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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T11:20:06+01:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>"J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"</title>
   <pubDate>Thu, 13 Apr 2017 19:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement répondait aux questions de France Culture, jeudi 13 avril 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/12105711-19441907.jpg?v=1492103067" alt=""J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"" title=""J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau"" />
     </div>
     <div>
      <b>Verbatim :</b>       <br />
       Le débat politique est tombé très bas. Il n'y a plus d'objectivité, de sens de la nuance, et même la reconnaissance qu’il peut y avoir de vrais débats. Prenons cet exemple : la rafle du Vél' d'Hiv a été ordonnée par M. Bousquet, secrétaire général de la police, et par, on peut le penser, Pierre Laval, président du Conseil, peut-être avec l'accord de Pétain. Naturellement, cette rafle obéissait aux désirs des occupants allemands, et en particulier du chef de la Gestapo, Oberg. Il y a eu des accords entre Oberg et Bousquet. On peut rappeler ce fait et à partir de là dire : le gouvernement de Vichy est le responsable de ce crime atroce qu'a été la déportation de 20 000 juifs vers l'Allemagne. Faut-il dire la France a commis l'irréparable, comme l'a dit Jacques Chirac en 1995 ? Pour ma part, je ne le pense pas, comme l'ont pensé à peu près tous les hommes politiques responsables en France jusqu'à Jacques Chirac. Car il y a une responsabilité pénale qui s'applique aux criminels, une responsabilité politique, qui s'applique aux peuples à travers les gouvernements qu'ils se sont donnés. Mais est-ce que le gouvernement de Vichy était un gouvernement légitime ? C'est la question de fond.       <br />
              <br />
       Sur le champ, un historien, Marc Bloch, à travers un livre intitulé <span style="font-style:italic">L’étrange défaite</span>, a parlé de coup d’état. Il a parlé des « nouveaux Bazaine » qui avaient trahi la République en offrant nos armées à la capitulation en sollicitant par radio cette capitulation alors que l’armistice n’avait pas déjà eu lieu. De Gaulle, à Londres, a lancé l’appel du 18 juin, en proclamant l’illégitimité du gouvernement qui venait de se constituer à l’époque à Bordeaux. C’est une thèse historique qu’il faut quand même rappeler parce que ce n’est pas un Président de la République ni même deux, ni même trois qui peuvent faire la vérité historique. Il y a un débat et moi je considère que le peuple français n’est pas coupable, on ne peut pas dire qu’il a commis l’irréparable parce que l’immense majorité du peuple français n’était évidemment pas d’accord avec cela.       <br />
              <br />
       C’est une illustration de la confusion du débat dans une campagne que je juge de très mauvaise qualité occultant les grands enjeux auxquels la France doit faire face et qui mériteraient un autre traitement. Il reste encore dix jours aux Français pour faire le meilleur choix en fonction des intérêts de la France: c’est un choix difficile.        <br />
              <br />
       J’ai assez honte qu’avec de tels problèmes à résoudre notre pays en ait été ramené à cette campagne de caniveau où les grands sujets sont très maltraités.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.franceculture.fr/emissions/secrets-de-campagne/les-sympathisants-socialistes-face-au-doute">France Culture</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Si la France s'aimait, tous ces problèmes d'intégration seraient résolus"</title>
   <pubDate>Sat, 30 Nov 2013 11:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Entre les lignes" sur LCP samedi 30 novembre 2013. Il répondait aux questions de Frédéric Haziza et débattait avec Alain Finkielkraut.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> La guerre de 1914 est une épreuve inouïe, comme notre peuple en a peu connue : 1,5 millions de Français sont morts durant cette guerre.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a deux versions de cette guerre : la version pénitentielle, associée à l'idée de mort, d'absurdité, de fin de la France. Mais il y a une version différente, plus tonique d'une certaine manière : la guerre de 1914-1918 est ce qui a permis à la France de rester une grande nation, parce qu'elle a résisté, parce que Churchill s'est souvenu en 1945 du sacrifice des Poilus, et la France a été rétablie à son rang, non seulement par les immenses mérites du général de Gaulle, mais également par la projection de ce souvenir.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On oublie qu'en 1940, la France était seule. Les Britanniques n'avaient envoyé que 8 divisions et pas d'aviation, les Américains ne voulaient pas intervenir, ni vendre des avions à crédit, l'URSS était alors l'alliée de l'Allemagne nazie. On ne porte pas un regard juste, équitable, sur l'histoire de la France au XXe siècle, si on ne rassemble pas tout cela.        
