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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-18T03:07:09+02:00</updated>
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   <title>Au-delà des formules politiques usées, il y a la République et son exigence</title>
   <updated>2017-05-07T20:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Au-dela-des-formules-politiques-usees-il-y-a-la-Republique-et-son-exigence_a1918.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2017-05-07T20:32:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La très nette victoire d’Emmanuel Macron offre un répit à la France. C’était une gageure, Emmanuel Macron l’a relevée.       <br />
              <br />
       Mais cette victoire ne doit pas dissimuler l’ampleur des fractures sociales et la profondeur des ressentiments dont témoigne le score de l’extrême-droite au second tour, plus d’un tiers des voix, et un autre tiers d’abstention et de votes blancs parmi les inscrits.       <br />
              <br />
       Le nouveau président de la République est un peu dans la situation du Général de Gaulle en 1958. Il a devant lui des défis gigantesques. Il a eu le courage de s’y affronter. Il devra faire preuve de beaucoup de réalisme et de pédagogie. Il faut lui donner les moyens de réussir en faisant prévaloir une idée force : au-delà des formules politiques usées, il y a la République et son exigence. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Pen présidente serait "un très mauvais coup porté à la République" (Chevènement)</title>
   <updated>2017-05-05T11:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-Pen-presidente-serait-un-tres-mauvais-coup-porte-a-la-Republique-Chevenement_a1917.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/13041477-19758752.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-05T11:53:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, vendredi 5 mai 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/13041477-19758752.jpg?v=1493977976" alt="Le Pen présidente serait "un très mauvais coup porté à la République" (Chevènement)" title="Le Pen présidente serait "un très mauvais coup porté à la République" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a estimé vendredi que l'élection de Marine Le Pen au second tour dimanche serait &quot;un très mauvais coup porté à la République&quot;.       <br />
       Il juge que la candidate FN n'est &quot;pas construite&quot; et qu'Emmanuel Macron &quot;pourrait être un bon président&quot;.       <br />
              <br />
       Considérant qu'une élection de la candidate FN serait &quot;un très mauvais coup porté à la République, à son image, à son prestige&quot;, M. Chevènement a ajouté sur LCI qu'il ne la &quot;sen(t) pas construite&quot;. &quot;Je pense qu'elle n'a pas réellement pensé son affaire et qu'au fond elle n'est pas prête à exercer les responsabilités d'un président de la République&quot;, a-t-il déclaré.       <br />
              <br />
       M. Chevènement, qui avait déjà appelé récemment à un &quot;vote résolu&quot; en faveur d'Emmanuel Macron, a aussi jugé qu'il n'y avait &quot;pas vraiment photo&quot; entre lui et Mme Le Pen, et que la France &quot;ne sera pas défigurée&quot; si le candidat d'En Marche! est président. Ce sera &quot;bon pour son image&quot;, dit-il.       <br />
              <br />
       L'ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, ex-candidat à la présidentielle de 2002 (5,33%) et actuel président de la Fondation pour l'Islam de France, a par ailleurs affirmé qu'avant de quitter le ministère de l'Economie, en août 2016, Emmanuel Macron lui avait demandé son avis.       <br />
              <br />
       &quot;Je lui ai plutôt déconseillé de partir et de se porter candidat&quot;. &quot;Je ne pensais pas - à tort - qu'il serait capable de faire déjà ce qu'il a fait&quot;, dit-il. &quot;Malgré les appuis dont il bénéficiait, je ne pensais pas qu'il y       <br />
       arriverait&quot;, a affirmé l'ancien président du Mouvement républicain et citoyen (MRC).       <br />
              <br />
       &quot;Si j'ai un conseil à lui donner - d'ailleurs il ne m'écoute pas - c'est de choisir quelqu'un qui soit quand même assez proche de lui et en qui il puisse avoir confiance&quot;, a-t-il dit en évoquant le Premier ministre qui pourrait être choisi par M. Macron dans le cas où il serait élu dimanche président de la République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Il faut faire un choix de responsabilité et se placer du point de vue de l'intérêt général"</title>
   <updated>2017-05-05T11:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-faut-faire-un-choix-de-responsabilite-et-se-placer-du-point-de-vue-de-l-interet-general_a1916.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2017-05-05T11:26:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Audrey Crespo-Mara sur LCI, vendredi 5 mai 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.chevenement.fr/video/<iframe src="http://www.wat.tv/embedframe/341361chuPP3r13398743" frameborder="0" style="width: 640px; height: 360px;"></iframe>     </div>
     <div>
      Source : <a class="link" href="http://www.lci.fr/replay/replay-l-invite-politique-de-8h45-du-5-mai-2017-jean-pierre-chevenement-2050988.html">LCI</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Il-faut-faire-un-choix-de-responsabilite-et-se-placer-du-point-de-vue-de-l-interet-general_a1916.html" />
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   <title>Entretien à Sud Ouest: "L’esprit laïc, ça s’apprend"</title>
   <updated>2017-05-02T11:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-Sud-Ouest-L-esprit-laic-ca-s-apprend_a1915.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/12909162-19703722.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-02T11:29:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest dimanche, dimanche 30 avril 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/12909162-19703722.jpg?v=1493717343" alt="Entretien à Sud Ouest: "L’esprit laïc, ça s’apprend"" title="Entretien à Sud Ouest: "L’esprit laïc, ça s’apprend"" />
     </div>
     <div>
      <b>Sud Ouest Dimanche: Il a souvent été question, ces derniers mois, dans le débat public, d’&quot;identité&quot;. En quelques mots, qu’est, pour vous, l’identité française ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> C’est l’identité républicaine de la France. La définition de la nation française n’est ni ethnique ni religieuse : elle est politique. Elle est liée à l’affirmation de l’État et du citoyen. Le miracle de l’unité française, c’est l’État ; au cœur de la monarchie, puis de la République, cette identité reprend toute notre histoire, des origines à nos jours.       <br />
              <br />
       <b>Comment expliquez-vous que la laïcité, qui était un socle puissant il y a trente ans, soit aujourd’hui l’objet de polémiques ?</b>       <br />
       Elle est trop souvent mal comprise. Par exemple, elle est perçue comme une arme contre la religion, à tort : la laïcité permet l’expression de toutes les croyances religieuses. Mais elle implique que, dans le débat public, chacun mette ce qu’il a de commun avec ses concitoyens, privilégie l’argumentation raisonnée, et réserve à la sphère privée l’affirmation de ses convictions religieuses.       <br />
              <br />
       <b>Parle-t-on trop des appartenances religieuses ?</b>       <br />
       Il faut donner à la religion sa place, reconnaître la liberté religieuse, permettre l’exercice des cultes. Mais il ne faut pas substituer la question religieuse à la question sociale. Nous devrions toujours nous attacher à préciser la position sociale de tel ou tel dans la société, avant de le définir par la religion.       <br />
              <br />
       Je me souviens d’un préfet que Nicolas Sarkozy avait nommé en le présentant comme un &quot; préfet musulman &quot;. Ce préfet m’avait dit son embarras, car il se définit comme parfai- tement laïc et non par rapport à son appartenance religieuse. Il est dangereux de vouloir mettre la religion, comme symbole identitaire, à la place du social et du politique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Pensez-vous qu’une partie de la gauche a eu cette tentation ?</b>       <br />
