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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-16T18:53:18+02:00</updated>
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   <title>La belle victoire de François Hollande</title>
   <updated>2012-05-07T00:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-belle-victoire-de-Francois-Hollande_a1394.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-05-07T00:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Cette belle victoire est d’abord celle de François Hollande, de la force tranquille qu’il a exprimée avec talent et constance, à partir des orientations tracées dans son discours du Bourget le 22 janvier 2012. Il a su opérer les corrections nécessaires par rapport à certaines dérives et se situer au-dessus des partis. C’est cette posture présidentielle et ce sens des responsabilités conforme à l’esprit des institutions, qui lui ont fait gagner l’élection.       <br />
              <br />
       En ce sens, cette victoire est aussi plus que la victoire de la gauche : elle est celle de tous les républicains. Elle témoigne d’un esprit de rassemblement qu’il faudra préserver pour la suite. François Hollande a appelé à plus de justice. C’est la condition d’un effort partagé qui sera nécessaire compte tenu de l’ampleur des défis.       <br />
              <br />
       Pour ma part, j’apporterai au Président Hollande « le soutien ferme, sans démagogie, mais les yeux ouverts », que j’ai affirmé <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/L-homme-le-mieux-a-meme-de-rassembler-est-Francois-Hollande_a1374.html">dans ma déclaration du 13 mars dernier</a>, après que j’ai retiré ma candidature à son profit.        <br />
              <br />
       L’échec de Nicolas Sarkozy exprime le rejet du néolibéralisme et d’une politique européenne à courte vue, telle que l’a manifestée le traité européen  signé le 2 mars dernier. Je mesure l’amertume qui peut être celle du Président sortant, qui n’avait pas que des défauts. Mais le peuple français a parlé. Il appartient désormais à tous les citoyens de servir ses intérêts.        <br />
              <br />
       Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique.       <br />
              <br />
       Le Président Hollande aura à créer avec l’Allemagne le rapport de convictions qui amènera celle-ci à accepter de revoir le rôle de la Banque Centrale européenne, à la fois pour casser la spéculation contre l’euro et pour en abaisser le cours, aujourd’hui surévalué. C’est ainsi seulement qu’on pourra prévenir une rechute de la crise de l’euro et faire souffler sur l’Europe une brise de croissance dont elle a bien besoin.       <br />
              <br />
       Le Président Hollande saura, j’en suis sûr, dessiner le projet de redressement européen à travers lequel la France pourra continuer son Histoire. Les semaines qui viennent seront décisives. Je souhaite qu’une large majorité de Français lui donne aux élections des 10 et 17 juin prochains, les moyens de relever ce superbe défi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Il y a 2 prismes pour étudier le vote Front national: celui du rejet de l'immigration mais également le prisme social"</title>
   <updated>2012-04-26T17:02:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-y-a-2-prismes-pour-etudier-le-vote-Front-national-celui-du-rejet-de-l-immigration-mais-egalement-le-prisme-social_a1391.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-04-26T16:53:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 22h de Public Sénat, mercredi 25 avril 2012. Il répondait aux questions de Sonia Mabrouk.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Il est possible que Libération ne soit pas tout à fait impartial. Mais Le Figaro l'est-il? Quant à l'Humanité, c'est le journal du Parti communiste. Dans une période électorale il faut se méfier de tout ce qui peut paraître excessif. Ceci dit, l'appellation « vrai travail » n'était pas vraiment heureuse. M. Sarkozy donne l'impression de zigzaguer, son combat est désespéré.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La phrase de M.Sarkozy qu'on incrimine est : « Si Marine le Pen a le droit de présenter, c'est qu'elle est compatible avec la République ».  Il y a là une confusion totale. En République, tout le monde peut effectivement se présenter. Mais de là à déduire que les valeurs défendues par Mme Le Pen sont des valeurs républicaines...       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mme Le Pen ne défend pas l'égalité qui est au cœur de la devise républicaine. Elle a le droit de se présenter mais les valeurs qu'elle porte ne sont pas républicaines.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande s'adresse à tous les Français, y compris ceux du Front National. Il ne les exclue pas mais ne s’adresse pas spécifiquement à eux. La candidat UMP, lui, emploie des mots qui ont pour but de provoquer des réactions épidermiques.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a 2 prismes pour étudier le vote Front national : il y a celui du rejet de l'immigration mais il y a également le prisme social : chômage, délocalisations industrielles. Il y a beaucoup de gens qui votent FN pour manifester leur colère notamment contre l'absence de changement de politique.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>M. Sarkozy a manqué à toutes les promesses qu'il avait faites. Les gens ne sont pas idiots.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande essaye de déconstruire des raisonnements faux : la question de l'immigration par exemple est avant tout celle de l'intégration.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai regardé la conférence de M. Hollande aujourd'hui. C'était une conférence de style présidentiel. Il a parlé en homme d’État. Il a posé à juste titre la question de la révision du traité européen, car derrière l'angoisse social il y a aussi le fait que cette politique continue à s'appliquer. Il y a une protestation et il faut l'écouter.        
       </li></ul><ul class="list"><li>La France jouerait mieux son rôle en Europe si elle se faisait l'avocate de pays comme l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Grèce qui nous sont proches et qui ont besoin qu'on ajoute des moteurs de croissance au traité européen. Il faut en convaincre l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le mot croissance est employé par tout le monde, c'est qu'on veut noyer le poisson. Comme Monsieur Draghi, certains disent « croissance » mais pensent « réformes structurelles ».       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il est évidemment dans l'intérêt de l'Allemagne que la zone euro ne fasse pas naufrage. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le 6 mai, le choix sera simple</title>
   <updated>2012-04-23T01:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-6-mai-le-choix-sera-simple_a1389.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-04-23T01:25:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour.        <br />
              <br />
       La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession.       <br />
              <br />
       En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe.        <br />
              <br />
       Le 6 mai prochain, le choix sera simple :       <br />
       -	le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France ;       <br />
       -	la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance ;       <br />
       -	la justice sociale ou l’aggravation des inégalités ;       <br />
       -	la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques.       <br />
              <br />
       Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un nouveau renfort pour François Hollande: le FMI</title>
   <updated>2012-04-18T16:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Un-nouveau-renfort-pour-Francois-Hollande-le-FMI_a1388.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-04-18T16:34:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Les prévisions de croissance négatives du FMI dans la zone euro pour l’année 2012 (- 0,5 % sur le premier semestre, - 0,3 % sur l’ensemble de l’année), sont d’autant plus alarmants que la croissance mondiale est révisée à la hausse à + 3,5 %.       <br />
              <br />
       Il est urgent à la fois de revoir le traité européen signé le 2 mars dernier et la politique économique à court et moyen terme au sein de la zone euro : abaissement à 0,5 % du taux d’intérêt de la BCE, retour de l’euro à sa parité initiale avec le dollar (1,16), plan d’investissements financé par un emprunt européen, relance salariale dans les pays de l’Europe nordique.       <br />
              <br />
       L’Italie et l’Espagne, avec une croissance négative de – 1,9 % et – 1,8 % apparaissent comme deux maillons faibles de la zone euro d’autant plus exposés que leur taux d’emprunt à dix ans est remonté à environ 6 %.       <br />
              <br />
       Le mécanisme européen de solidarité est un pare-feu tout à fait insuffisant. Il faut d’urgence l’adosser à la Banque Centrale européenne si on veut éviter une nouvelle crise de l’euro.        <br />
              <br />
       Le fait que Nicolas Sarkozy lui-même ait proposé de revoir le rôle de la Banque centrale donne rétrospectivement raison à la proposition formulée par François Hollande, dans son discours du Bourget du 22 janvier dernier, de réviser le traité. Le changement de position de Nicolas Sarkozy ne fait que mieux ressortir la constance de François Hollande qui a su maintenir le cap qu’il s’était fixé. Pour la droite, les signes annonciateurs d’une débâcle sont dans l’air. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Un-nouveau-renfort-pour-Francois-Hollande-le-FMI_a1388.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Nous voulons une autre Europe, solidaire et volontaire</title>
   <updated>2012-04-18T12:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Nous-voulons-une-autre-Europe-solidaire-et-volontaire_a1387.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-04-18T10:56:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg et Guillaume Bachelay parue dans le quotidien Libération, mercredi 18 avril 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4102168-6225494.jpg?v=1334667321" alt="Nous voulons une autre Europe, solidaire et volontaire" title="Nous voulons une autre Europe, solidaire et volontaire" />
     </div>
     <div>
      Nous représentons trois générations de militants et responsables de gauche. Trois générations aussi de républicains inquiets de l’Europe telle qu’elle va, ou plutôt telle qu’elle ne va pas.        <br />
              <br />
       En 2005, nous avons refusé le traité constitutionnel au nom d’une Europe plus offensive et moins naïve dans la mondialisation. Depuis, la réalité a hélas dépassé nos craintes. Elus de territoires industriels, nous vivons les effets de l'investissement timide, de la concurrence rigide, de la politique monétaire fautive, de la stratégie commerciale passive.        <br />
              <br />
