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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de RFI mardi 21 octobre à 8h15</title>
   <pubDate>Tue, 21 Oct 2008 10:47:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il est interrogé par Frédéric Rivière pendant 15 minutes.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1076941-1367011.jpg?v=1289480048" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de RFI mardi 21 octobre à 8h15" title="Jean-Pierre Chevènement invité de RFI mardi 21 octobre à 8h15" />
     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée <a class="link" href="http://www.rfi.fr/">sur le site de Radio France International</a> en direct ou sur votre radio (89 FM à Paris). Elle est podcastée ci-dessous. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Un véritable débat national sur la crise financière</title>
   <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 23:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat lors du débat sur la crise financière, 8 octobre 2008.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Devant une crise majeure, qui se répercutera immanquablement dans l’ordre international – paix ou guerre entre les nations – sur l’avenir de l’euro et dans la vie de dizaines de millions de Français et d’abord des plus démunis, l’appel à dépasser des clivages devenus secondaires n’est pas à rejeter <span style="font-style:italic">a priori</span>. Mais on n’a pas le droit de parler d’« union nationale » avant qu’un vrai débat national ait eu lieu, permettant d’aller aux racines de la crise et de dégager des propositions répondant à la fois à l’intérêt du pays et à la justice sociale. Ce bref débat parlementaire ne saurait être que la préfiguration du grand débat national souhaitable. Encore faut-il que le gouvernement et le Parlement définissent un cadre pour ce débat national.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>I – Ne nous voilons pas la face : cette crise sera profonde et durable</b>, à la mesure des déséquilibres qui se sont creusés : entre l’économie réelle et la sphère financière d’abord, mais aussi et surtout dans l’habitude qu’ont prise les Etats-Unis, au cœur d’une globalisation qu’ils ont impulsée, de vivre tellement au-dessus de leurs moyens, s’endettant à tout va (316 % du PIB), captant 80 % de l’épargne mondiale, avec un déséquilibre de leurs comptes extérieurs équivalant à 6 points de leur produit intérieur brut. On incrimine à juste titre les dérives du capitalisme financier et notamment la titrisation des prêts qui a déresponsabilisé les prêteurs. Mais ces dérives ont été encouragées ! Elles l’ont été par M. Alan Greenspan, ce grand magicien, hier encensé, et aujourd’hui découronné !  Tout simplement parce que pour sortir de la crise née en 2000 de l’éclatement de la bulle technologique et soutenir les choix dispendieux de l’Administration Bush, il n’a pas trouvé d’autre moyen que de créer une autre bulle, la bulle immobilière en favorisant l’endettement des ménages, le crédit hypothécaire et la titrisation. L’endettement des ménages ne touche certes pas que les Etats-Unis - la Grande-Bretagne et l’Espagne ont suivi leur exemple -, mais pour l’essentiel, la crise est américaine. Elle obéit à une logique qui est d’abord américaine. Notons que les partenaires des Etats-Unis, par suivisme, et les institutions internationales, par inféodation, se sont trouvés incapables d’enrayer cette dérive.       <br />
              <br />
       Il faudra du temps pour que les ménages américains se remettent à épargner et pour que les Etats-Unis rétablissent leurs comptes extérieurs et délaissent le rêve impossible d’un Empire universel, en acceptant d’être la grande nation qu’ils sont, dans un monde devenu irréversiblement multipolaire.       <br />
              <br />