       Il y a un peu plus de trente ans, on a substitué à l’ouvrier, comme figure rédemptrice, l’immigré, devenu aujourd’hui &quot; le musulman &quot;. Souvent, du reste, les immigrés sont des ouvriers… Cette définition réduit les ouvriers qui ne sont pas des immigrés à l’état de &quot; beaufs &quot;. Or, la gauche ne se justifie pour moi que si elle défend les intérêts de toutes les classes populaires, sans considération ethnique particulière. Toutes les classes populaires, indépendamment aussi de leurs croyances religieuses.       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes en pleine campagne électorale. Considérez-vous que des problèmes majeurs n’ont pas été abordés ?</b>       <br />
       C’est le moins que l’on puisse dire ! On parle de l’islam, qui peut être un problème, mais il n’est pas le problème à travers lequel on peut attendre de la République qu’elle se redéfinisse. Elle a d’autres défis à relever, dont il est hélas trop peu question : la désindustrialisation, le chômage de masse, la reconquête de la compétitivité, la redéfinition du projet européen, la politique étrangère. Bref, le sens de la France au XXIe siècle.       <br />
              <br />
       <b>Dans votre livre, vous nuancez l’idée, courante, selon laquelle l’intégration est en panne…</b>       <br />
       L’intégration n’est pas à l’arrêt, elle se poursuit. Il y a des élites musulmanes, des étudiants, des médecins, des entrepreneurs musulmans… En revanche, elle avance au ralenti. L’obstacle numéro un est le chômage de masse.       <br />
              <br />
       Ses effets sont aggravés par la concentration des populations immigrées dans des quartiers de banlieue, ce qui a un impact, par exemple, sur les établissements scolaires. L’intégration en France se fait surtout par l’école et par la citoyenneté : sur ces deux plans, elle est mise à l’épreuve.       <br />
              <br />
       <b>Une société laïque, fondée sur l’individu et la raison, ne manque-t-elle pas de transcendance ? Un dessein collectif peut-il s’affirmer sans croyance, sans sacré ?</b>       <br />
       Il y a certes une transcendance religieuse que peuvent éprouver catholiques, musulmans, juifs, protestants, c’est un domaine qui est libre, la République ne proscrit ni n’encourage les élans mystiques, elle les respecte. Mais il existe aussi une transcendance laïque, républicaine ! Beaucoup de gens se sont dévoués, sont morts pour la République. Charles Péguy parlait de &quot; mystique républicaine &quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vous appelez à promouvoir l’amitié civique. Par quels moyens, concrètement ?</b>       <br />
       Par l’éducation civique, par une exigence dans la qualité de nos débats, un soin aux mots que nous utilisons : nous débattons de tout à tort et à travers, en confondant les notions, en faisant des amalgames… Il faut un apprentissage. L’esprit laïc, républicain, n’est pas naturel. Il s’apprend. Il vise à encourager chaque citoyen à travailler sur lui-même pour privilégier l’argumentation raisonnée.       <br />
              <br />
       <b>Quelle est la vocation de la Fondation pour l’islam de France, dont le gouvernement vous a confié la présidence en août dernier ?</b>       <br />
       C’est une association reconnue d’utilité publique, elle vise à mieux faire connaître la culture et les civilisations musulmanes (arabe, africaine, moghole, perse, ottomane…) aux Français de toutes confessions.       <br />
              <br />
       <b>Vous n’êtes pas une personnalité musulmane, vous êtes un ancien ministre de l’Intérieur, votre désignation a été contestée…</b>       <br />
       Ceux qui ont protesté n’ont pas compris la nature de la fondation. Elle est laïque, a un but culturel, pédagogique, social et non religieux. Le gouvernement voulait, pour la présider, quelqu’un qui connaisse bien la laïcité et la République.       <br />
              <br />
       <b>Dans le débat médiatique, plusieurs personnalités (Élisabeth Lévy, Natacha Polony, Arnaud Montebourg…) soulignent l’influence que vous avez exercée sur leur parcours. N’avez-vous pas le sentiment d’avoir perdu au plan électoral, mais, d’une certaine manière, réussi au plan intellectuel ?</b>       <br />
       Je crois que sur la durée, plusieurs de mes décisions apparaissent justifiées. En 1983, j’ai démissionné car je considérais que le choix d’une monnaie trop forte handicaperait notre industrie : nous voyons, avec trente ans de recul, que nous avons perdu la moitié de nos emplois dans l’industrie, on est passé de 6 millions à 3 millions.       <br />
              <br />
       En 1990, j’ai démissionné pour protester contre la participation de la France à la guerre du Golfe. Qu’est-ce aujourd’hui que Daesh, sinon le produit de la destruction de l’Irak ? J’ai, toute ma vie durant, choisi de mener un combat d’idées avant tout. Je suis un homme d’action, mais d’abord de convictions. Si j’avais voulu faire une carrière purement politique, je m’y serais pris autrement.       <br />
              <br />
       <b>Vous auriez accepté davantage de compromis ?</b>       <br />
       Mais j’ai accepté plus de compromis qu’on ne le pense ! Avec le recul, je pense même que je n’ai pas démissionné aussi souvent que j’aurais pu le faire…       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.sudouest.fr/2017/04/27/jean-pierre-chevenement-l-esprit-laic-ca-s-apprend-3402746-710.php">Sud Ouest</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Etre au pouvoir n’est pas un projet. On est au pouvoir pour faire quelque chose"</title>
   <updated>2017-04-27T21:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Etre-au-pouvoir-n-est-pas-un-projet-On-est-au-pouvoir-pour-faire-quelque-chose_a1914.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2017-04-27T21:34:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, mercredi 26 avril 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.chevenement.fr/video/<iframe frameborder="0" width="600" height="338" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x5ju8ia" allowfullscreen></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/x5ju8ia_zemmour-et-naulleau-26-avril-2017-p2_tv" target="_blank">Zemmour et Naulleau 26 Avril 2017 P2</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/znzenclip" target="_blank">znzenclip</a></i>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les Français ont choisi le renouvellement des visages mais pas la continuité des politiques</title>
   <updated>2017-04-23T20:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Les-Francais-ont-choisi-le-renouvellement-des-visages-mais-pas-la-continuite-des-politiques_a1913.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2017-04-23T20:35:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Les Français, en mettant Emmanuel Macron au second tour, ont choisi le renouvellement des visages et d'un personnel politique usé par un bipartisme devenu de plus en plus artificiel.       <br />
              <br />
       Mais ils n'ont pas choisi la continuité, comme en témoigne le score élevé sinon majoritaire des candidats souverainistes. Emmanuel Macron devra s'en souvenir à l'heure des choix.        <br />
              <br />
       Une période est close. Les forces qui ont gouverné la France depuis un demi-siècle ont dévissé. Le Parti socialiste est divisé en trois. Le cycle d'Epinay est allé à son terme logique et depuis longtemps prévisible. La droite républicaine a perdu une élection qui paraissait imperdable. Comme le PS, elle entre dans une crise profonde et durable.        <br />
              <br />
       Dans l'immédiat, il faut que nos concitoyens se mobilisent pour écarter Marine Le Pen au second tour. Son score sans précédent doit obliger les forces républicaines à réviser enfin leur politique, comme elles ne l'ont pas fait après 2002 pour répondre au besoin de protection qu'exprime le pays. C'est dans cet esprit que j'appelle à un vote résolu pour Emmanuel Macron au second tour.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"</title>
