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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-03-11T05:33:05+01:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"</title>
   <pubDate>Tue, 13 Mar 2012 21:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'Est républicain, 14 mars 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3991751-6050733.jpg?v=1331670046" alt="Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"" title="Entretien à l'Est républicain: Chevènement soutient Hollande "les yeux ouverts !"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Est républicain: Entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, qu’est-ce qui vous a fait pencher pour le premier ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Seul François Hollande peut aujourd’hui battre Nicolas Sarkozy et devenir président de la République. En me portant candidat le 5 novembre, j’entendais faire bouger les lignes. Après le discours de Hollande au Bourget et l’énoncé de ses 60 engagements, j’ai constaté des infléchissements positifs : redresser la France et pour cela relancer la production, réorienter la construction européenne en renégociant le désastreux traité signé à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, synonyme de régression économique et sociale, rétablir la justice, redonner espoir à la jeunesse, porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde. Comment ne reconnaîtrais-je pas là les orientations que de tout temps j’ai préconisées ?       <br />
              <br />
       <b>Et vous ne les retrouviez pas chez Jean-Luc Mélenchon ?</b>       <br />
       J’ai de l’estime pour le parcours qu’il a effectué depuis le traité de Maastricht, même si je ne partage pas ses positions sur la sortie du nucléaire ou la régularisation de tous les sans-papiers. J’exprime une sensibilité républicaine et je ne cherche pas à être « la gauche de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon parle beaucoup de la République, mais je ne suis pas sûr qu’il y mette la même exigence. La souveraineté nationale est à mes yeux un point d’appui essentiel. Aussi bien, tout le monde sait que Mélenchon soutiendra Hollande au second tour. Je préfère donc apporter d’emblée mon soutien à Hollande. C’est un homme chaleureux qui a l’intelligence des hommes et des choses. C’est un homme politique réaliste et talentueux. Jean-Luc Mélenchon n’a pas fini d’évoluer. Il fait, comme Arnaud Montebourg, partie de l’avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Votre soutien est-il lié au récent accord législatif conclu entre le MRC et le PS ?</b>       <br />
       Je me suis déterminé sur le fond, et bien avant que soit conclu l’<a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html">accord</a> que vous qualifiez de « législatif » entre le PS et le MRC. Cet accord comporte d’abord un volet politique. Il reprend les points que nous jugeons essentiels : monnaie compétitive, rôle accru de la BCE pour racheter la dette, soutenir la croissance et agir sur le change, réaffirmation du rôle du Parlement pour voter le budget, construction d’une Europe non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement. Le volet électoral est en ligne avec l’accord conclu en décembre 2006 : neuf circonscriptions en dehors du Pas-de-Calais où interviendra, je l’espère, un accord particulier.       <br />
              <br />
       <b>Sur le fond, reste-t-il des désaccords entre François Hollande et vous ?</b>       <br />
       Les accords et les valeurs communes l’emportent largement sur les désaccords. Ceux-ci concernent la nature de la monnaie unique, construction viciée, selon moi, dès l’origine mais nous sommes d’accord pour en changer les règles. Je fais confiance au pragmatisme et au patriotisme de François Hollande pour prendre les décisions les plus conformes aux intérêts du pays. Sur la sécurité, il a repris l’idée d’une police de proximité dont on oublie souvent de mentionner que c’est moi qui l’ai conçue et mise en place en 1999.       <br />
              <br />
       <b>Comment entendez-vous peser ensuite ?</b>       <br />
       Je n’ai aucune ambition ministérielle, même si je ne renonce pas à exercer une influence. J’ai eu le temps d’assouvir mon désir d’action à la tête de cinq ministères, de 1981 à 2000. J’ai toujours été un homme d’études et de recherche. Je continuerai à m’occuper de la Fondation « Respublica » et, tant que j’en resterai l’élu, du Territoire de Belfort.       <br />
              <br />
       <b>Certains à gauche disent encore « douter » de la capacité de Hollande à exercer la fonction…</b>       <br />
       Je lui fais confiance pour être un Président dans lequel les Français pourront se reconnaître. Nicolas Sarkozy a commis l’erreur de vouloir désacraliser la fonction. François Hollande l’exercera avec dignité. Je sais qu’il s’adaptera très vite. Sa tâche sera difficile. Mais il a de la ressource. Je le soutiendrai les yeux ouverts, mais sans démagogie, avec le seul souci de lui faire entendre des arguments auxquels d’autres n’auraient pas pensé. J’ai assez de pratique pour savoir qu’en dernier ressort, le Président de la République est maître de la décision.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"</title>
   <pubDate>Tue, 31 Jan 2012 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement pour Courrier Cadres, mardi 31 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3752876-5581674.jpg?v=1328037015" alt=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" title=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Courrier Cadres: Quel est votre constat sur l’état actuel de l’économie ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Il est déplorable : la France a vu sa base industrielle se rétrécir, passant de 30 % à 13 % de notre valeur ajoutée depuis 30 ans. Les délocalisations vers les pays à bas coût salarial - y compris européens -, la primauté donnée à la rente financière, le manque de patriotisme de nos grands groupes industriels qui n’investissent pas en France, tout cela y concourt. La France demeure dans le groupe de tête si on prend en compte le PIB par habitant mais cela ne saurait dissimuler les faiblesses de notre économie : notre pays consomme majoritairement des produits qu’il ne fabrique pas et ce que nous produisons pour l’exportation est pénalisé par le taux trop élevé de l’euro et par la détérioration de notre compétitivité par rapport à l’Allemagne depuis une dizaine d’années qui entraînent un lourd déficit de notre balance commerciale. L’avenir est encore assombri par les orientations de politique économique retenues au niveau européen : la voie de l’austérité inscrite dans le projet de traité européen ne peut qu’enfoncer l’Europe dans une récession de longue durée et contribuer encore plus à réduire notre consommation et nos capacités productives. La dette ne pourra être épongée tant que nous ne renouerons pas avec la croissance. Nous n’en prenons pas le chemin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont vos propositions pour relancer l’économie, l’emploi ? Que faire pour l’entrepreneuriat ?</b>       <br />
