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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-20T15:48:40+02:00</updated>
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   <title>"La souveraineté, c'est la démocratie"</title>
   <updated>2015-11-12T20:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-souverainete-c-est-la-democratie_a1771.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2015-11-12T20:17:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio Classique et LCI, mercredi 11 novembre 2015. Il répondait aux questions de Guillaume Durand.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> Le 11 novembre commémore tous ceux qui sont mort pour la France à l'occasion de tous les conflits, les deux guerres mondiales, mais aussi les autres conflits.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Bien sûr, c'est le 11 novembre 1918, une victoire à l'arrachée, à bien des égards surprenante, car la France est affaiblie en Europe. Je rappelle : Trafalgar et Waterloo, elle avait perdu l'hégémonie mondiale et maritime ; 1870, Sedan, un rival surgissait sur le continent ; et en 1914-1918, la France est l'âme de la coalition. Elle tient en 1914 grâce à aux russes, ce qu'on oublie toujours de rappeler, parce que les Russes attaquent en Prusse orientale, et obligent deux corps d'armées allemands à courir aux frontières de l'est, donc nous permet de tenir sur la Marne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce conflit, très cher payé, et qui aboutit à une paix fragile, parce qu'elle n'était pas garantie par les Etats-Unis, contrairement aux engagements de Wilson vis à vis de Clemenceau, n'a pas empêché une surenchère du pangermanisme, sous la forme la pire qui soit, puisque c'était le nazisme.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> C'était un sursaut français, mais aussi anglais. Je pense qu'il faut bien voir que la guerre de 14-18, c'est surtout l'intervention de la Grande-Bretagne, qui n'était pas prévue par les Allemands, au moment du viol de la neutralité belge, parce que les Britanniques ne pouvaient pas accepter que le continent soit dominé par l'Allemagne, pas plus qu'ils ne l'avaient accepté de Napoléon.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Aujourd'hui, tous les peuples européens ont chuté. Il n'y en a aucun qui ne puisse considérer qu'il est plus puissant aujourd'hui qu'il ne l'était en 1914. Et le déclin de la France est parallèle à celui des autres puissances européennes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Cette situation devrait nous conduire à définir une confédération européenne, qui nous permettrait d'agir ensemble, pour peser dans le monde de demain. Parce que ce qui s'est passé après les deux guerres mondiales, c'est le passage de l'hégémonie, qui était européenne, aux États-Unis. Le XXIe siècle, ce sera les Etats-Unis et la Chine. Que va faire l'Europe ? Est-ce que nous serons capable, non pas de substituer une nation européenne aux nations qui existent – il y a une trentaine de nations en Europe – mais une confédération européenne, enjambant même la Méditerranée, parce que l'espace euro-africain est très important ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si nous sommes capables d'avoir cette vision d'avenir, je pense que nous remonterons la pente.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'erreur est antérieure à François Hollande et Nicolas Sarkozy. On a cru substituer l'Europe aux nations. L'erreur, c'est la génération Giscard-Schmidt, et Mitterrand quand même aussi, il faut bien le dire, parce que le traité de Maastricht, c'est François Mitterrand : on crée une monnaie unique, on abandonne notre souveraineté monétaire, nos frontières (Schengen). Le résultat n'est quand même pas brillant.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je rappelle que c'est à 1% de majorité que le traité de Maastricht a été approuvé, et qu'en 2005 c'est 55% des Français qui ont rejetté le projet de traité constitutionnel de M. Giscard d'Estaing.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis patriote, mais je n'emploie pas le mot souverainiste, non pas que j'ai quelque chose contre la souveraineté. Je rappelle que le titre I de la constitution c'est « De la souveraineté ». La souveraineté, c'est la démocratie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut proportionner l'accueil à la capacité d'intégration. Si nous sommes capables d'intégrer, bien entendu, nous pouvons accueillir. De toute façon, la solution est à la fois une régulation des flux de migrants, qui est nécessaire, et qu'il faudra aborder beaucoup plus sérieusement que cela n'a été fait jusqu'à présent, et puis d'autre part un renforcement de l'intégration, ce qui suppose que nous aimions nous-mêmes, que nous croyons à la France, qu'elle ait encore un avenir, qu'elle peut donner sens à l'Europe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si nous donnons envie d'adhérer à un projet républicain, Français et européen, les jeunes issus de l'immigration peuvent avoir envie de s'agréger à cette nation, qui garde un horizon. Si par contre, elle n'a plus d'horizon, qu'elle ne pense qu'à la fatalité de son déclin, et si elle entend ses élites qui n'ont de cesse que la France est faite pour être enterrée, à ce moment là, on n'a pas envie de s'intégrer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Florian Philippot a peut-être été dans un de mes comités de soutien, il y avait quand même beaucoup de monde, mais je ne l'ai pas rencontré. De toute façon, le Front National, c'est un génome d'extrême-droite, et c'est sur les problèmes de la relation de la France au reste du monde quelque chose qui n'est pas acceptable. Je pense que la nation, c'est l'idée républicaine de la nation, tournée vers l'autre, vers l'amitié avec les autres peuples, vers l'intérieur de la France, c'est l'amitié civique. Tout cela, je ne le trouve pas dans le programme du Front National.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La réflexion sur la fusion des listes PS et UMP dans les régions où le FN pourrait l'emporter est tout à fait prématurée. Je pense que le moment n'est pas venu de spéculer. Je pense que la priorité est à la campagne : il faut trouver de bons arguments et faire une campagne digne. Je suis tout à fait hostile à l'hystérisation du débat politique. Je pense qu'il faut analyser les arguments, débattre.        
       </li></ul><ul class="list"><li> En tant que patriote français, je pense que la France doit avoir une relation spéciale avec la Russie. Je rappelais la Première Guerre mondiale, j'aurais aussi pu rappeler la Seconde : Stalingrad... C'est quand même eux qui ont payé le plus lourd tribut. Et je pense que c'est rester dans une bonne tradition, qui est non seulement celle de la Troisième République, mais celle du gaullisme, que de penser qu'il y a place pour le dialogue avec la Russie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons avec la Russie des ennemis communs. Il y a Daesh. Nous devons travailler ensemble à trouver une solution politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est mal poser le problème que de poser la question du départ de Bachar El Asad. On personnalise le problème. La vraie question, c'est l'Etat. Il faut maintenir un Etat. Bachar il peut disparaître, personne n'y est attaché, mais il faut que l'Etat syrien demeure, et que par accord politique, on arrive à consolider les bases de cet Etat, à vaincre Daesh, Al Qaeda. Le régime peut évoluer, on peut discuter. Les modérés existent sur le terrain, on les soutient depuis trois ans, mais à un moment donné il faut tirer les conclusions qui s'imposent. Il faut rendre la Syrie vivable pour son peuple.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'origine principale des migrants à l'avenir ne sera pas la Syrie ou l'Irak, ce sont des pays relativement peu peuplés. Regardez l'Afrique, voyez les problèmes qui se posent, du Sahel à la Corne de l'Afrique. Si nous ne les prenons pas dès maintenant en prenant à bras le corps la question du co-développement, c'est une bombe que nous laisserons exploser dans quinze ou vingt ans. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Identité nationale, politique de la France, gauche, présidentielle de 2012 : Chevènement au Grand entretien de RCJ</title>
   <updated>2009-12-14T14:46:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2009-12-13T12:46:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Grand entretien de RCJ dimanche 13 décembre à 11h. Il répondait aux questions de de Shlomo Malka et Yves Derai pendant 30 minutes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      L'émission peut être écoutée sur la bande FM (94.8 FM à Paris) ou <a class="link" href="http://www.radiorcj.info/">sur le site de la radio</a> en direct et est podcastée ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Chevènement (MRC) prêt à discuter avec Bayrou et la gauche "sans exclusive"</title>
   <updated>2009-09-05T20:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-MRC-pret-a-discuter-avec-Bayrou-et-la-gauche-sans-exclusive_a840.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-09-05T15:58:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, 5 septembre 2009, 14h25.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1570151-2102268.jpg?v=1289480075" alt="Chevènement (MRC) prêt à discuter avec Bayrou et la gauche "sans exclusive"" title="Chevènement (MRC) prêt à discuter avec Bayrou et la gauche "sans exclusive"" />
     </div>
     <div>
      Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement s'est déclaré prêt, samedi à Toulouse, à discuter avec le président du MoDem François Bayrou et avec la gauche <span style="font-style:italic">&quot;sans exclusive&quot;</span> d'un <span style="font-style:italic">&quot;projet républicain pour répondre à la crise&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche. Ma réaction est qu'il ne faut pas manifester de sectarisme, il faut discuter du fond, et particulièrement de l'Europe avec M. Bayrou&quot;</span>, a déclaré à l'AFP M. Chevènement, en marge de l'université d'été du MRC, ce week-end à Toulouse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;M. Bayrou a voté pour la constitution européenne. Nous, nous disons à regrets: l'Europe telle qu'elle se présente aujourd'hui n'est pas la solution, elle est le problème. Il faut la remettre sur ses pieds. C'est de cela que nous sommes prêts à discuter avec M. Bayrou, et avec l'ensemble de la gauche sans exclusive&quot;</span>, a-t-il dit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      François Bayrou a approuvé la main tendue de son parti à la gauche vendredi, lors de sa rentrée politique à l'occasion de l'ouverture de l'université d'été de son parti à la Grande-Motte (Hérault).       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Pour remettre la République sur ses pieds, pour faire triompher le politique par rapport à la logique des marchés financiers, nous avons besoin de tout le monde, de M. Bayrou mais du NPA aussi, plus exactement de l'ensemble des électeurs qui se reconnaissent dans la démarche des formations de gauche ou alternatives au sens large&quot;</span>, a estimé M. Chevènement.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;On s'interroge sur la gauche, ses perspectives. Nous évoquons un projet républicain, non seulement pour la France mais pour l'Europe, pour sortir l'humanité toute entière de la crise actuelle. Il faut le faire gagner avec tous ceux qui peuvent le soutenir&quot;</span>, a-t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Le MRC <span style="font-style:italic">&quot;pèsera&quot;</span> sur les prochaines présidentielles. <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons un réseau d'élus, des sympathisants, nous avons une réflexion, une qualité d'écoute dans le pays qui peuvent nous permettre de contribuer positivement à une issue progressiste pour la France&quot;</span>, a affirmé M. Chevènement.       <br />