       </li></ul><ul class="list"><li> 1914-1918 a été une guerre de défense nationale, parce que la France a été agressée, parce que les dirigeants de l'Allemagne de Guillaume II ont mené une guerre préventive, comme l'Amérique de Bush fils en Irak, destinée à mettre la France hors-jeu en six semaines.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'identité française est malheureuse, comme le dit à juste titre Alain Finkielkraut, pour cela mais aussi pour d'autres raisons. Elle est malheureuse depuis 1918-1919, parce qu'il y a eu trop de morts.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le traité de Versailles a été déséquilibré d'emblée parce que le président américain Wilson a été battu aux élections américaines de 1920, que l'Amérique et l'Allemagne ont conclu une paix séparée, et l'absence de la garantie donnée par Wilson à Clemenceau a fragilisé l'édifice, qui ne reposait plus que sur la prééminence à perte de vue de l'armée française. Or ça, c'était un pari qui ne pouvait pas être tenu.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Je partage beaucoup des idées d' Alain Finkielkraut, notamment sur l'école, les valeurs de la transmission. Il y a néanmoins des choses que je voudrai nuancer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Sur Vichy, l'Occupation, il faut toujours se rappeler qu'en 1940, la France était seule. Les grandes démocraties ne sont pas venues à son secours.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est une faute qu'a commise Jacques Chirac, en identifiant l'irréparable, qui a été effectivement commis par l’État français de Vichy, et la France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des dizaines de milliers de résistants qui ont été fusillés, plus de 600 000 Français ont été tués dans les camps ou ailleurs, et par conséquent il ne faut quand même pas faire injure à ceux qui ont refusé l'équation « Pétain, c'est la France ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut éviter les excès de l'idéologie pénitentielle.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La guerre de 14 doit être commémorée autrement qu'on ne le fait : c'est quand même un acte de foi de la France en elle-même. C'est un immense sacrifice qui est fait pour que la France continue.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a dès aujourd'hui plus de francophones en Afrique qu'il n'y en a en France. Cela rejaillit sur l'identité française, qui au fond est une identité d'adhésion. Être Français, c'est vouloir être français, comme le disait Renan, c'est avoir un legs de souvenirs communs et en même temps vouloir continuer à vivre ensemble.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a toujours accueilli des apports venus d'ailleurs, et nous pouvons toujours en accueillir, par exemple des peuples arabes. L'essentiel est que la personnalité de la France reste une personnalité structurée.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France vit au long des siècles. Elle n'est pas née en 1789, même si la République est le nom moderne de la France. Mais pour que la Révolution française se produise, il a fallu toute une sédimentation. Emmanuel Todd explique cela très bien à travers les structures de la parenté.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut défendre l'idée que la France nous appartient à tous.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si on prend la Marseillaise en 1985 et aujourd'hui, on constate les fantastiques progrès qu'elle a fait.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis un laïc, plutôt strict. Je pense que les étrangers accueillis sur notre sol doivent respecter nos lois. Pour autant, qu'on on regarde l'immigration, 46% des hommes nés de l'immigration maghrébine se marient en dehors de leur groupe ou de leur aire culturelle d'origine. Je reste confiant dans la capacité de la France à surmonter la crise, qui est une crise de longue durée, qui vient de très loin, pour faire France à nouveau.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut distinguer l'islamisme radical, qu'il faut combattre, de l'islam qui est une religion comme les autres, dès lors qu'elle accepte les lois de la République.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si la France avait confiance en elle-même, si elle croyait en son avenir, si elle était rayonnante du fond d'elle-même, elle n'aurait aucune peine à intégrer tous ces gens, qui ne la rejettent, pour certains seulement, que parce que la France se hait elle-même. Si la France s'aimait, tous ces problèmes seraient résolus.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> La France est une identité d'adhésion, où chacun vient avec son cœur.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Vous savez, je suis président d'une association, France-Algérie, et je vois beaucoup de Franco-Algériens qui ont magnifiquement réussis. Il n'y a pas que les petits dealers, il y a aussi des gens qui ont travaillé, qui sortent de rien, qui sont des fonctionnaires, des ingénieurs, des techniciens, qui sont des gens qui veulent élever leurs enfants, au bon sens du terme, c'est à dire les hisser plus haut qu'eux-mêmes encore.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense qu'on ne peut pas être systématiquement pessimiste. Gardons une idée de ce que la France peut être dans le siècle à venir.        <br />
