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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-16T10:03:26+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Quatrième rencontre de République Moderne: "Quelle politique étrangère pour la France?" le 15/06 à l’Assemblée nationale</title>
   <pubDate>Tue, 31 May 2016 13:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/9588120-15412760.jpg?v=1464692738" alt="Quatrième rencontre de République Moderne: "Quelle politique étrangère pour la France?" le 15/06 à l’Assemblée nationale" title="Quatrième rencontre de République Moderne: "Quelle politique étrangère pour la France?" le 15/06 à l’Assemblée nationale" />
     </div>
     <div>
      Le grand basculement du monde vers l’Asie – Pacifique, le rôle des nouveaux États émergents, condamnent-ils l’Europe et la France au déclin ?       <br />
              <br />
       Comment contribuer à la réorientation de l’Union européenne et à l’essor d’une Europe européenne ?       <br />
              <br />
       Quelle contribution la France peut-elle apporter à la solution pacifique des crises au Proche et Moyen Orient, au Sahel, ou au développement de l’Afrique ?       <br />
              <br />
       Comment construire l’indépendance nationale dans le nouveau désordre du monde, et définir la politique étrangère d’une France républicaine ?       <br />
              <br />
       <b>Quelle politique étrangère pour la France ? »       <br />
       Mercredi 15 Juin 2016       <br />
       De 17h à 20h30       <br />
       A l’Assemblée nationale, salle Colbert, 126 rue de l'université, Paris</b>       <br />
              <br />
       Pour en débattre, République Moderne accueillera :       <br />
       <b>Arnaud Montebourg</b>, ancien ministre       <br />
       <b>Hervé Gaymard</b>, ancien ministre       <br />
       <b>Loïc Hennekinne</b>, ambassadeur de France, ancien secrétaire général du Quai d’Orsay       <br />
       <b>Thierry de Montbrial</b>, président de l’IFRI       <br />
       et <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, président de République Moderne
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Inscription préalable indispensable avant le jeudi 9 juin à 16h00.</b>       <br />
              <br />
       Compte tenu du dispositif de sécurité de l’Assemblée nationale, il est impératif de renvoyer l’ensemble des informations mentionnées ci-dessous à l’adresse suivante : <a class="link" href="javascript:protected_mail('repmoderne@gmail.com')" >repmoderne@gmail.com</a> jusqu'au jeudi 09/06/2016 (vous recevrez un mail de confirmation). La présentation d’une pièce d’identité à l’accueil de l’Assemblée nationale sera impérative. Nous insistons bien sur l’obligation de nous envoyer ces informations avant la date limite, aucune dérogation ne sera accordée de la part du service de sécurité de l’Assemblée nationale.       <br />
              <br />
       Nom : ……………………………………………………………………       <br />
              <br />
       Prénom : ……………….……………………………………………….       <br />
              <br />
       Date de naissance : …………………………………………………….       <br />
              <br />
       Lieu de naissance : …………………………………………………….
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/9588120-15412760.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Quatrieme-rencontre-de-Republique-Moderne-Quelle-politique-etrangere-pour-la-France-le-15-06-a-l-Assemblee-nationale_a1833.html</link>
  </item>

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   <title>Troisième rencontre de République Moderne: "Comment réindustrialiser la France?" le 25/05 à l’Assemblée nationale</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2016 16:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/9422714-15099086.jpg?v=1462372804" alt="Troisième rencontre de République Moderne: "Comment réindustrialiser la France?" le 25/05 à l’Assemblée nationale" title="Troisième rencontre de République Moderne: "Comment réindustrialiser la France?" le 25/05 à l’Assemblée nationale" />
     </div>
     <div>
      La part de l’industrie dans notre produit national ne cesse de décroître : elle représentait 29% en 1982 ; elle est ramenée aujourd’hui à 12%.       <br />
              <br />
       Il n’y aura pas de redressement de la France sans redressement de notre base productive. Quelles en sont les voies ? Quels en sont les outils ? La Rencontre du 25 mai 2016 « Comment réindustrialiser la France ? » réunira des personnalités fortement engagées dans ce combat.       <br />
              <br />
       <b>« Comment réindustrialiser la France ? »       <br />
       Mercredi 25 mai 2016       <br />
       De 17h00 à 21h00       <br />
       A l’Assemblée nationale, salle Colbert</b>       <br />
              <br />
       Modèle entrepreneurial, recherche, innovation, patriotisme économique, choix du « made in France », rôle de l’Éducation, de la monnaie, de la fiscalité, politique de l’offre et de la concurrence : autant d’enjeux décisifs pour une politique industrielle républicaine.       <br />
              <br />
       Ils interviendront lors de cette rencontre :       <br />
       <b>Louis Gallois</b>, président du conseil de surveillance de PSA       <br />
       <b>Arnaud Montebourg</b>, ancien ministre       <br />
       <b>Thierry Breton</b>, ancien ministre       <br />
       <b>Jean-François Dehecq</b>, co-fondateur de Sanofi, vice-président du Conseil national de l’industrie       <br />
       <b>Jean-Louis Beffa</b>, président d’honneur de Saint-Gobain       <br />
       <b>Jean-Michel Quatrepoint</b>, journaliste économique       <br />
       <b>Marie-Françoise Bechtel</b>, députée de l’Aisne, vice-présidente de République Moderne       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, président de République moderne.       <br />
              <br />
       <span class="u">Inscription préalable indispensable avant le jeudi 19 mai à 16h00.</span>       <br />
              <br />
       Compte tenu du dispositif de sécurité de l’Assemblée nationale, il est impératif de renvoyer l’ensemble des informations mentionnées ci-dessous à l’adresse suivante : <a class="link" href="javascript:protected_mail('repmoderne@gmail.com')" >repmoderne@gmail.com</a> jusqu'au jeudi 19/05/2016 (vous recevrez un mail de confirmation). La présentation d’une pièce d’identité à l’accueil de l’Assemblée nationale sera impérative. Nous insistons bien sur l’obligation de nous envoyer ces informations avant la date limite, aucune dérogation ne sera accordée de la part du service de sécurité de l’Assemblée nationale.       <br />
              <br />
       Nom : ……………………………………………………………………       <br />
              <br />
       Prénom : ……………….……………………………………………….       <br />
              <br />
       Date de naissance : …………………………………………………….       <br />
              <br />
       Lieu de naissance : …………………………………………………….
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/9422714-15099086.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Troisieme-rencontre-de-Republique-Moderne-Comment-reindustrialiser-la-France-le-25-05-a-l-Assemblee-nationale_a1831.html</link>
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   <title>"Nous avons besoin de quelque chose qui pourrait ressembler à 1958"</title>
   <pubDate>Thu, 31 Mar 2016 18:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour et Naulleau sur Paris Première, mercredi 30 mars 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/718eeaa4a676f8a024d9660687786b43167fd423" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim sélectif :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">C’est quoi le chevènementisme ?</span>       <br />
       J’observe que beaucoup se réclament de moi. Je ne peux pas contrôler tout ce qui se dit. Des gens très divers, de l’extrême droite à l’extrême gauche, et même au centre….       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Avez-vous des héritiers ?</span>       <br />
       Il y a des gens qui se réclament de moi, on va voir ce qu’ils sont capables de faire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pourriez-vous être un recours à gauche ?</span>       <br />
       On ne dit jamais « jamais » en politique. Mais le combat politique est aussi le combat des idées, que je mène depuis très longtemps.       <br />
              <br />
       Ce qui se passe n’est que la concrétisation de beaucoup de mes mises en garde. Cela fait de moi au moins un mentor, quelqu’un qui peut donner des conseils avisés. La France a besoin d’un nouveau logiciel pour se redresser.       <br />
              <br />
       Je n’envisage pas d’être candidat à l’élection présidentielle de 2017. J’ai un certain âge… Quand on sollicite un mandat pour cinq ans, il faut avoir une vue prospective !       <br />
       Je regrette de ne pas en avoir fait une ambition quand j’étais plus jeune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je pense que nos responsables politiques ont au fond perdu confiance dans la France. Ils ont choisi la mondialisation libérale, des carrières, des postes, des rémunérations  et ils ont oublié qu’ils servaient la France.        <br />
              <br />
       J’ai été le seul sénateur élu contre la droite officielle et la gauche officielle.       <br />
              <br />
       A un moment, la montée du Front National provoquera un certain nombre de mutations dans le comportement d’un certain nombre de nos responsables politiques. Je pense à quelque chose qui pourrait ressembler à 1958, avec le retour du général de Gaulle. Alors, il n’y a pas de général de Gaulle en magasin, à part moi, mais ça ne suffit pas !       <br />
              <br />
       Je ne suis pas anti-européen. Je suis contre la délégation de pans entiers de souveraineté envers des personnes qui ne sont pas élues. Je suis pour remettre tout ça sur la table et faire une Europe à géométrie variable, avec les nations, une Europe européenne.       <br />
              <br />
       L’immigration doit être proportionnée à notre capacité d’intégration.        <br />
              <br />
       Les frondeurs se sont réveillés beaucoup trop tard pour moi. Je les avais avertis en 1983 et encore à deux reprises. Ils se sont réveillés en 2013-2014. Ils n’ont pas poussé assez loin l’autocritique, et en particulier la manière dont on a fait l’Europe, la monnaie unique. Il faut leur expliquer ainsi qu’à la droite républicaine. Ce mouvement de dépassement auquel j’ai appelé reste toujours valable. Je reste fidèle à cette idée que pour sortir des difficultés grandissantes que je vois devant notre pays, il faudra que celui-ci se rassemble, et sur une ligne de salut public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Nous-avons-besoin-de-quelque-chose-qui-pourrait-ressembler-a-1958_a1824.html</link>
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   <title>La République, la Nation</title>
   <pubDate>Thu, 31 Mar 2016 16:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors de la rencontre de République Moderne "La République et la nation", tenue à l'Assemblée Nationale, le 30 mars 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/9230867-14730943.jpg?v=1459432734" alt="La République, la Nation" title="La République, la Nation" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Introduction</span>       <br />
              <br />
       La République, la Nation, il faut toujours y revenir parce que c’est à la fois le nœud de la crise et que c’est dans le réagencement de ces concepts qu’on peut discerner un dépassement de cette crise. Dans la tradition républicaine, on n’oppose pas la Nation à la République. L’une est la matrice de l’autre. C’est la France qui a permis la République et parachevé la construction de son identité. Il n’y a pas lieu d’opposer une France particulariste et une République universaliste. La France se doit de respecter les principes que la Révolution française a posés : C’est ainsi qu’elle a surmonté ses crises : l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle et la guerre d’Algérie au milieu du XXe siècle. Elle a fait triompher le principe universel (la Justice, le Droit des peuples) sur le particularisme (l’infaillibilité de l’Etat-Major, l’existence de faux départements français outre Méditerranée). Et cela dans son intérêt même.        <br />
              <br />
       Mais, en même temps, la République tire sa force de son enracinement dans la France. Sans elle, non seulement la République n’aurait pas été possible. Il fallait  l’œuvre des rois pour que fût proclamée la souveraineté nationale et trois ans après, la République. Rousseau avait pensé le Contrat social, traduisible en toutes les langues, mais c’est en français que les Etats Généraux transformés en « Constituante » ont donné sa première Constitution à la France.        <br />
              <br />
       Simultanément, c’est en se ressourçant dans l’héritage millénaire de la France, que la République tire sa force. Le patriotisme républicain, c’est le patriotisme français plus les principes posés par la Révolution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       <span style="font-style:italic">I – Or, aujourd’hui le couple Nation-République a été atteint : c’est le nœud de la crise que nous traversons.</span>       <br />
              <br />
       La Nation comme cadre privilégié de la démocratie a été sapée d’une part par le néolibéralisme et par la nouvelle division du travail qu’il induit, d’autre part par le développement d’une Europe faite selon la méthode Monnet, pour contourner les nations, et enfin, pour parler comme Marcel Gauchet, par une « société des individus » oublieux de la République des citoyens, qui seule d’ailleurs peut garantir les droits des premiers.       <br />
