<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
  <link>https://www.chevenement.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-11T04:23:28+01:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.chevenement.fr/var/style/logo.jpg?v=1299438702</url>
   <link>https://www.chevenement.fr/</link>
   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8565993</geo:lat>
  <geo:long>2.3165333</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3016604</guid>
   <title>"Le candidat de la gauche doit s'exprimer sur les alliances internationales qu'il pourrait nouer pour favoriser une sortie de crise par le haut"</title>
   <pubDate>Mon, 30 May 2011 11:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité des 4 Vérités sur France 2, lundi 30 mai 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/1ffb3c590b9ffb2b00fe121666cf19ec0789913d" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/1ffb3c590b9ffb2b00fe121666cf19ec0789913d">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim Express :</span>       <br />
       <ul class="list"><li>A propos de l'affaire Georges Tron       <br />
       &quot;Le temps des médias qui est l'instantanéité n'est pas le temps de la justice&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>A propos des candidats aux primaires socialistes :        <br />
       Ce qui pose un problème, c'est que sur le fond, ils ne se différencient guère, pour le moment. Je souhaite que cela évolue.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mais sur la grande question, celle du capitalisme financier, celle des marges dont nous disposons, on ne voit pas comment les socialistes ne se mettraient pas eux aussi à la merci des marchés financiers.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L'horizon de M. Sarkozy est de conserver le triple A que donnent à la France les agences de notation. Comment mieux dire que la souveraineté populaire est passée dans les mains de Standard &amp; Poors. C'est une vision bornée !       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mais les socialistes ont-ils eux-mêmes une vision claire de ce qu'il faudrait faire pour changer les règles du jeu de la zone euro, pour convaincre l'Allemagne d'en changer. Il faut avoir une vision européenne que me semble-t-il l'Allemagne aujourd'hui n'a plus ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut un candidat qui soit un visionnaire et qui soit en même temps assez habile pour faire comprendre à l'Allemagne qu'elle a intérêt à changer les missions de la BCE       
       </li></ul><ul class="list"><li>La zone euro est malade de deux manières : un euro surévalué qui écrase notre compétitivité et accélère notre désindustrialisation avec les délocalisations industrielles ; un système branlant avec trois pays qui partent à la dérive sur lesquels nous avons déjà mis 300 milliards d'euros.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Les Français ne s'émeuvent pas de devoir payer 100 milliards alors que les Allemands crient comme des putois, c'est assez curieux       
       </li></ul><ul class="list"><li>On ne voit pas que le fond de stabilisation européen ait réuni des moyens financiers assez puissants pour empêcher l'éclatement de la zone euro si on n'en change pas les règles du jeu       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut un emprunt européen, de nouvelles missions pour la BCE, une initiative européenne de croissance       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous n'avons pas été consultés par l'Allemagne concernant sa décision d'arrêter le nucléaire       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est une décision qui va coûter cher à l'Allemagne qui va devoir importer de l'électricité et surtout en produire avec du charbon       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut relever le débat. Nous allons vers une récession généralisée. Le plan de compétitivité Merkel-Sarkozy n'est pas du tout un horizon.       <br />
       Il faut reréglementer la sphère financière, parler aux Allemands pour les amener à modifier leurs positions.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut que le candidat de la gauche s'exprime clairement devant l'opinion pour préparer les alliances qu'il pourrait nouer en Allemagne, avec d'autres pays européens, avec les Etats-Unis pour favoriser une sortie de crise par le haut       
       </li></ul><ul class="list"><li>Tout cela, je ne l'entends pas et c'est la raison pour laquelle je serai candidat pour faire bouger les lignes</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3016604-4296120.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-candidat-de-la-gauche-doit-s-exprimer-sur-les-alliances-internationales-qu-il-pourrait-nouer-pour-favoriser-une_a1148.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3012584</guid>
   <title>"Les candidats pour les primaires sont interchangeables"</title>
   <pubDate>Sun, 29 May 2011 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement avec Le Bien Public, propos recueillis par Emmanuel Hasle, dimanche 29 mai 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3012584-4286260.jpg?v=1306659241" alt=""Les candidats pour les primaires sont interchangeables"" title=""Les candidats pour les primaires sont interchangeables"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Bien Public : L'affaire Dominique Strauss-Kahn. Comment l'avez-vous vécu à titre personnel?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> D'emblée, cette affaire m'a paru tellement extravagante que j'ai réservé toutes les hypothèses. La présomption d'innocence doit être défendue. Or le système judiciaire américain de type &quot;accusatoire&quot; ne le permet pas. Maintenant, si les faits imputés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, je serais très déçu car il y aurait eu double violence.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous ressenti le traitement médiatique sur cette affaire? En a-t-on trop fait?</b>       <br />
       La chute d'un puissant cristallise toujours les pulsions et les passions.       <br />
              <br />
       <b>Les candidatures pour la succession de DSK sont ouvertes. Que pensez-vous de celle de Christine Lagarde? Faut-il la soutenir, avec ce risque d'une &quot;affaire Tapie&quot;?</b>       <br />
       Soyons tout à fait clair : je considère que l'action de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI a consisté à appliquer des politiques d'austérité renforcée, notamment en Europe. Et je ne suis pas dans le cortège des laudateurs.       <br />
              <br />
       Je distingue le fond politique et les aspects humains : sur le fond politique, je fais confiance à madame Lagarde pour continuer à impulser la même politique d'austérité renforcée Merkel/Sarkozy, puisqu'en définitive, c'est l'Allemagne qui dicte au reste de l'Europe ces politiques de restrictions budgétaires et salariales. Et monsieur Sarkozy ne fait qu'apposer sa signature, il se porte caution pour donner un vernis européen à ces politiques, que commencent à rejeter le peuple grec, le peuple portugais, le peuple espagnol, le peuple irlandais, et peut-être demain le peuple français.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne la candidature de madame Lagarde : j'ai de l'estime pour elle, c'est une femme intelligente, je pourrais dire compétente, mais compétente pour quoi faire ? Je vous ai répondu là, elle est compétente pour continuer une politique que je n'approuve pas. Il faut imaginer et mettre en oeuvre une sortie de crise sous le signe de la croissance et non de l'austérité.       <br />
              <br />
       Cela dit, Madame Lagarde aurait dû attendre la réunion de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République qui a été saisie et qui doit se réunir le 10 juin. Elle éviterait de prendre un risque inutile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Croyez-vous que cette crise puisse toucher la France, comme on le voit actuellement avec la jeunesse espagnole dans la rue?</b>       <br />
       La monnaie unique a été une construction erronée dès le départ. Je vous rappelle que j'ai été parmi les opposants du Traité de Maastricht ; je considère que la dévolution de la souveraineté monétaire à une banque centrale européenne, construite sur le modèle de la Bundesbank allemande était une monumentale erreur.       <br />
              <br />
       Ce qui frappe aujourd'hui le plus, c'est la constante désindustrialisation du pays, que vous connaissez bien même à Dijon ! L'industrie, qui représentait 30 % de la valeur ajoutée en 1982 quand j'étais ministre de l'Industrie, ne représente plus que 13 % aujourd'hui. Ca, c'est pour moi le fait majeur, celui qui explique que notre déficit commercial n'a cessé de se creuser pour atteindre en 2010 - 53 milliards d'euros, c'est-à-dire autant en proportion que les Etats-Unis... Tout cela, c'est la conséquence de choix politiques erronés, qui ont été faits dans les années 80 et 90 : choix de dérégulation, l'acte unique, le choix d'une monnaie unique qui méconnaît la diversité, l'hétérogénéité des nations, qui n'ont pas les mêmes structures économiques, qui ne suivent pas les mêmes politiques, quoi n'ont pas les mêmes repères culturels.       <br />
              <br />
       Bref, on a fait comme si l'Europe était une zone monétaire homogène. On a fait litière des nations et on se retrouve piégé.       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes en plein G8. Que peut-on faire pour aider les pays arabes dans leur transition démocratique? La France a-t-elle un rôle privilégié à jouer?</b>       <br />
       Je crois que cela va bien au-delà de l'aide financière qui est envisagée. Je pense qu'il faut créer une zone de co-développement. Si tant est que des délocalisations industrielles puissent se justifier, ce serait à destination de ces pays proches et largement francophones, et pas à destination des pays à très bas coût de l'Asie. Je pense qu'il faut créer un espace économique euro-méditerranéen. Cela répondrait à un intérêt réciproque.       <br />
              <br />
       <b>Il y a eu une polémique sur les migrants tunisiens et libyens aux portes de la France, avec une suspension des accords de Schengen. Fallait-il en arriver-là?</b>       <br />
       Je trouve que cette réponse n'a pas été à la hauteur de ce qui se passe dans le monde arabe. Il fallait d'abord distinguer entre les Libyens et les travailleurs immigrés africains qui fuyaient la Libye, et qui ressortissaient clairement de l'asile politique ; et, d'autre part, les Tunisiens, qui n'ont pas de raison politique de quitter leur pays et qui ne sont pas toujours les plus mal lotis dans la société tunisienne. Il y aurait pu y avoir un examen au cas par cas. Mais cette affaire a été traitée sans hauteur de vue et sans générosité.       <br />
              <br />
       <b>Avec le départ forcé de DSK, il reste François Hollande et Martine Aubry, pour l'instant, en tête des sondages pour les primaires du PS. Beaucoup s'interrogent sur la façon dont doivent être menées ces primaires. Quel est votre avis?</b>       <br />
