 8 mardi 30 novembre à 18h30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/a98663060c2193a31650247db51dcfb70f2216a4" width="608" height="372">
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</object >
     </div>
     <div>
      L'intégralité de l'émission (qui portait essentiellement sur Wikileaks) est disponible <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=pQLrkPcH7l4">sur le compte YouTube de Direct8</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2517230-3545290.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-reagit-a-l-annonce-de-la-candidature-de-Segolene-Royal-aux-primaires-socialistes-et-a-ses_a1023.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La France à la reconquête de son destin (vidéo)</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 12:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la vidéo du discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Le texte de cette intervention est <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a974.html">disponible ici</a>.       <br />
              <br />
       Vous pouvez également retrouver cette vidéo chapitrée en six parties sur <a class="link" href="http://www.youtube.com/user/jpchevenement#grid/user/438C315CBFB55FDC">YouTube</a>, <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/playlist/x1cubo_jpchevenement_congres-mrc-2010">Dailymotion</a> et <a class="link" href="http://www.facebook.com/jpchevenement?v=app_2392950137">Facebook</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2202308-3070971.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin-video_a982.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2201977</guid>
   <title>Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 08:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à France-Soir, propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2201977-3070338.jpg?v=1289480107" alt="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »" title="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »" />
     </div>
     <div>
      <b>France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d’honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « candidat républicain ». Vous pourriez, dit-on, être ce candidat. C’est sérieux ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> Si j’envisage d’être candidat, c’est parce que les circonstances sont gravissimes et qu’il faut faire « bouger les lignes ». La France va mal. Elle s’est installée depuis trente ans dans un chômage de masse qui touche plus de 20 % des jeunes. Elle n’a jamais été aussi inégale. L’éthique républicaine est foulée aux pieds. Certes, je ne suis plus jeune, mais l’expérience est irremplaçable !       <br />
              <br />
       <b>Pourtant, vous aviez envisagé, jusqu’à une période récente, de participer aux primaires du PS…</b>       <br />
       Elles ont été vidées de leur substance par Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn qui ont conclu le pacte de Marrakech, et qui se sont également entendus avec Ségolène Royal. Quelle confiance, au surplus, peut-on faire aux socialistes pour l’organisation de ces primaires ? Mais la question majeure est ailleurs : le PS est-il prêt à mener demain une politique de salut public ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Qu’est-ce que ça veut dire?</b>       <br />
       J’ai toujours essayé de faire accepter au PS qu’il pèse pour modifier les statuts de la Banque centrale européenne : sans aucun résultat. Le PS est prisonnier du PSE (Parti socialiste européen) lui-même sous la domination du SPD allemand qui ne le veut pas. Alors pour nous sortir d’affaire, je ne fais pas confiance à ceux qui, depuis 1983, nous ont fourvoyés avec une politique de la monnaie forte, une déréglementation généralisée et l’introduction d’une monnaie unique par le traité de Maastricht. Un traité qui est en train de se casser la figure.       <br />
              <br />
       <b>Aucune entente n’est donc envisageable entre vous, d’une part, Martine Aubry, DSK et Ségolène Royal, de l’autre ?</b>       <br />
       Tous les dirigeants socialistes, même Jean-Luc Mélenchon, ont soutenu <span style="font-style:italic">perinde ac cadaver</span> (jusqu’à la mort, NDLR) le traité de Maastricht et ses dispositions les plus stupides. Maastricht, ça a été la mise en congé de la nation. Une erreur gravissime. Résultat : la France, aujourd’hui, ne croit plus en elle-même. Comme dans les années 1930.       <br />
              <br />
       <b>Allez-vous jusqu’à dire qu’il vaudrait mieux sortir de l’euro ?</b>       <br />
       L’euro est aujourd’hui une réalité. Je suis partisan de défendre la zone euro dans son intégralité, c’est-à-dire avec tous les pays du Sud. Cela passe par un compromis franco-allemand sur l’idée que l’Europe ne peut pas avoir une monnaie surévaluée. L’Allemagne devrait admettre que la Banque centrale européenne (BCE) fasse des avances aux Etats attaqués. Sinon, la spéculation se déchaînera, et ça va « péter » ! On ne peut pas exclure la défaillance d’un grand pays du sud de l’Europe dans le cours de l’été. Il faut se donner, dès maintenant, des armes de dissuasion. Le mois d’août est toujours le mois des mauvais coups !       <br />
              <br />
       <b>En réponse au projet du gouvernement sur la réforme des retraites, la gauche propose un financement du déficit mettant largement – et presque exclusivement – les plus riches à contribution. Y adhérez-vous ?</b>       <br />