              <br />
       L'université d'été du MRC est consacrée à <span style="font-style:italic">&quot;la désuétude du modèle social démocrate et à l'actualité du modèle républicain face à la crise&quot;</span>.       <br />
              <br />
       M. Chevènement prononcera le discours de clôture dimanche, après un débat sur la <span style="font-style:italic">&quot;mort du modèle social-libéral&quot;</span>, auquel participeront Jean-François Kahn (MoDem) et les socialistes Arnaud Montebourg et Paul Quilès.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Elections européennes, crise, gauche, politique étrangère d'Obama : Jean-Pierre Chevènement s'exprime</title>
   <updated>2009-05-30T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-crise-gauche-politique-etrangere-d-Obama-Jean-Pierre-Chevenement-s-exprime_a802.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2009-05-30T15:14:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était l'invité de l'émission "Jeu de dames" présentée par Hélène Risser, Perrine Tarneaud et Sonia Mabrouk sur Public Sénat mercredi 27 mai à 18h45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      La présentation de l'émission est disponible <a class="link" href="http://www.publicsenat.fr/emissions/jeu_de_dames/">ici</a>.       <br />
       Elle est podcastée sur le blog ci-dessus.       <br />
       Tous les passages de l'émission sur Public Sénat : Mercredi 18h45 - 21h15 - 22h45 ; jeudi 00h30  - 02h15 - 04h30 - 07h35 - 14h - 17h05 - 19h30
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul</title>
   <updated>2009-05-14T15:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-le-MRC-pour-un-vote-blanc-ou-nul_a798.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2009-05-14T15:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen ne prend pas part à la campagne des élections européennes. Il préconise, le 7 juin prochain, un vote blanc ou nul à ces élections européennes.         <br />
              <br />
       Pourquoi ?        <br />
              <br />
       Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.        <br />
              <br />
       M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie - frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. D’ores et déjà MM. Brown et Zapatero ont fait savoir que les députés travaillistes anglais et ceux du PSOE espagnol soutiendraient le candidat libéral à la présidence de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso. Cette élection est vide de contenu.         <br />
              <br />
       Ni le NPA de M. Besancenot ni le « Front de gauche » ne proposent de stratégie de redressement crédible. L’un ne veut pas venir au pouvoir. L’autre méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations.         <br />
              <br />
       C’est sur celles-ci qu’il faudra s’appuyer pour redresser une construction européenne que le dogme libéral et le mythe d’un peuple européen inexistant vouent à l’impuissance. Le Mouvement républicain et citoyen appelle au vote blanc ou nul de préférence à l’abstention : le peuple français, en effet, ne doit pas laisser bafouer la volonté qu’il a démocratiquement exprimée le 29 mai 2005.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Chevènement déplore la France dans l'Otan</title>
   <updated>2009-03-17T11:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-deplore-la-France-dans-l-Otan_a777.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-03-17T09:33:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Article paru dans Le Figaro, mardi 17 mars 2009. L'ancien ministre de la Défense de Mitterrand était l'invité du « Talk Orange-Le Figaro ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1276972-1673245.jpg?v=1289480062" alt="Chevènement déplore la France dans l'Otan" title="Chevènement déplore la France dans l'Otan" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement déplore le retour de la France dans l'Otan. L'ancien ministre de la défense de François Mitterrand s'en est expliqué hier <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-sur-l-Otan-et-les-elections-europeennes_a775.html">lors du « Talk Orange-Le Figaro »</a>. Pour lui, cette décision de Nicolas Sarkozy <span style="font-style:italic">« a une portée politique et symbolique très forte. Elle revient sur la décision prise par le général de Gaulle en mars 1966. Elle abolit la distance que nous avions conservée avec l'organisation militaire intégrée de l'Otan »</span>. Une distance qui, selon Jean-Pierre Chevènement, permettait à la France de s'opposer à des décisions prises<span style="font-style:italic"> « à la Maison-Blanche »</span>. Or, <span style="font-style:italic">« quand vous êtes à l'intérieur, quand vous êtes autour de la table, on peut dire non une fois. Mais c'est un fusil à un coup. On ne peut pas dire non tout le temps quand on est intégré »</span>, a-t-il assuré.       <br />
              <br />
       <b>« Que le PS se mette à la page »</b>       <br />
       Chevènement redoute que ce retour place la France en situation de dépendance vis-à-vis des États-Unis. <span style="font-style:italic">« Nous sommes de plus en plus tributaires d'une alliance qui obéit aux tropismes de la politique américaine »</span>, a-t-il regretté avant d'assurer ne pas avoir eu connaissance de discussions entamées par François Mitterrand pour réintégrer l'Otan. <span style="font-style:italic">« Cela n'est jamais venu à mes oreilles. Si ces discussions ont eu lieu, c'est tout à fait à mon insu »</span>, a-t-il dit. Et puis, pour lui, <span style="font-style:italic">« il faut cesser de se réclamer de François Mitterrand ou de Jacques Chirac parce que ni l'un ni l'autre n'ont franchi le pas que vient de franchir Nicolas Sarkozy »</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Aujourd'hui président du MRC, Jean-Pierre Chevènement discute avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et ses alliés du PS pour tenter de s'allier à l'occasion des élections européennes de juin. <span style="font-style:italic">« Nous en avons discuté et on discute toujours. Mais nos discussions achoppent sur la souveraineté nationale »</span>, a-t-il dit.<span style="font-style:italic"> « Notre but est de réorienter la construction européenne, de lui donner un horizon moral, social »</span>, a assuré Jean-Pierre Chevènement qui garde un oeil sur son ancien parti : le PS.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Depuis 2005, le PS est divisé entre partisans et adversaires de la Constitution européenne. Il faut que ce débat aille à son terme, car il traverse en réalité le PS depuis une trentaine d'années (...). Il faudrait que les socialistes se mettent à la page »</span>, a-t-il indiqué. Confiant en aparté avoir rencontré Martine Aubry, Jean-Pierre Chevènement assure l'avoir trouvée <span style="font-style:italic">« dynamique »</span> mais n'envisage pas de réintégrer le PS.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-deplore-la-France-dans-l-Otan_a777.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement au Talk Orange-Le Figaro sur l'Otan et les élections européennes</title>
   <updated>2009-03-16T20:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-sur-l-Otan-et-les-elections-europeennes_a775.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-03-16T20:26:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la vidéo de l'entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'émission Le Talk avec Orange et Le Figaro. Jean-Pierre Chevènement y a essentiellement abordé la question de la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN et les élections européennes de juin 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/66974144eba909817ca01496f4fb1cacd441614a" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/03/16/01021-20090316ARTFIG00532-otan-nous-perdons-la-distance-qui-permet-de-dire-non-.php">Via Le Figaro</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Mieux que la social-démocratie : la République</title>
   <updated>2009-04-07T16:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Mieux-que-la-social-democratie-la-Republique_a647.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2008-07-02T12:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Article de Jean-Pierre Chevènement, paru dans la revue "Hors les murs" des anciens élèves de l'ENA, mai 2008.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/979338-1221532.jpg?v=1289480135" alt="Mieux que la social-démocratie : la République" title="Mieux que la social-démocratie : la République" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">La social-démocratie en France n’a pas de réalité organisationnelle.</span>       <br />
              <br />
       La République en France plonge ses racines dans l’événement fondateur de la Révolution française.       <br />
              <br />
       La relation à la République du mouvement ouvrier naissant au XIXe siècle n’a pas été simple. A deux reprises en effet – en 1848 et en 1871 – la République libérale a pris le visage de la répression. Ce divorce initial s’inscrira durablement dans le paysage institutionnel. La Charte d’Amiens, en 1902, proclamera l’apolitisme, ou en tout cas la réserve des syndicats par rapport aux partis. Dans le même temps, en 1905, l’unification socialiste se réalisera, au sein de la SFIO, sur une base idéologique précise : la synthèse opérée par Jaurès entre l’idée républicaine et la pensée marxiste.       <br />
              <br />
       Si Jaurès avait anticipé le rôle des réformes sociales pour combler le fossé entre la classe ouvrière et la République, il faudra attendre le Front Populaire puis la Libération pour réaliser la fusion du mouvement social et de l’idée républicaine. Et cette fusion procède moins de la lutte syndicale que d‘une victoire électorale d’abord, en 1936, et surtout du programme du Conseil National et la Résistance à la Libération. Politique d’abord, cette conception est celle de la République, non celle de la social-démocratie. Celle-ci, en France, n’a pas de réalité, au plan de l’organisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Social-démocratie et partage de la valeur ajoutée</span>       <br />
              <br />
