<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
  <link>https://www.chevenement.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-16T10:04:39+01:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.chevenement.fr/var/style/logo.jpg?v=1299438702</url>
   <link>https://www.chevenement.fr/</link>
   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8565993</geo:lat>
  <geo:long>2.3165333</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3232566</guid>
   <title>On veut nous imposer une "règle d'airain" qui nous conduit tout droit vers le gouffre qu'on prétend éviter</title>
   <pubDate>Wed, 31 Aug 2011 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, mercredi 31 août 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/2c41cb82f5d68feb380794348f78ba32d023f445" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/2c41cb82f5d68feb380794348f78ba32d023f445">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <b>Jean Michel Aphatie : Bonjour, Jean-Pierre Chevènement.       <br />
       Jean-Pierre Chevènement </b>: Bonjour, Jean Michel Apathie       <br />
              <br />
       <b>Votre lointain successeur Luc Chatel annonce, ce matin dans &quot;Le Parisien&quot;, qu'il a décidé de réintroduire la morale dans l'école primaire ; et le maître, dit il, va consacrer le plus régulièrement possible, quelques minutes à un petit débat philosophique, à un échange sur le vrai, le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l'intimité. Sans doute, la liste n'est elle pas close. Soutenez-vous, l'initiative de Luc Chatel, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       S'il s'agit d'une morale républicaine, oui. C'est-à-dire qu'il faut déduire la morale du civisme. Il est évident qu'il ne faut pas aller vers le conditionnement des esprits. Ce n'est pas le rôle de l'Education nationale.       <br />
              <br />
       <b>Mais en gros, vous soutenez Luc Chatel, c'est une bonne idée ?</b>       <br />
       Je pense, étant donné l'évolution de la société, du rôle des familles qui, malheureusement, s'effacent, il est bon que l'école, qui est quand même la grande institution dans laquelle se retrouve tous les Français, la dernière, joue également ce rôle.       <br />
              <br />
       <b>Donc un bon point pour Luc Chatel. Je signale au passage à nos auditeurs, que vous venez d'avoir un dialogue avec Luc Chatel que les éditions Plon ont publié sous la direction de Nicolas Beytout.</b>       <br />
       Je le suggère à Luc Chatel dans ce livre...       <br />
              <br />
       <b>... Le retour de la morale ?</b>       <br />
       Oui.       <br />
              <br />
       <b>Donc, c'est vous alors ?</b>       <br />
       Non, non, je ne le prétends pas. Il ne m'écoute pas en tout, malheureusement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Mais là, il vous a sans doute un peu écouté. Un autre débat dans cette rentrée, des manuels des classes de Première en Sciences et vie de la terre, expose aux lycéens, la théorie du &quot;genre sexuel&quot;, selon laquelle, je cite, un de ces manuels et je résume sans doute la pensée : &quot;Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons pour autant nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Ceci relevant surtout de la construction culturelle ou de la construction sociale&quot;. Et alors des députés de droite, disent &quot;c'est scandaleux, c'est de l'idéologie, ce ne sont pas des faits scientifiques. Il faut retirer ceci des manuels, interdire ces manuels&quot;. Les soutenez-vous ?       <br />
       </b>Je n'ai pas lu ce manuel. Il me parait absolument évident que le sexe ne résulte pas seulement d'une construction culturelle. Mais on peut très bien expliquer aussi que il y a des rôles que l'on attribue aux hommes ou aux femmes, et qu'après tout on peut dépasser cela. On l'a vu d'ailleurs dans le domaine du travail.       <br />
              <br />
       <b>Donc vous retireriez ou pas cet enseignement ?</b>       <br />
       Je juge sur pièce.       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes un peu prudent !</b>       <br />
       Non, je juge sur pièce. Ça mérite d'être examiné.       <br />
              <br />
       <b>Allez, c'est un débat compliqué, je vous l'accorde. Nouvelle économique d'hier soir : le déficit budgétaire prévu en 2011, sera plus important, à cause notamment d'une mauvaise rentrée sur les sociétés. Ce qui traduit un ralentissement de l'activité en France. Bercy prévoit qu'au lieu de 91 milliards de déficit, en 2011, il y en aura 95. Ce qui est évidemment pas une bonne nouvelle. Ça laisse un autre choix qu'une politique de rigueur, Jean-Pierre Chevènement, quand les déficits ne sont plus maîtrisables, qu'ils sont à ce niveau : 95 milliards d'euros de déficit cette année ?</b>       <br />
       Mais je vous fais observer que cet accroissement du déficit résulte d'une moindre croissance. C'est à dire qu'il y a moins de rentrée fiscale et la question qui se pose est la suivante : est ce que c'est en réduisant encore les dépenses, dans les domaines d'ailleurs, publics ou privés qu'on va retrouver un trend de croissance, une tendance générale à la croissance positive. Moi, je pense qu'on ne peut réduire la dette que si...       <br />
              <br />
       <b>... On augmente le déficit, c'est ça ?...</b>       <br />
       Non !... Que s'il y a une croissance, et je pense qu'aujourd'hui en Europe, on est en train de se laisser enfermer dans un cercle vicieux : rigueur, récession, moins values fiscales, déficit, endettement...       <br />
              <br />
       <b>A ce cercle vicieux, vous opposez un autre cercle vicieux. C'est-à-dire que pour faire de la croissance, il faut faire de la dépense publique, et si on fait de la dépense publique, on fait du déficit...</b>       <br />
       Non, non, je pense qu'on peut faire autrement. Par exemple, j'ai écrit au Président de la République, au début du mois d'août, pour lui dire qu'il fallait que la Banque centrale européenne rachète des titres de la dette publique espagnols et italiens.       <br />
              <br />
       <b>Ce qui ne règle pas le problème...</b>       <br />
       La crise de l'euro est là, elle nous pend au bout du nez. C'est dramatique, et c'est au nom de la crise de l'euro qu'on veut nous imposer une soit disant &quot;règle d'or&quot; que j'appelle moi, &quot;règle d'airain&quot;, et qui nous conduit tout droit vers le gouffre qu'on prétend éviter. Je pense que la monétisation d'une partie de la dette que réalisent les Etats-Unis, le Federal Reserve Board américain, la Banque Centrale américaine a pris en pension 1500 milliards de dollars de bons du trésor. De ce côté-ci de l'Atlantique, on a acheté 60 milliards d'euros l'an dernier, 50 au mois d'août. Sa fait 110. C'est très peu. C'est moins d'un dixième.       <br />
              <br />
       Donc, je pense que il faut se donner une souplesse, une mobilité et une légère inflation contribuerait aussi à rendre plus facile, en même temps que la croissance, le problème de la résorption de la dette. Bien évidemment, il faudra résorber la dette.       <br />
              <br />
       <b>On n'y échappera pas !</b>       <br />
       Mais vous savez, les Américains avaient une dette en 1950 de 350% de leur PIB. Ils l'ont résorbée. Comment ? Par la croissance.       <br />
              <br />
       <b>Et bien très bien, faisons comme les américains dans les années 50. Compte tenu de ce contexte économique, c'est sérieux quand la gauche dit : &quot;Tiens, si on gagne l'élection présidentielle, on reviendra à la retraite à 60 ans&quot;. C'est sérieux de dire ça, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       Moi, je ne raisonne pas comme ça. Je pense que la retraite doit dépendre du nombre des annuités de cotisations.       <br />
              <br />
       <b>Donc ne vous ne croyez pas à la retraite à 60 ans, au retour à la retraite à 60 ans, vous n'y croyez pas ?</b>       <br />
       Je pense que c'est une bonne réforme pour les ouvriers, pour les gens qui travaillaient de leurs mains, qui avaient des métiers pénibles.       <br />
              <br />
       <b>Vous croyez au retour à la retraite à 60 ans ?</b>       <br />
       Je pense que le problème ne doit pas être posé uniquement à travers l'âge. C'est la durée de cotisations qui compte.       <br />
              <br />
       <b>On précisera tout ça... Martine Aubry a dit hier soir, à propos de Dominique Strauss Kahn : &quot;Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de DSK vis-à-vis des femmes&quot;.  Peut-être des hommes pensent-ils comme les femmes ? Et vous, vous en pensez quoi, personnellement de DSK .</b>       <br />
       Écoutez, je n'ai pas l'expérience de Martine Aubry pour parler de ces choses là. Je pense, je me suis exprimé clairement. J'ai défendu la présomption d'innocence. Maintenant, il faut que Dominique Strauss-Kahn s'explique un jour, et qu'il le fasse publiquement.       <br />
              <br />
       <b>Pour dire quoi ?</b>       <br />
       Pour dire ce qui s'est passé.       <br />
              <br />
       <b>Il doit le faire ?</b>       <br />
       Je pense qu'il faudra qu'il le fasse. Mais moi, je ne veux pas lui mettre le couteau sous la gorge. Je pense qu'il a le droit de souffler, de se reconstruire un peu. Enfin, il prendra la parole quand il le jugera utile.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande est le favori des primaires au sein du parti socialiste. Il ferait un bon Président de la République, François Hollande, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       Favori, en fonction des sondages publiés.       <br />
              <br />
       <b>De l'air du temps ?</b>       <br />
       On ne sait pas très bien qui votera dans ces primaires. C'est très aléatoire.       <br />
              <br />
       <b>Vous vous échappez de ma question.</b>       <br />
       Non, pas du tout. J'ai de la sympathie pour François Hollande. C'est un homme très fin, astucieux. Et je pense qu'il serait un bon président en période normale. Simplement, la période n'est pas normale. Nous allons vers des secousses énormes.       <br />
              <br />
       <b>Alors qui ferait un bon président, en période anormale d'après vous ?</b>       <br />
       Écoutez, il faut vraiment une vision d'homme d'Etat. Il faut savoir que les atouts de la France ne sont pas immenses.       <br />
              <br />
       <b>Vous pensez à quelqu'un ?</b>       <br />
       Ils existent, il faut les jouer avec beaucoup de méthode, beaucoup de sang froid. Je pense que nos rapports avec l'Allemagne, sont tout à fait décisifs. Il faut obtenir de l'Allemagne qu'elle assouplisse sa position sur les questions monétaires. Notamment sur l'architecture de la monnaie unique, le rôle de la banque centrale est essentiel.       <br />
              <br />
       <b>Vous pensez à quelqu'un pour un Président en situation anormale ? Vous avez un profil en tête ?</b>       <br />
       Ça se fabrique, ce sont des qualités qui s'acquièrent..       <br />
              <br />
       <b>Et puis on a huit mois pour le fabriquer, Jean-Pierre Chevènement.</b>       <br />
       Je pense que la campagne est longue. J'aurais l'occasion de m'exprimer d'ici la fin de l'automne, vous en saurez plus à ce moment-là.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/jean-pierre-chevenement-hollande-ferait-un-bon-president-en-periode-normale-7714676868">RTL.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3232566-4627370.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/On-veut-nous-imposer-une-regle-d-airain-qui-nous-conduit-tout-droit-vers-le-gouffre-qu-on-pretend-eviter_a1192.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3119298</guid>
   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro: «Pour un programme de salut public»</title>
   <pubDate>Fri, 08 Jul 2011 23:31:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Figaro, samedi 9 juillet 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3119298-4456606.jpg?v=1310160569" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro: «Pour un programme de salut public»" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro: «Pour un programme de salut public»" />
     </div>
     <div>
      Président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement dira à l'automne s'il est vraiment candidat en 2012.        <br />
              <br />
       <b>Le Figaro: Quel regard portez-vous sur l'affaire Strauss-Kahn et ses suites?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b>  Dès le premier jour, j'ai défendu le principe de la présomption d'innocence. J'ai été choqué par le système accusatoire à l'américaine qui fonctionne uniquement à charge. Je suis choqué de l'image donnée hier de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui de la jeune femme guinéenne. Je regrette encore plus que la campagne présidentielle se perde dans l'embrouillamini new-yorkais, peu susceptible de nous entraîner à parler du fond, la crise de l'euro par exemple. C'est lamentable…       <br />
              <br />
       <b>Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg, avec sa démondialisation, peuvent-ils porter une partie de votre programme?</b>       <br />
       Je n'interviens pas dans la primaire du PS. Le Mouvement républicain et citoyen auquel j'appartiens se tient délibérément en dehors. La plupart des candidats socialistes ne voient d'issue à la crise de l'euro que dans un surcroît d'intégration dans une Europe fédérale. Ce choix est profondément irréaliste. Il saperait encore plus la confiance que la France doit retrouver en elle-même. Arnaud Montebourg pose de bonnes questions. Avec Ségolène Royal, le courant passe, même si nous ne nous approvisionnons pas aux mêmes sources d'électricité. Le nucléaire, à mes yeux, reste un grand atout de la France…       <br />
              <br />
       <b>Dans votre programme, vous considérez que les antinucléaires font «du terrorisme intellectuel»!</b>       <br />
       On ne remplacera pas de sitôt, pour des raisons purement économiques, l'électricité tirée du gaz et du nucléaire, bien moins chère que celle provenant des énergies dites renouvelables. Les antinucléaires ont l'esprit de secte. Dans leur vision, l'esprit critique, le doute méthodique n'ont pas leur place. L'accident de Fukushima est d'abord un accident naturel. Tokyo Electricity, l'opérateur nippon, n'a pas pris toutes les précautions nécessaires. L'industrie nucléaire doit rester dans le giron de la puissance publique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Le PS est-il sous la pression des écolos sur ce dossier?</b>       <br />
       C'est incontestable… Les socialistes ont besoin de leurs voix. Ils se croient obligés de leur faire des concessions qui vont au-delà du raisonnable. S'ils leur accordent trop de circonscriptions, ils devront marcher à la baguette !       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse être réélu en 2012?</b>       <br />
