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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-05-20T15:19:21+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Avec l’après-Kadhafi, les difficultés vont commencer</title>
   <pubDate>Mon, 22 Aug 2011 16:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Personne ne regrettera la chute de Kadhafi, mais c’est maintenant que les difficultés vont commencer. Il est souhaitable que toutes les composantes de la société libyenne soient associées à la construction d’une Libye démocratique et pacifique. L’intérêt de la France est d’aider à stabiliser cet immense pays et non de tolérer vengeances et exactions qui empêcheraient la nécessaire réconciliation de tous les Libyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Avec-l-apres-Kadhafi-les-difficultes-vont-commencer_a1187.html</link>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement sur RTL: "Ne nous donnons pas d'objectifs inaccessibles en Afghanistan!"</title>
   <pubDate>Thu, 14 Jul 2011 11:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de RTL jeudi 14 juillet à 7h50. Il répondait aux questions de Philippe Corbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/965d5e621633ebaef1716ba1f0887ce72a363e8f" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <span class="u">A propos de l'Afghanistan :</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Nous sommes dans une situation difficile.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Un auteur russe du siècle précédent disait que l'Afghanistan était un pays qui ne pouvait pas être conquis, et, ajoutait-il, qui ne mérite d'ailleurs pas de l'être       
       </li></ul><ul class="list"><li>La démocratie ne s'exporte pas. Il y a certainement dans la population afghane des gens qui ne veulent pas de la dure loi des Talibans.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a les conditions réunies aujourd'hui pour une rupture entre les populations afghanes dans leur diversité, dont l'élément pachtoune, et le terrorisme international, Al-Quaida. C'était le but de guerre initial.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Aujourd'hui nous devons agir comme une grande nation responsable. </li></ul>[…] Nous sommes amenés à suivre le mouvement par l'enchaînement même des décisions prises [par les Etats-Unis]       <br />
       <ul class="list"><li>Il faut laisser aux Afghans la possibilité de créer eux-mêmes leur propre gouvernement. Ne nous donnons pas d'objectifs inaccessibles !       
       </li></ul><ul class="list"><li>On n'imposera pas un modèle de démocratie à l'occidentale à un pays dont on voit bien que le fonctionnement repose sur des assemblées de notables.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes à la remorque des impulsions successives de l'administration américaine.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous devons faciliter la transition afghane, permettre à un gouvernement afghan de se maintenir. De ce point de vue-là, je pense que même après 2014, il faudra pouvoir apporter des soutiens à un tel gouvernement, y compris par des fournitures d'armes mais pourquoi pas en maintenant quelques bases avec un appui aérien.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Des grandes puissances responsables doivent faire en sorte que leur retrait ne se transforme pas en débâcle.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Croyez-le, je compatis à la douleur des soldats et de leurs familles, j'ai beaucoup d'émotion.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">A propos de la Libye : </span>       <br />
       <ul class="list"><li>La France doit rester le soldat du droit.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La &quot;responsabilité de protéger&quot; n'est pas l'ingérence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me suis abstenu lors du vote au Sénat.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il est temps de trouver une solution politique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Kadhafi est destiné à s'effacer mais il faut trouver une solution politique qui permette au peuple libyen de trouver lui-même la voie de son avenir.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">A propos de 2012 :</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'officialiserai ma décision à l'automne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je constate l'extrême atonie du débat.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Se battre sur une date de retrait en Afghanistan, ce n'est pas nourrir le débat.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Aucun candidat ne fait de proposition face à la crise de l'euro, qui va être la grand événement de l'été.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Par exemple, accroître les missions de la BCE, lui permettre de racheter des titres de dettes pour casser la spéculation, nourrir la croissance, éviter d'avoir une monnaie surévaluée qui favorise les délocalisations industrielles.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L'euro est incontestablement en péril à partir du moment où la spéculation s'attaque à des pays aussi importants que l'Espagne et l'Italie.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le fonds européen de stablisation financière est tout à fait insuffisant.       <br />
              <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/jean-pierre-chevenement-ne-nous-donnons-pas-d-objectifs-inaccessibles-en-afghanistan-7702550682">RTL.fr</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3130667-4473256.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-sur-RTL-Ne-nous-donnons-pas-d-objectifs-inaccessibles-en-Afghanistan_a1176.html</link>
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   <title>L'intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat sur la Libye en vidéo</title>
