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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-11T05:18:54+01:00</updated>
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   <title>"Il faut sortir des sentiers balisés par le Traité de Maastricht il y a 20 ans"</title>
   <updated>2012-01-05T11:28:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-01-04T15:47:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Marianne2.fr (2e partie), mercredi 4 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3610830-5239752.jpg?v=1325688477" alt=""Il faut sortir des sentiers balisés par le Traité de Maastricht il y a 20 ans"" title=""Il faut sortir des sentiers balisés par le Traité de Maastricht il y a 20 ans"" />
     </div>
     <div>
      <b>Marianne2.fr: Pensez-vous que les deux premiers mois de campagne de François Hollande sont à la hauteur des attentes des électeurs ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> L’élection a lieu en avril-mai, dans quatre mois. Nous n’en sommes qu’aux hors d’œuvre. La campagne ne prendra vraiment figure qu’à la fin du mois de janvier, voire début février. François Hollande est aujourd’hui lesté par le programme socialiste élaboré il y a un an dans un autre contexte et par l’accord PS-Verts dont il essaie à juste titre selon moi de se défaire. J’imagine que certains de ses camarades ne lui rendent pas la tâche facile. Pour moi, François Hollande doit s’autonomiser car quand on est candidat à la présidence de la République, il faut être libre de ses mouvements vis-à-vis des Français. J’espère que le parti socialiste le comprendra. Cela n’enlève rien à la responsabilité de François Hollande, qui est d’ouvrir de claires perspectives en parlant un langage de vérité dans une situation de crise qui n’a probablement pas de précédent depuis 1945. Contrairement à ce qui se dit à gauche mais aussi à droite, la monnaie unique ce n’est pas l’Europe. La Grande Bretagne, la Scandinavie, la Pologne, la Suisse sont en Europe sans être dans la monnaie unique. Celle-ci prend l’eau elle est un vrai tonneau des Danaïdes pour les finances publiques. Personne ne sait que nous avons déjà investi 200 milliards d’euros dans son sauvetage qui est loin d ‘être acquis. Il est temps de faire preuve de plus d’imagination et de sortir des sentiers balisés par le Traité de Maastricht il y a 20 ans.       <br />
              <br />
       Il faut reconnaître toutefois que la tâche est difficile pour François Hollande car il a été, tout comme Nicolas Sarkozy d’ailleurs, l’un des soutiens de Maastricht en 1992, du projet de  constitution européen en 2005 et du traité de Lisbonne en 2008. Il a pour lui une intelligence certaine mais il lui faudra beaucoup de détermination pour trouver le juste équilibre entre les intérêts vitaux de la France et la poursuite sur des bases renouvelées du dessein européen qui lui tient justement à cœur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>A l’inverse des analystes de Terra Nova, vous pensez que la gauche doit reconquérir l’électorat des classes populaires.  Qu’est ce qui est le plus important pour y parvenir ? Le programme ou le discours ? Quand Bayrou gifle un sauvageon qui voulait lui faire les poches, n’est ce pas plus parlant qu’un long discours sur l’école républicaine ?</b>       <br />
       Je n’ai pas eu besoin de gifler un sauvageon, il m’a suffi de le nommer pour être aussitôt plus crédible aux yeux de ces millions de Français pour qui la sécurité au sens large est la préoccupation principale. On ne peut pas faire l’économie d’un discours cohérent pour donner à la France qui travaille - 60% des actifs sont des ouvriers et des employés -  le sentiment que leur avenir et celui de leurs enfants sera mieux assuré par un gouvernement de gauche républicain que par un gouvernement de droite libérale.       <br />
              <br />
       <b>A propos du vote des immigrés, vous n’avez pas pris part au vote organisé au Sénat. Pourquoi ne pas avoir voté contre si telle est votre position ? Un républicain peut-il s’abstenir ?</b>       <br />
       Je me suis abstenu de prendre part au vote, parce que je n’aime pas les effets de mise en scène. Ce texte n’est pas conforme à celui qui a été voté en 2001. Il n’y a donc aucune chance qu’il soit adopté avant les échéances. C’est du cinéma. Or, pour moi la politique et le cinéma sont des choses différentes.  J’ajoute que ce droit de vote accordé aux étrangers aux élections municipales me paraît quelque chose d’assez dérisoire  et probablement contreproductif par rapport à l’immense problème que constitue l’intégration à la France de tous ceux qui veulent la rejoindre. Je préfère ouvrir largement les voies de la naturalisation à ceux qui souhaitent acquérir la nationalité française. Cà me paraît plus conforme à notre tradition et surtout plus respectueux de la notion de citoyenneté. Celle-ci ne se laisse pas découper en tranches : le citoyen c’est une parcelle du souverain. La république n’est forte que de sa cohérence.        <br />
              <br />
       <b>Lorsque vous étiez Ministre de l’Intérieur, l’Etat procédait en moyenne à 1 00 000 régularisations de titres de séjour par an. Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, ce chiffre a doublé. Est-ce à dire que la politique de l’immigration de la droite est plus laxiste que celle de la gauche ou bien est-ce dû à votre vigilance particulière sur le sujet ?</b>       <br />
       J’ai pris connaissance de ces chiffres. La politique de la gauche a été plus généreuse dans deux domaines : la régularisation sur critères d’intégration que j’ai opérée en 1998 (80 000 sur 140 000 demandeurs) et par ailleurs dans le domaine de l’octroi des visas de circulation.  Je pense qu’il vaut mieux être libéral en matière de circulation pour favoriser nos relations avec les pays du Maghreb et stricts sur le séjour. Par exemple, le nombre de visas accordé aux Algériens qui était de 50 000 par an en 1998, est passé à 250 000 trois ans plus tard. Cela se justifie car vous avez 2 à 3 millions d’Algériens ou de Franco-algériens installés en France et il existe d’intenses liens familiaux, commerciaux et intellectuels. Il me parait dans l’intérêt de la France de favoriser leur développement. De même qu’il me paraît ridicule d’interdire l’exercice d’une activité professionnelle qualifiée en France à des étudiants qui y ont obtenu leurs diplômes et qui pourraient revenir dans leur pays d’origine avec une expérience qui valoriserait leurs études. Et si tel n’était pas le cas, la France n’aurait sans doute pas à y perdre.       <br />
              <br />
       <b>De nombreux intellectuels, autrefois fermes défenseurs de la laïcité, tels Bernard Henri Lévy ou d’autres, sont aujourd’hui partisans d’une grande tolérance, notamment à l’égard de la charia. Qu’en pensez-vous ?</b>       <br />
       S’agissant de BHL, les islamistes lybiens lui sont grandement redevables. Il est temps pour lui de faire évoluer son discours, par souci de cohérence. Je suis un républicain laïque mais j’admets que chaque pays ait son propre chemin à inventer pour trouver la voie d’une sécularisation qui est la condition d’une modernisation réussie.       <br />
              <br />
       <b>Vous aviez, en 1995, conditionné votre ralliement à la majorité plurielle de Lionel Jospin à son engagement à imposer quatre conditions à l’adoption du Pacte de stabilité.</b>       <br />
       Je n’étais pas d’accord avec le Pacte de stabilité. J’ai fait noter, lors du Conseil des ministre du 18 juin 1997, les réserves qui étaient les miennes. Ceci dit, la position des socialistes avait évolué avant même les élections législatives de 1997. Ils avaient introduit l’idée d’une zone euro élargie aux pays de l’Europe du sud, ce que la politique du dollar fort et par conséquence l’envol de croissance qu’il a permis en Europe avait facilité. Lionel Jospin avait parlé de « super-Maastricht ». L’euro n’en avait pas encore cours à l’époque. Il n’est devenu une monnaie scripturale, avec pièces et billets qu’en janvier 2002. On pouvait craindre que le Pacte de stabilité ne vienne empêcher une politique de relance en France. Ca n’a pas été le cas dans les trois premières années. Encore une fois du fait de la politique du dollar fort qui a été une aubaine pour la gauche plurielle, mais plus généralement pour la création de l’euro : partout la croissance a gommé les déficits.       <br />
              <br />
       Dans le contexte actuel il faut non seulement prendre note de la nécessité de la croissance telle que l’affirme François Hollande, mais aussi convenir des moyens qui permettront de l’organiser à l’échelle européenne : fin de la surévaluation de l’euro, rôle actif de la banque centrale, emploi européen, eurobonds, et à défaut, mise à l’étude de la mutation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune. On ne peut pas s’enfermer comme Nicolas Sarkozy, dans la perspective d’une austérité à perpétuité.       <br />
              <br />
       (1) <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Sortir-la-France-de-l-impasse_a1221.html">Sortir la France de l’impasse</a>, octobre 2011 ? Fayard.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Philippe Cohen</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.marianne2.fr/Pour-Chevenement-Hollande-doit-sortir-des-sentiers-de-Maastricht_a214091.html?com">Marianne2.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/On-fait-comme-si-la-France-ne-pouvait-qu-emboiter-le-pas-a-l-Allemagne_a1330.html">Lire la 1ère partie de l'entretien à Marianne2.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Je ne vois pas de raison d'opposer le socialisme et le souci de la souveraineté nationale"</title>
   <updated>2012-01-04T12:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Je-ne-vois-pas-de-raison-d-opposer-le-socialisme-et-le-souci-de-la-souverainete-nationale_a1331.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-01-04T12:01:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'"Invité du matin" de RFI, mercredi 4 janvier 2012. Il répondait aux questions de Frédéric Rivière.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je n'ai pas de critique personnelle à faire s'agissant de François Hollande. Je dis que la situation est tellement grave qu'elle exige que nous prenions conscience de l'équation très difficile dans laquelle la France se trouve. Il faut mettre la gauche et la France à la hauteur des échéances qui sont devant nous.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'observe que François Hollande s'exprime avec calme et pondération mais sur des questions essentielles comme la crise de l'euro ou la renégociation des traités européens, il n'y a pas de réponse claire dans l'immédiat </li></ul>[…] On ne sait pas, par exemple, s'il acceptera la règle d'or. Quels sont les moteurs de croissance que François Hollande voudrait introduire dans la zone euro ? En a-t-il l'idée ? Le peut-il ?       <br />
       <ul class="list"><li>Je ne sais pas qui est l'homme de la situation. François Hollande a sûrement la capacité de se hisser à la hauteur du défi mais en revenant sur des choix qui ont été les siens. Je connais son itinéraire : il était autrefois deloriste, il a soutenu le traité de Maastricht, le projet de constitution européenne, le traité de Lisbonne.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut chez lui une prise de conscience très forte de la nécessité de dépasser tout cela et de regarder l'Europe de manière réaliste. Cela implique la révision d'un certain credo européiste.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il faudrait insister très lourdement sur la surévaluation excessive de l'euro. On est encore très au dessus de son cours de lancement. Un euro moins cher est nécessaire pour réindustrialiser le pays.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que j'ai un temps d'avance car j'ai beaucoup réfléchi et travaillé.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne vois pas de raison d'opposer le socialisme et le souci de la souveraineté nationale. La souveraineté nationale ne veut pas dire repli mais rester maître d'un certain nombre de décisions qui nous permettent d'agir et de faire qu'en Europe, la France ne soit pas qu'un « junior partner » vis à vis de l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis à un peu plus de la moitié des parrainages et j'ai des choses à dire. Ma candidature a une vocation pédagogique : faire bouger les consciences. Le débat républicain doit s'élever et c'est à cela que sert ma candidature.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Le triple A n'est pas un projet républicain"</title>
   <updated>2011-11-09T17:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-triple-A-n-est-pas-un-projet-republicain_a1253.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2011-11-09T17:01:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était "l'invité de Michel Cardoze" sur Sud Radio, mercredi 9 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3419865-4919576.jpg?v=1320853427" alt=""Le triple A n'est pas un projet républicain"" title=""Le triple A n'est pas un projet républicain"" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des nouvelles mesures annoncées par F. Fillon</span> : Je pense que cette rigueur est bornée par l'horizon du triple A. Le triple A n'est pas un projet républicain. Nous sommes prisonniers de la monnaie unique. C'est une maison mal construite et qui, aujourd’hui, nous tombe sur la tête.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le concours des plans de rigueur dans chaque pays va aboutir à une récession généralisée. Il faut changer de logique. (…) On peut entasser plan de rigueur sur plan de rigueur, cela ne changera rien.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’Europe doit s'appuyer sur la démocratie qui vit dans chaque Nation. Il faut que les peuples européens arrivent à définir un plan de croissance. C'est parfaitement possible. Il suffirait de donner à la monnaie unique un moteur puissant, qui existe et qui est la BCE mais dont la mission actuelle est la lutte contre l'inflation. Il faudrait lui demander de soutenir la croissance et l'emploi.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je suis un de ceux, avec quelques autres, qui ont combattu l'idée de transfert de souveraineté monétaire à un aréopage de banquiers centraux irresponsables.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je souhaite que tous ceux qui m'entendent s'inspirent de mes idées. J'ai défini ma candidature comme pédagogique à l'égard des citoyens mais également à l'égard des candidats.        