       Je n'ai jamais critiqué Nicolas Sarkozy sur sa personne mais sur le fond : le bouclier fiscal, le traité de Lisbonne, la réintégration des états-majors de l'Otan sans contrepartie. Bien sûr, il peut être réélu, si la gauche n'offre pas une alternative sérieuse.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous décidé à vous présenter?</b>       <br />
       Fermement. Car je suis le seul à pouvoir offrir à la France, de manière crédible, un programme de salut public. Mai 2012 est encore loin. J'officialiserai ma décision à l'automne. Mais je ne désespère pas tout à fait de pouvoir faire évoluer le discours des autres candidats.       <br />
              <br />
       -------       <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Albert Zennou et Sophie de Ravinel</span>       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2011/07/08/01002-20110708ARTFIG00662-chevenement-pour-un-programme-de-salut-public.php">Le Figaro</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3119298-4456606.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Figaro-Pour-un-programme-de-salut-public_a1169.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3078154</guid>
   <title>"Le modèle allemand ne marche plus"</title>
   <pubDate>Thu, 23 Jun 2011 16:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Express, propos recueillis par Christophe Barbier et Christian Makarian, 22 juin 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3078154-4390751.jpg?v=1308839574" alt=""Le modèle allemand ne marche plus"" title=""Le modèle allemand ne marche plus"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Express: Pourquoi êtes-vous candidat à l'élection présidentielle?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Parce que c'est la seule occasion, dans nos institutions, de peser vraiment.       <br />
              <br />
       <b>Dans le débat d'idées ou électoralement?</b>       <br />
       Les deux. Si l'on pèse potentiellement dans les urnes, on infléchit les orientations politiques du pays. C'est lors de la présidentielle que l'axe politique du pays se trace.       <br />
              <br />
       <b>Accepterez-vous l'aide de la droite pour rassembler les 500 signatures nécessaires?</b>       <br />
       Je ne contrôle pas les affiliations de dizaines de maires ruraux, dont certains votent peut-être à droite, mais se reconnaissent dans mes valeurs, ou ont apprécié mon action de ministre.       <br />
              <br />
       <b>On dit que vous pouvez provoquer un &quot;21 avril bis&quot;: quelles réactions cela provoque-t-il chez vous?</b>       <br />
       Dans un premier temps, de l'incompréhension. Aujourd'hui, de la colère. C'est une manière pour l'UMP et le PS d’empêcher le débat républicain. On réforme les retraites, on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux, tout cela, selon M. Sarkozy, pour conserver le « triple A » des agences de notation. Comment mieux démontrer que la souveraineté populaire n'existe plus, que Standard &amp; Poors est aux manettes? Sur la crise de l’euro, le PS se tait. La France a besoin d’un autre projet que de conserver le « tripe A » ! Si l’UMP et le PS ne voient pas l’impasse où ils nous ont mis, ce sont eux qui auront préparé un nouveau 21 avril.       <br />
              <br />
       <b>Que direz-vous durant la campagne?</b>       <br />
       Les marchés ne sont pas l'horizon de l'humanité, les peuples et les nations sont les acteurs de l'Histoire. Les règles que nous avons adoptées dans les années 1980-90 sont erronées, comme le prouvent la crise du capitalisme financier et celle de l’euro. La théorie néolibérale de l'efficience des marchés nous a menés au gouffre en 2008-2009. Ce que nous avons fait alors - les Etats au secours des banques -, on ne pourra plus le refaire. Il faut des solutions concertées entre l'Amérique, qui essaye de trouver une sortie par le haut, l'Europe, qui cherche une sortie de crise  par le bas, et l'Asie, qui se moque du monde et avance sans se préoccuper des ravages de cette mondialisation biaisée sur notre tissu industriel.       <br />
              <br />
       <b>Que faire pour la Grèce?</b>       <br />
       Il n’y a pas de bonne solution si on n’inverse pas la politique européenne dans son ensemble. Un nouveau plan d’aide à la Grèce ne fera que reculer les échéances. Une restructuration de la dette précipitera un effet domino. La « restructuration volontaire » prônée par Mme Merkel et M. Sarkozy n’est qu’un faux semblant. Les efforts aujourd’hui demandés à la Grèce sont contreproductifs : ils nourrissent la récession. Un cycle infernal s’enclenche alors : moins-values fiscales, déficits accrus, explosion de la dette publique (150 % du PIB). C'est au niveau de l'Europe tout entière qu'il faut réorienter les politiques dans le sens de la croissance : relance salariale déclinée par pays, grand emprunt européen, changement des missions de la Banque centrale européenne (BCE). Il n’y a pas que la Grèce qui a péché. L’Allemagne, par sa politique de déflation salariale, a nourri les déséquilibres au sein de la zone euro. L'euro cher asphyxie notre économie. C'est l'origine des délocalisations. En France, la part de l'industrie dans la valeur ajoutée était de 30% en 1982, elle est de 13% aujourd'hui. Or l'industrie, c'est tout: exportations, recherche, emplois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles nouvelles missions pour la BCE?</b>       <br />
       Il faut qu'elle puisse racheter les titres de dette des pays attaqués par la spéculation. Jean-Claude Trichet a ouvert la voie en reprenant des obligations grecques ou portugaises, mais à la marge, vingt fois moins que ne l’a fait le Federal Reserve Board aux Etats-Unis, qui a placé 1500 milliards de dollars en bons du trésor américains. Une BCE réformée serait un puissant outil anti-spéculation; avant que les spéculateurs s'avancent pour jouer sur le défaut de la Grèce, ils y réfléchiraient à deux fois. ...       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi ne pas restructurer la dette grecque?</b>       <br />
       Cela aurait un effet de contagion au niveau des Etats : Irlande, Portugal et surtout Espagne, vrai maillon faible de la zone euro, et au niveau des banques engagées sur la Grèce, notamment françaises.       <br />
              <br />
       <b>Créer des euro-bonds est-il une bonne idée?</b>       <br />
       Je suis pour. Encore faut-il que l’Allemagne en soit d’accord.       <br />
              <br />
       <b>Faut-il un ministre des Finances européen?</b>       <br />
       A condition qu'il n'ait pas que des compétences budgétaires, contrairement à ce que suggère Jean-Claude Trichet. Un vrai gouvernement économique de la zone euro ne peut procéder que du Conseil européen pas de la Commission qui n’a pas de légitimité pour cela. Si la France, l'Allemagne et l'Italie sont d'accord pour aller de l’avant, les autres suivront. Il faut être capable de parler à l'Allemagne. C'est ce dont doit être capable le prochain président de la France. Il faut faire comprendre aux Allemands que leur intérêt à long terme ne peut se dissocier de la prospérité de l'Europe tout entière. L'Allemagne joue la compétitivité sur les marchés émergents - et donc organise chez elle la déflation salariale mais elle a fait de la zone euro son marché intérieur: elle y réalise plus de 60% de ses excédents. C'est contradictoire! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre !        <br />
              <br />
       <b>Comment convaincre l'Allemagne d'abandonner un modèle économique qui marche?</b>       <br />
       Mais ça ne marche plus ! Elle exporte plus de 50% de sa production mais 70% vont vers l’Europe qui plonge dans la crise. L'Allemagne, c'est la Chine de l'Europe. L'Allemagne, ce n'est pas seulement Madame Merkel, il y a un paysage politique éclaté. Il y a des industriels et des syndicats sensibles à la nécessité d’un rééquilibrage.  Il faut rendre les Allemands conscients de leurs responsabilités européennes. Certains choix allemands, pris en solitaire, comme sur le nucléaire, sont inquiétants.       <br />
              <br />
       <b>Abandonner le nucléaire, est-ce une erreur?</b>       <br />
       C'est un choix très aléatoire et surtout très coûteux. L’éolien est encore deux fois plus cher que le nucléaire ou le gaz, et le solaire photovoltaïque huit à dix fois plus cher. Tant que la recherche n’aura pas permis d’abaisser ces coûts, l'Allemagne achètera plus de gaz à la Russie, et brûlera du lignite.       <br />
              <br />
       <b>La France ne doit donc pas suivre?</b>       <br />
       Payer l'électricité 40% plus cher ne serait bon ni pour la compétitivité ni pour le pouvoir d’achat. Le choix de l’Allemagne restera d’ailleurs sans incidence sur celui de la Chine, de l’Inde, du Royaume-Uni, etc.       <br />
              <br />
       <b>Fukushima ne vous fait-il pas trembler?</b>       <br />
       Fukushima, c'est une catastrophe naturelle, frappant une centrale appartenant à une firme privée, qui n'a pas pris les mesures de sécurité suffisantes et qui ne rendait compte qu’à elle-même. Tirons-en les justes leçons : contrôle public du nucléaire. Indépendance absolue des autorités de sûreté.       <br />
              <br />
       <b>Malgré tout, nous achetons plus d'électricité à l'Allemagne que l’inverse...</b>       <br />
       Parce que notre dernière centrale a été mise en route en 1999. Il en faut de nouvelles: Les EPR de Flamanville et de Penly répondent à un besoin.       <br />
              <br />
       <b>Remettez-vous en question l'existence de l'euro?</b>       <br />
       Si l'on ne change pas les règles de l'euro, l'euro se remettra en question tout seul! Une monnaie, c'est fait pour un pays. La monnaie unique était conçue pour être un levier politique au service d’un projet fédéral dont plus personne ne veut aujourd’hui. Il n'y a pas de peuple européen. Qui acceptera de payer pour les autres? La solidarité européenne n’a pas la même force que la solidarité nationale: l'Ile-de-France paye pour la Corse, mais les Allemands ne paieront pas pour le Péloponnèse ce qu'ils ont payé pour la Poméranie. Les nations existent. Maastricht l’avait oublié. La zone euro est hétérogène: Si on ne veut pas faire de la BCE la réplique du Federal Reserve Board, on pourrait aller vers une monnaie commune valable dans les transactions extérieures, avec des déclinaisons nationales ajustables et des parités négociées. La Grèce pourrait dévaluer de 40%, l'Espagne de 10%, on aurait des rééquilibrages en douceur et non ces programmes de déflation absurdes. Cet euro &quot;toit&quot; commun pourrait s'étendre à la Grande-Bretagne, aux PECO’s, et un jour à la Russie, aux nouvelles démocraties arabes... Entre les Etats-Unis et la Chine, l’Europe deviendrait un vrai pôle.       <br />
              <br />
       <b>Revenons à la présidentielle: pourquoi ne pas participer à la primaire socialiste?</b>       <br />
       Ce serait me mettre par avance à la merci de son résultat et donc de la doxa sociale-libérale, considérer que nos divergences ne comptent pas. Mieux vaut chercher à infléchir de l’extérieur.       <br />
              <br />
       <b>Comment jugez-vous Jean-Luc Mélenchon?</b>       <br />
       Il fait un parcours méritoire: il avait voté oui au référendum de Maastricht... Mais un candidat à la présidence doit avoir une vision de l'Etat. A-t-il réfléchi à l'euro? Sur le nucléaire, il emboite bien facilement le pas aux Verts ...       <br />
              <br />
       <b>Etes-vous encore de gauche?</b>       <br />
       Je suis d’abord un républicain, un laïque, un progressiste, mais ma gauche n'est pas sectaire : je fais miennes des valeurs de transmission: patriotisme, travail bien fait que la gauche aurait bien tort d’abandonner à la droite. Beaucoup de gens de gauche considèrent qu'il y a les méchants, ceux d'avant, et les bons, ceux d'après. La France est antérieure à la République, ce qu’une partie de la gauche refuse de voir; la République est l'identité moderne de la France, ce qu'une partie de la droite ne comprend pas.       <br />
              <br />
       <b>Croyez-vous toujours autant au rôle central de l’éducation nationale ?</b>       <br />
       L’Ecole est le creuset des valeurs républicaines. Elle a besoin d’être redynamisée par un grand projet. Le grand bond éducatif qu’exigent les besoins du pays ne peut se faire qu’en insistant sur l’élévation des niveaux de formation et bien sûr, la transmission des savoirs. Je propose un horizon à 15-20 ans : que la moitié d’une classe d’âge puisse parvenir à un niveau bac+3. C’est l’objectif souscrit à Lisbonne, en 2001 et réitéré à Barcelone, en 2000. Or, depuis 1995, la machine scolaire est en panne. La proportion de jeunes poussant leurs études jusqu’à l’âge de 18 ans, selon le mot d’ordre que j’avais lancé en 1984, stagne à 68 %. Je prépare sur ces sujets  un livre de débat avec Luc Chatel pour la rentrée.       <br />
              <br />
       <b>Préférez-vous Martine Aubry ou François Hollande?</b>       <br />
       Martine Aubry est entière, sincère. Je ne partage pas toutes ses convictions. A un discours trop orienté sur la « différence », je préfère un républicanisme civique mettant davantage l’accent sur la ressemblance, sur ce qui nous fait tenir ensemble. J'aime le style de François Hollande, son intelligence: il serait un bon président par temps calme. Mais ils sont tous les deux des bébés Jospin, ou plutôt des bébés Delors, les héritiers des choix faits au milieu des années 80. Choix que j'ai combattus, et dont l'échec a été rendu manifeste par la crise du néo-libéralisme en 2008-2009 et celle de l'euro en 2010-2011. Le PS doit remettre sa montre à l’heure.       <br />
              <br />
       <b>Martine Aubry comme François Hollande se retrouvent aussi face à face parce que Dominique Strauss Kahn n’est plus dans la course. </b>       <br />
       Leurs choix ne sont pas fondamentalement différents de ceux de DSK. Leur « Weltanschauung » est la même.        <br />
              <br />
       <b>Que vous inspire la chute de DSK ?</b>       <br />
       J’ai été humainement ému par cette chute incroyable. Bien sûr, si les faits étaient avérés, c’est la victime qui mériterait qu’on s’apitoie sur elle. Mon premier réflexe a été de défendre le principe de la présomption d’innocence ; on ne connait encore rien de cette affaire. La prudence s’impose.       <br />
              <br />
       <b>De là à établir un parallèle avec l’affaire Dreyfus…</b>       <br />
       Je n’ai rien fait de tel. J’ai simplement dit que, au départ, Clémenceau et Jaurès pensaient que Dreyfus était coupable. Et qu’il faut toujours se méfier des emballements initiaux, qui ne doivent pas bafouer la présomption d’innocence. C’est une position de principe.       <br />
              <br />