       J’ai fait dix propositions pour redresser la France, c’est-à-dire d’abord notre économie. Il faut mesurer l’ampleur du défi. Je propose que les moyens soient pris de ramener l’euro à un taux raisonnable, proche de sa parité initiale avec le dollar (1,16), de renouer avec la croissance en Europe en donnant à la BCE <span style="font-style:italic">(Banque centrale européenne, ndlr)</span> les moyens d’action qui sont ceux d’une banque centrale normale et enfin pour soutenir l’économie avec un grand emprunt européen pour financer des travaux d’avenir, la recherche et la technologie. Les autres pays développés appliquent une politique de création monétaire modérée : c’est le “quantitative easing” utilisé par les États-Unis dès le début de la crise. De même le Royaume-Uni, qui a gardé une banque centrale nationale, s’apprête à recourir à la création monétaire pour faire face à la récession qui menace le pays. La BCE devrait aussi accepter une certaine mutualisation des dettes publiques des pays de la zone euro en soutenant les mécanismes de soutien existants (FSEF i[[Fonds européen de stabilité financière, ndlr]]i et MEF). Je préconise enfin une vigoureuse politique industrielle. Les PME innovantes doivent particulièrement retenir l’attention. Il faut les aider à consolider leur capital et à soutenir leur capacité d’exportation. Dans une période de crise comme celle que nous vivons, seules des mesures d’ampleur sont de nature à restaurer la compétitivité et un niveau décent d’emploi pour tous.       <br />
              <br />
       <b>Quel regard portez-vous sur la situation particulière des cadres ? Sont-ils un public prioritaire pour le redressement de l’économie ?</b>       <br />
       S’agissant plus particulièrement des cadres, je note qu’ils sont également atteints par les délocalisations et le seront de plus en plus soit qu’ils appartiennent aux branches industrielles, soit qu’ils soient employés dans les services, qui se délocalisent à leur tour à un rythme rapide, soit enfin qu’ils contribuent à la recherche et à l’innovation pour lesquels il serait vain de croire que nous garderons une avance sur les pays émergents si nous ne prenons pas pour cela des mesures énergiques. L’effort pour le pays tout entier est indispensable. Il doit être justement réparti. Les cadres ne doivent pas être découragés. Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité.       <br />
              <br />
       L’emploi des cadres est donc à mes yeux en interdépendance avec l’ensemble des emplois eux-mêmes tributaires de la relance de l’activité économique. Je ne crois pas au discours - de moins en moins tenu d’ailleurs - selon lequel la France pourrait se passer d’usines et tout miser sur les services. C’est une pente dangereuse. Un pays qui n’a pas de base industrielle ne peut maintenir ni protection sociale ni services publics efficaces. L’Allemagne tire sa force de l’existence d’industries performantes. La France a besoin de cadres techniques ou administratifs, d’ingénieurs, de gestionnaires pour faire tourner un modèle d’économie diversifié, en prise avec l’économie numérique et qui suppose d’ailleurs un niveau de formation technique post-bac de plus en plus performant.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.cadres-dirigeants.fr/article/jean-pierre-chevenement-ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite">Courrier Cadres</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite_a1357.html</link>
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   <title>De la nécessité d'un plan B</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 10:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans le Huffington Post, lundi 30 janvier 2012.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3743752-5565836.jpg?v=1328358431" alt="De la nécessité d'un plan B" title="De la nécessité d'un plan B" />
     </div>
     <div>
      Il est sans doute impossible de faire admettre leur erreur aux élites qui ont fait de l'euro leur projet politique commun et leur fétiche. Mal pensée, la monnaie unique européenne a été dès l'origine un mark-bis faisant fi de la diversité des nations qui allaient la composer et particulièrement de l'hétérogénéité de leurs économies.       <br />
              <br />
       Treize ans après son introduction, où sont passées les promesses de ceux qui l'avaient portée sur les fonds baptismaux ? Car si la France vient de perdre son triple A, c'est en réalité toute la zone euro qui, année après année, se trouve déclassée dans la mondialisation. Seule zone au monde marquée par une stagnation économique de longue durée, elle donne en outre l'étrange spectacle d'une construction à la dérive. Ses élites célèbrent le &quot;printemps arabe&quot; avant d'organiser le remplacement plus ou moins subreptice de gouvernements démocratiquement élus par des technocrates européens imprégnés de néolibéralisme dogmatique. L'Europe &quot;post-démocratique&quot; pointée par Hubert Védrine devient l'ultime projet de ces élites pour ne pas avoir à reconnaître leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Ce qui mine pourtant la zone euro, ce n'est pas son niveau d'endettement public, comparable à celui des Etats-Unis et inférieur à celui du Japon. Ce sont les écarts de compétitivité entre les pays européens, qui se traduisent par l'accumulation d'excédents commerciaux en Allemagne et aux Pays-Bas et de déficits partout ailleurs. En 2011, le déficit commercial de