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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-13T15:05:24+01:00</updated>
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   <title>"La méthode des nationalistes corses est la mise sous pression constante de toutes les autorités de la République"</title>
   <updated>2018-02-09T11:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-methode-des-nationalistes-corses-est-la-mise-sous-pression-constante-de-toutes-les-autorites-de-la-Republique_a1971.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2018-02-09T10:38:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité des Voix de l'Info sur CNews, une émission animée par Sonia Mabrouk, jeudi 8 février 2018.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      <span class="u">Verbatim</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> La méthode des nationalistes est la mise sous pression constante de toutes les autorités de la République. Ils ont l'art de se faire passer pour des victimes, et pratiquement font régner une atmosphère de chantage, chantage à la peur souvent, et de victimisation. Je me faisais un devoir républicain et un devoir moral d'être présent pour le 20ème anniversaire de cet odieux attentat (l'assassinat le 6 février 1998 du préfet Claude Erignac).        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Les nationalistes savent depuis 40 ans créer une atmosphère de pression, grâce à laquelle ils ont fait reculer tous les gouvernements. Nous en sommes au 4ème statut d'autonomie. Celui qui vient d'intervenir au 1er janvier 2018 n'est même pas en application qu'ils en demandent un autre.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a dans les médias des gens qui sont trop à l'écoute de ce que disent les nationalistes et qui n'écoutent pas la voix de la vérité. Emmanuel Macron l'a dit d'emblée : &quot;Je suis venu retrouver le chemin de la franchise et rompre avec les faux-semblants&quot;. Je sais qu'il y a une idéologie pesante qui existe dans cette île et qui est relayée partout ou presque. Par conséquent, c'est très difficile pour ceux qui servent la République de lutter sereinement contre des gens qui ont commis, aux dires de Gilles Siméoni père, &quot;plus de 10 000 attentats&quot;.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> La co-officialité de la langue corse et du français compliquerait énormément la vie de tout le monde. Cela voudrait dire que tous les actes de la vie administrative et tous les actes civils, sous seing privé, devraient ou pourraient être rédigés aussi bien en corse qu'en français, donc on peut imaginer les conflits d'interprétation, contentieux... Ce serait le pataquès. Et ce serait un signal désastreux. L'édit de Villers-Cotterêts date de 1539, alors si on suivait la pression des indépendantistes corses, on reviendrait à avant 1539, et tout le reste est à l'avenant.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">(sur le projet de &quot;Police de Sécurité du Quotidien&quot; présenté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb)</span> L'intention est bonne. Il faut rapprocher la police et la population parce que la sécurité est le produit d'une coopération entre la police, différents milieux professionnels, directeurs d'établissements scolaires, collectivités locales... Une police plus présente sur le terrain, qui fasse de la prévention mais également de l'intervention et le cas échéant de la répression, demande quelques effectifs. C'est le problème de la police de proximité. Il va y avoir une 1ère expérimentation dès le mois de septembre dans une trentaine de quartiers. C'est une correction par rapport à la politique impulsée par Nicolas Sarkozy qui avait suspendu la police de proximité que j'avais mise en oeuvre, en limogeant en quelque sorte le Commissaire Havrin que j'avais nommé directeur de la Sécurité publique.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Emmanuel Macron a été élu Président de la République sur un programme qu'il a développé, il l'applique. Je pense que les Français ne peuvent pas l'oublier sauf à mettre en cause le principe de la démocratie. Emmanuel Macron essaie de trouver un équilibre, c'est son fameux &quot;en même temps&quot;. Il a eu l'immense mérite d'en finir avec une 'partitocratie' qui pesait sur le pays depuis trop longtemps et qui avait entraîné la désaffection des Français par rapport aux partis politiques qui se succédaient, chassés par une sorte d'effet d'essuie-glaces. Emmanuel Macron essaie d'innover, d'inventer une politique qui marche. Je lui souhaite plein succès, parce que son succès sera aussi celui de la France. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les Français retiendront que François Hollande est un homme de sang froid"</title>
   <updated>2012-03-22T16:15:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-03-22T16:15:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Talk Orange-Le Figaro, jeudi 22 mars 2012. Il répondait aux questions de Carl Meeus     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>François Hollande a lancé un appel à la responsabilité et M. Copé dans Le Figaro le stigmatise. Nicolas Sarkozy joue au Président de la République et pendant ce temps là, ses hommes de main ont la permission de courir sus. C'est inadmissible.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense aux policiers qui ont accompli une tâche difficile, dangereuse. Je rends hommage à ceux qui ont risqué leur vie, et qui peut-être la risquent puisque l'un des policiers est grièvement blessé.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Mohamed Merah n'a pas pu être pris vivant, c'est un échec de ce point de vue. Il aurait été intéressant de savoir quelles connexions il y avait entre les différents réseaux de trafic et les réseaux djihadistes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le RAID a fait ce qu'il a pu et ce qu'il devait. Face à un forcené, on ne pouvait pas faire autrement.        
       </li></ul><ul class="list"><li>La question que je pose, en revanche, est en amont, au niveau de la DCRI. Elle était au courant des 2 voyages que Mohamed Merah avait fait, l'un en Afghanistan, l'autre au Pakistan. Il a été interrogé par la DCRI et on peut tout de même s'étonner de la naïveté de ceux qui l'ont auditionné puisque cela n'a pas eu de suite. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>La DCRI manque peut-être de moyens humains mais, à ce moment là, il faut interroger Nicolas Sarkozy qui supprime des poste dans la police. On demande à la police de faire beaucoup de choses alors qu'il y aurait peut-être d'autres priorités, en particulier la connaissance de ces réseaux salafistes sur lesquels j'attirais déjà l'attention dans une interview au Figaro en 2001.       
       </li></ul><ul class="list"><li>S'il y avait un lien plus étroit entre la police et la population, et j'évoque ici la police de proximité que Nicolas Sarkozy a supprimée, peut-être aurions nous eu connaissance d'un certain nombre d’éléments.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut que chacun se dise que la loi républicaine passe avant les solidarités familiales, claniques, communautaristes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne souhaite pas que ces événements aient un impact sur la campagne. Ce risque terroriste est un risque que nous affrontons depuis déjà longtemps. Il existe en permanence mais n'est pas le seul. Il doit être aussi relativisé. Par conséquent, je ne souhaite pas que la campagne dérape.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je souhaite qu'on garde le ton de la dignité et je réitère l'appel à la responsabilité qu'a lancé François Hollande qui, sur ces sujets, s'est déjà exprimé à Dijon et à Marseille       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je crois que François Hollande a respecté la trêve qu'il a lui même décrété. Il n'a pas polémiqué, il s'est tenu à une prudente réserve. Je pense que les Français retiendront que François Hollande est un homme de sang froid.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"M. Sarkozy a préparé un traité qui met la France à la merci des orientations de Mme Merkel"</title>
   <updated>2012-07-06T14:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/M-Sarkozy-a-prepare-un-traite-qui-met-la-France-a-la-merci-des-orientations-de-Mme-Merkel_a1365.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-02-19T23:37:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Internationales sur RFI et TV5, dimanche 19 février 2012. Il répondait aux questions de Xavier Lambrechts (TV5 Monde) et Thomas Wieder (Le Monde).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Ce qui me meut est en réalité toujours la même idée, celle que je ne suis pas rallié au social-libéralisme, cela depuis 30 ans, et que je me bats toujours pour une société plus juste où l’État retrouverait un rôle de régulation et d'orientation stratégique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ma candidature avait un but pédagogique. Je l'ai retirée le 1er février, avant que ne se produise l'inévitable polarisation au nom d'un vote utile, que je conteste d'ailleurs. L’élection présidentielle doit être l'occasion de faire émerger des idées nouvelles. C'est ce que j'ai essayé de faire en 2002.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Quand je considérerai que les lignes auront bougé, je pourrai dire à quel candidat j'apporte mon soutien les yeux ouverts. Je pense représenter un repère pour un certain nombre de gens. Par conséquent, je prendrai mes responsabilités.       