              <br />
       Les piliers de la République ont ainsi été ébranlés :       <br />
              <br />
       1.	La citoyenneté avec l’exigence qu’elle implique (le citoyen doit se mettre à la hauteur de l’intérêt général) est sapée par l’abandon de la souveraineté, déléguée à des instances non démocratiques.       <br />
              <br />
       2.	La laïcité n’est plus comprise comme exigence de participation de tous à la vie publique.       <br />
              <br />
       3.	L’Ecole comprend sa mission non plus comme formation du citoyen mais comme contribution à l’épanouissement personnel des élèves qui lui sont confiés       <br />
              <br />
       4.	La Culture, enfin, est en passe de perdre la position centrale qu’elle tenait dans la République.       <br />
              <br />
       Comme l’a noté Marcel Gauchet dans son dernier livre « Comprendre le malheur français », le modèle républicain français n’est plus compris de ses acteurs : le meilleur exemple en est la décomposition du corps des hauts fonctionnaires et la disparition du « Surmoi moral » qui faisait le service public.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">II - C’est dans le réagencement des concepts de Nation et de République que réside la solution des problèmes qui nous assaillent.</span>       <br />
              <br />
       1.	L’euro est une bombe à retardement. Le système de la monnaie unique dont le vice de conception est aujourd’hui  reconnu sautera quand la Banque Centrale européenne cessera de prêter à taux zéro et quand les écarts des taux (« spreads ») se tendront à nouveau entre le Bund allemand et les « bons du Trésor » des pays que le mécanisme de la monnaie unique tend à marginaliser économiquement, c’est-à-dire, pour l’essentiel, les pays de l’Europe du Sud, dont la France. Si la monnaie unique n’est pas viable à terme, une monnaie commune pourra la remplacer. République Moderne organisera sa prochaine rencontre sur les questions économiques, industrielles et monétaires. Je ne m’y attarderai donc pas.       <br />
              <br />
              <br />
       2.	J’insisterai aujourd’hui sur les défis que représentent le terrorisme djihadiste et l’accroissement prévisible des flux migratoires. L’Europe semble désarmée face à ces défis, et la France apparaît, dans ce domaine, comme le maillon faible. L’Europe ne s’est pas jusqu’à présent pensée comme une entité stratégique autonome. Pendant très longtemps, la menace paraissait être à l’Est : c’était l’URSS. La réponse a été l’Alliance atlantique.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, les défis viennent clairement du Sud. Il faudra du temps pour que l’Europe en prenne conscience et se dote des moyens d’y faire face. Nous avons besoin d’un projet européen recentré sur l’essentiel avec des nations qui le comprennent et par conséquent à géométrie variable. Les illusions du post-national se sont dissipées. Pour la France principalement menacée, le patriotisme républicain est le plus sûr recours contre les ferments de dissociation et de guerre civile que porte en lui le défi du terrorisme djihadiste.       <br />
              <br />
       Mais nous avons aussi besoin de la coopération des autres pays européens, comme ceux-ci d’ailleurs ont également besoin de la nôtre. Il faut donc nous orienter vers une Europe des nations, ayant vocation à exister comme puissance stratégique autonome, bref une « Europe européenne », pour reprendre l’expression du général de Gaulle. Nous avons un besoin urgent de coopération européenne policière, douanière et même militaire pour contrôler et défendre mieux nos territoires.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">III – J’aborderai maintenant les problèmes multiples auxquels la société française doit simultanément faire face. Avec une intensité variable, ils se posent également aux autres pays européens.</span>       <br />
              <br />
       La société française pourra-t-elle s’accoutumer stoïquement aux attentat terroristess ? Elle ne pourra le faire que par un travail de soi sur soi qui requerra l’effort conjoint de toutes ses composantes :       <br />
              <br />
       -	Nos concitoyens issus de l’immigration doivent comprendre, dans leur intérêt même, le pays dans lequel ils ont choisi de vivre, son Histoire et sa culture. La laïcité ne les empêche pas de pratiquer leur culte mais elle exige une certaine discrétion dans sa pratique, car le débat civique implique que priorité soit donnée à l’échange argumenté sur l’expression directe de la foi religieuse.        <br />
              <br />
       -	Quant aux Français de vieille souche, que j’appellerai plutôt indigènes,  ils devront déjouer le piège de la peur et de la guerre civile que leur tendent les terroristes djihadistes, accepter l’idée qu’un bon musulman peut être aussi un excellent Français, et enfin se faire à l’idée que des disciplines collectives sont nécessaires pour relever les défis qui sont devant nous pour longtemps, bref rompre avec un certain angélisme qui se refuse à voir les problèmes aussi bien qu’avec les automatismes de la pensée.       <br />
              <br />
       Une chose est sure : on ne pourra plus ensevelir les problèmes sous la « moraline » et sous le déni et pas davantage nous n’y répondrons par une paranoïa que guette l’adversaire. Nous sommes devant un affrontement de longue durée, non seulement avec le djihadisme mais avec nous-mêmes. Nous devons accepter l’idée et la nécessité de mutations profondes dans nos comportements et dans notre société.        <br />
              <br />
       Ce qui me frappe d’abord dans les réactions de beaucoup de nos responsables politiques c’est leur difficulté de penser ensemble les problèmes, et par conséquent d’y trouver des solutions. J’ajoute que leurs maladresses et leurs hésitations sont compréhensibles, étant donné l’ampleur et la multiplicité des défis.       <br />
              <br />
       1.	Ce serait déjà bien si le problème des réfugiés principalement syriens qui abordent aux côtes égéennes de l’Europe, incitait à une réflexion sur la manière de stabiliser le Moyen-Orient. Par exemple, en permettant à l’Irak et à la Syrie de recouvrer les territoires aujourd’hui occupés par Daech en rendant leurs Etats enfin vivables pour leurs populations.       <br />
              <br />
       2.	Mais le problème de l’afflux des réfugiés en Europe ne se résume pas à l’exode des populations syriennes et irakiennes fuyant la guerre. Il est infiniment plus vaste. Il est lié aux déséquilibres démographiques et économiques et à l’interconnection du monde en temps réel, aujourd’hui généralisée. La bombe que constituent à terme rapproché les migrations venues des pays du Sahel commence à peine à être perçue.       <br />
              <br />
       3.	J’ajoute que l’avenir des flux migratoires n’est que superficiellement pensé en termes de sécurité. Le terrorisme djihadiste est devenu une menace globale non seulement dans l’immensité du monde arabo-musulman mais pour le monde entier. Gilles Kepel a distingué trois âges dans le djihad : le djihad afghan (1979-1988), le djihad planétaire d’Al Quaïda, de 1992, date des premiers attentats en Afrique orientale, à 2011, mort de Ben Laden, et enfin le djihad territorialisé de Daech, depuis que la destruction de l’Irak par les forces américaines a livré les provinces sunnites de l’Ouest irakien à la vindicte sectaire du gouvernement chiite de Bagdad. Le califat islamique proclamé à Mossoul en avril 2014 pourra bien disparaître. Daech est devenu une réalité planétaire. Gilles Kepel parle à juste titre de djihadisme « réticulaire ». Or, très peu de nos responsables politiques ont intégré l’objectif et la stratégie de Daech : porter la guerre civile au cœur même des sociétés européennes, en jouant sur leurs faiblesses.       <br />
              <br />
       4.	La principale n’est peut-être pas la présence d’une immigration musulmane nombreuse, mais l’incapacité de l’Europe elle-même à agir de manière cohérente. On ne peut attendre de l’Europe que ce qu’elle peut donner, et d’abord un resserrement de la coopération entre ses Etats. Cela est vrai d’abord en matière policière. Mais l’Europe en tant que telle n’est pas en état d’adopter une politique migratoire commune. Chaque Etat a sa démographie, une immigration spécifique, un taux de chômage plus ou moins élevé. On peut certes – et jusqu’à un certain point seulement – harmoniser la politique des visas. Mais le système de Schengen a montré ses limites. On peut sans doute remédier à certaines de ses carences : Frontex ne disposait en 2015 que d’un budget inférieur  à 100 millions d’euros. La faiblesse constitutive de Schengen est ailleurs : la sécurité des frontières de l’Europe ne peut reposer ni sur la responsabilité de pays périphériques insuffisamment outillés ni sur une organisation bureaucratique pseudo « fédérale » mais incapable de prendre des décisions politiques, en l’absence d’une volonté politique commune et partagée.       <br />
              <br />
       L’Europe est faite d’une trentaine de nations qui ont chacune leur Histoire et leurs problèmes. Et la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Ce serait déjà bien si ces Etats étaient capables de se rapprocher et d’abord de mettre leurs problèmes sur la table : on pourrait alors commencer à les résoudre. De l’Europe on peut attendre beaucoup en matière de coopération : d’immenses progrès sont possibles. A rien  ne sert de se lamenter hypocritement avec l’arrière-pensée de faire basculer vers Bruxelles de nouveaux champs de compétences que la technocratie européenne, coupée de toute régulation politique démocratique s’avèrera incapable d’exercer. Le resserrement des contrôles nationaux est aussi inévitable qu’est souhaitable celui de la coopération européenne.       <br />
              <br />
       5.	La dérive des institutions européennes a conduit à une situation où la Chancelière allemande s’autorise à prendre des initiatives solitaires, au prétexte de devancer les risques de paralysie. Cela s’est vu en matière énergétique (sortie unilatérale de l’Allemagne du nucléaire en 2011) ou plus récemment de politique migratoire. En août 2015, Mme Merkel annonce l’accueil sur trois ans, d’un million de réfugiés par an, sans s’être concertée avec les autres Européens : les accords de Dublin donnant en matière d’asile compétence au pays d’accueil passent ainsi à la trappe. Deux mois plus tard, la Chancelière ferme la frontière austro-allemande, puis, après les incidents de Cologne (décembre) nouveau changement de pied : elle  négocie directement avec la Turquie la réadmission dans ce pays de tous les réfugiés sur la base d’un engagement de reprendre autant de demandeurs d’asile syriens qu’il en aura été refoulés. Curieux pacte avec la Turquie de M. Erdogan dont la faisabilité pratique n’est pas plus démontrée que la conformité au droit international. Mars 2016 : les autres nations européennes, placées devant le fait accompli, acceptent, « par consensus », ce qui risque bien de n’être qu’un « marché de dupes » . L’Europe est « le ventre mou » du monde. M. Erdogan, pour prix de sa coopération, a obtenu de l’Europe la libéralisation des visas en provenance de la Turquie, à l’heure même où il a choisi de réprimer les Kurdes et de bâillonner son opposition. Est-ce bien raisonnable ?       <br />
              <br />
       6.	Cette faiblesse de l’Europe se ressent en d’autres lieux et en d’autres domaines. Elle achève de dresser les peuples européens contre des institutions censées les unir, quand ce n’est pas contre eux-mêmes. La crise politique intérieure se dessine non seulement en Grèce, mais dans de grands pays comme l’Espagne, l’Italie et la France. Les forces centrifuges l’emportent, comme on le voit en Grande-Bretagne aussi avec la crise du Brexit. Il n’est pas jusqu’à l’Allemagne dont l’équilibre intérieur ne soit compromis par la montée d’un parti comme l’AFD, compliquant la formation des alliances gouvernementales et avivant les tensions internes, au risque de rompre le traditionnel consensus allemand. Ainsi le défi migratoire, comme la menace du terrorisme djihadiste, ont-ils tendance à déplacer le centre de gravité de la vie politique européenne vers la droite et l’extrême-droite tandis que la crise de l’euro suscite dans certains pays un nouveau paysage contestataire (Syriza en Grèce, Podemos en Espagne, Mouvement Cinq Etoiles en Italie).       <br />
              <br />
       7.	L’intrication de tous les problèmes – diplomatiques, sécuritaires, migratoires, de politique intérieure et européenne enfin – explique la difficulté des gouvernements à dégager des politiques claires et cohérentes, et d’abord à se fixer des objectifs accessibles.       <br />
       a)	C’est ainsi qu’au Moyen-Orient, les diplomaties occidentales, au lieu de jouer la carte de l’intégrité territoriale des Etats, en cherchant à amender leur comportement par une magistrature d’influence, ont préféré sacrifier à des effets de communication (ne pas rater le train des révolutions arabes) voire à l’ingérence caractérisée : c’est ainsi qu’a été importée en Syrie une guerre par procuration entre l’Iran et « l’axe chiite » d’une part et les puissances sunnites (Arabie Séoudite, Quatar, Turquie) d’autre part. Avec quel effet, sinon la prolongation d’une guerre ravageuse, au risque de radicaliser toujours plus l’opposition au régime syrien ?       <br />
       b)	Les maux d’aujourd’hui résultent des inconséquences d’hier. En matière de politique extérieure, comme en matière d’immigration ou de politique de l’intégration, l’Europe a trop longtemps pratiqué la politique de l’autruche. Elle n’a pas vu venir le coup qui mijotait depuis plus de trente ans, avec la montée de l’islamisme radical au Moyen-Orient aussi bien que dans nos banlieues abandonnées aux prédicateurs salafistes, au prétexte de la paix sociale.       <br />