       Pro-européens convaincus mais alter-européens résolus, nous voulons que l’Europe soit la puissance solidaire et volontaire qu'attendent les peuples. C’est pour que le changement en France rende possible le changement en Europe que nous nous engageons aux côtés de François Hollande.       <br />
              <br />
       En 2007, le candidat sortant avait promis de se battre pour une Europe qui protège. Ont suivi cinq ans de renoncements face à l’ultra-libéralisme et à l’hyper-austérité sur le continent. L’agenda social et les enjeux commerciaux n’ont pas été inscrits à l’ordre du jour de la présidence française de l’UE en 2008, pas plus qu’ils n’ont été abordés au G20 que M. Sarkozy présida en 2011.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les pactes « de compétitivité » et « pour l’euro plus », conçus par le président français et la chancelière Merkel, ont imposé le versant libéral du modèle allemand : pseudo-règles d'or dans les constitutions des Etats, désindexation des salaires sur les prix, retraite progressivement reculée à 67 ans, harmonisation de l’impôt sur les sociétés vers le moins-disant. En revanche, ont été ignorées des solutions, positives celles-là, éprouvées outre-Rhin tels que le financement des PME ou la formation des salariés.        <br />
              <br />
       Même approche pour le « Traité de stabilité » adopté à l’initiative des droites franco-allemandes : tout pour l'austérité, rien contre la récession et le chômage. Qu'elle étrangle le peuple grec ou asphyxie l’Espagne n’ébranle pas leur dogmatisme.        <br />
              <br />
       Face à cette panne d’Europe, l’élection de François Hollande est d’intérêt général européen.        <br />
       Parce que son projet vise à dépasser le Oui et le Non de 2005 sur la base d’une synthèse dynamique. Parce qu’il sait que sans relance de gauche, l’Europe libérale ne fera que renforcer les inégalités sociales et géographiques.       <br />
              <br />
       François Hollande renégociera et complètera l’accord européen pour combattre la crise et préparer l’après-crise. Dès son élection, il proposera à nos partenaires un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance : coordination des politiques économiques pour des projets d’infrastructures énergétiques, de transport et de santé ; fonds européen face aux marchés avec la Banque centrale européenne ; euro-obligations pour financer les grands chantiers et mutualiser une partie des dettes souveraines ; reprise en main du secteur bancaire ; réciprocité commerciale face au dumping ; politique du taux de change pour en finir avec l’euro cher qui plombe les entreprises européennes. Afin de relever ensemble ces défis, François Hollande proposera un traité d'amitié dans l'égalité entre la France et l’Allemagne. Cinquante ans après le texte de l'Elysée signé par De Gaulle et Adenauer, il symbolisera la nouvelle espérance européenne.       <br />
              <br />
       De son côté, le candidat sortant agite les peurs : « vous n’y arriverez pas ». Ce n’est pas parce qu’il a déserté la cause de l’Europe et échoué à changer la vie des Européens qu’il doit interdire à la gauche de vouloir réussir.        <br />
              <br />
       Au fond, ce qu'il dit importe peu. Déterminante, en revanche, est la mobilisation des citoyens – et d’abord à gauche – à l’heure où peuvent bouger les lignes et où la gauche européenne a tiré les leçons de l’expérience.        <br />
              <br />
       A la fin des années 1990, le libéralisme était triomphant. Aujourd'hui, les solutions régulatrices et interventionnistes sont portées à tous les échelons : par les socialistes français et leurs alliés, par le SPD allemand, par le Parti socialiste européen. A gauche en Europe, tous en conviennent : nous vivons une crise de système et non de conjoncture.        <br />
              <br />
       En 1997, rares étaient les dirigeants à considérer que l’Europe faisait fausse route. En 2012, alors qu’une nouvelle crise financière est possible et que l'Union compte 25 millions de chômeurs, la prise de conscience se généralise. Certes, face à l’urgence, les dirigeants européens ont accepté les conditions dictées par les conservateurs allemands pour tenter de juguler la spéculation. Les pays qui avaient le couteau sous la gorge n’ont guère eu le choix. Quant à M. Sarkozy, il les a acceptées sans ciller, commettant à nos yeux sa plus lourde faute. Si la réduction de l’endettement ne fait pas débat – il en va de la souveraineté du politique face aux marchés –, le consensus grandit pour admettre que l’austérité généralisée relève du suicide collectif et non du plan de sauvetage. La dette ou la diète n’est pas une alternative.       <br />
              <br />
       Pour s'enclencher, la réorientation européenne doit être portée par un pays et un responsable profondément attachés à la construction européenne. C’est le cas de la France, pays fondateur dont les choix furent souvent des avant-gardes. C’est le cas de François Hollande, militant inlassable de l’unité des Européens, qui sait que les révoltes doivent trouver un débouché politique dans les réformes. Changer d'Europe suppose d'être sérieusement à gauche et d’une gauche sérieuse.        <br />
              <br />
       Droite austéritaire ou gauche de croissance ? Le choix de l'élection présidentielle ne concerne pas 43 millions d’électeurs français, mais un demi-milliard de citoyens ou futurs citoyens en Europe. Une fois encore, pour une Europe de progrès, la France a rendez-vous avec l’Histoire.        <br />
              <br />
       -------       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).       <br />
       <b>Arnaud Montebourg</b>, député PS de Saône-et-Loire.        <br />
       <b>Guillaume Bachelay</b>, vice-président PS de la Région Haute-Normandie.        <br />
              <br />
       Via <a class="link" href="http://www.liberation.fr/politiques/2012/04/17/nous-voulons-une-autre-europe-solidaire-et-volontaire_812385">Liberation</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>François Hollande, le discours d’un homme d’Etat républicain</title>
   <updated>2012-04-11T16:06:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-le-discours-d-un-homme-d-Etat-republicain_a1386.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4085206-6199089.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-11T15:32:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de Jean-Pierre Chevènement au meeting de Besançon de François Hollande, mardi 10 avril 2012     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4085206-6199089.jpg?v=1334153156" alt="François Hollande, le discours d’un homme d’Etat républicain" title="François Hollande, le discours d’un homme d’Etat républicain" />
     </div>
     <div>
       <span style="font-style:italic">Seul le prononcé fait foi       <br />
       </span>       <br />
       J’ai souvent accompagné François Mitterrand en Franche Comté avant 1981, à Besançon et à Belfort bien sûr.       <br />
              <br />
       Franche Comté, terre pugnace, terre de labeur, terre d’inventivité. De ces qualités, François Mitterrand ne manquait pas. Mais elles ne font pas non plus défaut à François Hollande, à qui il a fallu beaucoup de volonté, beaucoup d’acharnement et beaucoup d’art aussi – je puis en témoigner – pour être en capacité de devenir le deuxième François de la Vème République. A une condition, c’est que vous vous mobilisiez et que vous ne perdiez pas un jour dans les onze qui nous séparent du premier tour, le 22 avril, pour convaincre les indécis que tout se joue là, entre les forces de l’Argent et l’invention démocratique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nicolas Sarkozy daube souvent sur l’absence d’expérience de l’Etat notre candidat. Lui en revanche était ministre du budget en 1993 et ministre de l’Economie et des Finances en 2005. Il découvre aujourd’hui que les grands groupes du CAC 40 ne cotisent pas, ou si peu, à l’impôt sur les sociétés. Moins que les PME-PMI toutes ensembles ! Mais c’est là l’effet des exonérations qu’il a lui-même décidées. Il n’y a pas de quoi se vanter de son expérience ! Dois-je rappeler qu’Helmut Kohl n’avait aucune expérience avant d’être élu chancelier en 1982 ? Et il a été le second Chancelier de la réunification sept ans plus tard ! Obama avait été gouverneur de l’Arkansas. La Corrèze, terre de Présidents, vaut bien l’Arkansas !        <br />
              <br />
       En cette année qui est aussi celle du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau à Genève, non loin d’ici, la République est à la mode. Même M. Sarkozy s’y met. Il vante « le creuset républicain ». Il incite à « tenir bon sur le modèle républicain », car il y aura ainsi, dit il, « moins de risque de ségrégation et moins de risque d’éclatement de la société en groupes rivaux. » Mais de qui M. Sarkozy se moque-t-il ? A l’entendre, le grand danger qui menace la République ce serait l’immigration ! Je ne conteste pas qu’une immigration incontrôlée puisse poser problème. Mais l’immigration est-elle le problème central de la République ? La désindustrialisation de la France, les délocalisations industrielles, le chômage de masse, la crise des services publics, le pouvoir d’achat en berne pour ceux qui déjà gagnent le moins, l’explosion des inégalités, ne sont-ce pas là des problèmes autrement plus centraux ? Si la République a un défi à relever, c’est d’abord celui d’un capitalisme financier qui l’étrangle. L’ennemi, c’est la Finance ! Cet ennemi, en France, est-il vraiment sans visage ? Son visage ne ressemblerait-il pas à s’y méprendre à celui de M. Sarkozy ? « Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es. »        <br />
              <br />
       M. Sarkozy peut bien nous parler de République le temps d’une campagne électorale. C’est une République à temps très partiel. Une République du bout des lèvres. [Car pour flatter les communautarismes, M. Sarkozy s’y connaît ! Pour exacerber les différences et trouver des boucs émissaires, pour dresser les travailleurs contre les chômeurs, les salariés du privé contre les enseignants, M. Sarkozy n’a pas encore trouvé son maître. Accordons-lui sans rechigner le prix d’excellence ! Le prix d’excellence, non pas du républicanisme, mais de la démagogie !]       <br />
              <br />
       La question centrale est de savoir où on met le curseur de la République. Le grand enseignement de Rousseau est d’avoir montré qu’il ne peut y avoir de nation pleinement civique qu’à deux conditions : en rendant indissociables la liberté et l’égalité car sans l’égalité la liberté ne peut subsister, et d’autre part en faisant des citoyens : « La patrie ne peut subsister sans la liberté, ni la liberté sans la vertu, ni la vertu sans les citoyens. Sans cela vous n’avez que de méchants esclaves, à commencer par les chefs de l’Etat »1.       <br />
              <br />