       </li></ul><ul class="list"><li>M. Sarkozy, qui fait une préemption de la France, oublie de nous dire qu'il a préparé un traité qui met en réalité la France à la merci des orientations de Mme Merkel et nous engage à réduire la dette publique à 60%. C'est la garantie de l’austérité à perpétuité. C'est un traité de déclin.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Séparer les activités spéculatives et celles de banque de dépôt ne suffit pas. Si on veut véritablement sortir le pays de l'ornière, il faudrait une monnaie moins chère, organiser la croissance en Europe et que la BCE appuie le mécanisme européen de stabilité dont il est question.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Qui va souscrire  des obligations d'un mécanisme européen de stabilité dont le rôle sera de prêter aux États en difficulté ? Personne !       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande est un homme intelligent, capable de prendre la mesure d'une crise totalement inédite et qui périme les traités passés il y a 20 ans.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nicolas Sarkozy flatte toutes les communautés.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'étais favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales. J'y suis moins aujourd'hui car je pense que la citoyenneté ne se découpe pas en tranches. Par conséquent, je suis favorable à une facilitation de la naturalisation pour ceux qui la demandent. C'est une solution plus républicaine.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas hostile au référendum quand celui-ci touche à des sujets importants comme les institutions ou la souveraineté de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai trouvé Nicolas Sarkozy très incisif au début de son discours puis pataugeant. Par exemple, il met sur le même plan l'autorité du professeur et celle du policier. Ça n'a rien à voir. L'autorité du professeur découle de sa compétence. Pour le policier, c'est l'autorité de la loi.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis d'accord avec la proposition de Nicolas Sarkozy d'introduire une dose de proportionnelle aux législatives. Cependant, il faut que son application se fasse de manière à ce que le résultat du vote au scrutin majoritaire ne soit pas contredit.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis d'accord également avec l'idée d'une réduction du nombre de parlementaires. Il pourrait y en avoir moins.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le Président de la République n'est pas engagé par un accord qui concernent les partis. Il est l'homme de la Nation. Si je devais donner un conseil à François Hollande, ce serait de prendre beaucoup de distance avec ces accords de parti à parti et de faire en sorte de se déterminer par rapport à l'intérêt de la France à long terme.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai inventé la police de proximité. Il a fallu la penser. Nous y avons consacré beaucoup de temps pour définir une doctrine. Nicolas Sarkozy ne lui a pas donné le temps de faire ses preuves. C'est une erreur. D'ailleurs, il doit bien se rendre compte qu'il n'a pas répondu aux attentes de sécurité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si la zone euro avait été capable de se réformer profondément, elle aurait gagné un répit de quelques années. Ce qui s'est passé avec la Grèce ne se serait pas produit. Mais on intervient toujours trop tard.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faudrait avoir avec le peuple grec un dialogue franc et amical plutôt que de les soumettre au régime coercitif  et punitif actuel.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut peut-être aider la Grèce à dévaluer, à retrouver sa liberté monétaire. Il faut donner à l'économie grecque une compétitivité qu'elle n'a pas.       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est la politique de la France en Europe qui compte. Il faudrait qu'elle définisse un axe salvateur pour l'ensemble des pays européens, y compris pour l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les Allemands ont besoin de la France car sans elle, il n'y a pas d'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le soutien des dirigeants conservateurs européens à Nicolas Sarkozy ne changera rien au choix des Français       
       </li></ul><ul class="list"><li>On fera l'Europe à géométrie variable. D'ailleurs on s'y achemine avec le fameux TSCG qui distingue membres de la zone euro et observateurs.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La France n'a pas à soutenir Abdoulaye Wade ou à lui dire de partir. La colonisation c'est fini!       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis très attaché aux principes d’autodétermination des peuples et de non-ingérence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>S'agissant de la Libye, nous avons interprété de manière très extensive la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. En revanche, j'approuve ce qui s'est fait en Côte d'Ivoire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Concernant la Syrie, on devrait pouvoir convaincre Bachar El-Assad de quitter le pouvoir. La Russie et la Chine le peuvent. Je ne crois pas qu'il faille encourager une rébellion qui aboutit à des flots de sang</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Nous sommes confrontés à la politique désastreuse de la monnaie forte"</title>
   <updated>2011-11-25T07:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Nous-sommes-confrontes-a-la-politique-desastreuse-de-la-monnaie-forte_a1281.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2011-11-25T07:55:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche, vendredi 25 novembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3472729-4998806.jpg?v=1322203976" alt=""Nous sommes confrontés à la politique désastreuse de la monnaie forte"" title=""Nous sommes confrontés à la politique désastreuse de la monnaie forte"" />
     </div>
     <div>
      <b>Comment on réindustrialise la France avec des coûts de production supérieurs à nos concurrents ou aux pays émergents ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Il faut corriger cette différence de coût par une différence de productivité. Nous possédons des atouts, des facilités techniques qui n'existent pas ailleurs. Il faut les valoriser. Par ailleurs, la politique de l'Euro fort nous défavorise. Avec une monnaie trop chère, nos industriels sont tentés d'investir à l'étranger. Mais rien n'est inéluctable : si l'on retrouve de la croissance, ce dont nous sommes tout à fait capables, il n'y a aucune raison de délocaliser. L'industrie est la locomotive qui tire le reste. Mais nous sommes confrontés à la politique désastreuse de la monnaie forte. Moi je me propose de remettre la gauche et la France à la hauteur. Le triple A de Sarkozy, c'est triple zéro. Il ne propose que l'austérité à perpétuité. Quant à François Hollande, il est mal entouré. Son bras droit Michel Sapin est sans doute compétent en matière budgétaire mais pour le reste, il ne saurait distinguer le MOX du sucre en poudre.       <br />
              <br />
       <b>Pourriez-vous renoncer à votre candidature ?</b>       <br />
       Je me suis porté candidat par devoir, c'est une épreuve difficile que je m'inflige. Je veux faire bouger les lignes mais pour l'instant, elles ne bougent pas dans le bon sens. Après, toute campagne a ses dynamiques. En 2007, je m'étais retiré sur la base d'un accord politique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>À Toulouse, un jeune homme s'est fait assassiner dans le quartier de La Reynerie. Qu'inspire ce fait divers au père de la police de proximité ?</b>       <br />
       En matière de sécurité, la situation s'est dégradée. Les Français peuvent juger sur pièces. Une bonne connaissance de la population, c'est la base de la police de proximité. Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais nommé Jean-Pierre Havrin directeur de la sécurité publique de Haute-Garonne pour la mettre en place. Je regrette que Nicolas Sarkozy l'ait supprimée. La police ne doit pas se réduire à la seule BAC mais recouvrir un spectre plus large : discussion, prévention et répression.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez fondé le Ceres, l'un des courants du Parti socialiste auquel a adhéré Pierre Cohen. Quels souvenirs en gardez-vous ?</b>       <br />