       L’hégémonie des idées social-démocrates devint manifeste en Europe, tout au long des trente glorieuses, c’est-à-dire dans une période où le rapport des forces à l’échelle mondiale favorisait les intérêts du monde du travail : victoire en 1945 du New-Deal mais aussi du communisme. Les partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe de l’Ouest surent monnayer efficacement la crainte du communisme et leur ralliement à l’atlantisme, en avantages sociaux sonnants et trébuchants au bénéfice du monde du travail. Si on entend par social-démocratie non pas une organisation liant les syndicats et un parti politique comme en Suède, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, mais un partage de la valeur ajoutée favorable aux salariés et au monde du travail, on peut dire que la IVe République aussi bien que le gaullisme et le pompidolisme furent sociaux-démocrates à leur manière.       <br />
              <br />
       Ce pacte se défit progressivement à partir du milieu des années 70 et jusqu’au début des années 90 avec le triomphe de la « globalisation : l’ouverture généralisée des marchés sous l’égide du néo-conservatisme libéral anglo-saxon et de l’Hyperpuissance américaine.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, le modèle républicain français va être mis à rude épreuve. Sommée par l’Europe de remettre en cause, au nom du principe de la « concurrence libre et non faussée », le compromis social né du programme du CNR, la France donnera toujours l’impression d’être en retard d’une guerre. Ce n’est pas le moindre paradoxe de la période de voir les socialistes au gouvernement présider, à partir de 1983, au grand renversement du partage entre les salaires et les profits. L’intérêt général et l’intérêt du monde du travail semblent diverger, même si la gauche essaie de limiter le creusement des inégalités par la progression de l’assistance sociale (RMI – CMU – APA, etc.).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Face à la mondialisation, la refondation républicaine de la gauche</span>       <br />
              <br />
       Quel peut être le rôle de la gauche (on a vu que la social-démocratie, en France, n’existe pas) face à la mondialisation ? Et que reste-t-il du modèle républicain dans une Europe contrainte à s’ouvrir et à subir aussi bien la loi du moins disant social dans les pays à bas coûts salariaux, que l’hégémonie monétaire destructrice du dollar ?       <br />
              <br />
       Poser la question c’est y répondre : la République française a accepté par le traité de Lisbonne de ne pas remettre en cause des règles du jeu sociales, commerciales, monétaires, que pourtant le peuple français avait rejetées le 29 mai 2005. Elle est donc prisonnière, pour l’heure, d’un équilibre géopolitique qui fait dépendre des évolutions intérieures allemandes (politiques, syndicales, patronales) une réorientation d’ensemble de la construction européenne qu’impose le développement de la crise financière mondiale.       <br />
              <br />
       Ce serait désespérer de la République que de la voir durablement condamnée à l’impuissance. La gauche ne fera pas l’économie d’une refondation républicaine. C’est en se battant contre la domination du capital financier et pour de nouvelles règles du jeu à l’échelle française, européenne et mondiale que la gauche retrouvera de l’espace, jettera les bases d’un nouveau compromis social, favorisant le monde du travail, et s’ancrera à nouveau dans les couches populaires.. Ainsi la gauche aurait grand tort de prendre congé de l’idée républicaine, car c’est dans la conscience civique – en France mais pas seulement – que réside l’espoir d’un nouveau cours.       <br />
              <br />
       Le fil de l’Histoire n’a pas été définitivement tranché par la ratification, par voie parlementaire, du traité de Lisbonne. La souveraineté populaire, qui est une autre définition de la République, n’a pas encore dit son dernier mot.       <br />
              <br />
       ----------       <br />
       Voir le <a class="link" href="http://www.aaeena.fr/publications.php?c=2&amp;magNum=54">sommaire</a> de la revue de l'ENA, dont le dossier est &quot;Quel avenir pour la social-démocratie ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Il faut construire l'Europe en respectant les peuples</title>
   <updated>2008-06-20T12:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-faut-construire-l-Europe-en-respectant-les-peuples_a625.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/964854-1199931.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-06-16T11:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Le Figaro, lundi 16 juin 2008. Après le non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne, Jean-Pierre Chevènement revient sur la nécessité de prendre en considération la volonté populaire pour aller plus avant dans l'élaboration de l'Union européenne.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/964854-1199931.jpg?v=1289480133" alt="Il faut construire l'Europe en respectant les peuples" title="Il faut construire l'Europe en respectant les peuples" />
     </div>
     <div>
      Juridiquement, le traité de Lisbonne est mort avec le non irlandais : un traité n'a de valeur que s'il est adopté, dans les mêmes termes, par tous les pays qui l'ont signé. En France et aux Pays-Bas, les gouvernements avaient déjà contourné la volonté populaire en procédant, par un véritable déni de démocratie, à une ratification par voie parlementaire.       <br />
              <br />
       Patatras ! Là où le vote par référendum était constitutionnellement nécessaire, en Irlande, le rejet populaire est net. On cherche à minorer le vote irlandais : ce ne serait que 4 millions d'habitants, M. Sarkozy a eu un mot malheureux en parlant <span style="font-style:italic">«d'incident irlandais»</span>. Mais qui peut douter, qu'en France, comme aux Pays-Bas, le résultat aurait été le même si le peuple avait été consulté ? Et qui peut croire que, s'il l'était au Royaume-Uni, en République tchèque, voire en Allemagne, le résultat serait pareillement négatif ?       <br />
              <br />
       Les dirigeants européens sont confrontés à la rébellion des peuples contre une construction technocratique et antisociale dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. M. Jouyet, dans un premier mouvement dont on sait qu'il est toujours le bon, a déclaré : <span style="font-style:italic">«Je suis plus que touché : effondré !»</span> M. Barroso délégitime sa fonction de président de la Commission européenne en demandant la poursuite de la procédure de ratification. Il s'arroge un pouvoir qu'aucun traité n'a confié à la Commission. M. Gordon Brown, premier ministre britannique, est pris en flagrant délit de déni de démocratie. Oublié l'engagement de Tony Blair de consulter le peuple britannique par référendum ! Le fossé se creuse ainsi entre les élites dirigeantes «oui-ouistes» et les peuples. M. Sarkozy a oublié tout ce qu'il nous a dit pendant la campagne électorale sur la nécessité d'une Europe qui protège, d'un euro trop cher, et d'une politique de change plus réaliste. Ce mépris du peuple nourrira demain les pires régressions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous sommes engagés dans une dérive gravissime où les peuples ne peuvent que perdre confiance dans ceux qu'ils ont élus. Il est temps de se mettre à leur écoute. Les raisons du fossé qui s'est créé sont simples : il y a d'abord un mécanisme de décision ultratechnocratique ni la Commission européenne, ni la Banque centrale européenne, ni la Cour de justice de l'Union européenne ne rendent de comptes à des représentants élus par les peuples. Le Parlement européen n'exprime aucune volonté générale, c'est un Parlement fantôme, de lui n'émane aucune légitimité.       <br />
              <br />
       En second lieu, la construction européenne n'a été, en aucune manière, une barrière protectrice contre une mondialisation libérale qui frappe l'Europe de plein fouet. Il n'y a plus de tarif extérieur commun, les taux de change sont assassins pour l'activité économique. Au nom du principe de la concurrence, on a tué les politiques industrielles. La libéralisation des marchés de l'énergie a eu, pour conséquence, l'envol des prix de l'électricité et du gaz. La sécurité de l'approvisionnement énergétique européen est le cadet des soucis de la Commission, l'intérêt des peuples est foulé aux pieds par ceux dont la mission devrait être de le défendre. Et, pendant ce temps-là, les dogmes usés du libre-échangisme et de la concurrence érigée en fin dernière de toute la société font eau de toutes parts. Même M. Sarkozy reconnaît que le traité de Lisbonne ne peut être d'aucune aide dans la solution des graves problèmes économiques auxquels nous sommes confrontés. La présidence française démarre ainsi complètement à côté de la plaque.       <br />
              <br />
       M. Sarkozy est ainsi placé devant un dilemme crucial pour la suite de sa présidence. Ou bien il persiste à se fondre dans la triste cohorte de ses homologues européens ou bien il se souvient de ses mâles discours de campagne électorale, il prend alors le taureau par les cornes, il choisit de porter le débat sur la réorientation de la construction européenne cela ne peut se faire qu'en s'appuyant sur la volonté des peuples. Il faut revoir les statuts de la Banque centrale européenne ou, à tout le moins, rappeler que la politique de change est de la compétence des gouvernements au terme du traité de Maastricht lui-même, disposition totalement oubliée, depuis lors. Il faut assouplir le pacte de stabilité pour organiser une relance à l'échelle de la zone euro, ce qui sera le meilleur moyen d'aider les États-Unis à surmonter leur récession. Il faut bloquer la politique de concession de M. Mandelson, dans la négociation agricole, à l'OMC. Il faut, enfin, redresser les initiatives débiles de la Commission européenne en matière de politique énergétique commune.       <br />
              <br />
       Bref, il faut une France qui sache ce qu'elle veut. Pour M. Sarkozy, l'histoire ne repassera pas les plats. Ou bien, il choisira de s'appuyer sur le peuple, ou bien il continuera de le combattre en s'appuyant sur l'establishment européen. Il faut laisser tomber le mauvais traité de Lisbonne qui entérinait la rupture de parité dans les votes au Conseil entre la France et l'Allemagne, parité qui avait permis, jusqu'ici, le progrès équilibré de la construction européenne. Il faut faire avec le traité de Nice, dont ceux qui l'ont signé disent beaucoup de mal mais qui, depuis huit ans, permet quand même de fonctionner. Il faut surtout de l'imagination et la volonté politique de construire une Europe avec les peuples, selon le principe de la géométrie variable. C'est ainsi qu'on réconciliera l'Europe avec la démocratie qui vit dans les nations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Le probable «non» irlandais, «un service rendu à l'Europe» (Chevènement)</title>
   <updated>2008-06-13T17:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-probable-non-irlandais-un-service-rendu-a-l-Europe-Chevenement_a624.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/963402-1197894.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-06-13T17:32:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, vendredi 13 juin 2008, 15h57.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/963402-1197894.jpg?v=1289480133" alt="Le probable «non» irlandais, «un service rendu à l'Europe» (Chevènement)" title="Le probable «non» irlandais, «un service rendu à l'Europe» (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a estimé vendredi que le probable rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais, selon des projections de la télévision publique, était &quot;un service rendu à l'Europe tout entière&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale&quot;, a affirmé M. Chevènement dans une déclaration à l'AFP.       <br />