       La retraite est le capital de ceux qui n’en ont pas. On ne peut faire l’économie de l’augmentation des années cotisées mais, pour cela, il faut une économie en croissance, créatrice d’emplois. C’est bien beau de dire qu’on va retarder l’âge de départ à la retraite mais s‘il n’y a plus de travail, si les entreprises veulent se débarrasser de leurs sexagénaires, comment faire ?       <br />
              <br />
       <b>Acceptez-vous de retarder l’âge légal de départ à 62 ans ?</b>       <br />
       C’est injuste pour les ouvriers ! Savez-vous qu’ils vivent en moyenne sept ans de moins que les autres catégories de Français ? La retraite à 60 ans, c’était une grande conquête pour la classe ouvrière. Cependant, il est évident que la durée de vie moyenne s’allonge. Le fond du problème, c’est la relance de l’économie : on ne rétablira les comptes de la Sécurité sociale comme les comptes publics que par une augmentation des recettes. Et cela passe par une monnaie moins forte qui n’écrase pas notre compétitivité, par l’investissement de notre épargne – une des plus élevées du monde – dans l’innovation, la recherche, la technologie, la formation. Et cela en France, pas à l’étranger ! Il faut refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Elle en a la capacité si la volonté politique est là !       <br />
              <br />
       <b>Aujourd’hui, l’ancien ministre de l’Intérieur que vous êtes combat la réforme territoriale. Pourquoi cette posture ?</b>       <br />
       Cette réforme, très mal conçue, n’était pas nécessaire. Notre organisation, simple, repose sur trois niveaux : commune, département, région. L’intercommunalité a remédié à l’émiettement communal. La réforme vise à réduire drastiquement le nombre des communes en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Or on a besoin des petites communes ! On a besoin de ces élus locaux très dévoués qui participent au maintien du lien social. Et puis le gouvernement a inventé une nouvelle entité : la métropole.       <br />
              <br />
       <b>Vous y êtes hostile ?</b>       <br />
       Soyons clair : la création de ces « métropoles » va décapiter sept régions et désosser une douzaine de départements. Et puis cette réforme vise à mettre les collectivités locales à la diète : le gouvernement a déjà annoncé le gel des dotations des collectivités territoriales. Bref, voilà une « réforme » qui met le pataquès dans l’organisation territoriale de la France. Bon, la loi va être votée, mais y aura-t-il une majorité pour l’appliquer en 2014 ?       <br />
              <br />
       <b>La gauche peut-elle, selon vous, gagner le Sénat en 2011 ?</b>       <br />
       C’est possible. Les dernières élections locales et régionales devraient en effet permettre à l’ensemble de la gauche de gagner de nouveaux sièges. Quant à ceux qui font courir le bruit que je serai candidat à la présidence du Sénat en 2011, ce ne sont pas des gens qui me veulent bien ! Je me suis uniquement déclaré disponible pour l’élection présidentielle de 2012 !       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.francesoir.fr/politique/chevenement-oui-jenvisage-detre-candidat-en-2012">francesoir.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2201977-3070338.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-France-Soir-Oui-j-envisage-d-etre-candidat-en-2012_a980.html</link>
  </item>

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   <title>La France à la reconquête de son destin</title>
   <pubDate>Sun, 27 Jun 2010 12:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Grands textes]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190927-3054361.jpg?v=1476647029" alt="La France à la reconquête de son destin" title="La France à la reconquête de son destin" />
     </div>
     <div>
      Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.       <br />
              <br />
       Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La crise</b>       <br />
              <br />
       Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.       <br />
              <br />
       A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(La vidéo intégrale du discours)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.chevenement.fr/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="104896" data="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="432" height="243"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !        <br />
              <br />
       Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).       <br />
              <br />
       Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.       <br />
              <br />
       Dès le 4 septembre 2001, <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> : « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie - le dollar - est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.        <br />
              <br />
       Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !       <br />
              <br />
              <br />
       2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.       <br />
              <br />
       Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.       <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.       <br />
              <br />
       Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.       <br />
              <br />
       En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 - risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.       <br />
              <br />
       Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       -	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;        <br />