       D'excellents souvenirs. J'entretiens du reste des relations très amicales avec le maire de Toulouse.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Sébastien Marti</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/25/1223844-chevenement-c-est-une-epreuve-que-je-m-inflige.html">La Dépêche</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Vers une privatisation de la sécurité publique</title>
   <updated>2010-09-07T17:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Vers-une-privatisation-de-la-securite-publique_a998.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-09-07T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention du sénateur Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur le projet de loi sur l’orientation et la programmation de la sécurité intérieure, 7 septembre 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2331606-3260639.jpg?v=1289480109" alt="Vers une privatisation de la sécurité publique" title="Vers une privatisation de la sécurité publique" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre,       <br />
              <br />
       Sur ces questions difficiles d’insécurité qui préoccupent à juste titre nos concitoyens, je suis soucieux de garder un ton mesuré.       <br />
              <br />
       Vous nous présentez un projet de loi d’orientation et de programmation dont les dispositions sont quelque peu fourre-tout.       <br />
              <br />
       Certes, l’article 1 du projet a pour but d’approuver un rapport annexé sur les objectifs et les moyens de la police, de la gendarmerie et de la sécurité civile, à l’horizon 2013, et la plupart des objectifs affichés ne sont guère contestables. Qui pourrait en effet s’opposer à l’utilisation de technologies nouvelles au service de la sécurité de nos concitoyens ?       <br />
              <br />
       Je pense qu’il faut relativiser la controverse sur la vidéoprotection : celle-ci, de par mon expérience, a montré une certaine efficacité pour pacifier, par exemple, des halls d’immeubles devenus infréquentables, mais je ne sais pas à quoi correspond l’objectif de tripler d’ici 2013 le nombre des caméras de 20 000 à 60 000. Le manque d’indépendance des organes de contrôle de la vidéosurveillance n’est pas satisfaisant, comme l’a fait observer ma collègue, Madame Anne-Marie Escoffier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      1.	Il faut laisser aux collectivités locales leur marge d’initiative puisque l’exploitation et le coût de la vidéosurveillance leur incomberont.        <br />
              <br />
       2.	Je ne vous chercherai pas querelle sur les fichiers de police dès lors que leur utilisation reste contrôlée, sous l’égide de la CNIL. La police a besoin de fichiers pour réduire la délinquance. C’est une question de bon sens.       <br />
              <br />
       S’agissant des moyens, j’observe que l’augmentation des crédits de 2009 à 2013 est assez faible : 2,7 % au total, et que la loi qui s’applique depuis 2009 inclut dans son financement, s’agissant de la modernisation des équipements, les ressources du plan de relance, déjà réalisé.       <br />
              <br />
       Plus préoccupant, la RGPP qui a déjà supprimé 9 000 emplois de policiers et de gendarmes depuis trois ans, va continuer d’exercer ses effets : 1 329 postes de policiers et 1 303 postes dans la gendarmerie vont disparaître d’ici 2013. <span style="font-style:italic">Votre réponse, dites-vous, est le recentrage de la police sur son cœur de métier.</span>         <br />
              <br />
       Votre véritable intention est de développer les sociétés de sécurité privées et les polices municipales dont vous suggérez qu’elles sont la véritable police de proximité, celle dont faute d’effectifs suffisants, vous n’avez plus les moyens ! Vous détruisez l’équilibre réalisé par la loi d’avril 1999 entre la police nationale et les polices municipales en accroissant les prérogatives de celles-ci, sans paraître vous aviser que vous creusez par ailleurs l’écart entre les communes riches et les communes pauvres. M. Sarkozy a supprimé, bien à tort, la police de proximité, en 2003. C’était une réponse de bon sens que d’affecter une police territorialisée à des bassins de délinquance bien identifiés. Sans doute la formule lancée en 2000 était-elle perfectible mais vous ne lui avez pas laissé le temps de faire ses preuves. D’ailleurs vous y revenez subrepticement dans votre projet de loi en évoquant la création d’une police de quartier.        <br />
              <br />
       Mais les moyens vous manquent. M. Sarkozy avait créé des postes en 2002-2003 qu’aujourd’hui vous faites plus que supprimer. Est-il raisonnable de vouloir résoudre vos difficultés par un simple transfert de charges aux collectivités que, par ailleurs, vous voulez mettre à la diète ? Il y a des glissements dangereux dans ce cantonnement de la police nationale à ses tâches régaliennes <span style="font-style:italic">stricto sensu</span>, et en fait dans son retrait progressif de son rôle de proximité au service de la sécurité au quotidien de nos concitoyens.        <br />
              <br />
       Les sociétés de sécurité privées n’offrent pas les mêmes garanties de déontologie que la police nationale. Je pourrais prendre l’exemple révélé par la justice de certaines sociétés d’investigation françaises et même étrangères qui ont opéré pour le compte d’entreprises du secteur de l’armement, comme Thomson et Matra. Que de débordements, que d’excès, que d’intrusions illicites, opérés au mépris de l’intérêt national par d’anciens agents de renseignement français et étrangers, et cela dans l’intérêt du client, premier coupable, et au mépris bien souvent de l’intérêt national !       <br />
              <br />
       Il est certes utile d’encadrer les activités privées d’intelligence économique mais l’interdiction pour d’anciens agents de renseignement d’exercer pendant les trois ans suivant la date à laquelle ils ont cessé leurs fonctions, interdiction assortie de dérogations, est franchement insuffisante. Elle favorisera les interpénétrations et nuira à la rigueur du service public.       <br />
              <br />
       Ce que vous réalisez en catimini, c’est une privatisation de la sécurité publique. On voit bientôt le moment où les agents de la sécurité privée – aujourd’hui 170 000 - dépasseront les effectifs de la police nationale et de la gendarmerie – aujourd’hui 220 000. Vous venez de créer un poste de délégué interministériel à la sécurité privée, comme si vous pouviez sans risque grave pour les libertés déléguer au privé des fonctions de surveillance qui mettent en cause les libertés publiques. La RGPP débouche sur la privatisation de la sécurité publique.       <br />
              <br />
       J’ajoute qu’il est dangereux de vouloir mêler la sécurité intérieure et la sécurité extérieure : c’est ouvrir la voie à bien des confusions et à des amalgames sommaires. Il vaut mieux que les agents de renseignement n’interfèrent pas trop avec la sécurité publique, au risque de dérives qui mettent en jeu les libertés.       <br />
              <br />
              <br />
       Votre bilan en matière de sécurité est loin d’être aussi flatteur que vous le laissez paraître dans le rapport annexé. La politique du chiffre impose des charges de travail excessives aux services de sécurité. Elle n’enregistre pas correctement la délinquance de proximité : la « main courante » se substitue aux dépôts de plainte. Elle ne peut dissimuler l’augmentation de violences faites aux personnes et notamment contre les forces de sécurité, auxquelles je veux rendre l’hommage qu’elles méritent, compte tenu des risques croissants qu’elles encourent du fait de la violence accrue des bandes. Vous reconnaissez vous-même votre échec en prévoyant dans le rapport annexe la multiplication des équipements de protection des forces. La réponse que vous prétendez apporter avec la déchéance de nationalité des auteurs de violence contre les policiers et les gendarmes sera, vous le savez bien inefficace, à supposer même qu’elle soit compatible avec la Constitution, ce dont je doute.       <br />
              <br />
       Mai là n’est pas le problème à vos yeux. Votre politique est essentiellement gesticulatoire. M. Sarkozy, il y a cinq ans, prétendait nettoyer les quartiers au karcher. Il entendait les purger de la « racaille » qui n’est pas tout à fait la même chose que les sauvageons, soit dit en passant.        <br />