   <updated>2017-04-13T19:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/J-ai-assez-honte-qu-avec-de-tels-problemes-a-resoudre-notre-pays-en-ait-ete-ramene-a-cette-campagne-de-caniveau_a1912.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/12105711-19441907.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-04-13T19:17:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement répondait aux questions de France Culture, jeudi 13 avril 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/12105711-19441907.jpg?v=1492103067" alt=""J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"" title=""J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"" />
     </div>
     <div>
      <b>Verbatim :</b>       <br />
       Le débat politique est tombé très bas. Il n'y a plus d'objectivité, de sens de la nuance, et même la reconnaissance qu’il peut y avoir de vrais débats. Prenons cet exemple : la rafle du Vél' d'Hiv a été ordonnée par M. Bousquet, secrétaire général de la police, et par, on peut le penser, Pierre Laval, président du Conseil, peut-être avec l'accord de Pétain. Naturellement, cette rafle obéissait aux désirs des occupants allemands, et en particulier du chef de la Gestapo, Oberg. Il y a eu des accords entre Oberg et Bousquet. On peut rappeler ce fait et à partir de là dire : le gouvernement de Vichy est le responsable de ce crime atroce qu'a été la déportation de 20 000 juifs vers l'Allemagne. Faut-il dire la France a commis l'irréparable, comme l'a dit Jacques Chirac en 1995 ? Pour ma part, je ne le pense pas, comme l'ont pensé à peu près tous les hommes politiques responsables en France jusqu'à Jacques Chirac. Car il y a une responsabilité pénale qui s'applique aux criminels, une responsabilité politique, qui s'applique aux peuples à travers les gouvernements qu'ils se sont donnés. Mais est-ce que le gouvernement de Vichy était un gouvernement légitime ? C'est la question de fond.       <br />
              <br />
       Sur le champ, un historien, Marc Bloch, à travers un livre intitulé <span style="font-style:italic">L’étrange défaite</span>, a parlé de coup d’état. Il a parlé des « nouveaux Bazaine » qui avaient trahi la République en offrant nos armées à la capitulation en sollicitant par radio cette capitulation alors que l’armistice n’avait pas déjà eu lieu. De Gaulle, à Londres, a lancé l’appel du 18 juin, en proclamant l’illégitimité du gouvernement qui venait de se constituer à l’époque à Bordeaux. C’est une thèse historique qu’il faut quand même rappeler parce que ce n’est pas un Président de la République ni même deux, ni même trois qui peuvent faire la vérité historique. Il y a un débat et moi je considère que le peuple français n’est pas coupable, on ne peut pas dire qu’il a commis l’irréparable parce que l’immense majorité du peuple français n’était évidemment pas d’accord avec cela.       <br />
              <br />
       C’est une illustration de la confusion du débat dans une campagne que je juge de très mauvaise qualité occultant les grands enjeux auxquels la France doit faire face et qui mériteraient un autre traitement. Il reste encore dix jours aux Français pour faire le meilleur choix en fonction des intérêts de la France: c’est un choix difficile.        <br />
              <br />
       J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau où les grands sujets sont très maltraités.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.franceculture.fr/emissions/secrets-de-campagne/les-sympathisants-socialistes-face-au-doute">France Culture</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Chevènement "voterait plutôt" Mélenchon... s'il s'agissait de reconstruire la gauche, mais pas pour la France</title>
   <updated>2017-03-23T22:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-voterait-plutot-Melenchon-s-il-s-agissait-de-reconstruire-la-gauche-mais-pas-pour-la-France_a1909.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2017-03-23T21:38:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 23 mars 2017, 11h49.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/11449704-19118966.jpg?v=1490290521" alt="Chevènement "voterait plutôt" Mélenchon... s'il s'agissait de reconstruire la gauche, mais pas pour la France" title="Chevènement "voterait plutôt" Mélenchon... s'il s'agissait de reconstruire la gauche, mais pas pour la France" />
     </div>
     <div>
      Paris, 23 mars 2017 (AFP) - L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement &quot;voterait plutôt&quot; pour Jean-Luc Mélenchon s'il se plaçait dans la perspective de &quot;la reconstruction de la gauche&quot;, mais pas s'il se place &quot;du point de vue des intérêts de la France&quot;, a-t-il indiqué jeudi.       <br />
              <br />
       L'ancien président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a regretté sur Europe 1 que la campagne pour l'élection présidentielle n'ait &quot;pas véritablement commencé&quot;, estimant que les &quot;affaires&quot; portent &quot;un grave tort&quot; à &quot;la démocratie républicaine&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Les électeurs expriment le rejet, beaucoup ne veulent pas aller voter, et ce n'est pas ce que je leur conseille&quot;, a-t-il dit, leur conseillant &quot;de se placer d'un point de vue plus élevé&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Il y a ceux qui veulent privilégier la reconstruction de la gauche, si je me plaçais dans cette perspective, moi je voterais plutôt Mélenchon&quot;, a-t-il développé, tout en soulignant ne pas être d'accord avec lui sur &quot;un certain nombre de choses&quot;. &quot;Mais je trouve qu'il a du talent et qu'il est porteur d'une certaine capacité de renouvellement&quot;, a-t-il ajouté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;Si je me place du point de vue des intérêts de la France, naturellement je ne voterais pas pour Jean-Luc Mélenchon&quot;, a poursuivi M. Chevènement, reprochant au candidat de La France insoumise d'avoir &quot;adopté une posture purement tribunitienne&quot;. &quot;J'aurais aimé qu'il prenne une posture rassembleuse&quot;.       <br />
              <br />
       M. Chevènement a également exprimé une opinion balancée sur le candidat de la droite François Fillon. &quot;Je critique le programme de François Fillon sur deux points: son programme économique, je ne crois pas à une purge aussi sévère que celle qu'il prévoit, (...) et je pense que c'est une erreur de désigner comme adversaire l'islam ou même le totalitarisme islamique&quot;, a-t-il développé.       <br />
              <br />
       &quot;Mais par ailleurs sur la politique étrangère, je pense qu'il parle le langage d'un homme d'Etat&quot;, a ajouté M. Chevènement, qui est notamment représentant spécial de la France pour la Russie.       <br />
              <br />
       Interrogé sur la candidature d'Emmanuel Macron, M. Chevènement a jugé que &quot;c'est un homme intelligent, c'est un homme séduisant, c'est un homme qui a su tracer son chemin&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Il faut voir ce qu'il propose, quelle est la politique qu'il propose&quot;, a-t-il ajouté, relevant &quot;une certaine ambivalence chez Emmanuel Macron&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je pense qu'il faut que les Français jugent les candidats sur leurs propositions et restent libres de leur vote jusqu'à la veille du premier tour&quot;, a conclu le président de la Fondation pour l'Islam de France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-voterait-plutot-Melenchon-s-il-s-agissait-de-reconstruire-la-gauche-mais-pas-pour-la-France_a1909.html" />
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   <title>"Il faut que les Français restent libres de leur vote jusqu'à la veille du premier tour"</title>
   <updated>2017-03-23T22:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-faut-que-les-Francais-restent-libres-de-leur-vote-jusqu-a-la-veille-du-premier-tour_a1910.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2017-03-23T21:36:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Fabien Namias sur Europe 1 pour l'interview politique, jeudi 23 mars 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Verbatim express <a class="link" href="http://www.europe1.fr/politique/pour-reconstruire-la-gauche-chevenement-voterait-plutot-melenchon-mais-3144350">sur Europe 1</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Je suis inquiet pour l'avenir de notre démocratie"</title>