       -	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.       <br />
              <br />
       Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.        <br />
              <br />
       Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?       <br />
              <br />
       De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !       <br />
              <br />
       On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.        <br />
              <br />
       Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.        <br />
              <br />
       Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Notre projet</b>       <br />
              <br />
       Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.       <br />
              <br />
       C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !       <br />
              <br />
       Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas si difficile que cela :       <br />
              <br />
       -	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.       <br />
       -	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.       <br />
              <br />
       Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.       <br />
              <br />
       Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !       <br />
              <br />
       Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !       <br />
              <br />
       Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.        <br />
              <br />
       Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !       <br />
              <br />
       Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Comment peser ?</b>       <br />
              <br />
       1. Comment d'abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?        <br />
              <br />
       Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.       <br />
              <br />
       Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.       <br />
              <br />
       2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.        <br />
              <br />
       Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.        <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.       <br />
              <br />
       Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.        <br />
              <br />
       Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.       <br />
              <br />
       Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?        <br />
              <br />
       Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.        <br />
              <br />
       François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.       <br />
              <br />
       3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !       <br />
              <br />
       Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous changer la donne ?       <br />
              <br />
       4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.       <br />
              <br />
       La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).       <br />
              <br />
       Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.       <br />
              <br />
       Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.       <br />
              <br />
       5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.       <br />
              <br />
       Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.       <br />
              <br />
       Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !       <br />
              <br />
       6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?       <br />
              <br />
       La hauteur de vues, c’est le principal.       <br />
       La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.        <br />
       Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.       <br />
              <br />
       Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.       <br />
              <br />
       7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion       <br />
              <br />
       Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a974.html</link>
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   <title>Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 10:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien / Aujourd'hui en France, samedi 26 juin 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190216-3053385.jpg?v=1289480106" alt="Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»" title="Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»" />
     </div>
     <div>
      A nouveau en froid avec le PS, Jean-Pierre Chevènement pourrait être candidat à l'élection présidentielle en 2012.       <br />
              <br />
       <b>Quel est le principal enjeu du congrès de votre mouvement ce week-end ?</b>       <br />
       Nous allons actualiser notre ligne politique dans la perspective de la présidentielle. Notre souci est de faire bouger les lignes pour faire apparaître les véritables problèmes : la crise du capitalisme financier et celle de l'euro mettent l'Europe et la France en position d'extrème faiblesse face aux Etats-Unis et à la Chine. Dans ces conditions, comment rendre un avenir à notre pays ? C'est la question principale.       <br />
              <br />
       <b>Votre candidature à la présidentielle de 2012 est-elle possible?</b>       <br />