              <br />
       -----       <br />
       Découvrez le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?</a> (éditions Fayard)</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Vichy, laver ou noyer la honte?</title>
   <pubDate>Thu, 26 Jul 2012 17:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Grands textes]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Libération, le 7 août 1995.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4568840-6841801.jpg?v=1343316576" alt="Vichy, laver ou noyer la honte?" title="Vichy, laver ou noyer la honte?" />
     </div>
     <div>
      Faut-il incriminer Vichy, la France ou la République? Cette question superpose en réalité deux débats: le premier touche au passé; le second à l'avenir même de la nation. Il en va ainsi de toutes les guerres de mémoire; aucune n'est innocente. Et celle-là ne fait rage à ce point que parce qu'elle touche à l'essentiel: la France est aujourd'hui placée devant une question décisive, celle de sa survie en tant que nation souveraine.       <br />
              <br />
       La responsabilité de l'«Etat français» de Vichy dans l'accomplissement, de concert avec l'occupant nazi, de crimes contre l'humanité, ne peut être sérieusement contestée. Jacques Chirac a exprimé une juste émotion en évoquant le souvenir de tous ceux qui ont été arrachés par la police de Vichy à leur foyer et à leur pays parce qu'ils étaient juifs. Karl Jaspers distingue cependant la responsabilité criminelle d'ordre individuel - chacun doit répondre de ses actes; les criminels doivent être jugés et la responsabilité politique: chaque peuple doit assumer son histoire, car nous ne nous définissons pas seulement comme individus mais comme Français. Quelle responsabilité le peuple français doit-il donc assumer à travers Vichy? Là est la vraie question.       <br />
              <br />
       Le régime de Vichy était-il «l'Etat», comme l'a dit Jacques Chirac, ou un «gouvernement de la France», comme l'a écrit Lionel Jospin? Je ne suis pas d'accord avec cet amalgame, sans doute involontaire, qui a pour effet de dissimuler les responsabilités réelles. Vichy n'est pas venu comme un gouvernement ordinaire. Ses hommes ne seraient jamais arrivés au pouvoir par la voie du suffrage universel. Ils n'y sont parvenus qu'à la faveur d'une défaite anticipée, voire souhaitée. Vichy n'était pas la République. C'était sa négation. Le régime a été fondé d'emblée sur la démission de la souveraineté populaire. C'est pourquoi le devoir de mémoire nous oblige à remonter plus haut que Vichy et ses crimes. A ce qui les a rendus possibles: l'effondrement de la France en 1940 et l'affaissement de la République dans les cinq années qui ont précédé la défaite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le devoir de mémoire oblige à dire aussi que le Front populaire fut en dessous de sa tâche historique. De la non-intervention en Espagne à Munich et à la drôle de guerre, quelle séquence! Il est vrai que la France, alors, était seule, mais une bonne partie de la droite et des «élites» a vu aussi dans Hitler un rempart contre le bolchevisme. Elles abandonnèrent la France, dont elles avaient si longtemps revendiqué le monopole.       <br />
              <br />
       Le choix des «élites» de «passer à travers les gouttes» fut partagé par une majorité de Français, pacifistes par principe, même devant Hitler; puis, après 1940, ce qui fut, selon Eric Conan et Henry Rousso, au fondement même de l'idéologie pétainiste: «La volonté de mettre un peuple tout entier en dehors de la guerre et le cours de l'histoire entre parenthèses» (2). Cette responsabilité collective là, le peuple français doit l'assumer, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas fini d'en payer le prix.       <br />
              <br />
