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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-04-15T05:14:41+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France (vidéo)</title>
   <pubDate>Thu, 23 Sep 2010 08:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement (introduction au débat avec François Hollande) lors de l'université d’été du MRC, Valence, le 5 septembre 2010. Le discours est découpé en trois séquences vidéos ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/72e8961ead415493772972028c059246a42c6e08" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Première partie (ci-dessus)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/99886328eab88113fe28d4c9b4bf10d81b8bbd51" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Deuxième partie (ci-dessus)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/842b819978ce29291ded75b6e1284a1a8922ad81" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Troisième partie (ci-dessus)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a996.html">Le texte de l'intervention peut être lu ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France-video_a1003.html</link>
  </item>

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   <title>Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France</title>
   <pubDate>Sun, 05 Sep 2010 17:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement (introduction au débat avec François Hollande) lors de l'université d’été du MRC, Valence, le 5 septembre 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2326771-3253434.jpg?v=1466508292" alt="Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France" title="Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France" />
     </div>
     <div>
      Je suis heureux, en conclusion de notre Université d’été, de pouvoir ouvrir le débat avec François Hollande avec lequel j’ai toujours entretenu des relations amicales et sympathiques, et qui n’est pas seulement un homme politique expérimenté et avisé, étant donné les responsabilités qu’il a exercées durant dix ans à la tête du parti socialiste, mais un homme qui réfléchit et qui, sans céder sur ses fondamentaux réformistes, peut procéder à des inventaires qui conditionnent l’avenir, parce qu’il permettent de bouger et d’évoluer.       <br />
              <br />
       Or, la gauche pour gagner vraiment, c’est-à-dire pour réussir, doit bouger impérativement. Il faut faire « bouger les lignes » ; telle a été la conclusion de notre dernier Congrès, les 26 et 27 juin derniers.       <br />
              <br />
       Nous avons, François Hollande et moi, des points d’accord, par exemple la nécessité d’une réforme de la fiscalité des revenus fusionnant l’IRPP et la CSG de façon à associer justement tous les Français à l’effort nécessaire, si nous voulons non seulement réduire les déficits, mais marquer nos priorités dans le domaine de l’éducation notamment et de la jeunesse. Nous avons - ou en tout cas nous avons eu – des points de désaccord, notamment sur l’Europe et par conséquent sur la nation, et par conséquent sur l’indépendance nationale sans laquelle on ne peut exercer les effets de levier nécessaires.       <br />
              <br />
       François Hollande a affirmé une haute ambition parfaitement légitime : celle de devenir Président de la République en 2012. Il m’est arrivé de dire qu’on ne naissait pas homme d’Etat mais qu’on pouvait le devenir. Simplement, pour devenir Président de la République française, il faut aussi s’identifier pleinement à la France. Le moment d’un débat de fond est venu. J’aurais souhaité qu’il puisse être abordé dans une autre configuration, avec la constitution, au lendemain de la présidentielle de 2007, d’un grand parti de toute la gauche. Cette ambition que nous avions faite nôtre à notre Congrès du Kremlin-Bicêtre de 2008 s’est heurtée au conservatisme des structures politiques de la gauche. Je l’ai regretté. Nous abordons donc l’échéance de 2012 en ordre dispersé. Ce peut être un avantage si le débat permet de faire bouger les lignes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et ce qui n’a pas été possible au lendemain de 2007 le sera peut-être en 2012 avec les socialistes, les communistes, les radicaux, les citoyens, et peut-être avec ceux des Verts qui n’ont pas renié l’héritage des Lumières, les Verts lumineux, qu’on pourrait aussi appeler les Verts luisants. C’est le fond qui est déterminant. Nous devons incarner le grand parti de progrès, en lutte contre l’obscurantisme, avec le projet que nous avons développé hier de refaire de la France une grande puissance industrielle et technologique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – Tout d’abord, je voudrais dire amicalement à François Hollande que la rigueur, sans doute nécessaire, ne peut être une perspective politique.</b>       <br />
              <br />
       1.	il ne suffit pas non plus d’y ajouter quelques réformes comme l’avait fait la gauche plurielle.       <br />