       Sous ce double aspect, on a vu depuis cinq ans la République régresser : M. Sarkozy n’a pas seulement retiré des moyens à l’Ecole mais il a, beaucoup plus encore, méconnu son rôle de formation du citoyen, en voulant la gérer comme une entreprise, ambition « managériale » clairement affichée par son ministre de l’Education, M. Chatel, en oubliant qu’elle est avant tout une institution fondatrice de la République.        <br />
              <br />
       Et qui peut soutenir que sous le quinquennat de M. Sarkozy les inégalités n’ont pas augmenté et augmenteraient plus vite encore si son bail devait être reconduit et le traité qu’il a signé avec Mme Merkel, le 2 mars dernier, mis en œuvre ? Ce traité ne propose pas seulement de supprimer les déficits à l’horizon 2016, soit cinq points du PIB c’est-à-dire cent Milliards. Le traité va plus loin encore : il prévoit une clause de désendettement pour ramener, à l’horizon de vingt ans, le stock de la dette publique à 60 % du PIB, soit pour la France un effort supplémentaire de 1,5 point de PIB par an, soit encore trente Milliards d’euros. Ce médecin de Molière voudrait tuer le malade qu’il ne s’y prendrait pas autrement.       <br />
              <br />
       Je ne connais pas un économiste un peu sérieux qui ne s’inquiète du risque majeur qu’une cure d’austérité massive prolongée et simultanée dans dix-sept pays d’Europe ferait courir à nos économies. Déjà la récession frappe à la porte. L’Europe est la lanterne rouge de l’économie mondiale. Elle en deviendra durablement la mer des Sargasses. Avec le traité « Merkozy » ce serait le décrochement fatal pour la France, la certitude d’un déclassement sans retour. Ce traité a une logique : c’est de mettre à terre les États, et d’abord le nôtre, sans lequel la France n’existerait pas.       <br />
              <br />
       Ne resteraient en lice que les grands groupes industriels et financiers – d’ailleurs les industriels aujourd’hui se comportent en financiers. La puissance serait désormais privée et la puissance publique serait enfin désarmée. Foin de l’interventionnisme ! Voilà la stratégie du capital financier ! La France serait réduite à peu de choses, dans une Europe que dominerait, au sens propre, le « capitalisme rhénan ». Voilà la géopolitique implicite du projet « Merkozy ». Ce serait la France sans usines réduite au tourisme et à ses vignobles : Champagne et Château de Versailles, et bien sûr grands groupes du CAC 40 florissants mais à l’étranger seulement. Ce n’est pas un avenir pour notre jeunesse !       <br />
              <br />
       Les Français n’accepteront pas sans combattre ce destin en peau de chagrin. Le peuple n’acceptera pas cette dépossession démocratique supplémentaire qui lui ôterait la maîtrise de son budget, acte essentiel d’où le Parlement tire son origine et sa légitimité. M. Sarkozy, appuyé sur les marchés financiers, nous menace d’une situation à la grecque ou à l’espagnole si nous n’acceptons pas sa règle d’airain mais celle-ci nous y conduit tout droit !        <br />
              <br />
       Les Français ont mille raisons de voter François Hollande le 22 avril, mais d’abord celle-ci : François Hollande s’est engagé à réviser ce traité de mortification, et à vrai dire mortifère. Aidez-le, et, au-delà, faites passer le message à tous ceux qui seraient tentés de s’abstenir : demain, il serait trop tard ! Il faut doter l’Europe des moteurs de croissance indispensables : plan d’investissement financé par la BEI et par un emprunt européen dont on parle depuis 1994 sans l’avoir jamais mis en œuvre, taxation des flux financiers, contrôle public des banques, relance salariale dans les pays dont la compétitivité le permet. Politique de change ramenant le cours surévalué de l’euro qui écrase la compétitivité de nos entreprises à, pour le moins, son cours de lancement, adossement, enfin, du mécanisme européen de solidarité à la Banque Centrale européenne, car la crise de l’euro n’est malheureusement pas derrière nous : il suffit de regarder vers l’Espagne, l’Italie, ou même chez nous,  où l’écart des taux avec l’Allemagne n’a jamais été aussi élevé. La France a certainement un problème de compétitivité mais elle garde de puissants atouts : la qualité de son peuple, le modèle républicain à condition qu’il soit mis en mouvement, ses grands groupes, objet de la sollicitude de tous les gouvernements qui devront bien renvoyer l’ascenseur, une épargne abondante enfin. Certes, l’effort sera nécessaire, mais un effort équitablement partagé ! Et là, nous pouvons faire confiance à François Hollande qui a toujours tenu un discours de vérité.       <br />
              <br />
       *       <br />
              <br />
       S’agissant du traité européen qu’il a signé, M. Sarkozy nous dit : « mais la parole de la France est engagée ! » Elle est engagée par lui mais elle n’engage pas la France. Ce traité insensé pour notre pays et pour l’Europe, mais pas pour les maîtres de l’Argent, n’a pas été à ce jour ratifié, ni en France ni ailleurs. La parole est encore au peuple français.       <br />
              <br />
       Depuis quand d’ailleurs un traité ne pourrait-il pas être modifié ? M. Sarkozy a-t-il oublié que le général de Gaulle a subordonné la mise en œuvre du traité du Marché Commun à l’organisation d’une politique agricole commune en 1962 ? Il n’a pu oublier qu’en 1966, le général de Gaulle a imposé aux Etats-Unis la sortie de la France de l’organisation militaire intégrée de l’OTAN, puisqu’il en a pris l’exact contrepied en 2008. Mais M. Sarkozy a-t-il jamais lu le général de Gaulle, médité sa pensée, compris son action ? C’est un homme pressé. Il n’a pas eu le temps de lire ! Ni la princesse de Clèves ni les Mémoires de guerre. M. Sarkozy se veut avant tout un homme pratique. C’est ainsi qu’on fait beaucoup de bêtises, en se dispensant de réfléchir. Car, soit dit en passant, quelle contrepartie la France a-t-elle retiré de sa réintégration des États-majors de l’OTAN ? A ma connaissance aucune, en matière de défense européenne par exemple, prétexte allégué, mais de lourds handicaps pour l’avenir, le doublement de notre contingent en Afghanistan, et le fameux bouclier antimissiles qui serait ruineux pour nos finances et pour notre autonomie, démobilisateur, et de surcroît percé. Le bel avantage !       <br />
              <br />
       M. Sarkozy veut nous mettre le couteau sous la gorge pour nous obliger à approuver une  mauvaise politique. Le peuple français ne se laissera pas intimider. Il choisira le changement raisonné qu’incarne François Hollande. Je cite celui-ci, dans son discours du 17 mars : « Ce traité européen signé par Nicolas Sarkozy est une illusion, mais c’est aussi un risque. Ce traité crée les conditions d’une crise économique durable, laquelle ne peut faire que resurgir les conditions qui ont fait naître la crise financière à laquelle ledit traité prétend remédier ».        <br />
              <br />
       [Notre candidat ajoute : « Ce n’est pas une improvisation électorale ». En effet, il n’est pas de ceux qui, pour remédier aux délocalisations industrielles, proposent la réunion d’une Assemblée Constituante… Les Francs Comtois sont des gens sérieux : ils voteront pour la gauche sérieuse ! Ils voteront pour François Hollande !]       <br />
              <br />
       *       <br />
              <br />
       M. Sarkozy, dans un dernier chantage, prétend qu’une France qui aurait élu François Hollande Président de la République serait, en Europe, une France isolée. C’est le contraire qui est vrai. Combien de fois dans son Histoire, la France en Europe n’a-t-elle pas donné l’élan !        <br />
              <br />
       Regardez au contraire la Sainte Alliance des gouvernements conservateurs : elle commence à se fissurer. M. Rajoy, le premier ministre espagnol, prend ses distances avec le traité qu’il a signé la veille, tout simplement parce que celui-ci fixe des objectifs inaccessibles, même pour un gouvernement réactionnaire. La France aura des alliés et pas seulement chez les progressistes. Les Etats-Unis eux-mêmes ne voient pas sans inquiétude l’Europe s’enfoncer dans la récession. Le secrétaire américain au Trésor, M. Timothy Geithner, était venu plaider, il y a quelques mois, une politique de la BCE plus accommodante, inspirée de celle que pratique la Réserve fédérale américaine. La croissance américaine avoisine ainsi les 2 % par an, ce qui est quand même mieux que zéro !       <br />
              <br />
       Même l’inflexible Mme Merkel peut être fléchie. Dans la meilleure hypothèse pour elle, elle se retrouvera en 2013 à la tête d’une grande coalition avec le SPD et les Verts. Or, ceux-ci ont sur le redressement de l’Europe des positions plus proches des nôtres.       <br />
              <br />
       Aussi bien l’intérêt de l’Allemagne n’est pas dans la politique du « cavalier seul », la recherche de la seule compétitivité vis-à-vis des grands pays émergents de l’Asie. L’Allemagne réalise 60 % de son excédent commercial, plus de 100 milliards, sur la zone euro. Le naufrage de celle-ci serait aussi le sien       <br />
              <br />
       Au-delà de l’économie, c’est la vieille tentation du « Sonderweg », du « chemin particulier » qu’il faut conjurer. Pour cela, appelons-en à la bonne Allemagne, celle de Thomas Mann qui préconisait une « Allemagne européenne » plutôt qu’une Europe allemande, aujourd’hui plus qu’hier encore, hors d’atteinte. C’est aussi ce que déclarait l’ancien Chancelier Helmut Schmidt, le 4 décembre dernier, devant le Congrès du SPD : « Nous, Allemands, n’avons pas réalisé seuls notre considérable performance de reconstruction des six dernières décennies. Celle-ci n’aurait pas été possible sans l’aide des puissances victorieuses de l’Ouest … Nous, Allemands, avons le devoir d’honorer la solidarité reçue, en étant solidaires avec nos voisins. L’Allemagne a un intérêt cardinal à ne pas s’isoler et à ne pas se laisser isoler. » Il ajoute : « L’Europe restera au XXIe siècle un assemblage d’États nations. Elle ne deviendra pas une fédération, mais elle doit devenir un groupement d’Etats qui se développe de façon dynamique. Il n’y a aucun précédent à cela et nous n’aurions pu l’imaginer en 1918 ou en 1945. »       <br />
              <br />
       C’est, si je l’ai bien compris, ce que nous dit aussi François Hollande quand il parle de « l’amitié dans l’égalité » entre la France et l’Allemagne. Il y a là une vraie vision d’homme d’Etat : celle d’une Europe des peuples, fidèle à Rousseau aussi bien qu’à Jaurès, où les souverainetés populaires, éclairées par la raison et par les leçons de l’Histoire, se donneraient la main pour construire, pour l’Europe, un meilleur avenir.       <br />
              <br />
       François Hollande, dans son discours du Bourget, nous a parlé de l’intérêt général, il nous parle de la France et de sa volonté de prolonger son Histoire. Il entend « préserver l’Etat et son intégrité face aux puissances d’argent, face aux clientèles, face aux communautarismes ».  « Présider la République, nous dit-il, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti qui risque de devenir un clan ». C’est là le discours d’un homme d’Etat républicain.       <br />
              <br />