              <br />
       Ministre de l’Intérieur hier, Président de la République aujourd’hui, M. Sarkozy fait du thème de la lutte contre l’insécurité une utilisation essentiellement politicienne. Tous les ans et même plusieurs fois par an, il enfourche son destrier, fait lever les oriflammes, sonner les trompettes : il déclare une guerre sans merci à la délinquance. Force est de constater, puisqu’il déclare la guerre plusieurs fois par an, depuis plusieurs années, qu’il ne la gagne pas. Au contraire ! Votre politique, Monsieur le Ministre, nourrit la violence plutôt qu’elle ne la calme, car l’excitation est communicative.       <br />
              <br />
       Vous avez, selon mes chiffres, plus que doublé le nombre des gardes à vue depuis l’an 2000 – alors que vous n’avancez qu’un modeste + 51 % dans votre rapport. Ne pensez-vous pas qu’une politique plus ciblée vous éviterait bien des critiques comme celles que mon collègue, M. Jacques Mezard, a formulées à juste titre, du point de vue des libertés ? Vous brandissez l’arme de la déchéance de la nationalité française, comme si M. Sarkozy ne s’était pas targué d’abolir, en 2002, ce qu’on appelait improprement d’ailleurs, la double peine, c’est-à-dire la peine complémentaire consistant à reconduire à la frontière les délinquants ayant commis des actes particulièrement graves. La gauche avait maintenu cette peine complémentaire de 1997 à 2002. Vous, vous voulez aller beaucoup plus loin : vous voulez retirer la nationalité française à ceux pour lesquels, par ailleurs, vous organisez des cérémonies, en préfecture, pour les accueillir dans la communauté nationale. Où est la logique ? On ne peut pas à la fois faire et défaire, valoriser et dévaloriser. Votre logique n’est pas une logique de sécurité : en réalité, votre seule logique est électoraliste. Vous exploitez un filon. Napoléon choisissait son terrain, le plateau de Pratzen à Austerlitz par exemple pour écraser Russes et Autrichiens dans les marécages. Nicolas Sarkozy veut en faire autant avec la gauche en l’attirant, en 2012, sur un terrain fangeux où les esprits faibles se laissent facilement égarer : les problèmes de l’insécurité sont difficiles. Ceux de l’immigration le sont tout autant. Un ministre de l’Intérieur républicain ne doit pas les mélanger. La fermeté est nécessaire mais vous devez ne pas distinguer entre les Français selon leur origine et ne pas transformer les juges en robots en étendant constamment et sans efficacité, le champ des peines planchers. De même, vous devez reconnaître aux étrangers les droits qui sont les leurs, sans faire d’une communauté entière le bouc émissaire de faits délictueux que nous voulons réprimer autant que vous mais de manière plus ciblée. En mélangeant tout, vous cherchez à exploiter à la fois la peur et la bêtise.       <br />
              <br />
       J’ai quelquefois l’impression qu’en spéculant sur l’angélisme d’une partie de la gauche, vous êtes en train de réussir ! Je ne vous en féliciterais pas pour autant !        <br />
              <br />
       Mais j’observe que le doute s’insinue dans les rangs de votre majorité : M. Juppé, dans le Figaro du 6 septembre, s’interroge : « Est-ce qu’il faut surmédiatiser le problème de l’insécurité et donner le sentiment qu’on s’en sert pour repiper des voix sur l’extrême-droite ? Je n’en suis pas sûr ! ». Ecoutez plutôt le conseil qu’il vous donne : « Chaque matin, on nous annonce une nouvelle loi sécuritaire. Appliquons donc celles qui existent ». On ne saurait mieux dire.        <br />
              <br />
       M. Yvon Collin déposera tout à l’heure une motion de renvoi en commission pour vous donner le temps, de réfléchir et de revenir à une véritable politique de sécurité. M. le Ministre, il y a des lois qui ne sont pas nécessaires. Apprenez à gouverner par circulaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Vers-une-privatisation-de-la-securite-publique_a998.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La sécurité est un dérivatif pour Sarkozy</title>
   <updated>2010-08-25T11:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-securite-est-un-derivatif-pour-Sarkozy_a993.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2305466-3222803.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-08-25T11:44:00+02:00</published>
   <author><name>Julien Landfried</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'hebdomadaire Les Inrockuptibles, mercredi 25 août 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2305466-3222803.jpg?v=1289480108" alt="La sécurité est un dérivatif pour Sarkozy" title="La sécurité est un dérivatif pour Sarkozy" />
     </div>
     <div>
      <b>Comment expliquez-vous ce retour brutal du discours sécuritaire chez Nicolas Sarkozy ? Est-ce uniquement pour masquer les dégâts de l’affaire Woerth ou les conséquences de la politique de rigueur ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> La sécurité, pour M. Sarkozy,  est un dérivatif. La question principale est la question économique. Nicolas Sarkozy a été pris à contre-pied depuis son élection par la crise du capitalisme financier mondialisé. Il est aujourd’hui face à une situation difficile du fait de la crise de l’euro et des plans de rigueur que l’Allemagne a réussi à imposer à tous les pays de la zone euro. Le rapport de forces entre la France et l’Allemagne et la pression des marchés financiers ne lui permettent  guère que de raser les murs. L’irruption massive de ce discours sécuritaire a essentiellement pour but de masquer l’extrême difficulté d’une politique de rigueur qui doit, conformément aux exigences de Bruxelles et du pacte de stabilité, ramener  le déficit de l’Etat de 8 à 3% du PIB, soit presque 100 milliards d’euros à économiser en trois ans. C’est impossible, même avec une croissance forte - qu’on ne voit pas à l’horizon. Et le concours de politiques de rigueur auxquels se livrent actuellement les gouvernements de la zone euro ne peut mener qu’à une récession catastrophique.       <br />
              <br />
       <b>Et pour masquer cette réalité objective, le gouvernement décide donc de mettre le projecteur sur les roms et de multiplier les expulsions…</b>       <br />
       C’est le discours classique du bouc-émissaire. Il y a bien sûr des noyaux durs de délinquance,  je connais le dossier, mais on ne peut pas assimiler l’ensemble des roms à ces délinquants. On ne peut pas non plus assimiler les roms et les gens du voyage, ça n’a rien à voir. Le risque est grand de générer des amalgames. Personne n’est vraiment dupe dans le fond ; le gouvernement n’utilise pas de simples ficelles, il déroule un câble. Il y a un pas qu’aucun gouvernement ayant un peu de déontologie ne devrait franchir. A force de généralisations abusives, il a été franchi. C’est la raison pour laquelle la gauche , selon moi, ne doit pas tomber à pieds joints dans le piège qui lui est tendu. L’inégalité devant la sécurité est une réalité, il y a des gens qui souffrent plus que d’autres de la délinquance au quotidien. C’est un terrain très glissant pour la gauche. Elle devrait le savoir par expérience, et elle va devoir confier sa riposte à des gens qui savent de quoi ils parlent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dans quelle mesure la gauche est-elle prête ? Qui au-delà d’un Manuel Valls, spécialistes des sorties sécuritaires, peut tenir un discours crédible sur le sujet ?</b>       <br />
       La plupart des maires de gauche ont une bonne culture de ce qu’est la guerre contre la délinquance, puisqu’ils président les comités de prévention. La gauche doit comprendre que la prévention ne suffit pas. Je ne vais pas rentrer dans des considérations de personnes, j’observe simplement que le Parti Socialiste a très peu travaillé sur ces questions depuis 2002. Alors que les couches populaires, qui constituent en principe le cœur de l’électorat que doit viser la gauche, sont particulièrement victimes de la délinquance. Une politique de reconquête des couches populaires passe bien sûr d’abord par une autre politique économique, mais aussi par une politique à la fois ferme et républicaine  dans le domaine de la sécurité. L’idéologie victimaire compassionnelle n’est pas la solution. Peut-être certains dirigeants du PS ne souhaitent-ils pas faire trop référence à une police de proximité dont j’ai été le concepteur.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce qu’il existe des solutions de gauche concrètes dans le domaine de la sécurité ?</b>       <br />