       Par définition, en tant que président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), je n'ai pas voulu que notre parti trempe même l'extrémité d'un doigt de pied dans cette mécanique des primaires, dont on voit qu'elle est relativement à hauts risques. Il est évident que Martine Aubry est première secrétaire, mais François Hollande a aussi été premier secrétaire, et il a la possibilité d'être candidat, c'est tout à fait légitime. Cela dit, je crois que sur le fond, sur le problème principal qui est la question de l'euro et du redressement de l'Europe, la remise de la France sur orbite, ils ne se différencient pas fondamentalement l'un de l'autre, à ce jour.       <br />
              <br />
       <b>En cela, vous rejoignez les propos d'Arnaud Montebourg, tenus encore récemment. Vous-même, quel rôle comptez-vous jouer dans ces primaires, et au-delà, pour la présidentielle?</b>       <br />
       Je n'ai pas à intervenir dans les primaires. Les candidats pour les primaires du Parti socialiste, disons qu'ils sont interchangeables, à beaucoup d'égards. Je les connais l'un et l'autre, j'ai de l'estime et de la sympathie pour chacun. Disons que sur le plan idéologique, je me sens plus près de ce que dit Arnaud Montebourg, sur la démondialisation par exemple.       <br />
              <br />
       <b>Qui a alors l'envergure selon vous pour porter l'ensemble de la gauche à la présidentielle?</b>       <br />
       Je pense que pour répondre à la question, il faut savoir quel est l'homme d'Etat qui aura à la fois l'expérience, la culture et le courage de parler à l'Allemagne de Mme Merkel. Aujourd'hui, son gouvernement nous entraîne sur une mauvaise pente. Les plans de rigueur mis en oeuvre aboutissent à la récession : on le voit en Grèce ou au Portugal. La récession entraîne des moins-values fiscales; les déficits budgétaires se creusent, l'endettement s'accroît... Tout cela, c'est un cercle vicieux, on ne peut pas s'en sortir comme ça. Il faut inverser le mouvement général et faire de la zone euro une zone de croissance.       <br />
              <br />
       J'appelle de mes voeux un changement des règles du jeu de la zone euro. Sinon, nous irons vers la déconstruction de cette zone euro, qui, je le répète procède d'une grave erreur de conception, et il faut maintenant corriger le vice initial par une modification des statuts de la Banque centrale dont la mission doit être aussi de soutenir la croissance et l'emploi, et lutter contre la spéculation en rachetant les titres de dettes sur les marchés. Il faut aussi une relance salariale et un grand programme d'investissements financé par un emprunt européen. Mais les textes actuels ne l'autorisent pas. Il faut les changer.       <br />
              <br />
       Quant à savoir quel est le candidat idéal, c'est celui qui aura à la fois cette expérience, cette culture, ce courage, pour parler de l'Allemagne et permettre à la France et aux pays du sud de l'Europe de remonter la pente, de se réindustrialiser, de faire reculer le chômage, qui touche la jeunesse en priorité.       <br />
              <br />
       <b>Ce candidat, ce pourrait être vous?</b>       <br />
       J'ai réservé ma réponse. J'officialiserai cette décision à l'automne. J'attends d'ici là que les candidats potentiels fassent évoluer leurs discours.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous tout de même en tête un ou une candidate en tête qui pourrait incarner ce potentiel et ce changement que vous appelez de vos voeux, avec cette envergure d'homme d'Etat?</b>       <br />
       Je les aime toutes et tous ! Je les connais tous, et je les connais très bien. Donc, je vois leurs qualités, mais aussi leurs taches aveugles, sur l'Europe en particulier. Si j'ai dit que je serai candidat pour faire bouger les lignes. C'est donc pour faire bouger ce qu'ils ont dans leur tête. Ma candidature est une candidature pédagogique. Elle a pour but de faire entendre une voix, qui est la voix de l'intérêt général. Il faut remettre la France en marche. J'aurai naturellement mon opinion à donner aussi sur des questions essentielles, comme l'Ecole, l'énergie, la sécurité, l'immigration, ou plutôt l'intégration. Sur ces sujets, on m'entendra certainement.       <br />
              <br />
       <b>La sécurité et l'immigration, deux thèmes qui reviendront dans la campagne. Le Front national est aussi sur ces thématiques. N'y a-t-il pas là un risque électoraliste? Faut-il s'inquiéter de la montée du Front national dans les sondages et dans l'opinion publique?</b>       <br />
       Il faut être vigilant, mais tenir sur ces questions un discours solide, réaliste et républicain. Les Français ne cèderont pas à la démagogie du Front national, qui a fait de l'immigration le bouc-émissaire de tout ce qui ne va pas en France.  C'est une façon d'exonérer le capitalisme financier de ses responsabilités. Je ne dis pas que l'immigration ne pose pas de problème, mais ces problèmes sont solubles par la voie républicaine.       <br />
              <br />
               <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.bienpublic.com/fr/accueil/article/5170747/Jean-Pierre-Chevenement-Les-candidats-pour-les-primaires-sont-interchangeables.html">Le Bien Public</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Les-candidats-pour-les-primaires-sont-interchangeables_a1146.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940615</guid>
   <title>2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 12:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 4 mai 2011, 12h56.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2940615-4168766.jpg?v=1304504266" alt="2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne" title="2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, 72 ans, a assuré mercredi sur Europe 1 qu'il serait candidat à la présidentielle, ajoutant auprès de l'AFP qu'il officialiserait cette décision à l'automne.       <br />
              <br />
        Interrogé sur ses intentions pour 2012, il a déclaré sur Europe 1: &quot;Pour ma part, je serai candidat pour faire bouger les lignes.&quot;       <br />
              <br />
        Joint par l'AFP dans la matinée, l'ancien ministre de l'Intérieur a précisé: &quot;j'officialiserai ma décision à l'automne&quot;.       <br />
              <br />
        &quot;J'ai précisé que ma candidature aurait pour objet de faire bouger les lignes car je considère qu'aujourd'hui, la perspective de la régression dans laquelle nous enferme le pacte de compétitivité Merkel-Sarkozy n'est récusé par personne&quot;, a t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Interrogé la semaine dernière, M. Chevènement avait déclaré : &quot;J'y réfléchis de plus en plus, et je trouve qu'en l'absence d'offre alternative, la nécessité d'une candidature apparaît de plus en plus comme une nécessité inéluctable&quot;.       <br />
              <br />
       Sur Europe 1, il explique avoir désormais &quot;l'intuition&quot; que Martine Aubry &quot;n'ira pas&quot; à la primaire socialiste. &quot;Je pense que Dominique Strauss-Kahn a pris sa décision à l'heure qu'il est. Donc si j'ai un pronostic à formuler, c'est qu'effectivemet il sera candidat&quot;.       <br />
              <br />
       Or le sénateur souverainiste n'a pas caché qu'il avait de nombreux désaccords avec le patron du FMI. &quot;Sa vision de l'Europe comme une nation à construire me paraît irréaliste&quot;, a-t-il dit, critiquant aussi &quot;sa conception économique telle qu'on la voit se manifester à travers des plans d'ajustement extrêmement sévères, par exemple sur le Portugal&quot;.       <br />
              <br />
       Candidat à la présidentielle de 2002, Jean-Pierre Chevènement avait été accusé par une grande partie de la gauche d'avoir contribué à faire perdre Lionel Jospin, qui avait été éliminé de la compétition dès le premier tour, arrivant derrière Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement avait alors recueilli 5,33% des suffrages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940615-4168766.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/2012-Chevenement-assure-qu-il-sera-candidat-et-l-officialisera-a-l-automne_a1133.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940341</guid>
   <title>Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 4 mai 2011, 11h03.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2940341-4168439.jpg?v=1304500227" alt="Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si" title="Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a déclaré mercredi sur Europe 1 qu'il &quot;ne pense pas&quot; que Martine Aubry se présentera à la primaire socialiste pour 2012, et qu'en revanche Dominique Strauss-Kahn &quot;sera candidat&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne le pense pas, voilà, parce que j'ai mon appréciation de la situation&quot;, a déclaré M. Chevènement alors qu'on lui demandait s'il pensait que la première secrétaire du PS serait candidate.       <br />
              <br />
       &quot;Disons que si j'avais reçu une confidence, je ne vous le dirais pas, donc je vous répondrai que mon intuition est que Martine Aubry n'ira pas. Voilà, c'est mon intuition&quot;, a-t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Interrogé sur la question du &quot;retour&quot; de Dominique Strauss-Kahn, le sénateur de Belfort a répondu : &quot;Il est toujours évitable, mais je pense que Dominique Strauss-Kahn a pris sa décision à l'heure qu'il est.&quot;       <br />
              <br />
       &quot;Personnellement, si j'ai un pronostic à formuler, c'est qu'effectivement il sera candidat, donc ça ne sera pas un évènement à mes yeux&quot;, a ajouté M. Chevènement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940341-4168439.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Presidentielle-Pour-Chevenement-MRC--Aubry-ne-sera-pas-candidate-DSK-si_a1132.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940077</guid>
   <title>"Je serai candidat en 2012 pour faire bouger les lignes"</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 11:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 mercredi 4 mai 2011. Voici le podcast ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/50a40e0f2e9fc60a63eed74f5bd3938455e150c3" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/50a40e0f2e9fc60a63eed74f5bd3938455e150c3">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Source : <a class="link" href="http://www.europe1.fr/Politique/Chevenement-sera-candidat-en-2012-525743/">Europe1.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940077-4169000.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-serai-candidat-en-2012-pour-faire-bouger-les-lignes_a1131.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2878976</guid>
   <title>"Le PS manque d'imagination"</title>
   <pubDate>Sun, 10 Apr 2011 11:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien, dimanche 10 avril 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2878976-4072166.jpg?v=1302426352" alt=""Le PS manque d'imagination"" title=""Le PS manque d'imagination"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Parisien: Le PS a adopté hier son programme pour 2012. Comment le jugez vous?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> Le PS reprend souvent des propositions anciennes. Les emplois jeunes ont été une très bonne idée en leur temps et cela le reste pour l'avenir. D'autres me convainquent beaucoup moins comme l'allocation d'autonomie car je demeure hostile à toute forme d'assistanat. Je doute de la faisabilité d'ensemble de ce projet. Si le PS veut réduire la dette publique dès 2014, comme il en a exprimé le souhait, il devra suivre la même politique de rigueur budgétaire que celle de Nicolas Sarkozy, et oublier ses promesses de recrutement de policiers, de gendarmes, d'enseignants...       <br />