la France aura atteint plus de 70 milliards d'euros. Sur cette somme, notre déficit est de 25 milliards avec l'Allemagne, soit six fois plus qu'en 1982 ! Comment parler d'égal à égal sur la base d'un tel déséquilibre ? L'euro a agi pendant la décennie 2000 comme un accélérateur des divergences économiques, creusant l'écart entre un centre industriel compétitif et une périphérie sous-industrialisée et déficitaire, dopée au crédit et aux subventions. Ce sont les déséquilibres internes de l'euro qui portaient en eux l'inéluctabilité de la dérive budgétaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les politiques d'austérité budgétaire ne règleront en rien ces déséquilibres de compétitivité. Pire, mises en œuvres ensemble, elles vont accélérer le déclin relatif de l'Europe en la plongeant dans une dépression de longue durée, alors même que la montée en puissance des pays émergents s'accélère. A l'impéritie économique s'ajoute ainsi la myopie géopolitique.       <br />
              <br />
       Les acteurs de l'économie ont d'ores et déjà intégré la possibilité d'un naufrage de la zone euro. La Grèce ne pourra sans doute se relever qu'en recouvrant sa souveraineté monétaire et en dévaluant très fortement. A bien y réfléchir, comment le Portugal et l'Espagne pourraient-ils renouer avec le dynamisme économique sans l'aide d'une dévaluation qui leur donnerait l'oxygène qui leur fait aujourd'hui défaut ? Elargissons le raisonnement : pouvons-nous nous-mêmes assumer le coût gigantesque du statu quo sur notre économie en termes de chômage, de retard d'investissement, de déficits publics? De surcroît, le FESF est une pompe à incendie insuffisante et deviendrait vite un tonneau des Danaïdes, s'il fallait l'activer à la mesure des difficultés prévisibles.       <br />
              <br />
       Dans Sortir la France de l'impasse (Fayard, octobre 2011), je me faisais l'avocat d'une refonte complète de l'architecture de la zone euro. Intervention massive de la Banque centrale européenne sur le marché de la dette et extension de ses missions, abaissement du cours de l'euro face au dollar et au yuan, gouvernement économique de la zone privilégiant la coopération à la compétition. Malheureusement l'actuel gouvernement allemand ne veut pas de cette solution, pourtant la seule à pouvoir préserver la monnaie unique et offrir un répit d'au moins quelques années. Thomas Mann a écrit que l'Allemagne était trop grande pour ne pas chercher à dominer l'Europe, mais aussi trop petite pour y parvenir. C'est pourquoi il préconisait une &quot;Allemagne européenne&quot;.       <br />
              <br />
       L'Europe, elle-même, si elle veut continuer à exister comme un pôle entre l'Amérique du Nord et l'Asie, ne peut être qu'européenne. L'intuition du général de Gaulle reste pleinement valable. Il n'y a plus de place pour un leadership allemand ou français en Europe, mais il y a une responsabilité particulière de nos deux pays, à l'articulation de l'Europe germanique et de l'Europe latine.       <br />
              <br />
       Plutôt que d'assister passivement à l'effondrement de l'euro et aux catastrophes économiques et sociales qui s'ensuivraient, je propose d'étudier de manière concertée un plan B et d'organiser la mutation de l'euro en monnaie commune réservée aux transactions extérieures. Dans chaque pays de la zone, des euros nationaux verraient le jour à la même date. Ceux-ci ne pourraient être convertibles qu'avec l'euro monnaie commune. La parité des euros nationaux entre eux serait établie de manière concertée, afin de prendre en compte les différentiels de compétitivité creusés au cours des treize dernières années. Cette flexibilité retrouvée des monnaies serait infiniment moins coûteuse qu'un ajustement déflationniste par voie de réduction des salaires, des pensions et des dépenses publiques. Pour mener à bien cette mutation qui n'est envisageable que pour parer à une catastrophe probable, il faudrait envisager la réquisition de la Banque de France car nous aurions besoin d'une banque centrale qui distribue du crédit aux entreprises et aux particuliers si la menace de faillites bancaires venait à se préciser. Sous la pression des événements, il faudra bien enfreindre les tabous. Le coût de cette mutation serait bien moindre que le coût du maintien à tout prix d'un système pénalisant pour la croissance et aujourd'hui à bout de course.       <br />
              <br />
       En tout état de cause, il n'est pas besoin d'être un grand stratège pour comprendre qu'il n'y a pas de plan A qui puisse réussir, sans l'alternative d'un plan B seul moyen de lever les réticences à la mise en œuvre du plan A.       <br />
              <br />
       Si nos élites n'ont pas le courage de revenir sur leurs choix, alors le désordre appellera l'ordre. Il serait préférable qu'il existe alors un recours républicain et qu'une voie raisonnable se dessine en Europe afin de préserver la cohérence du marché &quot;européen&quot; et d'y maintenir un cap conforme à l'intérêt de tous ses peuples.       <br />
              <br />
       ---       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanpierre-chevenement/euro-dette-necessite-plan-b_b_1239825.html">Le Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/De-la-necessite-d-un-plan-B_a1355.html</link>
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   <title>"C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"</title>