       Le paradoxe de l'histoire revisitée par Jacques Chirac fait qu'en reconnaissant «l'irréparable commis par la France à ce moment-là» (16 juillet 1942), «les fautes commises par l'Etat», «la faute collective» (de la France), le président de la République reconnaît, sans doute involontairement d'ailleurs, une certaine légitimité à Vichy. Les élites françaises ont toujours fait passer leur trahison pour une simple erreur d'appréciation. Mais, en histoire, le pardon n'existe pas. On aurait aimé de la part du président de la République une condamnation plus ferme de leur conformisme et de leur absence de patriotisme.       <br />
              <br />
       Quelle qu'ait été l'implication de la haute fonction publique, laisser entendre que la France, d'une certaine façon, continuait à Vichy, reviendrait à donner raison à ceux qui disaient - et disent encore - «Pétain, c'est la France.» Si Vichy était légitime, alors de Gaulle aurait été à juste titre condamné à mort par un tribunal militaire à l'été 1940. Les résistants auraient donc bien été des terroristes. René Bousquet aurait été un préfet «républicain» cherchant à préserver ce qu'il restait de souveraineté à la France. On voit à quoi conduirait cette réécriture de l'histoire: au révisionnisme.       <br />
              <br />
       Heureusement, il y a eu de Gaulle et un préfet républicain, Jean Moulin, qui, lui, est mort pour la République, et combien de milliers de martyrs. Il est dur de reconnaître, pour un grand peuple, que l'honneur s'était réfugié dans le petit nombre et que la majorité avait déserté la France. Jacques Chirac, à la fin de son discours, a justement rendu hommage à ceux qui nous permettent aujourd'hui de nous regarder dans la glace. Le discours du président de la République, s'il sonne juste humainement, est révélateur d'une ambiguïté politique fondamentale: si l'été 1942 a vraiment été le point de départ de la Résistance, s'estompe alors le service rendu à la France par de Gaulle, le 18 juin 1940. La France a roulé dans l'abîme et n'en reviendra plus.       <br />
              <br />
       On voit en quoi le passé rejoint l'avenir: pour les tenants de l'idéologie «postnationale», la nation est devenue une forme obsolète, «trop petite pour les grandes choses et trop grande pour les petites». A leurs yeux, la souveraineté nationale n'est plus qu'une «coquille vide». Pour eux, en particulier, l'amalgame entre Vichy, la France et la République est pain béni.       <br />
              <br />
       A l'inverse, ceux qui considèrent que la nation citoyenne reste le cadre naturel de la démocratie, le creuset par excellence du lien social, le lieu de solidarités agissantes et le levier le plus efficace pour agir dans l'ordre de l'universel, en coopération avec d'autres nations, ceux-là veilleront à préserver une mémoire qui, sans rien occulter des crimes commis et de la passivité du plus grand nombre, pourra fonder un patriotisme en lui-même inséparable des plus hautes valeurs morales.       <br />
              <br />
       La condamnation trop tardive et passablement ambiguë du crime du Vel'd'Hiv' ne doit pas permettre de dédouaner l'esprit vichyssois. Il n'est malheureusement que trop vrai que Vichy a continué sous la République. Il faut donc comprendre par quelle suite de renoncements Vichy a été rendu possible et en quoi sa voix doucereuse continue de murmurer aux princes qui nous gouvernent que, dans le monde tel qu'il est, il vaut mieux toujours être du côté du manche, du côté du «nouvel ordre mondial». Comprendre cela seul permettra de conjurer les renoncements dont l'avenir est gros.       <br />
              <br />
       En effet, faute d'avoir lavé sa honte par une analyse historique objective de ses fautes, il ne resterait plus à la France qu'à la noyer dans une Europe sans mémoire, où chaque nation pourrait faire l'économie de son travail de deuil. Il y a mieux à faire et à dire, si l'on n'a pas renoncé à faire vivre une Europe républicaine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Vichy-laver-ou-noyer-la-honte_a1416.html</link>
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   <title>François Hollande et la rafle du Vel d'Hiv: Chevènement pas d'accord</title>
   <pubDate>Mon, 23 Jul 2012 14:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, lundi 23 juillet 2012, 14h39     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4558854-6827965.jpg?v=1343048770" alt="François Hollande et la rafle du Vel d'Hiv: Chevènement pas d'accord" title="François Hollande et la rafle du Vel d'Hiv: Chevènement pas d'accord" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du MRC Jean-Pierre Chevènement s'est dit lundi en désaccord avec les propos du président François Hollande pour qui la rafle du Vel d'Hiv avait été commise &quot;par la France&quot;, ce qui revient selon lui à &quot;faire comme si Pétain était la France&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Le président Hollande, dans son discours du 22 juillet, a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vel d'Hiv, l'ont été sur l'ordre de l'Etat français de Vichy collaborant avec l'Allemagne nazie&quot;, relève le sénateur du territoire de Belfort, sur son blog.       <br />