              <br />
       <b>Vous craignez une orientation qui ne se distingue pas assez de celle de Nicolas Sarkozy ?</b>       <br />
       La seule variable est fiscale. Certes, la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG va donner naissance à un nouvel impôt, plus progressif, qui va conduire à un alourdissement de la pression fiscale pour les plus favorisés. Mais la réponse d'ensemble du PS n'est pas à la hauteur. La dette va s'accroitre si le PS ne prend pas la seule décision possible : agir sur l'euro dont il faut changer les règles. La grosse lacune de ce programme, c'est qu'il ne parle absolument pas de la monnaie unique dont le niveau surévalué écrase notre compétitivité et plombe notre croissance. Au moins Ségolène Royal, en 2007, promettait de réformer les missions de la Banque centrale européenne pour ajouter à la lutte contre l'inflation le souci de la croissance et de l'emploi. Là, disparu ! Je regrette cet impensé. La Banque Centrale relève stupidement ses taux. Le PS reste prisonnier du logiciel néo-libéral. Je ne vois aucune remise en cause alors que les socialistes, et la droite depuis 25 ans, nous ont enfoncés dans l'ornière. A eux maintenant de nous en sortir !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Êtes-vous d'accord avec Martine Aubry qui se dit favorable à la sortie du nucléaire?</b>       <br />
       Non. On ne peut pas préconiser cette orientation. D'ailleurs le programme socialiste a nuancé fortement en parlant de sortir du « tout nucléaire ». Au Japon, l'exploitant de la centrale n'a pas su prendre les précautions nécessaires en particulier contre un éventuel tsunami de grande ampleur. Qu'est ce que nous proposent ceux qui veulent sortir du nucléaire? Le gaz de schiste extrêmement polluant qui rend grise l'eau qui sort des robinets? Le charbon qui a fait des milliers de morts et rejette du CO2 dans l'atmosphère ? Le pétrole ou le gaz en voie d'épuisement? L'éolien ou le solaire extrêmement onéreux (entre deux et dix fois plus que le kwh nucléaire) ? J'invite chacun à faire preuve d'esprit de responsabilité. La gauche ne doit pas avoir vis-à-vis de la technologie et du progrès une réaction de rejet. Ce serait rompre avec l'héritage des Lumières. Revenir à l'obscurantisme.       <br />
              <br />
       <b>Au final, la gauche dans son ensemble peut-elle se rassembler sur la base de ce programme?</b>       <br />
       Non par sur cette base ! Car il laisse de côté le grand choix fondamental, celui de faire l'Europe autrement qu'à travers un marché offert et une monnaie surévaluée. A gauche du PS, il y a une sensibilité puissante qui, soit votera autrement, soit ira vers l'abstention si les choses en restent là. En 2007, le MRC a tissé une alliance avec Ségolène Royal mais sur la base d'un infléchissement de la position traditionnelle des socialistes sur l'Europe. Je ne retrouve pas trace aujourd'hui de cet infléchissement.       <br />
              <br />
       <b>La candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle a t-elle un sens ?</b>       <br />
       La vie politique est le lieu de toutes les manipulations. Bien évidemment l'élection présidentielle sera l'occasion de beaucoup de coups fourrés. Qu'est ce que Nicolas Hulot vient faire là-dedans? J'apprécie Ushuaia et il a plutôt une bonne tête, mais quelle perspective propose-t-il au pays? Nicolas Hulot est au mieux un ovni.       <br />
              <br />
       <b>Jean-Louis Borloo se lance dans la présidentielle. Un 21 avril à l'envers est-il possible en 2012?</b>       <br />
       Tout à fait !  Ce risque pèse sur l'UMP. C'est le signe d'une démocratie malade et qui ne fonctionne plus, puisqu'au 2ème tour il n'y a plus de vrais débats. Le candidat du FN, qui est tout le contraire d'un candidat de rassemblement républicain, devrait être éliminé d'office.       <br />
              <br />
       <b>Les récentes déclarations de Claude Guéant sur les musulmans vous ont-elles choqué?</b>       <br />
       J'appréciais énormément Claude Guéant comme préfet. Mais ce n'est pas la même chose d'être un très grand haut-fonctionnaire et un ministre dont la parole est immédiatement soumise à la critique. Moi-même, je n'ai pas échappé à la tempête lorsque j'ai parlé de «sauvageons» pour parler du manque d'éducation de certains délinquants très jeunes. M. Guéant est en service commandé. Il a eu, selon moi, quelques paroles malheureuses. Quand il a parlé de «croisade» je ne crois pas que Claude Guéant se prenait pour Godefroy de Bouillon ! Mais il y a des mots qu'il faut savoir éviter. Et que le nombre de musulmans augmente ou pas, on s'en fout. Ce n'est pas l'affaire de la République. L'adhésion à tel ou tel culte relève de la liberté de pensée. L'essentiel est qu'ils respectent la loi républicaine.       <br />
              <br />
       <b>Dominique Strauss-Kahn peut-il être le candidat de la gauche en 2012?</b>       <br />
       Dominique Strauss-Kahn est un homme intelligent, avec beaucoup de facilité. Mais je ne vois pas comment il pourrait mener en France une politique très différente de celle qu'il impulse à la tête du FMI. J'attends plutôt de Martine Aubry qu'elle mette de la cohérence dans le discours du PS et qu'elle ne fasse pas l'impasse sur le problème de l'euro, ou sur la gestion de la dette en créant par exemple un mécanisme de « dette perpétuelle ». J'observe pour l'heure que la direction du PS manque d'imagination. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour éviter le pire : que le déclassement progressif des jeunes générations depuis trente ans sur l'autel de la rente financière, aboutisse à celui de la France tout entière.       <br />
              <br />
       <b>Nicolas Sarkozy a t-il eu raison d'engager cette semaine les forces françaises en Côte d'Ivoire pour déloger Laurent Gbagbo?</b>       <br />
       Tous les pays ont reconnu la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Il est dommage que Laurent Gbagbo qui garde une certaine représentativité ait choisi la fuite en avant. L'ONU s'est tournée vers la France pour éviter l'utilisation par Gbagbo d'armes lourdes. Il fallait éviter le risque d'un carnage. Le fait que quelques hélicoptères français sont intervenus, dans le cadre d'une résolution de l'ONU (n° 1975), n'est donc pas critiquable. Mais cette intervention doit rester ponctuelle et conforme au droit international tel que le fixe le Conseil de Sécurité de l'ONU. La France ne doit surtout pas se laisser happer par les affrontements entre Ivoiriens et, au contraire, tout faire pour favoriser leur réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Eric Haquemand</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2878976-4072166.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-PS-manque-d-imagination_a1117.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2795398</guid>
   <title>"Une dérive dangereuse"</title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche, mercredi 23 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2795398-3959887.jpg?v=1300863912" alt=""Une dérive dangereuse"" title=""Une dérive dangereuse"" />
     </div>
     <div>
      <b>La Dépêche: Êtes-vous convaincu par l'intervention militaire en Libye ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Cette intervention, réalisée sur la base de la « responsabilité de protéger » définie par l'ONU en 2005, se déroule sous les auspices du Conseil de sécurité. Elle était nécessaire pour empêcher le déchaînement de la répression contre le peuple libyen à Benghazi, mais elle ne règle pas tout le problème. La résolution 1973 fixe un objectif limité et n'autorise que des moyens aériens. Nous risquons d'être confrontés à une partition de fait, au moins temporaire, entre la Cyrénaïque à l'Est et d'autre part la Tripolitaine à l'ouest et le Fezzan au sud. On peut se demander si Kadhafi survivra à la défaite qu'il est en train de subir à travers la neutralisation de son aviation et de ses armes lourdes. Il serait préférable, qu'après le cessez-le-feu décidé par le Conseil de sécurité, les pays de la Ligue arabe et ceux de l'Union africaine prennent en charge la réunion des conditions qui permettront au peuple libyen de s'autodéterminer. Ce n'est pas à l'Occident d'imposer ses solutions.       <br />
              <br />
       <b>Que pensez-vous de la polémique sur le front républicain pour le deuxième tour des cantonales ?</b>       <br />
       Le PS pratique le désistement républicain mais pas le secrétaire général de l'UMP, Monsieur Copé. Je le regrette car Mme Le Pen n'a pas changé de nature. Elle a changé de discours, de look mais sur le fond, le FN est toujours porteur d'une idéologie démagogique qui fait de l'immigration la source de tous les maux. Certes, l'immigration pose des problèmes, mais il faut les résoudre par la voie de l'intégration et non de l'excommunication. À l'UMP, il y a des sensibilités différentes, M. Fillon vient de faire entendre une voix républicaine. Mais à sa tête, certains font passer en priorité la reconquête d'un électorat qui s'est porté ou est tenté de se porter sur le FN. C'est dangereux car c'est une dérive de toute la vie politique française qui s'ensuivrait. Le FN se développe sur la base d'une crise sociale qui dure depuis trente ans et dont la responsabilité incombe aussi bien à la politique néolibérale de la droite ou d'un PS qui s'est détourné des couches populaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Vous accusez le PS d'avoir cédé aux sirènes du libéralisme. Le PS change-t-il selon vous à l'approche de 2012 ?</b>       <br />
       Je ne fais aucun procès. Je constate que le logiciel néolibéral fondé sur une dérégulation généralisée de l'économie s'est imposé en Europe continentale depuis les années 85-92 à travers les traités de Luxembourg et de Maastricht. Ce sont toutes ces bandelettes dont il faut se défaire pour inventer une voie nouvelle, je pense par exemple à la re-règlementation des mouvements de capitaux. J'attends donc les propositions des candidats socialistes.       <br />
              <br />
       <b>Le choix du candidat socialiste vous indiffère-t-il pour la présidentielle ?</b>       <br />
       J'aimerais que François Hollande fasse des propositions différentes de celles de Dominique Strauss-Kahn qui n'est pas le mieux placé pour impulser en France et en Europe une autre politique que celle qu'il met en œuvre à la tête du FMI. À défaut d'une expression nouvelle de M. Strauss-Kahn, j'aimerais entendre les voix de Martine Aubry, qui est une militante que j'apprécie, ou de François Hollande qui est bien enraciné dans la France profonde pour ouvrir à la France une politique réellement alternative.       <br />
              <br />
       <b>Vous serez candidat en 2012 ?</b>       <br />