       Cette crise n’est pas une simple crise psychologique, comme le dit M. Minc.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>II - Cette crise clôt un cycle de trente ans qui avait commencé avec l’élection de Mme Thatcher et de M. Reagan et peut-être avant</b>, avec le flottement des monnaies autour du dollar, consacré monnaie mondiale par les accords de la Jamaïque en 1976 : elle clôt le cycle de la finance globalisée, des marchés ouverts « à coup de barre à mine », la fin de toutes les protections avec l’OMC se substituant au GATT en 1994, le cycle des privatisations, la mise en concurrence des territoires et des main d’œuvre, avec son cortège des délocalisations, pour satisfaire aux exigences insatiables de « l’acquisition de valeur pour l’actionnaire », bref la dictature de l’actionnariat, au mépris des exigences du long terme et des entreprises elles-mêmes. Rappelez-vous le marché-roi dont le fonctionnement était censé assurer l’intérêt général, le principe de la concurrence libre et non faussée inscrit dans l’Acte Unique de 1987 et dans le traité de Maastricht de 1992 et repris dans le protocole n° 6 du traité de Lisbonne. Rappelez-vous la vigilance sourcilleuse de la Commission européenne vis-à-vis de toute intervention qui aurait pu fausser le libre jeu du marché !       <br />
              <br />
       	C’était hier, mais cela paraît soudain dater d’il y a cent ans ! Francis Fukuyama décrétant la fin de l’Histoire et le triomphe définitif du libéralisme, c’était en 1992. Mais l’Histoire, pour le meilleur ou pour le pire, s’est remise en marche. Un débat surréaliste a surgi, il y a quelques jours, aux journées parlementaires de l’UMP, à propos des critères de Maastricht que M. Guaino proposait de relativiser. Les thuriféraires de l’orthodoxie maastrichtienne s’en sont donnés à cœur joie, comme s’il n’était pas évident que les dotations allouées aux banques, comme Dexia, les garanties données aux épargnants, les plans de soutien multipliés n’allaient pas, en dernier ressort, obérer le budget de l’Etat. Ces cris de vierges effarouchées ont été bien vite noyés par l’accélération des évènements. M. Jouyet, le 3 octobre, est obligé de reconnaître que l’Union européenne est revenue sur deux dogmes fondamentaux : l’un concernant les règles de la concurrence, l’autre les aides de l’Etat (les Echos, 3 octobre). Après que l’Allemagne eût rejeté l’idée d’un « plan Paulson à l’européenne », Mme Merkel impose le 4 octobre une simple « coordination de mesures nationales » sous le régime de l’urgence, c’est-à-dire en dehors des règles posées par la Commission. Le lendemain, 5 octobre, elle est la première - non ! la seconde après l’Irlande, qu’elle avait pourtant critiquée ! - à annoncer, sans prévenir, une garantie illimitée à tous les déposants allemands. La réalité de l’Union européenne éclate aux yeux mêmes de ceux qui ne veulent pas voir : c’est le chacun pour soi. Je ne m’en réjouis pas, bien qu’ayant toujours prédit que le fait national ne disparaîtrait pas.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III  - La leçon est claire : il faut innover franchement et pour cela se délivrer des mythes, du politiquement correct, de parler faux libéral et pseudo européen.</b> Autant d’Europe que possible oui, notamment par la création d’un gouvernement économique de la zone euro, mais autant de national que nécessaire ! Car nécessité fait loi : Mieux vaut l’Europe des Etats que pas d’Europe du tout. Il faut revenir à un interventionnisme qui redonne aux Etats, c’est-à-dire aux peuples, la possibilité d’encadrer et de réguler le marché, si possible de concert. Oui, il faut que les Etats reprennent leurs droits par rapport à des instances entièrement déconnectées du suffrage universel comme la Commission et la Banque Centrale européenne. Seuls les Etats ont la légitimité démocratique pour agir efficacement, mais ensemble de préférence, cela va de soi.       <br />
              <br />
       *       <br />
       	       <br />
       	L’urgence impose d’agir dans quatre directions :        <br />
              <br />
       1.	<span class="u">Il faut, bien sûr, empêcher les faillites bancaires en chaîne et pour cela privilégier les recapitalisations publiques et les conversions de dettes en actions</span> plutôt que la reprise aléatoire, arbitraire et d’ailleurs insuffisante d’actifs toxiques, sur le modèle du Plan Paulson. Le contribuable, à défaut de rentrer dans ses frais, doit trouver des contreparties solides à l’effort qu’on lui demande. Toute garantie publique doit être gagée par des participations publiques. Puisque les contribuables seront contraints de payer, que les financiers soient expropriés ! Ce ne serait que justice que les banques qui remplissent en fait une véritable mission de service public et ont acquis le monopole de fait de la création monétaire, redeviennent, conformément au préambule de la Constitution de 1946, propriété de la collectivité. Et que les conséquences en soient tirées quant au choix des dirigeants et quant à la définition de nouvelles conditions d’octroi des crédits. La recréation d’un grand pôle financier public est d’ailleurs un élément de la solution comme outil d’un plan de relance ciblé.       <br />