       c)	Il y a bien longtemps que j’avais mis en garde contre les ingérences commises dans le monde arabo-musulman au prétexte d’y défendre ou d’y promouvoir les « droits de l’Homme », au mépris bien souvent des droits des citoyens et des peuples. De même, ai-je suscité, en 1999, comme ministre de l’Intérieur, une Consultation des musulmans en vue d’encourager, face à la montée du fondamentalisme, la naissance d’un Islam de France, compatible avec les principes de la République et avec la laïcité, conçue comme espace commun de débat civique. Je mesure aujourd’hui le temps perdu, faute qu’une  volonté politique ferme se soit manifestée dans la durée. Je fais une exception pour la politique d’Obama au Moyen-Orient, beaucoup plus sage que ne le disent ses contempteurs. Ceux-ci, il est vrai, sont bien souvent des néoconservateurs qui persistent dans leurs erreurs, simplement recouvertes d’un badigeon « droit de l’hommiste ».       <br />
              <br />
       8.	Si aucun de ces immenses problèmes n’est soluble séparément, plus encore que la vision d’ensemble, manque le sens qui permettrait d’ordonner leur solution en surmontant le nihilisme en lequel ces maux s’enracinent : la perte d’un horizon non pas seulement spirituel mais tout simplement humain ; le désespoir de masses miséreuses interdites de développement ; la peur de populations confrontées là-bas à des guerres sans fin, et ici, à la hantise de perdre leur âme et leurs repères ; l’absence d’espoir de la jeunesse en une vie meilleure qui jette certains dans une radicalisation mortifère. C’est ce grand vide qu’il faudrait avant tout combler. Le néolibéralisme n’est pas la fin de l’Histoire, mais il pourrait être, à défaut d’une telle vision, celle de l’Humanité.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">IV – Pour relever tant de défis qui montent à l’horizon, il faut être réaliste, mais il faut aussi être idéaliste.</span>       <br />
              <br />
       1.	Il faut être réaliste :       <br />
              <br />
       a)	les problèmes migratoires sont devant nous. L’accueil ne peut qu’être proportionné à la capacité d’intégration de nos sociétés. La vraie réponse est dans le co-développement, à condition que celui-ci ne soit pas qu’un mot.       <br />
              <br />
       b)	Les terroristes djihadistes veulent nous détruire. Leur moyen est de nous précipiter dans une guerre civile. On ne peut répondre à ce défi que par une stratégie de rassemblement en vue du salut public. La réponse est dans le civisme. Or, il n’y pas de civisme sans patriotisme. La France a la chance de sentir se ranimer dans son peuple le patriotisme républicain. Celui-ci  n’est pas le « patriotisme constitutionnel » cher à Habermas. Il plonge beaucoup plus loin ses racines : c’est le patriotisme français qui nous vient des anciens temps, mais dont le couronnement a été la Révolution française et la proclamation de ses « immortels principes » qu’il convient de faire revivre, à condition d’abord de les comprendre : droits de l’homme oui, mais inséparables de ceux du citoyen. Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc refus de l’ingérence, seule l’ONU fixant ses limites à la « responsabilité de protéger ». Séparation des pouvoirs oui, mais à condition qu’ils coopèrent. Laïcité conçue comme la recherche en commun par tous les citoyens de ce qu’est le bien public, ceux-ci s’efforçant, au-delà de leurs différences, de trouver un langage argumenté qui ne soit pas d’abord l’affirmation de leur croyance religieuse, dont ils sont libres, à condition de ne pas vouloir l’imposer dans l’espace public. Laïcité signifie donc dépassement.       <br />
              <br />
       c)	L’intégration de nos concitoyens de tradition musulmane est une priorité. Il faut la vouloir de part et d’autre.        <br />
       De leur part d’abord : ils ont parfaitement le droit de conserver leur quant à soi, leur lien avec leur culture d’origine. L’intégration à la France répond au souci de leur donner l’accès aux codes sociaux qui sont la clé de leur liberté. C’est donc leur intérêt.       <br />
       Et il faut aussi que les Français de souche plus ancienne veuillent cette intégration : nous ne chasserons pas les cinq millions d’habitants de tradition musulmane qui vivent en France et dont la plupart sont maintenant des citoyens français. L’amour de la France doit nous porter vers eux. Nous n’oublions pas notre Histoire commune, certes souvent faite de violences, mais aussi de combats et de réalisations partagées. La conscience est meilleure conseillère que la repentance.       <br />
              <br />
       La France est une communauté de citoyens : Assumons ensemble cette Histoire, avec ses contradictions. « Faire France » à nouveau, voilà le grand défi. Pour l’avenir de ce grand continuum humain qui va de l’Afrique aux Flandres, il faut que le « bateau France » tienne la mer, car son naufrage serait la noyade de tous.       <br />
              <br />
              <br />
       2.	Il faut être réaliste donc, mais aussi idéalistes :       <br />
              <br />
       On ne fera rien de bien en dehors d’une grande vision d’Humanité. Il faut :       <br />
       a)	repenser la démocratie et d’abord dans l’entreprise. On nous vante le modèle allemand : inventons un statut de l’entreprise qui ferait toute sa place aux travailleurs salariés et au management à côté des actionnaires.       <br />
       b)	les institutions de la Ve République ont cherché le point d’équilibre entre un Président arbitre qui soit l’homme de la Nation et un Parlement représentatif des aspirations populaires changeantes par définition. Le raccourcissement à cinq ans du mandat présidentiel a été une erreur qu’on doit corriger. Le retour au septennat permettrait de revaloriser le rôle du Parlement. La question du maintien ou non du 49.3 se pose. La revalorisation du rôle du Parlement ne peut signifier le retour au régime d’assemblée qui a perdu la IIIe et la IVe Républiques.       <br />
       c)	Repenser l’Europe avec ses nations. C’est le projet politique et non la concurrence qu’il faut remettre au cœur de la construction européenne.       <br />
       d)	Remettre à plat les rapports de l’Orient et de l’Occident, chargé de trop lourds ressentiments.       <br />
       e)	Lancer et soutenir une grande initiative de co-développement avec l’Afrique.       <br />
       f)	Et pour cela, ne jamais oublier de recaréner la République, pour « faire France » à nouveau. Car la France est à la fois, indissociablement, la fin et le moyen d’une Histoire qui ne doit pas s’interrompre : « Il y a, disait Charles de Gaulle, un pacte séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde ». L’effondrement du communisme n’est pas la fin de l’Histoire. La République a préexisté au socialisme. Elle nous incite à chercher nous-mêmes un sens à l’aventure humaine. Quel est le sens de la vie ? « C’est, disait Vercors, dans « le silence de la Mer », de lui donner sens par nous-même. » Voilà ce que signifie être républicain aujourd’hui : construire une Europe européenne à la hauteur des défis du XXIe siècle.       <br />
       g)	J’ai parlé du patriotisme républicain. Comme Ferdinand Buisson, comme Jaurès, je ressens le besoin d’un carburant spirituel pour aider la République à faire face au défi de l’islamisme radical puisqu’il faut l’appeler par son nom.       <br />
              <br />
       Le rapport de la République à la religion n’a jamais été simple. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ne règle pas le problème. Elle définit un cadre, mais ce cadre n’est pas un cadre vide. La religion de la République, telle que l’avait pensée Ferdinand Buisson, permettait l’exercice de toutes les religions, dès lors qu’elles acceptaient de s’inscrire dans le cadre républicain. C’est une idée qui reste très moderne. La France ne doit pas abandonner les concepts de nation civique, de citoyenneté, de laïcité : ils sont plus que jamais nécessaires au monde dans lequel nous allons vivre. Encore faut-il bien les comprendre et bien les expliquer. Ils s’enracinent dans toute notre Histoire mais ne perdent pas le cap de l’Universel. Régis Debray, il y a dix ans, a très bien défini ce qu’il appelle « la communion à la française » : « C’est ce qui met la jeunesse sur le pont par gros temps, quand se trouvent menacés les idéaux de souveraineté populaire, de laïcité et de raison. C’est une foi commune dans les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est une certaine conviction républicaine que ces valeurs doivent s’appliquer à l’Humanité entière et que le pays qui les a le premier proclamées à la face du monde, a une vocation particulière à parler pour tous les autres ».       <br />
              <br />
       Cette « communion » s’enracine dans l’Histoire tout entière de la France. Quand celle-ci est attaquée, nous défendons plus qu’une philosophie, une manière d’être et de sentir, bref une civilisation. C’est ainsi que le patriotisme français fait corps avec le patriotisme républicain. Résumons-nous, la France ne doit pas baisser pavillon.  La reconquête de l’estime de soi et de la fierté d’être français est la condition de notre redressement.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">V – Les axes du redressement.</span>       <br />
              <br />
       La France a encore un rôle majeur à jouer, en Europe et dans le monde.        <br />
              <br />
       1.	D’abord il faut, pour redonner confiance au pays, réaffirmer la souveraineté sans laquelle la citoyenneté n’a pas de sens. Mandater par référendum le gouvernement pour ouvrir la renégociation des traités européens et la réorientation de  l’Europe :       <br />
       Avec trois priorités qui peuvent mobiliser d’autres peuples que le nôtre :       <br />
       -	la sécurité ;       <br />
       -	la croissance et la résorption du chômage ;       <br />
       -	la capacité collective enfin à relever les défis scientifiques et technologiques de notre temps.        <br />
       L’essentiel est dans la restauration d’une capacité stratégique de l’Europe dans le monde du XXIe siècle.       <br />
       L’utilisation du référendum manifestera le rétablissement de la souveraineté nationale et donc de la citoyenneté.        <br />
              <br />
       2.	Pour réorienter l’Europe, il faudra de proche en proche redonner aux peuples européens la conscience de leurs intérêts stratégiques communs. Il nous faudra, ensemble si possible et sinon avec les volontaires :       <br />
              <br />
       a)	promouvoir une coopération renforcée contre le terrorisme djihadiste ;       <br />
              <br />
       b)	assurer le contrôle des flux migratoires pour proportionner l’accueil à la capacité d’intégration de chaque pays ;       <br />
              <br />
       c)	veiller à l’intensification et la coordination de l’effort militaire en fonction des défis de sécurité qui nous sont propres. La priorité n’est pas le « bouclier antimissiles balistiques » (DAMB) mais la recréation d’un service national court pour mettre sur pied une garde nationale chargée de la protection des territoires et des populations, sans préjudice de la constitution d’une force de projection autonome de concert avec les grands pays européens ;       <br />
              <br />
       d)	cadrer politiquement notre mise en défense :       <br />
       -	par une initiative  de co-développement vis-à-vis de l’Afrique et notamment des pays du Sahel       <br />
       -	par une redéfinition de notre politique au Moyen-Orient en donnant la priorité à la reconstruction des Etats ;       <br />
              <br />
       3.	Revoir notre rapport à l’Islam :        <br />
       a)	à l’intérieur par le renouveau de l’intégration républicaine ;        <br />
       b)	en politique extérieure, en retrouvant une politique d’indépendance au Moyen-Orient, fondée sur la non-ingérence et la reconnaissance des peuples à disposer d’eux-mêmes.       <br />
              <br />
       4.	Revoir notre approche de la globalisation. Il y a, en effet, manière et manière de s’inscrire dans la mondialisation :        <br />
       a)	monnaie commune ;        <br />
       b)	primat donné à la politique industrielle européenne, sur la politique de la concurrence ;        <br />
       c)	suspension de la négociation du TTIP tant que le problème de l’extraterritorialité du droit américain ne sera pas réglé.       <br />
              <br />
       5.	 Redéfinir le partenariat stratégique UE/Russie : il est la condition de l’émergence d’une « Europe européenne ». Les intérêts communs et les complémentarités l’emportent sur les divergences. Dans le XXIe siècle l’Europe et la Russie doivent agir de concert. Et s’il le faut que la France donne l’exemple !       <br />
              <br />
       6.	 A l’intérieur il faut renouer avec les fondamentaux républicains :        <br />
       a)	l’effort, le mérite ;        <br />
       b)	mettre un terme aux privilèges indus ;        <br />
       c)	dissoudre une nomenklatura honnie en supprimant symboliquement l’ENA. Celle-ci est devenue l’Ecole de légitimation des élites installées. Ces dernières se sont approprié à la fois les hauts postes dans la Fonction publique, la direction des grandes entreprises publiques et privées et la représentation politique elle-même, au détriment du reste de la population. Il faut revenir à des systèmes de sélection et de promotion internes.       <br />
              <br />