   <updated>2017-03-08T07:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Je-suis-inquiet-pour-l-avenir-de-notre-democratie_a1908.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2017-03-08T07:04:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Express, propos recueillis par Anne Rosencher, 7 mars 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/11328062-18871582.jpg?v=1488953020" alt=""Je suis inquiet pour l'avenir de notre démocratie"" title=""Je suis inquiet pour l'avenir de notre démocratie"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Express: Que vous inspire la situation politique actuelle ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Je suis très inquiet pour l'avenir de notre démocratie. Même si, pour des raisons d'opportunité, François Fillon a adouci son ton à l'égard de la justice, je comprends l'état d'esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages. La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal de nos institutions, et je m'alarme des conséquences que cela pourrait avoir. Comment l'électorat qui avait choisi François Fillon va-t-il réagir si ce dernier est conduit à retirer sa candidature, ou ne peut valablement poursuivre sa campagne? Je crains qu'une partie de ces électeurs n'accepte pas ce glissement vers ce qu'on appelle le gouvernement des juges. Il y a une dizaine d'années, je m'étais alarmé dans une tribune au journal Le Monde que son directeur d'alors, M. Colombani, nous vante &quot;la judiciarisation de l'espace public et le règne de l'opinion comme le sommet inégalé de la régulation des sociétés démocratiques, en passant par pertes et profits les ravages qu'exerce le préjugé&quot;. Je n'y voyais déjà rien de tel : &quot;L'étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, le tribunal devenant bien souvent pilori&quot;, écrivais-je. Je ne changerais pas un mot aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>Etes-vous de ceux, dès lors, qui préconisent une trêve judiciaire le temps des campagnes ?</b>       <br />
       Je pense que le Parquet national financier a pris son temps, contrairement aux juges qu'il a désignés. Une convocation deux jours avant la clôture des parrainages, voilà qui pose problème. Et n'en déduisez pas que je soutiens pour autant le programme économique de François Fillon, ni la regrettable confusion qu'il fait entre &quot;islamique&quot; et &quot;islamiste&quot;. Ma réflexion porte sur le fonctionnement de notre démocratie : la république, c'est d'abord le suffrage universel et la sérénité avec laquelle les citoyens doivent pouvoir s'exprimer.       <br />
              <br />
       <b>Il y a quelques semaines, Marcel Gauchet mettait en garde contre la pluie d'opprobres qui pourrait s'abattre après l'affaire Fillon, pas seulement sur le personnel politique, mais aussi sur les médias et le pouvoir judiciaire. Craignez-vous également cette sorte de déréliction démocratique ?</b>       <br />
       Oui, je la crains. On semble oublier que le Front national est tout de même à plus de 40 % au deuxième tour dans les sondages. Tout cela devrait imposer à chacun un minimum de déontologie et de sens des responsabilités.       <br />
              <br />
       Source: <a class="link" href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/elections/jean-pierre-chevenement-je-suis-inquiet-pour-l-avenir-de-notre-democratie_1886550.html">L'Express</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Je-suis-inquiet-pour-l-avenir-de-notre-democratie_a1908.html" />
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   <title>"À mon avis, seul un gouvernement de salut public est à la hauteur des défis énormes de la France"</title>
   <updated>2017-02-23T17:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/A-mon-avis-seul-un-gouvernement-de-salut-public-est-a-la-hauteur-des-defis-enormes-de-la-France_a1905.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2017-02-23T17:26:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission Polonium, animée par Natacha Polony, sur Paris Première, mercredi 22 février 2017.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="610" height="343" src="https://www.youtube.com/embed/q1bFqC8an-E?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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  <entry>
   <title>"Si Macron l'emporte, que restera-t-il du PS?"</title>
   <updated>2017-01-11T16:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Si-Macron-l-emporte-que-restera-t-il-du-PS_a1901.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2017-01-11T16:08:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Provence, propos recueillis par Marie-Cécile Berenger, mercredi 11 janvier 2017.     <div>
      <b>La Provence: Vous dressez un diagnostic inquiétant de la mondialisation...       <br />
       Jean-Pierre Chevènement: </b>Nous sommes frappés depuis 30 ans par la désindustrialisation, un chômage de masse, une certaine désagrégation du pays, et maintenant la montée du terrorisme djihadiste. C'est la conséquence de cette mutation du capitalisme qui a entraîné &quot;la gouvernance par les nombres&quot;. Les phénomènes comme le Brexit sont les symptômes d'un monde qui va changer de paradigme. On sent un recentrage au moins des grands pays sur ce qu'on aurait appelé autrefois une sphère de co-prospérité, on va voir l'Amérique se replier sur elle-même, la Chine entraîner l'Asie dans son orbite.       <br />
              <br />
       L'Europe a encore sa place ? La question est de savoir si l'Europe peut modifier son modèle de développement imposé par l'Allemagne, un modèle mercantiliste. Il est temps qu'en France, une voix s'élève pour rectifier la trajectoire. L'Europe a toujours sa place mais il faut qu'elle la taille en partenariat étroit avec la Russie.       <br />
              <br />
       <b>Quel serait votre candidat idéal à la présidentielle ?</b>       <br />
       Fillon pour la politique étrangère, Valls pour les soucis de l'État, de l'ordre public, de la lutte contre le terrorisme, Montebourg pour le made in France, la politique industrielle, l'État stratège et la critique de la politique européenne. Le pays attend une vision cohérente à long terme et aujourd'hui, il n'a pas son compte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Cette vision pourrait sortir de la primaire socialiste ?</b>       <br />
       Je ne crois pas, c'est pourquoi je me tiens en dehors. Le Parti socialiste est arrivé au bout de son cycle depuis longtemps et la montée de Macron traduit le désaveu des Français. Il a eu l'art de ne pas s'avancer beaucoup dans le domaine des propositions. Il peut contenter tout le monde ainsi.       <br />
              <br />
       <b>Il est populiste ?</b>       <br />
       Il n'entre pas dans la catégorie habituelle de populisme, il est assez habile pour ne pas décevoir une partie de ses soutiens.       <br />
              <br />
       <b>Il y aura encore un PS demain ?</b>       <br />
       Ce n'est pas sûr. Si Macron l'emporte devant ses concurrents de gauche au premier tour de la présidentielle, qu'est-ce qui restera du PS ? Le pays a besoin d'un gouvernement républicain énergique, d'un pôle républicain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Je ne suis pas partisan du grand bond en arrière social de François Fillon"</title>
   <updated>2017-01-08T15:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Je-ne-suis-pas-partisan-du-grand-bond-en-arriere-social-de-Francois-Fillon_a1900.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2017-01-04T12:30:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Laurence Ferrari sur ITélé, mardi 3 janvier 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/cd752d9d771c1015323d61b1e9e611b6f1d09a53" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Comment intégrer enfin l'islam à la République</title>
   <updated>2016-12-24T10:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Comment-integrer-enfin-l-islam-a-la-Republique_a1898.html</id>
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   <published>2016-12-24T10:24:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Marianne, propos recueillis par Hervé Nathan, jeudi 22 décembre 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/10836989-17913024.jpg?v=1774499904" alt="Comment intégrer enfin l'islam à la République" title="Comment intégrer enfin l'islam à la République" />