              <br />
       2.	La deuxième urgence en effet est d’<span class="u">enrayer la contraction massive du crédit</span> aujourd’hui observable pour éviter l’approfondissement de la crise. La révision des normes comptables et l’aménagement des contraintes prudentielles ne suffisent pas. Sans doute serait-il souhaitable d’obtenir aussi de la Banque Centrale européenne une baisse des taux d’intérêt et l’allongement sur plusieurs jours de la durée des refinancements qu’elle procure. Mais il faut aller plus loin : il faut que l’Etat garantisse, comme l’a fait l’Allemagne, tous les dépôts, c’est-à-dire en vienne à une renationalisation au moins provisoire du crédit.       <br />
              <br />
       3.	En troisième lieu, il faut <span class="u">concevoir rapidement un plan de relance économique</span> :       <br />
              <br />
       -	Orienter l’épargne vers l’économie réelle. Les Français ont une épargne abondante. Il faut la transformer au bénéfice de l’investissement productif.       <br />
       -	Au-delà du rachat de 30.000 logements en déshérence grâce aux excédents du Codevi, il ne faut pas hésiter à utiliser les excédents de collecte du livret A, au moins 12 Milliards d’euros, pour amplifier l’effort sur le logement.       <br />
       -	Aider par priorité les PME et les collectivités locales par des prêts bonifiés en utilisant les fonds d’épargne en gestion financière de la Caisse des Dépôts.       <br />
       -	Mettre en œuvre un programme d’aides aux industries en difficulté comme l’automobile pour favoriser la recherche sur les véhicules électriques et hybrides, la pile à combustible et l’économie de l’hydrogène, avec obligation de localisation ou de relocalisation.       <br />
       -	Aider  la mutation énergétique à investir dans la sûreté nucléaire et les économies d’énergie.       <br />
       -	Bref remettre la politique industrielle à l’ordre du jour.       <br />
       -	Lancer un grand plan d’infrastructures ferroviaires : nouvelles lignes TGV et de fret ferroviaire, modernisation et fiabilisation du réseau.       <br />
              <br />
       Est-ce témoigner de trop d’audace que de préparer le lancement d’un grand emprunt d’Etat d’équipement de 30 Milliards d’euros ? Enfin, on ne devrait pas faire l’économie d’une relance concertée du pouvoir d’achat en Europe et au plan international. Cela aiderait d’ailleurs les Etats-Unis à rétablir leurs comptes.       <br />
              <br />
       4.	Le quatrième axe d’une politique anticrise efficace consiste à <span class="u">agir internationalement</span> :       <br />
              <br />
       -	pour mettre un terme à la croissance incontrôlée de l’endettement et maîtriser, sous l’égide du FMI, les mouvements de capitaux spéculatifs ;       <br />
       -	pour rétablir les équilibres financiers mondiaux en stimulant la demande des pays excédentaires et aider ainsi au rétablissement d’un taux d’épargne positif aux Etats-Unis.       <br />
              <br />
       C’est seulement si ces conditions sont réunies qu’on pourra fixer des fourchettes à la fluctuation des parités monétaires.        <br />
              <br />
       Il faut donc frapper vite et fort sans faire l’économie du débat. Voilà le défi !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Il faut construire l'Europe en respectant les peuples</title>
   <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement, Le Figaro, lundi 16 juin 2008. Après le non irlandais au référendum sur le traité de Lisbonne, Jean-Pierre Chevènement revient sur la nécessité de prendre en considération la volonté populaire pour aller plus avant dans l'élaboration de l'Union européenne.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/964854-1199931.jpg?v=1289480133" alt="Il faut construire l'Europe en respectant les peuples" title="Il faut construire l'Europe en respectant les peuples" />
     </div>
     <div>
      Juridiquement, le traité de Lisbonne est mort avec le non irlandais : un traité n'a de valeur que s'il est adopté, dans les mêmes termes, par tous les pays qui l'ont signé. En France et aux Pays-Bas, les gouvernements avaient déjà contourné la volonté populaire en procédant, par un véritable déni de démocratie, à une ratification par voie parlementaire.       <br />