              <br />
       Adversaire du traité, il a jugé que &quot;le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l'Europe tout entière&quot;. &quot;C'est aussi un service rendu à la France, dont le poids relatif était affaibli par le Traité de Lisbonne, en rupture avec la parité fondatrice avec l'Allemagne qui avait jusqu'ici permis le progrès équilibré de la construction européenne&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Selon M. Chevènement, &quot;c'est à partir de la volonté démocratiquement exprimée des nations qu'on doit pouvoir avancer vers une Europe à géométrie variable, fondée sur des coopérations renforcées&quot;. &quot;Cela est particulièrement vrai pour le gouvernement économique de la zone euro, mais pourrait l'être aussi dans des domaines comme la politique étrangère et la défense&quot;, a précisé l'ancien ministre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Le-probable-non-irlandais-un-service-rendu-a-l-Europe-Chevenement_a624.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche</title>
   <updated>2010-06-26T21:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Un-contenu-et-un-chemin-pour-la-creation-d-un-grand-parti-de-toute-la-gauche_a595.html</id>
   <category term="Grands textes" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/903095-1114152.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-04-06T11:45:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Projet de texte d’orientation soumis par Jean-Pierre Chevènement à la réflexion du Conseil National du MRC, dimanche 6 avril 2008.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/903095-1114152.jpg?v=1289480131" alt="Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche" title="Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche" />
     </div>
     <div>
      La France a cru trouver en M. Sarkozy sinon un sauveur du moins un Président réformateur capable de limiter la casse face aux dégâts de la mondialisation. Elle découvre aujourd’hui non sans effroi l’impasse dans laquelle l’a entraînée son élection.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>I - Un tsunami barre l’horizon</b>       <br />
              <br />
       1)	<span style="font-style:italic">De sombres craquements se font entendre de toutes parts</span> : entrée en récession de l’économie américaine, euro à plus de 1,50 dollar, pétrole dépassant les cent dollars le baril, faillite et renflouement par des fonds souverains étrangers ou directement par la puissance publique, d’institutions financières prestigieuses : le fond Carlyle et les banques Citigroup, Merill Lynch et Bear Stearns aux Etats-Unis, Northern Rock en Grande-Bretagne. C’est tout le système financier mondial miné par un endettement aussi gigantesque qu’inconsidéré qui découvre sa fragilité.       <br />
              <br />
       2)	Les prévisions de croissance en Europe et en France doivent être précipitamment revues à la baisse. Le candidat Sarkozy se flattait de ramener « avec les dents » un point de croissance supplémentaire. <span style="font-style:italic">C’est avec, au mieux, un point de croissance en moins que le nouveau Président de la République va devoir compter.</span> Loin de remettre en cause les contraintes européennes, M.Sarkozy a négocié sans aucune contrepartie et fait adopter, en catimini, un traité de Lisbonne qui reprend la substance de la Constitution européenne. Ce traité entérine <span style="font-style:italic">l’impuissance d’institutions européennes déconnectées du suffrage universel</span> face à la globalisation financière ainsi que <span style="font-style:italic">la perte d’influence de la France</span> par rapport à l’Allemagne dans les votes au Conseil des ministres européen. En acceptant que notre pays ne pèse plus que les trois quarts de son partenaire principal en Europe, le Président de la République a mis fin à la parité fondatrice qui, pendant un demi-siècle, avait assuré un développement relativement équilibré de la construction européenne. Presque simultanément, Madame Merkel a mis son <span style="font-style:italic">veto au projet d’Union pour la Méditerranée</span> ou plus précisément l’a vidé de sa substance en l’inscrivant dans le cadre communautaire et en le privant de tout financement supplémentaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le gouvernement prépare un programme drastique d’économies budgétaires et de réformes dites « structurelles », en fait libérales. <span style="font-style:italic">C’est une cure de rigueur sans précédent</span> qui s’annonce. L’ensemble des services publics est dans la mire. Pendant ce temps, l’euro cher précipite les délocalisations. L’érosion de notre tissu industriel et le creusement du déficit commercial vont de pair. Ainsi notre pays est-il confronté, non pas à un vide de projet, mais à un projet bien précis d’abaissement du coût du travail et de retrait généralisé de la Puissance publique au bénéfice du marché. <span style="font-style:italic">Ce projet est condamné d’avance</span> parce que dans l’Europe de Maastricht et de Lisbonne, il ne touche pas aux paramètres essentiels et notamment monétaires qui gouvernent l’activité économique.       <br />
              <br />
       3)	<span style="font-style:italic">Après le référendum du 29 mai 2005, l’espoir s’était levé</span> d’un redressement à la fois de l’orientation de la construction européenne et des politiques mises en œuvre en France même. Ségolène Royal avait souhaité une réforme des statuts de la BCE devant le Congrès du PSE réuni en décembre 2006 à Porto. <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Declaration-commune-PS-MRC-volet-politique_a122.html">L’accord MRC-PS du 9 décembre 2006</a>, avait formalisé un bon accord stratégique entre nos deux formations sur des points essentiels : réorientation de la construction européenne, prise en compte de normes sociales et environnementales dans les règles de l’OMC, clause antidumping social, préservation de l’atout nucléaire de la France, réaffirmation des repères républicains, sauvegarde des services publics, exigence de la laïcité, politique étrangère et de défense indépendante.        <br />
              <br />
       4)	Il apparaît malheureusement que les lignes directrices de cet accord ont été frappées de caducité par la défaite de la gauche. <span style="font-style:italic">La régression qui emporte notre pays depuis près d’un an n’épargne pas non plus le principal parti de l’opposition</span>. L’ouverture de Nicolas Sarkozy vers certains responsables du PS a montré l’identité de postulats libéraux et européistes que nous avions justement diagnostiquée <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Archives-campagne-2002_r21.html">pendant la campagne présidentielle de 2001-2002</a>, en dessinant un projet alternatif à la politique « du pareil au même ».        <br />
              <br />
       Le PS a certes bénéficié, lors des municipales et des cantonales de mars 2008, du rejet de la politique gouvernementale, mais il semble plus que jamais <span style="font-style:italic">en panne de projet et de repères solides</span>, malgré l’effort récent, réalisé à l’initiative de son Premier Secrétaire, pour se réapproprier des concepts comme la nation et la République. Le vote du traité de Lisbonne par une majorité de parlementaires socialistes et, plus encore, le refus de faire obstacle à la révision constitutionnelle préalable, pour exiger un référendum sur cette Constitution européenne bis, conformément aux engagements pris, témoignent pour le moins de la <span style="font-style:italic">fragilité des analyses</span> et du <span style="font-style:italic">manque de continuité politique</span> de beaucoup de dirigeants socialistes. La plupart demeurent prisonniers de leur « oui » au référendum de mai 2005 et d’une conception de l’Europe aujourd’hui obsolète. Le débat interne paraît vidé de toute substance. Seule la désignation du prochain candidat à l’élection présidentielle et du premier secrétaire qui succédera à François Hollande semblent intéresser. L’analyse de la crise et des moyens d’y faire face est remarquablement absente des débats du PS, alors même que c’est <span style="font-style:italic">l’absence d’un projet à la hauteur des défis de notre temps</span> qui explique déjà l’échec aux trois présidentielles successives de 1995, 2002 et 2007.       <br />
              <br />
       Nous voici donc revenus, en apparence, à la situation de fin 2004, quand le PS s’était prononcé à la majorité de 58 % de ses membres en faveur d’une Constitution européenne dont le principe avait été posé, en 2000, en pleine période de cohabitation.       <br />
              <br />
       5)	Ce serait se tromper beaucoup cependant que de penser que la volonté populaire telle qu’exprimée par le référendum du 29 mai 2005 puisse être ainsi foulée aux pieds. La réalité est plus forte que toutes les constructions politiques et diplomatiques. La France, l’Europe, le monde sont devant <span style="font-style:italic">une crise systémique sans précédent</span>. Cette crise prend racine dans la dictature des marchés financiers que nous dénoncions depuis longtemps et notamment à l’occasion des élections présidentielles de 2002 : « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. D’autres valeurs que l’Argent mènent le monde. Ce sont les nations et les peuples qui sont la vraie permanence de l’Histoire » (<a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">discours de Vincennes</a>, page 6) <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/article.php3?id_article=22">Notre projet adopté à notre Congrès de 2006</a> a analysé précisément les deux composantes essentielles de la « globalisation » qui sont à la racine de la crise actuelle du système :        <br />
              <br />
       a)	<span style="font-style:italic">Domination du capital financier</span> sur le capitalisme industriel du fait de l’ouverture à l’échelle mondiale dès les années quatre-vingt-dix, des marchés et des mouvements de capitaux, dictature de l’actionnariat, exigences de rentabilité insoutenables pour les industries de l’Europe, délocalisations et migration, sous l’égide de multinationales et des fonds spéculatifs, du capital productif vers les pays à coût salariaux très bas.       <br />
              <br />
       b)	<span style="font-style:italic">Rôle central des Etats-Unis dans la globalisation</span>. Ceux-ci ont fait du dollar la monnaie mondiale mais l’utilisent comme si elle était seulement la leur, au mépris des intérêts de l’Europe et particulièrement de la zone euro. La valeur de la monnaie européenne a ainsi augmenté de 80% depuis 2002, pénalisant les exportations et favorisant les délocalisations. Confrontés depuis 1997 aux crises financières successives (Asie du Sud-Est, Russie, Amérique Latine, éclatement de la « bulle technologique ») qui remettent en cause les bases mêmes de leur hégémonie et donc de la globalisation, l<span style="font-style:italic">es Etats-Unis pratiquent une dangereuse fuite en avant</span> dans l’endettement intérieur et extérieur aussi bien que dans la politique étrangère et militaire, notamment pour le contrôle des ressources énergétiques au Moyen-Orient et en Asie Centrale.       <br />