       </li></ul><ul class="list"><li>J-L. Melenchon a fait des progrès depuis Maastricht puisqu'il avait alors suivi le vent dominant. Il a pris de la distance et a fait des propositions qui vont dans le bon sens. Pour François Hollande, c'est plus difficile car il a été non seulement pour Maastricht mais également pour le Traité Constitutionnel et le Traité de Lisbonne. Il est très important pour lui de se sortir de la logique de la monnaie unique.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos d'une éventuelle présence de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle</span> : Pour le moment je ne le vois pas venir. </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande a une nette avance si j'en crois les sondages. Le 21 avril, qu'on invoque à tout propos et hors de propos, est avant tout l’extincteur du débat politique pour ne pas parler de la crise du capitalisme financier et de son avatar : celle de la monnaie unique. Il faudra bien en sortir vivant. Je propose donc de réorienter la monnaie unique ou, à défaut, de la faire muter en monnaie commune</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>Un attentat contre la démocratie et un contresens historique</title>
   <updated>2011-05-30T20:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Un-attentat-contre-la-democratie-et-un-contresens-historique_a1150.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2011-05-30T20:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Il y a six ans, le peuple français rejetait par 55% des voix le projet de Constitution européenne. Il voyait clair.       <br />
              <br />
       Le traité de Lisbonne, voté en 2008 par la majorité UMP appuyée par une majorité de parlementaires socialistes a repris la substance du projet constitutionnel. Cette forfaiture à l’égard du Peuple français s’est doublée d’une erreur majeure : quand quelques mois plus tard, la crise fut venue, l’Europe se trouva fort dépourvue.       <br />
              <br />
       La crise financière touche aujourd’hui le système de l’euro. Cette crise était contenue dans le vice de conception initial. Le traité de Maastricht a méconnu la réalité irréductible des nations en voulant leur imposer le carcan de la monnaie unique. Celle-ci était une mauvaise réponse à la réunification allemande. Le mark-bis qu’est l’euro convient à l’Allemagne. Il ne convient pas aux autres pays européens. Le traité de Lisbonne a persévéré dans l’erreur. On le constate aujourd’hui : l’attentat contre la démocratie a été doublé d’un contresens historique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Un-attentat-contre-la-democratie-et-un-contresens-historique_a1150.html" />
  </entry>
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   <title>Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France (vidéo)</title>
   <updated>2010-09-23T08:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France-video_a1003.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2010-09-23T08:56:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement (introduction au débat avec François Hollande) lors de l'université d’été du MRC, Valence, le 5 septembre 2010. Le discours est découpé en trois séquences vidéos ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Première partie (ci-dessus)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/99886328eab88113fe28d4c9b4bf10d81b8bbd51" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Deuxième partie (ci-dessus)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/842b819978ce29291ded75b6e1284a1a8922ad81" width="608" height="372">
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</object >
     </div>
     <div>
      Troisième partie (ci-dessus)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a996.html">Le texte de l'intervention peut être lu ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France-video_a1003.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France</title>
   <updated>2010-09-06T23:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a996.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2326771-3253434.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-05T17:20:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement (introduction au débat avec François Hollande) lors de l'université d’été du MRC, Valence, le 5 septembre 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2326771-3253434.jpg?v=1466508292" alt="Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France" title="Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France" />
     </div>
     <div>
      Je suis heureux, en conclusion de notre Université d’été, de pouvoir ouvrir le débat avec François Hollande avec lequel j’ai toujours entretenu des relations amicales et sympathiques, et qui n’est pas seulement un homme politique expérimenté et avisé, étant donné les responsabilités qu’il a exercées durant dix ans à la tête du parti socialiste, mais un homme qui réfléchit et qui, sans céder sur ses fondamentaux réformistes, peut procéder à des inventaires qui conditionnent l’avenir, parce qu’il permettent de bouger et d’évoluer.       <br />
              <br />
       Or, la gauche pour gagner vraiment, c’est-à-dire pour réussir, doit bouger impérativement. Il faut faire « bouger les lignes » ; telle a été la conclusion de notre dernier Congrès, les 26 et 27 juin derniers.       <br />
              <br />
       Nous avons, François Hollande et moi, des points d’accord, par exemple la nécessité d’une réforme de la fiscalité des revenus fusionnant l’IRPP et la CSG de façon à associer justement tous les Français à l’effort nécessaire, si nous voulons non seulement réduire les déficits, mais marquer nos priorités dans le domaine de l’éducation notamment et de la jeunesse. Nous avons - ou en tout cas nous avons eu – des points de désaccord, notamment sur l’Europe et par conséquent sur la nation, et par conséquent sur l’indépendance nationale sans laquelle on ne peut exercer les effets de levier nécessaires.       <br />
              <br />
       François Hollande a affirmé une haute ambition parfaitement légitime : celle de devenir Président de la République en 2012. Il m’est arrivé de dire qu’on ne naissait pas homme d’Etat mais qu’on pouvait le devenir. Simplement, pour devenir Président de la République française, il faut aussi s’identifier pleinement à la France. Le moment d’un débat de fond est venu. J’aurais souhaité qu’il puisse être abordé dans une autre configuration, avec la constitution, au lendemain de la présidentielle de 2007, d’un grand parti de toute la gauche. Cette ambition que nous avions faite nôtre à notre Congrès du Kremlin-Bicêtre de 2008 s’est heurtée au conservatisme des structures politiques de la gauche. Je l’ai regretté. Nous abordons donc l’échéance de 2012 en ordre dispersé. Ce peut être un avantage si le débat permet de faire bouger les lignes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et ce qui n’a pas été possible au lendemain de 2007 le sera peut-être en 2012 avec les socialistes, les communistes, les radicaux, les citoyens, et peut-être avec ceux des Verts qui n’ont pas renié l’héritage des Lumières, les Verts lumineux, qu’on pourrait aussi appeler les Verts luisants. C’est le fond qui est déterminant. Nous devons incarner le grand parti de progrès, en lutte contre l’obscurantisme, avec le projet que nous avons développé hier de refaire de la France une grande puissance industrielle et technologique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – Tout d’abord, je voudrais dire amicalement à François Hollande que la rigueur, sans doute nécessaire, ne peut être une perspective politique.</b>       <br />
              <br />
       1.	il ne suffit pas non plus d’y ajouter quelques réformes comme l’avait fait la gauche plurielle.       <br />
              <br />
       2.	La France vit une profonde crise morale qui est aussi <span style="font-style:italic">une crise politique de longue durée, une crise nationale entamée dès la fin de la première guerre mondiale</span>. Il faut remédier à cette crise de sens, dire à la France à quoi elle sert et aux Français ce qu’ils sont, c’est-à-dire des citoyens qui doivent témoigner, dans un monde qui paraît voué aux communautarismes et aux intégrismes, de l’universalité des valeurs républicaines.       <br />
              <br />
       3.	Parallèlement, <span style="font-style:italic">nous vivons la crise du capitalisme financier mondialisé. Cette crise n’est pas derrière nous</span> : la conjonction des plans de rigueur dans la zone euro ne peut déboucher que sur une nouvelle récession ou, au mieux sur une stagnation de longue durée.       <br />
              <br />
       a)	Les marchés ne se sont pas révélés plus forts que les Etats. C’est justement aux Etats de faire prévaloir leur légitimité qui est celle des peuples et de la démocratie. Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la substance et la permanence de l’Histoire. Cela il faut le dire : c’est un choix politique essentiel. Il faudra reréglementer et recompartimenter les marchés.       <br />
              <br />
       b)	La crise aussi bien reste devant nous parce que les <span style="font-style:italic">déséquilibres macroéconomiques</span> et politiques qui l’ont engendrée n’ont pas été résorbés, bien au contraire, par les plans de refinancement ou de relance, qui ont simplement déplacé la dette du privé vers le public.       <br />
              <br />
       c)	Cette crise est une crise mondiale, née de la déflation salariale, elle-même conséquence de la pression exercée par les pays à très bas coût, déflation salariale qui a conduit à l’endettement généralisé, et d’abord aux Etats-Unis, des ménages, des entreprises et des Etats.       <br />
              <br />
       d)	Cette crise n’a été rendue possible que par la <span style="font-style:italic">création d’un monde décompartimenté</span> et notamment en Europe, en vertu de <span style="font-style:italic">l’Acte Unique</span> et des trois cents directives d’application qui ont libéré les mouvements de capitaux et déréglementé l’économie. C’est cela qui a permis la dictature de l’actionnariat, l’extension démesurée de la sphère financière, et le creusement d’inégalités abyssales entre les rentiers de la finance et le monde du travail laissé sans défense devant les délocalisations industrielles.       <br />
              <br />
       e)	On ne peut pas faire face à cela par une simple réforme fiscale. Il faut <span style="font-style:italic">re-réglementer</span>, mais de façon cohérente, entre l’Europe et les Etats-Unis d’Obama. Les mesures de régulation Volcker doivent être reprises et durcies au niveau européen.       <br />
              <br />
       f)	<span style="font-style:italic">La crise est aussi géopolitique</span> : les Etats-Unis, depuis trop longtemps, ont vécu au-dessus de leurs moyens. Nous devons aider Obama à remettre les pendules à l’heure. La ré-industrialisation nécessaire des Etats-Unis et de l’Europe peut-elle faire l’économie de protections sectorielles dans les industries que nous voulons préserver ou développer ? Cela dépendra beaucoup de la Chine, de sa capacité à relancer sa demande intérieure, et bien sûr de la fixation de normes sociales, environnementales et commerciales plus justes, sans parler de la réorganisation du système monétaire international, instaurant des parités ordonnées entre les quatre grandes monnaies mondiales. Nous ne pouvons en aucun cas accepter un euro surévalué qui asphyxierait ce qui reste de l’industrie française.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Il nous faut organiser l’Europe comme une zone de croissance à l’échelle mondiale et ne pas nous résigner à la stagnation et au déclin.</b>       <br />
              <br />
       C’est possible sur la base d’un nouveau modèle de croissance mettant l’accent sur la transition énergétique, l’éducation, la science et la technologie appliquées notamment aux domaines de l’énergie, des transports et de la mobilité, de la santé, et bien sûr la volonté de promouvoir un modèle social fondé sur la solidarité.       <br />
              <br />
       Cette Europe implique d’autres règles du jeu que celles élaborées par l’Acte Unique et les traités de Maastricht et de Lisbonne. Ces traités sont complètement dépassés.        <br />
              <br />
       Il faut ouvrir le débat :       <br />
       -	Sur une initiative de croissance européenne mettant fin notamment à la déflation salariale et finançant par un grand emprunt européen un plan d’infrastructures.       <br />
       -	Sur un gouvernement économique de la zone euro, incluant l’ensemble des paramètres économiques et pas seulement budgétaires. L’objectif doit être de résorber les déséquilibres internes à la zone euro, autrement que par la conjugaison de plans de rigueur insoutenables et dont l’effet ne peut être qu’une récession généralisée et l’éclatement de la zone euro.       <br />
       -	Il faudra modifier les statuts de la Banque Centrale européenne pour introduire la croissance et l’emploi parmi ses missions.       <br />
              <br />