              <br />
       2.	La France vit une profonde crise morale qui est aussi <span style="font-style:italic">une crise politique de longue durée, une crise nationale entamée dès la fin de la première guerre mondiale</span>. Il faut remédier à cette crise de sens, dire à la France à quoi elle sert et aux Français ce qu’ils sont, c’est-à-dire des citoyens qui doivent témoigner, dans un monde qui paraît voué aux communautarismes et aux intégrismes, de l’universalité des valeurs républicaines.       <br />
              <br />
       3.	Parallèlement, <span style="font-style:italic">nous vivons la crise du capitalisme financier mondialisé. Cette crise n’est pas derrière nous</span> : la conjonction des plans de rigueur dans la zone euro ne peut déboucher que sur une nouvelle récession ou, au mieux sur une stagnation de longue durée.       <br />
              <br />
       a)	Les marchés ne se sont pas révélés plus forts que les Etats. C’est justement aux Etats de faire prévaloir leur légitimité qui est celle des peuples et de la démocratie. Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la substance et la permanence de l’Histoire. Cela il faut le dire : c’est un choix politique essentiel. Il faudra reréglementer et recompartimenter les marchés.       <br />
              <br />
       b)	La crise aussi bien reste devant nous parce que les <span style="font-style:italic">déséquilibres macroéconomiques</span> et politiques qui l’ont engendrée n’ont pas été résorbés, bien au contraire, par les plans de refinancement ou de relance, qui ont simplement déplacé la dette du privé vers le public.       <br />
              <br />
       c)	Cette crise est une crise mondiale, née de la déflation salariale, elle-même conséquence de la pression exercée par les pays à très bas coût, déflation salariale qui a conduit à l’endettement généralisé, et d’abord aux Etats-Unis, des ménages, des entreprises et des Etats.       <br />
              <br />
       d)	Cette crise n’a été rendue possible que par la <span style="font-style:italic">création d’un monde décompartimenté</span> et notamment en Europe, en vertu de <span style="font-style:italic">l’Acte Unique</span> et des trois cents directives d’application qui ont libéré les mouvements de capitaux et déréglementé l’économie. C’est cela qui a permis la dictature de l’actionnariat, l’extension démesurée de la sphère financière, et le creusement d’inégalités abyssales entre les rentiers de la finance et le monde du travail laissé sans défense devant les délocalisations industrielles.       <br />
              <br />
       e)	On ne peut pas faire face à cela par une simple réforme fiscale. Il faut <span style="font-style:italic">re-réglementer</span>, mais de façon cohérente, entre l’Europe et les Etats-Unis d’Obama. Les mesures de régulation Volcker doivent être reprises et durcies au niveau européen.       <br />
              <br />
       f)	<span style="font-style:italic">La crise est aussi géopolitique</span> : les Etats-Unis, depuis trop longtemps, ont vécu au-dessus de leurs moyens. Nous devons aider Obama à remettre les pendules à l’heure. La ré-industrialisation nécessaire des Etats-Unis et de l’Europe peut-elle faire l’économie de protections sectorielles dans les industries que nous voulons préserver ou développer ? Cela dépendra beaucoup de la Chine, de sa capacité à relancer sa demande intérieure, et bien sûr de la fixation de normes sociales, environnementales et commerciales plus justes, sans parler de la réorganisation du système monétaire international, instaurant des parités ordonnées entre les quatre grandes monnaies mondiales. Nous ne pouvons en aucun cas accepter un euro surévalué qui asphyxierait ce qui reste de l’industrie française.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Il nous faut organiser l’Europe comme une zone de croissance à l’échelle mondiale et ne pas nous résigner à la stagnation et au déclin.</b>       <br />
              <br />
       C’est possible sur la base d’un nouveau modèle de croissance mettant l’accent sur la transition énergétique, l’éducation, la science et la technologie appliquées notamment aux domaines de l’énergie, des transports et de la mobilité, de la santé, et bien sûr la volonté de promouvoir un modèle social fondé sur la solidarité.       <br />
              <br />
       Cette Europe implique d’autres règles du jeu que celles élaborées par l’Acte Unique et les traités de Maastricht et de Lisbonne. Ces traités sont complètement dépassés.        <br />
              <br />
       Il faut ouvrir le débat :       <br />
       -	Sur une initiative de croissance européenne mettant fin notamment à la déflation salariale et finançant par un grand emprunt européen un plan d’infrastructures.       <br />