       La gauche doit surtout se méfier de certains réflexes conditionnés, laisser de côté sa « culture de l’excuse ». On ne peut pas se soucier que du délinquant, et laisser tomber les victimes. De 1999 à 2002, la gauche a mené sur le sujet un politique sérieuse et réfléchie : nous avions créé la politique de proximité. Peut-être l’extension, en 2002, de cette police aux petites circonscriptions n’était-elle pas opportune : la police de proximité est en effet très consommatrice d’effectifs.       <br />
              <br />
       <b>Sur le plan des effectifs justement, la gauche s’est peu exprimée sur le hiatus entre le retour du discours sécuritaire et l’annonce de la baisse des effectifs de la police… Comment un gouvernement peut-il être crédible en faisant simultanément annonce de ces deux décisions en parallèle ?</b>       <br />
       C’est une très bonne question, la gauche n’a pas utilisé cet argument alors qu’il est pourtant très convaincant. On peut aussi parler du malaise de la police, qui est une réalité. J’ai gardé suffisamment de contact pour vous dire que la politique actuelle – celle du chiffre - n’est pas populaire chez les policiers.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Pierre Siankowski</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-securite-est-un-derivatif-pour-Sarkozy_a993.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy</title>
   <updated>2010-08-20T09:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a987.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2295205-3207274.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-08-20T09:33:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien au Parisien, propos recueillis par Philippe Martinat, vendredi 20 août 2010. Ancien ministre de l’Intérieur, le président d’honneur du MRC critique la politique sécuritaire du gouvernement. Et il applaudit celle d’Obama en Irak.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2295205-3207274.jpg?v=1289480108" alt="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy" title="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, sera dimanche à Frangy (Saône-et-Loire) pour la Fête de la rose organisée par Arnaud Montebourg. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) commente l’actualité.       <br />
              <br />
       <b>Quel jugement portez-vous sur le discours sécuritaire du gouvernement?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> C’est un choix essentiellement électoraliste et une stratégie dangereuse car elle peut nourrir l’extrême droite.       <br />
       Je ne crois pas que ce sera une stratégie payante si l’opposition prend garde à ne pas tomber les deux pieds joints dans le panneau.       <br />
              <br />
       <b>Quel est le piège?</b>       <br />
       Ce serait que la future campagne présidentielle tourne essentiellement sur la sécurité, sur laquelle beaucoup de gens n’ont pas les idées très claires, alors que les véritables questions portent sur la crise économique et une éventuelle sortie de crise.       <br />
              <br />
       <b>Cet été, les responsables de la majorité ont souvent vanté votre bilan comme ministre de l’Intérieur pour l’opposer à celui de Lionel Jospin et du PS. Comment avez-vous reçu cet « hommage »?</b>       <br />
       Je trouve choquante cette tentative d’instrumentation. C’est M. Sarkozy qui a mis fin à la police de proximité que j’avais créée et expérimentée en 1999. En 2003, M. Sarkozy a révoqué à Toulouse, pratiquement devant les caméras de télévision, mon ancien conseiller, le commissaire Jean-Pierre Havrin (que j’avais nommé directeur de la sécurité publique en Haute-Garonne), en déclarant : « Les policiers ne sont pas là pour organiser des parties de foot avec les jeunes des quartiers. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>C’était une critique très directe…</b>       <br />
       C’est une vision très réductrice de la police de proximité qui est une police à la fois préventive et répressive et qui commençait à produire de bons résultats. Chacun sait que depuis son démantèlement les violences aux personnes ont augmenté. Et les agressions contre les policiers, qui étaient assez rares il y a une dizaine d’années, sont aujourd’hui beaucoup plus répandues. La politique du chiffre de Nicolas Sarkozy a été malheureusement un échec, je dis « malheureusement » car l’insécurité frappe tous les Français, et d’abord les plus démunis.       <br />
              <br />
       <b>Le chef de l’Etat voudrait déchoir de la nationalité française certains délinquants. Qu’en pensez-vous?</b>       <br />
       Je suis assez surpris car M. Sarkozy avait supprimé en 2002 les peines complémentaires — la double peine —, c’est-à-dire la reconduite à la frontière d’un certain nombre de délinquants étrangers à leur sortie de prison. Il prévoit maintenant la déchéance de la nationalité française pour les délinquants graves : M. Sarkozy est dans la communication. Cette politique est une politique de l’esbroufe.       <br />
              <br />
       <b>L’état de la réflexion à gauche est-il suffisamment avancé pour lui permettre non seulement de gagner les élections mais ensuite de bien gouverner?</b>       <br />
       Le vrai problème pour la gauche, ce n’est pas de revenir au pouvoir — c’est à sa portée —, mais de réussir vraiment. Le risque que la gauche déçoive, parce que sur l’Europe notamment elle n’a pas les idées claires, n’est pas écarté.       <br />
              <br />
       <b>Vous serez dimanche aux côtés d’Arnaud Montebourg. Est-ce un signe de soutien à son éventuelle candidature pour 2012?</b>       <br />
       Nous n’en sommes pas là. J’y vais sans aucune arrière-pensée. Arnaud Montebourg est un ami. J’ai apprécié les positions courageuses qu’il a prises sur le projet de Constitution européenne en 2005. Mais le PS est le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ce n’est pas le PS! Notre mouvement veut faire bouger les lignes pour que la gauche soit à la hauteur des défis que le pays a devant lui.       <br />
              <br />
       <b>Quel constat faites-vous pour l’instant du bilan de Martine Aubry à la tête du PS?</b>       <br />
       Elle a plutôt affermi sa position depuis le congrès de Reims qui l’a portée à la tête de son parti. Mais la question du projet de la gauche, si elle vient au pouvoir, est pendante. Nous avons encore beaucoup de sujets à débattre sur la politique économique, l’Europe et la nation notamment. Je dois la rencontrer pour cela au milieu du mois de septembre.       <br />
              <br />
       <b>Comment jugez-vous le changement de stratégie des Américains en Irak et en Afghanistan?</b>       <br />
       Le président Obama a une idée assez claire : il veut se retirer aussi bien d’Afghanistan que d’Irak. Il a raison! L’invasion de l’Irak en 2003 a abouti à créer les conditions d’une véritable guerre civile dans ce pays qui n’a toujours pas de gouvernement et la destruction de l’Irak a mis l’Iran en position dominante dans la région. Quant à l’Afghanistan, tout le monde sait que sa stabilisation dépend du Pakistan qu’il faut aider à jouer un rôle modérateur. La question de la date précise du retrait américain est relativement accessoire. Il faut que l’ethnie majoritaire pachtoune se soit au préalable clairement dissociée d’Al-Qaïda. Ce qui est essentiel, c’est que les Américains ont décidé de se retirer. Je ne suis pas partisan d’un retrait inconditionnel. Il faut avoir créé les conditions d’une stabilité politique dans la région, qui ne peut venir que du Pakistan.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-sarkozy-20-08-2010-1037376.php">site Internet du Parisien</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a987.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Délinquance: Chevènement dénonce la "politique de l'esbroufe" de Sarkozy</title>