       Je ne m’étendrai pas sur les quarante propositions de notre programme de salut public. Dix d’entre elles concernent le redressement de la construction européenne : développement des coopérations renforcées à géométrie variable entre les Etats – plan d’indépendance énergétique et d’équilibre écologique – agriculture orientée vers la sécurité alimentaire – régime propre des services publics – protection commerciale de notre modèle de développement – alliance sans subordination avec les Etats-Unis – partenariat resserré avec la Russie – refondation de nos relations avec la Turquie.       <br />
              <br />
       L’évolution de l’Europe nous conduit vers plus de coopération intergouvernementale. C’est inévitable et c’est une bonne chose pour la démocratie et pour l’efficacité. Il faut abandonner « l’Irrealpolitik européenne », comme dit Hubert Védrine, délaisser les chimères fédéralistes, alibi de l’impuissance, aller vers des coopérations à géométrie variable et  vers une ouverture de ces politiques à la Russie et à la Turquie.       <br />
              <br />
       J’ai cru noter une évolution de François Hollande de l’Europe à vingt-sept vers la zone euro à seize. Je partage ce point de vue mais il pose le problème de ce que veut l’Allemagne.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – La politique allemande doit être analysée.</b>       <br />
              <br />
       Il serait trop facile d’imputer les difficultés actuelles au tempérament de Nicolas Sarkozy. L’Allemagne est aujourd’hui la puissance qui impose ses choix et sa philosophie ordo-libérale à l’Europe (Mme Merkel parle de « culture de la stabilité »). En fait, la déflation salariale pratiquée depuis 2000 a creusé l’écart avec les autres pays de la zone euro, notamment les pays de l’Europe du Sud.       <br />
              <br />
       La politique de rigueur que l’Allemagne impose à la zone euro est excessive. Elle risque d’ailleurs de se retourner contre l’Allemagne. <span style="font-style:italic">Il faut trouver un compromis avec l’Allemagne</span>, entre la nécessaire responsabilité des Etats et la solidarité financière entre les pays membres de l’euro. On ne peut espérer une solidarité telle que celle qui existe au sein de chaque pays. L’Europe reste faite de nations. Mais on peut imaginer des émissions de bons européens et surtout un rôle actif donné à la BCE pour lutter contre la spéculation. Nous ne devons à aucun prix nous enfermer dans un tête à tête mortifère avec l’Allemagne au sein d’une zone euro réduite à un noyau dur. Mieux vaut préparer un « plan B » qui serait le retour à une monnaie commune qui pourrait continuer à s’appeler l’euro avec des parités ajustables pour des monnaies nationales recréées au sein d’un système monétaire européen bis.        <br />
              <br />
       Pas de fuite en avant dans l’irreal politik européenne comme celle consistant à offrir à l’Allemagne de partager notre siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. D’abord parce que les autres n’en seraient pas d’accord. Ensuite parce que nous n’avons pas les mêmes conceptions en matière de politique étrangère sur le Moyen-Orient et l’Afrique notamment, et sur la défense, et en particulier sur le domaine nucléaire. Enfin, parce que la priorité n’est pas là : elle est sur le terrain économique et monétaire d’abord.       <br />
              <br />
       Un peu de sens de l’Etat, à la veille d’une élection présidentielle, ne peut pas nuire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>IV – La géographie et l’Histoire confèrent à la France une responsabilité particulière.</b>       <br />
              <br />
       La France est nécessaire à l’équilibre de l’Europe dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même.        <br />
              <br />
       La France n’est pas n’importe quel pays.        <br />
              <br />
       Elle doit préserver des marges de manœuvre :       <br />
       -	vis-à-vis de l’Allemagne – sur la relance et le cours de l’euro ;       <br />
       -	vis-à-vis des Etats-Unis – sur la régulation et la réforme du SMI ;        <br />
       -	vis-à-vis de la Russie – sur l’énergie, le développement et la paix ;       <br />
       -	vis-à-vis de la Chine – sur la concertation économique et monétaire et sur un partenariat responsable.       <br />
              <br />
       L’Europe peut et doit prolonger l’action propre de la France. Mais celle-ci ne doit pas être démobilisée. Elle reste notre avenir. Il faut changer le mode d’emploi des institutions européennes et savoir d’abord ce que la France veut.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>V – La France doit faire vivre le modèle républicain qu’elle a si fortement incarné depuis deux siècles en Europe et dans le monde.</b>       <br />
              <br />
       Elle doit contribuer à organiser la résilience de l’Europe à l’échelle mondiale, en préservant notre modèle républicain, à la fois civique et social. Et bien sûr, la première urgence consiste à le faire  vivre en France même où la droite contribue à le fragiliser par des initiatives provocatrices qui visent à nous entrainer sur le terrain qu’elle a choisi pour 2012 : la sécurité.       <br />
              <br />
       Pour mettre la France à la hauteur des défis qui sont devant nous, la gauche doit faire bouger les lignes à l’intérieur d’elle-même. Elle doit incarner le pôle républicain de la vie politique française, face à une droite post-républicaine ou peut-être tout simplement réactionnaire, revenue à des conceptions d’avant 1789.       <br />
              <br />
       La gauche doit offrir un avenir à la France et à sa jeunesse et pas simplement un futur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a996.html" />
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  <entry>
   <title>Pour une Europe de la croissance et de la démocratie, avec les nations !</title>
   <updated>2010-06-30T21:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pour-une-Europe-de-la-croissance-et-de-la-democratie-avec-les-nations-_a968.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2169294-3023193.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-16T12:39:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention du sénateur Jean-Pierre Chevènement lors de la préparation du Conseil européen du 17 juin 2010 au Sénat, le 15 juin 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2169294-3023193.jpg?v=1289480106" alt="Pour une Europe de la croissance et de la démocratie, avec les nations !" title="Pour une Europe de la croissance et de la démocratie, avec les nations !" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le Monde</span> paru ce jour prête à François Mitterrand une maxime : « On ne dit pas non au Chancelier de l’Allemagne » que je n’ai jamais entendu dans sa bouche. Ce qui doit guider les dirigeants de la France, c’est l’intérêt de la France inséparable de l’intérêt européen, avec bien sûr le souci des compromis notamment avec son grand voisin.        <br />
              <br />
       Or, hier à Berlin, le Président de la République a fait de Madame Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       1.	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;       <br />
       2.	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Certes la France est soumise à la pression des marchés financiers. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays ».        <br />
              <br />
       Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée non plus entre les monnaies mais entre les Etats les tensions que reflétaient autrefois - avant 1999 – les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel échec !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht a été de faire comme si les nations n’existaient pas, avec leurs structures économiques différentes, leurs cultures spécifiques, et leurs politiques éventuellement divergentes. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté mais quel en est le contenu ? 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.        <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Comme je l’ai expliqué, le 3 juin, lors du débat sur la loi de finance rectificative, ce mécanisme sera profondément déstabilisateur.        <br />
              <br />
       A ce défaut de solidarité entre les Etats, s’ajoute le plan de rigueur mis en œuvre par le gouvernement allemand, le 7 juin dernier : 81 milliards d’euros d’économies sur quatre ans. S’il y a un pays qui, dans la zone euro, pouvait faire l’économie d’un plan de rigueur, c’était l’Allemagne, dont le faible déficit budgétaire à 5 % du PIB tient essentiellement à la conjoncture. Le plan allemand, venant s’ajouter aux plans de rigueur décidés simultanément presque partout ailleurs dans la zone euro, va rendre plus difficile la sortie de crise :       <br />
              <br />
       •	D’abord en accroissant la pression de la spéculation sur les enchères des dettes lancées par les autres pays, comme le manifeste déjà l’écart des taux entre l’Allemagne et la France.       <br />
       •	Ensuite en pesant sur une reprise économique que les institutions internationales ont révisée à la baisse pour ce qui concerne la zone euro : entre 0,2 % et 2,2 % en 2011. Or seule la croissance et d’importantes plus-values fiscales peuvent gommer les déficits. Les réductions de dépenses n’y suffiront pas.        <br />
              <br />
       •	Enfin et surtout, le différentiel de croissance avec les pays émergents accélèrera les délocalisations industrielles.       <br />
              <br />
       C’est dans ce contexte que va se tenir le Conseil européen le 17 juin. .       <br />
              <br />
       Plusieurs des mesures envisagées (réforme du pacte de stabilité ; renforcement de la discipline budgétaire) vont renforcer la pression pour la mise en œuvre de plans de rigueur massifs et simultanés. Derrière la prose amphigourique des projets de textes soumis au Conseil, on ne discerne aucun moyen concret d’ouvrir, à l’horizon 2020, une perspective pour la croissance et pour l’emploi, en dehors de la lancinante incitation à la « réforme structurelle du marché du travail ». On en connaît la signification : il s’agit d’introduire toujours plus de précarité dans le statut des travailleurs : contrats a durée déterminée, intérim, temps partiel, etc.       <br />
              <br />
       Sous la pression des marchés financiers, le Président de la République a annoncé une révision de la Constitution en vue d’y introduire, à l’exemple allemand, une disposition visant à supprimer le déficit budgétaire : je doute, Monsieur le Ministre, qu’il y ait une majorité des deux tiers des parlementaires pour introduire dans notre loi fondamentale une clause aussi rigide, qui interdirait tout ajustement ultérieur. Cette proposition ressemble à un couteau sans lame auquel manquerait le manche.       <br />
              <br />
       M. Copé déclarait il y a quelques jours, si j’en crois le journal <span style="font-style:italic">Le Monde</span> : « Il faut donner des gages aux Allemands ». C’est chose faite depuis hier : Le retrait aux pays dits « laxistes » de l’Union de leur droit de vote au Conseil des ministres est antidémocratique, blessant pour toutes les nations européennes et d’ailleurs contraire au texte des traités. Pour réformer ceux-ci, il faudrait l’unanimité ! Encore une fois le Président de la République agite un sabre de bois !        <br />
              <br />
       Certes on doit changer les règles du jeu dans la zone euro. Mais pas en transformant l’Union européenne en chiourme !       <br />
              <br />
       Toujours dans la même veine, M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire », qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes. Certes M. Van Rompuy a tempéré : il ne s’agirait, selon lui, que « d’examiner les hypothèses retenues, les recettes et les dépenses, sans entrer dans les détails ».        <br />
              <br />
              <br />
       Tout cela est encore trop flou. S’il est évident qu’une coordination de politiques économiques dans leur ensemble et pas seulement des politiques budgétaires est nécessaire, se pose déjà la question du cadre : au niveau de la zone euro à seize, ou dans l’Europe à vingt-sept ? La réponse tombe sous le sens : il s’agit de donner une tête politique à l’euro. C’est donc au niveau de l’Eurogroupe que cette coordination indispensable devrait s’effectuer et non pas au niveau de l’Europe à vingt-sept, comme M. Sarkozy l’a accepté hier à Berlin. Bien sûr, on ne peut réviser les traités européens qu’à vingt-sept mais là n’est pas la priorité. On peut inventer en dehors des traités et ceux-ci peuvent être interprétés intelligemment. Ils prévoient d’ailleurs des coopérations renforcées. Enfin, il n’y a pas besoin d’inventer l’Eurogroupe : il existe déjà.        <br />
              <br />
       Les questions de mots ont leur importance : il ne s’agit pas de mettre en place une vague « gouvernance », mais un « gouvernement économique ». Fort bien ! Mais quel doit être son contenu ? Là est l’essentiel, Monsieur le Ministre.       <br />
              <br />
       Nous entendons trop parler de sanctions et même de sanctions préventives. Soyons sérieux : la répression ne doit pas être confondue avec la prévention – tous les ministres de l’Intérieur vous le diront -. Et le pacte de stabilité a montré son inadéquation, comme le cas de l’Espagne, qui satisfaisait aux critères, l’a montré.       <br />