       François Hollande a besoin de toutes les sensibilités de la gauche, celles qui ont voté oui et celles qui ont voté non à Maastricht, et en 2005. Et j’en parle en connaissance de cause, puisque le Mouvement des Citoyens s’est constitué il y a vingt ans sur le refus de Maastricht.       <br />
              <br />
       François Hollande a besoin de toutes les forces de la France pour relever les défis qui sont devant elle. Il en a les capacités : l’intelligence, l’habileté, la volonté.       <br />
              <br />
       Ne gâchons donc pas les onze jours qui restent avant le premier tour : Mobilisons-nous et mobilisons autour de nous pour faire élire, le 22 avril et le 6 mai prochains, François Hollande Président de la République, pour que vive la République et que vive la France !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-le-discours-d-un-homme-d-Etat-republicain_a1386.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hollande a "une vraie vision d'homme d'Etat" (Chevènement, MRC)</title>
   <updated>2012-04-10T20:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Hollande-a-une-vraie-vision-d-homme-d-Etat-Chevenement-MRC_a1384.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4082686-6195543.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-10T20:10:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mardi 10 avril 2012, 20h02.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4082686-6195543.jpg?v=1334081708" alt="Hollande a "une vraie vision d'homme d'Etat" (Chevènement, MRC)" title="Hollande a "une vraie vision d'homme d'Etat" (Chevènement, MRC)" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement a salué mardi à Besançon en François Hollande un candidat ayant &quot;une vraie vision d'homme d'Etat&quot;, soulignant son engagement à &quot;réviser le traité mortifère&quot; européen sur les disciplines budgétaires.       <br />
              <br />
       François Hollande peut être &quot;le deuxième François de la Ve République&quot;, a déclaré le sénateur du Doubs lors d'un meeting de campagne parlant juste avant le candidat PS.       <br />
              <br />
       &quot;Le traité Merkozy a une logique, c'est de mettre à terre les Etats&quot;, a dénoncé l'ancien ministre PS jugeant qu'avec lui &quot;la puissance serait désormais privée et la puissance publique serait désarmée&quot;. &quot;Ce médecin de Molière voudrait tuer le malade qu'il ne s'y prendrait pas autrement&quot;, a-t-il lancé.       <br />
              <br />
       &quot;Les Français n'accepteront pas sans combattre ce destin en peau de chagrin (...) François Hollande s'est engagé à réviser ce traité mortifère, aidez-le et faites passer le message&quot;, a-t-il lancé, saluant &quot;le discours de vérité&quot; du candidat socialiste.       <br />
              <br />
       François Hollande a &quot;une vraie vision d'homme d'Etat, celle d'une Europe des peuples&quot;. &quot;Il a besoin de toutes les forces de la France&quot; pour être élu, &quot;il a en la capacité, l'intelligence, l'habileté, la volonté&quot;, a aussi déclaré l'ancien partisan du non à Maastricht, qui s'était retiré de la course à l'Elysée le 1er février pour rallier le 13 mars M. Hollande
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Hollande-a-une-vraie-vision-d-homme-d-Etat-Chevenement-MRC_a1384.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Un peu court comme programme présidentiel!</title>
   <updated>2012-04-05T20:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Un-peu-court-comme-programme-presidentiel_a1383.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-04-05T20:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      L’avancement de huit jours du versement des pensions de retraites annoncé par Nicolas Sarkozy, c’est un peu court comme programme présidentiel !       <br />
              <br />
       Pour l’essentiel, Nicolas Sarkozy, appuyé sur les marchés financiers, somme le citoyen d’accepter, le pistolet sur la tempe, d’être mis au pain sec pour les cinq prochaines années, sans le moindre relâchement, à peine de sombrer dans une situation à la grecque ou à l’espagnole.       <br />
              <br />
       Face au spectre de la faille agité par Nicolas Sarkozy, la gauche a trouvé une réponse : c’est la force tranquille et rassurante qu’incarne François Hollande.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Un-peu-court-comme-programme-presidentiel_a1383.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"</title>
   <updated>2012-04-04T12:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-lutte-contre-le-terrorisme-et-toutes-les-insecurites-est-une-tache-republicaine-et-donc-une-oeuvre-collective_a1382.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4065255-6168236.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-04-04T11:55:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal l'Hemicycle, mercredi 4 avril 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4065255-6168236.jpg?v=1333534399" alt=""La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"" title=""La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"" />
     </div>
     <div>
      <b>Est-il légitime que la lutte contre le terrorisme devienne un sujet de campagne ? Ou avez-vous noté une forme d’instrumentalisation?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> La lutte contre le terrorisme rassemble et doit rassembler tous les Français. Les gouvernements successifs, qu’ils soient de gauche ou de droite ont tour à tour participé  à la lutte contre le terrorisme, qu’il soit d’origine moyen-orientale, GIA, djihadiste, ou tout simplement d’origine corse, basque, ou le fait de terroristes bien de chez nous, comme ceux d’Action Directe.       <br />
              <br />
       Je ne sache pas que les gouvernements de gauche aient été moins efficaces pour déjouer le terrorisme du GIA ou de type djihadiste. Après les attentats du métro et du RER en 1995-96, j’étais, en tant que ministre de l’Intérieur depuis juin 1997, naturellement plus inquiet de ce côté-là. A la veille de la coupe du monde de football en juin 1998, l’explosion d’une petite bonbonne dans le XIXème arrondissement m’avait alarmé. En coopération étroite avec les magistrats antiterroristes et particulièrement le juge Bruguière, nous avons été amenés à susciter simultanément des coups de filet dans cinq pays voisins d’où provenaient des indices inquiétants. Ce « coup de pied dans la fourmilière » a été utile car dissuasif. Il n’y a pas eu d’attentats pendant la coupe du monde de football. Une bonne coopération des services de renseignement et d’enquête et des magistrats antiterroristes est la clé d’une politique efficace contre le terrorisme.        <br />
              <br />
       De 1997 à 2002, la gauche non seulement n’a pas remis en cause le dispositif de la lutte antiterroriste mais a amélioré les synergies nécessaires. J’ai eu à faire face à d’autres terrorismes, celui qui a frappé lâchement le Préfet Erignac. Seize mois plus tard, six des sept membres du commando d’assassins étaient sous les verrous et désignaient celui qui avait été l’exécuteur. La lutte contre le terrorisme basque a été aussi l’œuvre partagée de la gauche et de la droite. L’ETA aujourd’hui a déposé les armes. Il n’y a donc pas lieu d’instrumenter la lutte contre le terrorisme à des fins électorales. C’est une tâche républicaine et par conséquent une œuvre collective.       <br />
       Il n’y a pas, en la matière, une politique de gauche et une politique de droite. Il y a le travail opiniâtre de la police, de la gendarmerie et de la justice. Le gouvernement doit leur en fournir les moyens et les soutenir moralement et politiquement dans leur action. La tentative de l’instrumentalisation existe. Les Français sont assez intelligents pour le remarquer quand cela se produit. Ce sera contre-productif pour le candidat qui s’abandonnerait à cette tentation. François Hollande a eu, quant à lui, l’intelligence de prôner l’union et le rassemblement. Il ne s’est livré à aucune polémique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont les failles de la panoplie française ? Comment les corriger ?</b>       <br />
        M. Juppé a employé le mot « faille ». Mais elle n’est pas, si elle existe, dans la « panoplie ». Ce sont toujours les moyens humains qui manquent le plus. La difficulté pour la police comme pour le gouvernement est de comprendre assez tôt le phénomène de la radicalisation et du passage à des actes aussi barbares. Le vrai remède est dans l’esprit républicain de la population dans son ensemble et dans la lutte quotidienne pour que le mot « République » garde son sens. Le civisme implique notamment la responsabilité des parents à l’égard de leur progéniture et la  lutte contre l’« omerta ». Facteur essentiel. Que ce soit en Corse, aux Pays basque ou dans les quartiers, l’amour et le respect de la loi républicaine doivent passer avant les solidarités familiales, claniques ou communautaristes.       <br />
       <b>       <br />
              <br />
       Les services de renseignement sont-ils adaptés aux nouvelles menaces ?</b>       <br />
       Pour la prévention, c’est le renseignement d’origine humaine qui est le plus précieux. Cela dit, le travail technique (à partir des portables par exemple) est indispensable pour les enquêteurs et pour l’efficacité de la répression. Les fichiers, quand ils sont bien tenus, y contribuent aussi. Ce ne semble pas avoir été le cas en ce qui concerne Mohamed Merah.       <br />
       <b>       <br />
              <br />
       Comment lutter contre la propagation des dérives islamistes en prison ?</b>       <br />
       Le surpeuplement des prisons favorise la propagation des dérives. Il y a un immense effort à faire pour permettre la réinsertion quand elle est possible. Cela implique un investissement matériel et humain considérable sur les prisons.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Est-il vain de vouloir mieux contrôler internet ?</b>       <br />
       Non, mais la surveillance d’Internet ne doit pas menacer les libertés individuelles, et d’abord celle de communiquer. Nicolas Sarkozy n’a pas l’air de s’apercevoir qu’il est très difficile de pénaliser l’usage d’Internet. Cela dit, la surveillance des sites djihadistes doit s’exercer avec vigilance … Un peu d’intelligence ne nuit pas.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>De manière plus globale, en matière de sécurité, le temps de la « naïveté », selon l’expression de Lionel Jospin en 2002, est-il vraiment révolu ?</b>       <br />
       Il y a, à gauche, une sensibilité républicaine, fortement ancrée chez les élus, et une sensibilité compassionnelle souvent portée par les militants associatifs davantage sensibles aux causes sociales de la délinquance. François Hollande appartient sans conteste à la première culture, celle qui met l’accent sur la responsabilité individuelle : il y a des pauvres qui sont honnêtes et des riches malhonnêtes. La délinquance frappe d’abord les plus démunis. Il fera – j’en suis sûr – passer la fermeté avant « la culture de l’excuse », parce qu’il est conscient que seule la fermeté est dissuasive. Quant à Lionel Jospin,  il n’est pas juste d’instruire à son égard un procès en « naïveté ». Lui n’était pas naïf, même si certains de ses ministres l’étaient. Son questionnement ne s’adressait pas à lui-même.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Pourquoi les Français créditent-ils la droite plus que la gauche d’être efficace dans la lutte contre la délinquance ? Un consensus est-il possible ?</b>       <br />