              <br />
       Patatras ! Là où le vote par référendum était constitutionnellement nécessaire, en Irlande, le rejet populaire est net. On cherche à minorer le vote irlandais : ce ne serait que 4 millions d'habitants, M. Sarkozy a eu un mot malheureux en parlant <span style="font-style:italic">«d'incident irlandais»</span>. Mais qui peut douter, qu'en France, comme aux Pays-Bas, le résultat aurait été le même si le peuple avait été consulté ? Et qui peut croire que, s'il l'était au Royaume-Uni, en République tchèque, voire en Allemagne, le résultat serait pareillement négatif ?       <br />
              <br />
       Les dirigeants européens sont confrontés à la rébellion des peuples contre une construction technocratique et antisociale dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. M. Jouyet, dans un premier mouvement dont on sait qu'il est toujours le bon, a déclaré : <span style="font-style:italic">«Je suis plus que touché : effondré !»</span> M. Barroso délégitime sa fonction de président de la Commission européenne en demandant la poursuite de la procédure de ratification. Il s'arroge un pouvoir qu'aucun traité n'a confié à la Commission. M. Gordon Brown, premier ministre britannique, est pris en flagrant délit de déni de démocratie. Oublié l'engagement de Tony Blair de consulter le peuple britannique par référendum ! Le fossé se creuse ainsi entre les élites dirigeantes «oui-ouistes» et les peuples. M. Sarkozy a oublié tout ce qu'il nous a dit pendant la campagne électorale sur la nécessité d'une Europe qui protège, d'un euro trop cher, et d'une politique de change plus réaliste. Ce mépris du peuple nourrira demain les pires régressions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous sommes engagés dans une dérive gravissime où les peuples ne peuvent que perdre confiance dans ceux qu'ils ont élus. Il est temps de se mettre à leur écoute. Les raisons du fossé qui s'est créé sont simples : il y a d'abord un mécanisme de décision ultratechnocratique ni la Commission européenne, ni la Banque centrale européenne, ni la Cour de justice de l'Union européenne ne rendent de comptes à des représentants élus par les peuples. Le Parlement européen n'exprime aucune volonté générale, c'est un Parlement fantôme, de lui n'émane aucune légitimité.       <br />
              <br />
       En second lieu, la construction européenne n'a été, en aucune manière, une barrière protectrice contre une mondialisation libérale qui frappe l'Europe de plein fouet. Il n'y a plus de tarif extérieur commun, les taux de change sont assassins pour l'activité économique. Au nom du principe de la concurrence, on a tué les politiques industrielles. La libéralisation des marchés de l'énergie a eu, pour conséquence, l'envol des prix de l'électricité et du gaz. La sécurité de l'approvisionnement énergétique européen est le cadet des soucis de la Commission, l'intérêt des peuples est foulé aux pieds par ceux dont la mission devrait être de le défendre. Et, pendant ce temps-là, les dogmes usés du libre-échangisme et de la concurrence érigée en fin dernière de toute la société font eau de toutes parts. Même M. Sarkozy reconnaît que le traité de Lisbonne ne peut être d'aucune aide dans la solution des graves problèmes économiques auxquels nous sommes confrontés. La présidence française démarre ainsi complètement à côté de la plaque.       <br />
              <br />
       M. Sarkozy est ainsi placé devant un dilemme crucial pour la suite de sa présidence. Ou bien il persiste à se fondre dans la triste cohorte de ses homologues européens ou bien il se souvient de ses mâles discours de campagne électorale, il prend alors le taureau par les cornes, il choisit de porter le débat sur la réorientation de la construction européenne cela ne peut se faire qu'en s'appuyant sur la volonté des peuples. Il faut revoir les statuts de la Banque centrale européenne ou, à tout le moins, rappeler que la politique de change est de la compétence des gouvernements au terme du traité de Maastricht lui-même, disposition totalement oubliée, depuis lors. Il faut assouplir le pacte de stabilité pour organiser une relance à l'échelle de la zone euro, ce qui sera le meilleur moyen d'aider les États-Unis à surmonter leur récession. Il faut bloquer la politique de concession de M. Mandelson, dans la négociation agricole, à l'OMC. Il faut, enfin, redresser les initiatives débiles de la Commission européenne en matière de politique énergétique commune.       <br />