       -	Sur un gouvernement économique de la zone euro, incluant l’ensemble des paramètres économiques et pas seulement budgétaires. L’objectif doit être de résorber les déséquilibres internes à la zone euro, autrement que par la conjugaison de plans de rigueur insoutenables et dont l’effet ne peut être qu’une récession généralisée et l’éclatement de la zone euro.       <br />
       -	Il faudra modifier les statuts de la Banque Centrale européenne pour introduire la croissance et l’emploi parmi ses missions.       <br />
              <br />
       Je ne m’étendrai pas sur les quarante propositions de notre programme de salut public. Dix d’entre elles concernent le redressement de la construction européenne : développement des coopérations renforcées à géométrie variable entre les Etats – plan d’indépendance énergétique et d’équilibre écologique – agriculture orientée vers la sécurité alimentaire – régime propre des services publics – protection commerciale de notre modèle de développement – alliance sans subordination avec les Etats-Unis – partenariat resserré avec la Russie – refondation de nos relations avec la Turquie.       <br />
              <br />
       L’évolution de l’Europe nous conduit vers plus de coopération intergouvernementale. C’est inévitable et c’est une bonne chose pour la démocratie et pour l’efficacité. Il faut abandonner « l’Irrealpolitik européenne », comme dit Hubert Védrine, délaisser les chimères fédéralistes, alibi de l’impuissance, aller vers des coopérations à géométrie variable et  vers une ouverture de ces politiques à la Russie et à la Turquie.       <br />
              <br />
       J’ai cru noter une évolution de François Hollande de l’Europe à vingt-sept vers la zone euro à seize. Je partage ce point de vue mais il pose le problème de ce que veut l’Allemagne.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – La politique allemande doit être analysée.</b>       <br />
              <br />
       Il serait trop facile d’imputer les difficultés actuelles au tempérament de Nicolas Sarkozy. L’Allemagne est aujourd’hui la puissance qui impose ses choix et sa philosophie ordo-libérale à l’Europe (Mme Merkel parle de « culture de la stabilité »). En fait, la déflation salariale pratiquée depuis 2000 a creusé l’écart avec les autres pays de la zone euro, notamment les pays de l’Europe du Sud.       <br />
              <br />
       La politique de rigueur que l’Allemagne impose à la zone euro est excessive. Elle risque d’ailleurs de se retourner contre l’Allemagne. <span style="font-style:italic">Il faut trouver un compromis avec l’Allemagne</span>, entre la nécessaire responsabilité des Etats et la solidarité financière entre les pays membres de l’euro. On ne peut espérer une solidarité telle que celle qui existe au sein de chaque pays. L’Europe reste faite de nations. Mais on peut imaginer des émissions de bons européens et surtout un rôle actif donné à la BCE pour lutter contre la spéculation. Nous ne devons à aucun prix nous enfermer dans un tête à tête mortifère avec l’Allemagne au sein d’une zone euro réduite à un noyau dur. Mieux vaut préparer un « plan B » qui serait le retour à une monnaie commune qui pourrait continuer à s’appeler l’euro avec des parités ajustables pour des monnaies nationales recréées au sein d’un système monétaire européen bis.        <br />
              <br />
       Pas de fuite en avant dans l’irreal politik européenne comme celle consistant à offrir à l’Allemagne de partager notre siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. D’abord parce que les autres n’en seraient pas d’accord. Ensuite parce que nous n’avons pas les mêmes conceptions en matière de politique étrangère sur le Moyen-Orient et l’Afrique notamment, et sur la défense, et en particulier sur le domaine nucléaire. Enfin, parce que la priorité n’est pas là : elle est sur le terrain économique et monétaire d’abord.       <br />
              <br />
       Un peu de sens de l’Etat, à la veille d’une élection présidentielle, ne peut pas nuire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>IV – La géographie et l’Histoire confèrent à la France une responsabilité particulière.</b>       <br />
              <br />
       La France est nécessaire à l’équilibre de l’Europe dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même.        <br />
              <br />
       La France n’est pas n’importe quel pays.        <br />
              <br />
       Elle doit préserver des marges de manœuvre :       <br />
       -	vis-à-vis de l’Allemagne – sur la relance et le cours de l’euro ;       <br />
       -	vis-à-vis des Etats-Unis – sur la régulation et la réforme du SMI ;        <br />
       -	vis-à-vis de la Russie – sur l’énergie, le développement et la paix ;       <br />
       -	vis-à-vis de la Chine – sur la concertation économique et monétaire et sur un partenariat responsable.       <br />
              <br />