       Pour combler le fossé qui s’est creusé entre les élites et le peuple, l’outil principal restera cependant la lisibilité restaurée de l’action politique sans laquelle il n’y a pas de participation civique digne de ce nom.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Conclusion</span>       <br />
              <br />
       Le pari sur le redressement repose sur la capacité de notre peuple à faire face aux périls immenses qui le menacent et à faire bloc derrière un gouvernement républicain énergique. C’est cette vision d’ensemble que République Moderne entend promouvoir : la présence à cette tribune d’Arnaud Montebourg et d’Henri Guaino manifeste qu’il n’y a dans notre esprit nulle exclusive, bien au contraire. L’un et l’autre ont apporté des idées neuves à la vie politique française. Le peuple français attend une parole de vérité. Ceux qui sauront la faire entendre trouveront son oreille, car l’attente est forte !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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   <title>Deuxième rencontre de République Moderne: "La République et la nation" le 30/03 à l’Assemblée nationale</title>
   <pubDate>Wed, 09 Mar 2016 21:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
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      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/9091565-14460742.jpg?v=1457551368" alt="Deuxième rencontre de République Moderne: "La République et la nation" le 30/03 à l’Assemblée nationale" title="Deuxième rencontre de République Moderne: "La République et la nation" le 30/03 à l’Assemblée nationale" />
     </div>
     <div>
      Après les attentats de Paris en 2015, nous sommes sortis de l’univers libéral-libertaire pour entrer dans une nouvelle ère idéologique où les concepts de nation, de frontières, d’autorité, et des emblèmes comme la Marseillaise, le drapeau, reprennent une signification. Les Français se sont rassemblés autour de la Nation, autour du patriotisme républicain et de ses emblèmes.       <br />
              <br />
              <br />
       C’est un changement considérable. Il faut en prendre la mesure, rompre avec les erreurs anciennes qui nous ont conduits là où nous en sommes. Ces choix désastreux qui remontent aux années 1980 ont une matrice commune : la perte de confiance en la France, dans l’Etat-nation comme cadre de souveraineté, de responsabilité, de démocratie et de citoyenneté, dans la République comme matrice de notre destin.       <br />
              <br />
       « La République et la nation » : autour de ces deux notions capitales, République Moderne vous propose cette confrontation exceptionnelle des points de vue.       <br />
              <br />
       <b>« La République et la nation »       <br />
       Mercredi 30 mars 2016       <br />
       De 17h00 à 21h00       <br />
       à l’Assemblée nationale, salle Colbert</b>       <br />
              <br />
       Ils interviendront lors de cette rencontre :       <br />
              <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement,</b> président de République Moderne       <br />
       <b>Régis Debray,</b> philosophe, écrivain, médiologue       <br />
       <b>Marcel Gauchet,</b> historien, philosophe       <br />
       <b>Marie-Françoise Bechtel,</b> députée de l’Aisne, Vice-Présidente de République Moderne       <br />
       <b>Henri Guaino,</b> député des Yvelines       <br />
       <b>Arnaud Montebourg,</b> ancien ministre de l’Economie       <br />
       <b>Jérôme Sainte-Marie,</b> auteur de « Le nouvel ordre démocratique »       <br />
              <br />
       <span class="u">Inscription préalable indispensable avant le vendredi 25 mars à 16h00.</span>       <br />
              <br />
       Compte tenu du dispositif de sécurité de l’Assemblée nationale, il est impératif de renvoyer l’ensemble des informations mentionnées ci-dessous à l’adresse suivante : <a class="link" href="javascript:protected_mail('repmoderne@gmail.com')" >repmoderne@gmail.com</a> avant le 25/03/2016 à 16h00 (vous recevrez un mail de confirmation). La présentation d’une pièce d’identité à l’accueil de l’Assemblée nationale sera impérative. Nous insistons bien sur l’obligation de nous envoyer ces informations avant la date limite, aucune dérogation ne sera accordée de la part du service de sécurité de l’Assemblée nationale.       <br />
              <br />
       Nom : ……………………………………………………………………       <br />
              <br />
       Prénom : ……………….……………………………………………….       <br />
              <br />
       Date de naissance : …………………………………………………….       <br />
              <br />
       Lieu de naissance : …………………………………………………….
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/9091565-14460742.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Deuxieme-rencontre-de-Republique-Moderne-La-Republique-et-la-nation-le-30-03-a-l-Assemblee-nationale_a1818.html</link>
  </item>

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   <title>Les Français demandent légitimement à être défendus et protégés</title>
   <pubDate>Tue, 22 Dec 2015 11:15:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors de la Rencontre organisée par République Moderne le 16 décembre à l’Assemblée nationale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8696045-13730627.jpg?v=1450778885" alt="Les Français demandent légitimement à être défendus et protégés" title="Les Français demandent légitimement à être défendus et protégés" />
     </div>
     <div>
      Nous ne sommes pas arrivés là où nous en sommes par hasard, mais par une accumulation d’erreurs anciennes, commises par tous les gouvernements successifs, depuis au moins trois décennies, et pas seulement par celui-ci.       <br />
              <br />
       Même s’il ne peut s’opérer en un jour, un changement de logiciel permettra seul de redresser le cap pour que la France redevienne une puissance à vocation mondiale et ainsi de reconquérir la confiance populaire. Oui, il faut changer de cap ! Le grand pari sur la reconquête de la compétitivité est en passe d’être perdu. Malgré le pacte de responsabilité, le montant de nos exportations stagne désespérément depuis quatre ans à 400 milliards d’euros, trois fois moins que l’Allemagne, et la courbe du chômage ne s’inverse pas. Le pays s’aperçoit qu’il n’est pas protégé. Le transfert vers Bruxelles ou Francfort de pans entiers de la souveraineté n’a pas entraîné un surcroît d’efficacité. La monnaie unique a creusé le gouffre du chômage. Schengen est moribond. La politique extérieure de l’Union européenne a conduit au Moyen-Orient à l’alignement sur les Etats-Unis. La défense européenne est un leurre. La France au Sahel est seule.       <br />
              <br />
       Dans l’épreuve, les Français se resserrent autour de la France et de la République et de leurs symboles : ils identifient ainsi le lieu de la démocratie et de la responsabilité et par conséquent de l’espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      République Moderne est un club que j’ai créé en 1983, peu après mon départ du gouvernement. Son objectif était le ressourcement républicain de la gauche. Cet impératif demeure aujourd’hui mais il concerne toutes les familles politiques. République Moderne n’est pas un parti politique. Ce n’est pas une Fondation de Recherche, à la différence de Res Publica. C’est un Club politique qui s’adresse à tous ceux qu’intéresse ce projet d’un nouveau logiciel pour la France, où qu’ils se situent, à gauche ou à droite. Nous avons besoin d’un lieu d’échanges libre, en dehors des sectarismes et des partis-pris. Je veux dire tout de suite que je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle de 2017. République Moderne veut seulement peser sur le logiciel de la politique française, avant et après 2017, afin de redresser le cap.       <br />
              <br />
       République Moderne organisera d’ici juillet 2016 quatre « Rencontres » :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>La première, générale, a aujourd’hui pour intitulé « De la souveraineté populaire (ou nationale) à la construction d’une Europe européenne ».</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La deuxième portera sur les questions économiques et monétaires et sur l’intégration sociale.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La troisième s’intitulera « Transmettre ». Elle concernera l’Ecole, les médias et la transmission au sens le plus général du terme.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La quatrième portera sur la politique étrangère et de défense.</li></ul>       
              <br />
       L’ordre pourra, bien sûr, être modifié.       <br />
              <br />
       Pourquoi avoir intitulé la première Rencontre « De la souveraineté populaire (ou nationale) à la construction d’une Europe européenne ? »       <br />
              <br />
       Il apparaît que les erreurs qui nous ont conduits là où nous en sommes sont anciennes. Elles ont une matrice commune : l’abandon du cadre national comme cadre privilégié de souveraineté, de responsabilité, de démocratie et de citoyenneté au profit d’instances opaques irresponsables et peu opératoires. En l’absence d’un « demos » et d’un sentiment d’appartenance qui peut seul justifier l’acceptation par minorité, de la loi de la majorité, il n’y a pas de démocratie qui vaille et donc pas d’efficacité.       <br />
              <br />
       Citons :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>L’arrimage du franc au mark, en 1983, ancêtre de la monnaie unique ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Le grand acte de dérégulation qu’a été l’Acte Unique négocié en 1985 et ratifié en 1987 par la gauche et par la droite, et qui a conduit, notamment, à la libération des mouvements de capitaux le 1er janvier 1990, y compris vis-à-vis des pays tiers et en l’absence de toute harmonisation préalable de la fiscalisation et de l’épargne ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>L’abandon corrélatif de l’Etat stratège, l’autorité de la concurrence européenne absorbant les politiques industrielles ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Les accords de Schengen de 1985 reportant nos frontières extérieures à des pays périphériques, mal outillés pour contrôler leurs frontières, c’est-à-dire hors d’un contrôle réellement opératoire ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>La démission des pays européens en matière de défense amorcée avec la guerre du Golfe et consacrée par le traité de Lisbonne de 2008 qui confie à l’OTAN l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de défense des 22 pays membres de l’Alliance. Cette démission vient sanctionner l’incapacité des pays européens de s’affranchir de l’OTAN au lendemain de la guerre froide et plus généralement de l’orbite américaine (Irak, 1991 – Bosnie, 1995 – Kosovo, 1999 – Libye, 2011, etc.).</li></ul>       
              <br />
       Cet alignement se répercute sur la politique extérieure qui brille par son absence, notamment vis-à-vis du monde arabo-musulman. Il ne suffit pas de déléguer des compétences à la Commission qui les exerce à travers une comitologie opaque hors de tout contrôle démocratique, ou à une Banque Centrale européenne indépendante qui ne dispose – et encore – que du seul levier monétaire, ou au Système de Schengen insuffisamment doté, mal coordonné et faisant reposer la responsabilité sur des pays périphériques incapables de l’exercer.       <br />
              <br />
       De même ne suffit-il pas de faire appel à la solidarité européenne pour qu’elle se manifeste : on l’a vu après les attentats du 13/11/2015. En tous domaines, se pose le problème de la responsabilité : qui fixe les objectifs à atteindre et les délais ? Qui réunit les moyens à la hauteur ? Devant qui les responsables doivent-ils rendre compte ?       <br />
              <br />
       Or, il apparaît que les défis sont tels – en matière migratoire notamment – que les instances européennes – je pense à la Conférence de Malte – sont incapables d’en prendre la mesure. La Commission dit le Droit mais ne fait pas l’administration : elle laisse ce soin aux Etats qui ne sont pas motivés pour exécuter des directives dont l’esprit leur échappe. La responsabilité se dissout dans l’opacité des instances bruxelloises. Elle ne peut, en fait, être prise que par des Etats où s’exerce le contrôle du Parlement et celui de l’opinion publique.       <br />
              <br />
       L’efficacité va avec la démocratie et celle-ci est indissociable de la souveraineté nationale. Comme disait de Gaulle, la démocratie et la souveraineté nationale sont « comme l’avers et le revers d’une même médaille ». Bien sûr, on peut imaginer des délégations de compétence, mais à condition qu’elles soient strictement contrôlées par les Parlements nationaux. Pour qu’il y ait un contrôle, il faut qu’il y ait un « Demos », un ensemble de citoyens formant corps et à ce titre, capables de susciter une véritable « représentation politique ». C’est pourquoi il ne peut y avoir de politiques communes sans l’aval explicite des gouvernements et des Parlements.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas voulu distinguer souveraineté populaire et souveraineté nationale. Cette distinction avait un sens à l’époque du suffrage censitaire. Elle n’en a plus aujourd’hui avec le suffrage universel.       <br />
              <br />
       Je n’ai pas voulu non plus entrer dans la discussion sur le fait de savoir si la souveraineté aujourd’hui n’était pas devenue « complexe », avec la multiplication des délégations de souveraineté, les tribunaux internationaux, le contrôle de constitutionnalité des lois, la prolifération des instances administratives indépendantes. Tout cela est vrai dans les faits mais ne porte nullement atteinte, selon moi, à la théorie de la souveraineté qui appartient au peuple et à personne d’autre. Si le peuple le décide, tous ces systèmes de délégation peuvent être réformés ou même révoqués. Car en dernier ressort, c’est le Peuple qui décide de la manière dont sa souveraineté doit s’exercer.       <br />