       <b>Sans rien supposer quant aux faits, croyez-vous que Jaurès et Blum auraient toléré ce spectacle, en particulier le rapport à l’argent que tout cela démontre ?</b>       <br />
       Je ne ferai pas parler les morts. On reprochait déjà à Blum de manger dans de la vaisselle d’argent, ce qui d’ailleurs était faux. Je ne me sens pas concerné. Dans la terminologie d’Albert Thibaudet, je ne suis pas un héritier mais un « boursier ». Il y en a aussi à droite : Juppé par exemple.       <br />
              <br />
       <b>Le 12 juillet à l’Assemblée, et le 13 au Sénat, un grand débat va s’ouvrir au sujet de l’engagement français en Libye. Allez-vous rester neutre ou censurer le gouvernement ?</b>       <br />
       Je m’interroge. J’attends la déclaration gouvernementale. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, arrachée par Alain Juppé, ne dit rien sur le départ de Kadhafi. L’objectif initial n’était pas clair : est-il de protéger les populations, comme le dit la résolution 1973, ou de renverser le colonel Kadhafi, comme l’avancent certains responsables de la coalition ? Les moyens autorisés permettent d’atteindre le premier objectif, pas le second. Je crains qu’on ait compromis pour la suite la notion de « responsabilité de protéger » sur laquelle on avait fini par s’entendre à l’ONU, en 2005. En Libye, nous n’avons pas à intervenir dans une guerre civile. Nous devons favoriser l’expression d’une volonté au sein d’un peuple dont la définition elle-même reste fragile. Contrairement à l’Egypte et à la Tunisie, la Libye n’est pas une vieille nation ; elle est la juxtaposition de trois régions (Tripolitaine, Cyrénaïque, Fezzan) et d’un ensemble de tribus. Sa partition serait refusée par l’Union Africaine et trop lourde de conséquences sur le principe même des frontières en Afrique. C’est tout l’équilibre de la zone sahélienne qui pourrait être menacé, ne serait-ce que par la circulation des armes. On ne mesure pas toutes les conséquences de l’affaire libyenne. Une issue politique ne peut résulter que d’un compromis entre les différentes tribus. Je ne regretterais pas Kadhafi, que ce soit clair. On a envoyé différents médiateurs sans se pencher sur leurs conclusions. Il faudrait donner plus d’importance à la voie diplomatique.       <br />
              <br />
       <b>Un mot pour définir Martine Aubry</b>       <br />
       Force.       <br />
              <br />
       <b>DSK?</b>       <br />
       Mystère.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande?</b>       <br />
       Malice.       <br />
              <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement?</b>       <br />
       Constance.       <br />
              <br />
       ----       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/chevenement-aubry-et-hollande-sont-des-bebes-delors_1006037.html">L'Express</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3078154-4390751.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-modele-allemand-ne-marche-plus_a1165.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3034500</guid>
   <title>"Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jun 2011 15:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au magazine l'Expansion, propos recueillis par Bernard Poulet, 6 juin 2011     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3034500-4323730.jpg?v=1307369816" alt=""Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"" title=""Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale"" />
     </div>
     <div>
      Pourquoi les socialistes se sont-ils convertis au néolibéralisme peu après être arrivés au pouvoir, en 1981, se demande Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, La France est-elle finie ? (Fayard, 315 pages, 19 euros). A l'approche de la présidentielle, l'ancien ministre socialiste explique pour L'Expansion les raisons de ce tournant dont ses anciens camarades ne sont jamais revenus. Au passage, il en étrille quelques-uns.       <br />
              <br />
       <b>L'Expansion : Pourquoi pensez-vous que la gauche doit réévaluer l'histoire du tournant économique du début des années 80 ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b> : A chaque étape, la gauche n'est repartie qu'en se mettant au clair avec elle-même. Or, en 1981, à l'instar de Christophe Colomb, la gauche française a cru découvrir les Indes - le socialisme -, et elle doit réaliser qu'elle a trouvé l'Amérique - le néolibéralisme. Même si l'environnement international n'était pas favorable, rien n'obligeait les socialistes français à opérer ce tournant néolibéral, ni à aller aussi loin : l'Acte unique européen, négocié par Roland Dumas, et la libération totale des mouvements de capitaux, y compris vis-à-vis de pays tiers, ou l'abandon de la clause d'harmonisation fiscale préalable qui figurait dans le traité de Luxembourg. Ou encore le Matif [Marché à terme international de France], créé en 1984, et la loi de libéralisation financière, en 1985. Tout cela était une manière de mettre Margaret Thatcher au coeur de la construction européenne, d'accepter d'abandonner l'Europe, pieds et poings liés, au capitalisme financier. En critiquant ces choix, je n'ignore pas l'existence du monde extérieur, mais on n'était pas obligé d'appliquer toutes les règles de la doxa néolibérale. On aurait pu maintenir quelque chose ressemblant à une économie mixte. L'Etat pouvait garder la maîtrise de quelques mécanismes de régulation essentiels. L'idéologie néolibérale a fait admettre comme vérité d'évangile que, grâce à la désintermédiation bancaire, les entreprises s'alimenteraient à plus faible coût sur les marchés financiers.       <br />
              <br />
       L'entrée dans une mécanique irréversible en souscrivant à toutes les dérégulations prévues par l'Acte unique, la libéralisation des mouvements de capitaux, l'interdiction des politiques industrielles et des aides d'Etat, l'introduction de la concurrence dans les services publics, tout cela, personne ne nous le demandait vraiment.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quels ont été les motifs des architectes de cette politique ?</b>       <br />
       Robert Lion et Jean Peyrelevade, qui dirigeaient alors le cabinet du Premier ministre Pierre Mauroy, Philippe Lagayette, qui était aux manettes de celui de Jacques Delors aux Finances, comme tous les hiérarques du ministère de l'Economie et des Finances, Michel Camdessus, directeur du Trésor, Renaud de La Genière, gouverneur de la Banque de France, et plus tard Jean-Claude Trichet, lui aussi à la tête du Trésor, ou Pascal Lamy, directeur de cabinet du président de la Commission européenne (1), tous croyaient fermement à la théorie de l'efficience des marchés. Ils étaient convaincus que tout ce qui était réglementation devait disparaître pour sortir de ce qu'ils appelaient l'&quot;eurosclérose&quot; et libérer l'économie des contraintes bureaucratiques qui l'empêchaient de se développer. Comment tant d'hommes dont je ne puis suspecter l'honnêteté ont-ils pu opérer pareille conversion ? Cette énigme doit être résolue.       <br />
              <br />
       <b>C'étaient des représentants de la haute fonction publique...</b>       <br />
       Haute fonction publique qui avait, pour l'essentiel, sa carte au Parti socialiste, où, il est vrai, elle était plutôt orientée &quot;deuxième gauche&quot;. Personne parmi eux n'était résolu à mener une politique un tant soit peu volontariste. Tout s'est passé comme s'il leur fallait user la gauche au pouvoir et l'amener au &quot;tournant libéral&quot; que la technocratie bien-pensante avait, déjà avant 1981, imaginé pour elle. On les appelait &quot;les rocardiens&quot; ; en fait, ils étaient partout, et Rocard n'y était pour rien !       <br />
              <br />
       Tout cela a été conçu par des gens qui savaient où ils allaient et qui étaient décidés à se faire un allié de la puissance des marchés. Jacques Delors était cohérent. Il a passé consciemment un pacte avec ce qu'il appelle &quot;les vents dominants&quot; de la mondialisation. Très peu de gens dans l'administration, en dehors de ceux qui étaient avec moi à l'Industrie, s'opposaient à ce courant dominant, et la plupart de ceux qui avaient la charge d'appliquer le programme sur lequel François Mitterrand avait été élu, en 1981, n'y croyaient tout simplement pas. Il y avait une sorte de frénésie idéologique qui voulait que plus on libéralisait, plus on était &quot;moderne&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Mais où était le Parti socialiste ?</b>       <br />
       Le Parti socialiste était presque absent sur les questions industrielles, monétaires et de régulation, qui lui paraissaient très techniques. Il estimait qu'il s'agissait d'une parenthèse qui ne changeait pas les orientations fondamentales, à commencer par le souci prioritaire de l'emploi. Le premier secrétaire du PS d'alors, Lionel Jospin, s'est porté garant de cette continuité politique et de l'absence de tournant réel, d'autant que François Mitterrand affirmait haut et fort ne pas avoir changé d'orientation. Le Parti communiste n'intervient pas non plus en 1983. Car il ne veut pas apparaître comme le parti de la dévaluation. L'affaire ne se joue finalement qu'entre un très petit nombre d'hommes.       <br />
              <br />
       <b>C'est donc Jacques Delors qui a joué le rôle clé ?</b>       <br />
       Il était lié à François Mitterrand depuis les années 60. C'était un militant chrétien social, l'homme du dialogue social au cabinet de Jacques Chaban-Delmas. Je le reconnais comme un maître en idéologie. Il a toujours agi avec une bonne conscience inaltérable. Son discours pieux déconnectait parfaitement l'économique et le social, et, avec son disciple Pascal Lamy, il était sans doute convaincu que l'autorégulation des marchés tendait à favoriser la croissance. J'aime ces deux-là. Leur dogmatisme libéral sans peur et sans reproche, tout enrobé de bonne conscience chrétienne moralisante, fait plaisir à voir !       <br />
              <br />
       Delors jouait dans les médias le rôle de saint Sébastien, criblé de flèches par ses camarades de parti, alors qu'il organisait le désengagement de l'Etat et la désintermédiation bancaire. Mystification conceptuelle qui conduisit en fait à l'explosion des revenus financiers. Mais je ne crois pas qu'il ait bien vu monter le capitalisme financier à l'horizon de la société. A l'époque, très peu de gens avaient compris qu'on avait tourné la page de l'ère du New Deal et du keynésianisme. Ne mesurant sans doute pas ce qu'il faisait, c'est lui qui a mis en place la dérégulation sur le continent. Il a fait la politique que Margaret Thatcher et Ronald Reagan appliquaient en Angleterre et aux Etats-Unis.       <br />
              <br />
       Mitterrand n'y comprenait pas grand-chose, mais il souhaitait un accord européen, car il ne voulait pas que la France soit &quot;isolée&quot;. Il raisonnait comme si elle était toujours le n° 1 en Europe. Quand il poussera à l'adoption de la monnaie unique, il ne verra pas non plus que la réunification allait faire de l'Allemagne le pays central, gouvernant l'euro comme un &quot;mark bis&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Depuis, la conversion au néolibéralisme ne s'est plus démentie, puisque c'est Dominique Strauss-Kahn, ministre des Finances de Jospin, qui autorisera le rachat d'actions par les entreprises. Comment l'expliquer ?</b>       <br />
       Dominique Strauss-Kahn a théorisé la non-intervention de l'Etat dans l'économie lors d'un séminaire tenu à Rambouillet en septembre 1999. Je fus alors le seul, avec Martine Aubry, à le contredire. Deux semaines plus tard, Lionel Jospin dira que &quot;l'Etat ne peut pas tout faire&quot;. Ce qui se jouait, c'était l'idée que l'Etat n'avait plus rien à faire dans l'organisation de l'économie et que les décisions de structures devaient être laissées à des autorités indépendantes. Dominique Strauss-Kahn en fut le théoricien, ce qui l'amena, par exemple, à liquider les dernières participations de l'Etat dans Usinor.       <br />
              <br />
       Si vous lisez son rapport à Romano Prodi en 2004, il est à mes yeux proprement confondant d'irréalisme. Il propose littéralement de former une nation européenne, de faire des listes plurinationales aux élections, de créer des médias transnationaux. On y sent à l'oeuvre la volonté de gommer la nation et d'en faire disparaître les repères. Comme chez Jean Monnet, qui est quand même, dès 1943, le grand inspirateur de cette construction d'une Europe par le marché. Vision purement économiciste, où la souveraineté populaire disparaît, happée par celle de l'empire (en l'occurrence américain).       <br />
              <br />
       <b>Mitterrand ne s'est-il pas servi de la construction européenne comme d'un prétexte pour cacher ses abandons ?</b>       <br />
       Un prétexte, peut-être, mais aussi, chez lui, une conviction sincère. Je n'arrive d'ailleurs pas à rejeter sa vision, au moins quant à l'objectif final. L'idée que les peuples d'Europe doivent se rapprocher toujours plus me semble juste, surtout quand on est coincé comme aujourd'hui entre la Chine et les Etats-Unis. Le problème, ce sont les modalités de la construction européenne. Je ne crois pas que celle-ci impliquait un ralliement aussi complet au néolibéralisme. Pour construire une Europe &quot;européenne&quot;, il ne fallait pas faire l'impasse sur les peuples, qui sont du ressort de la démocratie.       <br />
              <br />
       <b>Pour vous, le socialisme n'a plus de sens aujourd'hui...</b>       <br />
       Je n'ai jamais beaucoup cru à l'autogestion. Mais je crois en la citoyenneté. Le socialisme, aujourd'hui, ça veut dire la perfection de la république, bref, la république sociale, comme l'avait pressenti Jean Jaurès. Le socialisme comme modèle de société toute faite dans laquelle on entrerait comme on enfile ses chaussures ne me séduit pas. Je n'aime pas me gargariser de formules dont je ne comprends pas le sens. Je suis viscéralement hostile à tout millénarisme et ne me range pas dans la catégorie des socialistes utopistes. &quot;Aller à l'idéal, oui, mais comprendre le réel&quot;, disait Jean Jaurès.       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi les socialistes n'ont-ils pas refait cette histoire ?</b>       <br />
       Sans doute parce qu'ils restent prisonniers d'une confusion entre l'idée européenne et le logiciel néolibéral présent dans les traités qu'ils ont signés. Ils sont du parti du &quot;Bien&quot;. Ils se veulent avant tout de &quot;bons européens&quot;. L'Europe les sanctifie. Ils ne se rendent pas compte que l'Europe telle qu'ils l'ont façonnée est régie par des règles essentiellement néolibérales.       <br />
              <br />
       <b>Ils ne sont pas idiots, quand même ?</b>       <br />