   <pubDate>Fri, 13 Jan 2012 12:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3656951-5355643.jpg?v=1326458035" alt=""C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"" title=""C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>J'ai exercé la plupart de mes fonctions successivement et non simultanément, sauf peut être celle de maire de Belfort. C'est d'ailleurs celle qui m'a d'ailleurs donné le plus de satisfaction. Je l'ai exercé dans la durée, plus de 20 ans, et dès 1985 je me suis attaché au projet TGV Rhin-Rhone que j'ai eu la satisfaction de voir aboutir.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas un homme politique tout à fait comme les autres. Je ne fais pas de coups de communication en permanence et j'inscris mon action dans un dessein presque continu depuis 40 ans et le congrès d'Epinay. Je conçois que ce soit mal accordé avec le rythme des médias, qui se renouvellent en permanence, mais moi je suis constant. C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat au moins égale à celle des autres candidats de gauche.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes dans une crise énorme, comme la France n'en a pas connu depuis 1945. La monnaie unique est le projet auquel nos élites, de droite comme de gauche, ont tout sacrifié. Ce projet est en train de se casser la figure : la monnaie unique prend l'eau.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense avoir un titre à dire « voilà comment on peut s'en sortir à moindre frais » « voilà comment on peut faire évoluer ce système ». J'ai une crédibilité pour cela que n'ont pas ceux qui nous ont fourvoyés.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant les parrainages</span> : Je pense que les consignes extrêmement strictes données par les partis et le point du conformisme, qui fait que beaucoup d'élus hésitent à s'engager, aboutissent à une raréfaction des parrainages. Cela rend le travail plus difficile pour les candidats, comme moi, qui ne bénéficient pas du soutien d'un grand parti.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai quitté le gouvernement en 1983 pour m'opposer au tournant libéral (…) Nous sommes loin aujourd'hui du « changer la vie » et de ce qui était la ligne politique du Parti socialiste dans les années 70 et au début des années 80. C'est ce changement de cap qui a laissé en déshérence les classes populaires qui, pour certaines d'entre elles, se tournent vers des solutions simplistes et peuvent apporter leur soutien au Front national. Je m'en désole.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'observe que dans les très jeunes générations, il y a un repolitisation. Il y a des jeunes qui, sans revenir aux valeurs collectives qui nous portaient, savent trouver un équilibre entre l'individualisme de la génération précédente et l'engagement politique. Je trouve des jeunes générations très futées, très politisées. Peut-être est-ce l'effet du Net.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de la légalisation du cannabis</span> : Nous avons déjà une drogue : l'alcool. Faut-il en rajouter beaucoup d'autres ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'espère que François Hollande saura redresser sa perception de l'Europe. Cependant, je remarque que son entourage est très monocolore.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/C-est-parce-que-je-suis-constant-que-j-estime-avoir-une-legitimite-pour-etre-candidat_a1339.html</link>
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   <title>Chevènement, en visite chez Arkema, déplore l'impuissance du ministère de l'Industrie</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jan 2012 16:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mercredi 11 janvier 2012, 16h21.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3651393-5346605.jpg?v=1326295734" alt="Chevènement, en visite chez Arkema, déplore l'impuissance du ministère de l'Industrie" title="Chevènement, en visite chez Arkema, déplore l'impuissance du ministère de l'Industrie" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à l'élection présidentielle, a déploré mercredi l'impuissance du ministère de l'Industrie, lors d'une visite sur le site Arkema de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), voué à être cédé au fonds d'investissement Klesch.       <br />
              <br />
       &quot;Autrefois, il y avait une direction de la chimie au ministère de l'Industrie, avec des gens très capables. Aujourd'hui, le ministère est réduit à peau de chagrin et rattaché à Bercy, ce qui montre la prépondérance des financiers&quot;, a déclaré celui qui fut ministre de l'Industrie en 1982-1983.       <br />
              <br />
       &quot;Il faut reconstituer le ministère de l'Industrie et avoir une vraie politique industrielle&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Le candidat à la présidentielle, qui dit avoir &quot;près de 350 signatures&quot;, a rencontré l'intersyndicale d'Arkema et Nicolas de Warren, directeur des relations institutionnelles du groupe.       <br />
              <br />
       Celui-ci compte céder à Klesch, pour &quot;zéro euro&quot;, ses activités vinyliques (PVC, soude, chlore, etc.) principalement basées en France, autour de Marseille et de Lyon, avec 1.780 salariés et 850 à l'étranger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Une perspective qui inquiète le personnel au vu des précédents de Klesch, dont les reprises de sociétés se soldent toujours par des fermetures, des réductions d'effectif ou des baisses de salaires, selon les syndicats, qui citent les déboires des chaussures Myrys en France, d'une fonderie d'aluminium rachetée à Alcan en Hollande ou d'une raffinerie rachetée à Shell en Allemagne.       <br />
              <br />
       &quot;C'est un investisseur qui est là pour se payer sur la bête, c'est la signature qu'il laisse partout&quot;, a dénoncé Jean-Marie Michelucci, coordinateur CGT. &quot;Pour nous, Arkema sous-traite son plan social&quot;.       <br />
              <br />
       Interrogé sur ce que pourrait faire un gouvernement de gauche dans un tel cas, M. Chevènement a plaidé pour plus d'interventionnisme: &quot;On pourrait imaginer d'introduire dans le capital une banque nationale d'investissement, dans une proportion modeste - 10% par exemple - afin qu'il y ait au conseil d'administration quelqu'un qui puisse suivre ce qui se passe&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;L'avenir de la chimie française ne peut pas ne pas intéresser le gouvernement. Alors qu'a dit M. Besson, le ministre de l'Industrie, quelles garanties a-t-il données ?&quot;, a demandé M. Chevènement.       <br />
              <br />
       Le 7 décembre, Eric Besson a assuré que le gouvernement serait &quot;particulièrement vigilant&quot; au respect des engagements pris par Klesch, reçu au ministère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3651393-5346605.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Chevenement-en-visite-chez-Arkema-deplore-l-impuissance-du-ministere-de-l-Industrie_a1338.html</link>
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   <title>"On fait comme si la France ne pouvait qu'emboîter le pas à l'Allemagne"</title>