       Je ne veux rien exclure. Un candidat républicain doit s’affirmer pour mettre la France à la hauteur des défis qu'elle a à relever. La ligne sociale-libérale suivie par le PS ne correspond pas à la situation actuelle. Le PS reste prisonnier d’une vision de l’Europe dépassée. La monnaie unique était un échec prévisible depuis Maastricht. Le concours de plans de rigueur mis en œuvre simultanément dans toute l’Europe est insupportable pour les peuples.       <br />
              <br />
       <b>Le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn pourrait-il être le candidat de la gauche?</b>       <br />
       Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry ont soutenu depuis l8 ans la politique conçue à Maastricht. Ils se sont gravement trompés. Doit-on confier à ceux qui se sont fourvoyés le soin de proposer des remèdes?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>En 2007 vous disiez être favorable à des primaires de la gauche...</b>       <br />
       Mais le PS lui-même a contribué à vider les primaires de leur signification ! Nous avons le pacte de Marrakech qui lie Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan. Et voilà maintenant le pacte du boulevard Raspail qui les unit tous deux à Ségolène Royal. Qui arbitrera ? Les sondages ! Ce n'est pas notre conception du débat. D'autant que, pour l'instant, nous ne partageons pas un projet commun.       <br />
              <br />
       <b>En quoi feriez-vous la différence ?</b>       <br />
       Nous aurions l'énergie républicaine de défendre les intérêts de la France en proie à la désindustrialisation et au chômage. Nous ne laisserions pas, par exemple, notre pays confiné dans une petite zone euro avec une monnaie tellement forte qu'elle ferait disparaitre ce qui nous reste d'industrie.       <br />
              <br />
       <b>Travaillez-vous en confiance aujourd'hui avec le PS ?</b>       <br />
       Le PS a manqué aux engagements pris à notre égard. C'est ce qui s'est passé lors des élections régionales. Alors chat échaudé craint l'eau froide...       <br />
              <br />
       <b>Vous aurez 73 ans en 2012...</b>       <br />
       Il faut de l'expérience pour affronter la tempête. Et je n'aperçois pas pour le moment de grandes capacités d'hommes d'Etat à l'horizon.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-pour-2012-je-n-exclus-rien-25-06-2010-977750.php">Le Parisien.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2190216-3053385.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Parisien-Aujourd-hui-en-France-Chevenement-Pour-2012-je-n-exclus-rien_a972.html</link>
  </item>

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   <title>Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 08:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Journal du dimanche, samedi 26 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190111-3053230.jpg?v=1476647029" alt="Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"" title="Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"" />
     </div>
     <div>
      A la veille du congrès national du MRC (Mouvement républicain et citoyen), son président, Jean-Pierre Chevènement, en détaille les enjeux au JDD.fr. Pourfendeur de la &quot;dictature de l'argent&quot;, l'ancien ministre de l'Intérieur veut replacer l'emploi au centre des priorités politiques. En rupture avec la logique &quot;sociale-libérale&quot; du PS, le &quot;Che&quot; confirme également la présence d'un candidat &quot;républicain&quot; à l'élection présidentielle de 2012.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) que vous présidez tient congrès ce week-end. Quels en sont les enjeux?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b>       <br />
       Notre congrès se situe clairement dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Nous voulons faire bouger les lignes, c'est-à-dire nous emparer des problèmes de fond: le capitalisme financier est en crise, la monnaie unique européenne est un échec évident. Et nous ne pouvons pas demander à ceux qui nous ont fourvoyés de nous offrir des remèdes.       <br />
              <br />
       <b>Qui visez-vous?</b>       <br />
       Je vise tous ceux qui, solidairement et depuis des années, ont porté le projet de monnaie unique. Or, c'était un pari fou de transférer la souveraineté monétaire sans tenir compte de l'irréductible diversité des nations européennes.       <br />
              <br />
       <b>Ce week-end vous présenterez un &quot;programme de salut public&quot;. Quel en est l'esprit?</b>       <br />
       Nous faisons d'abord une analyse de l'Europe face à ce que l'on appelle la &quot;Chinamérique&quot;. Nous voulons une autre Europe, une Europe des peuples, avec les nations - et non contre elles - une grande Europe allant jusqu'à la Russie et ouverte sur la Méditerranée et sur l'Afrique. Nous voulons aussi rassembler les Français autour d'un projet pour le pays, axé autour d'un nouveau modèle de développement. L'enjeu majeur est de ne pas laisser la France enfermée dans une zone euro réduite à quelques pays, avec une monnaie à ce point surévaluée qu'elle entraînerait la fin de l'industrie nationale. Il faut enfin cesser d'emboîter systématiquement le pas de Mme Merkel, qui impose aujourd'hui à l'Europe un concours de plans de rigueur massifs et simultanés. La catastrophe sociale est au bout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Au niveau national, vous avez qualifié de &quot;simulacre&quot; le projet de primaires adopté par le Parti socialiste. Pourquoi?</b>       <br />