              <br />
              <br />
       Venons-en aux propositions :       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait, sur proposition de la Commission, un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances Publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?        <br />
              <br />
       De même la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE.       <br />
              <br />
              <br />
       La cohésion franco-allemande est nécessaire. Elle ne peut cependant se résumer à l’alignement d’un pays sur un autre. L’amitié va avec la franchise, celle-ci devant toujours s’exprimer avec le respect qu’inspire un grand peuple dont les réussites nous réjouissent. L’Europe a besoin de l’Allemagne mais, comme le suggérait déjà Wilhelm Röpke, en 1945, l’Europe doit aussi protéger l’Allemagne contre les tentations qui naissent de la conscience de son mérite, à ses yeux insuffisamment reconnu par les autres.       <br />
              <br />
       Un grand patron allemand, M. Gehrard Cromme, est venu à Paris le 1er juin dernier pour dire, je le cite : « Les Allemands doivent prendre les Français comme ils sont, et réciproquement. On ne les changera pas. Et ce sont précisément ces différences qui rendent notre coopération unique et notre capacité à faire des compromis si importante ». M. Cromme a vanté à juste titre la compétitivité allemande. Il a omis de mentionner le fait que l’excédent commercial allemand se réalise à 60 % sur les pays de la zone euro.       <br />
              <br />
       Il y a beaucoup de reproches que nous ne devons pas faire à l’Allemagne : elle défend légitimement ses intérêts, mais au-dessus des intérêts nationaux, et cela est vrai pour la France comme pour l’Allemagne, il y a un intérêt européen et même un intérêt encore supérieur, celui de l’humanité tout entière.       <br />
              <br />
       La baisse du cours de l’euro, qui ne doit malheureusement rien à l’action de la Banque centrale européenne, contribuera aussi à la compétitivité de l’Allemagne : un euro à 1,20 dollar est plus compétitif qu’un euro à 1,50. Cela dégage des marges pour la croissance et l’Allemagne doit bien considérer que l’euro n’est pas seulement la monnaie de l’Allemagne mais celle de quinze autres pays et potentiellement, à terme, celle de tous les pays de l’Union européenne qui voudront y adhérer. La zone euro n’a pas été une mauvaise affaire pour l’Allemagne. Ainsi vis-à-vis de la France, elle a quadruplé son excédent commercial qui atteint 20 Milliards d’euros soit 1 % de notre produit national brut ou encore 170 Milliards de francs contre 28 en 1982.       <br />
              <br />
       Beaucoup de nos concitoyens se demandent ce que veut réellement l’Allemagne : remodeler la zone euro pour en exclure les pays de l’Europe du Sud ? Ce serait la négation de l’Europe ! Et il vaut mieux dire dès maintenant à nos amis allemands que cette fracture serait pour nous inacceptable. Pour l’Europe et pour la France elle-même, dont l’industrie a souffert d’une monnaie trop forte, probablement parce que nous ne disposons pas des mêmes spécialisations que l’Allemagne sur des créneaux très porteurs, comme la machine-outil. Sans doute y a-t-il beaucoup à balayer devant notre porte pour muscler notre tissu productif et notamment développer les grosses PMI mais une grande zone euro prospère est dans l’intérêt de l’Allemagne elle-même.        <br />
              <br />
       Il faut des disciplines. Certes ! Mais il faut trouver le bon équilibre entre la responsabilité de chaque Etat et la solidarité qui doit s’exercer entre pays membres. L’Europe doit être une grande ambition partagée. Chaque pays européen doit y trouver son compte, à commencer par l’Allemagne et la France.       <br />
              <br />
       J’ai tout à fait confiance dans la capacité de dialogue qui peut s’instaurer de peuple à peuple. Mais cela donne à nos dirigeants de grands devoirs. Un peu de lucidité sur le passé : les règles du jeu de la monnaie unique sont à revoir ! Mais surtout une ferme résolution pour l’avenir : celui-ci n’est pas au fédéralisme mais à une meilleure coordination de nos politiques – et cela est déjà assez difficile -. Nous devons ainsi bâtir une Europe de la croissance et du progrès social. Avec les nations, cadres irremplaçables de la démocratie, et non pas contre elles, ou même simplement sans elles. C’est ce langage de vérité et de réalisme qui servira le mieux la cause de l’amitié franco-allemande à laquelle je suis profondément attaché et par conséquent celle de l’Europe.       <br />
              <br />
       La purge, Monsieur le Ministre, n’est pas une stratégie ! La France et l’Europe ont besoin d’un projet mobilisateur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Pour-une-Europe-de-la-croissance-et-de-la-democratie-avec-les-nations-_a968.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Zone euro : l’Allemagne détient la clé</title>
   <updated>2010-04-14T10:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Zone-euro-l-Allemagne-detient-la-cle_a942.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2018174-2789708.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-04-14T10:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Libération, mercredi 14 avril 2010. Si l'Allemagne n'était pas prête à soutenir sa demande intérieure, ce serait l'assurance d'une catastrophe économique et sociale généralisée. Elle ne peut tourner le dos à l'Europe sous prétexte de compétitivité sur les marchés.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2018174-2789708.jpg?v=1289480097" alt="Zone euro : l’Allemagne détient la clé" title="Zone euro : l’Allemagne détient la clé" />
     </div>
     <div>
      L’accord avec la Grèce auquel est parvenu le Conseil Européen des 25 et 26 mars est fragile. Les marchés financiers peuvent continuer à danser la sarabande. Le sauvetage d’un pays qui ne pourrait plus emprunter sur les marchés financiers n’est prévu qu’<span style="font-style:italic">« en dernier recours »</span> et à l’unanimité. La Grèce devra donc continuer d’acquitter des taux d’intérêt plus de deux fois supérieurs à ceux de l’Allemagne (6 % au lieu de 3 %). Combien de temps cela pourra-t-il durer ? Surtout l’intervention du FMI – au conseil duquel les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage – reste nécessaire, , à hauteur du tiers des prêts consentis. Et aussi l’accord de l’Allemagne. C’est un système à double clé !        <br />
              <br />
       Le résultat n’est pas brillant : chacun sent bien que  derrière la Grèce, d’autres pays peuvent se sentir visés. C’est toute la zone euro qui est fragilisée. Madame Lagarde a justement souligné que la politique allemande basée depuis dix ans sur une déflation salariale compétitive et sur un excédent commercial qui se réalise pour plus de la moitié sur le reste de l’Europe, n’était plus soutenable. Certes les cigales méditerranéennes se plaignent que « la fourmi n’est pas prêteuse », comme si elles l’ignoraient quand elles ont accepté les rudes disciplines de Maastricht. Evidemment la zone euro n’est pas homogène : il y a les pays du Nord et les pays du Sud et ce n’est pas la même histoire économique. Ce n’est pas la même culture. Chaque pays a son propre modèle et l’Europe est faite de nations, irréductibles les unes aux autres où les divergences de politique économique redoublent plutôt qu’elles ne corrigent les différences de structures. L’article 125 du traité de Lisbonne interdit l’entraide mutuelle. Etrange conception de la solidarité dans une Europe qui selon la déclaration de Robert Schumann de 1950, devait réaliser <span style="font-style:italic">« une union toujours plus étroite entre ses peuples »</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En niant les nations, l’Europe de Maastricht s’est construite sur le sable. Au lieu de mettre en place comme le suggérait la Grande-Bretagne, une monnaie commune, réservée aux transactions extérieures, avec les souplesses maintenues entre des monnaies nationales aux parités ajustables, on a décrété, en 1990-91, une monnaie unique rigide qui ne tient compte ni des différences de structures, ni des orientations souvent opposées des politiques économiques.       <br />
              <br />
       Ceux qui ont créé la monnaie unique connaissaient pourtant son vice initial de conception. Ils croyaient que celle-ci créerait des convergences entre les politiques économiques. L’euro, avec les bas taux d’intérêt qu’il a d’abord permis, a encouragé l’endettement des Etats. La crise de 2008-2009 a fait exploser les critères du pacte de stabilité. Surtout, les concepteurs de la monnaie unique pariaient sur le développement d’un état d’esprit et surtout d’un budget fédéral. Aucun pays, en fait, n’est prêt à porter le budget européen à la taille d’un vrai budget fédéral. Ce qu’on voit avec l’euro s’observe encore plus dans le domaine de la politique étrangère et de la défense. Il n’y a pas, entre les Européens, de vision commune. Même avec le traité de Lisbonne, l’Europe fonctionne de plus en plus sur le mode intergouvernemental.       <br />
              <br />
       Constatons le comme un fait : les peuples européens ne sont pas prêts à faire jouer entre eux le même degré de solidarité qu’ils acceptent en leur sein, tout simplement parce que l’Europe reste faite de nations et n’est pas elle-même une nation. L’Allemagne refuse de payer pour des pays qui laissent filer leurs déficits. Cela peut se comprendre…jusqu’à un certain point. Car ces déficits sont -partiellement- l’envers d’un excédent commercial allemand qui résulte de la déflation salariale pratiquée outre-Rhin depuis dix ans. Celle-ci pèse inévitablement sur la croissance européenne.       <br />
              <br />
       Faut-il créer un FME (Fonds monétaire européen) pour remplacer le FMI ? Techniquement, c’est possible par une combinaison de prêts, de garanties d’emprunts et le cas échéant, de sanctions. Mais l’Europe peut-elle substituer au gendarme international qu’est le FMI, un gendarme européen ? L’Allemagne ne le croit pas qui regarde davantage vers l’Est. Il faut cependant la convaincre qu’elle a encore besoin de l’Europe et cela, dans son propre intérêt. Un gouvernement économique de la zone euro est nécessaire, afin d’impulser une politique européenne de croissance au service de l’emploi. Elle seule permettrait à terme de résorber les déficits des pays du Sud.       <br />
              <br />
       Pour cela il faudrait que l’Allemagne et les grands pays du Nord de l’Europe acceptent de soutenir davantage leur demande intérieure et de pratiquer une politique keynésienne concertée avec les autres grandes puissances économiques de l’Univers : les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Inde etc. Si l’Allemagne n’était pas prête à soutenir sa demande intérieure, la seule perspective serait celle d’une politique récessionniste dans chaque pays, c’est-à-dire l’assurance d’une catastrophe économique et sociale généralisée, y compris en dernier ressort pour l’Allemagne.        <br />
              <br />
       Heureusement il y a des forces puissantes qui peuvent conduire l’Allemagne à revoir sa politique économique : les syndicats, le salariat de ce pays et tous ceux qui comprennent que l’Allemagne ne peut pas tourner le dos à l’Europe, sous prétexte de compétitivité sur les marchés mondiaux. Et puis il y a beaucoup d’autres pays de par le monde - à commencer par les Etats-Unis - qui ont besoin d’une locomotive allemande et européenne puissante. Voilà un sujet pour le prochain G24 qui se tiendra en Corée à la fin de l’année.       <br />
              <br />
       A moins d’un éclatement de la zone euro, ii n’y a pas d’issue raisonnable à la crise actuelle en dehors d’un compromis européen et mondial imposé par la « raison des nations ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Zone-euro-l-Allemagne-detient-la-cle_a942.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ?</title>
   <updated>2010-06-26T21:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Peut-on-sortir-du-piege-dans-lequel-la-Gauche-a-ete-enfermee_a923.html</id>
   <category term="Grands textes" />
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   <published>2010-02-16T23:55:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la vidéo intégrale de l'intervention de Jean-Pierre Chevènement le mardi 9 février à Paris, à la mairie du XIème arrondissement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/28b39a0ad291b7a2983497f465e919b681506ea0" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      NB 1 : Vous pouvez regarder cette vidéo en mode plein écran en cliquant sur le bouton prévu à cet effet en bas à droite du player vidéo (passer la souris).       <br />
              <br />
       NB 2 : vous pouvez exporter cette vidéo sur votre blog en plaçant votre souris en haut à droite à l'intérieur du player vidéo. Cliquez sur &quot;exporter&quot; puis copiez le code. Il vous suffit ensuite de coller ce code sur votre blog. (vous pouvez paramétrer la taille du player exporter en cliquant sur S, M ou L)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Il est vraiment temps de revoir le traité de Lisbonne, profondément réactionnaire</title>