       Je ne l'ai pas exclu car ce qui pose problème aujourd'hui, c'est l'absence d'une alternative véritable à la politique du pareil au même. C'est cette absence d'alternative qui, sur la longue durée, fait le lit du FN.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Jean-Pierre Bédéï.        <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/23/1041437-Chevenement-Une-derive-dangereuse.html">Ladepeche.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2795398-3959887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Une-derive-dangereuse_a1100.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2754959</guid>
   <title>"Il est des circonstances où le devoir doit parler"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Mar 2011 17:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Nord Eclair, lundi 7 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2754959-3898894.jpg?v=1299514804" alt=""Il est des circonstances où le devoir doit parler"" title=""Il est des circonstances où le devoir doit parler"" />
     </div>
     <div>
      <b>Nord Eclair: Quel est le message principal que vous souhaitez adresser aux étudiants de l'Edhec ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> J'ai répondu à leur invitation pour présenter mon livre, La France est-elle finie ? (Fayard). Cet ouvrage est une réflexion sur quarante années de vie politique française ainsi qu'une plongée rétrospective dans le XXe siècle français, qui fut catastrophique et précipita notre pays dans une crise nationale de longue durée. Mais à travers une relecture de cette période, je souhaite avant tout « armer » nos concitoyens pour le XXIe siècle, afin de leur rendre la confiance sans laquelle aucune nation ne peut construire son avenir.        <br />
              <br />
       <b>Vous vous montrez, comme toujours, très critique sur la politique européenne...</b>       <br />
       L'Union européenne s'est construite à partir d'un concept de marché et en acceptant, dans les années 1980 la dérégulation néo-libérale. Mon livre est une réflexion sur la manière de redresser l'Europe aujourd'hui, notamment en s'affranchissant de la dictature des marchés financiers, ou en modifiant les règles de fonctionnement de l'euro, ou encore en trouvant un moyen de s'en sortir à moindre frais en cas d'effondrement de la zone euro, que l'on ne peut pas exclure. L'Europe, pour devenir acteur de son propre destin, doit pouvoir résister à la domination conjointe des États-Unis et de la Chine. L'euro aujourd'hui est une variable d'ajustement entre le dollar et le yuan chinois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Souhaitez-vous défendre vos idées lors de la prochaine élection présidentielle ?</b>       <br />
       Il faut qu'émerge une politique alternative par rapport à celle proposée par Nicolas Sarkozy ou prônée par les candidats socialistes potentiels également prisonniers de la logique des marchés financiers et d'un européisme à courte vue. L'élection présidentielle constitue la seule occasion dans notre système institutionnel de peser véritablement dans le débat politique. Reste à savoir si les Français attendent réellement une vision alternative et s'il existe un espace politique pour cela. Je ne suis pas obsédé par l'idée de devenir président de la République. Cette idée n'a pas gouverné ma vie. Mais il est des circonstances où le devoir doit parler.       <br />
              <br />
       <b>Aujourd'hui, vous pensez donc très sérieusement être candidat ?</b>       <br />
       Oui, très sérieusement.       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce qui vous sépare des candidats potentiels du PS ?</b>       <br />
       La plupart des candidats ne sont pas encore déclarés. Martine Aubry est une femme sincère que je respecte. Mais j'entends dire qu'elle se retirera si Dominique Strauss-Kahn était candidat. Cela pose un vrai problème d'orientation politique.        <br />
              <br />
       <b>DSK représente-t-il à vos yeux la défense du néolibéralisme ?</b>       <br />
       Je le connais bien, j'ai siégé dans le même gouvernement que lui. Je connais aussi les idées qu'il professe : il est pour l'État aux abonnés absents. J'ai lu également ses écrits, notamment son rapport de 2004 au président de la Commission européenne, Romano Prodi sur les perspectives de l'Europe. Vision totalement irréaliste. J'espère qu'il aura changé de point de vue en 2012. Je souhaite qu'il trouve son chemin de Damas !        <br />
              <br />
       <b>Vous vous êtes singularisé à gauche par l'opposition à l'Europe et la défense du principe républicain. Aujourd'hui, la crise de l'euro et la reprise du thème républicain par l'ensemble des formations de gauche confèrent à vos positions une réelle actualité...</b>       <br />
       Je ne suis pas contre l'Europe, il faudrait dissiper cette idée. Je suis contre la manière dont elle a été faite avec la dérégulation de l'économie comme moteur. Je suis également très préoccupé par l'érosion de notre base industrielle, avec des conséquences directes sur notre modèle social. Je ne suis pas anti-européen, mais je refuse que toutes les directives de Bruxelles aient pour seuls soucis la concurrence, l'ouverture des marchés et la fin des services publics. L'euro est une monnaie surévaluée qui contribue à notre désindustrialisation. Je suis pour une Europe des nations, pas une Europe qui se fait sans elles, voire contre elles. Concernant le modèle républicain, je vois effectivement que les socialistes et les Verts parlent désormais d'« intérêt général » et de « République ». Mais il faudrait que ce discours se traduise de manière concrète, car la République comporte des exigences fortes en matière d'école, de sécurité, de civisme et donc de patriotisme. La réaffirmation de l'identité de la France est nécessaire au redressement de l'Europe, dans l'intérêt de l'Europe et de l'Allemagne elle-même, dont la politique rigoriste à courte vue nous conduit dans le mur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Martin Leprince</span>       <br />
       -----       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2011/03/07/il-est-des-circonstances-ou-le-devoir-d.shtml">Nord Eclair</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2754959-3898894.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Il-est-des-circonstances-ou-le-devoir-doit-parler_a1091.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2722710</guid>
   <title>Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin</title>
   <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 10:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement, Nice Matin, 25 février 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2722710-3852208.jpg?v=1298624874" alt="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" title="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" />
     </div>
     <div>
      En réserve de la République, mais certainement pas sur la touche. Avec des convictions toujours aussi ancrées, Jean-Pierre Chevènement sème en ce moment les petits cailloux qui lui permettront « le moment venu » de s’aventurer sur le chemin tortueux qui mène à l’Élysée. Ses cailloux à lui, ce sont ses idées, égrénées au fil des 310 pages de son nouveau livre au titre évocateur, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/La-France-est-elle-finie_a1027.html">La France est-elle finie ?</a>. Souveraineté, République, Nation : des valeurs majuscules que Chevènement défend inlassablement, rencontre après rencontre, dédicace après dédicace comme hier après-midi à Nice. Malade d’« une France qui ne s’aime plus », pourfendeur d’une « gauche française ralliée au néolibéralisme », le sénateur du Territoire de Belfort n’exclut pas d’incarner lui-même la « candidature alternative » qu’il appelle de ses vœux. Un brin superstitieux (« en 2001, je m’étais déclaré un 4 septembre, le jour de la proclamation de la IIIe République »), il se décidera avant la fin de l’année. « Il faut qu’un espace s’ouvre », confie avec un ton professoral celui qui rappelle avoir réuni sur son nom « un million et demi de Français au premier tour de la présidentielle de 2002 ». Déçu de ne pas bénéficier d’une exposition médiatique plus forte, enrageant de « ne même plus figurer dans les sondages où apparaissent des gens que je ne connais même pas », Chevènement croit autant en ses idées qu’à son destin. Mais où diable se situe-t-il sur l’échiquier politique ? « Au dessus ». Tout est dit, sans modestie de façade. Pour lui, c’est sûr, « l’avenir est ouvert ». Et puis, glisse-t-il au détour d’une question, « j’ai atteint l’âge où on peut devenir président de la République… »       <br />
              <br />
       Denis Carreaux, rédacteur en chef.       <br />
       ------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« La dérégulation de l'économie a provoqué la désindustrialisation de la France » </span>       <br />
              <br />
       <b>Nice-Matin: La France serait-elle en meilleure santé si la gauche vous avez écouté en ne prenant pas le tournant de la rigueur en 1983 et en refusant le traité de Maastricht ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> La crise de la France est ancienne, elle date de l’après Première guerre mondiale. Mais, dans les années 80-90, la gauche, en choisissant de passer un compromis avec le néolibéralisme triomphant, a accepté la dérégulation et la libéralisation des mouvements de capitaux qui expliquent largement les délocalisations de ces dernières années. Elle a mis le doigt dans un engrenage qu’on pouvait éviter à l’époque : la France pesait encore assez lourd en Europe pour imposer un système d’économie mixte.       <br />
              <br />
       <b>La crise du capitalisme financier vous donne, en quelque sorte, raison 25 ans plus tard…</b>       <br />
       C’est la dictature de l’actionnariat qui l’a emporté, une dérégulation de l’économie qui a provoqué la désindustrialisation de la France. Quand j’étais ministre de l’Industrie, celle-ci pesait 30 % de la valeur ajoutée contre 13 % aujourd’hui. Comment un pays dont la base productive se rétrécit à ce point peut préserver ses retraites ou son assurance-maladie ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Peut-on réindustrialiser ?</b>       <br />
       Il est toujours difficile de remonter la pente quand on l’a dévalée ! On aurait, en tout cas, pu maintenir en France davantage d’usines d’assemblage, consacrer plus de moyens à la recherche et ne pas faire la part belle aux délocalisations. Les Allemands, eux, ont sous-traité dans les pays d’Europe centrale mais ont gardé la maîtrise de l’assemblage, ils ont des positions monopolistiques dans beaucoup de domaines, tout cela leur assure un excédent commercial de 150 milliards, à l’inverse la France connaît un déficit de 52 milliards.       <br />
              <br />
       <b>Les 35 heures ont-elles joué dans ces délocalisations ?</b>       <br />
       Les 35 heures ont certainement pesé sur nos coûts à un moment où les Allemands prenaient une position inverse en comprimant les salaires. Mais c’est la surévaluation de notre monnaie - le franc, puis l’euro fort - qui a constitué le facteur décisif.       <br />