              <br />
       Or, nous sommes dans une de ces périodes charnières où il est licite et même souhaitable de tout passer au crible du doute méthodique et donc de remettre en cause ce qui mérite de l’être. Trop de décisions relèvent aujourd’hui de la comitologie de Bruxelles, et même de l’ingérence extérieure, en l’occurrence américaine :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Ainsi la prorogation des sanctions contre la Russie alors que c’est la partie ukrainienne qui n’applique pas le volet politique des accords de Minsk. Sans la Russie il ne peut y avoir une Europe européenne, le XXIe siècle serait dominé par la bipolarité Etats-Unis Chine ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Ainsi notre absence de politique claire et cohérente vis-à-vis du monde arabo musulman et cela depuis des décennies ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Ainsi notre incapacité à réformer le système monétaire européen, pour résorber le chômage de masse qui touche d’abord la jeunesse.</li></ul>       
              <br />
       Il n’est pas jusqu’à des décisions de justice des Cours européennes – CEDH ou CJUE – qui ne devraient être purement et simplement « retoquées », quand elles portent atteinte aux prérogatives régaliennes des Etats : ainsi l’arrêt de la CJUE Hassen El Dridi du 28/11/2011 interdisant la pénalisation (et donc la mise en prison) des personnes en séjour irrégulier.       <br />
              <br />
       La Grande Bretagne propose que le Parlement – en l’occurrence la Chambre des Communes – puisse s’opposer à une directive européenne portant gravement atteinte à un intérêt national vital. Ce système d’empêchement est à explorer mais il ne va pas, selon moi, au fond des choses : il faut rompre avec le monopole de la proposition accordée à la Commission et autoriser les Etats à proposer eux-mêmes des politiques de nature à répondre aux défis actuels et futurs. Ainsi la France pourrait-elle faire une proposition cohérente sur le Sahel et sur l’aide à lui apporter pour des initiatives de co-développement ambitieuses en matière d’éducation, d’énergie, d’eau, d’agriculture, de santé et pour aider à la constitution de forces régaliennes dignes de ce nom dans les Etats concernés.       <br />
              <br />
       Libérer l’initiative nationale, rompre avec la comitologie permettraient de réorienter l’Europe pour la mettre à la hauteur des défis qui sont devant elle.       <br />
              <br />
       Bref, de construire l’Europe européenne       <br />
              <br />
       Je reprends cette expression du général de Gaulle : elle indique en effet l’objectif légitime de la construction européenne. L’Europe est-elle autre chose que la banlieue de l’Empire américain ? Certes les Etats-Unis sont nos alliés, mais doivent-ils nous imposer des politiques contraires à nos intérêts ? Dans le monde arabo-musulman par exemple, ou dans nos rapports avec la Russie ? Il est temps que l’Europe se définisse par elle-même et pour elle-même. Au XXIe siècle, l’Europe risque d’être marginalisée dans un monde qui sera de plus en plus dominé par les Etats-Unis et par la Chine.       <br />
              <br />
       Une prise de conscience est nécessaire dans tous les pays d’Europe, et particulièrement dans le nôtre qui a joué un rôle moteur dans la promotion de l’idée européenne. Il est normal que certains pays, par leur taille, leur implication dans les affaires internationales ou simplement de par leur Histoire, soient plus moteurs que d’autres. L’Europe européenne sera par la nature des choses une Europe « à la carte ». Un petit nombre de pays peuvent décider de mettre en œuvre une politique que d’autres pays, ensuite, rejoindront. Nous discernons clairement les défis intérieurs : un chômage trop élevé, une immigration mal intégrée, et les défis extérieurs : au Sud, le défi migratoire, la menace terroriste, à l’Est, la nécessité d’établir un partenariat stratégique avec la Russie, ou tout simplement les défis mondiaux (l’autonomie de l’Europe en matière de technologies avancées notamment). Ou bien nous contentons-nous d’entretenir avec la puissance dominante des liens d’allégeance selon la démonstration qu’en a brillamment faite Alain Supiot dans « La gouvernance par les nombres » ?       <br />
              <br />
       Je ne propose pas d’effacer les institutions européennes mais de les réformer :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Outiller le Conseil européen (et le Conseil des ministres) pour qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle d’impulsion ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Ramener la Commission à un rôle administratif de préparation et d’exécution des décisions du Conseil ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Réformer les statuts de la BCE pour que la croissance figure au rang de ses objectifs ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Revoir la composition du Parlement européen, lieu d’une démocratie hors sol, pour l’ouvrir sur les représentations nationales ;</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Limiter les attributions des Cours de justice européenne afin de préserver les prérogatives régaliennes des Etats.</li></ul>       
              <br />
       Ces réorientations ne peuvent être que le fait d’un gouvernement républicain énergique, d’un véritable gouvernement de salut public. Les Français demandent légitimement à être défendus et protégés. Il faut répondre à ces aspirations en ne reculant pas devant les remises en cause, bref en changeant de logiciel. C’est seulement ainsi qu’on videra le Front National de sa substance. Il faut distinguer entre ses électeurs dont les préoccupations peuvent être légitimes et l’essence de ce parti qui interdit de le considérer comme un parti républicain comme les autres.       <br />
              <br />
       Il nous entraînerait en effet dans un engrenage de violence et de ressentiment qui répond parfaitement à l’objectif des terroristes de l’Etat islamique. Qui ne voit enfin qu’au sein du FN, se tapit un noyau « suprématiste » qui certes s’exprime peu, mais n’en pense pas moins. Deux bonnes raisons pour le maintenir dans un sas de décontamination et pour lui interdire l’accès au pouvoir grâce à la formation d’un gouvernement de salut public que je distingué clairement d’un gouvernement d’union nationale.       <br />
              <br />
       En effet, celui-ci est de forme, un gouvernement de concentration, comme on disait jadis. Il ne ferait que retarder l’échéance en maintenant le cap de politiques néfastes. Au contraire, un gouvernement de salut public touche au fond. Il implique un changement de logiciel. Lui seul pourra dégager la route et sauver la France et la République.       <br />
              <br />
       Il est certes plus facile de sortir de l’Histoire que de la continuer, comme nous y incite Hubert Védrine. L’Histoire n’est pas un choix et la résignation du jour a toujours contribué à nourrir les drames du lendemain.       <br />
              <br />
       La France, si bas qu’elle soit tombée, ne pourrait-elle pas susciter une autre Europe que celle dont nous subissons aujourd’hui les effets ?       <br />
              <br />
       ------       <br />
       =&gt; <a class="link" href="http://republiquemoderne.fr/adherer/">rejoignez République Moderne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/8696045-13730627.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Les-Francais-demandent-legitimement-a-etre-defendus-et-proteges_a1794.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-8669761</guid>
   <title>Un changement de logiciel pour vider le Front National de sa substance et faire  la démocratie républicaine</title>
   <pubDate>Wed, 16 Dec 2015 20:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le club République Moderne dont le président est Monsieur Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, a organisé une première Rencontre autour de sa vice-présidente Madame Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne, de Régis Debray, philosophe, Alain Supiot, professeur au Collège de France, Jacques Mézard, sénateur du Cantal, président du groupe RDSE au Sénat, Pierre-Alain Muet, député socialiste du Rhône, Stéphane Rozès, politologue, et Coralie Delaume, essayiste.       <br />
              <br />
       Le thème de la Rencontre était : « <span style="font-style:italic">De la souveraineté nationale à l’Europe européenne</span> ». Des débats qui se sont tenus dans la salle Colbert de l’Assemblée Nationale, entièrement remplie, a émergé l’idée que pour rester une puissance mondiale la France devait promouvoir à la fois une politique étrangère indépendante et l’idée d’une Europe européenne, englobant tous les pays européens, y compris la Russie. Ce point est capital. Car seule une Europe européenne ainsi comprise peut éviter au XXIème siècle un monde bipolaire autour des États-Unis et de la Chine. L’indépendance implique la souveraineté populaire. C’est le peuple qui, en dernier ressort, consent ou révoque les délégations de compétences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel ont lancé un appel aux parlementaires et aux autres invités présents [1], quelle que soit leur origine politique, pour contribuer à l’élaboration d’un nouveau logiciel pour la France. Ils ont appelé à la formation d’un gouvernement de salut public. Celui-ci se distingue de l’union nationale, dès lors qu’il est en rupture avec les politiques erronées qui ont conduit la France là où elle en est aujourd’hui. Une telle refondation permettra à la France de faire vivre chez elle et dans le monde ses valeurs de liberté, de laïcité, d’égalité et de fraternité, qui sont plus que jamais des valeurs d’avenir. Seule une telle réorientation de la politique française autour d’un gouvernement républicain énergique permettra de vider le Front National de sa substance et de faire revivre la démocratie républicaine. »       <br />
              <br />
       ---------------       <br />
       [1] Notamment :        <br />
       M. Arnaud Montebourg, ancien ministre       <br />
       Mme Marie-France Garaud, ancienne conseillère du Président Pompidou       <br />
       MM. Gérard Bapt, Jean-Pierre Blazy, Jean-Michel Villaumé, député (PS), Christian Hutin, député (MRC)       <br />
       M. Pierre-Yves Collombat, sénateur (RDSE)       <br />
       M. Jean-Pierre Brard, ancien député-maire de Montreuil (PCF)       <br />
       M. François Morvan, responsable national de DLF       <br />
       Mme Marielle Boullier-Gallo, ancienne députée européenne
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Un-changement-de-logiciel-pour-vider-le-Front-National-de-sa-substance-et-faire-la-democratie-republicaine_a1788.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-8610873</guid>
   <title>Première rencontre de République Moderne le 16/12 à l'Assemblée Nationale</title>
   <pubDate>Thu, 03 Dec 2015 19:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Les attentats du 13 novembre marquent une césure dans l’Histoire longue de notre pays. Au moment où les Français se rassemblent autour de la nation et de la République, où une Europe coupée des peuples montre ses limites, République Moderne organise une Rencontre :       <br />
              <br />
              <br />
       <b>« De la souveraineté populaire à l’Europe européenne »       <br />
       Mercredi 16 décembre 2015       <br />
       De 17h00 à 21h00       <br />
       à l’Assemblée Nationale, salle Colbert.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Face à l’engrenage de la haine et du ressentiment, une autre voie existe : une vision moderne de la République, une France courageuse, une Europe indépendante, fondées sur la volonté des peuples.       <br />
              <br />
       Ils interviendront lors de cette rencontre :       <br />
              <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, ancien ministre, Président de République Moderne       <br />
       <b>Régis Debray</b>, Ecrivain, Philosophe, Fondateur et Directeur de la revue Medium       <br />
       <b>Marie-Françoise Bechtel</b>, députée de l’Aisne, Vice-Présidente de République Moderne       <br />
       <b>Alain Supiot</b>, professeur au Collège de France       <br />
       <b>Stéphane Rozès</b>, politologue, Président de Cap       <br />
       <b>Pierre-Alain Muet</b>, député SRC du Rhône       <br />
       <b>Jacques Mézard</b>, sénateur du Cantal, Président du groupe RDSE au Sénat       <br />
       <b>Coralie Delaume</b>, essayiste       <br />
               <br />
              <br />
       <span class="u">Inscription préalable indispensable avant le vendredi 11 décembre à 16h00.</span>       <br />
              <br />
       Compte tenu du dispositif de sécurité de l’Assemblée nationale, il est impératif de renvoyer l’ensemble des informations mentionnées ci-dessous à l’adresse suivante : <b>repmoderne@gmail.com</b> avant le 11/12/2015 à 16h00 (vous recevrez un mail de confirmation). La présentation d’une pièce d’identité à l’accueil de l’Assemblée nationale sera impérative.       <br />
              <br />
       Nom : ……………………………………………………………………......       <br />
       Prénom : ……………….……………………………………………….....       <br />
       Date de naissance : …………………………………………………….       <br />
       Lieu de naissance : ……………………………………………………..