              <br />
       Bref, il faut une France qui sache ce qu'elle veut. Pour M. Sarkozy, l'histoire ne repassera pas les plats. Ou bien, il choisira de s'appuyer sur le peuple, ou bien il continuera de le combattre en s'appuyant sur l'establishment européen. Il faut laisser tomber le mauvais traité de Lisbonne qui entérinait la rupture de parité dans les votes au Conseil entre la France et l'Allemagne, parité qui avait permis, jusqu'ici, le progrès équilibré de la construction européenne. Il faut faire avec le traité de Nice, dont ceux qui l'ont signé disent beaucoup de mal mais qui, depuis huit ans, permet quand même de fonctionner. Il faut surtout de l'imagination et la volonté politique de construire une Europe avec les peuples, selon le principe de la géométrie variable. C'est ainsi qu'on réconciliera l'Europe avec la démocratie qui vit dans les nations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Il-faut-construire-l-Europe-en-respectant-les-peuples_a625.html</link>
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   <title>Pauvre Monsieur Sarkozy !</title>
   <pubDate>Wed, 02 Jan 2008 18:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      M. Trichet a été désigné comme <a class="link" href="http://www.ft.com/cms/s/0/af1a4d9e-b1ba-11dc-9777-0000779fd2ac,dwp_uuid=ed7cc5f6-a352-11dc-b229-0000779fd2ac.html">« l’homme de l’année » par le Financial Times</a>. Dis-moi qui t’a fait roi, je te dirai qui tu es.       <br />
              <br />
       Mieux, M. Trichet a une seconde raison de se réjouir : il vient de recevoir, dans <span style="font-style:italic">Le Monde</span> date du 3 janvier, le soutien du secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet. Dans un long plaidoyer intitulé <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-995279,0.html">« Pour une diplomatie de l’euro »</a>, M. Jouyet souligne que <span style="font-style:italic">« l’appréciation de l’euro n’a pas que des effets négatifs »</span> et qu’<span style="font-style:italic">« il ne faut pas surestimer la capacité des Banques Centrales à infléchir efficacement et durablement les tendances structurelles sur les marchés des changes »</span>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« L’Europe,</span> ajoute M. Jouyet, <span style="font-style:italic">a fait le choix de la stabilité des prix et du refus des facilités des stratégies de monnaie faible »</span>.       <br />
              <br />
       Apparemment ce n’est pas l’avis de M. Bernanke, directeur du Federal Reserve Board américain, qui a fait sienne la théorie de l’insouciance bienveillante (<span style="font-style:italic">« benign neglect »</span>) quant au cours du dollar. Et ce ne semblait pas être non plus l’avis de M. Sarkozy, contempteur de <span style="font-style:italic">« l’euro cher »</span>, pendant sa campagne électorale.       <br />
              <br />
       Pauvre M. Sarkozy, écartelé entre son volontarisme affiché et l’orthodoxie de l’Establishment qui campe désormais au sein même de son gouvernement !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Pauvre-Monsieur-Sarkozy-_a529.html</link>
  </item>

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   <title>Contre le traité de Lisbonne</title>
   <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 10:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Valeurs actuelles, vendredi 23 novembre 2007. En reprenant la substance de la Constitution rejetée, ce traité nourit la désaffection populaire à l'égard de l'Europe.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/779071-953440.jpg?v=1289480121" alt="Contre le traité de Lisbonne" title="Contre le traité de Lisbonne" />
     </div>
     <div>