       Les sondages donnent des réponses contradictoires. Pour ma part, je reste persuadé que Nicolas Sarkozy a commis une grave faute quand il a prématurément enterré, en février 2003, la police de proximité que j’avais commencé à mettre en place trois ans auparavant. La preuve est que la droite elle-même y est revenue dans certains quartiers sous des appellations destinées à donner le change : « unités territoriales de quartier », « patrouilleurs », etc. Peut-on dire que l’ordre républicain est revenu dans les quartiers sensibles que Nicolas Sarkozy voulait « passer au karcher » ? Trop d’agitation nuit. La police est, avant tout, affaire de présence, de patience et de persévérance. L’élection de François Hollande aura un effet pacifiant sur la société française. Elle fera baisser les tensions. En recréant la confiance et l’amitié entre les citoyens, elle contribuera à asseoir sur des bases saines une politique de sécurité publique qui devrait faire consensus entre la gauche et la droite, pour peu que celle-ci veuille bien comprendre que derrière les problèmes de sécurité, il y a toujours un problème d’éducation. Les « sauvageons » - le terme désigne, en vieux français, des arbres non greffés – ont d’abord besoin d’être redressés. Ce sera une œuvre collective, celle de la République en action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Eric Mandonnet</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-lutte-contre-le-terrorisme-et-toutes-les-insecurites-est-une-tache-republicaine-et-donc-une-oeuvre-collective_a1382.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)</title>
   <updated>2012-03-31T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Coup-de-filet-dans-les-milieux-islamistes-radicaux-instrumentalisation-Chevenement_a1380.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4053404-6149510.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-31T08:26:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, vendredi 30 mars 2012, 22h24.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4053404-6149510.jpg?v=1333175013" alt="Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)" title="Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a demandé, vendredi dans une déclaration à l'AFP, pourquoi le coup de filet dans les milieux islamistes radicaux avait eu lieu &quot;à la veille de l'élection présidentielle&quot;, y voyant &quot;une forme d'instrumentalisation&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;On se demande si les interpellations de membres du groupe islamiste radical Forsane Alizza, qui ont permis aujourd'hui 30 mars la saisie d'armes de guerre à leur domicile, n'ont pas eu lieu plus tôt&quot;, a souligné le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur du Territoire-de-Belfort, qui soutient le candidat socialiste François Hollande à l'élection présidentielle.       <br />
              <br />
       &quot;J'entends que les juges anti-terroristes n'ont ordonné une information judiciaire qu'au début de ce mois. Et pourquoi pas avant, compte tenu de l'étroite coopération qui les unit aux services de renseignement relevant du ministère de l'Intérieur&quot;, a fait valoir M. Chevènement. &quot;Fallait-il attendre la veille de l'élection présidentielle? N'y a-t-il pas là une forme d'instrumentalisation?&quot;, a-t-il conclu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Coup-de-filet-dans-les-milieux-islamistes-radicaux-instrumentalisation-Chevenement_a1380.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"François Hollande veut qu'à travers l'Europe, une Europe redressée, la France continue"</title>
   <updated>2012-03-14T14:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-veut-qu-a-travers-l-Europe-une-Europe-redressee-la-France-continue_a1376.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-03-14T14:46:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la vidéo de la conférence de presse tenue par Jean-Pierre Chevènement et François Hollande au siège de campagne du candidat socialiste, mercredi 14 mars 2012.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/eb32ff1e981d3af68f8150933cd5076c21c3777e" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Voir <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Chevenement-pointe-le-risque-de-declassement-de-la-France_a1375.html">la dépêche AFP</a> liée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-veut-qu-a-travers-l-Europe-une-Europe-redressee-la-France-continue_a1376.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement pointe le "risque de déclassement de la France"</title>
   <updated>2012-03-14T14:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-pointe-le-risque-de-declassement-de-la-France_a1375.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3997203-6060205.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-14T13:53:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 14 mars 2012, 13h30.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3997203-6060205.jpg?v=1331729420" alt="Chevènement pointe le "risque de déclassement de la France"" title="Chevènement pointe le "risque de déclassement de la France"" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), au côté de François Hollande, a pointé <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-veut-qu-a-travers-l-Europe-une-Europe-redressee-la-France-continue_a1376.html">mercredi</a> le risque de &quot;déclassement définitif de la France&quot; avec le pacte européen signé début mars, qui renforce la discipline budgétaire.       <br />
              <br />
       &quot;Ce plan d'austérité sera un plan perpétuel, mis en oeuvre simultanément dans tous les pays, un plan de restriction, un plan de constriction, de mortification&quot;, a affirmé l'ancien ministre lors d'un point presse qui a suivi son ralliement au candidat socialiste.       <br />
              <br />
       &quot;J'ai évoqué les pénitents de l'ancien temps qui se promenaient avec un cilice sur la poitrine. Voilà le destin auquel Nicolas Sarkozy vouerait notre pays!&quot;, a-t-il affirmé.       <br />
              <br />
       &quot;Ce serait le déclassement définitif de la France&quot;, a lancé M. Chevènement.       <br />
              <br />
       &quot;Je sais que François Hollande est un patriote. Il veut qu'à travers l'Europe, une Europe redressée, la France continue&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;La France traverse une crise qui vient de loin&quot;, a assuré l'ancien ministre, qui a pointé notamment &quot;la crise de la monnaie unique&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je suis très attentif à pouvoir en modifier les règles, notamment en étendant les prérogatives de la BCE et en faisant en sorte de réorienter l'Europe&quot;, a-t-il déclaré.       <br />
              <br />
       &quot;Je juge très grave l'attitude de Nicolas Sarkozy qui, pour des motifs électoralistes, a voulu européaniser ce qu'il appelle la règle d'or, en fait règle d'airain, qui va bien au-delà de la suppression des déficits&quot;, a assuré M. Chevènement.       <br />
              <br />
       Dans ce traité, &quot;il est envisagé de réduire à 60% du PIB le stock de la dette de chaque pays&quot;, a-t-il observé, faisant valoir que &quot;la France a une dette d'à peu près 90%, comme l'Allemagne, d'ailleurs&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Cela veut dire que sur vingt ans, cela nous engage à faire un effort supplémentaire équivalent à un point et demi du PIB&quot;, a-t-il souligné, rappelant que &quot;nous avons actuellement un déficit de 4,5 points&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-pointe-le-risque-de-declassement-de-la-France_a1375.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'homme le mieux à même de rassembler est François Hollande"</title>
   <updated>2012-03-13T22:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/L-homme-le-mieux-a-meme-de-rassembler-est-Francois-Hollande_a1374.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3992052-6051210.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-13T22:45:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de 20h de TF1 pour annoncer son soutien à François Hollande, mardi 13 mars 2012. Il répondait aux questions de Laurence Ferrari.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/8fe2232759c8bd17981cf765e5e9ec3c9361387d" width="608" height="372">
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<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je me suis décidé en fonction des intérêts de la France. Je crois que dans la grave crise qui se présente, et qui n'est pas derrière nous, il faut rassembler toutes les forces de la France. Je pense que l'homme qui est le mieux à même de rassembler est François Hollande.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que Jean-Luc Melenchon a un parcours qui est méritoire depuis le traité de Maastricht, qu'il avait approuvé. Depuis, il a évolué dans le bon sens. Il a encore un peu de chemin à faire. Je lui laisse l'avenir mais je pense qu'aujourd'hui, ce qui est important c'est de rassembler dès le premier tour.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande a quand même le mérite de vouloir renégocier le traité européen désastreux qu'a signé Nicolas Sarkozy le 2 mars. Ce traité conjugue des plans d'austérité simultanés dans toute l'Europe qui vont au delà de la réduction des déficits puisque ces plans visent également un désendettement à hauteur de 60% du PIB. Nous sommes aujourd'hui à 90%.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande a pris une décision sage en disant qu'il renégocierait ce traité en lui donnant notamment les moteurs de croissance qui lui manquent.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Schengen, c'est vieux, ça date de 1995. Le fond du problème est économique : c'est la concurrence inégale, l'absence de protection de l'Europe, c'est une monnaie surévaluée, c'est l'érosion industrielle, qui est à l'origine de tous les maux que nous connaissant.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les propositions qu'a faites François Hollande pour réindustrialiser le pays, relancer la production, faire en sorte que la construction européenne soit redressée : tout cela va dans mon sens, jusqu'à un certain point.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si  on peut changer les règles, nous sommes d'accord avec François Hollande pour le faire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis pour l'industrie nucléaire et le maintien de ses activités. C'est un point de divergence avec le Parti Socialiste. Cependant, celui-ci était tout de même limité puisque François Hollande n'évoque plus que la fermeture d'une seule centrale, et encore, dans le cours du quinquennat.        