     </div>
     <div>
      <b>Marianne : En 1999, ministre de l'Intérieur chargé des cultes, vous aviez amorcé l'organisation de l'islam de France, avec l'istishara («consultation»). Pour intégrer une religion minoritaire et venue de l'étranger à la République, vous vous inspiriez clairement de l'œuvre de Napoléon qui, au début du XIXe siècle, avait créé autoritairement les institutions du judaïsme français. Dix-sept années plus tard, on semble ne pas avoir beaucoup avancé...       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> Nous ne sommes plus au temps de Napoléon. J'espérais que, dans une République laïque, les musulmans se mettraient d'eux-mêmes d'accord sur les objectifs et les moyens et sur les règles de fonctionnement de leur culte. Ça n'a été qu'insuffisamment possible car l'islam en France est organisé très largement en obédiences relevant d'un pays d'origine, l'Algérie, le Maroc et la Turquie principalement. Ces fédérations se neutralisent quelque peu. J'ajoute une fédération qui ne dépend d'aucun pays, l'UOIF, réputée proche des Frères musulmans. L'islam de France est à créer pour les nouvelles générations de musulmans et dans l'intérêt du pays tout entier. C'est une œuvre de longue haleine.       <br />
              <br />
       <b>On aboutit en 2016 à une espèce de triangle institutionnel : le CFCM qui a déjà son histoire, la Fondation de l'islam de France que vous présidez et bientôt, sans doute, une association cultuelle selon la loi de 1905. Est-ce qu'enfin on peut espérer un édifice institutionnel vraiment représentatif des musulmans ?</b>       <br />
       Il faut distinguer ce qui a été fait et ce qui reste à faire. L'instance légitime élue de représentation des musulmans, c'est le CFCM, créé en 2003 sur la base de la consultation que j'avais lancée en 1999 qui a donné lieu à une déclaration de toutes les sensibilités de l'islam et du ministre de l'Intérieur, déclaration intitulée : «Principes régissant les rapports entre le culte musulman et les pouvoirs publics». C'est donc l'instance religieuse, l'équivalent de la Conférence des évêques, du Consistoire central, de la Fédération du protestantisme. La fondation est d'une nature tout à fait différente : laïque, elle n'a d'objet que profane, sa vocation est d'abord culturelle, éducative, sociale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Elle est conçue comme un pont entre l'islam et la République, un pont de l'islam vers les Français pour leur faire connaître la religion de 4,5 millions de Français et de 1,8 milliard de personnes dans le monde, religion de plusieurs grands pays voisins auxquels nous unissent des liens particuliers : Maroc, Tunisie, Algérie, pays de l'Afrique subsaharienne qui sont musulmans, mais aussi pays du Proche- et du Moyen-Orient. La fondation qu'a voulue Bernard Cazeneuve doit aussi se tourner vers cette fraction de la jeunesse, hors sol, qui ne sait plus très bien à quel pays elle appartient, une jeunesse déracinée, pour parler comme Barrès, mais bien davantage que ne l'étaient les jeunes étudiants de Nancy à Paris dans les années 1890 ! Nous voulons aider au surgissement de modèles d'identification qui ne soient pas mortifères, mais qui ouvrent sur des chemins d'élévation sociale, morale, spirituelle. Nous allons aider à la promotion de films télévisés sur les rapports historiques entre la France et l'islam, sur la contribution des musulmans à la construction de notre pays et sur ce que sont les grandes civilisations de l'islam. Et peut-être ferons-nous comprendre ce qu'est le principal message de l'islam, dont, pour qui le connaît un peu, les grandes valeurs morales ne sont pas si éloignées de celles de la République : égalité, justice, sensibilité au sort des plus faibles, etc. Cela, dans un esprit laïque bien entendu : celui de l'enseignement objectif du fait religieux.       <br />
              <br />
       <b>Parlons des valeurs. Ne faudrait-il pas être bien plus affirmatif en enjoignant aux musulmans d'adapter leurs valeurs religieuses à celles de la République, en particulier sur l'égalité entre les hommes et les femmes ou la liberté de penser, ce qui impliquerait la reconnaissance de l'apostasie. N'est-ce pas aux musulmans de faire cet effort-là plutôt qu'à la République de montrer qu'elle est accueillante ?</b>       <br />
       Je vous ai parlé d'un pont entre l'islam et la République, mais le pont n'est pas à sens unique. Certains chercheurs m'ont reproché non sans quelque malice, d'avoir signé <span style="font-style:italic">(le 28 janvier 2000)</span>, une déclaration de principes, qui ne mentionnerait pas expressément le droit à l'apostasie. Formulé comme cela, c'est exact. J'ai jugé en effet préférable de renvoyer l'énoncé détaillé des principes à la Charte européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales où le droit de changer de religion figure en toutes lettres. Le droit de changer de religion est garanti par cette déclaration et les organisations signataires se sont engagées à reconnaître tous les principes énoncés par la charte <span style="font-style:italic">«sans exception»</span>. Le CFCM , de son côté a créé un conseil religieux qui a adopté récemment une «charte de l'imam». Ce n'est pas une habilitation formelle, mais les mosquées seront puissamment incitées à recruter des imams recommandés par le CFCM.       <br />
              <br />
       De plus, le comité d'orientation de la fondation, lieu de réflexion qui alimentera notre programme d'action, où les femmes seront presque aussi nombreuses que les hommes, bénéficiera de la présence de personnalités comme Soheib Bencheikh, Abdennour Bidar ou Nada Yafi dont la réflexion et la culture contribueront sans doute à faire «bouger les lignes». L'égalité hommes-femmes est une conquête à laquelle toutes les religions ont dû se plier.       <br />
              <br />
       <b>Peut-on se satisfaire longtemps de l'anarchie qui règne en matière de formation des imams en France ? Ou se contenter des formations assurées en Turquie ou à l'institut Mohammed-VI au Maroc ?</b>       <br />
       Il y a environ 2 500 mosquées, donc au moins autant d'imams. Aujourd'hui, tout le monde peut s'improviser imam. Environ 300 d'entre eux sont des «imams détachés» par leur pays d'origine : l'Algérie, le Maroc et la Turquie. Les imams doivent être formés à un bon niveau théologique. La République française ne peut pas accepter des prédicateurs salafistes qui tiennent des discours de haine et d'exclusion, et alimentent ainsi des terreaux qui sont ceux du djihadisme. La fondation est compétente pour tout ce qui relève de la formation profane des imams : la connaissance de la langue, du droit, des grandes règles de la République, le civisme... Une quinzaine de diplômes universitaires sont déjà opérationnels. Nous allons encourager, par des bourses, les candidats à l'imamat à obtenir ces diplômes.       <br />
              <br />
       La France étant une République laïque, nous nous interdisons de former religieusement des imams. Nous devons passer par des instituts privés et, en attendant, négocier des accords avec les trois pays d'origine qui garantissent le niveau et le contenu de la formation et la connaissance du français. Des instituts universitaires d'islamologie vont nous être proposés par la mission dirigée par Rachid Benzine.       <br />
              <br />
       J'en viens maintenant à l'association cultuelle qui reste à créer. Seule celle-ci peut drainer les fonds nécessaires pour prendre en charge la formation des imams, leur rémunération, leur protection sociale et leur retraite. Il y a un immense chantier à ouvrir dans cette direction qui suppose une meilleure organisation du marché du halal et du marché du pèlerinage et peut-être aussi une mobilisation plus importante du denier du culte. On estime que de 4 à 5 millions de musulmans vivent en France : tous ne sont pas pauvres, tous ne sont pas pratiquants, mais il n'en reste pas moins qu'avec un effectif beaucoup plus modeste la communauté juive ou la communauté protestante ont pu assurer un financement convenable de leurs institutions. C'est l'intérêt financier et politique de la communauté musulmane d'y parvenir elle aussi.       <br />
              <br />