   <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 15:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Marianne2.fr (1ère partie), mardi 3 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3606326-5228206.jpg?v=1325601524" alt=""On fait comme si la France ne pouvait qu'emboîter le pas à l'Allemagne"" title=""On fait comme si la France ne pouvait qu'emboîter le pas à l'Allemagne"" />
     </div>
     <div>
      <b>Marianne2.fr: La BCE vient de prêter 489 milliards aux établissements bancaires à un taux très avantageux. Même si ce dispositif permettait de faire baisser le taux des emprunts souverains, il octroie aux banques la possibilité de réaliser des plus-values faciles avec un risque minimal. Est-il normal qu’à chaque étape de la crise, l’argent public, en l’occurrence celui de la BCE refinance les banques avant de laisser les états subir les ukase des agences de notation ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> C’est un effet peut-être pervers, mais peut-être aussi délibéré du dogmatisme qui a présidé à la définition de l’architecture de la zone euro : la Banque centrale peut prêter aux banques de manière illimitée mais elle ne peut pas prêter aux Etats, contrairement à ce qui se fait aux Etats Unis au Japon ou en Grande Bretagne. Cette règle résulte du fait que ce sont les Allemands, en l’occurrence Karl-Otto Pöhl, alors gouverneur de la Bundesbank, qui ont dicté les règles de la monnaie unique à Jacques Delors lequel les a fait ensuite entériner par le conseil européen de Madrid en juin 1989. Naturellement, le traité de Maastricht en décembre 1991 a repris cette rédaction. La BCE n’a qu’une seule mission, la lutte contre l’inflation. En d’autres termes, on a transposé à la monnaie unique européenne les règles régissant le Deutsche Mark et la Bundesbank allemande.       <br />
              <br />
       A l’arrière-plan de ces règles c’est la hantise de l’inflation qui s’exprime, issu du traumatisme subi par les épargnants allemands en 1948, au moment de la création du Deutsche Mark, quand 85% de leurs avoirs en banque ont été confisqués. La psychorigidité allemande s’inscrit ainsi dans l’histoire particulière du pays.       <br />
              <br />
       Mais la monnaie forte convient aussi à l’économie allemande du fait de sa puissance industrielle et de son tissu très développé de grandes entreprises et de PMI bénéficiant de positions monopolistiques à l’échelle mondiale (voitures haut de gamme, bien d’équipement, chimie fine). L’erreur, si erreur il y a eu, a été de considérer qu’une monnaie faite pour l’Allemagne car l’euro est un mark bis, pouvait s’appliquer aux autres pays européens.       <br />
              <br />
       Reste que cette malformation congénitale a engendré les conséquences bizarres que vous avez décrites. Les banques peuvent emprunter à 1% à la banque centrale et prêter à 4-5-6% aux Etats.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Cette psychorigidité allemande est cependant paradoxale : elle s’applique aux finances publiques mais épargne la gestion privée : si les banques sont en difficulté, n’est-ce pas aussi à cause de leur gestion, qui les a conduites à prendre des risques que le marché pourrait sanctionner ?</b>       <br />
       Vous avez raison : c’est ce qui a amené à relever les ratios prudentiels en matière de fonds propres (normes dites de Bâle III), mais la réalité qui s’impose dans l’immédiat est l’existence d’un risque de « crédit Crunch » : les banques refusent de se prêter entre elles. C’est pour éviter ce risque que la BCE ne met aucune limite à leur financement       <br />
              <br />
       <b>On voit arriver des technocrates bruxellois ou des banquiers centraux ou privés à la tête des Etats en Grèce et en Italie. Sommes nous encore en démocratie ? Pensez-vous que la politique joue encore un rôle dans la destinées des nations et qu’est ce qui nous permet de l’espérer actuellement ?</b>       <br />
       Les marchés financiers ont évidemment imposé des changements politiques à la tête de la Grèce de l’Italie mais même de l’Espagne et du Portugal où les gouvernements ont été conduits à procéder à des élections anticipées. Toute la bien-pensance a applaudi à l’esprit de sacrifice de Monsieur Zapatero qui a, en fait, transmis le pouvoir de façon anticipée à M. Rajoy.       <br />
              <br />
       J’observe néanmoins qu’en Grèce comme en Italie, les partis politiques représentés au Parlement se tiennent en embuscade. En Grèce, le Pasok a conservé ses sièges au gouvernement et la plupart des ministères-clés malgré l’ouverture vers la droite et l’extrême droite. De même, si M. Monti n’a composé qu’un gouvernement de technocrates, M. Berlusconi n’a pas dit son dernier mot. Je ne crois pas que cette victoire des marchés financiers soit durable. D’abord parce que les politiques imposées de l’extérieur par Mme Merkel M. Sarkozy et les institutions européennes conduisent l’Europe toute entière à une récession généralisée. Les technocrates qui ont pris le pouvoir sont à la merci d’un vote de défiance ou d’une élection malheureuse. Nous entrons dans une ère de forte instabilité sociale et politique : il y aura des élections générales en 2012 en France et en Grèce, et en 2013  en Allemagne et en Italie.       <br />
              <br />
       <b>Quel bilan faut-il tirer du règne de Jean-Claude Trichet ? Globalement négatif ?</b>       <br />
       Le même bilan que celui de la monnaie unique. Au moment où celle-ci fait naufrage, on célèbre à grands sons de trompe les accomplissements de M. Trichet. J’ai même entendu Valéry Giscard d’Estaing lui promettre un avenir de ministre des finances européen !       <br />
              <br />