       Non, ils ne sont pas idiots, mais ils n'osent pas penser. Et puis leur ciment, c'est leur attachement au pouvoir. Etre &quot;européen&quot;, c'est ce qui fait leur crédibilité vis-à-vis de gens qui ne pensent pas comme eux. François Mitterrand l'avait compris d'emblée en 1972 : je fais le Programme commun, disait-il, mais je suis européen, alors vous pouvez quand même me faire confiance.       <br />
              <br />
       --------------       <br />
       (1) Jacques Delors à partir de 1984.        <br />
              <br />
       --------------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-ps-a-embrasse-tres-tot-la-doxa-neoliberale_256641.html">Lexpansion.lexpress.fr</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3034500-4323730.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-PS-a-embrasse-tres-tot-la-doxa-neoliberale_a1152.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3016604</guid>
   <title>"Le candidat de la gauche doit s'exprimer sur les alliances internationales qu'il pourrait nouer pour favoriser une sortie de crise par le haut"</title>
   <pubDate>Mon, 30 May 2011 11:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité des 4 Vérités sur France 2, lundi 30 mai 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/1ffb3c590b9ffb2b00fe121666cf19ec0789913d" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/1ffb3c590b9ffb2b00fe121666cf19ec0789913d">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim Express :</span>       <br />
       <ul class="list"><li>A propos de l'affaire Georges Tron       <br />
       &quot;Le temps des médias qui est l'instantanéité n'est pas le temps de la justice&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>A propos des candidats aux primaires socialistes :        <br />
       Ce qui pose un problème, c'est que sur le fond, ils ne se différencient guère, pour le moment. Je souhaite que cela évolue.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mais sur la grande question, celle du capitalisme financier, celle des marges dont nous disposons, on ne voit pas comment les socialistes ne se mettraient pas eux aussi à la merci des marchés financiers.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L'horizon de M. Sarkozy est de conserver le triple A que donnent à la France les agences de notation. Comment mieux dire que la souveraineté populaire est passée dans les mains de Standard &amp; Poors. C'est une vision bornée !       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mais les socialistes ont-ils eux-mêmes une vision claire de ce qu'il faudrait faire pour changer les règles du jeu de la zone euro, pour convaincre l'Allemagne d'en changer. Il faut avoir une vision européenne que me semble-t-il l'Allemagne aujourd'hui n'a plus ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut un candidat qui soit un visionnaire et qui soit en même temps assez habile pour faire comprendre à l'Allemagne qu'elle a intérêt à changer les missions de la BCE       
       </li></ul><ul class="list"><li>La zone euro est malade de deux manières : un euro surévalué qui écrase notre compétitivité et accélère notre désindustrialisation avec les délocalisations industrielles ; un système branlant avec trois pays qui partent à la dérive sur lesquels nous avons déjà mis 300 milliards d'euros.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Les Français ne s'émeuvent pas de devoir payer 100 milliards alors que les Allemands crient comme des putois, c'est assez curieux       
       </li></ul><ul class="list"><li>On ne voit pas que le fond de stabilisation européen ait réuni des moyens financiers assez puissants pour empêcher l'éclatement de la zone euro si on n'en change pas les règles du jeu       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut un emprunt européen, de nouvelles missions pour la BCE, une initiative européenne de croissance       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous n'avons pas été consultés par l'Allemagne concernant sa décision d'arrêter le nucléaire       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est une décision qui va coûter cher à l'Allemagne qui va devoir importer de l'électricité et surtout en produire avec du charbon       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut relever le débat. Nous allons vers une récession généralisée. Le plan de compétitivité Merkel-Sarkozy n'est pas du tout un horizon.       <br />
       Il faut reréglementer la sphère financière, parler aux Allemands pour les amener à modifier leurs positions.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut que le candidat de la gauche s'exprime clairement devant l'opinion pour préparer les alliances qu'il pourrait nouer en Allemagne, avec d'autres pays européens, avec les Etats-Unis pour favoriser une sortie de crise par le haut       
       </li></ul><ul class="list"><li>Tout cela, je ne l'entends pas et c'est la raison pour laquelle je serai candidat pour faire bouger les lignes</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3016604-4296120.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-candidat-de-la-gauche-doit-s-exprimer-sur-les-alliances-internationales-qu-il-pourrait-nouer-pour-favoriser-une_a1148.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3012584</guid>
   <title>"Les candidats pour les primaires sont interchangeables"</title>
   <pubDate>Sun, 29 May 2011 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement avec Le Bien Public, propos recueillis par Emmanuel Hasle, dimanche 29 mai 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3012584-4286260.jpg?v=1306659241" alt=""Les candidats pour les primaires sont interchangeables"" title=""Les candidats pour les primaires sont interchangeables"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Bien Public : L'affaire Dominique Strauss-Kahn. Comment l'avez-vous vécu à titre personnel?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> D'emblée, cette affaire m'a paru tellement extravagante que j'ai réservé toutes les hypothèses. La présomption d'innocence doit être défendue. Or le système judiciaire américain de type &quot;accusatoire&quot; ne le permet pas. Maintenant, si les faits imputés à Dominique Strauss-Kahn étaient avérés, je serais très déçu car il y aurait eu double violence.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous ressenti le traitement médiatique sur cette affaire? En a-t-on trop fait?</b>       <br />
       La chute d'un puissant cristallise toujours les pulsions et les passions.       <br />
              <br />
       <b>Les candidatures pour la succession de DSK sont ouvertes. Que pensez-vous de celle de Christine Lagarde? Faut-il la soutenir, avec ce risque d'une &quot;affaire Tapie&quot;?</b>       <br />
       Soyons tout à fait clair : je considère que l'action de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI a consisté à appliquer des politiques d'austérité renforcée, notamment en Europe. Et je ne suis pas dans le cortège des laudateurs.       <br />
              <br />
       Je distingue le fond politique et les aspects humains : sur le fond politique, je fais confiance à madame Lagarde pour continuer à impulser la même politique d'austérité renforcée Merkel/Sarkozy, puisqu'en définitive, c'est l'Allemagne qui dicte au reste de l'Europe ces politiques de restrictions budgétaires et salariales. Et monsieur Sarkozy ne fait qu'apposer sa signature, il se porte caution pour donner un vernis européen à ces politiques, que commencent à rejeter le peuple grec, le peuple portugais, le peuple espagnol, le peuple irlandais, et peut-être demain le peuple français.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne la candidature de madame Lagarde : j'ai de l'estime pour elle, c'est une femme intelligente, je pourrais dire compétente, mais compétente pour quoi faire ? Je vous ai répondu là, elle est compétente pour continuer une politique que je n'approuve pas. Il faut imaginer et mettre en oeuvre une sortie de crise sous le signe de la croissance et non de l'austérité.       <br />
              <br />
       Cela dit, Madame Lagarde aurait dû attendre la réunion de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République qui a été saisie et qui doit se réunir le 10 juin. Elle éviterait de prendre un risque inutile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Croyez-vous que cette crise puisse toucher la France, comme on le voit actuellement avec la jeunesse espagnole dans la rue?</b>       <br />
       La monnaie unique a été une construction erronée dès le départ. Je vous rappelle que j'ai été parmi les opposants du Traité de Maastricht ; je considère que la dévolution de la souveraineté monétaire à une banque centrale européenne, construite sur le modèle de la Bundesbank allemande était une monumentale erreur.       <br />
              <br />
       Ce qui frappe aujourd'hui le plus, c'est la constante désindustrialisation du pays, que vous connaissez bien même à Dijon ! L'industrie, qui représentait 30 % de la valeur ajoutée en 1982 quand j'étais ministre de l'Industrie, ne représente plus que 13 % aujourd'hui. Ca, c'est pour moi le fait majeur, celui qui explique que notre déficit commercial n'a cessé de se creuser pour atteindre en 2010 - 53 milliards d'euros, c'est-à-dire autant en proportion que les Etats-Unis... Tout cela, c'est la conséquence de choix politiques erronés, qui ont été faits dans les années 80 et 90 : choix de dérégulation, l'acte unique, le choix d'une monnaie unique qui méconnaît la diversité, l'hétérogénéité des nations, qui n'ont pas les mêmes structures économiques, qui ne suivent pas les mêmes politiques, quoi n'ont pas les mêmes repères culturels.       <br />
              <br />
       Bref, on a fait comme si l'Europe était une zone monétaire homogène. On a fait litière des nations et on se retrouve piégé.       <br />
              <br />
       <b>Nous sommes en plein G8. Que peut-on faire pour aider les pays arabes dans leur transition démocratique? La France a-t-elle un rôle privilégié à jouer?</b>       <br />
       Je crois que cela va bien au-delà de l'aide financière qui est envisagée. Je pense qu'il faut créer une zone de co-développement. Si tant est que des délocalisations industrielles puissent se justifier, ce serait à destination de ces pays proches et largement francophones, et pas à destination des pays à très bas coût de l'Asie. Je pense qu'il faut créer un espace économique euro-méditerranéen. Cela répondrait à un intérêt réciproque.       <br />
              <br />
       <b>Il y a eu une polémique sur les migrants tunisiens et libyens aux portes de la France, avec une suspension des accords de Schengen. Fallait-il en arriver-là?</b>       <br />
       Je trouve que cette réponse n'a pas été à la hauteur de ce qui se passe dans le monde arabe. Il fallait d'abord distinguer entre les Libyens et les travailleurs immigrés africains qui fuyaient la Libye, et qui ressortissaient clairement de l'asile politique ; et, d'autre part, les Tunisiens, qui n'ont pas de raison politique de quitter leur pays et qui ne sont pas toujours les plus mal lotis dans la société tunisienne. Il y aurait pu y avoir un examen au cas par cas. Mais cette affaire a été traitée sans hauteur de vue et sans générosité.       <br />
              <br />
       <b>Avec le départ forcé de DSK, il reste François Hollande et Martine Aubry, pour l'instant, en tête des sondages pour les primaires du PS. Beaucoup s'interrogent sur la façon dont doivent être menées ces primaires. Quel est votre avis?</b>       <br />
       Par définition, en tant que président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), je n'ai pas voulu que notre parti trempe même l'extrémité d'un doigt de pied dans cette mécanique des primaires, dont on voit qu'elle est relativement à hauts risques. Il est évident que Martine Aubry est première secrétaire, mais François Hollande a aussi été premier secrétaire, et il a la possibilité d'être candidat, c'est tout à fait légitime. Cela dit, je crois que sur le fond, sur le problème principal qui est la question de l'euro et du redressement de l'Europe, la remise de la France sur orbite, ils ne se différencient pas fondamentalement l'un de l'autre, à ce jour.       <br />
              <br />
       <b>En cela, vous rejoignez les propos d'Arnaud Montebourg, tenus encore récemment. Vous-même, quel rôle comptez-vous jouer dans ces primaires, et au-delà, pour la présidentielle?</b>       <br />
       Je n'ai pas à intervenir dans les primaires. Les candidats pour les primaires du Parti socialiste, disons qu'ils sont interchangeables, à beaucoup d'égards. Je les connais l'un et l'autre, j'ai de l'estime et de la sympathie pour chacun. Disons que sur le plan idéologique, je me sens plus près de ce que dit Arnaud Montebourg, sur la démondialisation par exemple.       <br />
              <br />
       <b>Qui a alors l'envergure selon vous pour porter l'ensemble de la gauche à la présidentielle?</b>       <br />
       Je pense que pour répondre à la question, il faut savoir quel est l'homme d'Etat qui aura à la fois l'expérience, la culture et le courage de parler à l'Allemagne de Mme Merkel. Aujourd'hui, son gouvernement nous entraîne sur une mauvaise pente. Les plans de rigueur mis en oeuvre aboutissent à la récession : on le voit en Grèce ou au Portugal. La récession entraîne des moins-values fiscales; les déficits budgétaires se creusent, l'endettement s'accroît... Tout cela, c'est un cercle vicieux, on ne peut pas s'en sortir comme ça. Il faut inverser le mouvement général et faire de la zone euro une zone de croissance.       <br />
              <br />
       J'appelle de mes voeux un changement des règles du jeu de la zone euro. Sinon, nous irons vers la déconstruction de cette zone euro, qui, je le répète procède d'une grave erreur de conception, et il faut maintenant corriger le vice initial par une modification des statuts de la Banque centrale dont la mission doit être aussi de soutenir la croissance et l'emploi, et lutter contre la spéculation en rachetant les titres de dettes sur les marchés. Il faut aussi une relance salariale et un grand programme d'investissements financé par un emprunt européen. Mais les textes actuels ne l'autorisent pas. Il faut les changer.       <br />
              <br />
       Quant à savoir quel est le candidat idéal, c'est celui qui aura à la fois cette expérience, cette culture, ce courage, pour parler de l'Allemagne et permettre à la France et aux pays du sud de l'Europe de remonter la pente, de se réindustrialiser, de faire reculer le chômage, qui touche la jeunesse en priorité.       <br />
              <br />
       <b>Ce candidat, ce pourrait être vous?</b>       <br />
       J'ai réservé ma réponse. J'officialiserai cette décision à l'automne. J'attends d'ici là que les candidats potentiels fassent évoluer leurs discours.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous tout de même en tête un ou une candidate en tête qui pourrait incarner ce potentiel et ce changement que vous appelez de vos voeux, avec cette envergure d'homme d'Etat?</b>       <br />