              <br />
       Un budget militaire colossal (plus de 600 milliards de dollars) ne leur permet pas d’éviter l’enlisement, notamment en Irak. Un déficit extérieur abyssal nourrit la méfiance à l’égard du dollar. <span style="font-style:italic">Les Etats-Unis se trouvent confrontés à ce que l’historien Paul Kennedy appelait la « surextension impériale ». Il n’ont plus les moyens de dominer seuls le monde</span>. Là est la cause de la crise actuelle de la globalisation. Ils se tournent vers leurs alliés européens pour les transformer en supplétifs.        <br />
              <br />
       6)	Mais cette politique se heurte à la réticence de l’opinion publique européenne. Celle-ci souhaite dans sa majorité que les Etats-Unis redeviennent la grande nation qu’ils sont, <span style="font-style:italic">en acceptant la réalité d’un monde multipolaire</span> se nourrissant du dialogue des cultures et régi par le droit. Ce monde multipolaire s’impose d’ailleurs dans la réalité avec la montée de la Chine, de l’Inde, de l’Iran, du Brésil et le retour de la Russie. Mais <span style="font-style:italic">d’immenses moyens de conditionnement médiatique sont déployés au nom d’un nouvel « occidentalo-centrisme »</span> pour décrier et fragiliser cette perspective. Il en résulte des tensions grandissantes avec le monde musulman, la Chine et la Russie notamment. La réintégration dans l’organisation militaire de l’OTAN annoncée par Nicolas Sarkozy nous engage toujours plus à l’Est, à la remorque de la stratégie américaine, dans <span style="font-style:italic">des conflits et des guerres</span> qui ne sont pas les nôtres. Ainsi la crise de la globalisation et celle de l’hégémonie américaine se recoupent-elles étroitement.        <br />
              <br />
       Dans ce monde dangereux, il est important que la gauche française fasse entendre <span style="font-style:italic">une voix distincte</span>. La grande crise américaine qui pointe à l’horizon amènera <span style="font-style:italic">un réexamen critique des postulats libéraux</span> (apologie du libre-échange, effacement de l’Etat, marché roi) ; à la faveur de ces remises en cause, la gauche française peut faire entendre son message et ses valeurs. La gauche a besoin pour cela d’un projet à la hauteur des défis de notre temps.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Face au tsunami, un projet républicain à la hauteur des défis de notre temps.</b>       <br />
              <br />
       1.	<span style="font-style:italic">L’urgence c’est de faire face à la récession et à l’approfondissement de la crise</span> qui, après avoir touché les Etats-Unis, va se communiquer à l’Europe. Nous n’y ferons face que sur la base d’une réaffirmation claire de la souveraineté populaire et du rôle de l’Etat.        <br />
              <br />
       2.	<span style="font-style:italic">L’Europe à vingt-sept ne peut être qu’une confédération de nations</span>. Les institutions européennes, si elle se montrent défaillantes, ne peuvent pas arguer de compétences exorbitantes pour faire obstacle à des mesures urgentes et exceptionnelles comme si l’Europe était une Fédération, perspective clairement rejetée par le peuple français en mai 2005.       <br />
              <br />
       3.	Les institutions européennes ont <span style="font-style:italic">l’impérieux devoir de se réformer au feu de la crise, d’instaurer dans l’action un véritable gouvernement économique de la zone euro</span> : baisse des taux d’intérêt, tolérance accrue pour les déficits budgétaires en période de crise, mise en œuvre de politiques contracycliques pour faire de la zone euro un espace keynésien de relance. Ce serait d’ailleurs le meilleur moyen d’aider les Etats-Unis à surmonter leurs propres difficultés. En théorie du moins, l’Europe peut beaucoup aussi en matière de politique industrielle et énergétique, de programmes de recherche et de protection contre les concurrences déloyales, afin de maintenir un tissu industriel aujourd’hui en voie de délitement.       <br />
              <br />
       L’Europe doit également veiller à la préservation de ses services publics et de son agriculture. Il faut réinventer la PAC et la préférence communautaire. Cette exigence ne vaut d’ailleurs pas que pour l’agriculture. L’Europe doit se battre non pas pour libéraliser davantage encore le commerce international mais pour imposer à l’OMC la prise en compte de normes sociales et environnementales. La liberté des échanges n’a de sens qu’entre pays de niveau de développement économique comparable.       <br />
              <br />
       4.	<span style="font-style:italic">La responsabilité de l’Allemagne</span> dans la réorientation de la construction européenne est déterminante, car ce pays, en comprimant excessivement ses coûts depuis 2000, a pu dégager d’énormes excédents commerciaux (plus de 200 milliards d’euros en 2007) pour l’essentiel au détriment de ses partenaires de la zone euro (100 milliards) et de l’Europe en général (150 milliards), tout en freinant sa croissance intérieure. Il y a une solidarité objective entre l’action des syndicats et celle de la gauche allemande en vue d’une revalorisation des salaires et l’intérêt bien compris de l’Europe dans son ensemble. L’Allemagne doit mettre en œuvre une stratégie coopérative de relance à l’échelle européenne. Il appartient à la France de l’y aider en formulant des propositions adaptées. Cette perspective de réorientation de la construction européenne eût paru, il y a peu, hérétique, tant elle est contradictoire avec les dogmes de la globalisation, imposée au fil des décennies, par les Etats-Unis et relayée par l’Europe libérale. Mais aujourd’hui le système craque de toutes parts. Ce sont les Etats les plus libéraux (Grande-Bretagne – Etats-Unis – Suisse) qui utilisent les moyens de l’intervention publique.       <br />
              <br />
       5.	<span style="font-style:italic">Il est temps qu’en France aussi on change son fusil d’épaule</span>. La <span style="font-style:italic">souveraineté populaire</span>, dans les temps qui viennent, aura matière à s’exercer. Nous avons toujours défendu le cadre et les repères de la République. Ceux-ci nous seront bien utiles dans la période qui s’annonce.       <br />
              <br />
       6.	<span style="font-style:italic">Pour maintenir notre tissu industriel</span>, priorité des priorités, nous ne devons pas hésiter à <span style="font-style:italic">utiliser tous les moyens</span> : réglementation stricte des OPA, constitution de pactes d’actionnaires stables, promotion de l’épargne salariale et de la participation des travailleurs au capital des entreprises, renforcement du rôle des grands intermédiaires publics et notamment de la Caisse des dépôts, instauration de « golden share » (action publique impliquant un pouvoir de veto), <span style="font-style:italic">nationalisations partielles ou totales le cas échéant, de certaines entreprises stratégiques</span> (notons au passage la responsabilité des gouvernements libéraux qui ont laissé partir à l’étranger Usinor et Pechiney, avec les conséquences que l’on voit sur la délocalisations de nos sites de production et de nos laboratoires de recherche). Il est temps de passer un pacte nouveau entre les entreprises, les acteurs concernés (détenteurs du capital mais aussi travailleurs), la Puissance publique et les sous-traitants. Il faut remettre en cause l’actuelle dictature de l’actionnariat. Celle-ci est récente. Elle n’a pas de légitimité profonde. Nous trouverons beaucoup d’alliés, et d’abord dans le secteur productif, pour remettre en cause les règles du jeu immorales du capitalisme financier et pour définir les bases d’une <span style="font-style:italic">nouvelle Charte de l’Entreprise</span>.       <br />
              <br />
       Cette politique de redynamisation du tissu industriel s’appuiera sur la relance d’un vigoureux effort de recherche orienté vers les technologies nouvelles (énergies renouvelables, réacteur nucléaire de quatrième génération, biotechnologies, NTIC, productique, nouveaux matériaux) ainsi que sur les économies d’énergie et la promotion de nouvelles formes d’habitat et de transport.       <br />
              <br />
       7.	Le renouveau de l’Etat ira de pair avec <span style="font-style:italic">la reconquête des territoires et une décentralisation républicanisée. La revalorisation du travail sera le socle d’une nouvelle croissance</span>. Celle-ci permettra de garantir justement les protections sociales en tenant compte de priorités démocratiques (prise en compte de la pénibilité du travail) et en mettant fin à certains privilèges et abus (tarifs déconventionnés – concurrences privées déloyales au service public). Cet immense effort de redressement collectif prendra appui sur une citoyenneté raffermie. Ce n’est pas le modèle républicain qui est en cause : ce sont les attaques qu’il subit. Egalité hommes-femmes, accès égal à la citoyenneté, défense de la laïcité, refondation républicaine de l’Ecole, rien de tout cela qui ne soit éminemment moderne.       <br />
              <br />
       Il faudra <span style="font-style:italic">revoir notre politique d’immigration</span> dans le cadre d’accords de codéveloppement fondés sur l’intérêt mutuel avec les pays d’origine. La science et la culture seront au cœur de notre démarche. Pour faire face au réchauffement climatique, <span style="font-style:italic">une véritable écologie de l’Humanité</span> éloignant toute tentation d’un obscurantisme paré aux couleurs de la modernité, est nécessaire. La <span style="font-style:italic">culture</span> doit s’ouvrir au plus grand nombre et la culture française sur le monde. La <span style="font-style:italic">francophonie</span> sera un des moyens de cette ouverture.       <br />
              <br />
       8.	En même temps que la France aura repris confiance en elle-même et en ses capacités, elle aura le devoir de parler aux autres pour dessiner les contours <span style="font-style:italic">d’un monde multipolaire et pacifique, fondé sur le respect du droit international</span>.       <br />
              <br />
       La fin de l’unilatéralisme américain n’est pas la fin de l’Histoire. Nous souhaitons maintenir une belle et bonne alliance avec les Etats-Unis. Mais celle-ci ne saurait se confondre avec l’acceptation résignée d’une vassalité, maquillée aux couleurs d’un « Occident » improbable. Nous devons nouer ou développer des partenariats stratégiques avec la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique, le Venezuela, l’Iran, l’Indonésie, sans oublier de restaurer nos liens avec l’Afrique, que nous avons contribué à ouvrir au monde et dont le destin nous concerne et nous concernera toujours. Partout, nous devons promouvoir le dialogue des cultures et favoriser l’émergence et la construction d’Etats fondés sur le droit et notamment celui, intangible, de chaque peuple à se déterminer par lui-même.       <br />
              <br />