       Parce qu'il pose un double problème. De contenu, d'abord, puisque le Parti socialiste reste prisonnier d'une ligne &quot;sociale-libérale&quot; et d'une conception dépassée de l'Europe. Sur l'organisation de ces primaires, ensuite, ce que l'on appelle le &quot;pacte de Marrakech&quot; entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan, auquel s'ajoute son corollaire, &quot;le pacte de Raspail&quot;, qui inclut Ségolène Royal, vide le projet de sa substance. Nous allons tout droit vers une compétition médiatique, arbitrée par les sondages. Dans ces conditions, il s'agit effectivement d'un simulacre de démocratie.       <br />
              <br />
       <b>Comme le PRG (Parti radical de gauche), vous avez l'intention de présenter votre candidat à l'élection présidentielle de 2012? Pourquoi?</b>       <br />
       D'abord, je tiens à préciser que le candidat républicain que nous soutiendrons ne sera pas forcément issu des rangs du MRC. Ensuite, la volonté de peser sur l'élection présidentielle de 2012 tient surtout à des raisons de fond. Il nous faut faire bouger les lignes, c'est fondamental. Nous vivons aujourd'hui sous la dictature de l'argent. Ce sont notamment ces taux de rentabilité extravagants réclamés aux entreprises, lesquelles ne peuvent satisfaire ces exigences et délocalisent l'emploi. Depuis le début des années 1980, nous avons perdu près de la moitié de nos emplois industriels. Il faut rompre avec cette dictature. Notre programme est de rendre confiance à la France, à sa jeunesse. Il s'agit de remettre l'exigence de l'emploi au premier plan et de refaire de la France un grand pays industriel et technologique.       <br />
              <br />
       <b>Serez-vous ce candidat?</b>       <br />
       Je ne veux rien exclure aujourd'hui, mais il faut que les conditions nécessaires soient réunies, à commencer par l'existence d'un espace politique pour notre projet. Mais il faut pour cela que le débat politique de fond puisse être ouvert. Nous devons nous adresser au pays pour que les citoyens prennent conscience qu'un certain nombre de choix qui ont été faits dans le passé conduisent à la situation désastreuse de la France aujourd'hui. Il est temps de remettre la France sur la bonne voie, de lui rendre son avenir et de restaurer une éthique républicaine.       <br />
              <br />
       <b>Une candidature de votre parti rappelle 2002 et la défaite au premier tour de Lionel Jospin. Ne pensez-vous pas faire courir un danger à la gauche?</b>       <br />
       Il ne faut pas être dupe de ces campagnes de défausse. Si Lionel Jospin n'a obtenu que 11% des voix chez les ouvriers en 2002, ça n'est pas la faute de Chevènement! J'ai défendu légitimement des orientations politiques différentes des siennes. Et depuis 2002, ma ligne politique n'a pas varié: sur l'école, la sécurité, l'Europe, la politique étrangère ou la République et la laïcité, mon discours est dicté par ce que je crois être l'intérêt de la France.       <br />
       &quot;Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays&quot;       <br />
              <br />
       <b>La semaine dernière, à l'occasion du 70e anniversaire de l'appel du 18-Juin,</b> <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/sondage/le-gaullisme-n-a-plus-la-cote-166.html">des sondages</a> <b>vous plaçaient, avec d'autres personnalités, dans la lignée politique du général de Gaulle. Quel sentiment en retirez-vous?</b>       <br />
       De la fierté. Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays et je pense que les Français le savent. Tous les choix que j'ai pu proposer pour notre pays, qui, à l'époque n'étaient pas majoritaires, apparaissent être aujourd'hui raisonnables: mon opposition à l'installation du capitalisme financier, à la première guerre en Irak ou à la déconstruction de la République. Celle-ci aboutit aujourd'hui par exemple, au triste spectacle offert par l'équipe de France de football en Afrique du Sud.       <br />
              <br />
       <b>Selon vous, l'échec des Bleus participe à &quot;la déconstruction de la République&quot;?</b>       <br />
       Cet échec est le reflet, certes grossissant, des maux qui, malheureusement, rongent notre société actuelle: la puissance de l'argent, les inégalités, la grossièreté et l'absence de cohésion…       <br />
              <br />
       <b>La semaine dernière toujours, Dominique de Villepin a lancé son mouvement, ouvertement gaulliste. Pourriez-vous vous reconnaître dans cette démarche?</b>       <br />
       Il y a des tonalités tout à fait sympathiques dans son discours, notamment en ce qui concerne la politique étrangère. En revanche, il ne propose pas un projet qui soit en rupture avec le capitalisme financier et avec ce que j'appelle &quot;l'européisme&quot;, cette conception qui oublie que l'Europe est d'abord composée de nations. D'ailleurs, Dominique de Villepin conserve sa carte à l'UMP. Sa démarche sans doute tactique, stratégique. Il faut lui laisser le temps d'évoluer.       <br />
              <br />
       <b>Votre nom circule pour réchauffer les relations franco-algériennes. Vous confirmez?</b>       <br />
       Je dois effectivement me rendre en Algérie pour deux conférences au mois de septembre prochain. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais contribué à réchauffer les relations franco-algériennes (de 1997 à 2000, ndlr). J'avais pu notamment rencontrer le président Bouteflika, que je connais d'ailleurs depuis très longtemps - depuis 1962 très exactement, quand il était ministre de Ben Bella. Maintenant, mon déplacement en Algérie, par le biais d'institutions culturelles, s'effectuera à titre privé. A Alger, et peut-être à Oran, je rencontrerai des gens que je connais bien. Je suis attaché à l'amitié franco-algérienne, mais je ne suis porteur d'aucune mission officielle.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Chevenement-Rompre-avec-la-dictature-de-l-argent-202971/">www.lejdd.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Journal-du-dimanche-Chevenement-Rompre-avec-la-dictature-de-l-argent_a971.html</link>