   <pubDate>Wed, 13 Jul 2011 17:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement sur la Libye au Sénat, mardi 12 juillet 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Nous-avons-franchi-les-bornes-de-la-responsabilite-de-proteger-nous-sommes-dans-l-ingerence_a1173.html">Le texte de l'intervention est disponible ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/L-intervention-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Senat-sur-la-Libye-en-video_a1175.html</link>
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   <title>Nous avons franchi les bornes de la responsabilité de protéger, nous sommes dans l’ingérence</title>
   <pubDate>Tue, 12 Jul 2011 19:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement sur la Libye au Sénat, mardi 12 juillet 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3127119-4468291.jpg?v=1310493027" alt="Nous avons franchi les bornes de la responsabilité de protéger, nous sommes dans l’ingérence" title="Nous avons franchi les bornes de la responsabilité de protéger, nous sommes dans l’ingérence" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre des Affaires étrangères nous déclarait, le 22 mars dernier : « Nous ne voulons pas nous engager dans une action de longue durée. L’opération aérienne sera limitée dans le temps ». L’opinion publique a d’abord approuvé cette action destinée à protéger des populations agressées par les armes de leurs propres dirigeants. Il ne s’agissait pas d’ingérence humanitaire. Non ! L’ingérence, c’est-à-dire l’action unilatérale déclenchée par un groupe de pays, à sa ou à leur discrétion, en fonction de valeurs qu’il affiche, qui lui sont propres ou prétendues universelles, est bannie expressément, rejetée par les Nations Unies dans une succession de textes que la France a régulièrement votés. Je précise que le talentueux ministre français qui s’est en son temps proclamé le champion de ce qu’il appelait le « droit » ou le « devoir d’ingérence » a, par deux fois, dans un bref communiqué commun signé avec la Chine au printemps 2009, réaffirmé le respect par notre pays du principe de « non-ingérence ».       <br />
              <br />
       Ce qui s’est passé en mars 2011, c’est la mise en œuvre d’un principe consacré par les Nations unies, par le droit international, celui de la « Responsabilité de protéger ». L’idée n’est heureusement ni révolutionnaire ni absolument nouvelle. Rappelons-nous le rôle de la FORPRONU, Force de protection des Nations Unies en Yougoslavie dans les années 1990.       <br />
              <br />
       Mais le principe de la « responsabilité de protéger », tel que consacré par l’assemblée générale des Nations unies en septembre 2005, lors de son sommet du 65ème anniversaire, est plus précis, codifié. Lorsque des menaces particulièrement graves existent, venant d’un gouvernement : crime de guerre, crime contre l’humanité, épuration ethnique, génocide, tout doit être fait par des moyens pacifiques pour convaincre les autorités coupables, de renoncer, mais en cas d’échec, le recours à la force est permis, non pas à la suite d’un choix unilatéral d’un pays quelconque, mais par une décision collective, unanime ou à la majorité du Conseil de sécurité. Il faut donc l’accord de celui-ci, contrairement à ce qui s’est passé lors de l’action de l’OTAN contre le Kosovo en 1999.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cette voie, difficile à engager mais légale, celle du recours au Conseil de Sécurité – qui a été officiellement suivie par la diplomatie française au printemps de cette année et qui a abouti à la résolution 1973, votée par dix pays avec cinq abstentions : Russie, Chine, Brésil, Inde, Allemagne.       <br />
              <br />
       Le but, on l’a dit, c’est la protection de la population. Ce n’est pas le changement de régime. L’expérience a prouvé qu’il était possible de faire reculer des gouvernements, ainsi en 1995 Milosevic, sans provoquer, dans l’immédiat, leur élimination.       <br />
              <br />
       Quatre mois bientôt se sont écoulés et se vérifie l’adage que je vous rappelais le 22 mars : « On sait comment on commence une guerre. On sait rarement comment on la termine ».       <br />
              <br />
       Le courage et le professionnalisme de nos soldats méritent pleinement d’être salués. Mais être solidaire de nos soldats n’implique pas la solidarité du Parlement avec le gouvernement auquel les militaires obéissent par nécessité. Les parlementaires, pour ce qui les concerne, n’ont de comptes à rendre qu’au peuple français.  Or, vous avez fait évoluer les buts de guerre : Monsieur le Premier ministre avait déclaré, le 22 mars 2011 : « Nous appliquons toute la résolution 1973, rien que la résolution 1973 ». Mais en fait, on est passé de la responsabilité de protéger à l’objectif d’un changement de régime. M. Alain Juppé déclarait le même jour : « Il est possible à tout moment au régime de Kadhafi d’arrêter l’intervention militaire organisée sous mandat des Nations Unies : il lui suffit d’accepter la résolution 1973, c’est-à-dire de respecter un cessez-le-feu, de retirer ses troupes des positions qu’elles occupent et de laisser les Libyens s’exprimer librement. Dans la minute où le régime de Kadhafi respectera les obligations résultant de la résolution 1973, les opérations militaires cesseront. »       <br />
              <br />
       Plusieurs semaines après le déclenchement des opérations, quelle est la situation ?       <br />
              <br />
       Des populations ont été effectivement protégées, et chacun s’en réjouit. Mais les combats se poursuivent. Malgré toutes les précautions prises, les opérations de bombardement menées par l’OTAN, en dépit de nos réserves initiales, entraînent inéluctablement des pertes civiles. Ce résultat est évidemment contraire au principe rappelé dans son préambule (paragraphe 3) par la résolution 1973 selon laquelle « il incombe au premier chef aux parties à tout conflit armé de prendre toutes les mesures nécessaires, voulues pour assurer la protection des civils. » « Aux parties à tout conflit armé » : cette expression désigne tous les intervenants, qu’ils soient Libyens ou forces de l’OTAN.       <br />
              <br />