              <br />
       <b>L’essentiel de nos problèmes vient donc de l’euro fort ?</b>       <br />
       Une monnaie surévaluée est très pénalisante pour l’industrie en nous faisant perdre des parts de marché à l’exportation. Et c’en est fini des ajustements maintenant qu’il est impossible de dévaluer. Plutôt que les plans de rigueur qui sont aujourd’hui avancés, je propose des politiques économiques harmonisées et privilégiant la croissance.       <br />
              <br />
       <b>Pour desserrer l’étau de l’euro, vous demandez la révision des statuts de la Banque centrale européenne ou la réglementation des marchés des devises. On n’en prend pas le chemin…</b>       <br />
       Si ce plan A, d’une réforme à froid, ne marche pas, il faut garder un plan B sous le coude. S’il y a une crise qui met l’Espagne voire l’Italie en dehors de l’euro, la France ne pourra pas résister, entre l’Allemagne d’un côté et ces pays qui deviendront hypercompétitifs. Notre voisin d’outre-Rhin sera alors bien obligé de discuter d’une réforme.       <br />
              <br />
       <b>L’Allemagne ne peut-elle pas être tentée par le cavalier seul avec son économie dominante ?</b>       <br />
       Politiquement, cela ne la conduirait nulle part. Elle est aussi tributaire des marchés européens où elle exporte 70 % de sa production.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Primaires socialistes : « Rien ne paraît clair » </span>       <br />
              <br />
       <b>Quand on vous lit, quand on vous connait, on ne voit pas comment vous pourriez soutenir DSK.</b>       <br />
       Et quand vous connaissez DSK aussi. Mais il faut faire confiance à la perfectibilité de l’être humain. La gauche est un optimisme, fondamentalement. Il faudrait donc que Dominique Strauss-Kahn trouve son chemin de Damas. Mais les choses seront différentes de ce qu’elle sont aujourd’hui lorsqu’il se sera porté candidat.       <br />
              <br />
       <b>Les primaires socialistes sont-elles une bonne idée ?</b>       <br />
       J’ai été très surpris par la manière dont Martine Aubry a déclaré qu’il n’y aurait pas de concurrence entre elle et DSK. On a parlé d’un pacte de Marrakech auquel Ségolène Royal semblait un moment s’être ralliée.       <br />
              <br />
       <b>Elle a changé d’avis depuis car elle est en campagne...</b>       <br />
       C’est exact, mais même Martine Aubry ne paraît plus aussi sure, si j’en juge par les appels venant de ses amis. Rien ne paraît clair. Je ne sais plus très bien à quel saint il faut se vouer.       <br />
              <br />
       <b>Quel candidat socialiste est compatible  avec le MRC ?</b>       <br />
       Pour le moment, si j’en juge par le fait qu’il vaudrait mieux se fier à quelqu’un qui ne nous ait pas mis dans l’ornière, pour pouvoir nous en sortir, je n’en vois pas un qui soit absolument sans défaut.       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous trouver mieux au Front de gauche ?</b>       <br />
       Jean-Luc Mélenchon a fait un parcours méritoire depuis le traité de Maastricht qu’il avait approuvé mais il lui reste encore à comprendre que la souveraineté nationale et pour tout dire la France est un levier indispensable si on veut faire bouger l’Europe, la redresser, et que la France redevienne le modèle républicain qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.       <br />
              <br />
       <b>Quelles relations avez-vous avec le PS ?</b>       <br />
       Le MRC a une influence sur une frange du PS et certains n’hésitent pas à la reconnaître comme Arnaud Montebourg, Manuel Valls qui, dans le domaine de la sécurité me déborde quasiment, ou François Hollande.       <br />
              <br />
       <b>Un candidat unique à gauche c’est possible ?</b>       <br />
       Le bon candidat pour la gauche serait celui qui a tenu compte de tout ce qui s’est passé depuis 1981, de la crise et des leçons de la crise, et capable d’anticiper assez loin pour nous donner des raisons d’espérer.       <br />
              <br />
       <b>La gauche peut-elle échouer en 2012 ?</b>       <br />
       Les sondages ne sont pas porteur pour Sarkozy qui bénéficie d’un exceptionnel discrédit. Il faudrait que la gauche en fasse beaucoup pour ne pas l’emporter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Vers une candidature en 2012 ? »</span>       <br />
              <br />
       <b>Au début du mois de janvier, vous avez évoqué votre candidature potentielle à l’élection présidentielle de 2012 ? Où en est votre réflexion ?</b>       <br />
       Le MRC peut avoir d’autres candidats que moi ! Je crois à une candidature alternative. Je crois qu’il faut porter à la tête de l’Etat quelqu’un qui ait clairement à l’esprit un besoin de changements politiques. Il ne faut pas confier les rênes de l’Etat à des gens qui nous ont égarés. Pour sortir de l’impasse il ne faut pas faire confiance à ceux qui nous y ont conduits.       <br />
              <br />
       <b>Quelles circonstances vous inciteraient à vous présenter ?</b>       <br />
       Je demanderai aux candidats potentiels du Parti socialiste de se positionner. Si la parenthèse libérale ouverte en 83 dont parle Lionel Jospin et qui n’a jamais été vraiment refermée demeure, il faudra imaginer un troisième homme et faire en sorte qu’il ait une chance de l’emporter. Il représenterait une autre politique : avec sagesse, subtilité, sens de l’Etat et en même temps en prenant clairement ses distances avec des politiques qui ont échoué ou avec des tropismes politiques erronés dans des domaines variés comme la sécurité ou l’école. Des tropismes qui ne permettent pas de gouverner la France car la France est très difficile à gouverner. La gauche a un vrai travail à faire là-dessus. Car elle ne doit pas seulement gagner elle doit aussi réussir. Je considère par ailleurs que pour être candidat il faut avoir une chance de gagner.       <br />
              <br />
       <b>Quels seraient les contours de votre programme ?</b>       <br />
       Je n’aurai pas grand-chose à changer à mon discours de 2002. Il faut un redressement de la construction européenne et relancer la politique industrielle de la France. Sur l’école, le civisme, la sécurité, le rôle de la France en Europe et dans le monde : mes propos de 2002 me paraissent valables. Il faudrait actualiser car dix ans ont passé. Mais je n’ai pas de raison de changer les orientations de fond. J’étais en avance en 2002. En 2012, le discours pourrait être adéquat.       <br />
              <br />
       <b>Certains vous font porter le poids de la défaite de la gauche le 21 avril 2002. Quel est votre regard aujourd’hui ?</b>       <br />
       Vous savez c’est une défausse facile. On cherche un bouc émissaire à une défaite qu’on devrait s’attribuer à soi-même. Quand un projet recueille 11 % d’approbation chez les ouvriers, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le projet lui-même. Ce n’est pas la peine de s’en prendre à Pierre, Paul, Jacques ou Jean-Pierre ou Christiane !       <br />
              <br />
       <b>Quand vous prononcerez-vous ?</b>       <br />
       Avant la fin de l’année 2011 !       <br />
              <br />
       <b>Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?</b>       <br />
       Au-dessus ! Les Français souffrent de ne pas avoir de perspective. Je constate que le courant de pensée que je représente et qui a obtenu 1,54 million de voix en 2002 n’est pas reçu à l’Elysée alors qu’on reçoit M. de Villepin qui pourtant ne s’est jamais compté dans une élection. Je constate que les sondages ne mentionnent jamais mon nom ! C’est frappant ! Alors qu’on cite gens inconnus, des personnes que je ne connais même pas.       <br />
              <br />
       <b>Comment analysez-vous le succès de votre livre ?</b>       <br />
       C’est le signe que mes idées intéressent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Beaucoup de gens rejettent l'image que la droite et la gauche donnent en Corse »</span>       <br />
              <br />
       <b>Lors des dernières élections territoriales en Corse, un électeur sur trois a voté nationaliste : cela vous surprend ?</b>       <br />
       Beaucoup de gens rejettent l’image que la droite et la gauche donnent en Corse. Il y a là une carence sur laquelle il faut s’interroger. Je constate quand même qu’une majorité de Corses a rejeté le projet de statut de territoire d’outre-mer concocté depuis les accords de Matignon pour la Corse en 2003. Il y a donc une majorité de Corses qui, contre l’avis de tous les partis de droite et de gauche y compris les partis indépendantistes, ont dit « non on veut rester français avec des départements ». C’est quand même quelque chose qui en dit long. Ce serait aussi une erreur de vouloir revenir sur les affaires de statut. Je crois percevoir un certain danger qui consisterait à vouloir rouvrir la question du statut de la Corse qui n’a jamais conduit nulle part. La priorité en Corse c’est le développement économique, l’enseignement, le développement de l’esprit public, du civisme, du respect de la loi. Tout cela est parfaitement compatible avec l’identité culturelle particulière de la Corse qu’il ne faut pas opposer à l’identité républicaine.       <br />
              <br />
       <b>La Corse bat chaque année des records en matière d’homicides, aujourd’hui comme à l’époque où vous étiez ministre de l’Intérieur. Avoir privilégié la lutte contre les attentats nationalistes au détriment des crimes de droit commun, n’est-ce pas une erreur de tous les gouvernements ?</b>       <br />
       Souvent les deux se sont confondus. A une certaine époque, en particulier dans les années 80 et 90, l’interpénétration entre les mouvements indépendantistes et le grand banditisme était forte.       <br />
       La loi doit être respectée par tous. Il n’y a pas lieu de distinguer un assassinat selon qu’il est commis pour des mobiles idéologiques ou bassement intéressés. De toute façon il faut condamner toute espèce de recours à la violence et tout homicide. Je n’oublie pas qu’on a quand même abattu un préfet de la République, Claude Erignac, qui se promenait sans aucune protection la nuit dans une rue d’Ajaccio. Ce n’était pas un acte courageux et c’est une litote.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Débat animé par Denis Carreaux, rédacteur en chef ; André Fournon, secrétaire général de la rédaction ; Philippe Courtois, directeur du développement éditorial et Eric Néri, adjoint au directeur départemental des Alpes-Maritimes</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/jean-pierre-chevenement-face-a-la-redaction">Nice Matin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-face-a-la-redaction-de-Nice-Matin_a1086.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2598821</guid>
   <title>Chevènement (MRC) envisage "sérieusement" d'être candidat en 2012</title>