   <updated>2010-02-15T15:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-est-vraiment-temps-de-revoir-le-traite-de-Lisbonne-profondement-reactionnaire_a921.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2010-02-13T09:26:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à la Tribune, 13 février 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1881452-2574985.jpg?v=1289480095" alt="Il est vraiment temps de revoir le traité de Lisbonne, profondément réactionnaire" title="Il est vraiment temps de revoir le traité de Lisbonne, profondément réactionnaire" />
     </div>
     <div>
      Le sénateur du Territoire de Belfort, président du Mouvement républicain et citoyen, a toujours été opposé à l'euro. Il s'exprime aujourd'hui pour «La Tribune».        <br />
              <br />
       <b>La Tribune : Les Vingt-Sept ont exprimé, jeudi, leur soutien à l'égard de la Grèce, qui est aujourd'hui l'économie malade de l'Europe. Cette déclaration ne renforce-t-elle pas la crédibilité de la zone euro ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> En premier lieu, il faut d'abord s'interroger sur le cas de la Grèce : ce pays n'est pas, du point de vue de son endettement, dans une situation plus difficile que l'Italie ou la Belgique, et son économie, en termes de PIB, est relativement marginale dans l'Europe. Il est donc surprenant de constater que les agences de notations puissent ainsi lancer la curée contre ce pays, et plus généralement contre la zone euro qui, bien sûr, est une zone économique hétérogène. Il est plus que temps de s'interroger sur le rôle des marchés et de la spéculation. Il suffit de décourager la spéculation, et, parallèlement, d'obtenir des Grecs qu'ils fassent un minimum d'efforts. Ce serait d'autant plus réalisable avec une croissance européenne plus forte et une monnaie moins surévaluée. Deux conditions qui ne sont pas réunies aujourd'hui. Pour deux raisons : les défauts de conception de la monnaie unique, inhérents au traité de Maastricht, et la politique de déflation salariale allemande qui, depuis dix ans, plombe la croissance européenne et creuse les déficits... chez les autres.       <br />
              <br />
       <b>Les textes européens interdisent pourtant l'éventualité d'un plan de sauvetage de la Grèce par les États membres...</b>       <br />
       Évidemment, le traité de Lisbonne est idiot. Son article 123 interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions européennes et aux États. Or c'est exactement ce qu'ont le droit de faire la Réserve fédérale américaine ou la Banque d'Angleterre : ne faudrait-il pas, dans certaines limites, s'affranchir de cet article, comme on a su le faire auparavant pour d'autres dispositions du traité ? Prohibition des aides d'État, principe de la « concurrence libre et non faussée », interdiction des déficits budgétaires en dessous de la barre de 3 % du PIB. En fait, on ne compte plus la liste des articles du traité rendus caducs par la crise. Le pacte de stabilité n'y a pas résisté : tous les pays, y compris l'Allemagne, sont sortis des clous. Il est donc vraiment temps de revoir ce traité, profondément réactionnaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>En même temps, cette crise grecque rend l'euro plus compétitif...</b>       <br />
       Elle a fait tomber le taux de change de l'euro de 1,50 à 1,36 : en tout mal, son remède ! Mais c'est trop peu ! L'euro est en effet surévalué : 0,82 dollar en 2000, 1,35 dollar aujourd'hui. J'aimerais dire ironiquement : bravo la Grèce, bravo Fitch ! Car un taux de change moins fort ne gênerait pas la Grèce, qui vit en grande partie de ses recettes touristiques. De même, ce serait du pain béni pour les exportateurs comme EADS ou pour notre industrie automobile. Mais l'euro reste une monnaie fragile. Elle est faussement forte : elle est excessivement surévaluée par rapport aux autres grandes monnaies mondiales (dollar, yuan, livre britannique), devenant un lourd handicap pour l'Europe : nous sommes la lanterne rouge de la planète en termes de croissance.       <br />
              <br />
       <b>L'euro, selon vous, est donc responsable de cette absence de croissance européenne ?</b>       <br />
       Oui, car il faut se rappeler que l'Allemagne en 1991 a imposé à ses partenaires ses dogmes et ses choix, lors de la création de l'euro qui est, en fait, un mark bis. Aujourd'hui, l'activité économique dans la zone euro est en outre plombée par la politique économique déflationniste de l'Allemagne... Certes, l'Allemagne affiche un excédent commercial confortable, mais ce surplus se fait pour les trois quarts au détriment des autres pays européens. Même l'Allemagne paye d'une croissance faible et d'un pouvoir d'achat déclinant cette politique salariale et budgétaire excessivement rigoureuse.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi, lors de l'adoption du traité de Maastricht en 1992, la France avait-elle accepté cette vision allemande de la zone euro ?</b>       <br />
       Pour ma part, je m'étais opposé dés le départ à ce traité car le dispositif prévu me paraissait tout à fait déséquilibré. Le président François Mitterrand s'était laissé enfermer dans les règles de la Buba (Bundesbank allemande) par Jacques Delors, qui dirigeait à l'époque la Commission européenne, et par Karl Otto Pöhl, le président de la Bundesbank. Or ce n'était pas raisonnable d'abdiquer sa souveraineté monétaire au profit d'une Banque centrale européenne totalement indépendante et soumise à l'unique objectif de la stabilité des prix. François Mitterrand pensait sans doute qu'on pourrait revoir ce dispositif dans la durée. Il était d'ailleurs prévu une clause de rendez-vous. Celle-ci a bien eu lieu, avec le traité d'Amsterdam et le Pacte de stabilité en 1997. Cela n'a rien changé.       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce qu'il faudrait alors changer dans le fonctionnement de l'euro ?</b>       <br />
       Il y a deux sujets à mettre sur la table : la politique de la Banque centrale européenne, en intégrant la croissance et l'emploi dans ses statuts ; et l'élaboration d'une initiative européenne de croissance, qui pourrait prendre la forme d'un grand emprunt européen. On pourrait ainsi établir un plan de relance des investissements publics, allant de pair avec une politique de change plus réaliste !       <br />
              <br />
       <b>L'idée d'un gouvernement économique européen semble aussi revenir en force...</b>       <br />
       C'est vrai, tout le monde l'évoque, mais il faut savoir de quoi on parle. Car si l'on pense, comme M. Van Rompuy, au seul budget communautaire européen, celui-ci n'est pas significatif. Il représente 1 % du PIB européen. C'est la politique des États nationaux, notamment sur le plan salarial, budgétaire et monétaire, qui doit changer. C'est donc la cohérence du dispositif actuel qui est à revoir.       <br />
              <br />
       <b>De quelle façon pourrait-on s'y prendre ?</b>       <br />
       Si nous n'agissons pas rapidement, nous irons vers des difficultés grandissantes : après la Grèce, ce sera le tour du Portugal, de l'Espagne ou de l'Italie, et nous risquons d'assister à l'éclatement de la zone euro, ce que je ne souhaite pas. Il faut donc organiser une nouvelle conférence européenne institutionnelle, pour revisiter, de fond en comble, le traité. Il faudra par exemple se doter d'un véritable gouvernement économique européen. Une solution raisonnable serait de travailler au niveau de l'Eurogroupe, à 16 pays et non à Vingt-Sept. Mais son président, Jean-Claude Juncker, ne me parait pas être la bonne personne pour définir une politique économique profondément renouvelée. De manière plus générale, l'ensemble du personnel politique européen est aujourd'hui prisonnier d'une doxa dépassée.       <br />
              <br />
       <b>Vous étiez un opposant de première heure au traité de Maastricht. À constater les difficultés dans la zone euro, vous devez boire du petit lait ?</b>       <br />
       Je ne peux pas trouver de source de satisfaction dans les malheurs de mon pays. Il faut reprendre les choses à la base et remettre l'ouvrage sur le métier à travers une conférence institutionnelle européenne.       <br />
              <br />
       <b>Vous sentez-vous plus écouté aujourd'hui ?</b>       <br />
       On est très loin psychologiquement de l'état d'esprit qui pousserait à des changements profonds. Nicolas Sarkozy me paraît trop soucieux que la France colle le plus possible à son partenaire allemand...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Éric Chol</span>       <br />
              <br />
       Voir l'entretien <a class="link" href="http://www.latribune.fr/journal/edition-du-1302/evenement/365477/jean-pierre-chevenement-il-est-vraiment-temps-de-revoir-le-traite-de-lisbonne-profondement-reactionnaire..html">sur le site de La Tribune</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(Cet entretien est paru dans cette version sur le site Internet de La Tribune le 13 février 2010 et dans une version réduite dans La Tribune le 15 février 2010)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Il-est-vraiment-temps-de-revoir-le-traite-de-Lisbonne-profondement-reactionnaire_a921.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Délocalisations souhaitées par Renault : les contribuables français apprécieront</title>
   <updated>2010-01-19T20:29:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Delocalisations-souhaitees-par-Renault-les-contribuables-francais-apprecieront_a912.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2010-01-19T20:29:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, mardi 19 janvier 2010.     <div>
      Une fois de plus, la Commission européenne, gardienne du Traité de Lisbonne, condamne le gouvernement français qui souhaite empêcher Renault de délocaliser la production de sa Clio en Turquie.       <br />
              <br />
       Le Président de la République, qui a déclaré <span style="font-style:italic">« ne pas vouloir mettre tant d'argent pour soutenir nos constructeurs pour que la totalité des usines s'en aillent à l'extérieur »</span>, est lui-même rappelé à l’ordre en vertu d’un Traité dont il a été l’initiateur.       <br />
              <br />
       Au nom d’un tel Traité chassé par la porte lors du référendum de 2005, mais revenu par la fenêtre de Lisbonne, les contribuables français en sont réduits à financer des aides accordées à des constructeurs automobiles se livrant à des délocalisations de grande envergure.       <br />
              <br />
       Les intérêts du monde du travail, les intérêts de la France sont ainsi sacrifiés sur l’autel de l’Europe libérale. Ceux qui ont perpétré  cette mauvaise action font mine de s’alarmer de ses conséquences. Ils seraient mieux inspirés de travailler sérieusement à la réorientation de cette politique absurde de la seule concurrence, qui n’est pas à la hauteur des défis de la crise mondiale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Delocalisations-souhaitees-par-Renault-les-contribuables-francais-apprecieront_a912.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Identité nationale, politique de la France, gauche, présidentielle de 2012 : Chevènement au Grand entretien de RCJ</title>
   <updated>2009-12-14T14:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Identite-nationale-politique-de-la-France-gauche-presidentielle-de-2012-Chevenement-au-Grand-entretien-de-RCJ_a898.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2009-12-13T12:46:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Grand entretien de RCJ dimanche 13 décembre à 11h. Il répondait aux questions de de Shlomo Malka et Yves Derai pendant 30 minutes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée sur la bande FM (94.8 FM à Paris) ou <a class="link" href="http://www.radiorcj.info/">sur le site de la radio</a> en direct et est podcastée ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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  <entry>
   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»</title>
   <updated>2009-12-08T10:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Figaro-Sur-la-laicite-un-peu-de-douceur-M-le-president-_a892.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1746394-2367918.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-04T20:24:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, Propos recueillis par Judith Waintraub, 4 décembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1746394-2367918.jpg?v=1289480093" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»" />
     </div>
     <div>
      Le président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement regrette la tournure prise par le débat sur l'identité nationale.       <br />
              <br />
       <b>Le Figaro : Faut-il débattre de l'identité nationale ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b>  Oui, à condition que cela serve l'unité nationale, donc en dehors des périodes électorales. Je vous rappelle qu'en 1985, j'ai rétabli la Marseillaise et l'éducation civique, à l'école. Le débat tel qu'il est posé actuellement se prête à des dérapages regrettables. Je pense par exemple aux propos du maire de Gussainville sur les 10 millions d'étrangers que «nous payons à ne rien faire».       <br />