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Répondant à Laurence Ferrari qui évoque son « ralliement » à François Hollande</span> : Mon « soutien » si vous le permettez, car je reste moi même. C'est le meilleur moyen d'aider François Hollande par les temps qui courent.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/L-homme-le-mieux-a-meme-de-rassembler-est-Francois-Hollande_a1374.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"</title>
   <updated>2012-03-13T21:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-l-Est-republicain-Chevenement-soutient-Hollande-les-yeux-ouverts-_a1373.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3991751-6050733.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-13T21:27:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'Est républicain, 14 mars 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3991751-6050733.jpg?v=1331670046" alt="Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"" title="Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Est républicain: Entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, qu’est-ce qui vous a fait pencher pour le premier ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Seul François Hollande peut aujourd’hui battre Nicolas Sarkozy et devenir président de la République. En me portant candidat le 5 novembre, j’entendais faire bouger les lignes. Après le discours de Hollande au Bourget et l’énoncé de ses 60 engagements, j’ai constaté des infléchissements positifs : redresser la France et pour cela relancer la production, réorienter la construction européenne en renégociant le désastreux traité signé à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, synonyme de régression économique et sociale, rétablir la justice, redonner espoir à la jeunesse, porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde. Comment ne reconnaîtrais-je pas là les orientations que de tout temps j’ai préconisées ?       <br />
              <br />
       <b>Et vous ne les retrouviez pas chez Jean-Luc Mélenchon ?</b>       <br />
       J’ai de l’estime pour le parcours qu’il a effectué depuis le traité de Maastricht, même si je ne partage pas ses positions sur la sortie du nucléaire ou la régularisation de tous les sans-papiers. J’exprime une sensibilité républicaine et je ne cherche pas à être « la gauche de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon parle beaucoup de la République, mais je ne suis pas sûr qu’il y mette la même exigence. La souveraineté nationale est à mes yeux un point d’appui essentiel. Aussi bien, tout le monde sait que Mélenchon soutiendra Hollande au second tour. Je préfère donc apporter d’emblée mon soutien à Hollande. C’est un homme chaleureux qui a l’intelligence des hommes et des choses. C’est un homme politique réaliste et talentueux. Jean-Luc Mélenchon n’a pas fini d’évoluer. Il fait, comme Arnaud Montebourg, partie de l’avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Votre soutien est-il lié au récent accord législatif conclu entre le MRC et le PS ?</b>       <br />
       Je me suis déterminé sur le fond, et bien avant que soit conclu l’<a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html">accord</a> que vous qualifiez de « législatif » entre le PS et le MRC. Cet accord comporte d’abord un volet politique. Il reprend les points que nous jugeons essentiels : monnaie compétitive, rôle accru de la BCE pour racheter la dette, soutenir la croissance et agir sur le change, réaffirmation du rôle du Parlement pour voter le budget, construction d’une Europe non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement. Le volet électoral est en ligne avec l’accord conclu en décembre 2006 : neuf circonscriptions en dehors du Pas-de-Calais où interviendra, je l’espère, un accord particulier.       <br />
              <br />
       <b>Sur le fond, reste-t-il des désaccords entre François Hollande et vous ?</b>       <br />
       Les accords et les valeurs communes l’emportent largement sur les désaccords. Ceux-ci concernent la nature de la monnaie unique, construction viciée, selon moi, dès l’origine mais nous sommes d’accord pour en changer les règles. Je fais confiance au pragmatisme et au patriotisme de François Hollande pour prendre les décisions les plus conformes aux intérêts du pays. Sur la sécurité, il a repris l’idée d’une police de proximité dont on oublie souvent de mentionner que c’est moi qui l’ai conçue et mise en place en 1999.       <br />
              <br />
       <b>Comment entendez-vous peser ensuite ?</b>       <br />
       Je n’ai aucune ambition ministérielle, même si je ne renonce pas à exercer une influence. J’ai eu le temps d’assouvir mon désir d’action à la tête de cinq ministères, de 1981 à 2000. J’ai toujours été un homme d’études et de recherche. Je continuerai à m’occuper de la Fondation « Respublica » et, tant que j’en resterai l’élu, du Territoire de Belfort.       <br />
              <br />
       <b>Certains à gauche disent encore « douter » de la capacité de Hollande à exercer la fonction…</b>       <br />
       Je lui fais confiance pour être un Président dans lequel les Français pourront se reconnaître. Nicolas Sarkozy a commis l’erreur de vouloir désacraliser la fonction. François Hollande l’exercera avec dignité. Je sais qu’il s’adaptera très vite. Sa tâche sera difficile. Mais il a de la ressource. Je le soutiendrai les yeux ouverts, mais sans démagogie, avec le seul souci de lui faire entendre des arguments auxquels d’autres n’auraient pas pensé. J’ai assez de pratique pour savoir qu’en dernier ressort, le Président de la République est maître de la décision.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-a-l-Est-republicain-Chevenement-soutient-Hollande-les-yeux-ouverts-_a1373.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Présidentielle: Chevènement officialise son soutien à Hollande (sur TF1)</title>
   <updated>2012-03-13T21:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Presidentielle-Chevenement-officialise-son-soutien-a-Hollande-sur-TF1_a1372.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3991677-6050602.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-13T21:13:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mardi 13 mars 2012, 20h53     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3991677-6050602.jpg?v=1331669097" alt="Présidentielle: Chevènement officialise son soutien à Hollande (sur TF1)" title="Présidentielle: Chevènement officialise son soutien à Hollande (sur TF1)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a officiellement annoncé mardi sur TF1 son soutien attendu à François Hollande pour la présidentielle, voyant dans le candidat PS &quot;l'homme le mieux à même de rassembler&quot; face à la crise.       <br />
              <br />
       &quot;Je me suis décidé en fonction des intérêts de la France&quot;, &quot;dans la grave crise qui se présente et qui n'est pas derrière nous, il faut rassembler toutes les forces de la France et je pense que l'homme le mieux à même de rassembler, c'est François Hollande&quot;, a-t-il dit sur le plateau du 20h00.       <br />
              <br />
       Les deux hommes doivent d'ailleurs tenir une conférence de presse commune mercredi matin au local de campagne du candidat PS.       <br />
              <br />
       M. Hollande &quot;a quand même le mérite de vouloir renégocier le traité européen désastreux&quot; conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui &quot;conjugue des plans d'austérité simultané dans toute l'Europe qui vont au-delà de la réduction des déficits&quot;, a ajouté le sénateur de Belfort qui avait été accusé en 2002 d'avoir contribué à évincer Lionel Jospin du 2e tour avec ses 5,3%.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les propositions de François Hollande &quot;pour réindustrialiser le pays, relancer la production, faire que la construction européenne soit redressée en étendant les prérogatives de la Banque centrale, tout cela va dans mon sens jusqu'à un certain point&quot;, a souligné l'ex-ministre de l'Intérieur (1997-2000) qui critique fermement la monnaie unique.       <br />
              <br />
       Interrogé sur le nucléaire et l'accord PS-EELV sur le sujet, &quot;je ne m'en accomode pas&quot;, a-t-il répondu. &quot;Je suis pour l'industrie nucléaire&quot;, c'est un &quot;point de divergence avec le Parti socialiste&quot; mais c'est &quot;limité puisque François Hollande n'évoque plus que la fermeture d'une seule centrale&quot; et a donc, selon M. Chevènement, &quot;clairement refusé l'accord PS-Verts&quot;.       <br />
              <br />
       Quant à Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), &quot;il a un parcours méritoire depuis le traité de Maastricht qu'il avait approuvé. Depuis, il a bien évolué dans le bon sens, il a encore un peu de chemin à faire, je lui laisse l'avenir&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Depuis son retrait le 1er février de la course pour 2012 (une décision &quot;sage&quot;, avait salué M. Hollande), le soutien au candidat socialiste par M. Chevènement qui s'était déjà rallié à Ségolène Royal en 2007, ne faisait quasiment aucun doute.       <br />
              <br />
       Le MRC avait d'ailleurs conclu la semaine dernière un <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html">&quot;contrat de législature&quot;</a> avec le PS, avec quelques circonscriptions réservées au parti de M. Chevènement.       <br />
       L'accord prévoit que le MRC présentera des candidats titulaires soutenus par le PS dans les 9 circonscriptions suivantes : Aisne (4e), Alpes-Maritimes (7e), Drôme (2e), Nord (13e), Oise (6e), Var (7e), Territoire-de-Belfort (2e), Hauts-de-Seine (13e) et Val-de-Marne (10e). Six suppléants MRC ont également été décidés.       <br />
              <br />
       Jean-Luc Laurent, président du MRC, a indiqué à l'AFP que &quot;quatre à six circonscriptions étaient jouables&quot; en cas de victoire de la gauche, dans un parti qui ne compte actuellement qu'un député sortant, Christian Hutin (Nord).       <br />
              <br />
       Les candidats MRC devraient été désignés d'ici le 22 mars.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Presidentielle-Chevenement-officialise-son-soutien-a-Hollande-sur-TF1_a1372.html" />
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  <entry>