      M. Sarkozy prétend avoir couvert par son élection le rejet par 55 % des Français du <span style="font-style:italic">« projet de Constitution européenne »</span>, le 29 mai 2005. Rien n’est moins vrai : M. Sarkozy, pendant sa campagne, avait évoqué un <span style="font-style:italic">« mini traité »</span>, un <span style="font-style:italic">« traité simplifié »</span> qui pourrait être adopté par la voie parlementaire. Mais le traité de Lisbonne est tout le contraire : il reprend sur 256 pages la <span style="font-style:italic">« substance »</span> de la Constitution européenne. M. Giscard d’Estaing le reconnaît, même s’il déplore que son enfant ait été saucissonné en articles modificatifs, ce qui le rend le particulièrement illisible, même pour des parlementaires chevronnés. Le subterfuge est manifeste ! La tromperie est énorme ! M. Sarkozy s’asseoit sur la volonté populaire. Il pourra certes répondre que les socialistes – ou du moins leur direction – en font autant et même davantage, puisque c’est au mépris de leur propre engagement de procéder à un nouveau référendum qu’ils viennent de dire « oui » au traité de Lisbonne. C’est vraiment le seul succès dont M. Sarkozy puisse se targuer, car le nouveau traité ne respecte aucune des promesses qu’il avait multipliées pendant sa campagne de redresser la construction européenne, en instaurant un gouvernement économique de la zone euro, en luttant contre l’euro cher, en instaurant enfin une préférence communautaire aux frontières de l’Union européenne.       <br />
              <br />
       Rien de tout cela n’apparaît dans le nouveau traité : M. Sarkozy n’a obtenu aucune contrepartie à toutes les concessions qu’il a faites à Angela Merkel. Il y a un abîme entre les résultats que prétend avoir obtenus M. Sarkozy, dans son discours de Strasbourg du 2 juillet 2007, et la réalité des textes. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le traité de Lisbonne mérite toutes les critiques faites à la « Constitution européenne ». Un champ immense de nouvelles compétences (art. 3 à 6) est transféré à l’Union européenne. Le vote à la majorité qualifiée s’appliquera à une quarantaine de nouveaux domaines. Ainsi deux instances européennes majeures, dépourvues de légitimité démocratique, la Commission, détentrice du monopole de l’initiative, et la Cour de Justice, chargée, quant à elle, d’interpréter la Charte des Droits fondamentaux, étendront leurs pouvoirs déjà colossaux, au détriment du Parlement français.       <br />
              <br />
       Ce nouveau démantèlement de la souveraineté nationale est d’autant plus grave que la parité des votes au Conseil européen entre la France et l’Allemagne, actée dès 1951 par Konrad Adenauer et Jean Monnet comme la base immuable de la construction européenne est rompue par la prise en compte de la démographie. Chacun sait qu’à cet égard la France ne pèse que les trois quarts de l’Allemagne. Bonjour les minorités de blocage !       <br />
              <br />
       La marginalisation de la France est également sensible en politique extérieure. Elle ne pourra plus prendre aucune initiative sans en référer au préalable au Conseil européen (article 17 bis). De même, notre statut de membre permanent du Conseil de Sécurité est fortement encadré par l’obligation qui nous est faite de demander l’audition par celui-ci du « Haut Représentant de l’Union pour la politique extérieure », chaque fois que le Conseil des ministres des affaires étrangères, qu’il préside par ailleurs, aura pris une position en matière internationale (art. 19).       <br />
              <br />
       Enfin, la défense européenne devra être <span style="font-style:italic">« conforme avec les engagements souscrits dans le cadre de l’OTAN par les Etats qui en sont membres »</span>, c’est-à-dire la majorité et en tout cas ceux qui comptent (art. 27). Exit donc l’idée d’une défense indépendante ! La vassalisation de l’Europe est ainsi consommée par le traité de Lisbonne.       <br />
              <br />
       M. Sarkozy peut bien se targuer d’avoir fait disparaître le mot « Constitution ». Un traité qu’on ne peut modifier qu’à l’unanimité des vingt-sept Etats membres est au moins aussi contraignant.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas s’avancer beaucoup que de prédire une nouvelle et profonde crise de la démocratie et une désaffection redoublée à l’égard d’une Europe que nos gouvernants avaient une occasion historique de redresser, en s’appuyant sur la volonté populaire.        <br />
              <br />
       Quand les inévitables difficultés économiques à venir et les conséquences de l’alignement de notre politique extérieure, en particulier sur l’affaire du Moyen-orient, apparaîtront, alors le peuple français se rendra compte qu’il a été doublement piégé, sans la forme et dans le fond. Le seul véritable coup de maître qu’aura réussi M. Sarkozy aura été d’entraîner le parti socialiste, derrière MM. Kouchner et Jouyet désormais consacrés comme ses « éclaireurs de pointe ». La décrédibilisation de l’opposition n’est pas une bonne chose pour la démocratie.       <br />