       Pour que l’Europe existe dans ce monde multipolaire et notamment par rapport aux Etats-Unis et à la Chine, elle doit développer des relations de coopération privilégiées avec ses grands voisins qui constituent <span style="font-style:italic">l’Europe élargie. Au premier chef la Russie</span>, qui est nécessaire à l’équilibre et à la paix du continent, et que nous ne devons pas repousser vers l’Asie. Il y a beaucoup à faire avec la Russie sur le plan économique et énergétique mais aussi sur le plan diplomatique.        <br />
              <br />
       De même nous devons chercher à <span style="font-style:italic">donner un contenu à « l’Union pour la Méditerranée »</span>. Le développement du Maghreb et de l’Egypte, la stabilisation des Balkans sur la base du respect égal de l’identité de chaque peuple, la paix au Proche et au Moyen-Orient, l’arrimage enfin de la Turquie à l’Europe, répondent ainsi à notre intérêt bien compris du point de vue de la croissance aussi bien que de la sécurité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La France enfin doit rester une grande puissance politique</span>. Le respect du droit international, le dialogue des cultures, le codéveloppement avec le Sud et enfin le maintien d’une défense indépendante seront les axes de notre politique extérieure. <span style="font-style:italic">L’indépendance n’est pas moins nécessaire dans un monde multipolaire qu’elle ne l’était dans l’ancien monde bipolaire</span>. Il nous appartient donc de combattre les dérives dangereuses auxquelles nous conduit déjà la perspective annoncée d’une réintégration de l’organisation militaire de l’OTAN en rupture avec la politique inaugurée par le général de Gaulle. Ainsi notre opposition à la politique de M. Sarkozy n’est-elle pas une opposition systématique et aveugle. C’est une <span style="font-style:italic">opposition républicaine et argumentée</span>, fondée sur la perspective d’un avenir différent et meilleur.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Vers la refondation républicaine de la gauche</b>       <br />
              <br />
       1.	Trente-sept ans après le Congrès d’Epinay, la gauche française doit prendre un <span style="font-style:italic">nouveau départ</span> comme elle a su le faire à différentes étapes de son histoire : 1905 -1920 - 1946 - 1971. Le cycle d’Epinay est désormais révolu. Ce qui ne signifie pas que les objectifs originels - rassembler la gauche, reconquérir les couches populaires - aient perdu de leur pertinence. Mais le monde a changé. Avec l’effondrement de l’URSS, le communisme a perdu son étoile polaire. Confronté au néo-conservatisme libéral, le Parti socialiste peine à trouver ses marques. C’est une refondation de toute la gauche qu’il faut préparer, avec toutes ses sensibilités et toutes ses cultures : social démocrate, républicaine, communiste, radicale, écologiste, etc.        <br />
              <br />
       2.	<span style="font-style:italic">L’objectif d’un grand parti de toute la gauche doit être clairement affirmé</span>. Seule une nouvelle structure pourra accueillir la masse des sympathisants aujourd’hui sans repères et l’élan des nouvelles générations. Une Fédération ou une confédération pourrait sans doute constituer une étape intermédiaire mais en réalité le temps presse : <span style="font-style:italic">seule la création d’un grand parti de toute la gauche</span>, <a class="link" href="http://www.lepartidelagauche.fr/">déjà relayée par certains responsables socialistes</a>, faisant écho à nos propres propositions, peut créer l’<span style="font-style:italic">électrochoc nécessaire</span>. Ce nouveau parti devra rassembler largement et sans sectarisme toutes les sensibilités. Du dialogue en son sein d’une sensibilité critique voire utopique, et d’une sensibilité plus gestionnaire doit naître une dynamique féconde. Rien ne serait plus contreproductif que de vouloir construire un parti révolutionnaire à côté d’un parti social-libéral. Ce serait donner un boulevard à la droite conservatrice.       <br />
              <br />
       3.	Au départ il faudra cependant <span style="font-style:italic">ouvrir le débat sur la nature de la globalisation et du capitalisme financier aujourd’hui dominant</span>, car dès les premiers temps du mouvement ouvrier, au XIXe siècle, aucune vision socialiste n’a jamais pu se développer que sur la base d’une critique préalable du capitalisme de l’époque. Il en va de même aujourd’hui. A partir d’une telle analyse du capitalisme financier d’aujourd’hui et de ce qu’on appelle la « globalisation », un débat fructueux pourra naître et se développer.       <br />
              <br />
       4.	Chaque parti actuel de la gauche apportera son meilleur au parti futur. Les communistes, dont l’Histoire tourmentée a eu sa grandeur, doivent savoir tourner la page, ouverte au début du dernier siècle, par le Congrès de Tours. Ils trouveront dans un parti de toute la gauche un cadre plus efficace pour faire mûrir les espérances révolutionnaires. Il en va de même pour les écologistes qui n’ont pas rompu avec la tradition des Lumières, pour les radicaux sincères et pour les hommes et femmes de progrès qui n’entendent pas tourner le dos au message qui fut jadis celui du général de Gaulle.       <br />
              <br />
       S’agissant du MRC, héritier du MDC mais aussi, avant 1993, du CERES et de « Socialisme et République », les raisons qui avaient motivé sa création : refus de l’alignement sur l’Hyperpuissance américaine dans la première guerre du Golfe et rejet de l’Europe libérale de Maastricht, n’ont pas disparu, même si nos critiques depuis 2003 (deuxième guerre du Golfe) et 2005 (rejet de la Constitution européenne), sont plus largement partagées.       <br />
              <br />
       Pour que les choses soient dites clairement, nous ne sommes pas prêts à adhérer au PS. Tout s’est passé en effet comme si celui-ci avait mené à notre égard – consciemment ou non – une véritable campagne d’éradication au lendemain du 21 avril 2002, cherchant à nous transformer en bouc émissaire commode d’un échec dont son candidat était en fait le principal responsable. Nous n’admettons pas d’avoir été ainsi « criminalisés » pour avoir porté un projet différent sur l’Europe, la politique industrielle, la République ou l’indépendance de notre politique étrangère. Bref nous entendons non seulement nous faire respecter mais conduire des débats de fond sans lesquels il n’y aura pas de refondation républicaine de la gauche. Le MRC se place dans cette perspective de refondation exclusivement. Il n’entend donc pas acquiescer à une version de l’Histoire qui n’a pas d’autre objet que de soustraire à la critique une orientation social-libérale qu’il a toujours combattue. Pas plus qu’hier nous n’accepterons de servir de caution.        <br />
              <br />
       5.	Pour notre part, nous respectons le PS en tant qu’organisation, et <span style="font-style:italic">nous n’entendons pas nous ingérer dans des choix de personnes</span> qui lui incombent. Le débat d’idées au sein de la gauche en revanche est légitime et nous y contribuerons. Pour ce qui nous concerne, nous aspirons à la confrontation loyale des idées, au sein d’un grand parti de toute la gauche, avec le seul souci du fond. C’est ce qui a beaucoup manqué à la gauche depuis un certain temps et c’est avec cette loyauté élémentaire à l’égard des idées, et par conséquent des personnes, que nous aimerions la voir renouer dans son ensemble.        <br />
              <br />
       Le MRC propose donc <span style="font-style:italic">un cadre de discussion ouvert</span> à l’ensemble des femmes et des hommes de gauche et de progrès pour jeter les bases d’un grand parti de toute la gauche. <span style="font-style:italic">Cette refondation est urgente. Sinon la gauche risque de se trouver confrontée à des divisions persistantes, au risque d’une nouvelle défaite.</span>       <br />
              <br />
       Pour mobiliser l’ensemble de ses forces et susciter l’adhésion des hésitants, nous lançons un appel pour que la gauche se réunisse et se mette d’accord, non sur une simple perspective d’alternance dépourvue de contenu politique, mais sur un projet républicain réellement alternatif. C’est possible. <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Un-projet-republicain-plus-que-jamais-d-actualite_a596.html">Le projet républicain du MRC est sur la table</a>. Cette contribution à notre prochain Congrès a pour but d’ouvrir le débat non seulement au MRC mais également au sein de la gauche tout entière, en tout cas parmi ceux qui font de sa refondation leur perspective.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Un-contenu-et-un-chemin-pour-la-creation-d-un-grand-parti-de-toute-la-gauche_a595.html" />
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  <entry>
   <title>Réaction de Jean-Pierre Chevènement après l'allocution de Nicolas Sarkozy sur le traité de Lisbonne</title>
   <updated>2008-06-17T14:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-apres-l-allocution-de-Nicolas-Sarkozy-sur-le-traite-de-Lisbonne_a560.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2008-02-10T22:54:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dimanche 10 février 2007, 22h.     <div>
      Le président Sarkozy se moque du monde. En faisant ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, il a repris beaucoup plus que la partie institutionnelle de la Constitution européenne. Si, par exemple, la <span style="font-style:italic">«concurrence libre et non faussée»</span> n’est plus un objectif de l’Union, elle reste, au terme du protocole n°6, un principe que la Commission européenne est chargé de faire appliquer. De même un contrôle parlementaire limité au droit de saisine de la Cour de justice de l’union européenne n’est qu’un faux semblant de plus. Enfin l’OTAN consacrée comme cadre de la défense européenne, c’est l’Euramérique en marche, où la France disparaîtra.       <br />
              <br />
       Le président Sarkozy fait <a class="link" href="http://elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&amp;cat_id=7&amp;press_id=1024&amp;lang=fr">de grands moulinets verbaux</a> : ainsi sur la monnaie, la politique commerciale ou industrielle, ou encore les dérives du capitalisme financier. Mais dès qu’il formule ses propos pour la présidence française de l’UE, il se garde bien d’aborder ces sujets qui fâchent. Il reprend des sujets rebattus (immigration, politique agricole, etc.). M. Sarkozy est un artiste dans la peinture en trompe l’œil. Mais les Français le jugeront et le jugent déjà sur les actes, et en particulier sur son incapacité à mettre en accord ceux-ci avec de tonitruantes proclamations. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-apres-l-allocution-de-Nicolas-Sarkozy-sur-le-traite-de-Lisbonne_a560.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de la matinale de Canal+ mardi 5 février à 7h45</title>
   <updated>2008-06-17T14:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-la-matinale-de-Canal-mardi-5-fevrier-a-7h45_a556.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2008-02-04T20:12:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'émission dure 15 minutes. Elle est diffusée en clair.     <div>
      <div align="center"><object width="420" height="331"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x49zw1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x49zw1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="331" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.programmes.canalplus.fr/pid43.htm">Voir la présentation de l'émission sur le site de Canal Plus</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-la-matinale-de-Canal-mardi-5-fevrier-a-7h45_a556.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les parlementaires qui diront « non » le 4 février à Versailles prendront date pour l’avenir</title>