       Je les aime toutes et tous ! Je les connais tous, et je les connais très bien. Donc, je vois leurs qualités, mais aussi leurs taches aveugles, sur l'Europe en particulier. Si j'ai dit que je serai candidat pour faire bouger les lignes. C'est donc pour faire bouger ce qu'ils ont dans leur tête. Ma candidature est une candidature pédagogique. Elle a pour but de faire entendre une voix, qui est la voix de l'intérêt général. Il faut remettre la France en marche. J'aurai naturellement mon opinion à donner aussi sur des questions essentielles, comme l'Ecole, l'énergie, la sécurité, l'immigration, ou plutôt l'intégration. Sur ces sujets, on m'entendra certainement.       <br />
              <br />
       <b>La sécurité et l'immigration, deux thèmes qui reviendront dans la campagne. Le Front national est aussi sur ces thématiques. N'y a-t-il pas là un risque électoraliste? Faut-il s'inquiéter de la montée du Front national dans les sondages et dans l'opinion publique?</b>       <br />
       Il faut être vigilant, mais tenir sur ces questions un discours solide, réaliste et républicain. Les Français ne cèderont pas à la démagogie du Front national, qui a fait de l'immigration le bouc-émissaire de tout ce qui ne va pas en France.  C'est une façon d'exonérer le capitalisme financier de ses responsabilités. Je ne dis pas que l'immigration ne pose pas de problème, mais ces problèmes sont solubles par la voie républicaine.       <br />
              <br />
               <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.bienpublic.com/fr/accueil/article/5170747/Jean-Pierre-Chevenement-Les-candidats-pour-les-primaires-sont-interchangeables.html">Le Bien Public</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Les-candidats-pour-les-primaires-sont-interchangeables_a1146.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-3012579</guid>
   <title>"Il faut tourner la page de l'affaire DSK"</title>
   <pubDate>Sun, 29 May 2011 10:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement avec La Voix du Nord, dimanche 29 mai 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3012579-4286256.jpg?v=1306659325" alt=""Il faut tourner la page de l'affaire DSK"" title=""Il faut tourner la page de l'affaire DSK"" />
     </div>
     <div>
      <b>&gt; L'affaire Strauss Kahn:</b>       <br />
       J'ai dit qu'après cette affaire plus rien ne serait comme avant parce que cela va changer beaucoup de choses en matière de politique intérieure. Mais je ne peux pas le mesurer car je ne connais pas la suite du dossier. On a vécu deux épisodes douloureux avec un accusé présumé innoccent et une victime qui doit être présumée comme telle. On a connu quelque chose de très violent. La chute d'un puissant cristallise toujours beaucoup de passion. Il faut que la justice fasse son travail, et nous, que nous tournions la page, que l'on s'occupe des problèmes de fond.       <br />
              <br />
       <b>&gt; Les présidentielles et le PS:</b>       <br />
       Je ne vois pas beucoup de différences de pensées entre Martine Aubry, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn en matière de capitalisme financier et de crise de l'euro. Je mettrai de côté Arnaud Montebourg. Il faut se mettre à la hauteur du défi que représente la domination des marchés financiers et la nécessité d'un protectionnisme européen. Si on ne change pas les règles vis-à-vis de l'euro, on va à l'explosion. Il faut poser les vrais problèmes quitte à se fâcher avec la chancelière allemande : les statuts de la Banque centrale européenne, lever l'interdiction de lancer un emprunt européen, et ne plus simplement parler de budget mais d'économie. Je n'ai pas partagé les options de Dominique Strauss Kahn à la tête du Fonds monétaire international, qui consistaient en des plans d'austérité.       <br />
              <br />
       <b>&gt; La tentation du vote extrême après l'affaire DSK :</b>       <br />
       Il faut lutter contre cette tentation et contre l'assimilation de toute la classe politique. Il s'agit d'un comportement individuel. Je pense qu'après la période de Sarkozy, on a besoin de se reposer. Le président a voulu entreprendre beaucoup trop de réformes mal pensées et notamment celle concernant les collectivités locales qui a créé un pataquès inutile.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Arras/actualite/Secteur_Arras/2011/05/29/article_jean-pierre-chevenement-il-faut-tourner.shtml">La Voix du Nord</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Il-faut-tourner-la-page-de-l-affaire-DSK_a1145.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2995844</guid>
   <title>"Le véritable problème en Europe, c'est l'Allemagne. L'Allemagne est une petite Chine à l'échelle de l'Europe"</title>
   <pubDate>Mon, 23 May 2011 02:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement faisait partie des invités de "Parlons-en" sur LCP, mercredi 19 mai 2011. Il répondait aux questions de Frédéric Haziza et Patrice Trapier, en compagnie d'Alain Madelin, ancien ministre de l’Economie et des finances et de Daniel Cohen, membre du Conseil d’analyse économique (CAE) auprès du Premier ministre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/5ce0dcc1c754535ee5de1d9a9943d37ed2252964" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/5ce0dcc1c754535ee5de1d9a9943d37ed2252964">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span> :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>J'ai connu Dominique Strauss-Kahn au sein du gouvernement. C'était un homme incontestablement brillant. J'ai été bouleversé par les images que j'ai vues lundi.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je n'exclus aucune hypothèse. Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair, celui de la présomption d'innocence.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>C'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus ! Au départ, presque tout le monde le condamnait et il a fallu de longues années pour qu'il soit innocenté.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>J'espère que Dominique Strauss-Kahn a de bons arguments à produire. Pour le moment, je ne les ai pas entendus, sauf à travers une lettre où il proclame son innocence. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>(Concernant le G8) Il y a des mines à l'horizon : les déséquilibres macro-économiques mondiaux et la crise de l'euro avec la dette grecque en particulier.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je pense que le FMI n'est que le bras armé de ses actionnaires : les Etats-Unis, les européens et maintenant d'autres.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le véritable problème en Europe, c'est l'Allemagne. L'Allemagne est une petite Chine à l'échelle de l'Europe. Du fait de sa politique salariale, elle a accumulé un excédent commercial dont l'envers est le déficit de la plupart des autres pays de la zone euro.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il est clair que l'Allemagne, aujourd'hui, entraine l'Europe sur la voie d'une austérité à perpétuité. Il faut créer un rapport de conviction avec elle.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>L'euro est une monnaie surévaluée qui pèse lourdement sur notre compétitivité et entraine le rétrécissement de notre base industrielle.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Si on peut garder l'euro, mieux vaut le garder mais en changeant les règles du jeu, en faisant de la zone euro une zone de croissance et non pas une zone de récession.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Concernant le G8, naturellement il faut un accord entre les États-Unis, la Chine et l'Europe. L'euro ne peut pas être la variable d'ajustement entre le dollar et le yuan.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Nous avons une monnaie mondiale, le DTS. C'est un panier de monnaie auquel manque le yuan chinois. A partir d'une monnaie d'amarrage, on pourrait définir les autres monnaies dans une fourchette, un peu comme le serpent monétaire, et donc avoir des systèmes de change.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le G20 est surnommé maintenant le GO : Gentil Organisateur. Sur le plan de la régulation financière, du contrôle des marchés des dérivés, des paradis fiscaux, les gouvernements entendent les orientations du G20 mais ne passent pas à l'application.</li></ul>       
              <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lcp.fr/emissions/parlons-en/vod/14832-le-g8/jean-pierre-chevenement-alain-madelin-daniel-cohen">LCP</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-veritable-probleme-en-Europe-c-est-l-Allemagne-L-Allemagne-est-une-petite-Chine-a-l-echelle-de-l-Europe_a1143.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2990585</guid>
   <title>Affaire DSK: "Je n'exclus aucune hypothèse. Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair, celui de la présomption d'innocence"</title>
   <pubDate>Thu, 19 May 2011 20:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était sur le plateau de "Parlons-en" sur LCP mercredi 19 mai. Voici l'extrait de l'émission où il s'est exprimé sur l'"affaire Dominique Strauss-Kahn" et la dépêche AFP associée.     <div>
      <iframe frameborder="0" width="560" height="314" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xispx2?width=560&hideInfos=1"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Dépêche AFP: Affaire DSK: &quot;c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus&quot; (Chevènement), 19 mai 2011, 18h16.</span>       <br />
              <br />
       Le président d'honneur du MRC (Mouvement républicain et citoyen) Jean-Pierre Chevènement &quot;n'exclut aucune hypothèse&quot; dans l'affaire visant Dominique Strauss-Kahn, en soulignant que &quot;c'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus&quot;       <br />
              <br />
       &quot;Il faut défendre la présomption d'innocence&quot;, a-t-il déclaré dans l'émission &quot;Parlons en&quot;, diffusée dimanche sur LCP et disponible dès jeudi sur son site internet.       <br />
              <br />
       &quot;Le système accusatoire américain, c'est-à-dire l'alimentation de la presse, des médias, par la police de façon à faire plier l'accusé me paraît quelque chose qu'il ne faut surtout pas transposer à la France, comme M. Sarkozy en avait manifesté l'intention quand il a proposé la suppression du juge d'instruction&quot;, a dit le sénateur du Territoire-de-Belfort.       <br />
              <br />
       &quot;Je n'exclus aucune hypothèse. On peut très bien soudoyer une personne, je connais l'existence d'officines louches. Je sais que ça existe&quot;, a lancé l'ancien ministre de l'Intérieur, qui &quot;n'exclut pas&quot; l'hypothèse d'une machination.       <br />
              <br />
       M. Chevènement &quot;ne dit pas cette jeune femme n'a pas aussi subi des traitements inacceptables, s'ils étaient avérés. C'est aussi une possibilité. On peut aussi réserver d'autres hypothèses qui relèvent de la pathologie&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Mais dans le moment présent, il faut avoir un principe clair&quot;, à savoir la défense de la présomption d'innocence. &quot;C'est comme ça qu'a commencé l'affaire Dreyfus, je vous rappelle ! Au départ, presque tout le monde le condamnait et il a fallu de longues années pour qu'il soit innocenté&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;J'espère que Dominique Strauss-Kahn a de bons arguments à produire. Pour le moment, je ne les ai pas entendus, sauf à travers une lettre où il proclame son innocence&quot;, a ajouté M. Chevènement.       <br />
              <br />
       En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, de confession juive, avait été condamné pour trahison avant d'être finalement innocenté 12 ans plus tard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Affaire-DSK-Je-n-exclus-aucune-hypothese-Mais-dans-le-moment-present-il-faut-avoir-un-principe-clair-celui-de-la_a1142.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2980622</guid>
   <title>Beau système en vérité !</title>
   <pubDate>Mon, 16 May 2011 14:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Je connais Dominique Strauss-Kahn depuis trente ans. Sur beaucoup de sujets, je n'ai pas été et je ne suis toujours pas d'accord avec lui. Mais le coeur ne peut que se serrer devant ces images humiliantes et poignantes qu'on donne de lui. Un effroyable lynchage planétaire ! Et si c'était une monstrueuse injustice ?       <br />
              <br />
       Un homme politique est toujours exposé à la provocation. C'est la première réflexion qui m'est venue à l'esprit : Dominique Strauss-Kahn est inculpé sur le témoignage d'une femme de chambre, un unique témoignage forcément fragile. Et, dans le système accusatoire américain, il doit faire la preuve de son innocence ! Beau système en vérité, que le président de la République, en voulant supprimer il y a deux ans, le juge d'instruction, rêvait sans doute d'importer en France. Certains avocats assurément y auraient trouvé leur compte ! Mais la présomption d'innocence là-dedans ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Beau-systeme-en-verite-_a1140.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2968011</guid>
   <title>"Je serai candidat en 2012 pour faire bouger les lignes, et je les ferai bouger car je poserai les bonnes questions"</title>
   <pubDate>Wed, 11 May 2011 21:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Talk Orange Le Figaro, mercredi 11 mai 2011. Il répondait aux questions de Judith Waintraub.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/cc87cbf12b90cc052def19de57fdc2927f1dfeb6" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/cc87cbf12b90cc052def19de57fdc2927f1dfeb6">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Il faut mettre l'esprit public à la hauteur des défis, et en particulier de la crise de l'euro que nous voyons devant nous       
       </li></ul><ul class="list"><li>Quand je lis M. Sarkozy qui dit que toute sa politique d'austérité est fondée sur le triple A que la France doit conserver dans les notes de Standard &amp; Poors, comment mieux avouer qu'il n'y a plus de souveraineté nationale ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est Standard &amp; Poors qui fait la politique de la France aujourd'hui.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En 2002, je disais déjà : &quot;ce ne sont pas les marchés financiers qui sont l'horizon de l'humanité, ce sont les peuples et les nations&quot;. Je dis toujours la même chose !       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le projet du Parti socialiste n'est pas sans mérite. Il comporte des dispositions avec lesquelles je ne suis pas d'accord : par exemple une allocation d'autonomie à tous les jeunes. Je pense que c'est de l'assistanat. Il vaudrait mieux multiplier les bourses en grande quantité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le projet socialiste n'est de toute façon pas réalisable dans la logique actuelle ; il faut changer les règles du jeu !       