       En exigeant le départ de Kadhafi que vous receviez à Paris, il y a trois ans, en le faisant inculper par le CPI, en parachutant des armes aux rebelles, vous avez changé la nature de l’intervention. Nous sommes passés de la « responsabilité de protéger » les civils à l’ingérence, si tant est que les mots aient un sens.       <br />
              <br />
       Le but d’un changement de régime n’est pas dans la résolution 1973. Mais il s’inscrit, depuis le début du printemps arabe, dans l’air du temps, tel que le comprennent beaucoup de dirigeants occidentaux. Force est, cependant, de rappeler que l’évolution vers la démocratie ne peut se faire de la même manière dans tous les pays : la révolution démocratique – le renversement des gouvernements par le peuple (ou du moins une fraction militante de celui-ci) peut survenir dans de vieux pays suffisamment homogènes, proches de nos États-nations européens, tels la Tunisie ou l’Egypte.       <br />
              <br />
       La révolution démocratique s’opère – on le voit malheureusement – beaucoup plus difficilement là où les divisions d’opinion se superposent à des fractures tribales ou confessionnelles : Yémen, Bahreïn, Syrie, Liban, Libye. En chacun de ces pays, la guerre civile menace. Et l’action militaire extérieure ne peut qu’exacerber certaines tensions ou aller par les victimes qu’elle occasionne à l’encontre du but poursuivi qui est de protéger tous les civils sans exception.       <br />
              <br />
       La France est membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Elle y dispose d’une influence importante. Le droit est le droit.       <br />
              <br />
       On peut bien sûr interpréter à loisir la résolution 1973 dont les termes sont sans doute trop généraux. Mais est-ce l’intérêt de la France ? La souveraineté nationale a été une conquête de la Révolution de 1789. Elle reste la base de l’ordre international. Ce n’est pas par hasard que l’ONU s’appelle « Organisation des Nations Unies ». La Libye est un Etat fragile qui réunit trois régions très différentes : la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan, aux prégnances tribales encore fortes. Toute guerre est déstabilisatrice, à plus forte raison si elle se prolonge. La dissémination des armes notamment dans le Sahel ne peut que favoriser les activités terroristes. On a découvert des missiles Sam 7, au Niger. L’afflux des réfugiés, le retour des migrants installés en Libye fragilisent les Etats voisins. 470 000 réfugiés s’entassent à la frontière tuniso-libyenne. A proportion des populations, c’est comme si la France devait accueillir 3 millions de réfugiés sur son sol. Qu’a fait la France face à ce drame humain ? Elle a proposé de revoir les accords de Schengen. Plus de 1000 réfugiés au moins ont péri noyés au large de l’île de Lampedusa dans l’indifférence générale. On attend de la France une attitude moins myope et surtout plus généreuse. Partout le désordre et l’anomie menacent. Ils ne sont dans l’intérêt de personne et particulièrement pas du nôtre.       <br />
              <br />
       Nous devons donc faire respecter partout la souveraineté des nations, sous réserve de cette notion de « responsabilité de protéger » qu’une interprétation extensive de la résolution 1973 ne peut qu’affaiblir. Quand donc le Conseil de Sécurité désormais acceptera-t-il d’y recourir, sans qu’un de ses membres permanents y fasse obstacle par l’usage de son droit de veto ? La France doit rester le soldat du droit !       <br />
              <br />
       Il était nécessaire de donner un coup d’arrêt devant Benghazi et d’aider à dégager Misrata, mais ne faudrait-il pas alors favoriser les négociations entre les deux parties plutôt que de nourrir une guerre civile par des parachutages d’armes par exemple ? En réalité, vous vous êtes donné un objectif – le changement de régime dont la résolution 1973 qui proscrit l’utilisation des forces au sol, ne vous donnait pas les moyens militaires, car l’arme aérienne ne peut pas tout.       <br />
              <br />
       On peut le regretter, mais tout montre que vous avez surestimé la capacité d’influence du CNT de Benghazi et sous-estimé la capacité de résistance du régime du colonel Kadhafi. Certes, celui-ci n’est pas sympathique, mais le régime syrien l’est-il tellement davantage ? D’ores et déjà vous faites apparaître un droit international à plusieurs vitesses : n’y aurait-il pas intérêt à protéger aussi d’autres populations ? Et voilà que s’ouvrirait un engrenage sans fin … Bien entendu, vous n’interviendrez pas ailleurs. Non seulement parce que nous sommes, comme l’a dit M. le Ministre de la Défense, « au taquet de nos engagements », mais parce que le CSNU ne l’autorisera pas et parce que l’opinion publique française réprouve à juste titre la notion d’ingérence qu’au demeurant la France n’a jamais acceptée aux Nations Unies. Enfin, les Etats-Unis n’ont nulle envie d’ouvrir de nouveaux fronts. Le Président Obama n’a jamais envisagé qu’un soutien limité et la Chambre des représentants, où les Républicains sont majoritaires, vient de demander la fin de tout engagement américain en Libye même.       <br />
              <br />
       J’avais relevé, le 22 mars, un « léger parfum d’aventurisme » dans votre politique après l’intervention d’un pseudo philosophe, théoricien de longue date du droit d’ingérence, intervention qui a semble-t-il pesé dans les choix du Président de la République. Mais peut-être la décision d’intervenir en Libye servait-elle aussi de rattrapage pour faire oublier un certain « retard à l’allumage » en Tunisie …       <br />
              <br />
       Il est temps maintenant de trouver une solution politique, éventuellement fédérale, sous réserve que soient préservées autant que possible l’intégrité et l’unité du pays. C’est aux Libyens d’en décider. Chaque peuple doit trouver son propre chemin vers la démocratie. Les responsables du CNT seront reçus demain par le Conseil de l’OTAN. Il faudrait les convaincre que l’OTAN ne peut se substituer au peuple libyen.       <br />
              <br />