   <title>"M. Sarkozy a préparé un traité qui met la France à la merci des orientations de Mme Merkel"</title>
   <updated>2012-07-06T14:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/M-Sarkozy-a-prepare-un-traite-qui-met-la-France-a-la-merci-des-orientations-de-Mme-Merkel_a1365.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-02-19T23:37:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Internationales sur RFI et TV5, dimanche 19 février 2012. Il répondait aux questions de Xavier Lambrechts (TV5 Monde) et Thomas Wieder (Le Monde).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/4c439aed21a9af6f4add50aec57881970e158218" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Ce qui me meut est en réalité toujours la même idée, celle que je ne suis pas rallié au social-libéralisme, cela depuis 30 ans, et que je me bats toujours pour une société plus juste où l’État retrouverait un rôle de régulation et d'orientation stratégique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ma candidature avait un but pédagogique. Je l'ai retirée le 1er février, avant que ne se produise l'inévitable polarisation au nom d'un vote utile, que je conteste d'ailleurs. L’élection présidentielle doit être l'occasion de faire émerger des idées nouvelles. C'est ce que j'ai essayé de faire en 2002.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Quand je considérerai que les lignes auront bougé, je pourrai dire à quel candidat j'apporte mon soutien les yeux ouverts. Je pense représenter un repère pour un certain nombre de gens. Par conséquent, je prendrai mes responsabilités.       
       </li></ul><ul class="list"><li>M. Sarkozy, qui fait une préemption de la France, oublie de nous dire qu'il a préparé un traité qui met en réalité la France à la merci des orientations de Mme Merkel et nous engage à réduire la dette publique à 60%. C'est la garantie de l’austérité à perpétuité. C'est un traité de déclin.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Séparer les activités spéculatives et celles de banque de dépôt ne suffit pas. Si on veut véritablement sortir le pays de l'ornière, il faudrait une monnaie moins chère, organiser la croissance en Europe et que la BCE appuie le mécanisme européen de stabilité dont il est question.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Qui va souscrire  des obligations d'un mécanisme européen de stabilité dont le rôle sera de prêter aux États en difficulté ? Personne !       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande est un homme intelligent, capable de prendre la mesure d'une crise totalement inédite et qui périme les traités passés il y a 20 ans.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nicolas Sarkozy flatte toutes les communautés.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'étais favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales. J'y suis moins aujourd'hui car je pense que la citoyenneté ne se découpe pas en tranches. Par conséquent, je suis favorable à une facilitation de la naturalisation pour ceux qui la demandent. C'est une solution plus républicaine.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas hostile au référendum quand celui-ci touche à des sujets importants comme les institutions ou la souveraineté de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai trouvé Nicolas Sarkozy très incisif au début de son discours puis pataugeant. Par exemple, il met sur le même plan l'autorité du professeur et celle du policier. Ça n'a rien à voir. L'autorité du professeur découle de sa compétence. Pour le policier, c'est l'autorité de la loi.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis d'accord avec la proposition de Nicolas Sarkozy d'introduire une dose de proportionnelle aux législatives. Cependant, il faut que son application se fasse de manière à ce que le résultat du vote au scrutin majoritaire ne soit pas contredit.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis d'accord également avec l'idée d'une réduction du nombre de parlementaires. Il pourrait y en avoir moins.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le Président de la République n'est pas engagé par un accord qui concernent les partis. Il est l'homme de la Nation. Si je devais donner un conseil à François Hollande, ce serait de prendre beaucoup de distance avec ces accords de parti à parti et de faire en sorte de se déterminer par rapport à l'intérêt de la France à long terme.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai inventé la police de proximité. Il a fallu la penser. Nous y avons consacré beaucoup de temps pour définir une doctrine. Nicolas Sarkozy ne lui a pas donné le temps de faire ses preuves. C'est une erreur. D'ailleurs, il doit bien se rendre compte qu'il n'a pas répondu aux attentes de sécurité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si la zone euro avait été capable de se réformer profondément, elle aurait gagné un répit de quelques années. Ce qui s'est passé avec la Grèce ne se serait pas produit. Mais on intervient toujours trop tard.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faudrait avoir avec le peuple grec un dialogue franc et amical plutôt que de les soumettre au régime coercitif  et punitif actuel.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut peut-être aider la Grèce à dévaluer, à retrouver sa liberté monétaire. Il faut donner à l'économie grecque une compétitivité qu'elle n'a pas.       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est la politique de la France en Europe qui compte. Il faudrait qu'elle définisse un axe salvateur pour l'ensemble des pays européens, y compris pour l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les Allemands ont besoin de la France car sans elle, il n'y a pas d'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le soutien des dirigeants conservateurs européens à Nicolas Sarkozy ne changera rien au choix des Français       
       </li></ul><ul class="list"><li>On fera l'Europe à géométrie variable. D'ailleurs on s'y achemine avec le fameux TSCG qui distingue membres de la zone euro et observateurs.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La France n'a pas à soutenir Abdoulaye Wade ou à lui dire de partir. La colonisation c'est fini!       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis très attaché aux principes d’autodétermination des peuples et de non-ingérence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>S'agissant de la Libye, nous avons interprété de manière très extensive la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. En revanche, j'approuve ce qui s'est fait en Côte d'Ivoire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Concernant la Syrie, on devrait pouvoir convaincre Bachar El-Assad de quitter le pouvoir. La Russie et la Chine le peuvent. Je ne crois pas qu'il faille encourager une rébellion qui aboutit à des flots de sang</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Il est temps de dire non</title>
   <updated>2012-02-13T22:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-est-temps-de-dire-non_a1364.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-02-13T22:44:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La monnaie unique, en rigidifiant les parités monétaires, montre à Athènes toute la nocivité de sa conception. Sans doute la Grèce doit-elle retrouver sa compétitivité. Mais la plus absurde des solutions consiste à en confier le soin à la troïka Commission européenne – Banque Centrale européenne – FMI.        <br />
              <br />
       Le peuple grec, ami du peuple français, comprend que le plan de rigueur que la troïka veut lui administrer ne peut déboucher sur aucun redressement. Le choix de la monnaie unique aura ainsi abouti à l’inverse de ce que déclarait vouloir, en 1950, Robert Schuman : « œuvrer à une union toujours plus étroite des peuples européens ».        <br />
              <br />
       Ce qui est vrai aujourd’hui à Athènes le sera demain à Paris si la France ne parvient pas à réorienter fondamentalement la construction européenne.        <br />
              <br />
       Le traité européen que Nicolas Sarkozy veut imposer au peuple français en s’appuyant sur Madame Merkel engendrera en Europe une récession de longue durée dont la France sortira exsangue. Il est temps de dire non. La prochaine élection présidentielle sera pour les Français l’occasion de le faire en exigeant la révision de ce traité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"</title>
   <updated>2012-02-02T11:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Je-vais-bien-sur-faire-entendre-ma-voix-demain-comme-hier-au-long-de-cette-campagne_a1358.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3760265-5594355.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-02T10:54:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Est républicain, jeudi 2 février 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3760265-5594355.jpg?v=1328176623" alt=""Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"" title=""Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Est républicain: Qu’est-ce qui vous a conduit à renoncer à votre candidature ? C’est la difficulté de récolter les 500 signatures ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Non, ce n’était pas le plus préoccupant. Il nous restait du temps et j’avais bon espoir d’y parvenir. La raison, c’est le manque de moyens financiers. Je ne suis pas riche, vous le savez bien… Avec 100.000 €, il ne m’était pas possible de faire une campagne.       <br />
              <br />
       <b>Les sondages ne vous qualifiaient que de 1 % des voix, cela vous a-t-il découragé ?</b>       <br />
       Si j’avais mené une campagne démagogique, j’aurais peut-être eu plus de succès. Mais j’ai choisi une campagne délibérément pédagogique, très articulée, qui s’adressait vraiment à l’intelligence.       <br />
              <br />
       <b>C’était risqué…</b>       <br />
       Ce n’était peut-être pas la meilleure solution (rire). Je ne la regrette cependant pas. Elle m’a permis d’affirmer notre identité et le point de vue qui est le mien et celui de mes amis. J’ai pu m’exprimer abondamment dans les médias qui ont bien voulu recueillir mes impressions et mes analyses. J’ai effectué de nombreux déplacements sur le terrain, j’ai visité une vingtaine d’usines.       <br />