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Premiere-rencontre-de-Republique-Moderne-le-16-12-a-l-Assemblee-Nationale_a1784.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Rejoignez République Moderne !</title>
   <pubDate>Tue, 01 Dec 2015 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Club politique, République Moderne a pour objet d'ouvrir un dialogue sans exclusive et sans sectarisme avec tous ceux qui souhaitent une véritable alternative républicaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8598083-13552067.jpg?v=1448969409" alt="Rejoignez République Moderne !" title="Rejoignez République Moderne !" />
     </div>
     <div>
      Espace politique original où peuvent se rencontrer des citoyens de tous horizons, République Moderne est un lieu de réflexion, de discussion, de débat et de proposition.       <br />
       Il organise des débats et des rencontres politiques.       <br />
       Jean-Pierre Chevènement est le président du club République Moderne.       <br />
              <br />
       Le site Internet de République Moderne est en ligne : <a class="link" href="http://republiquemoderne.fr/">republiquemoderne.fr</a>.       <br />
              <br />
       Les <a class="link" href="http://republiquemoderne.fr/adherer/">adhésions</a> sont ouvertes.       <br />
              <br />
       Vous pouvez vous abonner à la lettre d'information du club, mais aussi le suivre sur <a class="link" href="https://www.facebook.com/republiquemoderne">Facebook</a> ou sur <a class="link" href="https://twitter.com/RepubliqueMod">Twitter</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/8598083-13552067.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Rejoignez-Republique-Moderne-_a1779.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-8233905</guid>
   <title>"Je soutiens de cœur la grève des enseignants"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Sep 2015 16:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France 3, dimanche 6 septembre 2015. Il répondait aux questions de Francis Letellier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/ed61f3fbd3a544517530884d987c1fb185e19faa" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la question des réfugiés</span>       <br />
       <ul class="list"><li> La photo du petit syrien est évidemment horrible, insoutenable, presque obscène. Je pense qu'il faut éviter les stratégies de culpabilisation. Par exemple M. Erdogan a dit que ce sont les pays européens qui ont transformé la Méditerranée en cimetière de migrants. Or, revenons aux faits : ce petit gamin vient de Kobané, en pays kurde, en Syrie, une ville que M. Erdogan a refusé de défendre parce qu'il a ses problèmes avec les kurdes. Donc je me méfie des stratégies de culpabilisation. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Il y a huit millions de personnes déplacées à l'intérieur de la Syrie, quatre millions de réfugiés dans les pays limitrophes (Liban, Jordanie, Turquie), et deux-cent mille personnes sur les rivages grecs.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ces réfugiés viennt pour l'essentiel de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan : ils sont originaires de pays qui ont été déstabilisés par des interventions dont l'Occident, les Etats-Unis particulièrement, portent la principale responsabilité. On pourrait dire la même chose de la Libye en ce qui concerne l'intervention franco-britannique. Les Américains ont détruit l'Etat irakien, livrés les sunnites à Al Qaeda d'abord, à Daesh ensuite.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour moi, des gens qui fuient la guerre, ce sont plutôt des réfugiés.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Mme Merkel a changé d'avis par rapport à ce qu'elle disait au mois de juillet, parce que l'Allemagne n'est pas dans la situation que d'autres pays européens. Mme Merkel l'a dit : l'Allemagne est forte économiquement, elle a une démographie en baisse, elle a besoin de main d'oeuvre qualifiée, et sa réputation ne peut pas souffrir de cette attitude. L'Allemagne défend aussi ses intérêts nationaux. Par rapport à sa réputation écornée par l'affaire grecque, cette question des réfugiés est une façon de présenter le pays comme un pays hospitalier et généreux, et de changer l'image. Mais les problèmes de la France sont différents, ceux de la Grèce aussi.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur Daesh</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La seule solution, c'est la paix en Syrie, et un Irak fédéral où les sunnites pourraient se débarrasser de Daesh.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est aux musulmans eux-mêmes qu'il appartiendra en définitive de se débarrasser de Daesh, avec notre aide si on le peut, mais on ne peut pas se mettre à leur place.        
       </li></ul><ul class="list"><li> A partir du moment où nous effectuons des frappes en Irak, je ne vois pas d'inconvénients à ce que nous le fassions aussi en Syrie, à condition qu'elle soit coordonnée avec le régime syrien. Entre Bachar et Daesh ou Al Qaeda, nous n'avons le choix qu'entre de mauvaises solutions, mais il y a une qui est pire que toutes les autres, c'est Daesh – et Al Qaeda aussi.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut une solution dans le cadre de l'ONU, un rapprochement entre les protagonistes de ce conflit. On dit que c'est un conflit entre les sunnites et les chiites, en fait, entre l'Iran d'un côté, l'Arabie Saoudite et la Turquie de l'autre, les uns soutenus par la Russie et les autres par les Etats-Unis. Donc il faut mettre tous les protagonistes autour d'une table, et puis taper ensemble sur Daesh.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut se rapprocher de l'Iran et de la Russie, c'est l'évidence. C'est l'intérêt de l'accord auquel est parvenu Barack Obama avec l'Iran, de permettre à l'Iran de s'asseoir autour d'une table.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Entre russes et américains, je pense qu'une coordination est possible. Vous savez, ni les soldats russes, ni les soldats américains, ne sont engagés au sol, et je ne pense pas qu'ils le feront. Mais ils peuvent quand même agir puissamment, car c'est eux qui fournissent les armes, les munitions, les renseignements. Un minimum de coordination serait nécessaire.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la répartition des réfugiés</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Une répartition des réfugiés doit tenir compte d'un certain nombre de critères : le niveau du chômage, la richesse d'un pays, les besoins de main d'oeuvre qualifiée, le déficit ou l'excédent démographique, le désir des réfugiés car ils vont là où ils ont de la famille, où ils connaissent des gens, où ils ont l'espoir d'avoir du travail.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a beaucoup moins les moyens d'accueillir des réfugiés que l'Allemagne, il faut le dire, car la France a 10% à 11% de chômage. On doit proportionner l'accueil à des critères d'intégration. Il faut qu'on puisse absorber ces populations.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que, s'agissant des réfugiés syriens, il faut faire un large geste. En même temps, nous ne devons pas nous engager dans un mécanisme permanent, obligatoire. Cette décision ne devrait être prise que par les États européens, par le Conseil européen.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les questions politiques</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> A partir du moment où le PS a tourné le dos à ses promesses, en 1983, en choisissant une monnaie surévaluée déjà, dans la perspective de la monnaie unique, j'ai commencé à prendre mes distances en disant que le parti faisait fausse route. Et j'adjure le PS de reprendre une voie qui soit conforme à ce qu'attende de lui ses électeurs.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Jean-Luc Mélenchon a changé d'avis sur la participation au colloque que j'organisais. Chacun devait présenter son point de vue, sur un thème « Europe et souveraineté. Comment peut-on se servir de la souveraineté populaire pour redresser l'Europe ? ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans la vie politique, on est exposé à des tireurs embusqués, de snipers, Mélenchon parle lui-même des chiens de garde du système. Ca fait peur a beaucoup autour de lui !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne lui demandais pas de débattre avec Nicolas Dupont-Aignan. Je pense qu'il faut savoir s'écouter. Et quant on veut être président de la République, il faut être l'homme de la Nation, partir de l'intérêt public.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne renonce pas à ce colloque, il est reporté et sera recalibré.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne peux pas aider Jean-Luc Mélenchon à échapper à ses mauvaises fées gauchistes s'il ne le souhaite pas lui-même. On n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer, surtout s'il veut vous entraîner par le fond. Mais je ne veux pas dire que je ne veux plus rien faire avec Jean-Luc Mélenchon. Il peut évoluer, il l'a montré.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai toujours dit que le FN mérité d'être isolé par un cordon sanitaire, et je n'ai pas changé d'avis. Mais je pense que si les électeurs sont aujourd'hui désespérés au point de se tourner trop souvent vers le FN – ils seraient d'ailleurs très déçus – c'est parce que dans les partis de gouvernement, on n'offre pas une perspective claire de redressement de la construction européenne, à propos de la monnaie unique par exemple, dont on a pas fini de voir les ravages. Il faudrait quand même que les républicains des deux rives débattent.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je me place dans une perspective longue : comment peut-on éviter à la France le naufrage ?       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je demande à Jean-Christophe Cambadélis de s'interroger sur la pertinence de sa stratégie mirifique, la gauche plurielle, élaborée en 1996, qui conduit au naufrage que nous voyons.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Plus que jamais, je reste fidèle à mes convictions fondamentales. Je suis un républicain, je crois à un chemin de vérité pour la France, et je ne pense pas que nous devions nous soumettre au capitalisme financier mondialisé.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur le code du travail</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une certaine simplification du code du travail à faire, mais sans entamer les protections dont je suis partisan. Je pense que la stabilité du contrat de travail à durée indéterminée est indispensable si on veut vivre dans une société tout simplement vivable et humaine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la laicité</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ma définition de la laïcité, c'est d'apprendre à penser par soi-même, en dehors des dogmes, en fonction de la raison naturelle. Et pour moi, le fait de proposer un repas de substitution à des jeunes musulmans, juifs ou même végétariens, ne me paraît pas choquant. Cela ne me paraît pas un problème de laïcité.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense qu'il faut revenir à l'esprit de la laïcité, revenir à ce qui nous rapproche et pas ce qui nous divise. En même temps il y a des différences dans la vie, et sous le toit de la République, on peut aussi gérer les différences.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la réforme du collège</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que le gouvernement devrait faire preuve de sagesse sur la réforme du collège. Le nombre d'heures d'enseignements disciplinaires a déjà beaucoup diminué depuis une trentaine d'années, environ cinq heures par semaine. Et là c'est cinq heures de moins. On ne peut pas faire de l'interdisciplinaire si les bases mêmes des disciplines ne sont pas acquises.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je soutiens de cœur la grève des enseignants, mais je souhaiterais que le gouvernement procède à un apaisement. Je veux rendre hommage aux enseignants. Si l'école tient, c'est parce qu'il y a des enseignants de qualité qui se battent, et je salue leur courage.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la nomination de Myriam el Khomri</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Un bon ministre de l'emploi doit savoir écouter, faire des propositions, rapprocher les points de vue. Le rôle du ministre de l'emploi peut être très important pour aboutir à des conventions entre le patronat et les syndicats. Donc je souhaite bonne chance à Myriam el Khomri. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-soutiens-de-coeur-la-greve-des-enseignants_a1751.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>[AFP] Chevènement sur Mélenchon: "On n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer"</title>