       <b>Dans le débat public, NKM milite pour l'interdiction du salafisme en France. Au nom de la défense des valeurs de la République. Qu'en pensez-vous ?</b>       <br />
       Je ne suis pas ministre de l'Intérieur, mais président de la Fondation de l'islam de France. J'estime néanmoins qu'une telle interdiction serait contraire à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui stipule que <span style="font-style:italic">«nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses»</span>. Le problème doit être pris sous l'angle des manquements aux lois républicaines par exemple, des brochures qui diffusent un message qui peut appeler au meurtre ou professer ouvertement l'infériorité de la femme par rapport à l'homme n'ont pas lieu de paraître sur le territoire national.       <br />
              <br />
       <b>Est-ce qu'on peut utilement appeler au respect des règles républicaines, qui sont un impératif, quand par ailleurs ces mêmes populations sont en grande partie confrontées à des discriminations, par exemple dans l'accès au travail, plus de façon ethnique que de par leur religion. Le Premier ministre Valls parlait d'«apartheid social» après les attentats contre Charlie Hebdo, est-ce que la République peut être à ce point boiteuse ?</b>       <br />
       Dans mon dernier livre, intitulé <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/defi-de-civilisation/">Un défi de civilisation</a> [Fayard], j'évoque la politique de recrutement <span style="font-style:italic">«à l'image de la population»</span> que j'ai cherché à promouvoir comme ministre de l'Intérieur en 1999. C'était l'objet des comités d'accès à la citoyenneté (Codac), qui ont donné de bons résultats en mobilisant les institutions comme la SNCF, la RATP, ou celles de l'Etat. On dit toujours qu'il y a 700 djihadistes français en Syrie, mais il y a 10 000 soldats musulmans dans les rangs de l'armée française ! Il n'est pas nécessaire d'aller vers les quotas ethniques : la France est une nation pluriethnique, pluriconfessionnelle, elle n'est pas multiculturelle. Elle a une culture : c'est la culture républicaine qu'il faut essayer de faire vivre, mais encore faut-il qu'il y ait une volonté convergente des politiques, dans tous les compartiments de l'Etat et y compris chez les élus de terrain, souvent trop sensibles, par électoralisme, aux pressions qu'ils peuvent subir. Est-ce que cette volonté existe dans l'Etat ? Là est la vraie question.       <br />
              <br />
       <b>Dans un peu plus de quatre mois auront lieu des échéances politiques majeures en France : élection présidentielle puis élections législatives. Souhaitez-vous que l'intégration soit un des débats majeurs de la campagne électorale, de façon que le peuple français puisse en trancher ?</b>       <br />
       Il doit y avoir un débat sur ce sujet, sur la République et sur la volonté de continuer la France. On ne devrait pas isoler une catégorie de citoyens. D'autant que, lorsqu'on dit «musulman» aujourd'hui, on désigne des personnes de tradition ou de culture musulmane dont un bon quart d'entre elles ne sont pas pratiquantes. Il faut respecter la liberté de conscience. La République, c'est cela : la liberté de religion, mais aussi la liberté de l'individu face aux pressions que peuvent exercer sur lui des groupes d'appartenance. C'est ce qui différencie le modèle républicain du modèle communautaire.       <br />
              <br />
       <b>Mais comment organiser ce débat sans qu'il tombe dans le vertige identitaire ? Si on revient en arrière, on constate que la question de l'intégration - comment faire un peuple - est devenue celle de l'identité, c'est-à-dire comment séparer le peuple...</b>       <br />
       Cette confusion résulte de concepts mal assurés. L'identité d'un peuple, c'est toute son histoire. L'identité de la France n'est pas un problème : 1789 est le produit de notre histoire. Depuis la Révolution française, nous sommes à la fois la France et la République, c'est-à-dire une nation de citoyens soudés par l'adhésion aux principes posés par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Or, beaucoup d'hommes politiques aujourd'hui n'évoquent que le peuple au sens ethnique du terme ou alors les droits de l'homme, en oubliant les droits du citoyen qui garantissent les premiers. Ils oublient le civisme qui ne peut exister sans le patriotisme. A force d'oublier la nation, les droits-de-l'hommistes européistes et postnationaux ont ouvert un boulevard au Front national. La nation française est une communauté de citoyens. Elle a une histoire derrière elle et un avenir devant elle.       <br />
              <br />
       <b>Sur votre blog, vous faites l'éloge de Manuel Valls et d'Arnaud Montebourg. Le premier pour son autorité, le second pour sa vision de l'Europe. Mais Manuel Valls n'est-il pas plus clair et volontariste vis-à-vis du radicalisme religieux ?</b>       <br />
       Je me tiens en dehors de la primaire du PS, parti auquel je n'appartiens plus depuis vingt-trois ans. J'observe cependant que Montebourg porte une critique forte des politiques menées depuis trente ans qui ont conduit à la désindustrialisation de la France. Valls porte des valeurs régaliennes incontestables. Il a eu des phrases fortes : <span style="font-style:italic">«Tous les salafistes ne sont pas des djihadistes, mais tous les djihadistes sont des salafistes.»</span> Mais il faut rentrer plus avant dans la problématique de l'islam de France, dans ses difficultés concrètes, dans le fait qu'il y a incontestablement davantage de chômeurs parmi les jeunes de culture musulmane que chez les autres, en évitant de passer du discours antidiscrimination au discours victimaire propre à légitimer tous les comportements déviants, y compris terroristes. Il faut trouver le point juste dans l'expression et dans la pratique, et il faut le trouver tous ensemble. Nous devons désamorcer les processus de surenchère et d'escalade qui peuvent dresser une partie des Français contre une autre. Cette pente est plus facile à dévaler qu'à remonter. Nous avons à ouvrir des voies nouvelles de réussite et à favoriser l'édification pour des jeunes privés de repères, de parcours d'élévation morale et spirituelle qui leur manquent aujourd'hui.       <br />
              <br />
       <b>Au moment de l'affaire du burkini, vous avez appelé les musulmans à la discrétion...</b>       <br />
       C'était avant l'affaire du burkini. J'ai appelé les musulmans à la discrétion, comme toutes les autres religions, dans l'expression de leur foi dans l'espace public de débat. La laïcité, c'est aussi l'acceptation d'un espace commun de citoyenneté où, quelle que soit leur religion, les citoyens doivent s'exprimer d'une manière argumentée, à la lumière de la raison naturelle, sans chercher à imposer les dogmes qui leur sont propres. Sans exercer une emprise excessive sur la vie de la cité qui nuirait à la liberté d'expression individuelle. Chacun enfin doit faire un effort du point de vue de l'intégration aux us et coutumes de la communauté nationale. Il est souhaitable que, comme toutes les vagues de l'immigration qui se sont succédé dans notre pays depuis un siècle et demi, les plus récentes fassent un effort pour se rapprocher du modèle historique dominant. Je crois cet objectif accessible. C'est affaire de pédagogie collective.       <br />
              <br />
       <b>La République a été longtemps assimilationniste. Vous pensez que ce concept peut retrouver de la validité ?</b>       <br />