   <updated>2008-06-17T14:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Les-parlementaires-qui-diront-non-le-4-fevrier-a-Versailles-prendront-date-pour-l-avenir_a554.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/841911-1032057.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-02-02T21:05:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au rassemblement du Comité national pour un référendum (CNR) samedi 2 février, Paris (Halle Carpentier).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/841911-1032057.jpg?v=1289480128" alt="Les parlementaires qui diront « non » le 4 février à Versailles prendront date pour l’avenir" title="Les parlementaires qui diront « non » le 4 février à Versailles prendront date pour l’avenir" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes réunis ici pour défendre la souveraineté populaire. Celle-ci et la démocratie sont en effet une seule et même chose.       <br />
              <br />
       Les parlementaires réunis à Versailles, après demain 4 février 2008, auront à répondre à une question simple : peuvent-ils désavouer le peuple qui s’est prononcé, le 29 mai 2005, à 55% contre le projet de constitution européenne ?       <br />
              <br />
       Car il n’est pas vrai, comme l’a prétendu M. Sarkozy, que le traité de Lisbonne soit un traité « simplifié » et moins encore un « mini-traité ».       <br />
              <br />
       Ce subterfuge ne peut tromper personne. M. Giscard d’Estaing n’a-t-il pas lui-même déclaré le 17 juillet 2007, devant le Parlement européen, que le traité de Lisbonne n’apportait que « des changements cosmétiques à la Constitution européenne pour qu’elle soit plus facile à avaler » ? En vérité, nos dirigeants se moquent du peuple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Alors, comment les représentants du peuple pourraient-ils couvrir une forfaiture par une autre ? Car ils auront à se prononcer lundi 4 février non sur le traité de Lisbonne mais sur une question préjudicielle : accepteront-ils la modification de la constitution qui rendra possible la ratification de Lisbonne par sa voie parlementaire ? Ils peuvent très bien mettre obstacle à ce déni de démocratie : il suffit que 2/5 des suffrages exprimés se prononcent contre le projet de révision constitutionnelle préalable. Cette minorité de blocage existe au sein du Congrès, pour peu que les parlementaires se souviennent des engagements qu’ils ont pris à travers les candidats qu’ils ont soutenus à l’élection présidentielle. Accepter la révision constitutionnelle préalable, ce serait pour le Parlement couvrir l’intention du Président de la République de s’asseoir sur le suffrage universel. Il piétinerait à son tour la démocratie et ajouterait une forfaiture à une autre forfaiture.       <br />
              <br />
       Car comment qualifier autrement le vote de ceux qui, ayant soutenu la candidature de Ségolène Royal et celle de François Bayrou, viendraient à voter au Congrès le projet de révision constitutionnelle, ou –comble d’hypocrisie !- à s’abstenir, en permettant ainsi à M. Sarkozy de réunir les 3/5 des suffrages exprimés requis par l’article 89 de la Constitution ?       <br />
              <br />
       Malheureusement, à l’heure qu’il est, nous savons que le 16 janvier 2008 à l’Assemblée nationale, seulement 50 députés socialistes, 21 communistes, 2 UMP, 3 non inscrits et un député MRC, Christian Hutin, soit au total 77 députés, ont voté contre le projet de révision constitutionnelle, contre 304 qui l’ont approuvé.       <br />
              <br />
       Je veux remercier ces 77 députés, je veux leur rendre hommage et leur souhaiter de continuer leur valeureux combat. Il ne sera pas sans lendemain.       <br />
              <br />
       Mais je veux aussi m’adresser aux autres : comment ne voient-ils pas que leur absence de courage – s’ils ne reprenaient pas leur vote- minerait la confiance qui leur a été faite et la démocratie elle-même ? Ils abaisseraient le Parlement et creuseraient encore plus le fossé entre le peuple et les élites dirigeantes. Et l’Europe, quelle légitimité aurait la poursuite de sa construction, dès lors qu’eux, les représentants du peuple français se seraient assis sur sa volonté ? Et si des parlementaires de gauche devaient, en s’abstenant, continuer à servir la soupe à M. Sarkozy, au nom d’une idéologie européiste déconnectée de la démocratie voire contraire à elle, comment pourraient-ils faire croire demain qu’une opposition républicaine puisse encore s’incarner en eux ?       <br />
              <br />
       A l’inverse, ceux qui résisteront à Versailles le 4 février ne sauveront pas seulement l’honneur. Ils seront plus nombreux d’ailleurs que les quatre-vingts qui ont refusé les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940 ! Ils incarneront l’avenir. Car c’est toujours de la République qu’il s’agit !       <br />
              <br />
       Ouvrons les yeux : M. Sarkozy est de plus en plus prisonnier de la contradiction qu’il creuse entre d’une part son volontarisme affiché, les promesses fallacieuses qu’il multiplie tous azimuts pour une « Europe qui agit et qui se protège » -je le cite- et d’autre part les verges qu’il donne pour se faire battre en souscrivant aux engagements de Lisbonne.       <br />
              <br />
       Car on ne nous fera pas croire que les textes n’ont pas d’importance : dans une Europe à 27 où la France ne pesera plus que les ¾ de l’Allemagne en raison des nouvelles règles de pondération des votes au Conseil, et où, par conséquent la parité fondatrice entre nos deux pays aura été rompue au détriment de l’équilibre nécessaire au progrès de la construction européenne, la voix de la France sera étouffée, voire réduite au silence.       <br />
              <br />
       Les initiatives de sa diplomatie seront bridées par la nécessité d’une consultation préalable du Conseil européen. Ce qui a été possible en 2003, le refus de cautionner l’invasion de l’Irak ne le sera plus aux termes des articles 17bis et 19 du nouveau traité car la France n’ira jamais contre les Etats-Unis et l’Union européenne coalisés. Aussi bien la défense européenne est-elle réduite à l’OTAN.       <br />
              <br />
       Lisbonne est un mauvais coup pour la démocratie : d’immenses domaines relèveront désormais de trois instances oligarchiques : la Commission européenne, la Banque Centrale Européenne, et la Cour de Justice de l’Union.       <br />
              <br />
       Quand la démocratie recule, les droits des travailleurs reculent avec elle. Dans un espace sans frontières élargi, aux termes du protocoles n°6, par le principe de la « concurrence libre et non faussée », plus que jamais les territoires et les mains d’œuvres seront mis en concurrence, entraînant délocalisations, chômage, stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, démantèlement de la protection sociale, d’autant que la politique monétaire continuera d’être régie par une Banque Centrale entièrement déconnectée du suffrage universel. Ce n’est pas, comme le rapporte Homère, sur le dos de Jupiter ayant pris la forme d’un taureau que l’Europe a été enlevée mais sur celui d’un canard sans tête ayant usurpé le visage de M. Trichet.       <br />
              <br />
       En échange de toutes les concessions qu’il a faites à Lisbonnes, M. Sarkozy n’a rien obtenu parce qu’il a refusé de s’appuyer sur le « non » qu’avait exprimé le peuple français le 29 mai 2005.       <br />
              <br />
       En revanche, les parlementaires qui diront « non » le 4 février à Versailles prendront date pour l’avenir. Leur résistance préparera la libération. La libération de la République ! Et un jour, celle de l’Europe elle-même !       <br />
              <br />
       -----       <br />
       Voir toutes les photos dans <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/index.php?action=galerie&amp;subaction=album&amp;id_album=16416">la galerie dédiée ici</a>       <br />
       et la vidéo enregistrée le jour même ci-dessous
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.chevenement.fr/video/<div><object width="420" height="357"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x49xma&v3=1&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x49xma&v3=1&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="357" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x49xma_jeanpierre-chevenement-meeting-cnr_politics">Jean-Pierre Chevenement - Meeting CNR 2/02</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/pourlarepubliquesociale">pourlarepubliquesociale</a></i></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Les-parlementaires-qui-diront-non-le-4-fevrier-a-Versailles-prendront-date-pour-l-avenir_a554.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Traité de Lisbonne : grand rassemblement populaire le samedi 2 février pour exiger un référendum !</title>
   <updated>2008-06-17T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Traite-de-Lisbonne-grand-rassemblement-populaire-le-samedi-2-fevrier-pour-exiger-un-referendum-_a546.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/833982-1021704.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-31T11:30:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement fera partie des intervenants à la tribune, samedi 2 février à 14h30 à Paris (Halle Carpentier).     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/833982-1021704.jpg?v=1289480127" alt="Traité de Lisbonne : grand rassemblement populaire le samedi 2 février pour exiger un référendum !" title="Traité de Lisbonne : grand rassemblement populaire le samedi 2 février pour exiger un référendum !" />
     </div>
     <div>
      Traité européen : Pour un référendum / Non au déni de démocratie !       <br />
              <br />
       Le <a class="link" href="http://www.nousvoulonsunreferendum.eu">Comité national pour un référendum (CNR)</a> appelle à un grand rassemblement populaire.       <br />
              <br />
       Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s’inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S’il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l’avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l’y contraindre, si 2/5 d’entre eux cotent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.       <br />
              <br />
       Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum !       <br />
              <br />
       Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13° - M° Porte d’Ivry (voir le plan d'accès ci-dessous).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;time=&amp;date=&amp;ttype=&amp;q=Halle+Carpentier+-+81+boulevard+Massena+-+Paris+13&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.33146,40.693359&amp;ie=UTF8&amp;ll=48.826305,2.372532&amp;spn=0.006301,0.01987&amp;z=14&amp;iwloc=addr&amp;om=0&amp;output=embed&amp;s=AARTsJq7SAH_kwH8UgNO1Y_g5TQIHMLPnw"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;time=&amp;date=&amp;ttype=&amp;q=Halle+Carpentier+-+81+boulevard+Massena+-+Paris+13&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.33146,40.693359&amp;ie=UTF8&amp;ll=48.826305,2.372532&amp;spn=0.006301,0.01987&amp;z=14&amp;iwloc=addr&amp;om=0&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Traite-de-Lisbonne-grand-rassemblement-populaire-le-samedi-2-fevrier-pour-exiger-un-referendum-_a546.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Proposition référendum sur UE : des «braves» ont «sauvé l'honneur» (Chevènement)</title>