   <pubDate>Fri, 07 Jan 2011 12:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 7 janvier 2011, 10h01.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2598821-3664883.jpg?v=1294399799" alt="Chevènement (MRC) envisage "sérieusement" d'être candidat en 2012" title="Chevènement (MRC) envisage "sérieusement" d'être candidat en 2012" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement, a indiqué vendredi envisager &quot;sérieusement&quot; d'être candidat à la présidentielle car selon lui il n'y a &quot;personne aujourd'hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn&quot; pour incarner &quot;l'alternative&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je l'envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd'hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l'alternative, donc j'y réfléchis et sérieusement&quot;, a déclaré M. Chevènement, interrogé sur LCI sur une éventuelle candidature en 2012. Il a précisé qu'il prendrait sa décision &quot;avant l'automne&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je pense que la gauche peut gagner mais risque de décevoir, ce que je ne souhaite, et je voudrais la mettre au niveau, à la hauteur des défis&quot;, a expliqué le sénateur de Belfort.       <br />
              <br />
       L'ancien ministre socialiste a écarté un soutien à Jean-Luc Mélenchon qui ambitionne d'être le candidat du Front de gauche. &quot;Mélenchon cherche à constituer un pôle de radicalité à gauche, ça n'est pas mon cas&quot;, a-t-il expliqué. &quot;Moi je m'adresse à tous les Français et je reste fidèle à ce que je disais en 2002: ce qui est nécessaire à la France c'est un candidat qui soit l'homme de la Nation&quot;.       <br />
              <br />
       M. Chevènement s'était présenté à la présidentielle de 2002 où l'émiettement de la gauche au 1er tour avait contribué à l'élimination du candidat du PS Lionel Jospin, devancé contre toute attente par le président du FN Jean-Marie Le Pen.       <br />
              <br />
       Quant à participer aux primaires présidentielles du PS pour 2012, le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen a lancé : &quot;C'est une plaisanterie&quot; car &quot;Madame Aubry attend que M. Dominique Strauss-Kahn se décide, et à partir de là les jeux seront faits&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-MRC-envisage-serieusement-d-etre-candidat-en-2012_a1036.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2350744</guid>
   <title>2012 : un rendez-vous à ne pas manquer</title>
   <pubDate>Thu, 16 Sep 2010 17:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Contrairement aux informations publiées dans la presse, je tiens à préciser que la rencontre entre une délégation du MRC et Martine Aubry, prévue de longue date pour le 15 septembre a été annulée deux heures avant l’heure fixée, à la demande du Parti Socialiste.     <div>
      Il est regrettable qu’une discussion de fond ne puisse pas s’engager sur l’analyse de la crise, notamment sur la crise de l’euro, et sur le redressement, au service de la croissance et de l’emploi, d’une construction européenne qui s’est faite jusqu’ici sans les nations, voire contre elles.       <br />
              <br />
       De cette révision de fond dépend pourtant une vraie réussite de la gauche après 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/2012-un-rendez-vous-a-ne-pas-manquer_a1001.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2334420</guid>
   <title>Le podcast de LCI Oui/Non: "Je serai probablement candidat aux élections présidentielles"</title>
   <pubDate>Wed, 08 Sep 2010 22:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement répondait aux questions de Michel Field.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/33c58c5688c652f74e60ed3bdd09f82c24e7172b" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/33c58c5688c652f74e60ed3bdd09f82c24e7172b">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-podcast-de-LCI-Oui-Non-Je-serai-probablement-candidat-aux-elections-presidentielles_a1000.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2328030</guid>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre</title>
   <pubDate>Mon, 06 Sep 2010 14:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2328030-3255316.jpg?v=1289480109" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre" title="Jean-Pierre Chevènement invité de BFM Radio à 12h30 lundi 6 septembre" />
     </div>
     <div>
      L'émission est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2328030-3255316.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20100906-BFMRadio.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon pendant 30 minutes]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-BFM-Radio-a-12h30-lundi-6-septembre_a997.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2326760</guid>
   <title>MRC: Chevènement n'exclut rien pour 2012, et rencontrera Aubry le 15 septembre</title>
   <pubDate>Sun, 05 Sep 2010 17:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, dimanche 5 septembre 2010, 14h33.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2326760-3253418.jpg?v=1289480109" alt="MRC: Chevènement n'exclut rien pour 2012, et rencontrera Aubry le 15 septembre" title="MRC: Chevènement n'exclut rien pour 2012, et rencontrera Aubry le 15 septembre" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, a annoncé dimanche qu'il décidera à l'automne 2011 s'il se présente à l'élection présidentielle de 2012 ou s'il soutient le candidat que le PS doit désigner par les primaires.       <br />
              <br />
       M. Chevènement s'exprimait après un débat avec François Hollande en clôture de l'université d'été de son mouvement, qui a travaillé pendant deux jours à Valence (Drôme) sur trois thèmes: sortir de la logique des marchés financiers, la crise de la zone euro, et refaire de la France un grand pays industriel et technologique.       <br />
              <br />
       Annonçant qu'il rencontrerait la numéro un du PS Martine Aubry le 15 septembre, le fondateur du MRC n'a pas exclu d'être candidat à l'élection présidentielle de 2012, comme en 2002: &quot;Je ne renie rien de mon discours de 2002: modifier le fonctionnement de la BCE, donner plus de pouvoirs au Conseil européen...&quot;, a-t-il dit à l'AFP.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il n'exclut pas non plus de soutenir le candidat qui doit être désigné par les primaires du PS à l'automne 2011: &quot;si ce candidat est un candidat républicain et si sur les points essentiels il va dans le bon sens, nous pourrions peut être le soutenir&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Le MRC prendra une décision courant 2011, probablement à l'automne 2011&quot;, a-t-il dit.       <br />
       M. Chevènement a répété que le MRC ne participerait pas à ce processus des primaires que le PS doit organiser.       <br />
              <br />
       Sur les retraites, le sénateur juge que &quot;le projet peut être amélioré sur la pénibilité ou l'âge de la retraite à taux plein des femmes&quot;.       <br />
       La question du recul de l'âge légal de 60 à 62 ans &quot;est ouverte si nous obtenons des compensations&quot; sur ces points, a-t-il dit, à deux jours de l'examen du texte à l'Assemblée et des manifestations syndicales contre la réforme.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne veux pas participer à ce qui ressemble de plus en plus à un lynchage&quot; a-t-il dit au sujet du ministre du Travail Eric Woerth, qui &quot;a commis des erreurs: il ne pouvait être ministre du Budget et trésorier de l'UMP&quot;.       <br />
              <br />
       L'ex-ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin s'oppose à la déchéance de nationalité après naturalisation en cas de meurtres sur des policiers: &quot;c'est un principe républicain. On ne peut pas distinguer les Français en fonction de leur origine&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2326760-3253418.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/MRC-Chevenement-n-exclut-rien-pour-2012-et-rencontrera-Aubry-le-15-septembre_a995.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2295205</guid>
   <title>Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy</title>
   <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 09:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien au Parisien, propos recueillis par Philippe Martinat, vendredi 20 août 2010. Ancien ministre de l’Intérieur, le président d’honneur du MRC critique la politique sécuritaire du gouvernement. Et il applaudit celle d’Obama en Irak.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2295205-3207274.jpg?v=1289480108" alt="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy" title="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, sera dimanche à Frangy (Saône-et-Loire) pour la Fête de la rose organisée par Arnaud Montebourg. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) commente l’actualité.       <br />
              <br />
       <b>Quel jugement portez-vous sur le discours sécuritaire du gouvernement?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> C’est un choix essentiellement électoraliste et une stratégie dangereuse car elle peut nourrir l’extrême droite.       <br />
       Je ne crois pas que ce sera une stratégie payante si l’opposition prend garde à ne pas tomber les deux pieds joints dans le panneau.       <br />
              <br />
       <b>Quel est le piège?</b>       <br />
       Ce serait que la future campagne présidentielle tourne essentiellement sur la sécurité, sur laquelle beaucoup de gens n’ont pas les idées très claires, alors que les véritables questions portent sur la crise économique et une éventuelle sortie de crise.       <br />
              <br />
       <b>Cet été, les responsables de la majorité ont souvent vanté votre bilan comme ministre de l’Intérieur pour l’opposer à celui de Lionel Jospin et du PS. Comment avez-vous reçu cet « hommage »?</b>       <br />
       Je trouve choquante cette tentative d’instrumentation. C’est M. Sarkozy qui a mis fin à la police de proximité que j’avais créée et expérimentée en 1999. En 2003, M. Sarkozy a révoqué à Toulouse, pratiquement devant les caméras de télévision, mon ancien conseiller, le commissaire Jean-Pierre Havrin (que j’avais nommé directeur de la sécurité publique en Haute-Garonne), en déclarant : « Les policiers ne sont pas là pour organiser des parties de foot avec les jeunes des quartiers. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>C’était une critique très directe…</b>       <br />
       C’est une vision très réductrice de la police de proximité qui est une police à la fois préventive et répressive et qui commençait à produire de bons résultats. Chacun sait que depuis son démantèlement les violences aux personnes ont augmenté. Et les agressions contre les policiers, qui étaient assez rares il y a une dizaine d’années, sont aujourd’hui beaucoup plus répandues. La politique du chiffre de Nicolas Sarkozy a été malheureusement un échec, je dis « malheureusement » car l’insécurité frappe tous les Français, et d’abord les plus démunis.       <br />
              <br />
       <b>Le chef de l’Etat voudrait déchoir de la nationalité française certains délinquants. Qu’en pensez-vous?</b>       <br />
       Je suis assez surpris car M. Sarkozy avait supprimé en 2002 les peines complémentaires — la double peine —, c’est-à-dire la reconduite à la frontière d’un certain nombre de délinquants étrangers à leur sortie de prison. Il prévoit maintenant la déchéance de la nationalité française pour les délinquants graves : M. Sarkozy est dans la communication. Cette politique est une politique de l’esbroufe.       <br />