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   <title>Entretien au Nouvel Observateur : Le tocsin Chevènement</title>
   <pubDate>Thu, 03 Jun 2010 10:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien au Nouvel Observateur, 3 juin 2010 (page 48)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2141564-2983230.jpg?v=1289480105" alt="Entretien au Nouvel Observateur : Le tocsin Chevènement" title="Entretien au Nouvel Observateur : Le tocsin Chevènement" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Nouvel Observateur : Quel regard portez-vous sur la crise qui frappe aujourd’hui l’euro ? </b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Depuis 1992, le Mouvement des Citoyens et moi-même avons mis en garde les Français contre l’impasse historique du projet de Maastricht oublieux de la réalité des nations, il était évident qu’un projet  de monnaie unique sans même un gouvernement économique pour  équilibrer l’omnipotence de la banque centrale ne pouvait nous conduire qu’au gouffre. Nous y sommes aujourd’hui, malheureusement. Les institutions européennes, et notamment la Banque centrale, ne se sont focalisées que sur l’inflation et les déficits budgétaires des Etats, alors qu’il aurait fallu veiller aussi à l’endettement des ménages et des entreprises, à l’évolution de l’investissement, de la compétitivité et par conséquent à l’emploi. Ainsi aurait-on pu éviter des divergences insoutenables. Le pacte de stabilité arbitraire et rudimentaire imposé par le Chancelier Kohl en 1997 est complètement dépassé.        <br />
              <br />
       <b>Que faudrait-il faire pour enrayer la crise ?</b>       <br />
       La première urgence voudrait qu’on règlemente les marchés, qu’on établisse un certain contrôle des mouvements de capitaux  et qu’on interdise par exemple les ventes à découvert, comme le propose  l’Allemagne. Aujourd’hui, nous sommes profondément désarmés devant la puissance des marchés. Les Etats sont des coquilles de noix face aux oscillations brutales de la spéculation. Et collectivement les Etats démontrent leur impuissance (zone euro, Union européenne, G20, etc.). La vraie priorité commande donc de défendre la zone euro pour éviter que la crise ne se répande d’un pays à l’autre, par un effet domino. Mais attention : cela suppose qu’on change les règles du jeu qui nous ont envoyé dans le mur. Comme l’a récemment souligné le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, on ne rétablira pas l’euro par un concours de plans de rigueur, avec blocage des salaires et diminution des retraites à la clé. L’Allemagne doit être conduite à jouer son rôle de locomotive de la croissance européenne par une relance de sa demande intérieure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Votre parti, le Mouvement républicain et citoyen, prévoit d’adopter le mois prochain un « programme de salut public ». Il faut faire la révolution ?</b>       <br />
       La France née de Maastricht a un futur, mais elle n’a pas d’avenir. Elle est en pleine dépression. Nos concitoyens sont confrontés au chômage de masse, ils se voient condamnés à l’austérité à perpétuité. La République est à remettre debout, avec ce que cela suppose d’audace, d’exigence et de morale. La France a besoin d’un projet national pour se reconstruire. Elle en a eu à certains moments de son histoire, au début de la IIIème République, ou avec De Gaulle à la Libération, ou en 1958. La France des années 1930, en revanche, n’en avait pas. Et on a vu où cela l’avait conduit : Munich, la capitulation, Vichy… Nous n’en sommes pas loin.       <br />
              <br />
       <b>La droite ou la gauche ont-elles pris conscience, selon vous, de la gravité de la situation ?</b>       <br />
       Nicolas Sarkozy fait preuve d’un certain pragmatisme sur le gouvernement de la zone euro, même s’il a tendance à emboiter le pas à Madame Merkel en engageant un concours de plans de rigueur. Quant aux socialistes… Je n’ai vu chez eux, à ce jour, aucune analyse de la mondialisation, ni aucune analyse critique de la monnaie unique. Aucune proposition pour relancer la croissance dans la zone euro et pour en changer les règles. Le tournant libéral en 1983, puis l’adoption du Traité de Maastricht ont brouillé leurs repères. Seul le volet fiscal de leur programme tient la route mais il ne peut suffire à rendre l’espoir à notre peuple. Pour mettre la gauche à la hauteur nous sommes toujours disponibles…       <br />
              <br />
       <b>Vous venez pourtant de claquer la porte des discussions que le PS avait ouvert avec vous sur l’organisation de primaires ?</b>       <br />
       Martine Aubry s’est assise sur l’accord qu’elle avait signé avec notre parti pour les élections régionales. Quant aux primaires, elles sont aujourd’hui complètement ringardisées par la compétition médiatique arbitrée par les sondages, qui se déroule entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Ségolène Royal qui revient dans le jeu. Pour que ces primaires aient une chance de se dérouler dans de bonnes conditions, il aurait fallu qu’on ait d’abord un accord politique. Or, le Parti socialiste ne se préoccupe que de ses problèmes internes. Il n’offre pas un projet mobilisateur à la France.       <br />