       Bien évidemment, le départ du colonel Kadhafi serait bienvenu, pourvu, bien sûr, que ne succède pas aussitôt un régime de vengeance, d’exactions, ou d’instabilité, comme la situation au Kosovo n’est pas loin d’en offrir le triste exemple. Mais le « groupe de contact » devrait œuvrer en vue d’un redoublement des efforts diplomatiques, en vue d’une voie négociée.       <br />
              <br />
       L’affaire du Kosovo ne s’est pas conclue – je le rappelle – par la victoire écrasante des forces de l’OTAN et par la reddition des Serbes. La Russie qui n’était pas partie au conflit, qui avait condamné l’intervention militaire, s’est entremise et a facilité un accord qui, de part et d’autre, préservait l’avenir.       <br />
              <br />
       Dans le cas de la Libye, les membres de la Ligue arabe, malgré l’appui donné au départ au principe de la création d’une zone d’exclusion aérienne, manifestent aujourd’hui un soutien plus hésitant à l’action militaire. La Tunisie, l’Egypte sont frappées de plein fouet par l’exode des réfugiés. Des médiations sont entreprises du côté de la Ligue arabe. Le Premier ministre tunisien a reçu des émissaires des deux camps. L’Union africaine, depuis le départ, s’est montrée encore plus ouvertement favorable à la négociation. Un envoyé spécial a d’ailleurs été nommé par le secrétaire général, M. Abdel-Elah Mohamed Al-Khatib pour, je cite, « apporter une solution durable et pacifique à la crise en Libye ». Il semble même que des contacts aient été pris entre le CNT de Benghazi et le régime de Tripoli que l’Union européenne et le gouvernement français ne devraient pas chercher à dissuader.       <br />
              <br />
       Quels sont les développements et les possibles conclusions des contacts qui ont été pris ? Pouvons-nous en tout cas ignorer ces efforts et nous en tenir à la seule option militaire ? Pouvons-nous au contraire, les encourager ?       <br />
              <br />
       Soyons logiques avec nous-mêmes. Nous ne cessons de prôner l’accès au statut de membre permanent du Conseil de sécurité de plusieurs pays dont nous soulignons la maturité, la puissance, l’esprit de responsabilité, etc. : le Brésil, l’Inde, l’Allemagne. Or, que s’est-il passé lors du vote de la résolution 1973 : la Chine, la Russie mais aussi l’Inde, l’Allemagne et le Brésil se sont abstenus. Ne devons-nous pas, pour une fois mettre nos actes en accord avec nos déclarations et nous interroger sur les raisons de la décision de ces pays ? Mieux, montrer que nous attachons vraiment du prix à leur attitude en ouvrant sur ce sujet une discussion avec eux. Que proposent-ils pour la Libye ? Font-ils quelque chose pour convaincre le gouvernement libyen de changer, ou de s’effacer pacifiquement ? Pouvons-nous les assister ? Ou devons-nous tirer la conclusion qu’ils ne se soucient pas vraiment de ce principe, pourtant universellement acclamé, de la « responsabilité de protéger ».       <br />
              <br />
       Il est temps, Messieurs les ministres, de conclure cette opération. Pour ce qui me concerne, je ne puis l’approuver car nous avons franchi les bornes de « la responsabilité de protéger ». Nous sommes dans l’ingérence, même si on peut ratiociner à l’infini sur l’interprétation de la résolution 1973.        <br />
              <br />
       Mais je ne veux pas émettre un vote qui pourrait être interprété comme un désaveu de ceux qui luttent pour la démocratie dans le monde arabe et pour la liberté de leurs peuples. J’exprimerai mes très fortes réserves par un vote d’abstention qui se veut aussi un appel au gouvernement pour qu’il trouve désormais rapidement à ce conflit une solution politique, conforme à l’intérêt de la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Nous-avons-franchi-les-bornes-de-la-responsabilite-de-proteger-nous-sommes-dans-l-ingerence_a1173.html</link>
  </item>

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   <title>"Je vois mal Dominique Strauss-Kahn mettre en oeuvre en France une autre politique que celle qu'il impulse à la tête du FMI"</title>
   <pubDate>Fri, 01 Apr 2011 13:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France24 jeudi 31 mars. Il répondait aux questions de Roseline Febvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/89fa31605544920d548fd29140d41c5662578efc" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Voir la première partie ci-dessus (et <a class="link" href="http://www.france24.com/fr/20110331-khadafi-cnt-diplomatie-onu-juppe-sarkozy-irak-guerre-petrole-euro-chomage-merkel-allemag%2Ce-deficit">son verbatim</a> sur le site de France24) et la seconde partie ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  </item>

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   <title>La vidéo de l'intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat sur la Libye</title>
   <pubDate>Thu, 24 Mar 2011 10:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement sur la Libye au Sénat, mardi 22 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/3d92c4b01cba999a4a461cacffb0f3ef96a4f3e2" width="608" height="372">
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</object >
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Donner-au-peuple-libyen-les-moyens-de-son-autodetermination_a1098.html">Le texte de l'intervention est disponible ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2800430-3969120.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-video-de-l-intervention-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Senat-sur-la-Libye_a1102.html</link>
  </item>

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   <title>"La Libye doit trouver sa propre voie : la démocratie n'est pas un article d'exportation"</title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 10:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 22h de Public Sénat mardi 22 mars 2011. Il répondait aux questions de Sonia Mabrouk.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/59f1a409a245fbc2b41fd3537bffde4f7d9c4908" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2795477-3960161.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-Libye-doit-trouver-sa-propre-voie-la-democratie-n-est-pas-un-article-d-exportation_a1101.html</link>
  </item>