              <br />
       <b>Des propos condamnés par Éric Besson…</b>       <br />
       Certes, mais cela montre l'erreur d'avoir rapproché l'identité nationale de l'immigration. L'identité nationale a beaucoup plus à voir à mes yeux avec les choix de politique extérieure et européenne. La droite et la gauche ont, ensemble, substitué à la France l'Europe comme horizon. Et le traité de Lisbonne est un mécanisme d'impuissance, d'où un gros risque d'effacement pour notre pays. Les délocalisations industrielles, le chômage et les inégalités qui explosent, menacent ainsi notre identité nationale.       <br />
              <br />
       <b>L'islam menace-t-il notre identité ?</b>       <br />
       Nous définir par rapport à l'islam serait remettre en cause nos propres principes républicains. Nous devons appliquer et faire appliquer ceux-ci et prêcher l'exemple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>A-t-on eu tort de légiférer sur le port du voile à l'école ou de vouloir le faire sur la burqa ?</b>       <br />
       Ce sont deux problèmes différents. L'école est le sanctuaire de la République, Jacques Chirac a eu raison d'y interdire les signes ostensibles d'appartenance religieuse. Le port de la burqa dans la rue est extrêmement minoritaire (367 cas recensés par la police). Des prises de position d'autorités musulmanes appelant à respecter le principe républicain d'égalité entre hommes et femmes devraient permettre d'obtenir des résultats plus probants qu'une loi. Évitons aujourd'hui le piège de la provocation !       <br />
              <br />
       <b>Faut-il réviser la loi de 1905 ?</b>       <br />
       Pourquoi vouloir constamment bouleverser ce qui marche ? Si j'avais un conseil à donner à Nicolas Sarkozy, c'est de ne pas abuser des électrochocs. Le massage cardiaque est souvent plus efficace, j'en parle d'expérience. Un peu de douceur, monsieur le président !       <br />
              <br />
       <b>Que vous inspire le référendum suisse sur les minarets ?</b>       <br />
       La question était idiote ! Demandez aux Suisses si les musulmans doivent être libres de pratiquer leur religion, ils répondront oui. Ces lieux de culte doivent s'intégrer à nos paysages. J'y ai veillé à Belfort pour la grande mosquée inspirée des toits plats des mosquées andalouses : l'horizontal des lignes et le béton rose s'harmonisent admirablement avec le profil des fortifications et le grès des Vosges.       <br />
              <br />
       <b>Y a-t-il un problème d'intégration en France ?</b>       <br />
       Il y a un phénomène de mascaret, comme quand un fleuve entre dans la mer. La population autochtone n'accepte pas facilement le non-respect des valeurs républicaines. Mais malgré les discriminations, l'intégration des jeunes nés de l'immigration par l'école et l'emploi continue à fonctionner, selon les études de l'Insee. Cessons de culpabiliser la République.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/04/01002-20091204ARTFIG00620-sur-la-laicite-un-peu-de-douceur-m-le-president-.php">Voir l'entretien en ligne sur le site du Figaro</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Figaro-Sur-la-laicite-un-peu-de-douceur-M-le-president-_a892.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Afghanistan, politique de Barack Obama, Otan, polémique sur les minarets : Jean-Pierre Chevènement sur i>Télé</title>
   <updated>2009-12-14T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Afghanistan-politique-de-Barack-Obama-Otan-polemique-sur-les-minarets-Jean-Pierre-Chevenement-sur-i-Tele_a888.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-12-02T08:54:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'i>Télé mercredi 2 décembre 2009 à 8h40. L'entretien mené par Laurent Bazin dure près de 15 minutes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/ee9ca61d5edab2945e16fd6ec90cbdf0d98153fe" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Afghanistan-politique-de-Barack-Obama-Otan-polemique-sur-les-minarets-Jean-Pierre-Chevenement-sur-i-Tele_a888.html" />
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  <entry>
   <title>Deux marches descendues</title>
   <updated>2009-11-30T23:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Deux-marches-descendues_a886.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1737413-2353888.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-30T17:06:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur le budget du Ministère des Affaires étrangères (Mission Action extérieure de l’Etat) au Sénat, lundi 30 novembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1737413-2353888.jpg?v=1289480091" alt="Deux marches descendues" title="Deux marches descendues" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, mes chers collègues,       <br />
              <br />
       Comme chaque année, l’examen des crédits de votre Ministère est l’occasion de nous interroger sur vos moyens et sur la manière dont vous les mettez en œuvre, à travers la politique étrangère de notre pays.       <br />
              <br />
       Comme vous l’avez-vous-même souligné devant la Commission des Affaires Etrangères et de la Défense, les effectifs de votre ministère diminueront de 2 %, soit près 255 emplois temps plein, pour n’atteindre plus que 15 564 et les moyens de fonctionnement, à Paris et dans les postes diplomatiques, diminueront également de 2 %. Vous parlez de « modernisation » : en fait, les réductions que vous opérez, ainsi pour raccourcir la liste des ambassades à missions spécifiques ou, paradoxalement, diminuer la taille des ambassades à missions élargies, ou encore les fusions censées faire naître une nouvelle Agence dédiée à l’expertise et à la mobilité internationales, à partir de trois structures, Campusfrance, FCI et Egide qui ont fait leurs preuves, ou encore d’une Agence interministérielle pour remplacer « Culturesfrance », ne peuvent donner que des résultats problématiques. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La vérité c’est que vous êtes prisonnier de la RGPP et que vous ne pourrez maintenir, au fil des réductions qui se succèdent année après année, la présence universelle de notre diplomatie dont vous convenez vous-même qu’elle est encore l’un de ses principaux atouts. La légère progression de 413 à 420 millions d’euros des moyens accordés à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ne peuvent compenser l’alourdissement de ses charges, du fait de l’augmentation des cotisations de retraite de ses employés. De même, il serait souhaitable de revenir sur l’engagement pris à la légère, de financer les frais de scolarité des lycéens français. Il y a d’autres priorités : ainsi les bourses accordées aux étudiants étrangers qui vont baisser très fortement.        <br />
              <br />
       Constatons enfin que vos crédits sont de plus en plus utilisés dans le cadre d’organisations internationales. Ces actions – notamment celles consacrées par l’ONU au maintien de la paix – gagneraient en légitimité si elles étaient mieux contrôlées. Nos participations internationales amputent les moyens dévolus aux actions bilatérales dont notre rapporteur, M. Trillard, a souligné justement qu’elles contribuaient de manière déterminante à notre rayonnement à l’étranger. Peut-on en dire autant de nos contributions financières aux tribunaux pénaux pour l’ex-Yougoslavie – 9,7 millions d’euros – ou pour le Rwanda 8,2 millions d’euros ? Ne serait-il pas temps de les réduire drastiquement ? De même un audit sur l’Institut universitaire européen de Florence (4,5 millions d’euros) permettrait-il sans doute de faire quelques économies bien utiles ailleurs, y compris dans le domaine de la recherche.       <br />
              <br />
       Le soutien au multilatéralisme dont vous vous réclamez n’est bien souvent qu’un des aspects de l’effacement de la France. La réduction de nos moyens propres traduit le rétrécissement de nos ambitions.        <br />
              <br />
       Deux grands évènements ont marqué l’année 2009. La réintégration par la France des structures militaires de l’OTAN et la ratification du traité de Lisbonne.       <br />
              <br />
       Ce furent deux marches que la France a descendues par rapport au point élevé où l’avait placée l’Histoire, la volonté de nos grands hommes d’Etat au siècle dernier – je pense particulièrement à Clémenceau et à De Gaulle – ainsi que l’effort et le sacrifice de millions de Français.       <br />
              <br />
       La réintégration des structures militaires de l’OTAN que personne ne nous demandait, n’a obéi qu’à la pulsion « occidentaliste » du Président de la République : selon lui, la France n’appartient pas d’abord à la famille des nations mais à celle des nations occidentales : c’est un moins, un manquement au principe d’universalité dont la France s’était faite historiquement le héraut. Cette réintégration est un frein au développement de nos relations avec les grands pays émergents dont le Président de la République ressent lui-même la nécessité comme en témoignent ses déplacements au Brésil par exemple, car là est l’avenir du monde, et par conséquent celui de la France.       <br />
              <br />
       Ce retour au bercail de l’OTAN s’est de surcroît fait à contretemps : comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, vous retardez d’un Président américain. Vous rêviez de Bush et vous avez rencontré Obama. Celui-ci entend, bien entendu, restaurer le leadership des Etats-Unis, mais il vous prend à contrepied en maints domaines :       <br />
              <br />
       -	Le Proche-Orient d’abord, où le Président Obama avait pointé l’illégitimité des colonies israéliennes en Cisjordanie avant, il est vrai, de s’incliner devant le fait accompli. Sur ce sujet, on ne vous a guère entendu et pourtant vous savez bien que toute idée de réforme et de modernisation dans le monde musulman ne progressera que s’il est mis fin à la politique du « deux poids, deux mesures ». Mais il n’est pas trop tard pour faire entendre plus fermement que vous ne le faites la voix de la France et son refus du fait accompli de la colonisation permanente des territoires palestiniens. Ce serait une piqure de rappel utile, y compris par rapport aux engagements qu’avait pris le nouveau Président américain au lendemain de son élection.       <br />
              <br />
       Sur l’Iran, à l’inverse, on entend beaucoup trop dans votre bouche et dans celle du Président de la République le langage de la dramatisation et de la menace, comme si à chaque occasion, vous cherchiez à mettre de l’huile sur le feu. Vous n’avez - hélas - pas à craindre le succès de la voie diplomatique : l’aveuglement des dirigeants iraniens n’aura eu d’égal jusqu’ici que celui de l’Administration Bush refusant d’ouvrir le dialogue quand il en était temps avec le Président Khatami. Mme Clinton n’a pas complètement fermé la porte à la reprise du dialogue d’ici la fin de l’année, mais force est de constater que l’obstination des dirigeants iraniens à ne pas répondre aux demandes de l’AIEA conduira logiquement le Conseil de Sécurité à durcir sa position.        <br />
              <br />
       La question de l’ordre nucléaire mondial, tel que le TNP l’a défini est posée. La France doit défendre le TNP par des moyens qui laissent la porte ouverte à un changement d’attitude de Téhéran. Notre intérêt est dans la stabilité du Moyen-Orient. Nous devons prendre en compte aussi la société iranienne et pas seulement le régime qui apparemment trouve son intérêt dans la radicalisation du conflit. Le dossier nucléaire est un moyen de gesticulation à la fois interne et externe et c’est cette dimension que notre expression doit aussi – me semble-t-il – prendre en compte.       <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur la question de l’Afghanistan. Je regrette seulement que la France n’ait pas su trouver l’occasion d’une expression autonome. Le gouvernement nous a si souvent assurés que la réintégration de l’OTAN ne nuirait pas à l’autonomie des décisions de la France que je m’étonne encore que, dans cette affaire, vous ayez donné l’impression d’un suivisme complet. Il y avait place pour une expression mesurée de la France, tant que le débat traversait l’Administration américaine. Il est évident qu’en Afghanistan la solution est politique. Or, les objectifs politiques de l’intervention de l’OTAN ne sont pas clairement définis. Ce ne peut être l’exportation de la démocratie, thèse bushiste dont on voit les conséquences en Irak. Ce ne peut être que l’éradication d’Al Quaïda. L’indépendance de l’Afghanistan devrait être une cause nationale, propre à susciter le patriotisme chez les forces nationales afghanes qui ne manquent pas seulement d’« esprit régimentaire », <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/30/01003-20091130ARTFIG00384-kouchner-les-dirigeants-iraniens-perdent-du-temps-.php">comme vous le dites ce matin dans Le Figaro</a>. Cette clarté dans la définition des objectifs, nous la devons aussi à nos soldats, dont je tiens à saluer le courage et le stoïcisme.        <br />
              <br />