   <updated>2010-08-20T09:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Delinquance-Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a986.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2295200-3207268.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-08-20T09:20:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 19 août 2010, 20h48.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2295200-3207268.jpg?v=1289480108" alt="Délinquance: Chevènement dénonce la "politique de l'esbroufe" de Sarkozy" title="Délinquance: Chevènement dénonce la "politique de l'esbroufe" de Sarkozy" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement Républicain et citoyen (MRC), a dénoncé la &quot;politique de l'esbroufe&quot; de Nicolas Sarkozy en matière de délinquance <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a987.html">dans une interview vendredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France</a>.       <br />
              <br />
       Alors que le chef de l'Etat voudrait déchoir de la nationalité française certains délinquants, M. Chevènement se dit &quot;assez surpris&quot; car &quot;M. Sarkozy avait supprimé en 2002 les peines complémentaires -la double peine- c'est à dire la reconduite d'un certain nombre de délinquants étrangers à leur sortie de prison&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Il prévoit maintenant la déchéance de la nationalité française pour les délinquants graves: M.Sarkozy est dans la communication. Cette politique est une politique de l'esbroufe&quot;, a assuré l'ancien ministre de l'Intérieur.       <br />
              <br />
       M. Chevènement juge que le discours sécuritaire du gouvernement est &quot;un choix essentiellement électoraliste et une stratégie dangereuse car elle peut nourrir l'extrême droite&quot;.       <br />
              <br />
       Il ne croit pas que &quot;ce sera une stratégie payante si l'opposition prend garde à ne pas tomber les deux pieds joints dans le panneau&quot;.       <br />
              <br />
       Pour lui, le piège serait que &quot;la future campagne présidentielle tourne essentiellement sur la sécurité où beaucoup de gens qui n'ont pas les idées très claires, alors que les véritables questions portent sur la crise économique et une éventuelle sortie de crise&quot;.       <br />
              <br />
       Déplorant par ailleurs que M. Sarkozy ait &quot;mis fin à la police de proximité&quot; qu'il avait &quot;créée et expérimentée en 1999&quot;, l'ancien ministre juge que &quot;depuis son démantèlement, les violences aux personnes ont augmenté&quot; et les agressions contre les policiers &quot;sont aujourd'hui beaucoup plus répandues&quot;.       <br />
              <br />
        &quot;La politique du chiffre de Nicolas Sarkozy a été malheureusement un échec&quot;, a-t-il estimé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Delinquance-Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a986.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de RTL jeudi 28 mai à 18h30</title>
   <updated>2009-05-28T19:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-RTL-jeudi-28-mai-a-18h30_a803.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-05-28T19:38:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il débat avec Dominique Paillé (UMP) après le discours du président de la République sur la sécurité, répondant aux questions du journaliste Nicolas Poincaré.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1400721-1855676.jpg?v=1289480070" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de RTL jeudi 28 mai à 18h30" title="Jean-Pierre Chevènement invité de RTL jeudi 28 mai à 18h30" />
     </div>
     <div>
      Le débat est podcasté sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20090528-rtl.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il débat avec Dominique Paillé (UMP) après le discours du président de la République sur la sécurité, répondant aux questions du journaliste Nicolas Poincaré.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il débat avec Dominique Paillé (UMP) après le discours du président de la République sur la sécurité, répondant aux questions du journaliste Nicolas Poincaré.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>La police de proximité</title>
   <updated>2008-01-14T17:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-police-de-proximite_a536.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2008-01-14T17:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Selon la presse, Madame Alliot-Marie prévoit de relancer une forme de police de proximité <span style="font-style:italic">« proche des gens » dans les quartiers les plus difficiles »</span>. Je me réjouis de voir que, comme bien souvent, on rend hommage à mon action longtemps après que je l’aie entreprise. Il faut toutefois rappeler que la police de proximité ce n’est pas seulement une politique de territorialisation, c’est une police qui est à la fois préventive, dissuasive et répressive. A cet égard, elle exerce pleinement ses prérogatives de police judiciaire, participe aux renseignements, met en œuvre les techniques de la police scientifique technique. Enfin, une dimension importante est le suivi et l’aide aux victimes.       <br />
              <br />
       Cette police de proximité n’est pas tombée du ciel : cinq circonscriptions expérimentales avaient été désignées en 1998 et 62 en 1999.       <br />
              <br />
       La « polprox » a été lancée en juin 2000 pour ces 62 grandes circonscriptions ; la seconde vague a été lancée en 2001 et la troisième pour les plus petites circonscriptions en 2002. Dans celles-ci on aurait peut-être pu faire l’économie de la police de proximité.       <br />
              <br />
       Madame Alliot-Marie ferait bien de ne pas recourir à des expérimentations dans la seule Seine-St-Denis mais d’étendre son action à d’autres circonscriptions de police : en région parisienne, dans le Rhône, les Bouches du Rhône, le Bas-Rhin, etc.       <br />
              <br />
       Au total, je me réjouis de cette inflexion mais je jugerai aux actes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-police-de-proximite_a536.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Post sur la police de proximité</title>
   <updated>2008-01-14T15:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Post-sur-la-police-de-proximite_a535.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/822926-1007696.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-14T15:07:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Police de proximité: "cette mesure va dans le bon sens", lundi 14 janvier 2008.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/822926-1007696.jpg?v=1289480123" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Post sur la police de proximité" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Post sur la police de proximité" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.lepost.fr/article/2008/01/14/1082522_police-de-proximite-cette-mesure-va-dans-le-bon-sens.html?xtor=RSS-30">Lire l'entretien sur LePost.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Post-sur-la-police-de-proximite_a535.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Seine-St-Denis: Chevènement rappelle qu'il a créé la police de proximité</title>
   <updated>2008-01-14T15:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Seine-St-Denis-Chevenement-rappelle-qu-il-a-cree-la-police-de-proximite_a534.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/822893-1007659.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-14T14:55:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, lundi 14 janvier 2008, 14h17     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/822893-1007659.jpg?v=1289480123" alt="Seine-St-Denis: Chevènement rappelle qu'il a créé la police de proximité" title="Seine-St-Denis: Chevènement rappelle qu'il a créé la police de proximité" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement a salué lundi l'annonce par Michèle Alliot-Marie de la création d'&quot;une police proche des gens&quot; en Seine-Saint-Denis tout en rappelant que c'est lui qui avait créé la police de proximité &quot;il y a huit ans&quot;, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.       <br />
       &quot;Je salue&quot; cette annonce &quot;à condition que vous vouliez bien saluer aussi l'initiative que j'avais prise il y a huit ans et qui allait dans le bon sens&quot;, a déclaré M. Chevènement <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-RTL-lundi-14-janvier-a-12h30-sur-la-police-de-proximite_a533.html">sur RTL</a>.       <br />