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   <title>"Une dérive dangereuse"</title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche, mercredi 23 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2795398-3959887.jpg?v=1300863912" alt=""Une dérive dangereuse"" title=""Une dérive dangereuse"" />
     </div>
     <div>
      <b>La Dépêche: Êtes-vous convaincu par l'intervention militaire en Libye ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Cette intervention, réalisée sur la base de la « responsabilité de protéger » définie par l'ONU en 2005, se déroule sous les auspices du Conseil de sécurité. Elle était nécessaire pour empêcher le déchaînement de la répression contre le peuple libyen à Benghazi, mais elle ne règle pas tout le problème. La résolution 1973 fixe un objectif limité et n'autorise que des moyens aériens. Nous risquons d'être confrontés à une partition de fait, au moins temporaire, entre la Cyrénaïque à l'Est et d'autre part la Tripolitaine à l'ouest et le Fezzan au sud. On peut se demander si Kadhafi survivra à la défaite qu'il est en train de subir à travers la neutralisation de son aviation et de ses armes lourdes. Il serait préférable, qu'après le cessez-le-feu décidé par le Conseil de sécurité, les pays de la Ligue arabe et ceux de l'Union africaine prennent en charge la réunion des conditions qui permettront au peuple libyen de s'autodéterminer. Ce n'est pas à l'Occident d'imposer ses solutions.       <br />
              <br />
       <b>Que pensez-vous de la polémique sur le front républicain pour le deuxième tour des cantonales ?</b>       <br />
       Le PS pratique le désistement républicain mais pas le secrétaire général de l'UMP, Monsieur Copé. Je le regrette car Mme Le Pen n'a pas changé de nature. Elle a changé de discours, de look mais sur le fond, le FN est toujours porteur d'une idéologie démagogique qui fait de l'immigration la source de tous les maux. Certes, l'immigration pose des problèmes, mais il faut les résoudre par la voie de l'intégration et non de l'excommunication. À l'UMP, il y a des sensibilités différentes, M. Fillon vient de faire entendre une voix républicaine. Mais à sa tête, certains font passer en priorité la reconquête d'un électorat qui s'est porté ou est tenté de se porter sur le FN. C'est dangereux car c'est une dérive de toute la vie politique française qui s'ensuivrait. Le FN se développe sur la base d'une crise sociale qui dure depuis trente ans et dont la responsabilité incombe aussi bien à la politique néolibérale de la droite ou d'un PS qui s'est détourné des couches populaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Vous accusez le PS d'avoir cédé aux sirènes du libéralisme. Le PS change-t-il selon vous à l'approche de 2012 ?</b>       <br />
       Je ne fais aucun procès. Je constate que le logiciel néolibéral fondé sur une dérégulation généralisée de l'économie s'est imposé en Europe continentale depuis les années 85-92 à travers les traités de Luxembourg et de Maastricht. Ce sont toutes ces bandelettes dont il faut se défaire pour inventer une voie nouvelle, je pense par exemple à la re-règlementation des mouvements de capitaux. J'attends donc les propositions des candidats socialistes.       <br />
              <br />
       <b>Le choix du candidat socialiste vous indiffère-t-il pour la présidentielle ?</b>       <br />
       J'aimerais que François Hollande fasse des propositions différentes de celles de Dominique Strauss-Kahn qui n'est pas le mieux placé pour impulser en France et en Europe une autre politique que celle qu'il met en œuvre à la tête du FMI. À défaut d'une expression nouvelle de M. Strauss-Kahn, j'aimerais entendre les voix de Martine Aubry, qui est une militante que j'apprécie, ou de François Hollande qui est bien enraciné dans la France profonde pour ouvrir à la France une politique réellement alternative.       <br />
              <br />
       <b>Vous serez candidat en 2012 ?</b>       <br />
       Je ne l'ai pas exclu car ce qui pose problème aujourd'hui, c'est l'absence d'une alternative véritable à la politique du pareil au même. C'est cette absence d'alternative qui, sur la longue durée, fait le lit du FN.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Jean-Pierre Bédéï.        <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/23/1041437-Chevenement-Une-derive-dangereuse.html">Ladepeche.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2795398-3959887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Une-derive-dangereuse_a1100.html</link>
  </item>

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   <title>"Toute la résolution 1973, rien que la résolution 1973" (Chevènement)</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2011 21:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 22 mars 2011, 19h18.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2794671-3958854.jpg?v=1300825335" alt=""Toute la résolution 1973, rien que la résolution 1973" (Chevènement)" title=""Toute la résolution 1973, rien que la résolution 1973" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Le sénateur et ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a appelé mardi lors du débat sur l'opération militaire en Libye à &quot;respecter&quot; les &quot;limites&quot; posées par la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'Onu autorisant cette opération.       <br />
              <br />
       &quot;La résolution 1973, oui, mais rien que la résolution 1973 !&quot; a lancé le sénateur du groupe RDSE (à majorité PRG).       <br />
       La résolution &quot;pose des limites qu'il convient d'autant plus de respecter que cinq pays du Conseil de sécurité et pas des moindres se sont abstenus; la Chine, la Russie, l'Inde, le Brésil et l'Allemagne notre partenaire privilégié en Europe&quot;, a-t-il souligné.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne doute pas&quot;, a-t-il lancé au Premier ministre, que &quot;votre gouvernement ait le souci de faire prévaloir une interprétation stricte de la résolution 1973&quot;. &quot;C'est au peuple libyen et non à une intervention extérieure et encore moins à une intervention de l'OTAN sur le modèle afghan qu'il revient de reconquérir la démocratie&quot;, a-t-il exhorté.       <br />