       Vous avez-vous-même exprimé la contradiction dans laquelle nous sommes d’avoir à soutenir un gouvernement dont le crédit est usé. J’ose simplement espérer que la complète réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN ne vous conduira pas à augmenter le contingent français aujourd’hui aventuré dans une affaire que nous ne maîtrisons pas. Le sort du conflit se joue d’ailleurs plus probablement aujourd’hui au Pakistan, où l’armée pakistanaise semble avoir pris la mesure de la réorientation nécessaire de ce grand pays qu’il nous appartient aussi de soutenir, à la mesure de nos moyens. Il s’agit de faire rentrer dans sa boite le diable, c’est-à-dire le terrorisme djihadiste, qu’une politique à courte vue inspirée par les Etats-Unis avait fait sortir il y a de cela trois décennies. La France peut et doit aider le Pakistan démocratique. C’est un enjeu décisif !       <br />
              <br />
       Sur ces trois dossiers, Monsieur le Ministre, l’administration Obama joue aujourd’hui une partie difficile. L’intérêt de la France est dans sa réussite, sachant que le déblocage du dossier iranien est de nature à faciliter le retrait américain d’Irak et la solution du problème afghan, avec le concours de tous ses voisins, sans exception. A partir de là aussi, l’administration américaine pourrait reprendre la main pour aider à la création d’un Etat palestinien viable. A défaut de ce cercle vertueux, il n’y a de place que pour la surenchère des extrémismes. Dans la crise où le monde est plongé, la fuite en avant dans la guerre est une tentation à laquelle des gouvernements aux abois peuvent, hélas, succomber.       <br />
              <br />
       Je crains, pour tout dire, que la réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN ne crée un réflexe conditionné d’alignement sur une position belliciste, qui n’est certes pas à l’ordre du jour, mais qui peut le devenir, dans cet écheveau de crises dont chacune interréagit avec toutes les autres  En rentrant dans un mécanisme d’alignement automatique vous n’avez pas – selon moi – servi les intérêts de la France. Depuis que celle-ci est rentrée dans le rang, le Président Obama n’a pas marqué pour elle et pour l’Europe en général grand intérêt. La France ne peut faire entendre utilement sa voix qu’en préservant jalousement son indépendance. Quel avantage la réintégration de l’OTAN nous apporte-t-elle ? Vingt-cinq étoiles, nous a dit le général Georgelin. Mais le général Abrial, commandant pour la « transformation de l’Alliance », pourrait-il se prononcer au nom de la France sur l’avenir des armes nucléaires tactiques américaines stationnées en Europe ou sur le déploiement – ou le non-déploiement - d’un bouclier antimissiles dit de théâtre sous l’égide de l’OTAN ? Ces questions seront sans doute abordées entre Moscou et Washington à l’occasion des négociations post-Start ou plutôt de celles qui les suivront. Elles le seront sans doute au prochain sommet de l’OTAN à Lisbonne. Mais la France a-t-elle une position sur ces questions qui intéressent évidemment l’équilibre et la paix de l’Europe ?        <br />
              <br />
       Je voudrais vous accorder un bon point quand même : c’est le resserrement de nos relations avec la Russie dans le domaine énergétique mais aussi industriel, illustré par le récent voyage de M. Poutine à Paris. Le partenariat stratégique de l’Europe et de la Russie est au fondement d’une paix durable sur notre continent.        <br />
              <br />
       Malheureusement la ratification du traité de Lisbonne va non pas renforcer la capacité de l’Europe à desserrer l’étau où nous mettent la concurrence déloyale du dollar et celle des pays à bas coût salarial comme la Chine. Elle va, au contraire, nous rendre encore plus prisonniers d’un mécanisme d’impuissance, je veux parler de l’Europe de Lisbonne. Celle-ci est fondée sur une contradiction : rien ne l’illustre mieux que les deux désignations qui viennent d’intervenir : celle de M. Van Rompuy comme Président « stable » du Conseil Européen et celle de Mme Ashton comme Haute Représentante pour les Affaires Etrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne. Le mérite de ces deux personnalités n’est pas en cause. Ce qui pose problème, c’est leur choix même, fondé sur leur complète absence de notoriété.        <br />
              <br />
       En réalité le traité de Lisbonne a repris les dispositions d’esprit fédéraliste qui étaient celles de la Constitution européenne, rejetée le 29 mai 2005 par le peuple français. Mais comme aucun gouvernement d’un grand pays ne veut véritablement s’effacer au profit d’instances fédérales, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont mis d’accord sur des personnalités qui ne sauraient leur faire de l’ombre. Certes il existe des sensibilités, la vôtre, celle de M. Giscard d’Estaing ou celle de M. Bourlange, qui n’ont pas renoncé à faire prévaloir un jour leur dessein d’établir une Fédération européenne. Cette position est irréaliste dans une Europe à vingt-sept, si tant est qu’elle le fut jamais. Et vous venez d’en faire une éclatante démonstration à travers ces deux désignations qui devraient décevoir d’abord ceux qui attendaient du traité de Lisbonne monts et merveilles.       <br />
              <br />
       Un service européen pour l’action extérieure va être mis sur pied, sous l’autorité de Madame Ashton connue pour son militantisme dans les associations antinucléaires. Puis-je vous réitérer le conseil que je vous donnais <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html">lors du débat qui nous réunissait</a>, le 27 octobre dernier, à la veille du sommet européen des 29 et 30 octobre : pour ce service, « l’ambition minimale, le format le plus modeste possible et surtout les primes les plus réduites ». N’écrémez pas de ses meilleurs éléments ce qui reste de la diplomatie française. Ne faites pas éclore une bureaucratie supplémentaire, n’ajoutez pas une couche, si mince soit-elle, au millefeuille européen, où les conflits de compétence, déjà se multiplient. M. Kissinger feignait de demander pour l’Europe un numéro de téléphone. Vous lui en donnez trois pour le moins. Rompez, Monsieur le Ministre, avec cette politique d’illusions qui ne peut qu’étouffer notre voix et accélérer notre déclin.        <br />
              <br />
       Revenez à la France, Monsieur le Ministre, revenez-nous ! Revenez à vous ! Revenez à l’identité nationale, dont le gouvernement auquel vous appartenez fait grand cas en paroles mais si peu dans sa politique extérieure, domaine pourtant emblématique de l’existence d’une nation, et a fortiori d’une nation comme la nôtre !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Deux-marches-descendues_a886.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>UE: "qui va se reconnaître en M. Van Rompuy?" (Chevènement)</title>
   <updated>2009-12-08T10:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/UE-qui-va-se-reconnaitre-en-M-Van-Rompuy-Chevenement_a878.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-11-19T23:31:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 19 novembre 2009, 20h02.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1716186-2322367.jpg?v=1289480085" alt="UE: "qui va se reconnaître en M. Van Rompuy?" (Chevènement)" title="UE: "qui va se reconnaître en M. Van Rompuy?" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s'est demandé jeudi qui, <span style="font-style:italic">&quot;en France et en Europe&quot;</span>, allait <span style="font-style:italic">&quot;se reconnaître&quot;</span> en Herman Van Rompuy, le Premier ministre belge bien parti pour devenir le premier président de l'Union européenne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le dérisoire du Traité de Lisbonne apparaît en pleine lumière avec la désignation de M. Herman Van Rompuy comme président 'stable' de l'Union européenne&quot;</span>, écrit le sénateur de Belfort, adversaire du traité, dans un communiqué.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Qui va se reconnaître, en France et en Europe, en M. Herman Van Rompuy, connu seulement en Belgique comme pourfendeur acharné des facilités linguistiques accordées aux francophones dans les communes de la banlieue bruxelloise?&quot;</span>, poursuit-il       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'Europe de Lisbonne fait fi du sentiment d'appartenance qui existe dans les nations et qui fonde la démocratie&quot;</span>, conclut-il.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/UE-qui-va-se-reconnaitre-en-M-Van-Rompuy-Chevenement_a878.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Afghanistan: l'effacement du Ministre des Affaires étrangères</title>
   <updated>2009-11-19T18:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Afghanistan-l-effacement-du-Ministre-des-Affaires-etrangeres_a876.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1709503-2311902.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-16T21:20:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur l’Afghanistan au Sénat, lundi 16 novembre 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/5842c4aac547e01420d17a10979ecd8cc60afd18" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre,       <br />
              <br />
       Je lis <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/13/bernard-kouchner-veut-une-europe-de-l-action-dans-le-monde_1266670_3214.html">dans l’interview que vous avez donnée, il y a deux jours, dans le journal Le Monde</a> daté du 14 novembre : <span style="font-style:italic">« Nous en sommes encore à attendre la décision du Président Obama sur sa stratégie en Afghanistan. On ne va pas s’opposer aux Américains en Afghanistan. Mais pour discuter, nous avons besoin d’une stratégie européenne. »</span> Vous ne sauriez avouer plus crûment votre absence de stratégie !       <br />
              <br />
       Vous ajoutez : <span style="font-style:italic">« Nous préparons un papier avec des partenaires européens très engagés en Afghanistan »</span>. Comment démontrer mieux l’inexistence de l’Europe en l’absence de <span style="font-style:italic">« ce papier »</span>, comme vous dites ? Vous vous retranchez donc derrière une Europe de papier pour ne pas répondre à la question de savoir ce que la France fait en Afghanistan.        <br />
              <br />
       Parlez-nous plutôt de la France, Monsieur le Ministre, que fait-elle en Afghanistan ?       <br />
              <br />
       Il est vrai que dans la même interview, vous déclarez : <span style="font-style:italic">« Quand il y aura un haut représentant européen fort, nous les ministres des Affaires Etrangères, nous aurons moins d’importance. C’est comme ça : il faut croire à l’Europe ! »</span>       <br />
              <br />
       Mais si vous n’avez déjà plus aucune importance, Monsieur le Ministre, pourquoi organiser ce débat ? Je m’étonne, au passage, qu’un gouvernement dont le ministre des Affaires Etrangères revendique aussi fort son effacement, veuille encore nous parler de l’identité nationale de la France et de son indépendance, ravalée au rang des accessoires par le « mini-traité » de Lisbonne !        <br />
              <br />
       Faisons un rêve, Monsieur le Ministre, vous êtes resté le Ministre des Affaires Etrangères de la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le Président de la République dont vous tirez votre légitimité vous a désigné pour cela. Faites connaître, avant même que M. Obama ait pris sa décision concernant l’envoi ou non des renforts que lui demande le général Mac Chrystal, la position de la France.       <br />
              <br />
       Les buts politiques de l’intervention de l’OTAN en Afghanistan sont une chose. La stratégie qui consiste en la mise en œuvre des moyens militaires nécessaires pour les atteindre en est une autre. Or, les buts politiques de l’intervention de l’OTAN ne sont pas aujourd’hui clairement définis. Il n’est donc pas opportun d’appuyer les demandes de renfort exprimées par le Général Mac Chrystal, commandant l’ISAF.        <br />
              <br />
       Les raisons de l’intervention de 2001 étaient justifiées au départ (priver Al Quaïda d’un sanctuaire). Elles ont largement évolué depuis lors vers la construction d’un Etat démocratique, comme l’a affirmé le sommet de l’OTAN de Bucarest en 2008, M. Bush étant encore Président des Etats-Unis. Tâche aujourd’hui hors de portée à supposer qu’elle ait été jamais accessible.        <br />
              <br />
       On ne peut en effet occulter l’énorme effet de pollution exercé par l’invasion de l’Irak en 2003 sur l’évolution du conflit afghan. Le temps perdu ne se rattrape pas. Il n’est pas possible d’exporter la démocratie dans un pays étranger a fortiori quand il s’agit d’un pays aussi différent des pays occidentaux que l’Afghanistan. On ne peut pas plaquer du dehors une Constitution « à l’occidentale » sur un pays comme l’Afghanistan pour imposer nos conceptions en matière de gouvernance et d’Etat de droit.        <br />
              <br />
       C’est l’élection d’un nouveau Président  américain, Barack Obama, et la rupture qu’il a déclaré vouloir opérer dans les relations des Etats-Unis avec les pays musulmans qui autorisent aujourd’hui une réévaluation de la situation. L’objectif de l’ISAF ne peut être de s’installer durablement en Afghanistan où la tête d’Al Quaïda ne se trouve vraisemblablement plus.        <br />
              <br />
       Le retrait doit donc être affirmé comme l’objectif normal de l’intervention militaire. Quelles conditions est-il légitime de mettre à ce retrait ?        <br />