              <br />
       <b>L’état de la réflexion à gauche est-il suffisamment avancé pour lui permettre non seulement de gagner les élections mais ensuite de bien gouverner?</b>       <br />
       Le vrai problème pour la gauche, ce n’est pas de revenir au pouvoir — c’est à sa portée —, mais de réussir vraiment. Le risque que la gauche déçoive, parce que sur l’Europe notamment elle n’a pas les idées claires, n’est pas écarté.       <br />
              <br />
       <b>Vous serez dimanche aux côtés d’Arnaud Montebourg. Est-ce un signe de soutien à son éventuelle candidature pour 2012?</b>       <br />
       Nous n’en sommes pas là. J’y vais sans aucune arrière-pensée. Arnaud Montebourg est un ami. J’ai apprécié les positions courageuses qu’il a prises sur le projet de Constitution européenne en 2005. Mais le PS est le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ce n’est pas le PS! Notre mouvement veut faire bouger les lignes pour que la gauche soit à la hauteur des défis que le pays a devant lui.       <br />
              <br />
       <b>Quel constat faites-vous pour l’instant du bilan de Martine Aubry à la tête du PS?</b>       <br />
       Elle a plutôt affermi sa position depuis le congrès de Reims qui l’a portée à la tête de son parti. Mais la question du projet de la gauche, si elle vient au pouvoir, est pendante. Nous avons encore beaucoup de sujets à débattre sur la politique économique, l’Europe et la nation notamment. Je dois la rencontrer pour cela au milieu du mois de septembre.       <br />
              <br />
       <b>Comment jugez-vous le changement de stratégie des Américains en Irak et en Afghanistan?</b>       <br />
       Le président Obama a une idée assez claire : il veut se retirer aussi bien d’Afghanistan que d’Irak. Il a raison! L’invasion de l’Irak en 2003 a abouti à créer les conditions d’une véritable guerre civile dans ce pays qui n’a toujours pas de gouvernement et la destruction de l’Irak a mis l’Iran en position dominante dans la région. Quant à l’Afghanistan, tout le monde sait que sa stabilisation dépend du Pakistan qu’il faut aider à jouer un rôle modérateur. La question de la date précise du retrait américain est relativement accessoire. Il faut que l’ethnie majoritaire pachtoune se soit au préalable clairement dissociée d’Al-Qaïda. Ce qui est essentiel, c’est que les Américains ont décidé de se retirer. Je ne suis pas partisan d’un retrait inconditionnel. Il faut avoir créé les conditions d’une stabilité politique dans la région, qui ne peut venir que du Pakistan.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-sarkozy-20-08-2010-1037376.php">site Internet du Parisien</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2295205-3207274.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-Sarkozy_a987.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2202308</guid>
   <title>La France à la reconquête de son destin (vidéo)</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 12:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la vidéo du discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Le texte de cette intervention est <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a974.html">disponible ici</a>.       <br />
              <br />
       Vous pouvez également retrouver cette vidéo chapitrée en six parties sur <a class="link" href="http://www.youtube.com/user/jpchevenement#grid/user/438C315CBFB55FDC">YouTube</a>, <a class="link" href="http://www.dailymotion.com/playlist/x1cubo_jpchevenement_congres-mrc-2010">Dailymotion</a> et <a class="link" href="http://www.facebook.com/jpchevenement?v=app_2392950137">Facebook</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2202308-3070971.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin-video_a982.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2201977</guid>
   <title>Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jul 2010 08:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à France-Soir, propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2201977-3070338.jpg?v=1289480107" alt="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »" title="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »" />
     </div>
     <div>
      <b>France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d’honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « candidat républicain ». Vous pourriez, dit-on, être ce candidat. C’est sérieux ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> Si j’envisage d’être candidat, c’est parce que les circonstances sont gravissimes et qu’il faut faire « bouger les lignes ». La France va mal. Elle s’est installée depuis trente ans dans un chômage de masse qui touche plus de 20 % des jeunes. Elle n’a jamais été aussi inégale. L’éthique républicaine est foulée aux pieds. Certes, je ne suis plus jeune, mais l’expérience est irremplaçable !       <br />
              <br />
       <b>Pourtant, vous aviez envisagé, jusqu’à une période récente, de participer aux primaires du PS…</b>       <br />
       Elles ont été vidées de leur substance par Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn qui ont conclu le pacte de Marrakech, et qui se sont également entendus avec Ségolène Royal. Quelle confiance, au surplus, peut-on faire aux socialistes pour l’organisation de ces primaires ? Mais la question majeure est ailleurs : le PS est-il prêt à mener demain une politique de salut public ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Qu’est-ce que ça veut dire?</b>       <br />
       J’ai toujours essayé de faire accepter au PS qu’il pèse pour modifier les statuts de la Banque centrale européenne : sans aucun résultat. Le PS est prisonnier du PSE (Parti socialiste européen) lui-même sous la domination du SPD allemand qui ne le veut pas. Alors pour nous sortir d’affaire, je ne fais pas confiance à ceux qui, depuis 1983, nous ont fourvoyés avec une politique de la monnaie forte, une déréglementation généralisée et l’introduction d’une monnaie unique par le traité de Maastricht. Un traité qui est en train de se casser la figure.       <br />
              <br />
       <b>Aucune entente n’est donc envisageable entre vous, d’une part, Martine Aubry, DSK et Ségolène Royal, de l’autre ?</b>       <br />
       Tous les dirigeants socialistes, même Jean-Luc Mélenchon, ont soutenu <span style="font-style:italic">perinde ac cadaver</span> (jusqu’à la mort, NDLR) le traité de Maastricht et ses dispositions les plus stupides. Maastricht, ça a été la mise en congé de la nation. Une erreur gravissime. Résultat : la France, aujourd’hui, ne croit plus en elle-même. Comme dans les années 1930.       <br />
              <br />
       <b>Allez-vous jusqu’à dire qu’il vaudrait mieux sortir de l’euro ?</b>       <br />
       L’euro est aujourd’hui une réalité. Je suis partisan de défendre la zone euro dans son intégralité, c’est-à-dire avec tous les pays du Sud. Cela passe par un compromis franco-allemand sur l’idée que l’Europe ne peut pas avoir une monnaie surévaluée. L’Allemagne devrait admettre que la Banque centrale européenne (BCE) fasse des avances aux Etats attaqués. Sinon, la spéculation se déchaînera, et ça va « péter » ! On ne peut pas exclure la défaillance d’un grand pays du sud de l’Europe dans le cours de l’été. Il faut se donner, dès maintenant, des armes de dissuasion. Le mois d’août est toujours le mois des mauvais coups !       <br />
              <br />
       <b>En réponse au projet du gouvernement sur la réforme des retraites, la gauche propose un financement du déficit mettant largement – et presque exclusivement – les plus riches à contribution. Y adhérez-vous ?</b>       <br />
       La retraite est le capital de ceux qui n’en ont pas. On ne peut faire l’économie de l’augmentation des années cotisées mais, pour cela, il faut une économie en croissance, créatrice d’emplois. C’est bien beau de dire qu’on va retarder l’âge de départ à la retraite mais s‘il n’y a plus de travail, si les entreprises veulent se débarrasser de leurs sexagénaires, comment faire ?       <br />
              <br />
       <b>Acceptez-vous de retarder l’âge légal de départ à 62 ans ?</b>       <br />
       C’est injuste pour les ouvriers ! Savez-vous qu’ils vivent en moyenne sept ans de moins que les autres catégories de Français ? La retraite à 60 ans, c’était une grande conquête pour la classe ouvrière. Cependant, il est évident que la durée de vie moyenne s’allonge. Le fond du problème, c’est la relance de l’économie : on ne rétablira les comptes de la Sécurité sociale comme les comptes publics que par une augmentation des recettes. Et cela passe par une monnaie moins forte qui n’écrase pas notre compétitivité, par l’investissement de notre épargne – une des plus élevées du monde – dans l’innovation, la recherche, la technologie, la formation. Et cela en France, pas à l’étranger ! Il faut refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Elle en a la capacité si la volonté politique est là !       <br />
              <br />
       <b>Aujourd’hui, l’ancien ministre de l’Intérieur que vous êtes combat la réforme territoriale. Pourquoi cette posture ?</b>       <br />
       Cette réforme, très mal conçue, n’était pas nécessaire. Notre organisation, simple, repose sur trois niveaux : commune, département, région. L’intercommunalité a remédié à l’émiettement communal. La réforme vise à réduire drastiquement le nombre des communes en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Or on a besoin des petites communes ! On a besoin de ces élus locaux très dévoués qui participent au maintien du lien social. Et puis le gouvernement a inventé une nouvelle entité : la métropole.       <br />
              <br />
       <b>Vous y êtes hostile ?</b>       <br />
       Soyons clair : la création de ces « métropoles » va décapiter sept régions et désosser une douzaine de départements. Et puis cette réforme vise à mettre les collectivités locales à la diète : le gouvernement a déjà annoncé le gel des dotations des collectivités territoriales. Bref, voilà une « réforme » qui met le pataquès dans l’organisation territoriale de la France. Bon, la loi va être votée, mais y aura-t-il une majorité pour l’appliquer en 2014 ?       <br />
              <br />
       <b>La gauche peut-elle, selon vous, gagner le Sénat en 2011 ?</b>       <br />
       C’est possible. Les dernières élections locales et régionales devraient en effet permettre à l’ensemble de la gauche de gagner de nouveaux sièges. Quant à ceux qui font courir le bruit que je serai candidat à la présidence du Sénat en 2011, ce ne sont pas des gens qui me veulent bien ! Je me suis uniquement déclaré disponible pour l’élection présidentielle de 2012 !       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.francesoir.fr/politique/chevenement-oui-jenvisage-detre-candidat-en-2012">francesoir.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2201977-3070338.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-France-Soir-Oui-j-envisage-d-etre-candidat-en-2012_a980.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2196881</guid>