       Il a aussi invité le gouvernement à &quot;dépasser le cadre de la Seine-Saint-Denis&quot; rappelant que pour sa part il avait &quot;expérimenté la police de proximité dans 62 circonscriptions, y compris dans la région parisienne&quot;.       <br />
       Il a estimé qu'&quot;au-delà des mots&quot;, le projet de la ministre de l'Intérieur &quot;ressemble beaucoup&quot; au sien soulignant que la police de proximité telle qu'il l'avait conçue &quot;avait pour but de mettre davantage les policiers au contact de la population&quot;.       <br />
       Cette police avait &quot;un rôle pas seulement de prévention comme Nicolas Sarkozy a voulu le faire dire à un certain moment&quot;, a souligné le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).       <br />
       Elle avait &quot;aussi un rôle de répression, mais simplement il était important que les policiers connaissent les gens auxquels ils avaient affaire et que ceux-ci se sentent dissuadés&quot; d'agir.       <br />
       &quot;Cela créait un autre rapport que celui que l'on voit dans le film de (Mathieu) Kassovitz, 'La Haine'&quot; où l'on voit s'affronter &quot;les beurs et les keufs&quot;, a-t-il dit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Seine-St-Denis-Chevenement-rappelle-qu-il-a-cree-la-police-de-proximite_a534.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de RTL lundi 14 janvier à 12h30 sur la police de proximité</title>
   <updated>2008-01-14T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-RTL-lundi-14-janvier-a-12h30-sur-la-police-de-proximite_a533.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/822867-1007634.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-14T14:43:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il réagissait à l'annonce du plan de sécurité pour la Seine-Saint-Denis présentée par le Ministre de l'Intérieur, Mme Alliot-Marie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/822867-1007634.jpg?v=1289480123" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de RTL lundi 14 janvier à 12h30 sur la police de proximité" title="Jean-Pierre Chevènement invité de RTL lundi 14 janvier à 12h30 sur la police de proximité" />
     </div>
     <div>
      Son intervention est podcastée ci-dessous et disponible <a class="link" href="http://beta.rtl.fr/fiche/31690/jean-pierre_chevenement_salue_le_retour_de_la_police_dans_les_quartiers.html">sur le site de RTL</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20080114-RTL.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il réagissait à l'annonce du plan de sécurité pour la Seine-Saint-Denis présentée par le Ministre de l'Intérieur, Mme Alliot-Marie.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il réagissait à l'annonce du plan de sécurité pour la Seine-Saint-Denis présentée par le Ministre de l'Intérieur, Mme Alliot-Marie.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-RTL-lundi-14-janvier-a-12h30-sur-la-police-de-proximite_a533.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le vrai bilan de l’ex-ministre de l’Intérieur</title>
   <updated>2007-04-03T16:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-vrai-bilan-de-l-ex-ministre-de-l-Interieur_a272.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2007-03-28T14:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il m’est souvent arrivé de citer le nombre de policiers blessés en service quand j’exerçais les fonctions de ministre de l’Intérieur : 5000 par an. C’était dans les années 1997-2000. Or, j’apprends de source officielle que ce nombre a atteint 11000 en 2006.     <div>
      Chiffre impressionnant qui correspond à presque 10% de l’effectif des fonctionnaires de la police nationale.       <br />
              <br />
       Qu’il y ait dans notre société une montée de la violence, c’est malheureusement une évidence comme le manifeste la montée continue des agressions gratuites ou crapuleuses exercées contre les personnes et bien sûr les policiers.       <br />
              <br />
       Mais il y a une autre explication qui est dans la doctrine d’emploi de la police : en supprimant la police de proximité et en privilégiant la police d’intervention qui par définition ne connaît pas la population et interpelle souvent à l’aveuglette, M. Sarkozy a contribué à la montée des tensions urbaines. Son expression, à travers des mots qui portent une forte charge de violence, a aussi favorisé ce climat d’intolérance et de non-respect. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le bilan de l’ex-ministre de l’Intérieur est lourd. Rien ne l’illustre mieux que les violences urbaines de novembre 2005 ou l’émeute à la gare du Nord qui a pris hier en otage des milliers de passagers. Ce climat d’extrême tension entre la police et certaines catégories de la population n’est pas normal.       <br />
              <br />
       Rien ne démontre mieux la nécessité d’un « ordre juste » fondé sur des valeurs républicaines : égalité des droits – respect de la loi – police citoyenne connaissant la population et connue d’elle.       <br />
              <br />
       La tâche de maintien de l’ordre public n’est certes pas une chose facile : il est évident que les passagers du RER doivent payer leur billet et qu’une interpellation policière ne doit pas, si elle est effectuée correctement, entraîner une rébellion. Mais ce qui suscite la réflexion, c’est la solidarisation contre la police, en plein Paris, dans une gare hyperprotégée, de dizaines de jeunes dont il faudrait savoir s’ils se trouvaient là par hasard. De toute évidence, des paramètres plus généraux sont en cause : la dégradation du rapport entre la police et certaines catégories de la population est révélatrice du vrai bilan de l’ex-ministre de l’Intérieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Le-vrai-bilan-de-l-ex-ministre-de-l-Interieur_a272.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La « pol-prox » au coeur de la campagne</title>
   <updated>2006-11-10T15:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-pol-prox-au-coeur-de-la-campagne_a62.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2006-11-10T07:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Enfin ! Dominique de Villepin veut créer <span style="font-style:italic">« une police de tranquillité publique »</span> ! Excellente idée que de rétablir la <span style="font-style:italic">« police de proximité »</span> que j’avais créée en l’an 2000 : une police sectorisée, proche de la population, à la foi préventive et répressive, agissant en partenariat avec les différents acteurs de la sécurité. Je rappelle que plus de 700 contrats locaux de sécurité avaient été signés, à partir du colloque de Villepinte en octobre 1997. Mais il faut aussitôt que le Premier ministre caricature la police de proximité comme une simple <span style="font-style:italic">« police de relations publiques »</span>. C’est de bonne guerre : Dominique de Villepin ne peut pointer l’erreur de Nicolas Sarkozy privilégiant les forces d’intervention qui ne connaissent pas la population qu’en prenant ses distances avec Chevènement. Je ne lui demandais pas de m’applaudir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La vérité est qu’on n’a pas donné à la <span style="font-style:italic">« police de proximité »</span> le temps de faire ses preuves : il m’a fallu deux ans, à partir de plus de soixante expérimentations, pour élaborer une doctrine, pour faire une réalité de ce qui n’était qu’un mot, aussi bien dans la loi d’orientation de M. Pasqua de 1995, que dans le programme socialiste de 1996. La première phase concernant les plus grandes circonscriptions de police a été lancée en juillet 2000 : c’était là où la <span style="font-style:italic">« pol-prox »</span> était la plus nécessaire. M. Sarkozy a commencé à vider la <span style="font-style:italic">« pol-prox »</span> de ses effectifs à partir de 2002 avant de l’enterrer officiellement en 2003. Il est donc particulièrement injuste de critiquer une formule d’action policière à laquelle on n’a pas donné le temps de faire ses preuves, mais dont quiconque a réfléchi aux problèmes de l’ordre et de la tranquillité dans les banlieues a perçu la nécessité, à commencer par Charles Pasqua lui-même qui, en 1995, avait inventé le mot, il est vrai sans que sa pratique s’en soit ressentie …
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-pol-prox-au-coeur-de-la-campagne_a62.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Sur les violences dans les banlieues</title>