       </li></ul><ul class="list"><li>On ne peut pas accepter l'austérité à perpétuité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne vois pas Dominique Strauss-Kahn faire en France et en Europe une autre politique que celle qu'il impulse à la tête du FMI, où il demande par exemple à la Grèce d'accélérer ses privatisations.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai dit que je serai candidat pour faire bouger les lignes, et je les ferai bouger car je poserai les bonnes questions.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Sur la République, je poserai la question de savoir si on la confond avec une identité rétractée et frileuse ou si on la dissout dans un différentialisme sans rivages.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut affirmer l'identité républicaine de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut ramener la France sur le devant de la scène en Europe et dans le monde. La France est un pays qui équilibre l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Concernant le <a class="link" href="http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012">rapport de Terra Nova</a> :       <br />
       C'est le social-libéralisme dans sa pureté de cristal. C'est une gauche qui oublie le peuple.       <br />
       C'est une stratégie qui a échoué partout, celle qui consiste à additionner les minorités pour qu'elles se substituent aux ouvirers et employés, qui existent toujours et habitent dans les grandes périphéries urbaines, et qui sont effectivement des classes populaires différentes de celles qu'elles étaient dans les années 1960, mais qui n'en existent pas moins.       <br />
       Il faut leur redonner un horizon d'espérance et de promotion.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'entends ce que dit Terra Nova : &quot;ils se préoccupent de tranquillité, ils veulent l'ordre, donc ils ont viré à l'extrême droite&quot;. Non mais c'est ridicule ! Ces aspirations sont tout à fait légitimes et la gauche républicaine que je représente prendra en charge ces aspirations à la tranquillité publique, à un emploi correctement rémunéré, à un emploi pour leurs enfants.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/le-talk/2011/05/11/01021-20110511ARTFIG00687-jean-pierre-chevenement-je-serai-candidat-en-2012.php">LeFigaro.fr</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2968011-4213026.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-serai-candidat-en-2012-pour-faire-bouger-les-lignes-et-je-les-ferai-bouger-car-je-poserai-les-bonnes-questions_a1137.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940615</guid>
   <title>2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 12:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 4 mai 2011, 12h56.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2940615-4168766.jpg?v=1304504266" alt="2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne" title="2012: Chevènement assure qu'il sera candidat et l'officialisera à l'automne" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, 72 ans, a assuré mercredi sur Europe 1 qu'il serait candidat à la présidentielle, ajoutant auprès de l'AFP qu'il officialiserait cette décision à l'automne.       <br />
              <br />
        Interrogé sur ses intentions pour 2012, il a déclaré sur Europe 1: &quot;Pour ma part, je serai candidat pour faire bouger les lignes.&quot;       <br />
              <br />
        Joint par l'AFP dans la matinée, l'ancien ministre de l'Intérieur a précisé: &quot;j'officialiserai ma décision à l'automne&quot;.       <br />
              <br />
        &quot;J'ai précisé que ma candidature aurait pour objet de faire bouger les lignes car je considère qu'aujourd'hui, la perspective de la régression dans laquelle nous enferme le pacte de compétitivité Merkel-Sarkozy n'est récusé par personne&quot;, a t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Interrogé la semaine dernière, M. Chevènement avait déclaré : &quot;J'y réfléchis de plus en plus, et je trouve qu'en l'absence d'offre alternative, la nécessité d'une candidature apparaît de plus en plus comme une nécessité inéluctable&quot;.       <br />
              <br />
       Sur Europe 1, il explique avoir désormais &quot;l'intuition&quot; que Martine Aubry &quot;n'ira pas&quot; à la primaire socialiste. &quot;Je pense que Dominique Strauss-Kahn a pris sa décision à l'heure qu'il est. Donc si j'ai un pronostic à formuler, c'est qu'effectivemet il sera candidat&quot;.       <br />
              <br />
       Or le sénateur souverainiste n'a pas caché qu'il avait de nombreux désaccords avec le patron du FMI. &quot;Sa vision de l'Europe comme une nation à construire me paraît irréaliste&quot;, a-t-il dit, critiquant aussi &quot;sa conception économique telle qu'on la voit se manifester à travers des plans d'ajustement extrêmement sévères, par exemple sur le Portugal&quot;.       <br />
              <br />
       Candidat à la présidentielle de 2002, Jean-Pierre Chevènement avait été accusé par une grande partie de la gauche d'avoir contribué à faire perdre Lionel Jospin, qui avait été éliminé de la compétition dès le premier tour, arrivant derrière Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement avait alors recueilli 5,33% des suffrages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940615-4168766.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/2012-Chevenement-assure-qu-il-sera-candidat-et-l-officialisera-a-l-automne_a1133.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940341</guid>
   <title>Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 4 mai 2011, 11h03.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2940341-4168439.jpg?v=1304500227" alt="Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si" title="Présidentielle: Pour Chevènement (MRC), Aubry ne sera pas candidate, DSK si" />
     </div>
     <div>
      Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a déclaré mercredi sur Europe 1 qu'il &quot;ne pense pas&quot; que Martine Aubry se présentera à la primaire socialiste pour 2012, et qu'en revanche Dominique Strauss-Kahn &quot;sera candidat&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne le pense pas, voilà, parce que j'ai mon appréciation de la situation&quot;, a déclaré M. Chevènement alors qu'on lui demandait s'il pensait que la première secrétaire du PS serait candidate.       <br />
              <br />
       &quot;Disons que si j'avais reçu une confidence, je ne vous le dirais pas, donc je vous répondrai que mon intuition est que Martine Aubry n'ira pas. Voilà, c'est mon intuition&quot;, a-t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Interrogé sur la question du &quot;retour&quot; de Dominique Strauss-Kahn, le sénateur de Belfort a répondu : &quot;Il est toujours évitable, mais je pense que Dominique Strauss-Kahn a pris sa décision à l'heure qu'il est.&quot;       <br />
              <br />
       &quot;Personnellement, si j'ai un pronostic à formuler, c'est qu'effectivement il sera candidat, donc ça ne sera pas un évènement à mes yeux&quot;, a ajouté M. Chevènement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940341-4168439.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Presidentielle-Pour-Chevenement-MRC--Aubry-ne-sera-pas-candidate-DSK-si_a1132.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2940077</guid>
   <title>"Je serai candidat en 2012 pour faire bouger les lignes"</title>
   <pubDate>Wed, 04 May 2011 11:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 mercredi 4 mai 2011. Voici le podcast ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/50a40e0f2e9fc60a63eed74f5bd3938455e150c3" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/50a40e0f2e9fc60a63eed74f5bd3938455e150c3">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Source : <a class="link" href="http://www.europe1.fr/Politique/Chevenement-sera-candidat-en-2012-525743/">Europe1.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2940077-4169000.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-serai-candidat-en-2012-pour-faire-bouger-les-lignes_a1131.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2928556</guid>
   <title>"Il faut évidemment casser le pacte de compétitivité"</title>
   <pubDate>Fri, 29 Apr 2011 13:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était jeudi 28 avril l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud sur Radio Notre Dame. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Romain Mazenod (RCF) et Bernard Gorce (« La Croix »). L’émission est podcastée ci-dessous en trois parties.     <div>
      <iframe frameborder="0" width="580" height="328" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xigg8p?width=580&theme=none&hideInfos=1&wmode=transparent"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe frameborder="0" width="580" height="328" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xiggcd?width=580&theme=none&hideInfos=1&wmode=transparent"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe frameborder="0" width="580" height="328" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xiggdg?width=580&theme=none&hideInfos=1&wmode=transparent"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20110428_faceauxchretiens.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était jeudi 28 avril l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud sur Radio Notre Dame. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Romain Mazenod (RCF) et Bernard Gorce (...]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était jeudi 28 avril l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Dominique Gerbaud sur Radio Notre Dame. Il répondait aux questions de Louis Daufresne (Radio Notre-Dame), Romain Mazenod (RCF) et Bernard Gorce (« La Croix »). L’émission est podcastée ci-dessous en trois parties.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/Il-faut-evidemment-casser-le-pacte-de-competitivite_a1128.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2878976</guid>
   <title>"Le PS manque d'imagination"</title>
   <pubDate>Sun, 10 Apr 2011 11:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien, dimanche 10 avril 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2878976-4072166.jpg?v=1302426352" alt=""Le PS manque d'imagination"" title=""Le PS manque d'imagination"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Parisien: Le PS a adopté hier son programme pour 2012. Comment le jugez vous?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> Le PS reprend souvent des propositions anciennes. Les emplois jeunes ont été une très bonne idée en leur temps et cela le reste pour l'avenir. D'autres me convainquent beaucoup moins comme l'allocation d'autonomie car je demeure hostile à toute forme d'assistanat. Je doute de la faisabilité d'ensemble de ce projet. Si le PS veut réduire la dette publique dès 2014, comme il en a exprimé le souhait, il devra suivre la même politique de rigueur budgétaire que celle de Nicolas Sarkozy, et oublier ses promesses de recrutement de policiers, de gendarmes, d'enseignants...       <br />
              <br />
       <b>Vous craignez une orientation qui ne se distingue pas assez de celle de Nicolas Sarkozy ?</b>       <br />
       La seule variable est fiscale. Certes, la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG va donner naissance à un nouvel impôt, plus progressif, qui va conduire à un alourdissement de la pression fiscale pour les plus favorisés. Mais la réponse d'ensemble du PS n'est pas à la hauteur. La dette va s'accroitre si le PS ne prend pas la seule décision possible : agir sur l'euro dont il faut changer les règles. La grosse lacune de ce programme, c'est qu'il ne parle absolument pas de la monnaie unique dont le niveau surévalué écrase notre compétitivité et plombe notre croissance. Au moins Ségolène Royal, en 2007, promettait de réformer les missions de la Banque centrale européenne pour ajouter à la lutte contre l'inflation le souci de la croissance et de l'emploi. Là, disparu ! Je regrette cet impensé. La Banque Centrale relève stupidement ses taux. Le PS reste prisonnier du logiciel néo-libéral. Je ne vois aucune remise en cause alors que les socialistes, et la droite depuis 25 ans, nous ont enfoncés dans l'ornière. A eux maintenant de nous en sortir !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Êtes-vous d'accord avec Martine Aubry qui se dit favorable à la sortie du nucléaire?</b>       <br />
       Non. On ne peut pas préconiser cette orientation. D'ailleurs le programme socialiste a nuancé fortement en parlant de sortir du « tout nucléaire ». Au Japon, l'exploitant de la centrale n'a pas su prendre les précautions nécessaires en particulier contre un éventuel tsunami de grande ampleur. Qu'est ce que nous proposent ceux qui veulent sortir du nucléaire? Le gaz de schiste extrêmement polluant qui rend grise l'eau qui sort des robinets? Le charbon qui a fait des milliers de morts et rejette du CO2 dans l'atmosphère ? Le pétrole ou le gaz en voie d'épuisement? L'éolien ou le solaire extrêmement onéreux (entre deux et dix fois plus que le kwh nucléaire) ? J'invite chacun à faire preuve d'esprit de responsabilité. La gauche ne doit pas avoir vis-à-vis de la technologie et du progrès une réaction de rejet. Ce serait rompre avec l'héritage des Lumières. Revenir à l'obscurantisme.       <br />
              <br />
       <b>Au final, la gauche dans son ensemble peut-elle se rassembler sur la base de ce programme?</b>       <br />
       Non par sur cette base ! Car il laisse de côté le grand choix fondamental, celui de faire l'Europe autrement qu'à travers un marché offert et une monnaie surévaluée. A gauche du PS, il y a une sensibilité puissante qui, soit votera autrement, soit ira vers l'abstention si les choses en restent là. En 2007, le MRC a tissé une alliance avec Ségolène Royal mais sur la base d'un infléchissement de la position traditionnelle des socialistes sur l'Europe. Je ne retrouve pas trace aujourd'hui de cet infléchissement.       <br />
              <br />
       <b>La candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle a t-elle un sens ?</b>       <br />
       La vie politique est le lieu de toutes les manipulations. Bien évidemment l'élection présidentielle sera l'occasion de beaucoup de coups fourrés. Qu'est ce que Nicolas Hulot vient faire là-dedans? J'apprécie Ushuaia et il a plutôt une bonne tête, mais quelle perspective propose-t-il au pays? Nicolas Hulot est au mieux un ovni.       <br />
              <br />
       <b>Jean-Louis Borloo se lance dans la présidentielle. Un 21 avril à l'envers est-il possible en 2012?</b>       <br />
       Tout à fait !  Ce risque pèse sur l'UMP. C'est le signe d'une démocratie malade et qui ne fonctionne plus, puisqu'au 2ème tour il n'y a plus de vrais débats. Le candidat du FN, qui est tout le contraire d'un candidat de rassemblement républicain, devrait être éliminé d'office.       <br />
              <br />
       <b>Les récentes déclarations de Claude Guéant sur les musulmans vous ont-elles choqué?</b>       <br />