              <br />
       &quot;C'est occulter les accords passés avec la gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C'est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d'Etat opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation n'avait pas existé&quot;, argumente-t-il.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      M. Chevènement rappelle que &quot;deux présidents de la République, Charles de Gaulle et François Mitterrand, avaient tenu sur la ligne selon laquelle l'Etat français de Vichy n'était ni la République ni la France&quot;.       <br />
              <br />
       Selon le fondateur du MRC, &quot;la France a besoin de retrouver confiance en elle-même&quot; et &quot;ne pourra le faire que sur la base d'une conscience claire de son Histoire&quot;. &quot;La vérité exige que le débat continue&quot;, ajoute-t-il.       <br />
              <br />
       &quot;Nous devons aux martyrs juifs du Vélodrome d'Hiver la vérité sur ce qui s'est passé il y a 70 ans&quot; et &quot;la vérité, c'est que ce crime fut commis en France, par la France&quot;, a déclaré dimanche le chef de l'Etat, à l'occasion du 70e anniversaire de la rafle de juillet 1942.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4558854-6827965.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-et-la-rafle-du-Vel-d-Hiv-Chevenement-pas-d-accord_a1415.html</link>
  </item>

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   <title>La France a besoin d’une conscience claire de son Histoire si elle veut la poursuivre</title>
   <pubDate>Mon, 23 Jul 2012 13:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le Président Hollande, dans son discours du 22 juillet 2012, a malheureusement omis de dire que les crimes commis par les policiers et les gendarmes français, lors de la rafle du Vel d’Hiv, l’ont été sur l’ordre de l’Etat français de Vichy collaborant avec l’Allemagne nazie. C’est occulter les accords passés avec la gestapo par René Bousquet, alors secrétaire général de la police, agissant pour le gouvernement de Vichy. C’est faire comme si Pétain était la France et comme si le véritable coup d’Etat opéré le 10 juillet 1940 par un gouvernement de capitulation n’avait pas existé.        <br />
              <br />
       Deux Présidents de la République, Charles de Gaulle et François Mitterrand, avaient tenu sur la ligne selon laquelle l’Etat français de Vichy n’était ni la République ni la France. Ce débat est trop important pour l’idée que la France se fait d’elle-même, pour qu’une déclaration, fût-elle celle du Président de la République, puisse y mettre un terme.       <br />
              <br />
       La France a besoin de retrouver confiance en elle-même. Elle ne pourra le faire que sur la base d’une conscience claire de son Histoire. La vérité exige que le débat continue. Pour ma part, je n’ai pas changé d’avis par rapport au point de vue que<a class="link" href="http://www.liberation.fr/france/0101151259-vichy-laver-ou-noyer-la-honte"> j’avais exprimé dans Libération, le 7 aout 1995</a>, au lendemain du discours de Jacques Chirac.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-a-besoin-d-une-conscience-claire-de-son-Histoire-si-elle-veut-la-poursuivre_a1414.html</link>
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   <title>Chevènement appelle Strauss-Kahn à "trouver rapidement son chemin de Damas"</title>
   <pubDate>Sun, 09 Jan 2011 15:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, dimanche 9 janvier 2011, 14h47     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2602586-3670928.jpg?v=1294584476" alt="Chevènement appelle Strauss-Kahn à "trouver rapidement son chemin de Damas"" title="Chevènement appelle Strauss-Kahn à "trouver rapidement son chemin de Damas"" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, a appelé dimanche le patron socialiste du FMI, Dominique Strauss-Kahn, &quot;à trouver rapidement son chemin de Damas&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Il ne croit pas à l'avenir de la nation française. Il croit que la France est finie, il se prononce pour une nation européenne dont d'ailleurs il ne sait pas très exactement où s'arrêteraient les limites&quot;, a déclaré l'ancien ministre sur la Radio de la communauté juive (RCJ).       <br />
              <br />