   <pubDate>Sun, 06 Sep 2015 14:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, dimanche 6 septembre, 14h28.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8230062-12862271.jpg?v=1441543598" alt="[AFP] Chevènement sur Mélenchon: "On n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer"" title="[AFP] Chevènement sur Mélenchon: "On n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer"" />
     </div>
     <div>
      &quot;On n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer&quot;, a déclaré dimanche Jean-Pierre Chevènement à propos de Jean-Luc Mélenchon, qui avait sèchement refusé l'offre de rapprochement de l'ex-ministre pour gagner les électeurs du Front national.       <br />
                 <br />
       Jean-Pierre Chevènement avait invité le cofondateur du Parti de Gauche, mais aussi Arnaud Montebourg et Nicolas Dupont-Aignan, à un colloque le 26 septembre à l'Assemblée sur le thème &quot;Europe et souveraineté&quot;.       <br />
                <br />
        &quot;Il a changé d'avis. Il m'avait dit &quot;oui&quot;. Je ne lui demandais pas de débattre avec Nicolas Dupont-Aignan (le leader de Debout La France, ndlr). Il faut savoir s'écouter. Quand on souhaite être président de la République, on peut le souhaiter à Jean-Luc Mélenchon, il faut être l'homme de la nation, partir de l'intérêt public&quot;, a déclaré M. Chevènement dans l'émission &quot;12/13 Dimanche&quot;.       <br />
                 <br />
       &quot;Ce colloque est reporté, il aura bien lieu et sera recalibré avec des intellectuels&quot;, a-t-il indiqué.       <br />
                 <br />
       &quot;Je ne peux pas aider Jean-Luc Mélenchon à échapper à ses mauvaises fées gauchistes s'il ne le souhaite pas. Je souhaite l'aider, mais on n'empêche pas de se noyer un homme qui veut se noyer. Surtout s'il veut vous entraîner vers le fond&quot;, a-t-il lancé. &quot;Je ne veux pas dire qu'il n'y aura pas d'autres choses à faire avec Jean-Luc Mélenchon. il peut évoluer&quot;, a-t-il nuancé.       <br />
                 <br />
       Dans une lettre à l'ancien ministre, M. Mélenchon avait notamment invoqué la présence de M. Dupont-Aignan pour refuser son invitation: &quot;Sais-tu qu'il s'est prononcé pour remettre en cause le droit du sol? Devra-t-on discuter de sa proposition de choisir Marine Le Pen comme Premier ministre s'il était élu président de la République?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/8230062-12862271.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/AFP-Chevenement-sur-Melenchon-On-n-empeche-pas-de-se-noyer-un-homme-qui-veut-se-noyer_a1750.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-8213389</guid>
   <title>Lettre à Jean-Luc Mélenchon</title>
   <pubDate>Wed, 02 Sep 2015 14:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <span style="font-style:italic">Paris, le 2 septembre 2015.</span>       <br />
              <br />
       Cher Jean-Luc,       <br />
              <br />
       J’ai découvert <a class="link" href="http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/09/01/lettre-a-jean-pierre-chevenement/">par ton blog</a>, le 1er septembre, que tu ne participeras pas à la rencontre de République Moderne initialement prévue le 26 septembre sur le thème : « Europe et souveraineté ». Il était en effet entendu entre nous que chacun ferait une communication à mon invitation et cela en toute liberté.       <br />
              <br />
       Tu dis craindre « la petite musique délétère des chiens de garde du système ». Ne vois-tu pas que ta décision leur donne par avance raison ?       <br />
              <br />
       Je n’ai jamais douté de la sincérité de tes convictions. Mais comment ne vois-tu pas qu’en refusant d’engager le débat sur le fond - Comment réorienter l’Europe en s’appuyant sur la souveraineté populaire ? – tu t’enfermes dans un espace restreint où tu finiras par être étouffé ? Crois bien que je le regretterai car je vois ce que la France et la République auraient gagné à ce que tu mettes ton talent, que j’admire, à leur service.       <br />
              <br />
       La réunion du 26 septembre est évidemment reportée. D’autres occasions se présenteront pour dépasser des sectarismes paralysants qui empêchent un débat libre et font, en définitive, le jeu de l’extrême-droite.       <br />
              <br />
       Crois bien, cher Jean-Luc, à la pensée amicale que je forme pour toi dans cette période difficile.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Lettre-a-Jean-Luc-Melenchon_a1748.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-8000806</guid>
   <title>La France en grand</title>
   <pubDate>Wed, 08 Jul 2015 15:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déclaration de République Moderne, juillet 2015.     <div>
      Notre pays vit  une crise historique de longue durée. Cette crise s’est fortement aggravée avec la dérégulation néolibérale, le choix d’une monnaie unique viciée dans son principe même et l’inféodation qui résulte des traités européens de Luxembourg (1987), Maastricht (1992) et Lisbonne (2008). Avec un PNB stagnant depuis 2007, plus de cinq millions de chômeurs toutes catégories confondues, un parti d’extrême-droite à 25 % des voix, notre pays pressent que le gros des secousses est encore à venir.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi République Moderne, maintenant ?</b>       <br />
              <br />
       On aurait pu espérer que ceux qui mènent la même politique depuis quatre décennies s’avisent d’en changer mais force est de constater qu’ils n’en prennent pas le chemin. L’extrême droite se nourrit de la désespérance du peuple mais ne propose aucune alternative crédible, bien au contraire. Son accession au pouvoir, ruineuse pour l’image de la France dans le monde, nourrirait le « clash des civilisations » que souhaitent les fanatiques et serait un mauvais coup porté à notre pays.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La France mérite autre chose qu’un destin en peau de chagrin. Nous n’acceptons pas de rester enfermés dans l’impasse actuelle. La France, communauté de citoyens, a besoin d’être soudée sur un projet réellement alternatif. C’est ce projet d’alternative républicaine que République Moderne, à travers des rencontres périodiques,  se propose de faire surgir. Il s’agit de redresser d’un même mouvement la France et l’Europe. Une Europe que nous voulons réellement européenne, c’est-à-dire indépendante. Une Europe démocratique et donc avec les nations. Une Europe recentrée sur l’essentiel : une monnaie favorisant la croissance et l’emploi, une politique extérieure au service de la paix dans le monde. Nous voulons  reprendre le contrôle de la Finance, nous battre contre l’aggravation des inégalités et pour plus de justice sociale, relever le citoyen à travers l’Ecole et reconstruire l’Etat républicain. C’est ainsi que la France, enlisée dans le déclin, ira vers le renouveau.       <br />
              <br />
       <b>République Moderne avec qui et pour qui ?</b>       <br />
              <br />
       RM s’adresse à tous ceux qui ont une vision exigeante de la République et qui ne se résignent pas à voir une gauche et une droite interchangeables se succéder au pouvoir pour y conduire, pour l’essentiel, la même politique néolibérale et inféodée, faisant ainsi le lit du Front National.       <br />
              <br />
       RM s’adresse, au-delà des partis et des clivages politiques obsolètes, à tous ceux, socialistes, communistes, radicaux, gaullistes, démocrates, républicains, femmes et hommes de progrès qui croient que la France, loin d’être finie, a encore un rôle majeur à jouer pour équilibrer l’Europe et donner aux idées républicaines leur portée universelle face aux désordres engendrés par la « globalisation ».        <br />
              <br />
       RM s’adresse à toutes les forces vives, tous ceux pour lesquels le mot «patriotisme » a gardé un sens.        <br />
              <br />
       Ce projet doit être porté par le « peuple des citoyens », c’est-à-dire la communauté civique qu’est la France républicaine. C’est cette communauté que nous voulons relever à travers un projet d’alternative républicaine à la politique néolibérale. Ce projet s’imposera, à travers l’immense crise qui est encore devant nous, avec le concours de tous ceux qui ne désespèrent pas d’un avenir commun.       <br />
              <br />
       <b>République Moderne, au niveau national …</b>       <br />
              <br />
       Espace politique original où peuvent se rencontrer des citoyens de tous horizons (chefs d'entreprises, syndicalistes, élus, chercheurs, enseignants, toutes catégories de salariés, hommes et femmes qui souvent s'ignorent), le Club République Moderne est un lieu de réflexion, de discussion, de débat et de proposition.       <br />
              <br />
       RM n’exclut pas l’action politique. Elle se réserve, le moment venu, d’apporter son soutien à des candidats aux élections locales ou nationales qui partageraient ses valeurs et ses propositions.       <br />
              <br />
       <b>… et régional</b>       <br />
              <br />
       RM encourage le développement dans les régions et départements de Comités d’Initiative Citoyenne pour une République moderne. Ces comités sont ouverts à tous ceux qui souhaitent débattre,  proposer,  agir dans un esprit d’exigence républicaine. Les premiers comités locaux verront le jour en Nord Pas de Calais, Bourgogne, Picardie …       <br />
              <br />
       <b>Le Club République moderne est présidé par Jean-Pierre CHEVENEMENT</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">Vice-présidents : Marie-Françoise BECHTEL, Députée, Christian HUTIN, Député, Christine MEYER, conseillère régionale, Jean-Yves AUTEXIER, ancien parlementaire.       <br />
       Secrétaire générale : Estelle Folest       <br />
       Secrétaire général adjoint : Claude Nicolet. Conseiller régional</span>       <br />
              <br />
       -----------------       <br />
       Contacts République moderne :       <br />
       Adresse : 86, avenue Gambetta – 75020 - Paris       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-en-grand_a1736.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-7927078</guid>
   <title>"Pourquoi j'ai repris ma liberté"</title>
   <pubDate>Fri, 19 Jun 2015 13:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé aux Dernières Nouvelles d'Alsace, vendredi 19 juin 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/7927078-12318452.jpg?v=1434715224" alt=""Pourquoi j'ai repris ma liberté"" title=""Pourquoi j'ai repris ma liberté"" />
     </div>
     <div>
      <b>DNA : Dans quel état d’esprit êtes-vous après avoir démissionné du MRC, que vous aviez fondé ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Je suis à la fois peiné et soulagé, dans l’état d’esprit de quelqu’un qui estime qu’il vaut mieux explorer un chemin certes difficile mais nouveau que de s’entêter dans une impasse. Un parti, surtout s’il est très petit, est prisonnier de sa logique. Moi je suis enfin libre. J’ai toujours vécu à voix haute et je continuerai à m’exprimer sur tous les sujets qui concernent l’avenir de la France : la monnaie unique, la crise grecque, la désindustrialisation, le chômage, la crise ukrainienne, le terrorisme et Daech, etc. Je garde le contact avec tous ceux qui cherchent une issue authentiquement républicaine aux problèmes du pays, sans exclusive.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez cosigné un appel contre la réforme du collège avec Luc Ferry et François Bayrou, deux ex-ministres de l’Éducation comme vous, mais dans des gouvernements de droite. Pourquoi ?</b>       <br />