       J'appréciais énormément Claude Guéant comme préfet. Mais ce n'est pas la même chose d'être un très grand haut-fonctionnaire et un ministre dont la parole est immédiatement soumise à la critique. Moi-même, je n'ai pas échappé à la tempête lorsque j'ai parlé de «sauvageons» pour parler du manque d'éducation de certains délinquants très jeunes. M. Guéant est en service commandé. Il a eu, selon moi, quelques paroles malheureuses. Quand il a parlé de «croisade» je ne crois pas que Claude Guéant se prenait pour Godefroy de Bouillon ! Mais il y a des mots qu'il faut savoir éviter. Et que le nombre de musulmans augmente ou pas, on s'en fout. Ce n'est pas l'affaire de la République. L'adhésion à tel ou tel culte relève de la liberté de pensée. L'essentiel est qu'ils respectent la loi républicaine.       <br />
              <br />
       <b>Dominique Strauss-Kahn peut-il être le candidat de la gauche en 2012?</b>       <br />
       Dominique Strauss-Kahn est un homme intelligent, avec beaucoup de facilité. Mais je ne vois pas comment il pourrait mener en France une politique très différente de celle qu'il impulse à la tête du FMI. J'attends plutôt de Martine Aubry qu'elle mette de la cohérence dans le discours du PS et qu'elle ne fasse pas l'impasse sur le problème de l'euro, ou sur la gestion de la dette en créant par exemple un mécanisme de « dette perpétuelle ». J'observe pour l'heure que la direction du PS manque d'imagination. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour éviter le pire : que le déclassement progressif des jeunes générations depuis trente ans sur l'autel de la rente financière, aboutisse à celui de la France tout entière.       <br />
              <br />
       <b>Nicolas Sarkozy a t-il eu raison d'engager cette semaine les forces françaises en Côte d'Ivoire pour déloger Laurent Gbagbo?</b>       <br />
       Tous les pays ont reconnu la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Il est dommage que Laurent Gbagbo qui garde une certaine représentativité ait choisi la fuite en avant. L'ONU s'est tournée vers la France pour éviter l'utilisation par Gbagbo d'armes lourdes. Il fallait éviter le risque d'un carnage. Le fait que quelques hélicoptères français sont intervenus, dans le cadre d'une résolution de l'ONU (n° 1975), n'est donc pas critiquable. Mais cette intervention doit rester ponctuelle et conforme au droit international tel que le fixe le Conseil de Sécurité de l'ONU. La France ne doit surtout pas se laisser happer par les affrontements entre Ivoiriens et, au contraire, tout faire pour favoriser leur réconciliation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Eric Haquemand</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2878976-4072166.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-PS-manque-d-imagination_a1117.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2856302</guid>
   <title>"Je vois mal Dominique Strauss-Kahn mettre en oeuvre en France une autre politique que celle qu'il impulse à la tête du FMI"</title>
   <pubDate>Fri, 01 Apr 2011 13:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France24 jeudi 31 mars. Il répondait aux questions de Roseline Febvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/89fa31605544920d548fd29140d41c5662578efc" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/89fa31605544920d548fd29140d41c5662578efc">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Voir la première partie ci-dessus (et <a class="link" href="http://www.france24.com/fr/20110331-khadafi-cnt-diplomatie-onu-juppe-sarkozy-irak-guerre-petrole-euro-chomage-merkel-allemag%2Ce-deficit">son verbatim</a> sur le site de France24) et la seconde partie ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/dd454f49b0c279ca13aafc206ae7ec580b71e7e2" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.chevenement.fr/v/dd454f49b0c279ca13aafc206ae7ec580b71e7e2">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2856302-4036793.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Je-vois-mal-Dominique-Strauss-Kahn-mettre-en-oeuvre-en-France-une-autre-politique-que-celle-qu-il-impulse-a-la-tete-du_a1112.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2795398</guid>
   <title>"Une dérive dangereuse"</title>
   <pubDate>Wed, 23 Mar 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche, mercredi 23 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2795398-3959887.jpg?v=1300863912" alt=""Une dérive dangereuse"" title=""Une dérive dangereuse"" />
     </div>
     <div>
      <b>La Dépêche: Êtes-vous convaincu par l'intervention militaire en Libye ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Cette intervention, réalisée sur la base de la « responsabilité de protéger » définie par l'ONU en 2005, se déroule sous les auspices du Conseil de sécurité. Elle était nécessaire pour empêcher le déchaînement de la répression contre le peuple libyen à Benghazi, mais elle ne règle pas tout le problème. La résolution 1973 fixe un objectif limité et n'autorise que des moyens aériens. Nous risquons d'être confrontés à une partition de fait, au moins temporaire, entre la Cyrénaïque à l'Est et d'autre part la Tripolitaine à l'ouest et le Fezzan au sud. On peut se demander si Kadhafi survivra à la défaite qu'il est en train de subir à travers la neutralisation de son aviation et de ses armes lourdes. Il serait préférable, qu'après le cessez-le-feu décidé par le Conseil de sécurité, les pays de la Ligue arabe et ceux de l'Union africaine prennent en charge la réunion des conditions qui permettront au peuple libyen de s'autodéterminer. Ce n'est pas à l'Occident d'imposer ses solutions.       <br />
              <br />
       <b>Que pensez-vous de la polémique sur le front républicain pour le deuxième tour des cantonales ?</b>       <br />
       Le PS pratique le désistement républicain mais pas le secrétaire général de l'UMP, Monsieur Copé. Je le regrette car Mme Le Pen n'a pas changé de nature. Elle a changé de discours, de look mais sur le fond, le FN est toujours porteur d'une idéologie démagogique qui fait de l'immigration la source de tous les maux. Certes, l'immigration pose des problèmes, mais il faut les résoudre par la voie de l'intégration et non de l'excommunication. À l'UMP, il y a des sensibilités différentes, M. Fillon vient de faire entendre une voix républicaine. Mais à sa tête, certains font passer en priorité la reconquête d'un électorat qui s'est porté ou est tenté de se porter sur le FN. C'est dangereux car c'est une dérive de toute la vie politique française qui s'ensuivrait. Le FN se développe sur la base d'une crise sociale qui dure depuis trente ans et dont la responsabilité incombe aussi bien à la politique néolibérale de la droite ou d'un PS qui s'est détourné des couches populaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Vous accusez le PS d'avoir cédé aux sirènes du libéralisme. Le PS change-t-il selon vous à l'approche de 2012 ?</b>       <br />
       Je ne fais aucun procès. Je constate que le logiciel néolibéral fondé sur une dérégulation généralisée de l'économie s'est imposé en Europe continentale depuis les années 85-92 à travers les traités de Luxembourg et de Maastricht. Ce sont toutes ces bandelettes dont il faut se défaire pour inventer une voie nouvelle, je pense par exemple à la re-règlementation des mouvements de capitaux. J'attends donc les propositions des candidats socialistes.       <br />
              <br />
       <b>Le choix du candidat socialiste vous indiffère-t-il pour la présidentielle ?</b>       <br />
       J'aimerais que François Hollande fasse des propositions différentes de celles de Dominique Strauss-Kahn qui n'est pas le mieux placé pour impulser en France et en Europe une autre politique que celle qu'il met en œuvre à la tête du FMI. À défaut d'une expression nouvelle de M. Strauss-Kahn, j'aimerais entendre les voix de Martine Aubry, qui est une militante que j'apprécie, ou de François Hollande qui est bien enraciné dans la France profonde pour ouvrir à la France une politique réellement alternative.       <br />
              <br />
       <b>Vous serez candidat en 2012 ?</b>       <br />
       Je ne l'ai pas exclu car ce qui pose problème aujourd'hui, c'est l'absence d'une alternative véritable à la politique du pareil au même. C'est cette absence d'alternative qui, sur la longue durée, fait le lit du FN.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Jean-Pierre Bédéï.        <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/23/1041437-Chevenement-Une-derive-dangereuse.html">Ladepeche.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2795398-3959887.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Une-derive-dangereuse_a1100.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2754959</guid>
   <title>"Il est des circonstances où le devoir doit parler"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Mar 2011 17:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Nord Eclair, lundi 7 mars 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2754959-3898894.jpg?v=1299514804" alt=""Il est des circonstances où le devoir doit parler"" title=""Il est des circonstances où le devoir doit parler"" />
     </div>
     <div>
      <b>Nord Eclair: Quel est le message principal que vous souhaitez adresser aux étudiants de l'Edhec ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> J'ai répondu à leur invitation pour présenter mon livre, La France est-elle finie ? (Fayard). Cet ouvrage est une réflexion sur quarante années de vie politique française ainsi qu'une plongée rétrospective dans le XXe siècle français, qui fut catastrophique et précipita notre pays dans une crise nationale de longue durée. Mais à travers une relecture de cette période, je souhaite avant tout « armer » nos concitoyens pour le XXIe siècle, afin de leur rendre la confiance sans laquelle aucune nation ne peut construire son avenir.        <br />
              <br />
       <b>Vous vous montrez, comme toujours, très critique sur la politique européenne...</b>       <br />
       L'Union européenne s'est construite à partir d'un concept de marché et en acceptant, dans les années 1980 la dérégulation néo-libérale. Mon livre est une réflexion sur la manière de redresser l'Europe aujourd'hui, notamment en s'affranchissant de la dictature des marchés financiers, ou en modifiant les règles de fonctionnement de l'euro, ou encore en trouvant un moyen de s'en sortir à moindre frais en cas d'effondrement de la zone euro, que l'on ne peut pas exclure. L'Europe, pour devenir acteur de son propre destin, doit pouvoir résister à la domination conjointe des États-Unis et de la Chine. L'euro aujourd'hui est une variable d'ajustement entre le dollar et le yuan chinois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Souhaitez-vous défendre vos idées lors de la prochaine élection présidentielle ?</b>       <br />
       Il faut qu'émerge une politique alternative par rapport à celle proposée par Nicolas Sarkozy ou prônée par les candidats socialistes potentiels également prisonniers de la logique des marchés financiers et d'un européisme à courte vue. L'élection présidentielle constitue la seule occasion dans notre système institutionnel de peser véritablement dans le débat politique. Reste à savoir si les Français attendent réellement une vision alternative et s'il existe un espace politique pour cela. Je ne suis pas obsédé par l'idée de devenir président de la République. Cette idée n'a pas gouverné ma vie. Mais il est des circonstances où le devoir doit parler.       <br />
              <br />
       <b>Aujourd'hui, vous pensez donc très sérieusement être candidat ?</b>       <br />
       Oui, très sérieusement.       <br />
              <br />
       <b>Qu'est-ce qui vous sépare des candidats potentiels du PS ?</b>       <br />
       La plupart des candidats ne sont pas encore déclarés. Martine Aubry est une femme sincère que je respecte. Mais j'entends dire qu'elle se retirera si Dominique Strauss-Kahn était candidat. Cela pose un vrai problème d'orientation politique.        <br />
              <br />
       <b>DSK représente-t-il à vos yeux la défense du néolibéralisme ?</b>       <br />
       Je le connais bien, j'ai siégé dans le même gouvernement que lui. Je connais aussi les idées qu'il professe : il est pour l'État aux abonnés absents. J'ai lu également ses écrits, notamment son rapport de 2004 au président de la Commission européenne, Romano Prodi sur les perspectives de l'Europe. Vision totalement irréaliste. J'espère qu'il aura changé de point de vue en 2012. Je souhaite qu'il trouve son chemin de Damas !        <br />
              <br />
       <b>Vous vous êtes singularisé à gauche par l'opposition à l'Europe et la défense du principe républicain. Aujourd'hui, la crise de l'euro et la reprise du thème républicain par l'ensemble des formations de gauche confèrent à vos positions une réelle actualité...</b>       <br />
       Je ne suis pas contre l'Europe, il faudrait dissiper cette idée. Je suis contre la manière dont elle a été faite avec la dérégulation de l'économie comme moteur. Je suis également très préoccupé par l'érosion de notre base industrielle, avec des conséquences directes sur notre modèle social. Je ne suis pas anti-européen, mais je refuse que toutes les directives de Bruxelles aient pour seuls soucis la concurrence, l'ouverture des marchés et la fin des services publics. L'euro est une monnaie surévaluée qui contribue à notre désindustrialisation. Je suis pour une Europe des nations, pas une Europe qui se fait sans elles, voire contre elles. Concernant le modèle républicain, je vois effectivement que les socialistes et les Verts parlent désormais d'« intérêt général » et de « République ». Mais il faudrait que ce discours se traduise de manière concrète, car la République comporte des exigences fortes en matière d'école, de sécurité, de civisme et donc de patriotisme. La réaffirmation de l'identité de la France est nécessaire au redressement de l'Europe, dans l'intérêt de l'Europe et de l'Allemagne elle-même, dont la politique rigoriste à courte vue nous conduit dans le mur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Martin Leprince</span>       <br />
       -----       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nordeclair.fr/France-Monde/France/2011/03/07/il-est-des-circonstances-ou-le-devoir-d.shtml">Nord Eclair</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2754959-3898894.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Il-est-des-circonstances-ou-le-devoir-doit-parler_a1091.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-2722710</guid>
   <title>Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin</title>
   <pubDate>Fri, 25 Feb 2011 10:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement, Nice Matin, 25 février 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2722710-3852208.jpg?v=1298624874" alt="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" title="Jean-Pierre Chevènement face à la rédaction de Nice Matin" />
     </div>
     <div>