       L’Europe peut et doit prolonger l’action propre de la France. Mais celle-ci ne doit pas être démobilisée. Elle reste notre avenir. Il faut changer le mode d’emploi des institutions européennes et savoir d’abord ce que la France veut.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>V – La France doit faire vivre le modèle républicain qu’elle a si fortement incarné depuis deux siècles en Europe et dans le monde.</b>       <br />
              <br />
       Elle doit contribuer à organiser la résilience de l’Europe à l’échelle mondiale, en préservant notre modèle républicain, à la fois civique et social. Et bien sûr, la première urgence consiste à le faire  vivre en France même où la droite contribue à le fragiliser par des initiatives provocatrices qui visent à nous entrainer sur le terrain qu’elle a choisi pour 2012 : la sécurité.       <br />
              <br />
       Pour mettre la France à la hauteur des défis qui sont devant nous, la gauche doit faire bouger les lignes à l’intérieur d’elle-même. Elle doit incarner le pôle républicain de la vie politique française, face à une droite post-républicaine ou peut-être tout simplement réactionnaire, revenue à des conceptions d’avant 1789.       <br />
              <br />
       La gauche doit offrir un avenir à la France et à sa jeunesse et pas simplement un futur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a996.html</link>
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   <title>Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne</title>
   <pubDate>Sun, 27 Jun 2010 14:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, dimanche 27 juin 2010, 13h15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2191563-3055229.jpg?v=1289480107" alt="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne" title="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), regrettant la tournure qu'ont prise les primaires, a décidé de soutenir un &quot;candidat républicain&quot; pour la présidentielle de 2012 qui pourrait bien être Jean-Pierre Chevènement, désormais président d'honneur du parti.       <br />
              <br />
       Lors du 5e congrès du MRC ce week-end à Paris, à l'Auditorium George V (VIIIe arr.), les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour &quot;se préparer à présenter un candidat républicain&quot; à cette &quot;élection primordiale, la mère des batailles&quot;, selon les mots de l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur.       <br />
              <br />
       &quot;Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu'un contenu politique précédait les primaires proprement dites&quot;, a expliqué à la tribune Jean-Luc Laurent élu, à 53 ans, nouveau président du MRC à 91,7%.       <br />
              <br />
       Un &quot;score pas tout à fait biélorusse&quot;, s'est amusé son prédécesseur, M. Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l'unanimité, président d'honneur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais il n'est pas question de &quot;participer aux primaires dans les conditions définies par le PS, entraînant inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet&quot;, a ajouté M. Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).       <br />
              <br />
       Dénonçant un PS qui &quot;nous écrase&quot; et &quot;reste prisonnier d'une vision libérale et européiste dépassée&quot;, M. Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de &quot;se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages&quot; après le &quot;pacte&quot; Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal.       <br />
              <br />
       Face à la crise du capitalisme financier et &quot;la crise de la monnaie unique que nous avions prévue depuis sa création&quot;, le MRC propose donc un &quot;programme de salut public&quot; en 40 propositions.       <br />
              <br />
       &quot;Nous voulons faire la révolution&quot;, c'est-à-dire &quot;remettre les choses à l'endroit&quot; et &quot;faire passer le souci de l'Homme avant celui de la finance&quot;, a lancé &quot;le Che&quot; comme l'appellent certains délégués, se prononçant notamment pour &quot;une monnaie qui n'écrase pas notre compétitivité&quot; et une &quot;mise en oeuvre d'un contrôle public du crédit&quot;.       <br />
              <br />
       Dans un parti qui reproche au PS d'avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature de M. Chevènement qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler.       <br />
              <br />
       &quot;Son expérience, sa stature d'homme d'Etat, sa probité lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France&quot;, a affirmé M. Laurent, très applaudi.       <br />
              <br />
       En devenant président d'honneur, M. Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend &quot;disponible le cas échéant&quot; pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine &quot;www.chevenement2012.fr&quot; et &quot;www.chevenement2012.com&quot;.       <br />