       Le mot existe toujours dans le code civil, puisque l'assimilation est la condition de la naturalisation. Mais, dans l'usage, ce mot a été plus ou moins délaissé. Je reprends l'analyse de Jacques Berque. La France a toujours accepté des apports extérieurs, par exemple italien au XVIe siècle, espagnol au XVIIe, germaniques ou anglo-saxons au XIXe et au XXe siècle ou arabe aujourd'hui. Mais ces apports ne doivent pas nuire au maintien de la personnalité structurée de la France et à son corpus de principes fondamentaux. Je ne suis pas de ceux qui considèrent que l'intégration a définitivement échoué. Il faut qu'elle se poursuive, car elle signifie la maîtrise des codes sociaux qui permettent, en République, l'exercice de la liberté. Pour réussir pleinement, elle a besoin d'être soutenue par l'émergence d'un islam respectueux des principes républicains. Raisonnons plus largement : la montée du fondamentalisme religieux dans le monde musulman est l'envers de l'échec de la Nahda, c'est-à-dire de la «Réforme» en pays d'islam. Ou on reste sur cet échec dans lequel l'Occident a eu sa part, ou on considère que la Nahda a encore l'avenir devant elle. C'est le défi de notre coexistence harmonieuse. Nous avons nous-mêmes fait descendre le ciel sur la Terre avec la Révolution française qui a fondé l'ordre humain sur les principes des droits de l'homme et du citoyen. Nous n'avons pas à aider ceux qui veulent rétablir à leur manière le droit divin, et revenir sur une conquête historique qui ne concerne pas que la France mais toute l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Comment-integrer-enfin-l-islam-a-la-Republique_a1898.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>A propos des primaires à gauche</title>
   <updated>2016-12-07T13:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/A-propos-des-primaires-a-gauche_a1893.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2016-12-07T13:18:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Je n’entends pas prendre position dans les primaires organisées par le parti socialiste auquel je n’appartiens plus depuis 1993.        <br />
              <br />
       Arnaud Montebourg a toujours tenu des positions méritoires et continues sur la nécessité d’une politique industrielle fondée sur le patriotisme économique. De même a-t-il constamment pointé les vices de conception de l’actuelle construction européenne.        <br />
              <br />
       Manuel Valls quant à lui a pris la mesure des problèmes de sécurité que le pays va devoir affronter. Son sens de l’autorité de l’Etat est indéniable.        <br />
              <br />
       Les orientations portées par ces deux candidats sont à mes yeux plus complémentaires qu’opposées.       <br />
              <br />
       La France, qui seule compte, est placée devant deux défis :        <br />
       -	relever l’idée républicaine dans sa cohérence et dans son exigence ;       <br />
       -	se plier en tous domaines à un devoir de vérité et accomplir un effort de rigueur qui, pour être accepté, devra être équitablement partagé.       <br />
              <br />
       Sur ces deux sujets, le pays mérite un débat approfondi et sans démagogie.       <br />
              <br />
       A ce stade, j’entends avant tout préserver ma liberté de jugement et d’expression afin de faire valoir ces exigences et ainsi servir le pays.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/A-propos-des-primaires-a-gauche_a1893.html" />
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  <entry>
   <title>Communiqué de Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2016-12-01T21:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Communique-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1891.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2016-12-01T21:19:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l’était pas
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Communique-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1891.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Nous allons en direction d’une reprise en main par les peuples des leviers qui commandent leur destin"</title>
   <updated>2016-11-18T19:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Nous-allons-en-direction-d-une-reprise-en-main-par-les-peuples-des-leviers-qui-commandent-leur-destin_a1888.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2016-11-18T19:58:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour et Naulleau sur Paris Première, mercredi 16 novembre 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/30044b3c5612754af0438dd6f099670304283e35" width="608" height="372">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>"Il faut recentrer l'Europe sur l'essentiel, quitte à faire une Europe à géométrie variable"</title>
   <updated>2016-11-16T19:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-faut-recentrer-l-Europe-sur-l-essentiel-quitte-a-faire-une-Europe-a-geometrie-variable_a1887.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2016-11-16T19:46:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Grand angle du 64' de TV5 Monde, mercredi 16 novembre 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/f9a29d3cdfa100bdac434dab43223ea91e7e7bf4" width="608" height="372">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>Présidentielle: si Hollande renonçait, ce ne serait "pas déshonorant" (Chevènement)</title>
   <updated>2016-11-16T19:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Presidentielle-si-Hollande-renoncait-ce-ne-serait-pas-deshonorant-Chevenement_a1886.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2016-11-16T17:52:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 16 novembre 2016, 16h15.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/10600401-17439120.jpg?v=1479315027" alt="Présidentielle: si Hollande renonçait, ce ne serait "pas déshonorant" (Chevènement)" title="Présidentielle: si Hollande renonçait, ce ne serait "pas déshonorant" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a estimé mercredi que ce ne serait &quot;pas déshonorant&quot; pour François Hollande de renoncer à se représenter à la présidentielle de 2017, &quot;un choix qui lui appartient&quot;.       <br />
              <br />
       Invité à dire si le président Hollande était en état de se représenter, au vu des mauvais sondages, M. Chevènement a estimé, devant l'Association des journalistes parlementaires (AJP), qu'il avait &quot;le choix entre deux solutions&quot;.       <br />
              <br />
       François Hollande peut &quot;se représenter, c'est normalement ce que font les présidents sortants&quot;, et &quot;puis, il y a un autre choix, qui n'est pas déshonorant&quot;, a estimé cet ex-ministre et ancien sénateur, dans une allusion à un renoncement.       <br />
              <br />
       A ses yeux, cette deuxième option consisterait à dire: &quot;J'ai fait les choix qui me paraissaient bons pour le pays, en même temps je vois que beaucoup de gens ne sont pas convaincus et que, peut-être, les résultats ne sont pas tout à fait à la hauteur de ce que j'espérais moi-même, donc je considère qu'il n'est pas déshonorant de...&quot; et cela &quot;serait un discours de dignité.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Celui qui fut candidat à l'élection présidentielle de 2002 (5,33%) a jugé que François Hollande avait été élu en 2012 &quot;par un rejet de Nicolas Sarkozy&quot;, même si le discours du Bourget avait créé un &quot;petit élan&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Tout cela a évidemment débouché sur une certaine déception&quot;, a-t-il observé, glissant que, pour sa part, il ne &quot;nourrissait pas d'illusions excessives sur ce qu'il y avait à attendre&quot;.       <br />
              <br />
       Invité à dire qui portait le mieux ses idées pour 2017, il a cité, &quot;dans l'hypothèse où François Hollande ne serait pas candidat&quot;, Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et Manuel Valls. &quot;Voilà trois hommes qui me paraissent pouvoir prétendre à des titres divers, à incarner la gauche&quot;, a-t-il dit.       <br />
              <br />
       Craignant que cette année électorale ne soit le &quot;début d'une ère de secousses&quot;, car même si Marine Le Pen n'est pas élue, &quot;elle fera un score certainement, et un trouble profond va s'installer&quot;, M. Chevènement a aussi relevé que le président élu, quel qu'il soit, n'aura pas l'assurance d'avoir une majorité.       <br />
              <br />
       Interrogé sur Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la France à la présidentielle, qu'il avait tenté l'an dernier de faire dialoguer avec M. Montebourg et Jean-Luc Mélenchon, il l'a jugé &quot;intéressant à écouter, à lire&quot;, mais il veut &quot;faire turbuler la droite&quot; alors que &quot;c'est tout le système qu'il faut faire turbuler&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Presidentielle-si-Hollande-renoncait-ce-ne-serait-pas-deshonorant-Chevenement_a1886.html" />
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  <entry>