   <updated>2008-06-17T14:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Proposition-referendum-sur-UE-des-braves-ont-sauve-l-honneur-Chevenement_a540.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/825644-1010985.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-16T20:58:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 16 janvier 2008, 20h35.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/825644-1010985.jpg?v=1289480126" alt="Proposition référendum sur UE : des «braves» ont «sauvé l'honneur» (Chevènement)" title="Proposition référendum sur UE : des «braves» ont «sauvé l'honneur» (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) a salué mercredi les &quot;braves&quot; qui ont &quot;sauvé l'honneur de la démocratie&quot; en approuvant mardi la proposition de loi visant à un référendum pour la ratification du traité de Lisbonne.       <br />
       &quot;Ils ont été 140 députés à soutenir la proposition communiste d'un référendum sur le traité de Lisbonne. 140 contre 176. C'est dire que ces 140 ont fait mieux que 'les 80', qui, le 10 juillet 1940, ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain&quot;, déclare M. Chevènement dans un communiqué.       <br />
       &quot;Ils ont sauvé l'honneur de la démocratie et, soit dit en passant, l'honneur de la gauche. Gloire à ces braves!&quot;, lance-t-il.       <br />
       &quot;Si les principaux dirigeants du PS ne s'étaient pas résignés à l'adoption parlementaire du traité de Lisbonne, il eût été possible d'imposer le référendum et d'infliger un désaveu mérité à Nicolas Sarkozy&quot;, juge-t-il.       <br />
       &quot;Ne voit-on pas en effet&quot; la chancelière allemande Angela Merkel &quot;se déclarer très sceptique quant à une réunion, cet été, des pays de l'euroland à propos de l'euro? Ces réticences allemandes mettent d'autant plus en valeur la faute commise par le président de la République en ne s'appuyant pas sur le non français du 29 mai 2005 pour renégocier la politique monétaire européenne&quot;, selon lui.       <br />
       L'Assemblée nationale a rejeté mardi la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne, en repoussant une proposition de loi constitutionnelle PCF visant à consulter directement le peuple sur ce traité simplifié après le non français du 29 mai 2005.       <br />
       L'Assemblée a adopté mercredi la révision de la Constitution, préalable à la ratification du traité européen, par 304 voix pour, 77 contre et 95 abstentions, principalement les socialistes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Proposition-referendum-sur-UE-des-braves-ont-sauve-l-honneur-Chevenement_a540.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>140 députés pour le référendum : mieux que «les 80»</title>
   <updated>2008-06-17T14:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/140-deputes-pour-le-referendum-mieux-que-les-80_a539.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2008-01-16T18:12:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Ils ont été 140 députés à soutenir la <a class="link" href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/art_11_constitution_traite_rejete.asp">proposition communiste d'un référendum sur le traité de Lisbonne</a>. 140 contre 176. C'est dire que ces 140 ont fait mieux que «les 80», qui, le 10 juilet 1940, ont refusé de voter les pleins pouvoirs à Pétain. Ils ont sauvé l'honneur de la démocratie et, soit dit en passant, l'honneur de la gauche. Gloire à ses braves !       <br />
       Si les principaux dirigeants du PS ne s'étaient pas résignés à l'adoption parlementaire du traité de Lisbonne, il eut été possible d'imposer le référendum et d'infliger un désaveu mérité à Nicolas Sarkozy. Ne voit-on pas en effet Mme Merkel se déclarer très sceptique quant à une réunion, cet été, des pays de l'euroland à propos de l'euro ? Ces réticences allemandes mettent d'autant plus en valeur la faute commise par le président de la République en ne s'appuyant pas sur le Non français du 29 mai 205 pour renégocier la politique monétaire européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/140-deputes-pour-le-referendum-mieux-que-les-80_a539.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Traité européen: Jean-Pierre Chevènement appelle députés et sénateurs à bloquer la ratification parlementaire</title>
   <updated>2008-06-17T15:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Traite-europeen-Jean-Pierre-Chevenement-appelle-deputes-et-senateurs-a-bloquer-la-ratification-parlementaire_a520.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/801757-981282.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2007-12-14T19:30:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche Associated Press, vendredi 14 décembre 2007, 18h51     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/801757-981282.jpg?v=1289480122" alt="Traité européen: Jean-Pierre Chevènement appelle députés et sénateurs à bloquer la ratification parlementaire" title="Traité européen: Jean-Pierre Chevènement appelle députés et sénateurs à bloquer la ratification parlementaire" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a demandé vendredi aux parlementaires de faire échec à la volonté du président de la République d'adopter par voie parlementaire le nouveau traité européen réformant le fonctionnement de l'UE.       <br />
              <br />
       &quot;Il suffit des deux cinquièmes des députés et sénateurs au Congrès pour bloquer cette opération&quot;, a-t-il observé <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-Info-vendredi-14-decembre-a-8h15-un-spectre-hante-l-Europe-c-est-celui-du_a514.html">sur France Info</a>. &quot;Donc je leur demande, non pas de se prononcer sur le fond, mais sur une question préjudicielle: est-ce que M. Sarkozy a le droit de contourner comme il le fait la volonté exprimée par le peuple français lors d'un référendum populaire?&quot;       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement, qui milite pour un référendum, a fustigé &quot;un texte illisible&quot;. &quot;Ce sont des juristes qui se sont amusés par un jeu de Légo à reconstituer la Constitution européenne découpée en petits morceaux&quot;, a dénoncé le souverainiste de gauche.       <br />
              <br />
       &quot;Comment peut-on faire l'Europe dans le dos des peuples?&quot;, s'est-il indigné.       <br />
              <br />
       Jeudi à Lisbonne, les 27 pays de l'UE ont adopté le nouveau traité européen, deux ans après le &quot;non&quot; des Français et des Néerlandais au projet de Constitution européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Traite-europeen-Jean-Pierre-Chevenement-appelle-deputes-et-senateurs-a-bloquer-la-ratification-parlementaire_a520.html" />
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   <title>Traité de Lisbonne : Point de vue de Jean-Pierre Chevènement dans L'Humanité</title>
   <updated>2008-06-17T15:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Traite-de-Lisbonne-Point-de-vue-de-Jean-Pierre-Chevenement-dans-L-Humanite_a518.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2007-12-14T10:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Humanité, vendredi 14 décembre 2007, page 4.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/800883-980156.jpg?v=1289480122" alt="Traité de Lisbonne : Point de vue de Jean-Pierre Chevènement dans L'Humanité" title="Traité de Lisbonne : Point de vue de Jean-Pierre Chevènement dans L'Humanité" />
     </div>
     <div>
      Le traité de Lisbonne, comme la constitution européenne rejetée le 29 mai 2005, exige une révision constitutionnelle préalable pour pouvoir être ratifié. En effet, comme le stipule l'article 89 de la Constitution relatif à la révision, celle-ci - à défaut d'être approuvée par la voie référendaire qui est le mode normal de révision - doit réunir la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Congrès. Les deux cinquièmes du Congrès, à supposer que tous les parlementaires votent, cela fait 363 voix. Or cette minorité de blocage existe si tous les parlementaires se souviennent des engagements qu'ils ont pris à travers les candidats qu'ils ont soutenus pendant la campagne présidentielle. A tous ces parlementaires, et aussi aux autres d'ailleurs, je demande : comment pourriez-vous demain déplorer la crise de la démocratie, le fossé entre le peuple et les élites, l'abaissement du Parlement, si vous deviez vous-mêmes consacrer par votre vote le droit du président de la République de déclarer nul et non avenu un vote référendaire aussi explicite que celui du 29 mai 2005 ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Traité de Lisbonne: réactions de Dupont-Aignan (DLR) et Chevènement (MRC)</title>
   <updated>2008-06-17T15:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Traite-de-Lisbonne-reactions-de-Dupont-Aignan-DLR-et-Chevenement-MRC_a516.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2007-12-13T20:04:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 13 décembre 2007, 18h37.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/800543-979733.jpg?v=1289480122" alt="Traité de Lisbonne: réactions de Dupont-Aignan (DLR) et Chevènement (MRC)" title="Traité de Lisbonne: réactions de Dupont-Aignan (DLR) et Chevènement (MRC)" />
     </div>
     <div>
      Réactions de Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout La République) à la signature jeudi à Lisbonne du traité européen simplifié:       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement (communiqué): &quot;En signant le traité modificatif de Lisbonne, les gouvernements français et néerlandais ont passé outre la décision de leurs peuples, s'exprimant par le suffrage universel lors des référendums de 2005&quot;.       <br />
       &quot;Il est encore temps de donner la parole au peuple: 363 parlementaires français, soit les 2/5e des membres du Congrès, peuvent refuser d'entériner la réforme de la Constitution. En le faisant, ils contraindront le président de la République à revenir au référendum&quot;.       <br />
              <br />
       Nicolas Dupont-Aignan (communiqué): &quot;Le traité de Lisbonne ressuscite la Constitution européenne massivement rejetée au printemps 2005 par deux pays fondateurs de la Communauté européenne, la France et les Pays-Bas&quot;.       <br />
       &quot;Conscients d'avoir triché avec la démocratie et les peuples, mais résolus comme jamais à passer en force, les dirigeants européens se gardent bien de soumettre ce traité à référendum. Ce refus assumé du suffrage universel démontre que leur construction européenne n'est plus seulement inefficace mais désormais illégitime&quot;.       <br />
       &quot;Il faut tout faire pour empêcher la ratification parlementaire usurpée de ce traité&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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