   <title>Chevènement au Talk Orange-Le Figaro : «la France est à côté de ses pompes»</title>
   <pubDate>Tue, 29 Jun 2010 23:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Talk Orange-Le Figaro mardi 29 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/e03c08ce6a35653d7c614441d816d9f1eb598962" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/e03c08ce6a35653d7c614441d816d9f1eb598962">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2196881-3063094.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-la-France-est-a-cote-de-ses-pompes_a978.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2190927</guid>
   <title>La France à la reconquête de son destin</title>
   <pubDate>Sun, 27 Jun 2010 12:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Grands textes]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190927-3054361.jpg?v=1476647029" alt="La France à la reconquête de son destin" title="La France à la reconquête de son destin" />
     </div>
     <div>
      Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.       <br />
              <br />
       Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La crise</b>       <br />
              <br />
       Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.       <br />
              <br />
       A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(La vidéo intégrale du discours)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.chevenement.fr/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="104896" data="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="432" height="243"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !        <br />
              <br />
       Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).       <br />
              <br />
       Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.       <br />
              <br />
       Dès le 4 septembre 2001, <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> : « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie - le dollar - est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.        <br />
              <br />
       Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !       <br />
              <br />
              <br />
       2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.       <br />
              <br />
       Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.       <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.       <br />
              <br />
       Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.       <br />
              <br />
       En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 - risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.       <br />
              <br />
       Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       -	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;        <br />
       -	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.       <br />
              <br />
       Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.        <br />
              <br />
       Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?       <br />
              <br />
       De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !       <br />
              <br />
       On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.        <br />
              <br />
       Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.        <br />
              <br />
       Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Notre projet</b>       <br />
              <br />
       Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.       <br />
              <br />
       C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !       <br />
              <br />
       Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas si difficile que cela :       <br />
              <br />
       -	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.       <br />
       -	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.       <br />
              <br />
       Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.       <br />
              <br />
       Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !       <br />
              <br />
       Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !       <br />
              <br />
       Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.        <br />
              <br />
       Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !       <br />
              <br />
       Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Comment peser ?</b>       <br />
              <br />
       1. Comment d'abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?        <br />
              <br />
       Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.       <br />
              <br />
       Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.       <br />
              <br />
       2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.        <br />
              <br />
       Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.        <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.       <br />
              <br />
       Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.        <br />
              <br />
       Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.       <br />
              <br />
       Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?        <br />
              <br />
       Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.        <br />
              <br />
       François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.       <br />
              <br />
       3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !       <br />
              <br />
       Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous changer la donne ?       <br />
              <br />
       4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.       <br />
              <br />
       La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).       <br />
              <br />
       Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.       <br />
              <br />
       Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.       <br />
              <br />
       5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.       <br />
              <br />
       Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.       <br />
              <br />
       Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !       <br />
              <br />
       6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?       <br />
              <br />
       La hauteur de vues, c’est le principal.       <br />
       La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.        <br />
       Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.       <br />
              <br />
       Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.       <br />
              <br />
       7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion       <br />
              <br />
       Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2190927-3054361.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a974.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2190216</guid>
   <title>Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»</title>
   <pubDate>Sat, 26 Jun 2010 10:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien / Aujourd'hui en France, samedi 26 juin 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2190216-3053385.jpg?v=1289480106" alt="Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»" title="Entretien au Parisien / Aujourd'hui en France : Chevènement : «Pour 2012, je n'exclus rien»" />
     </div>
     <div>
      A nouveau en froid avec le PS, Jean-Pierre Chevènement pourrait être candidat à l'élection présidentielle en 2012.       <br />
              <br />
       <b>Quel est le principal enjeu du congrès de votre mouvement ce week-end ?</b>       <br />
       Nous allons actualiser notre ligne politique dans la perspective de la présidentielle. Notre souci est de faire bouger les lignes pour faire apparaître les véritables problèmes : la crise du capitalisme financier et celle de l'euro mettent l'Europe et la France en position d'extrème faiblesse face aux Etats-Unis et à la Chine. Dans ces conditions, comment rendre un avenir à notre pays ? C'est la question principale.       <br />
              <br />
       <b>Votre candidature à la présidentielle de 2012 est-elle possible?</b>       <br />
       Je ne veux rien exclure. Un candidat républicain doit s’affirmer pour mettre la France à la hauteur des défis qu'elle a à relever. La ligne sociale-libérale suivie par le PS ne correspond pas à la situation actuelle. Le PS reste prisonnier d’une vision de l’Europe dépassée. La monnaie unique était un échec prévisible depuis Maastricht. Le concours de plans de rigueur mis en œuvre simultanément dans toute l’Europe est insupportable pour les peuples.       <br />
              <br />
       <b>Le directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn pourrait-il être le candidat de la gauche?</b>       <br />
       Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry ont soutenu depuis l8 ans la politique conçue à Maastricht. Ils se sont gravement trompés. Doit-on confier à ceux qui se sont fourvoyés le soin de proposer des remèdes?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>En 2007 vous disiez être favorable à des primaires de la gauche...</b>       <br />
       Mais le PS lui-même a contribué à vider les primaires de leur signification ! Nous avons le pacte de Marrakech qui lie Martine Aubry et Dominique Strauss-Khan. Et voilà maintenant le pacte du boulevard Raspail qui les unit tous deux à Ségolène Royal. Qui arbitrera ? Les sondages ! Ce n'est pas notre conception du débat. D'autant que, pour l'instant, nous ne partageons pas un projet commun.       <br />
              <br />
       <b>En quoi feriez-vous la différence ?</b>       <br />
       Nous aurions l'énergie républicaine de défendre les intérêts de la France en proie à la désindustrialisation et au chômage. Nous ne laisserions pas, par exemple, notre pays confiné dans une petite zone euro avec une monnaie tellement forte qu'elle ferait disparaitre ce qui nous reste d'industrie.       <br />
              <br />
       <b>Travaillez-vous en confiance aujourd'hui avec le PS ?</b>       <br />
       Le PS a manqué aux engagements pris à notre égard. C'est ce qui s'est passé lors des élections régionales. Alors chat échaudé craint l'eau froide...       <br />
              <br />
       <b>Vous aurez 73 ans en 2012...</b>       <br />
       Il faut de l'expérience pour affronter la tempête. Et je n'aperçois pas pour le moment de grandes capacités d'hommes d'Etat à l'horizon.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-pour-2012-je-n-exclus-rien-25-06-2010-977750.php">Le Parisien.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2190216-3053385.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Parisien-Aujourd-hui-en-France-Chevenement-Pour-2012-je-n-exclus-rien_a972.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