       M. Trichet a conduit une politique monétaire qui a laissé s’envoler excessivement le cours de l’euro. La surévaluation de l’euro est l’une des explications du taux de chômage de la zone euro, qui avoisine les 10% de la population active. M. Trichet répondra que son action est conforme au mandat que lui a donné le traité de Maastricht. La BCE considère que, pour maintenir durablement le taux de l’inflation annuel en deçà de 2%, la politique économique implique un taux de chômage d’environ 9%. Cette théorie implicite, jamais écrite dans les traités est la philosophie du conseil des gouverneurs de la BCE : c’est le NAIRU (Non accelerating inflation rate of unemployement taux de chômage n’accélérant pas l’inflation). M. Trichet a donc raison : le Traité de Maastricht est désastreux, et il est en effet son meilleur défenseur. C’est l’histoire du pont de la rivière Kwaï. M. Trichet me fait penser à cet officier britannique qui, dans la forêt birmane, réalisait la prouesse technique de construire un pont au service de l’envahisseur japonais. Bravo Trichet donc, mais pas bravo Maastricht !        <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous, comme certains le suggèrent, tel Emmanuel Todd, qu’il faut annuler la dette des pays développés?</b>       <br />
       Cela rejoint l’option que je préconise de la dette perpétuelle : une dette qui se renouvellerait constamment et dont la souscription ne serait plus le monopole des banques mais serait ouverte aux particuliers comme au Japon.       <br />
              <br />
       <b>Depuis le début de la crise, Nicolas Sarkozy ne semble s’être vraiment intéressé qu’à aboutir à des positions communes avec l’Allemagne, comme si notre diplomatie devait se « merkéliser ». Ne conviendrait-il pas de discuter avec d’autres pays, comme l’Italie, l’Espagne ou le Portugal ?</b>       <br />
       Cette observation est juste. Mais elle omet le fait que tous ces autres gouvernements, comme le nôtre d’ailleurs, sont soumis à la pression des marchés financiers. Un pas de côté et voilà leurs taux d’emprunt qui s’élèvent. Tout se passe comme si la France à notre époque et c’est la conséquence du choix de la monnaie unique, n’avait plus d’autres destin que d’emboiter le pas à l’Allemagne. Or, si celle-ci s’accommode d’une monnaie forte, il n’en va pas de même pour la France pour des raisons qui tiennent à la fois à sa démographie et à ses structures industrielles. La démographie : nous avons chaque année 160 000 naissances de plus que l’Allemagne. Ses structures industrielles : la France a généré des grands groupes internationalisés, 18 parmi les 200 premiers mondiaux plus que l’Allemagne (une douzaine), mais elle l’a fait au détriment de son tissu de PME-PMI que les gouvernements successifs n’ont pas su protéger malgré les politiques dites de filières que j’ai jadis cherché à mettre en œuvre.       <br />
              <br />
       Enfin et surtout ces grands groupes font leurs bénéfices et réinvestissent à l’étranger. Ils ne renvoient pas l’ascenseur. On admirera à contrario le souci de la cohésion industrielle et sociale du patronat et des syndicats allemands.       <br />
              <br />
       <b>L’éclatement de l’euro n’est-il pas la seule solution permettant d’ajuster la monnaie de chaque pays à sa situation, de façon à pouvoir renouer avec la croissance, quitte à passer par une étape difficile ?</b>       <br />
       Je n’étais pas partisan d’une telle issue, qui, si elle n’est pas organisée, peut déboucher sur des convulsions graves : dévaluations sauvages, défauts des Etats, faillites des banques et des entreprises. Mais pour sauver la monnaie unique il aurait fallu réviser profondément son architecture : permettre à la BCE des politiques de création monétaire, lancer un grand plan européen d’investissement fondé sur l’emprunt, susciter dans les pays dont la compétitivité le permet, des politiques de relance salariale modérée. Nous nous heurtons ici encore à la psychorigidité allemande.  Est-il possible de la contourner ? Un succès limité a été obtenu grâce à la mise en œuvre de politiques non conventionnelles de la BCE. Depuis mai 2010, la BCE rachète en petite quantité des titres de dette émis par les Etats que les marchés mettent sous tension. Mais cette politique n’a pas permis de casser la spéculation. L’Italie de M. Monti doit financer au taux de 7 % ses emprunts à dix ans. C’est pourquoi j’ai proposé un plan B dans un livre paru voici trois mois (1) : négocier la mutation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune. L’euro demeurerait comme monnaie de réserve internationale et devise utilisable dans les échanges internationaux mais il deviendrait un panier de monnaies nationales. Bref, on recréerait un système  monétaire européen bis sous un toit monétaire commun avec un euro dont le cours rejoindrait sans doute assez vite son cours de lancement : un euro pour 1,16 dollar. Un courtier japonais Nomura a étudié cette solution qui serait tout à fait praticable en cas de défaut italien, pour peu qu’elle ait été préparée à l’avance. Une telle dévaluation d’environ 10 % de l’euro transformé en monnaie commune permettrait une reprise européenne en même temps que la correction des déséquilibres commerciaux intracommunautaires. On ne dira jamais assez qu’un excédent allemand de 150  à 200 milliards d’euros réalisé  à plus de 60% sur la zone euro est pour celle-ci un puissant facteur de déséquilibre. Je rappelle que la France a enregistré en 2011 un déficit commercial de 75 milliards dont 25 environ sur l’Allemagne et une trentaine sur la Chine.       <br />
              <br />
       <b>Vous affirmez entrevoir les clefs d’une approche différente de la relation franco-allemande. En quoi pourriez-vous obtenir des résultats meilleurs que ceux obtenus par les différents gouvernements depuis dix ans ?</b>       <br />
       Une chose est sûre : les destins de la France et de l’Allemagne sont liés. Avec l’Allemagne il faut une dialogue permanent. Ne jamais rompre le contact. Or, je constate que la plupart de nos hommes politiques connaissent très mal ce pays et n’ont pas réfléchi à ce que pourrait être une véritable solidarité de destin entre la France et l’Allemagne. Il est vrai que la situation aujourd’hui n’est pas simple. Comme l’avait prévu le chancelier Kohl,  l’Allemagne est devenu le n° 1 en Europe, par sa démographie, son industrie son excédent commercial, sa position géocentrée et l’influence prépondérante qu’elle exerce non seulement dans les pays d’Europe centrale mais également en Ukraine, en Russie au Kazakstan, etc.       <br />
              <br />