              <br />
       Pour éviter une colère populaire aveugle, rien n’est sans doute plus important que de songer dès maintenant à rebâtir un recours républicain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Sur le traité « simplifié » : silence et désinformation</title>
   <pubDate>Wed, 01 Aug 2007 16:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Il peut arriver à Nicolas Sarkozy d’avoir de bonnes idées : revaloriser le rôle du Parlement, excessivement abaissé dans nos institutions, ou encore revoir la « gouvernance » des universités, aujourd’hui frappée de débilité. Mais sur un point essentiel, Nicolas Sarkozy s’est révélé incapable de desserrer les contraintes européennes. Dans le projet de traité baptisé par antiphrase « simplifié », il a fait toutes les concessions : Haut représentant pour la politique extérieure, Charte des droits fondamentaux d’essence fédéraliste, qui va donner d’immenses pouvoirs à la Cour de Justice de l’Union européenne, pondération des votes au Conseil par la démographie, rompant ainsi la parité entre l’Allemagne, la France et les autres « grands pays ».        <br />
              <br />
       En échange de ces concessions, quelle contrepartie a-t-il obtenu, sur le gouvernement économique de la zone euro, par exemple ? Rien ! A la timide demande exprimée par Jean-Pierre Jouyet d’une discussion de la politique de change par les gouvernements, avec quelle hauteur M. Trichet n’a-t-il pas répondu ! Sur ce sujet capital, le silence quand ce n’est pas la désinformation règnent en maîtres.        <br />
              <br />
       On nous explique ainsi dans la presse que les bénéfices des entreprises françaises explosent, et que, par conséquent, elles n’ont pas besoin d’un euro plus faible. Ces commentateurs oublient de rappeler que nos entreprises font, pour l’essentiel, leurs bénéfices à l’étranger. Le monde du travail en France est le grand oublié… Mais au bout du chemin, il se rappellera au bon souvenir de ces messieurs… et de M. Sarkozy, s’il ne fait rien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Sur-le-traite-simplifie-silence-et-desinformation_a398.html</link>
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   <title>Réaction de Jean-Pierre Chevènement à l'annonce de la composition du gouvernement</title>
   <pubDate>Fri, 18 May 2007 15:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Pierre Chevènement, vendredi 18 mai 2007     <div>
      Si le choix d’un gaulliste social à la tête du gouvernement peut paraître comme un élément de rééquilibrage, l’autonomie du Premier ministre vis à vis de Nicolas Sarkozy risque d’être réduite.       <br />
              <br />
       La séparation de Bercy en deux ministères serait une bonne chose, si le mot « industrie » figurait dans le portefeuille de M. Borloo. Il n’y figure malheureusement pas.        <br />
              <br />
       Quant à la nomination de MM. Kouchner et Jouyet aux Affaires étrangères et européennes, cette manœuvre de bas étage ne laisse augurer rien de bon pour la suite. Indépendamment de leurs personnalités attachantes, l’un et l’autre ont toujours symbolisé la droite dans la gauche. Le théoricien du devoir d’ingérence, Bernard Kouchner fournira des munitions idéologiques pour justifier l’alignement sur les Etats-Unis : a-t-on jamais vu les faibles s’ingérer dans les affaires des forts ?       <br />
              <br />
       Quant à Jean-Pierre Jouyet, on ne peut guère compter sur ce dévot de l’européisme qui a toujours sanctifié l’orientation libérale de la construction européenne, pour en redresser le cours.       <br />
              <br />
       L’ouverture de la droite vers la droite qui nichait dans la gauche ne trompera personne. Cette pseudo « ouverture » n’est en fait qu’une couverture : elle servira à justifier le retour au bercail atlantiste, les tentations néocoloniales et les dérives européistes.       <br />
              <br />
       Un seul aspect positif à cette manoeuvre de couverture : elle renforce la gauche en l’épurant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-l-annonce-de-la-composition-du-gouvernement_a342.html</link>
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