              <br />
       <b>Qui défendra vos idées à la prochaine présidentielle alors ?</b>       <br />
       Est-ce qu’un candidat de salut public peut surgir d’un des grands partis constitués, la droite et la gauche ayant voté ensemble le traité de Lisbonne en 2008? Il n’y a pas de grande capacité d’homme d’Etat à l’horizon : Sarkozy, Juppé, Strauss-Kahn, Aubry ont défendu ensemble l’Europe de Maastricht et approuvé le traité de Lisbonne. La logique, c’est donc qu’il y ait un candidat républicain en 2012. Mais ces choses là ne sont pas automatiques : il faut qu’un espace politique s’ouvre, que la conscience de nos concitoyens progresse sur la nécessité d’opérer des choix cohérents et courageux, bref qu’une demande de vrai changement pointe dans le pays.        <br />
              <br />
       <b>Une « demande » qui s’appelle Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       L’âge et l’expérience peuvent être un avantage : ils donnent une vue large des choses. Il faut aussi forcer la porte des médias qui supportent mal la pensée hétérodoxe. « En France, disait Chamfort, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Matthieu Croissandeau</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)</title>
   <pubDate>Wed, 02 Jun 2010 16:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 2 juin 2010, 16h19 (mise à jour à 18h51).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2140041-2981121.jpg?v=1289480105" alt="Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)" title="Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé mercredi que son parti ne participerait pas au &quot;simulacre&quot; de primaires organisées par le Parti socialiste à l'automne 2011 pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle 2012.       <br />
              <br />
       L'ex-candidat à la présidentielle 2002 (5,3%) n'a pas exclu d'être lui-même candidat. &quot;Le projet est plus important que les personnes&quot;, &quot;être candidat, cela suppose qu'une demande se manifeste, j'y répondrai le moment venu (...) avant 2012!&quot;, a lancé, à quelques journalistes, le sénateur de Belfort.       <br />
              <br />
       Le MRC qui tient son congrès les 26 et 27 juin à Paris, soutiendra &quot;un candidat républicain qui porte un projet de redressement&quot; de la France, &quot;pas forcément un candidat de notre mouvement&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal &quot;sont d'accord pour se ranger derrière le candidat plébiscité par les sondages à travers une campagne organisée par les médias&quot;, a déploré ce soutien de la présidente de Poitou-Charentes à la présidentielle 2007. Et selon lui, &quot;les responsables socialistes eux-mêmes ont enterré la primaire avant même de l'avoir adoptée&quot;.       <br />
              <br />
       Avec cet &quot;arrangement entre trois des candidats potentiels, il n'y a plus de primaires&quot;, a renchéri Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) qui ne voit désormais dans ce processus qu'une &quot;désignation d'un candidat socialiste par le PS&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;Nous n'allons pas participer à un simulacre&quot; de primaires même si elles étaient au départ &quot;une bonne idée&quot;, a expliqué M. Chevènement, dénonçant l'hégémonie du PS qui &quot;nous demandait un ralliement sans conditions&quot;.       <br />
              <br />
       Il a souhaité que la gauche propose un &quot;vrai projet politique&quot;, pas seulement de &quot;l'antisarkozysme primaire&quot;.       <br />
              <br />
       L'ancien ministre de Lionel Jospin a estimé que &quot;le PS de Martine Aubry n'a pas pris la mesure de la situation par rapport à la crise, par rapport à l'euro&quot; et qu'il n'a &quot;pas l'idée d'un projet national&quot; même si &quot;le volet fiscal&quot; de son programme n'est &quot;pas mal&quot;.       <br />
              <br />
       Quant à DSK, &quot;il cautionne des plans de rigueur excessifs comme en Grèce&quot; et &quot;ça ne tient pas la route&quot;.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, M. Chevènement a indiqué que son parti adopterait lors de son congrès, un &quot;programme de salut public&quot; de 40 propositions réparties en quatre grands thèmes qui sera adressé aux autres partis de gauche pour sortir la France de la &quot;dépression profonde&quot; dans laquelle elle se trouve :       <br />
       - &quot;ouvrir une phase radicalement nouvelle de l'histoire européenne&quot; (gouvernement économique de la zone euro, plan d'indépendance énergétique)       <br />
       - &quot;peser à l'international pour changer la donne mondiale&quot; (reconstruction du système monétaire international, contrôle public du système financier, rénovation de l'ONU)       <br />
       - &quot;rassembler les Français autour d'un projet pour la France&quot; (services publics, laïcité, impôt franchement redistributif et supporté par tous)       <br />
       - &quot;imaginer un nouveau modèle de développement&quot; (valeur travail, industrie, jeunes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h</title>
   <pubDate>Sat, 26 Dec 2009 11:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il sera interrogé par Laurent Bouvet (professeur de science politique à l’Université de Nice et à Sciences Po), Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collège de philosophie) et Eric Mandonnet (journaliste à «L’Express»).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1774904-2411586.jpg?v=1289480094" alt="Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h" title="Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h" />