       L’Allemagne a-t-elle un projet ? Thomas Mann faisait remarquer que l’Allemagne était trop grande pour ne pas chercher à dominer l’Europe, mais aussi trop petite pour y parvenir. A défaut d’Europe allemande il prônait une Allemagne européenne. Je constate que depuis 20 ans, l’Allemagne est passée du point de vue de ses représentations, du postnational cher à Jürgen Habermas, à une situation de nation normale qui défend ses intérêts propres tels qu’elle les définit à tort ou à raison : mercantislisme commercial, monnaie forte, etc. Avec la sortie du nucléaire, l’Allemagne met les gaz à l’Est, dans un  rapprochement privilégié avec la Russie.       <br />
              <br />
       L’Allemagne a eu besoin de l’Europe pour sa réunification, celle-ci est accomplie, la jurisprudence de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe affirme d’une manière non ambiguë la souveraineté nationale recouvrée du peuple allemand et les droits du Bundestag. Cette façon d’être était inévitable et elle est tout à fait normale. La question que je pose est simplement de savoir si l’Allemagne ne définit pas ses intérêts de manière trop étroite, quasi « sollipsiste ». L’Allemagne par exemple peut-elle imposer à toute l’Europe une monnaie qui de toute évidence ne convient pas aux autres ? Est-il raisonnable de faire reposer sur l’OTAN seule la défense de l’Europe alors que les Etats unis se tournent de plus en plus vers l’Asie ? Avec le nouveau projet de traité européen dont les bases ont été posées le 9 décembre dernier, M. Sarkozy s’est engagé à réduire de cinq points de PIB, soit 100 milliards d’euros, notre déficit public à l’horizon 2016 : c’est la certitude d’une stagnation de longue durée,  la France n’est pas le brillant second de l’Allemagne. Elle devient une sorte de « Junior Partner » ! Ce n’est pas acceptable ! Finalement, la souveraineté nationale n’était pas une mauvaise invention. Comme disait le général de Gaulle, elle est l’art de rendre égales les choses inégales.       <br />
              <br />
       A mon sens nous n’avons jamais discuté sérieusement avec l’Allemagne de ce que pouvait être une Europe européenne, pour parler comme le Général de Gaulle. Ce ci explique pourquoi nous n’avons ni politique économique européenne commune ni politique énergétique, ni politique militaire (voir la question des armes nucléaires) ni politique extérieure (voir l’Union pour la Méditerranée et la Lybie). Je crains que l’Allemagne, si elle mène une politique de « cavalier seul », n’agisse comme accélérateur du déclin européen au plan démographique, économique, diplomatique et même moral avec la vogue de l’idéologie de la peur qui a fleuri Outre Rhin (principe de précaution, « heuristique de la peur », « société du risque », etc.) et qui n’est pas sans rencontrer d’échos de ce côté-ci.       <br />
              <br />
       (1) <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Sortir-la-France-de-l-impasse_a1221.html">Sortir la France de l'impasse</a> (2011, Fayard)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Philippe Cohen</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.marianne2.fr/Chevenement-On-fait-comme-si-la-France-ne-pouvait-qu-emboiter-le-pas-a-l-Allemagne_a214088.html">Marianne2.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Il-faut-sortir-des-sentiers-balises-par-le-Traite-de-Maastricht-il-y-a-20-ans_a1332.html">Lire la 2nde partie de l'entretien à Marianne2.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3606326-5228206.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/On-fait-comme-si-la-France-ne-pouvait-qu-emboiter-le-pas-a-l-Allemagne_a1330.html</link>
  </item>

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   <title>Sarkozy, le "junior partner" de Merkel</title>
   <pubDate>Sun, 01 Jan 2012 10:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le président de la République s'est efforcé de dissimuler son impuissance en se présentant aux Français comme leur meilleur protecteur face à la crise. Derrière l'invocation rituelle de notre union avec nos partenaires européens, Nicolas Sarkozy s'est bien gardé d'évoquer les 5 points de PIB, soit 100 milliards d'euros dont, au terme du nouveau traité européen, il s'est engagé vis à vis de Mme Merkel à diminuer les dépenses publiques.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy, au sommet de ses talents de prestidigitateur, s'est efforcé de dissimuler qu'il n'était que le &quot;junior partner&quot; de Mme Merkel quant à la définition de la politique européenne face à la crise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Sarkozy-le-junior-partner-de-Merkel_a1329.html</link>
  </item>

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   <title>"Produire en France": "concurrence démagogique" des politiques (Chevènement)</title>
   <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 20:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 13 décembre 2011, 20h28.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3545784-5108968.jpg?v=1323805801" alt=""Produire en France": "concurrence démagogique" des politiques (Chevènement)" title=""Produire en France": "concurrence démagogique" des politiques (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, candidat MRC à la présidentielle, a ironisé mardi sur la &quot;concurrence démagogique&quot; des responsables politiques sur le &quot;produire en France&quot;, à l'occasion du déplacement de Nicolas Sarkozy sur le thème de la réindustrialisation.       <br />
              <br />
       &quot;Je m'amuse aujourd'hui, et je pourrais dire que je m'indigne dans mon for intérieur, de voir tous ces hommes politiques qui étaient partisans, à l'époque, du franc fort puis de l'euro surévalué (...) et qui sont les responsables de la situation actuelle&quot; prôner le &quot;produire en France&quot;, a-t-il déclaré sur Europe1.       <br />
              <br />
       &quot;Je regarde la concurrence démagogique de tous ces hommes politiques qui ont une responsabilité écrasante et je dis, que pour sortir de l'ornière, il vaut mieux ne pas faire confiance à ceux qui nous y ont mis&quot;, a ajouté le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen, qui a souligné que lui-même &quot;achetait français&quot; et avait &quot;une 308 Peugeot et une Clio Renault&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Une monnaie moins chère est la condition principale de la réindustrialisation de la France&quot; de même qu'une &quot;politique plus favorable aux PME&quot;, a ajouté M. Chevènement pour qui &quot;c'est un travail sur 20 ans, 30 ans qui n'a pas été fait&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3545784-5108968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Produire-en-France-concurrence-demagogique-des-politiques-Chevenement_a1317.html</link>