              <br />
       &quot;Laissons, s'il le faut, aux peuples arabes le soin d'abréger son pouvoir (du colonel Kadhafi, ndlr). Evitons tout ce qui pourrait donner l'impression que nous voulons imposer à la Libye nos choix politique&quot;, a martelé l'ancien ministre de François Mitterrand.       <br />
       &quot;Ce n'est pas seulement l'intérêt de la démocratie dans le monde arabe et celui, bien compris, à long terme, de Libye, c'est aussi l'intérêt de la France&quot;, a-t-il conclu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2794671-3958854.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Toute-la-resolution-1973-rien-que-la-resolution-1973-Chevenement_a1099.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2794137</guid>
   <title>Donner au peuple libyen les moyens de son autodétermination</title>
   <pubDate>Tue, 22 Mar 2011 17:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement sur la Libye au Sénat, mardi 22 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2794137-3958015.jpg?v=1300810006" alt="Donner au peuple libyen les moyens de son autodétermination" title="Donner au peuple libyen les moyens de son autodétermination" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Premier ministre, Messieurs les Ministres, M. le Président de la commission des affaires étrangères, mes chers collègues,       <br />
              <br />
       La décision était difficile. Ce qui était en cause n’était pas un risque imaginaire, comme en Irak en 2003. C’était un risque bien réel : celui de voir un gouvernement s’affirmant lui-même « sans pitié », utiliser tous les moyens de terreur pour faire taire une opposition, comme on l’a vu dans maintes villes libyennes reprises aux insurgés et comme on le voit encore à Misrata où les violences ont fait 40 morts et 300 blessés. Et cela à un moment particulier, où les aspirations à la démocratie et à la dignité se manifestent avec force dans différents peuples arabes, à commencer par le peuple tunisien, si proche de nous, et par le peuple égyptien, cœur vivant du monde arabe.        <br />
              <br />
       Depuis 2005, l’ONU reconnaît à son Conseil de Sécurité la « responsabilité de protéger » un peuple sur lequel ses dirigeants commettraient un « crime contre l’humanité ». C’est cette décision qui a été prise par le vote de la résolution 1973, adoptée le 17 mars dernier par le CSNU et qui est mis en œuvre, par la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et plusieurs autres pays volontaires y compris arabes. Il est important que cette intervention n’apparaisse pas comme celle de l’Occident et encore moins comme celle de l’OTAN. On disputait il y a une quinzaine de jours dans les gazettes si la politique de la France devait être faite par les diplomates ou par les politiques. On a cru l’affaire tranchée, il y a huit jours, quand un philosophe autoproclamé annonça sur le perron de l’Elysée que la France reprenait à son compte le fameux « droit d’ingérence » et rompait avec la règle selon laquelle elle reconnaît des Etats et non des gouvernements. Le Ministre d’Etat a heureusement recadré l’expression du gouvernement sans toutefois parvenir à dissiper totalement un léger parfum d’aventurisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il est vrai que la diplomatie française se situe sur une ligne de crête : la France, berceau de la Révolution de 1789, a toujours affirmé la souveraineté des peuples. Aussi bien, le « droit » et encore moins le « devoir d’ingérence » n’ont jamais été reconnus par les Nations Unies mais seulement « la responsabilité de protéger », sous l’égide du Conseil de Sécurité. La résolution 1973 nous oblige donc : elle fixe un objectif : la « protection des civils et des zones peuplées par des civils ». Il est vrai qu’elle autorise « tous les moyens nécessaires », à l’exclusion de toute occupation au sol, sous quelque forme que ce soit. L’aviation, la marine sont engagées. Des Français sont au combat. Ils risquent leur vie. A l’instar de tous, je les salue.       <br />
              <br />
       La résolution 1973 pose donc des limites qu’il convient d’autant plus de respecter que cinq pays au CSNU et pas des moindres se sont abstenus : la Chine et la Russie qui auraient pu utiliser leur droit de veto, l’Inde et le Brésil, deux des plus importants pays émergents, et enfin l’Allemagne, notre partenaire privilégié en Europe, ces trois derniers pays dont les autorités, on le sait, souhaitent devenir membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. L’attitude du gouvernement de Mme Merkel est quand même préoccupante, le couple franco-allemand semble n’exister à ses yeux que dans un seul sens : quand il s’agit d’annoncer la fermeture de sept centrales nucléaires allemandes les plus anciennes, il ne lui paraît pas nécessaire de consulter Paris. En revanche Paris se croit obligé de soutenir un soi-disant « pacte de compétitivité » qui interdit toute relance et nous enferme dans une perspective économique et sociale régressive. Je passe sur l’attitude des Etats-Unis dont le gouvernement, entre le Département d’Etat et le Pentagone, a paru partagé sur l’engagement des Etats-Unis en Libye dont le Président Obama a rappelé qu’il restera limité.        <br />
              <br />
       Que dire enfin de la prise de position du secrétaire général de la Ligue Arabe qui a condamné, le 20 mars, des frappes sur des cibles militaires qu’il paraissait avoir approuvées la veille ? Ses propos ont, paraît-il, été mal interprétés.       <br />
              <br />
       Bien entendu, les frappes en Libye ne doivent concerner que des cibles militaires et en aucun cas des infrastructures civiles. Il faut de surcroît éviter les dommages collatéraux sur les civils, même si cela est difficile. Mais c’est la condition de la réussite politique. Civils de tous bords, car la « responsabilité de protéger » est globale et concerne tous les Libyens, comme le rappelle le préambule de la résolution, je le cite : « réitérant la responsabilité des autorités libyennes de protéger la population libyenne, réaffirmant que les parties au conflit armé ont la responsabilité primordiale de prendre toutes les mesures possibles pour assurer la protection des civils », j’arrête là ma citation. Elle a le mérite de la clarté.       <br />