       &quot;Donner tous les pouvoirs à M. Barroso (le président de la Commission européenne, ndlr) comme il le propose, ça n'a pas de sens et ça ne convaincra pas les Français. Donc j'invite Dominique Strauss-Kahn à trouver rapidement son chemin de Damas&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Interrogé sur la repentance de la France pour le régime de Vichy, il a estimé qu'on était &quot;allé trop loin dans la repentance et que Jacques Chirac n'a pas commis une bonne action en disant que la France, et non pas l'Etat français, avait commis l'irréparable&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je pense que c'est l'Etat français de Vichy qui s'est profondément et définitivement déshonoré. Ce n'est pas la masse du peuple français qui était un peuple prostré en 1940 par une défaite soudaine&quot;, a fait valoir M. Chevènement.       <br />
              <br />
       Pour lui, &quot;le peuple français s'est très vite éloigné de Pétain&quot; et &quot;il faut revenir à une vision plus juste qui permette au peuple français de retrouver une estime de soi et de son histoire&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2602586-3670928.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-appelle-Strauss-Kahn-a-trouver-rapidement-son-chemin-de-Damas_a1039.html</link>
  </item>

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   <title>Chevènement: «un peu ridicule» que Sarkozy ne se rende pas dans un lycée</title>
   <pubDate>Mon, 22 Oct 2007 10:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>redaction Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, lundi 22 octobre 2007, 8h45.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/753671-922347.jpg?v=1289480120" alt="Chevènement: «un peu ridicule» que Sarkozy ne se rende pas dans un lycée" title="Chevènement: «un peu ridicule» que Sarkozy ne se rende pas dans un lycée" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen), Jean-Pierre Chevènement, a jugé &quot;un peu ridicule&quot; que le président Nicolas Sarkozy n'assiste pas lundi à la lecture de la lettre de Guy Môquet dans un lycée.       <br />
       &quot;Ca me paraît un peu ridicule, je pense que Nicolas Sarkozy devrait affronter quelques sifflets d'enseignants&quot;, a déclaré M. Chevènement <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-des-4-verites-sur-France-2-a-7h50-lundi-22-octobre-2007_a445.html">sur France 2</a>.       <br />
       Le chef de l'Etat, qui avait lui même décidé de cette journée d'hommage, ne se rendra pas dans un lycée, comme un temps envisagé, à l'occasion de la journée de commémoration du Résistant Guy Môquet, a annoncé dimanche son conseiller spécial Henri Guaino, invoquant des raisons d'agenda.       <br />
       Interrogé sur la polémique parmi les enseignants sur la lecture de cette lettre, M. Chevènement a indiqué que &quot;comme ancien ministre de l'Education&quot;, il ne &quot;conseillerait pas l'indiscipline aux enseignants&quot;. &quot;Mais je leur demanderais de lire la lettre dans son contexte, celui de la Résistance, en parlant de l'esprit de la Résistance qui est la lutte contre toutes les formes qui oppriment la liberté&quot;.       <br />
       Même si cette journée de commémoration est &quot;une retombée de la campagne électorale&quot; de M. Sarkozy, &quot;il n'est pas mauvais qu'on apprenne à travers l'exemple de Guy Môquet que la France n'était pas Vichy comme certains essaient de nous le faire croire&quot;, a-t-il expliqué.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/753671-922347.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-un-peu-ridicule-que-Sarkozy-ne-se-rende-pas-dans-un-lycee_a450.html</link>
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   <title>Retour sur une série de clivages politiques et intellectuels</title>
   <pubDate>Sat, 11 Aug 2007 21:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le quotidien Le Monde publie depuis le début de l'été une série d'articles intitulée «Rétrocontroverse» qui revient sur certains clivages politiques et intellectuels majeurs depuis 30 ans. Les positions de Jean-Pierre Chevènement y apparaissent souvent singulières.     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-943460,0.html">Rétrocontroverse : 1995, le plan Juppé fait éclater la gauche</a>       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-943174,0.html">Rétrocontroverse : 1995, Vichy, c'était aussi la France</a>       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-941317,0.html">Rétrocontroverse : 1989, la République laïque face au foulard islamique</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Retour-sur-une-serie-de-clivages-politiques-et-intellectuels_a404.html</link>
  </item>

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