   <title>"Hollande a capitulé devant le pouvoir médiatique"</title>
   <updated>2016-11-17T10:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Hollande-a-capitule-devant-le-pouvoir-mediatique_a1885.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2016-11-15T16:35:00+01:00</published>
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Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Paris Match, propos recueillis par Elisabeth Chavelet, mardi 15 novembre 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/10591943-17422203.jpg?v=1479229908" alt=""Hollande a capitulé devant le pouvoir médiatique"" title=""Hollande a capitulé devant le pouvoir médiatique"" />
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      <b>Paris Match: Dans votre livre, vous dénoncez avec vigueur l’absence de patriotisme économique des «élites mondialisées», rejetées de ce fait par les classes populaires. Ce rejet est-il la raison numéro un de l’élection de Donald Trump? En annonce-t-il d’autres?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Bien sûr! L’échec d’Hillary Clinton est celui de la stratégie de «Terra Nova» : quand le peuple se révolte, l’addition des minorités ne suffit plus, comme le croit le think tank social-libéral, à faire une majorité. Regardez en France ce qui vient de se passer chez Alstom Transport, dans l’usine de locomotives de Belfort. Elle employait 1500 personnes en 1995, seulement 480 aujourd’hui. Que s’est-il passé? La direction a donné à fabriquer les composants à des pays à bas coûts, en République tchèque et ailleurs. Et on a jeté aux orties le savoir faire des ingénieurs, ouvriers et techniciens pour pouvoir distribuer plus d’argent aux actionnaires avec comme perspective la fermeture de l’usine : une catastrophe. Le capitalisme financier est arrivé à bout de souffle. Les peuples le rejettent. On s’étonne de l’élection de Trump. Mais ceux qui ont soutenu le développement de cette mondialisation financière sous Reagan, puis Bush père, puis Bill Clinton et Bush fils, ne devraient pas s’étonner de la profondeur du rejet. Plus les élites sont mondialisées, comme elles le sont en France, et moins elles comprennent ce rejet.       <br />
              <br />
       <b>Etes-vous inquiet ou satisfait de l’élection de Donald Trump?</b>       <br />
       Le peuple américain s’est exprimé. Je ne dis pas que Trump ne m’inquiète pas par son imprévisibilité mais il faut faire avec lui. Comprendre plutôt qu’anathématiser. Concernant l’interventionnisme militaire extérieur, j’aurais été aussi inquiet et même plus après une élection d’Hillary Clinton. Elle a soutenu toutes les interventions idiotes en Irak, en Libye et en Syrie en 2013. Si les frappes envisagées avaient eu lieu, elles auraient porté les islamistes au pouvoir à Damas. Les néocons qui la prônaient existent aussi en France. Heureusement, Barack Obama ne s’est pas laissé faire!
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      <b>François Hollande, qui plaidait pour cette intervention, est-il est néocon?</b>       <br />
       Il est mal conseillé.       <br />
              <br />
       <b>Ce rejet des élites donne-t-il une chance à Marine Le Pen de gagner la présidentielle de 2017?</b>       <br />
       L’élection de Trump peut marquer la fin d’une époque caractérisée par un libéralisme économique exacerbé et par un interventionnisme militaire générateur de chaos. On va assister à un certain retour du protectionnisme mais aussi à la démocratie telle qu’elle s’exprime dans le cadre des nations. Pour autant, il n’est pas certain que Marine Le Pen en France puisse profiter de ce mouvement. Elle n’en bénéficiera que si d’autres dirigeants politiques ne s’imposent pas pour prendre en main les leviers de commande. Trump a eu un message fort : le «Made in America». Le «Made in France» est plutôt la marque de fabrique d’Arnaud Montebourg que de Marine Le Pen. Moi-même en 1983, j’ai quitté le gouvernement pour protester contre une politique qui allait précipiter la désindustrialisation de la France. La suite m’a donné raison : 6 millions de salariés dans l’industrie en 1983, 3 millions aujourd’hui.        <br />
              <br />
       <b>On n’entend guère à gauche qu’Arnaud Montebourg chanter les louanges du «Made in France». Il est votre candidat?</b>       <br />
       Ce peut être Montebourg, qui doit encore démontrer qu’il a le potentiel d’un homme d’Etat. Ce peut être Manuel Valls, s’il approfondit le concept de l’«Etat stratège». Car aujourd’hui, plus que jamais, tout passe par la réindustrialisation du pays. L’Allemagne et la Suisse l’ont depuis longtemps compris. Chez nos voisins allemands, l’industrie pèse 22% de la valeur ajoutée du pays contre à peine 10% chez nous. En Suisse, vous ne trouvez aucune ville sans une usine flambant neuve travaillant dans la machine outil, la pharmacie, l’agro-alimentaire ou l’horlogerie!       <br />
              <br />
       <b>Pour revenir au rejet des élites, que pensez-vous de la candidature annoncée d’Emmanuel Macron, qui veut faire «turbuler le système»? Il a voté pour vous en 2002. Vous voterez pour lui en 2017?</b>       <br />
       Pour convaincre, Emmanuel Macron doit sérieusement muscler son programme. J’admets qu’il faut introduire plus de souplesse dans l’économie française mais j’insiste surtout sur la nécessité d’un Etat stratège. Macron essaie de creuser un sillon entre une droite et une gauche qui se ressemblent beaucoup sur l’Europe et sur la mondialisation. Mais lui même s’en différencie-t-il? Il a ma sympathie. Mais en politique c’est le contenu qui fait la différence.       <br />
              <br />
       <b>Il vient souvent vous voir?</b>       <br />
       Joker!       <br />
              <br />
       <b>A une semaine des primaires qui, selon vous, fait la différence à droite en matière de contenu?</b>       <br />
       François Fillon est le plus construit. Je n’oublie pas qu’il a voté contre le traité de Maastricht en 1992. Peut-on compter sur lui pour rétablir la souveraineté nationale?       <br />
              <br />
       <b>Quel est l’avenir de l’Europe?</b>       <br />
       Le XXI ème siècle sera dominé par les Etats-Unis et la Chine, dont le PIB atteint déjà les deux tiers du PIB américain. Face à ce condominium sino-américain, l’Europe doit s’organiser à partir des nations qui la constituent, de l’Atlantique à la Russie, pour garder voix au chapitre. Cela suppose que la France et l’Allemagne s’entendent sur les questions qu’elles ne parviennent pas aujourd’hui à résoudre : le modèle de développement, la crise en Ukraine, le terrorisme et les mouvements migratoires. Et ensuite, qu’elles aient l’intelligence d’établir un partenariat solide avec la Russie, dans l’intérêt mutuel.       <br />
              <br />
       <b>En France votre livre consacre un chapitre entier à la nécessité d’une plus grande autorité des dirigeants. Vous écrivez qu’avec 33 000 faits de violence commis en 2015 contre les policiers, gendarmes et sapeurs pompiers «le seuil de l’inacceptable est atteint». Quelles sont vos solutions?</b>       <br />
       Il faut absolument renforcer les peines pour les délits de violence ou d’outrage contre la force publique. Mais le problème de l’autorité est plus profond : c’est dans l’Ecole et dans l’Etat que je propose de la rétablir d’abord. Ensuite, un petit service national de quatre mois pour tous ne ferait pas de mal.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez déclaré un jour «un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne». Est-ce qu’un Président en exercice qui ouvre trop sa gueule dans un livre, notamment sur les secrets défense, devrait renoncer à se représenter?</b>       <br />
       J’ai commencé «Un président ne devrait pas dire ça». J’ai arrêté à la page 12. Les deux journalistes expliquent qu’ils refusent au président de la République le droit de relire ses propos. Ils ajoutent : «De toute façon, ce n’était pas négociable». Cela m’a paru une telle capitulation du pouvoir politique devant le pouvoir médiatique qu’alors j’ai refermé le livre.        <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Chevenement-Hollande-a-capitule-devant-le-pouvoir-mediatique-1118678">Paris Match</a>
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