     </div>
     <div>
      L'<a class="link" href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rdv_politiques/index.php">émission</a> dure 55 minutes, peut être écoutée sur France Culture et est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1774904-2411586.jpg</photo:imgsrc>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Il sera interrogé par Laurent Bouvet (professeur de science politique à l’Université de Nice et à Sciences Po), Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collège de philosophie) et Eric Mandonnet (journaliste à «L’Express»).]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Jean-Pierre Chevenement</itunes:author>
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   <title>La vidéo intégrale de l'entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Internaute</title>
   <pubDate>Wed, 25 Nov 2009 10:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   2012, les primaires, Ségolène Royal, Daniel Cohen-Bendit, l'Europe, la politique étrangère de la France, l'immigration, la réforme des collectivités territoriales : autant de questions auxquelles Jean-Pierre Chevènement répond dans cet entretien d'une heure à L'Internaute.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </item>

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   <title>Retrouvez les réponses de Jean-Pierre Chevènement au chat de l'Internaute</title>
   <pubDate>Tue, 24 Nov 2009 00:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Présidence de l'Europe, traité de Lisbonne, vague écologiste... Le sénateur du Territoire de Belfort a répondu sans détour aux questions des lecteurs de L'Internaute sur l'Europe et sur l'actualité.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1722758-2332352.jpg?v=1476249653" alt="Retrouvez les réponses de Jean-Pierre Chevènement au chat de l'Internaute" title="Retrouvez les réponses de Jean-Pierre Chevènement au chat de l'Internaute" />
     </div>
     <div>
      Voir l'entretien <a class="link" href="http://www.linternaute.com/actualite/politique/chat/jean-pierre-chevenement-daniel-cohn-bendit-est-un-anarcho-mercantiliste/daniel-cohn-bendit-est-un-anarcho-mercantiliste.shtml">sur le site de l'Internaute</a>       <br />
              <br />
       La vidéo intégrale est disponible <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/La-video-integrale-de-l-entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-L-Internaute_a884.html">ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1722758-2332352.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Retrouvez-les-reponses-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-chat-de-l-Internaute_a883.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement au Talk Orange-Le Figaro sur Jacques Chirac, l'identité nationale, le traité de Lisbonne et 2012</title>
   <pubDate>Sat, 31 Oct 2009 00:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la vidéo de l'entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'émission Le Talk avec Orange et Le Figaro vendredi 31 octobre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/e6ff08b3776d3fc450870565d0e327dd2afc0a67" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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  </item>

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   <title>Face à l'Europe libérale, construire un projet pour les couches populaires</title>
   <pubDate>Wed, 10 Jun 2009 13:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio classique mercredi 10 juin à 8h30, où il répondait aux questions de Nicolas Pierron.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée en direct sur <a class="link" href="http://www.radioclassique.fr/">Radio Classique</a> (101.1 FM à Paris) et est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio classique mercredi 10 juin à 8h30, où il répondait aux questions de Nicolas Pierron.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>Elections européennes, crise, gauche, politique étrangère d'Obama : Jean-Pierre Chevènement s'exprime</title>
   <pubDate>Sat, 30 May 2009 15:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il était l'invité de l'émission "Jeu de dames" présentée par Hélène Risser, Perrine Tarneaud et Sonia Mabrouk sur Public Sénat mercredi 27 mai à 18h45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      La présentation de l'émission est disponible <a class="link" href="http://www.publicsenat.fr/emissions/jeu_de_dames/">ici</a>.       <br />
       Elle est podcastée sur le blog ci-dessus.       <br />
       Tous les passages de l'émission sur Public Sénat : Mercredi 18h45 - 21h15 - 22h45 ; jeudi 00h30  - 02h15 - 04h30 - 07h35 - 14h - 17h05 - 19h30
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-crise-gauche-politique-etrangere-d-Obama-Jean-Pierre-Chevenement-s-exprime_a802.html</link>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement au Talk Orange-Le Figaro sur l'Otan et les élections européennes</title>
   <pubDate>Mon, 16 Mar 2009 20:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
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   Voici la vidéo de l'entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'émission Le Talk avec Orange et Le Figaro. Jean-Pierre Chevènement y a essentiellement abordé la question de la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN et les élections européennes de juin 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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