              <br />
       À ce stade, deux hypothèses peuvent être formulées : Ou bien le régime du colonel Kadhafi s’effondre sous la pression de la contestation populaire et sous le poids de ses propres contradictions. Cette issue est hautement souhaitable. C’est un vœu que vient de réitérer le Président Obama mais ce n’est qu’un vœu car cet objectif ne figure pas dans la résolution 1973. On ne peut interpréter l’expression « user de tous les moyens nécessaires » au-delà de ce qu’implique l’objectif de protection des civils, par exemple pour une politique de « regime change », comme disent les Anglo-Saxons.        <br />
              <br />
       On ne peut donc exclure que le colonel Kadhafi parvienne à se maintenir, au moins temporairement, en Tripolitaine et au Fezzan à la faveur d’un cessez-le-feu que déciderait le CSNU. On sait comment on commence une guerre. On sait rarement comment on la termine.       <br />
              <br />
       La Libye est un Etat fragile. L’intérêt national est de ne pas laisser s’installer un foyer d’anarchie en Afrique du Nord ou en Afrique sahélienne. Je ne doute pas que votre gouvernement, Monsieur le Premier ministre, comptable de l’image de la France et de nos intérêts dans le monde notamment arabe et particulièrement au Maghreb, ait le souci de faire prévaloir une interprétation stricte de la résolution 1973. C’est au peuple libyen et non à une intervention extérieure et encore moins à une intervention de l’OTAN sur le modèle afghan, qu’il revient de conquérir la démocratie à laquelle la Libye a droit. Il faut donc respecter à la fois le temps de l’Histoire et la dignité des peuples arabes dont le destin est lié au nôtre. Rien ne doit être fait qui les dissuade de participer à la mise en œuvre de la résolution 1973.       <br />
              <br />
       Mon sentiment est que le colonel Kadhafi ne pourra survivre très longtemps à une défaite avérée. Laissons, s’il le faut, aux peuples arabes le soin d’abréger son pouvoir. Évitons tout ce qui pourrait donner l’impression que nous voulons imposer à la Libye nos choix politiques. Le rôle de la Communauté internationale est de créer les conditions qui permettront au peuple libyen de construire lui-même son avenir. La démocratie n’est pas un article d’exportation. C’est à chaque peuple qu’il revient de se l’approprier.       <br />
              <br />
       La France ne doit pas oublier qu’elle ne fait que secondairement partie de la famille des nations occidentales. Elle fait d’abord partie de la grande famille des nations humaines et se doit donc de respecter l’indépendance et le droit à l’autodétermination de chaque peuple. La résolution 1973, oui, mais rien que la résolution 1973 ! Ce n’est pas seulement l’intérêt de la démocratie dans le monde arabe et celui, bien compris, à long terme, de la Libye. C’est aussi l’intérêt de la France que de se tenir fermement du côté de la souveraineté des peuples !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Donner-au-peuple-libyen-les-moyens-de-son-autodetermination_a1098.html</link>
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   <title>Kadhafi à l'Assemblée: condamnation de l'ex-gauche plurielle sauf Chevènement</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 14:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 11 décembre 2007, 12h44.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/797997-976794.jpg?v=1289480122" alt="Kadhafi à l'Assemblée: condamnation de l'ex-gauche plurielle sauf Chevènement" title="Kadhafi à l'Assemblée: condamnation de l'ex-gauche plurielle sauf Chevènement" />
     </div>
     <div>
      Les dirigeants de l'ex-gauche plurielle dont François Hollande, réunis mardi à Paris en sommet, ont condamné fermement la venue du président libyen Mouammar Kadhafi, à l'exception de Jean-Pierre Chevènement qui a adopté une position plus nuancée.       <br />
       &quot;Kadhafi n'a pas sa place à l'Assemblée nationale qui est un lieu où a été proclamée la Déclaration des Droits de l'Homme&quot;, a lancé le premier secrétaire du PS François Hollande, à l'ouverture de ce nouveau sommet de la gauche plurielle, rue de Solférino.       <br />
       &quot;Je ne peux pas oublier que le régime de Kadhafi a été accusé d'actes terroristes contre un avion français. On ne reçoit pas avec les honneurs de la République un dictateur comme Kadhafi&quot;, a-t-il poursuivi.       <br />
       &quot;On peut vendre de la technologie française et des produits de qualité partout sans avoir besoin de se compromettre&quot;, a-t-il conclu.       <br />
       Abondant dans le même sens, la secrétaire nationale communiste Marie-George Buffet a estimé que dérouler &quot;le tapis rouge alors que cet homme est un dictateur, c'est indécent. Nous sommes une République, tout ne peut pas se marchander&quot;.       <br />
       La députée Verte Martine Billard a renchéri : &quot;Il est hors de question de donner un blanc seing de démocratie à quelqu'un qui, il y a peu, détenait des infirmières, a torturé, maintient encore plein de prisonniers&quot;.       <br />
       Il s'agit d'une &quot;visite business et en même temps M. Kadhafi est un grand assassin&quot;, a pour sa part déclaré le président du PRG, Jean-Michel Baylet.       <br />
       Plus nuancé, Jean Pierre Chevènement (MRC) a considéré qu'&quot;on peut faire avancer les droits de l'Homme à l'occasion d'une politique mais on ne peut réduire une politique extérieure aux droits de l'Homme&quot;.       <br />
       &quot;Si on veut faire l'Union de la Méditerranéenne, on doit travailler avec des Etats qui sont sur la rive sud, que ce soit Ben Ali (Tunisie), Bouteflika (Algérie), le roi Mohammed VI (Maroc) ou le président Moubarak (Egypte)&quot;, a-t-il fait valoir.       <br />