              <br />
       Avant d'entonner la Marseillaise à la fin de son discours, l'intéressé, lui, a assuré ne &quot;rien exclure&quot;, n'étant &quot;animé que par le souci de servir (s)on pays&quot;. &quot;Certes je ne suis plus jeune, mais l'expérience est irremplaçable&quot;, a dit l'ex-ministre de Lionel Jospin, récusant &quot;le procès ridicule qui (lui) a été fait d'avoir fait perdre le candidat socialiste&quot; en 2002.       <br />
              <br />
       Mais une autre ambition pourrait changer la donne. Selon un proche du sénateur de Belfort, &quot;M. Chevènement pourrait être un bon candidat à la présidence du Sénat&quot; en cas de basculement à gauche aux sénatoriales de 2011, car il est &quot;respecté à droite et apparaîtrait comme une candidature d'équilibre&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 08:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Journal du dimanche, samedi 26 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190111-3053230.jpg?v=1476647029" alt="Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"" title="Entretien au Journal du dimanche : Chevènement: "Rompre avec la dictature de l'argent"" />
     </div>
     <div>
      A la veille du congrès national du MRC (Mouvement républicain et citoyen), son président, Jean-Pierre Chevènement, en détaille les enjeux au JDD.fr. Pourfendeur de la &quot;dictature de l'argent&quot;, l'ancien ministre de l'Intérieur veut replacer l'emploi au centre des priorités politiques. En rupture avec la logique &quot;sociale-libérale&quot; du PS, le &quot;Che&quot; confirme également la présence d'un candidat &quot;républicain&quot; à l'élection présidentielle de 2012.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) que vous présidez tient congrès ce week-end. Quels en sont les enjeux?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b>       <br />
       Notre congrès se situe clairement dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012. Nous voulons faire bouger les lignes, c'est-à-dire nous emparer des problèmes de fond: le capitalisme financier est en crise, la monnaie unique européenne est un échec évident. Et nous ne pouvons pas demander à ceux qui nous ont fourvoyés de nous offrir des remèdes.       <br />
              <br />
       <b>Qui visez-vous?</b>       <br />
       Je vise tous ceux qui, solidairement et depuis des années, ont porté le projet de monnaie unique. Or, c'était un pari fou de transférer la souveraineté monétaire sans tenir compte de l'irréductible diversité des nations européennes.       <br />
              <br />
       <b>Ce week-end vous présenterez un &quot;programme de salut public&quot;. Quel en est l'esprit?</b>       <br />
       Nous faisons d'abord une analyse de l'Europe face à ce que l'on appelle la &quot;Chinamérique&quot;. Nous voulons une autre Europe, une Europe des peuples, avec les nations - et non contre elles - une grande Europe allant jusqu'à la Russie et ouverte sur la Méditerranée et sur l'Afrique. Nous voulons aussi rassembler les Français autour d'un projet pour le pays, axé autour d'un nouveau modèle de développement. L'enjeu majeur est de ne pas laisser la France enfermée dans une zone euro réduite à quelques pays, avec une monnaie à ce point surévaluée qu'elle entraînerait la fin de l'industrie nationale. Il faut enfin cesser d'emboîter systématiquement le pas de Mme Merkel, qui impose aujourd'hui à l'Europe un concours de plans de rigueur massifs et simultanés. La catastrophe sociale est au bout.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Au niveau national, vous avez qualifié de &quot;simulacre&quot; le projet de primaires adopté par le Parti socialiste. Pourquoi?</b>       <br />
       Parce qu'il pose un double problème. De contenu, d'abord, puisque le Parti socialiste reste prisonnier d'une ligne &quot;sociale-libérale&quot; et d'une conception dépassée de l'Europe. Sur l'organisation de ces primaires, ensuite, ce que l'on appelle le &quot;pacte de Marrakech&quot; entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan, auquel s'ajoute son corollaire, &quot;le pacte de Raspail&quot;, qui inclut Ségolène Royal, vide le projet de sa substance. Nous allons tout droit vers une compétition médiatique, arbitrée par les sondages. Dans ces conditions, il s'agit effectivement d'un simulacre de démocratie.       <br />
              <br />
       <b>Comme le PRG (Parti radical de gauche), vous avez l'intention de présenter votre candidat à l'élection présidentielle de 2012? Pourquoi?</b>       <br />