              <br />
       Sept ans après son accession au pouvoir, le Président Karzaï ne dispose plus d’une légitimité suffisante. La restauration préalable de l’Etat afghan conditionne la montée en puissance d’une armée et d’une police afghanes mues par un véritable patriotisme. Pour faire surgir un pouvoir légitime, on ne peut faire l’économie de la société elle-même, de ses traditions et de ses mœurs politiques.       <br />
              <br />
       Les objectifs politiques de la présence militaire de l’OTAN doivent donc être redéfinis :       <br />
              <br />
       1.	d’abord, le rejet par la révolte nationale pachtoune du terrorisme internationaliste d’Al Quaïda ;       <br />
       2.	ensuite, la constitution d’un gouvernement d’union nationale n’excluant aucune composante du peuple afghan, ratifié par une Loya Jirga conformément à la tradition du pays ;       <br />
       3.	enfin, la neutralisation de l’Afghanistan dans le cadre d’une conférence internationale incluant les pays voisins.        <br />
              <br />
       C’est seulement en attendant que ces conditions soient réunies, qu’il est légitime de maintenir une pression militaire reposant sur un principe d’économie des forces mais sans engagement de calendrier.        <br />
              <br />
       L’OTAN doit choisir une stratégie soutenable à long terme, avec des moyens limités. L’opinion publique occidentale doit pouvoir, en effet, soutenir cette stratégie et ne pas être pour celle-ci un facteur d’affaiblissement.        <br />
              <br />
       Enfin, aucune stratégie en Afghanistan ne peut faire l’économie de la coopération active du Pakistan dont la communauté internationale doit soutenir la réorientation démocratique et la modernisation. Pour y parvenir, il faut rechercher la normalisation des rapports indo-pakistanais et sino-indiens. Les pays voisins doivent aider à la restauration de la paix en Afghanistan. C’est d’abord leur affaire et pas la nôtre.       <br />
              <br />
       La définition des objectifs politiques ne doit pas être laissée aux militaires : ceux-ci demandent toujours des renforts. La stratégie de la « contre-insurrection » n’a de chances à long terme que si elle est menée par des éléments autochtones, non par une armée occidentale dans un pays musulman. La France en a fait l’expérience en Algérie où ni l’envoi du contingent, ni la « pacification », ni le « Plan de Constantine » n’ont suffi à gagner les cœurs de la population. Les Etats-Unis ont fait la même expérience au Vietnam et en Irak.       <br />
              <br />
       Voilà, Monsieur le Ministre, la voix que la France devrait faire entendre au Président Obama avant qu’il arrête sa décision. La présence de 3 500 soldats français en Afghanistan vous oblige à prendre, au nom de la France, une position raisonnée. Si elle l’est et si le Président Sarkozy sait l’exprimer avec force, elle sera entendue. Ne vous réfugiez pas derrière un papier dit « européen » qui ne dira rien et dont les Américains, bien sûr, ne tiendront aucun compte.       <br />
              <br />
       Faites entendre la voix de la France Monsieur le Ministre. C’est comme ça : il faut y croire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Afghanistan-l-effacement-du-Ministre-des-Affaires-etrangeres_a876.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>A propos du Conseil européen des 29 et 30 octobre</title>
   <updated>2009-11-09T18:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/A-propos-du-Conseil-europeen-des-29-et-30-octobre_a873.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-11-05T00:47:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, lors du débat sur une déclaration du Gouvernement préalable au Conseil européen de 29 et 30 octobre 2009, le 27 octobre 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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</object >
     </div>
     <div>
      Voici le texte de cette intervention, en deux parties :       <br />
       <ul class="list"><li><a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Conseil-europeen-des-29-et-30-octobre-Ils-n-ont-rien-appris-et-rien-oublie_a866.html">Conseil européen des 29 et 30 octobre : Ils n’ont rien appris et rien oublié</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html">Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/A-propos-du-Conseil-europeen-des-29-et-30-octobre_a873.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement au Talk Orange-Le Figaro sur Jacques Chirac, l'identité nationale, le traité de Lisbonne et 2012</title>
   <updated>2009-10-31T00:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-sur-Jacques-Chirac-l-identite-nationale-le-traite-de-Lisbonne-et-2012_a870.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-10-31T00:14:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la vidéo de l'entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'émission Le Talk avec Orange et Le Figaro vendredi 31 octobre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/e6ff08b3776d3fc450870565d0e327dd2afc0a67" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-sur-Jacques-Chirac-l-identite-nationale-le-traite-de-Lisbonne-et-2012_a870.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure</title>
   <updated>2009-10-27T15:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-mille-feuilles-europeen-l-exemple-du-Service-europeen-d-action-exterieure_a865.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1671084-2252650.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-10-27T15:35:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat au Sénat sur le « Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009 », 27 octobre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1671084-2252650.jpg?v=1289480082" alt="Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure" title="Le mille-feuilles européen : l’exemple du Service européen d’action extérieure" />
     </div>
     <div>
      « Les « non » français et hollandais ont été contournés par un vote au Parlement faisant bon marché de la volonté populaire et frappant le traité de Lisbonne d’un soupçon d’illégitimité qui le suivra toujours comme un défaut de naissance. Rien n’a été négligé enfin pour convaincre les Irlandais de retourner leur vote. La démocratie européenne est comme le crocodile : cet animal marche, mais en avant seulement. La marche arrière lui est inconnue.       <br />
              <br />
       Le traité de Lisbonne entrant vaille que vaille en vigueur, c’est maintenant donc que les difficultés vont commencer, et d’abord avec la mise en place d’un service diplomatique commun sous l’autorité d’un Haut Représentant qui n’a pas encore été désigné, pas plus que le futur « Président stable » du Conseil européen.        <br />
              <br />
       D’ores et déjà on discerne les conflits de compétences à venir entre ces deux personnalités d’abord, avec le Président de la Commission ensuite. Ce dernier entend préserver ses compétences acquises, comme le commerce, la politique de voisinage, l’élargissement. Quant au « Président stable », il devra conquérir ses pouvoirs que les textes ne lui donnent pas. Comment le le Président de la République entend-il accommoder « ce mille-feuilles » ? Comment pourrait-il imposer une « présidence forte », dès lors que ni l’Allemagne ni la Grande-Bretagne n’en veulent ? Plutôt qu’un homme politique de second ordre, un grand intellectuel comme Umberto Eco ou un homme mondialement connu comme Zinedine Zidane ferait mieux l’affaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Revenons au Service européen pour l’action extérieure :       <br />
              <br />
       Quelles sont ses compétences dès lors que le traité de Lisbonne précise qu’<span style="font-style:italic">« elles n’affecteront pas la base juridique existante, les responsabilités et les compétences de chaque Etat membre, en ce qui concerne l’élaboration et la conduite de sa politique étrangère, son service diplomatique national, ses relations avec les pays tiers et sa participation à des organisations internationales, y compris l’appartenance d’un Etat-membre au Conseil de Sécurité des Nations Unies »</span> ?       <br />
              <br />
       Nous sommes heureux au passage de savoir tout cela et qu’en particulier l’idée de partager notre siège de membre permanent du Conseil de Sécurité, évoquée par un think tank comme l’Institut Montaigne, fondation d’Axa, n’est pas encore à l’ordre du jour. Ce serait évidemment un renoncement majeur de la France autant qu’une aberration conceptuelle ! Nous aimerions être sûrs que vous ne l’avez jamais envisagé …        <br />
              <br />
       Cela dit, que pourra bien faire le Service Commun pour l’Action Extérieure ? On s’oriente vers la multiplication de services - « desks » - géographiques ou thématiques qui feront double emploi avec les services des Directions générales de la Commission et avec ceux des départements du Secrétariat Général du Conseil. Le service diplomatique commun aura son budget, une cellule juridique, une Direction du personnel. Il passera surtout une partie notable de son temps à « consulter » : le Conseil, la Commission, les Etats-membres et bien sûr le Parlement comme le suggère le rapport d’Elmar Brok. Une cellule dédiée est déjà prévue à cet effet. Le Service diplomatique commun pourra faire appel aux moyens du Conseil et de la Commission pour la traduction. Une chose est sûre : L’avenir de la traduction-interprétation est assurée dans la Babel européenne ! C’est une des rares bonnes nouvelles dont la Commission peut se targuer sur le plan de l’emploi !       <br />
              <br />
              <br />
       Deuxième question : quelle sera la composition du service diplomatique commun ? On nous dit qu’il sera formé de fonctionnaires issus de la Commission, du Conseil et des diplomaties nationales. Mais quel sera le régime des primes ? Il est à craindre qu’on choisira l’alignement sur le régime le plus favorisé. Comment donc nos diplomates nationaux qui, pour avoir choisi de servir l’Etat, n’en sont pas moins hommes et femmes, non exempts des faiblesses de l’humaine condition, pourront-ils résister à la longue à l’attrait de gratifications qui, pour une heure de TGV entre Paris et Bruxelles, doubleront leurs salaires ?       <br />
              <br />
       Comment éviter l’écrémage de notre diplomatie ? Non pas forcément des meilleurs, car certains, mus par l’esprit de service public, résisteront à l’attrait de doubler leur traitement pour ne rien faire. Mais cette résistance durera-t-elle toujours ? J’ai posé cette question en Commission à notre ministre des Affaires Etrangères, M. Kouchner ; celui-ci m’a répondu qu’il garderait la haute main sur les nominations. Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre en lisant les textes : c’est le Haut Représentant qui choisira son personnel, en veillant à l’origine fonctionnelle (Commission, Conseil ou services diplomatiques nationaux), à la répartition géographique et à la parité hommes-femmes, tout en préservant la compétence, l’expérience et le niveau des connaissances des intéressés. On lui souhaite bien du plaisir ! Mais si les candidatures sont libres, le ministre des Affaires Etrangères pourra-t-il encore conserver un pouvoir de nomination qui ne soit pas fictif sur les diplomates qui dépendent de son autorité ?        <br />
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       Qui ne voit, enfin, que les impulsions données à ce service diplomatique commun entreront en concurrence avec les orientations fixées à notre diplomatie ? Bref, cette usine à gaz nous garantit conflits et blocages. La paralysie résultera de ce mille-feuilles d’autorités superposées et de bureaucraties concurrentes.        <br />
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       La création du Service européen d’action extérieure est prévue pour intervenir à la fin du premier semestre 2010. Je ne saurais vous suggérer pour ce service que l’ambition minimale, le format le plus modeste possible, et surtout les primes les plus réduites. Vous vous conformeriez ainsi à <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-arret-du-30-juin-2009-de-la-cour-constitutionnelle-et-l-Europe-une-revolution-juridique_a431.html?PHPSESSID=7da7554473a84ad1ee3596845eec6bb7">la décision de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe du 30 juin 2009 sur le traité de Lisbonne</a> : il n’y a pas de peuple européen, la légitimité reste dans les Etats et l’Union européenne n’est qu’une organisation internationale qui doit respecter la démocratie qui vit dans chacune des nations qui la composent. Ne faites donc pas comme si l’Union européenne pouvait devenir une Fédération. C’est une ambition depuis longtemps dépassée. Nous n’avons pas besoin d’une bureaucratie supplémentaire. Son seul effet prévisible sera d’affaiblir la diplomatie de la France dont Monsieur Kouchner se flatte qu’elle serait encore la troisième du monde ; il faut bien du mérite à nos diplomates, réduits à la portion congrue par un budget des Affaires Etrangères toujours plus étriqué, pour parvenir encore à soutenir cette réputation !
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