              <br />
       <b>Qui allez-vous soutenir ? Allez-vous continuer à vous exprimer ?</b>       <br />
       Le <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html">communiqué</a> que j’ai publié suffit à ce stade. Il est assez explicite et je parlerai plus longuement la semaine prochaine. Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne. Malgré le refus de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel et refuse d’accepter la révision du traité, j’expliquerai les périls où nous conduit l’euro surévalué, la nécessité d’étendre les missions de la Banque centrale européenne et d’organiser la relance en Europe, l’importance de préserver la souveraineté budgétaire et fiscale de la France, qui doit rester dans les mains du Parlement français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Ces quelques jours de silence seront-ils occupés à négocier un accord politique avec un autre candidat de gauche, puisqu’ils sont deux, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, à se dire prêts à vous accueillir ?</b>       <br />
       Il n’y a qu’une négociation qui a été entamée, en mai dernier, entre le MRC et le PS. Elle porte sur les législatives et notre représentativité. C’est tout à fait autre chose et d’ailleurs, il n’y a toujours pas d’accord à l’heure actuelle. C’est le président du MRC, Jean-Luc Laurent, qui s’en occupe. Je vous rappelle que je n’en suis que le président d’honneur… Je n’en dirai pas plus aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/02/02/je-ne-suis-pas-riche-vous-savez">L'Est républicain</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Je-vais-bien-sur-faire-entendre-ma-voix-demain-comme-hier-au-long-de-cette-campagne_a1358.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Déclaration de Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2012-02-02T11:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-02-01T10:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre, 1er février 2012.     <div>
      Je me suis porté candidat à la Présidence de la République le 5 novembre 2011, &quot;pour faire bouger les lignes&quot; et mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu’elles doivent relever.       <br />
              <br />
       Dans la grave crise à travers laquelle une construction européenne mal pensée dès l’origine, peut conduire la France à une position définitivement subordonnée, j’ai voulu, à travers cette &quot;candidature pédagogique&quot;, rendre nos concitoyens attentifs à quatre enjeux majeurs de la période qui s’ouvre :       <br />
              <br />
       1) Pour réindustrialiser le pays, condition de la survie du modèle républicain, il faut, chose non suffisante mais indispensable, une monnaie moins chère que l’euro actuel.       <br />
              <br />
       2) Il est nécessaire, en second lieu, d’organiser la croissance en Europe et non pas la récession à perte de vue, comme nous y conduirait le projet de traité européen dont les grandes lignes ont été entérinées hier, le 30 janvier 2012, à Bruxelles. Si le gouvernement de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel, n’acceptait pas la révision du traité pour étendre les missions de la Banque Centrale européenne et organiser la relance en Europe, mieux vaudrait alors transformer l’euro de monnaie unique en monnaie commune.       <br />
              <br />
       3) La souveraineté budgétaire et fiscale de la France doit rester dans les mains du Parlement français. Sa préservation est la condition, à tous égards, de notre indépendance future, y compris diplomatique et militaire.       <br />
              <br />
       4) Il est temps de redresser l’Europe à partir de ses nations. Celles-ci sont le cœur vivant de la démocratie. Le but est d’édifier une &quot;maison commune européenne&quot;, ou comme disait le général de Gaulle, une &quot;Europe européenne&quot;, ouverte vers la Russie à l’Est et vers la Méditerranée et l’Afrique, au Sud. Cette construction se fera avec les peuples, c’est-à-dire par la force des choses, à géométrie variable, avec ceux qui le veulent.       <br />
              <br />
       Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m’étais assigné, et n’ayant plus aujourd’hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. Je continuerai cependant, demain comme hier, à faire entendre ma voix pour servir la République.       <br />
              <br />
       Dans les temps difficiles qui sont devant nous, rien n’est plus important que de maintenir un recours républicain.       <br />
              <br />
       J’indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l’élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j’apporterai mon soutien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"</title>
   <updated>2012-01-31T20:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite_a1357.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-01-31T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement pour Courrier Cadres, mardi 31 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3752876-5581674.jpg?v=1328037015" alt=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" title=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Courrier Cadres: Quel est votre constat sur l’état actuel de l’économie ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Il est déplorable : la France a vu sa base industrielle se rétrécir, passant de 30 % à 13 % de notre valeur ajoutée depuis 30 ans. Les délocalisations vers les pays à bas coût salarial - y compris européens -, la primauté donnée à la rente financière, le manque de patriotisme de nos grands groupes industriels qui n’investissent pas en France, tout cela y concourt. La France demeure dans le groupe de tête si on prend en compte le PIB par habitant mais cela ne saurait dissimuler les faiblesses de notre économie : notre pays consomme majoritairement des produits qu’il ne fabrique pas et ce que nous produisons pour l’exportation est pénalisé par le taux trop élevé de l’euro et par la détérioration de notre compétitivité par rapport à l’Allemagne depuis une dizaine d’années qui entraînent un lourd déficit de notre balance commerciale. L’avenir est encore assombri par les orientations de politique économique retenues au niveau européen : la voie de l’austérité inscrite dans le projet de traité européen ne peut qu’enfoncer l’Europe dans une récession de longue durée et contribuer encore plus à réduire notre consommation et nos capacités productives. La dette ne pourra être épongée tant que nous ne renouerons pas avec la croissance. Nous n’en prenons pas le chemin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont vos propositions pour relancer l’économie, l’emploi ? Que faire pour l’entrepreneuriat ?</b>       <br />
       J’ai fait dix propositions pour redresser la France, c’est-à-dire d’abord notre économie. Il faut mesurer l’ampleur du défi. Je propose que les moyens soient pris de ramener l’euro à un taux raisonnable, proche de sa parité initiale avec le dollar (1,16), de renouer avec la croissance en Europe en donnant à la BCE <span style="font-style:italic">(Banque centrale européenne, ndlr)</span> les moyens d’action qui sont ceux d’une banque centrale normale et enfin pour soutenir l’économie avec un grand emprunt européen pour financer des travaux d’avenir, la recherche et la technologie. Les autres pays développés appliquent une politique de création monétaire modérée : c’est le “quantitative easing” utilisé par les États-Unis dès le début de la crise. De même le Royaume-Uni, qui a gardé une banque centrale nationale, s’apprête à recourir à la création monétaire pour faire face à la récession qui menace le pays. La BCE devrait aussi accepter une certaine mutualisation des dettes publiques des pays de la zone euro en soutenant les mécanismes de soutien existants (FSEF i[[Fonds européen de stabilité financière, ndlr]]i et MEF). Je préconise enfin une vigoureuse politique industrielle. Les PME innovantes doivent particulièrement retenir l’attention. Il faut les aider à consolider leur capital et à soutenir leur capacité d’exportation. Dans une période de crise comme celle que nous vivons, seules des mesures d’ampleur sont de nature à restaurer la compétitivité et un niveau décent d’emploi pour tous.       <br />
              <br />
       <b>Quel regard portez-vous sur la situation particulière des cadres ? Sont-ils un public prioritaire pour le redressement de l’économie ?</b>       <br />
       S’agissant plus particulièrement des cadres, je note qu’ils sont également atteints par les délocalisations et le seront de plus en plus soit qu’ils appartiennent aux branches industrielles, soit qu’ils soient employés dans les services, qui se délocalisent à leur tour à un rythme rapide, soit enfin qu’ils contribuent à la recherche et à l’innovation pour lesquels il serait vain de croire que nous garderons une avance sur les pays émergents si nous ne prenons pas pour cela des mesures énergiques. L’effort pour le pays tout entier est indispensable. Il doit être justement réparti. Les cadres ne doivent pas être découragés. Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité.       <br />
              <br />
       L’emploi des cadres est donc à mes yeux en interdépendance avec l’ensemble des emplois eux-mêmes tributaires de la relance de l’activité économique. Je ne crois pas au discours - de moins en moins tenu d’ailleurs - selon lequel la France pourrait se passer d’usines et tout miser sur les services. C’est une pente dangereuse. Un pays qui n’a pas de base industrielle ne peut maintenir ni protection sociale ni services publics efficaces. L’Allemagne tire sa force de l’existence d’industries performantes. La France a besoin de cadres techniques ou administratifs, d’ingénieurs, de gestionnaires pour faire tourner un modèle d’économie diversifié, en prise avec l’économie numérique et qui suppose d’ailleurs un niveau de formation technique post-bac de plus en plus performant.       <br />
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       Source : <a class="link" href="http://www.cadres-dirigeants.fr/article/jean-pierre-chevenement-ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite">Courrier Cadres</a>
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