       D'abord, je tiens à préciser que le candidat républicain que nous soutiendrons ne sera pas forcément issu des rangs du MRC. Ensuite, la volonté de peser sur l'élection présidentielle de 2012 tient surtout à des raisons de fond. Il nous faut faire bouger les lignes, c'est fondamental. Nous vivons aujourd'hui sous la dictature de l'argent. Ce sont notamment ces taux de rentabilité extravagants réclamés aux entreprises, lesquelles ne peuvent satisfaire ces exigences et délocalisent l'emploi. Depuis le début des années 1980, nous avons perdu près de la moitié de nos emplois industriels. Il faut rompre avec cette dictature. Notre programme est de rendre confiance à la France, à sa jeunesse. Il s'agit de remettre l'exigence de l'emploi au premier plan et de refaire de la France un grand pays industriel et technologique.       <br />
              <br />
       <b>Serez-vous ce candidat?</b>       <br />
       Je ne veux rien exclure aujourd'hui, mais il faut que les conditions nécessaires soient réunies, à commencer par l'existence d'un espace politique pour notre projet. Mais il faut pour cela que le débat politique de fond puisse être ouvert. Nous devons nous adresser au pays pour que les citoyens prennent conscience qu'un certain nombre de choix qui ont été faits dans le passé conduisent à la situation désastreuse de la France aujourd'hui. Il est temps de remettre la France sur la bonne voie, de lui rendre son avenir et de restaurer une éthique républicaine.       <br />
              <br />
       <b>Une candidature de votre parti rappelle 2002 et la défaite au premier tour de Lionel Jospin. Ne pensez-vous pas faire courir un danger à la gauche?</b>       <br />
       Il ne faut pas être dupe de ces campagnes de défausse. Si Lionel Jospin n'a obtenu que 11% des voix chez les ouvriers en 2002, ça n'est pas la faute de Chevènement! J'ai défendu légitimement des orientations politiques différentes des siennes. Et depuis 2002, ma ligne politique n'a pas varié: sur l'école, la sécurité, l'Europe, la politique étrangère ou la République et la laïcité, mon discours est dicté par ce que je crois être l'intérêt de la France.       <br />
       &quot;Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays&quot;       <br />
              <br />
       <b>La semaine dernière, à l'occasion du 70e anniversaire de l'appel du 18-Juin,</b> <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/sondage/le-gaullisme-n-a-plus-la-cote-166.html">des sondages</a> <b>vous plaçaient, avec d'autres personnalités, dans la lignée politique du général de Gaulle. Quel sentiment en retirez-vous?</b>       <br />
       De la fierté. Je me suis toujours battu dans l'intérêt de notre pays et je pense que les Français le savent. Tous les choix que j'ai pu proposer pour notre pays, qui, à l'époque n'étaient pas majoritaires, apparaissent être aujourd'hui raisonnables: mon opposition à l'installation du capitalisme financier, à la première guerre en Irak ou à la déconstruction de la République. Celle-ci aboutit aujourd'hui par exemple, au triste spectacle offert par l'équipe de France de football en Afrique du Sud.       <br />
              <br />
       <b>Selon vous, l'échec des Bleus participe à &quot;la déconstruction de la République&quot;?</b>       <br />
       Cet échec est le reflet, certes grossissant, des maux qui, malheureusement, rongent notre société actuelle: la puissance de l'argent, les inégalités, la grossièreté et l'absence de cohésion…       <br />
              <br />
       <b>La semaine dernière toujours, Dominique de Villepin a lancé son mouvement, ouvertement gaulliste. Pourriez-vous vous reconnaître dans cette démarche?</b>       <br />
       Il y a des tonalités tout à fait sympathiques dans son discours, notamment en ce qui concerne la politique étrangère. En revanche, il ne propose pas un projet qui soit en rupture avec le capitalisme financier et avec ce que j'appelle &quot;l'européisme&quot;, cette conception qui oublie que l'Europe est d'abord composée de nations. D'ailleurs, Dominique de Villepin conserve sa carte à l'UMP. Sa démarche sans doute tactique, stratégique. Il faut lui laisser le temps d'évoluer.       <br />
              <br />
       <b>Votre nom circule pour réchauffer les relations franco-algériennes. Vous confirmez?</b>       <br />
       Je dois effectivement me rendre en Algérie pour deux conférences au mois de septembre prochain. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, j'avais contribué à réchauffer les relations franco-algériennes (de 1997 à 2000, ndlr). J'avais pu notamment rencontrer le président Bouteflika, que je connais d'ailleurs depuis très longtemps - depuis 1962 très exactement, quand il était ministre de Ben Bella. Maintenant, mon déplacement en Algérie, par le biais d'institutions culturelles, s'effectuera à titre privé. A Alger, et peut-être à Oran, je rencontrerai des gens que je connais bien. Je suis attaché à l'amitié franco-algérienne, mais je ne suis porteur d'aucune mission officielle.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Chevenement-Rompre-avec-la-dictature-de-l-argent-202971/">www.lejdd.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Journal-du-dimanche-Chevenement-Rompre-avec-la-dictature-de-l-argent_a971.html</link>
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