       &quot;Rappelez-vous Pascal: 'l'homme n'est ni ange ni bête. Qui veut faire l'ange fait la bête'. Cette phrase s'applique à certains membres du gouvernement&quot;, a ajouté l'ancien ministre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Kadhafi-a-l-Assemblee-condamnation-de-l-ex-gauche-plurielle-sauf-Chevenement_a508.html</link>
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   <title>Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 11:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 11 décembre 2007, 09h02.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/797769-976532.jpg?v=1289480122" alt="Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade" title="Chevènement ne prend pas assez «au sérieux le gouvernement pour demander la démission» de Yade" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a indiqué mardi ne pas prendre le gouvernement Fillon &quot;suffisamment au sérieux pour demander la démission&quot; de Rama Yade après les vives critiques de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme sur la visite du colonel Kadhafi.       <br />
       &quot;Elle est une jolie femme que j'ai toujours plaisir à contempler à la télévision. Seulement, ce n'est pas un gouvernement, c'est la Star Academy. M. Sarkozy l'a composé comme un plateau de télévision. Je ne prends pas ce gouvernement suffisamment au sérieux pour demander la démission de Rama Yade&quot;, indique M. Chevènement <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-Sud-Ouest_a504.html">dans un entretien à Sud Ouest</a>.       <br />
       &quot;J'ai une conception de la politique qui n'est pas celle de la 'com'. Mais on peut poser un certain nombre de questions qui touchent aux Droits de l'Homme. Par exemple, M. Kouchner, plutôt que de bouder le dîner donné en l'honneur de M. Kadhafi, ferait mieux de l'entretenir des problèmes posés par certaines disparitions dans les prisons libyennes&quot;, ajoute-t-il.       <br />
       L'ancien ministre estime par ailleurs que la visite du leader libyen traduit &quot;l'alignement de la politique française sur celle des Etats-Unis&quot;.       <br />
       &quot;M. Sarkozy s'inscrit dans le sillage ouvert par la visite de M. Tony Blair à Tripoli et dans la décision arrêtée par M. (George) Bush de normaliser ses relations avec la Libye&quot;, affirme le président d'honneur du MRC.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-ne-prend-pas-assez-au-serieux-le-gouvernement-pour-demander-la-demission-de-Yade_a505.html</link>
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   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest</title>
   <pubDate>Tue, 11 Dec 2007 11:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Chevènement : « Rama Yade est une jolie femme...», entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest, propos recueillis par Rodolphe Wartel, mardi 11 décembre 2007     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/797744-976505.jpg?v=1289480122" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Sud Ouest" />
     </div>
     <div>
      Hier, la secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade, a clairement exposé son malaise en se déclarant <span style="font-style:italic">« dérangée »</span> face au tapis rouge déroulé pour le dirigeant libyen : <span style="font-style:italic">« Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort </span>», a-t-elle souligné dans « le Parisien-Aujourd'hui en France ». Doit-elle aujourd'hui démissionner ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de Lionel Jospin dont la phrase <span style="font-style:italic">« un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne »</span> est restée célèbre, a répondu à « Sud Ouest » hier soir.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous choqué par la venue du colonel Kadhafi en France ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Le fond de l'affaire est l'alignement de la politique française sur celle des États-Unis. M. Sarkozy s'inscrit dans le sillage ouvert par la visite de M. Tony Blair à Tripoli et dans la décision arrêtée par M. Bush de normaliser ses relations avec la Libye.       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes néanmoins le premier pays européen à réhabiliter aujourd'hui Kadhafi?</b>       <br />
       Dans le cadre de l'Union méditerranéenne, il faut bien faire avec les pays de la rive sud. Et il y a la Libye. J'ai toujours été réservé sur une extension excessive de l'Union méditerranéenne, parce que je pressens des problèmes insolubles dès lors que l'on abordera la question israélo-palestinienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Nicolas Sarkozy est néanmoins le premier en Europe à l'accueillir, et à l'accueillir à l'Assemblée nationale?</b>       <br />
       J'ai une conception de la politique qui n'est pas celle de la com. Mais on peut poser un certain nombre de questions qui touchent aux droits de l'homme. Par exemple, M. Kouchner, plutôt que de bouder le dîner donné en l'honneur de M. Kadhafi, ferait mieux de l'entretenir des problèmes posés par certaines disparitions dans les prisons libyennes.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi condamnez-vous l'attitude de Bernard Kouchner ?</b>       <br />
       Bernard Kouchner est prisonnier de sa démagogie. La position de M. Kouchner n'a pas besoin d'être rappelée. Il est l'un des rares hommes politiques français à avoir approuvé l'invasion de l'Irak en 2003. Il est pris dans le piège de ses propres contradictions.       <br />
              <br />
       <b>Vous aviez dit qu'un ministre devait démissionner ou fermer sa gueule. Rama Yade doit-elle démissionner du gouvernement ?</b>       <br />
       Elle est une jolie femme que j'ai toujours plaisir à contempler à la télévision. Seulement, ce n'est pas un gouvernement, c'est la Star Academy. M. Sarkozy l'a composé comme un plateau de télévision. Je ne prends pas ce gouvernement suffisamment au sérieux pour demander la démission de Rama Yade.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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