       Tout ancien ministre de l’Éducation Nationale a une responsabilité vis-à-vis de la jeunesse qui transcende les clivages partisans. L’école, est une institution de la République. Elle doit former des citoyens, par la transmission des savoirs et des valeurs. Or, la réforme des collèges ne va pas du tout dans ce sens. Elle s’inscrit dans la continuité d’une tout autre inspiration dite « pédagogiste », ou si vous préférez soixante-huitarde : l’objectif n’est plus la transmission des connaissances, mais le façonnement d’un homme nouveau. Utopie ruineuse, qui explique en grande partie l’affaissement de l’école depuis deux décennies ! La réforme des collèges supprime 20 % des enseignements disciplinaires pour mettre à la place des « enseignements pratiques interdisciplinaires » (EPI) dont le flou est révélateur : « corps, santé, bien-être et sécurité », « monde économique et professionnel », « transition écologique et développement durable »… Bref, du chewing-gum !       <br />
              <br />
       <b>Vous défendez « l’élitisme républicain ».</b>       <br />
       Oui, je définis celui-ci comme « la possibilité donnée à chacun d’aller au bout de ses capacités ». C’est cela l’égalité, et non pas l’égalitarisme niveleur. Je reprends à mon compte l’objectif assigné à l’École à la Libération par Paul Langevin, qui était communiste : « La promotion de tous et la sélection des meilleurs. » Pourquoi supprimer le latin et le grec qui nous rattachent aux origines de notre civilisation, ou les classes bilangues qui ont permis d’enrayer le déclin de l’allemand ? Un enseignement de qualité tirera tous les élèves vers le haut, alors que la théorie qui a consisté, depuis la loi d’orientation de 1989, à « mettre l’élève au cœur de l’école » et non plus le Savoir, nous donne aujourd’hui, à la sortie, le sauvageon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>On vous accuse de vouloir transformer l’histoire de France en un « roman national »</b>       <br />
       Non, je suis contre le « roman national » mais je crois à la nécessité du récit national. Celui-ci doit être objectif. Il ne doit pas être tourné systématiquement vers les ombres de notre histoire (le colonialisme, la traite négrière ou encore la collaboration de Vichy), mais mettre en valeur notre Histoire : les Lumières, la Révolution, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, et ceux qui n’ont pas failli : les soldats de l’an II, les poilus, les Résistants, etc. En réalité, ce n’est pas le mot roman qui gêne, c’est le mot national. Et moi j’assume la Nation. Celle-ci est le cadre de la démocratie et de la solidarité : le sentiment d’appartenance est le fondement de la démocratie. Comment, autrement, la minorité pourrait-elle accepter la loi de la majorité ? Le récit national, sans cesser d’être objectif, doit faire aimer la France. Sinon, comment celle-ci pourrait-elle intégrer les nouvelles générations, notamment celles issues de l’immigration ?       <br />
              <br />
       <b>N’était-ce pas une erreur de viser, en tant que ministre de l’Éducation, 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac ?</b>       <br />
       J’ai peut-être commis une erreur de communication. Je parlais de « niveau » (la terminale), pas de diplôme presque automatiquement délivré. Aujourd’hui on est à 77 % de bacheliers, mais au prix de notes « cassées ». Je ne trouve pas normal de sacrifier l’orthographe, ou de faire passer les candidats qui n’ont que 9, voire 8,5 de moyenne. Mon objectif était d’élever le niveau général, pas de « faire du chiffre » et leurrer l’opinion. L’élitisme républicain consiste à faire aller de pair la qualité et la quantité.       <br />
              <br />
       <b>Vous tendez la main au souverainiste Dupont-Aignan…</b>       <br />
       L’intérêt public implique le dépassement des sectarismes. J’ai toujours entretenu un bon dialogue avec les gaullistes de gauche, depuis les années 1970. Déjà avec le Pôle républicain et ma candidature à la présidentielle de 2002, je m’étais fixé comme objectif de dépasser des clivages devenus obsolètes, au moins depuis le traité de Maastricht (1992). On ne peut pas sortir la France de l’ornière néolibérale en s’appuyant sur une gauche devenue majoritairement social-libérale. J’ai défini deux marqueurs parmi ceux qui, me semble-t-il, pensent comme moi que la nation doit être centrale pour le redressement de l’Europe : Jean-Luc Mélenchon, bien qu’il confonde encore trop souvent la nation et le nationalisme, et Nicolas Dupont-Aignan. J’aurais pu en citer beaucoup d’autres : tous ceux qui sont restés gaullistes à droite et ceux qui sont authentiquement républicains à gauche sont concernés !       <br />
              <br />
       <b>Pas Marine Le Pen ?</b>       <br />
       Je ne fais pas de procès d’intention. Je constate : Marine Le Pen hérite d’un passé très chargé. Ses idées sont simplistes quand elles ne sont pas dangereuses. Le FN ne dispose pas d’un personnel à la hauteur pour gouverner. Sa venue au pouvoir serait une catastrophe pour l’image de la France dans le monde. Ça fait beaucoup !       <br />
              <br />
       <b>Et Florian Philippot, qu’on dit « ancien chevènementiste » ?</b>       <br />
       Personnellement, je ne connais pas Florian Philippot. Il se réclame de moi, mais moi je ne me réclame pas de lui. Il y a beaucoup de gens qui se réclament du chevènementisme mais je suis encore capable de reconnaître les miens !       <br />
              <br />
       <b>La Grèce doit-elle quitter l’euro ?</b>       <br />
       Le bon sens consisterait à créer un euro-drachme dont la valeur serait 30 % inférieure à celle de l’euro, pour permettre à la Grèce de relancer son économie. Depuis 2009 on a la preuve que les dévaluations internes par la baisse des salaires et des retraites ne règlent rien. Bien au contraire, elles précipitent les pays dans la récession. La Grèce a perdu le quart de son PIB. Remettre en marche la mécanique grecque passerait aussi par l’annulation d’une partie de sa dette, pour la ramener à environ 120 % de son PIB, contre 180 % aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <b>Vous avez de nombreux désaccords sur la politique extérieure de la France</b>       <br />
       Nullement par plaisir : je suis légitimiste. Je ne conteste pas le Président de la République, mais je crois nécessaire d’exprimer ce qui me paraît être l’intérêt national. On sanctionne la Russie mais on oublie de dire que les accords de Minsk ne sont pas respectés par l’Ukraine qui refuse d’appliquer leur volet politique, notamment sur l’autonomie des régions de l’est. Sur la Syrie, je crains qu’à force de poser comme préalable le départ d’Assad, on ne finisse pas installer dans toute la Syrie le pouvoir de Daech ! Ce sont des réflexions de bon sens !       <br />
              <br />
       <b>À l’heure où vous prenez un nouvel envol solitaire, quel bilan tirez-vous des partis que vous avez fondés, le MDC et le MRC ?</b>       <br />
       Je ne suis pas si solitaire que cela. Simplement je ne veux pas mourir idiot. Et il y a au moins deux députés venus du MRC qui n’en ont pas non plus envie*. Après Maastricht dont nous avions prévu les conséquences néfastes, nous avons essayé de trouver dans le peuple un recours pour relever la France à partir de la gauche. C’était très difficile. Les gens confondaient la gauche et le PS. En tendant la main, en 2002, aux républicains de l’autre rive, j’ai ouvert un chemin de vérité.       <br />
              <br />
       Bien sûr, le scrutin majoritaire a favorisé un bipartisme trompeur entre le PS et l’UMP. La politique de ces deux partis, prisonniers des mêmes choix erronés faits à Maastricht, a fait le lit du FN. Mais il y a encore place pour une alternative républicaine. Le MDC depuis 1992, le pôle républicain de 2002 et le MRC depuis 2003, ont semé. Je fais le pari qu’il y a dans la jeunesse et dans la conscience de notre peuple des forces qui n’ont pas encore donné et qui veulent continuer l’Histoire de la France, avec la République, et non pas en lui tournant le dos ! Je reste entreprenant et combatif !       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.dna.fr/actualite/2015/06/18/jean-pierre-chevenement-pourquoi-j-ai-repris-ma-liberte">DNA</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/7927078-12318452.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Pourquoi-j-ai-repris-ma-liberte_a1727.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Communiqué : renouvellement des instances du club "République moderne"</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2015 16:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <span style="font-style:italic">M. Jean-Pierre Chevènement, ancien Ministre, a déclaré :</span>       <br />
              <br />
       « Le Club République moderne, créé en 1983 a renouvelé ses instances lundi 15 juin 2015. Son bureau est ainsi composé :        <br />
              <br />
       Président : Jean-Pierre Chevènement       <br />
       1ère Vice-présidente : Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne       <br />
       Vice-présidents : Christian Hutin, député du Nord, Christine Meyer, conseillère régionale des Pays de Loire, Jean-Yves Autexier, ancien parlementaire       <br />
       Secrétaire générale : Estelle Folest, cadre supérieure       <br />
       Secrétaire général adjoint : Claude Nicolet, conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais       <br />
       Trésorier : Gérard Pierre, universitaire       <br />
       Trésorier adjoint : Marie-Pierre Logelin, professeur       <br />
              <br />
       Le Club République moderne prendra l'initiative à la rentrée d'un débat ouvert sur le thème «  Europe et souveraineté  ».       <br />
              <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Communique-renouvellement-des-instances-du-club-Republique-moderne_a1725.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-7908367</guid>
   <title>"Je veux un dialogue de Melenchon à Dupont-Aignan"</title>
   <pubDate>Mon, 15 Jun 2015 10:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement accordé au Parisien, lundi 15 juin 2015. Propos recueillis par Martine Chevalet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/7908367-12285892.jpg?v=1434358207" alt=""Je veux un dialogue de Melenchon à Dupont-Aignan"" title=""Je veux un dialogue de Melenchon à Dupont-Aignan"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Parisien : Maintenant, que voulez-vous faire ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Il faut créer un mouvement d’idées alternatif qui transcende les sensibilités historiques car on ne sortira pas la France de l’ornière sans cela. Le clivage gauche-droite ne correspond plus à la réalité depuis que la droite, tournant le dos au gaullisme, et la gauche, au projet de transformation sociale d’où est tirée sa légitimité, se sont retrouvées sur un projet soi-disant européen mais profondément régressif. On en voit aujourd’hui les résultats. Ce qui est en jeu c’est le redressement de la construction européenne à partir de ses nations et sur la base d’un projet « d’Europe européenne », pour reprendre l’expression du général de Gaulle.       <br />
              <br />
       <b>Concrètement, qu’est-ce qui motive votre départ du MRC ?</b>       <br />
       J’ai essayé en vain de faire bouger la direction du MRC. Je lui ai proposé d’être le fer de lance d’une alternative républicaine dans une démarche de rassemblement sans sectarisme. Mais c’est un petit parti prisonnier de sa logique. C’est pourquoi le débat y a été étouffé. Pour ma part, je compte relancer le club République moderne que j’ai fondé en 1983 après avoir quitté le gouvernement.       <br />
              <br />
       <b>Mais pourquoi vouloir privilégier Dupont-Aignan ?</b>       <br />
       Je suis partisan d’un dialogue sans exclusive et sans sectarisme avec tous ceux qui souhaitent une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan. Je ne veux pas précipiter à la trappe les hommes et les femmes qui composent les partis de gouvernement, mais leur logiciel est complètement périmé. Ils doivent renouveler leur grille de lecture du monde.        <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/politique/chvenement-je-veux-un-dialogue-de-melenchon-a-dupont-aignan-15-06-2015-4863079.php">Le parisien</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/7908367-12285892.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-veux-un-dialogue-de-Melenchon-a-Dupont-Aignan_a1724.html</link>
  </item>

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