   <updated>2009-08-25T10:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Sur-les-violences-dans-les-banlieues_a25.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2005-11-02T13:24:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interview de Jean-Pierre Chevènement, Politis, 2 novembre 2005     <div>
      <b>Pour Politis, par Denis Sieffert :       <br />
       Que vous inspire la multiplication des incidents dans les banlieues après les déclarations musclées de Nicolas Sarkozy ?</b>       <br />
       <b>JPC : </b>Soyons justes : la dégradation du climat dans les banlieues procède de causes anciennes et profondes : installation d’un chômage de masse depuis le milieu de la décennie 70, ghettoïsation des quartiers, ethnicisation des rapports sociaux, crise de la citoyenneté. Evidemment, si un ministre de l’Intérieur, doit, par fonction, tenir un langage de fermeté républicain, il doit aussi s’abstenir de recourir à des amalgames provocants. Or, c’est ainsi qu’ont été comprises les expressions employées à Argenteuil par M. Sarkozy. Il a certes rectifié son propos dans Le Monde du 5 novembre : il lui aura fallu près de deux semaines ! Je ne ferai pas dans l’angélisme. Il n’est pas acceptable de tirer sur des véhicules de police ou de caillasser les pompiers, ou encore de brûler les écoles et les gymnases, mais quand le ministre de l’Intérieur visite une ville de banlieue, il doit éviter de faire monter inutilement la tension, ce qui, à la fin, ne facilite pas la tâche de la police, tâche ingrate car elle intervient « en bout de chaîne », quand tout le reste a échoué.       <br />
              <br />
       <b>Mais est-ce que Nicolas Sarkozy n’a pas aussi modifié les règles de l’intervention policière ?</b>       <br />
       <b>JPC :</b> Je l’avais en effet mis en garde, en lui écrivant dès le 25 juin dernier, quand j’ai constaté sur le terrain la quasi disparition de la police de proximité que j’avais progressivement installée à partir de 1999. Cette police de proximité visait à rapprocher les policiers de la population, en rupture avec la tradition française qui est plutôt celle d’une police d’ordre public. Il s’agissait donc d’adapter la police à la montée de la délinquance dans les quartiers en territorialisant son action : chaque circonscription de police était découpée en plusieurs secteurs avec un commissariat de secteur ou un bureau de police. Mais la police de proximité, à mes yeux, ne se confondait pas avec l’îlotage traditionnel. Au contraire, la police de proximité avait à la fois une mission de prévention et de répression car l’une et l’autre sont également nécessaires. Il faut tenir ensemble les deux bouts de la chaîne : autant de prévention que possible et autant de répression que nécessaire : la sanction elle-même est un rappel à la règle. La police de proximité exerçait donc pleinement ses prérogatives de police judiciaire au quotidien et agissait en partenariat avec les autres acteurs de la sécurité : principaux de collège, bailleurs sociaux, commerçants, animateurs des collectivités locales, travailleurs sociaux, etc. Cette forme de police, inspirée de ce qui se faisait au Québec et aux Pays-Bas, expérimentée, testée, évaluée de 1998 à 2000, demandait des effectifs et un peu de temps pour réussir. Malheureusement elle a été subrepticement, mais assez vite (en fait, dès la fin de 2002), vidée de son contenu par Nicolas Sarkozy.       <br />
              <br />
       <b>Celui-ci a-t-il pris des mesures précises ? Y a-t-il eu des textes ?       <br />
       JPC : </b>Dans l’annexe de la loi du 29 août 2002 dite d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, j’aurais dû m’inquiéter d’une petite phrase apparemment anodine : « L’objectif d’une police de proximité sera maintenu. Mais sa mise en œuvre ne doit pas se faire au détriment des capacités d’action judiciaire et de la présence nocturne des forces ». La loi donnait à Nicolas Sarkozy 13.500 emplois supplémentaires de 2002 à 2007, dont 6.400 pour renforcer la police de proximité. Je m’interroge sur l’usage qui a été fait de ces moyens supplémentaires ...       <br />
              <br />
       Le 24 octobre 2002 une circulaire de Nicolas Sarkozy demandait « d’adapter les modalités de mise en œuvre de la police de proximité » ... « sans remettre systématiquement en cause le maillage territorial », formule pour le moins inquiétante.       <br />
              <br />
       En février 2003 le ministre de l’Intérieur « virait » le Directeur de la Sécurité Publique de Haute Garonne, un ancien de mon cabinet, en prononçant des paroles définitives : « La police n’est pas faite pour organiser des matchs de foot avec les jeunes des quartiers ». Chacun comprend ce que signifie ce genre de signal : peu à peu la police de proximité a vu fondre ses effectifs. La priorité a été donnée à la police d’intervention appelée à agir en cas d’incident. Une circulaire de la DGPN1 du 24 octobre 2004 préconisait enfin de « trouver un meilleur équilibre entre la présence dans les secteurs et l’investigation de terrain ». Il faut décoder tout cela. Les policiers savent faire : la police de proximité avait pour but d’anticiper autant que de réprimer. Désormais on se bornerait à réagir.       <br />
              <br />
       <b>Comment cette évolution de la doctrine policière s’est-elle traduite sur le terrain ?       <br />
       JPC :</b> Très simplement : les unités territorialisées ont été vidées de leurs effectifs et le concept de police de proximité privé de sa substance. Les commissariats de secteur et les bureaux de police sectorisés ont perdu l’essentiel de leurs attributions : ils ne sont plus que des bureaux d’accueil, souvent d’ailleurs dans des tranches horaires limitées à la journée, voire à quelques heures. Les patrouilles de police sont décidées à partir du Commissariat Central. Les unités terrirorialisées ont perdu les trois quarts de leurs effectifs. L’objectif d’une meilleure connaissance réciproque de la police et de la population a été perdu de vue. Il est évident que le passage de voitures sérigraphiées ou banalisées dans les quartiers ne peut pas remplacer les patrouilles régulières de policiers connaissant le terrain et la population. L’action partenariale est inévitablement délaissée. La priorité donnée à une police d’intervention par la généralisation des « BAC » de jour débouche sur le face à face d’une population qui ne comprend pas que la police est là pour la protéger, et de policiers opérant sur un terrain et dans un milieu qu’ils connaissent évidemment moins bien qu’une police de proximité territorialisée. L’équilibre nécessaire entre prévention et répression a été rompu. Et ce n’est pas le recours en dernier ressort aux CRS et aux escadrons de gendarmerie mobile - même s’il peut s’avérer aujourd’hui indispensable - qui recréera la confiance entre la police et la population. C’est toute la conception républicaine de la police qui s’est trouvée atteinte par ce virage doctrinal.       <br />
              <br />
       Il est temps de redonner à la police de proximité de la substance, c’est-à-dire des effectifs, en particulier dans les grandes circonscriptions et dans les cités de banlieue. Mais cela suppose une conception humaniste et républicaine de la police, fondée sur la citoyenneté et la responsabilité.       <br />
              <br />
       <b>Cela peut-il suffire ?       <br />
       JPC :</b> Certainement pas. Le moment est venu non pas de « poursuivre », comme l’a dit le Président de la République, mais d’engager une véritable politique d’accès à la citoyenneté pour les jeunes en situation défavorisée. L’emploi est la clé de l’intégration. Des centaines de milliers d’emplois vont être libérés dans les prochaines années par le départ à la retraite des générations nombreuses d’après-guerre. C’est l’occasion, comme je l’avais proposé en vain, en 1999, de généraliser les préparations rémunérées aux concours de la Fonction Publique : on mettra le pied à l’étrier à tous ceux qui en ont la capacité : au-delà, les « contrats aidés » devraient conduire les entreprises, et d’abord les plus grandes, à recruter dans les cités et à mettre en place des plans prévisionnels d’embauche, afin de débonder l’abcès du ressentiment enfoui dans nos banlieues. Il faudra enfin donner à tous un sentiment commun d’appartenance. Mais cela, c’est le problème de la France au XXIe siècle ...
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