      En réserve de la République, mais certainement pas sur la touche. Avec des convictions toujours aussi ancrées, Jean-Pierre Chevènement sème en ce moment les petits cailloux qui lui permettront « le moment venu » de s’aventurer sur le chemin tortueux qui mène à l’Élysée. Ses cailloux à lui, ce sont ses idées, égrénées au fil des 310 pages de son nouveau livre au titre évocateur, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/La-France-est-elle-finie_a1027.html">La France est-elle finie ?</a>. Souveraineté, République, Nation : des valeurs majuscules que Chevènement défend inlassablement, rencontre après rencontre, dédicace après dédicace comme hier après-midi à Nice. Malade d’« une France qui ne s’aime plus », pourfendeur d’une « gauche française ralliée au néolibéralisme », le sénateur du Territoire de Belfort n’exclut pas d’incarner lui-même la « candidature alternative » qu’il appelle de ses vœux. Un brin superstitieux (« en 2001, je m’étais déclaré un 4 septembre, le jour de la proclamation de la IIIe République »), il se décidera avant la fin de l’année. « Il faut qu’un espace s’ouvre », confie avec un ton professoral celui qui rappelle avoir réuni sur son nom « un million et demi de Français au premier tour de la présidentielle de 2002 ». Déçu de ne pas bénéficier d’une exposition médiatique plus forte, enrageant de « ne même plus figurer dans les sondages où apparaissent des gens que je ne connais même pas », Chevènement croit autant en ses idées qu’à son destin. Mais où diable se situe-t-il sur l’échiquier politique ? « Au dessus ». Tout est dit, sans modestie de façade. Pour lui, c’est sûr, « l’avenir est ouvert ». Et puis, glisse-t-il au détour d’une question, « j’ai atteint l’âge où on peut devenir président de la République… »       <br />
              <br />
       Denis Carreaux, rédacteur en chef.       <br />
       ------       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« La dérégulation de l'économie a provoqué la désindustrialisation de la France » </span>       <br />
              <br />
       <b>Nice-Matin: La France serait-elle en meilleure santé si la gauche vous avez écouté en ne prenant pas le tournant de la rigueur en 1983 et en refusant le traité de Maastricht ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> La crise de la France est ancienne, elle date de l’après Première guerre mondiale. Mais, dans les années 80-90, la gauche, en choisissant de passer un compromis avec le néolibéralisme triomphant, a accepté la dérégulation et la libéralisation des mouvements de capitaux qui expliquent largement les délocalisations de ces dernières années. Elle a mis le doigt dans un engrenage qu’on pouvait éviter à l’époque : la France pesait encore assez lourd en Europe pour imposer un système d’économie mixte.       <br />
              <br />
       <b>La crise du capitalisme financier vous donne, en quelque sorte, raison 25 ans plus tard…</b>       <br />
       C’est la dictature de l’actionnariat qui l’a emporté, une dérégulation de l’économie qui a provoqué la désindustrialisation de la France. Quand j’étais ministre de l’Industrie, celle-ci pesait 30 % de la valeur ajoutée contre 13 % aujourd’hui. Comment un pays dont la base productive se rétrécit à ce point peut préserver ses retraites ou son assurance-maladie ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Peut-on réindustrialiser ?</b>       <br />
       Il est toujours difficile de remonter la pente quand on l’a dévalée ! On aurait, en tout cas, pu maintenir en France davantage d’usines d’assemblage, consacrer plus de moyens à la recherche et ne pas faire la part belle aux délocalisations. Les Allemands, eux, ont sous-traité dans les pays d’Europe centrale mais ont gardé la maîtrise de l’assemblage, ils ont des positions monopolistiques dans beaucoup de domaines, tout cela leur assure un excédent commercial de 150 milliards, à l’inverse la France connaît un déficit de 52 milliards.       <br />
              <br />
       <b>Les 35 heures ont-elles joué dans ces délocalisations ?</b>       <br />
       Les 35 heures ont certainement pesé sur nos coûts à un moment où les Allemands prenaient une position inverse en comprimant les salaires. Mais c’est la surévaluation de notre monnaie - le franc, puis l’euro fort - qui a constitué le facteur décisif.       <br />
              <br />
       <b>L’essentiel de nos problèmes vient donc de l’euro fort ?</b>       <br />
       Une monnaie surévaluée est très pénalisante pour l’industrie en nous faisant perdre des parts de marché à l’exportation. Et c’en est fini des ajustements maintenant qu’il est impossible de dévaluer. Plutôt que les plans de rigueur qui sont aujourd’hui avancés, je propose des politiques économiques harmonisées et privilégiant la croissance.       <br />
              <br />
       <b>Pour desserrer l’étau de l’euro, vous demandez la révision des statuts de la Banque centrale européenne ou la réglementation des marchés des devises. On n’en prend pas le chemin…</b>       <br />
       Si ce plan A, d’une réforme à froid, ne marche pas, il faut garder un plan B sous le coude. S’il y a une crise qui met l’Espagne voire l’Italie en dehors de l’euro, la France ne pourra pas résister, entre l’Allemagne d’un côté et ces pays qui deviendront hypercompétitifs. Notre voisin d’outre-Rhin sera alors bien obligé de discuter d’une réforme.       <br />
              <br />
       <b>L’Allemagne ne peut-elle pas être tentée par le cavalier seul avec son économie dominante ?</b>       <br />
       Politiquement, cela ne la conduirait nulle part. Elle est aussi tributaire des marchés européens où elle exporte 70 % de sa production.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Primaires socialistes : « Rien ne paraît clair » </span>       <br />
              <br />
       <b>Quand on vous lit, quand on vous connait, on ne voit pas comment vous pourriez soutenir DSK.</b>       <br />
       Et quand vous connaissez DSK aussi. Mais il faut faire confiance à la perfectibilité de l’être humain. La gauche est un optimisme, fondamentalement. Il faudrait donc que Dominique Strauss-Kahn trouve son chemin de Damas. Mais les choses seront différentes de ce qu’elle sont aujourd’hui lorsqu’il se sera porté candidat.       <br />
              <br />
       <b>Les primaires socialistes sont-elles une bonne idée ?</b>       <br />
       J’ai été très surpris par la manière dont Martine Aubry a déclaré qu’il n’y aurait pas de concurrence entre elle et DSK. On a parlé d’un pacte de Marrakech auquel Ségolène Royal semblait un moment s’être ralliée.       <br />
              <br />
       <b>Elle a changé d’avis depuis car elle est en campagne...</b>       <br />
       C’est exact, mais même Martine Aubry ne paraît plus aussi sure, si j’en juge par les appels venant de ses amis. Rien ne paraît clair. Je ne sais plus très bien à quel saint il faut se vouer.       <br />
              <br />
       <b>Quel candidat socialiste est compatible  avec le MRC ?</b>       <br />
       Pour le moment, si j’en juge par le fait qu’il vaudrait mieux se fier à quelqu’un qui ne nous ait pas mis dans l’ornière, pour pouvoir nous en sortir, je n’en vois pas un qui soit absolument sans défaut.       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous trouver mieux au Front de gauche ?</b>       <br />
       Jean-Luc Mélenchon a fait un parcours méritoire depuis le traité de Maastricht qu’il avait approuvé mais il lui reste encore à comprendre que la souveraineté nationale et pour tout dire la France est un levier indispensable si on veut faire bouger l’Europe, la redresser, et que la France redevienne le modèle républicain qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.       <br />
              <br />
       <b>Quelles relations avez-vous avec le PS ?</b>       <br />
       Le MRC a une influence sur une frange du PS et certains n’hésitent pas à la reconnaître comme Arnaud Montebourg, Manuel Valls qui, dans le domaine de la sécurité me déborde quasiment, ou François Hollande.       <br />
              <br />
       <b>Un candidat unique à gauche c’est possible ?</b>       <br />
       Le bon candidat pour la gauche serait celui qui a tenu compte de tout ce qui s’est passé depuis 1981, de la crise et des leçons de la crise, et capable d’anticiper assez loin pour nous donner des raisons d’espérer.       <br />
              <br />
       <b>La gauche peut-elle échouer en 2012 ?</b>       <br />
       Les sondages ne sont pas porteur pour Sarkozy qui bénéficie d’un exceptionnel discrédit. Il faudrait que la gauche en fasse beaucoup pour ne pas l’emporter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Vers une candidature en 2012 ? »</span>       <br />
              <br />
       <b>Au début du mois de janvier, vous avez évoqué votre candidature potentielle à l’élection présidentielle de 2012 ? Où en est votre réflexion ?</b>       <br />
       Le MRC peut avoir d’autres candidats que moi ! Je crois à une candidature alternative. Je crois qu’il faut porter à la tête de l’Etat quelqu’un qui ait clairement à l’esprit un besoin de changements politiques. Il ne faut pas confier les rênes de l’Etat à des gens qui nous ont égarés. Pour sortir de l’impasse il ne faut pas faire confiance à ceux qui nous y ont conduits.       <br />
              <br />
       <b>Quelles circonstances vous inciteraient à vous présenter ?</b>       <br />
       Je demanderai aux candidats potentiels du Parti socialiste de se positionner. Si la parenthèse libérale ouverte en 83 dont parle Lionel Jospin et qui n’a jamais été vraiment refermée demeure, il faudra imaginer un troisième homme et faire en sorte qu’il ait une chance de l’emporter. Il représenterait une autre politique : avec sagesse, subtilité, sens de l’Etat et en même temps en prenant clairement ses distances avec des politiques qui ont échoué ou avec des tropismes politiques erronés dans des domaines variés comme la sécurité ou l’école. Des tropismes qui ne permettent pas de gouverner la France car la France est très difficile à gouverner. La gauche a un vrai travail à faire là-dessus. Car elle ne doit pas seulement gagner elle doit aussi réussir. Je considère par ailleurs que pour être candidat il faut avoir une chance de gagner.       <br />
              <br />
       <b>Quels seraient les contours de votre programme ?</b>       <br />
       Je n’aurai pas grand-chose à changer à mon discours de 2002. Il faut un redressement de la construction européenne et relancer la politique industrielle de la France. Sur l’école, le civisme, la sécurité, le rôle de la France en Europe et dans le monde : mes propos de 2002 me paraissent valables. Il faudrait actualiser car dix ans ont passé. Mais je n’ai pas de raison de changer les orientations de fond. J’étais en avance en 2002. En 2012, le discours pourrait être adéquat.       <br />
              <br />
       <b>Certains vous font porter le poids de la défaite de la gauche le 21 avril 2002. Quel est votre regard aujourd’hui ?</b>       <br />
       Vous savez c’est une défausse facile. On cherche un bouc émissaire à une défaite qu’on devrait s’attribuer à soi-même. Quand un projet recueille 11 % d’approbation chez les ouvriers, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le projet lui-même. Ce n’est pas la peine de s’en prendre à Pierre, Paul, Jacques ou Jean-Pierre ou Christiane !       <br />
              <br />
       <b>Quand vous prononcerez-vous ?</b>       <br />
       Avant la fin de l’année 2011 !       <br />
              <br />
       <b>Où vous situez-vous sur l’échiquier politique ?</b>       <br />
       Au-dessus ! Les Français souffrent de ne pas avoir de perspective. Je constate que le courant de pensée que je représente et qui a obtenu 1,54 million de voix en 2002 n’est pas reçu à l’Elysée alors qu’on reçoit M. de Villepin qui pourtant ne s’est jamais compté dans une élection. Je constate que les sondages ne mentionnent jamais mon nom ! C’est frappant ! Alors qu’on cite gens inconnus, des personnes que je ne connais même pas.       <br />
              <br />
       <b>Comment analysez-vous le succès de votre livre ?</b>       <br />
       C’est le signe que mes idées intéressent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"> « Beaucoup de gens rejettent l'image que la droite et la gauche donnent en Corse »</span>       <br />
              <br />
       <b>Lors des dernières élections territoriales en Corse, un électeur sur trois a voté nationaliste : cela vous surprend ?</b>       <br />
       Beaucoup de gens rejettent l’image que la droite et la gauche donnent en Corse. Il y a là une carence sur laquelle il faut s’interroger. Je constate quand même qu’une majorité de Corses a rejeté le projet de statut de territoire d’outre-mer concocté depuis les accords de Matignon pour la Corse en 2003. Il y a donc une majorité de Corses qui, contre l’avis de tous les partis de droite et de gauche y compris les partis indépendantistes, ont dit « non on veut rester français avec des départements ». C’est quand même quelque chose qui en dit long. Ce serait aussi une erreur de vouloir revenir sur les affaires de statut. Je crois percevoir un certain danger qui consisterait à vouloir rouvrir la question du statut de la Corse qui n’a jamais conduit nulle part. La priorité en Corse c’est le développement économique, l’enseignement, le développement de l’esprit public, du civisme, du respect de la loi. Tout cela est parfaitement compatible avec l’identité culturelle particulière de la Corse qu’il ne faut pas opposer à l’identité républicaine.       <br />
              <br />
       <b>La Corse bat chaque année des records en matière d’homicides, aujourd’hui comme à l’époque où vous étiez ministre de l’Intérieur. Avoir privilégié la lutte contre les attentats nationalistes au détriment des crimes de droit commun, n’est-ce pas une erreur de tous les gouvernements ?</b>       <br />
       Souvent les deux se sont confondus. A une certaine époque, en particulier dans les années 80 et 90, l’interpénétration entre les mouvements indépendantistes et le grand banditisme était forte.       <br />
       La loi doit être respectée par tous. Il n’y a pas lieu de distinguer un assassinat selon qu’il est commis pour des mobiles idéologiques ou bassement intéressés. De toute façon il faut condamner toute espèce de recours à la violence et tout homicide. Je n’oublie pas qu’on a quand même abattu un préfet de la République, Claude Erignac, qui se promenait sans aucune protection la nuit dans une rue d’Ajaccio. Ce n’était pas un acte courageux et c’est une litote.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Débat animé par Denis Carreaux, rédacteur en chef ; André Fournon, secrétaire général de la rédaction ; Philippe Courtois, directeur du développement éditorial et Eric Néri, adjoint au directeur départemental des Alpes-Maritimes</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/jean-pierre-chevenement-face-a-la-redaction">Nice Matin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-face-a-la-redaction-de-Nice-Matin_a1086.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