  </item>

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   <title>Traité européen: Chevènement suggère "un référendum"</title>
   <pubDate>Sun, 11 Dec 2011 14:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, dimanche 11 décembre 2011, 13h50.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3537622-5095795.jpg?v=1323608567" alt="Traité européen: Chevènement suggère "un référendum"" title="Traité européen: Chevènement suggère "un référendum"" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle, a suggéré dimanche la tenue d'un référendum sur le projet de traité négocié jeudi à Bruxelles, afin que le peuple &quot;décide si nous devons accepter d'abandonner la souveraineté budgétaire après la souveraineté monétaire&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Il est évident que ce traité, d'abord ne répond pas à l'urgence, ensuite n'est pas conforme à la Constitution: il faudrait normalement organiser un référendum pour décider si nous devons accepter d'abandonner la souveraineté budgétaire après la souveraineté monétaire&quot;, a affirmé le président d'honneur du MRC, invité de 12-13 Dimanche sur France 3.       <br />
              <br />
       Selon lui, le président Nicolas Sarkozy &quot;n'a pas obtenu de contreparties suffisantes aux concessions considérables qu'il a faites&quot; à l'Allemagne sur la discipline budgétaire des Etats de l'Union.       <br />
              <br />
       L'ancien ministre a estimé que &quot;François Hollande a bougé sur un point: il a, me semble-t-il, rejeté le traité européen qu'a mitonné M. Sarkozy. Ca, c'est positif, parce que je défends la souveraineté budgétaire et fiscale de la France, qui est la condition de son indépendance&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le candidat PS ne s'est pas encore exprimé personnellement sur ce projet de traité, mais des responsables de son équipe de campagne l'ont fortement critiqué.       <br />
              <br />
       &quot;Maintenant&quot;, Jean-Pierre Chevènement souhaiterait &quot;que François Hollande mette davantage l'accent sur la cherté de l'euro et que les perspectives fédérales qui sont les siennes soient quelque peu adoucies&quot;. &quot;Je crois à une confédération européenne, je pense qu'il faut aller vers une plus grande solidarité&quot; entre les Etats de l'Union, a-t-il rappelé.       <br />
              <br />
       Le candidat du MRC s'est appesanti sur &quot;l'euro surévalué, qui pèse sur notre compétitivité, qui explique les délocalisations, la désindustrialisation&quot;, sujet qui, a-t-il dit, &quot;n'est pas traité&quot; par l'accord de Bruxelles.       <br />
              <br />
       &quot;Il faut une monnaie moins chère, mettre la croissance, et non pas la récession, au programme&quot;, a-t-il encore soutenu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Traite-europeen-Chevenement-suggere-un-referendum_a1308.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La monnaie unique a été une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour rectifier une erreur</title>
   <pubDate>Thu, 08 Dec 2011 09:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans le quotidien belge Le Soir, jeudi 8 décembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3522037-5073362.jpg?v=1323333654" alt="La monnaie unique a été une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour rectifier une erreur" title="La monnaie unique a été une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour rectifier une erreur" />
     </div>
     <div>
      La crise de l’euro était prévisible. Les vices inhérents à la conception d’une monnaie unique déconnectée des économies et des peuples ne pouvaient conduire à une prospérité commune.       <br />
              <br />
       Il était absurde de vouloir imposer à 17 pays très différents par leurs structures économiques et politiques, et par leurs cultures, un mark-bis. La monnaie unique a creusé les écarts de compétitivité en Europe, entre un Nord industriel (essentiellement l’Allemagne) à la balance commerciale fortement excédentaire (entre 150 et 200 milliards d’euros par an) et un Sud déficitaire en voie de désindustrialisation. L’euro est une monnaie surévaluée de 25%, qui écrase la compétitivité de la plupart des pays membres de la zone. La monnaie unique devait réunir les peuples, elle les divise.       <br />
              <br />
       Faute d’anticipation, faute d’ambition pour l’avenir, c’est aujourd’hui la débâcle qui menace la zone euro tout entière.       <br />
              <br />
       Le Fonds de stabilisation créé pour éteindre l’incendie n’a plus de réserves disponibles qu’à hauteur de 250 milliards d’euros face à des montagnes de dettes : ainsi l’Italie doit lever, à elle seule, près de 300 milliards en 2012. Le Fonds n’a pu bénéficier de l’effet de levier du « véhicule spécial » que les grands Etats émergents ont refusé d’alimenter au sommet du G20 à Cannes. Une cinquantaine de banques sont aujourd’hui en situation de préfaillite. Les taux d’emprunt à dix ans ne cessent de s’élever (près de 7% en Italie, 6% en Espagne, 5% en Belgique). La zone euro manque des instruments monétaires et financiers pour faire face à la crise. Les Etats comme la Banque Centrale interviennent trop peu et trop tard.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les plans de rigueur impulsés par les institutions européennes conduisent à la récession économique. Comme le rappellent des économistes comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, seule une politique de relance de l’activité pourrait réenclencher un cercle vertueux. L’Europe est la seule zone du monde à s’interdire la relance de l’activité économique : elle ne pourra ni se désendetter ni éviter une stagnation, voire une dépression, de longue durée.       <br />
              <br />
       Sur la base de ce constat, quelle est aujourd’hui la sortie de crise possible ?       <br />
              <br />
       Le scénario Merkel-Sarkozy de désendettement des Etats dans un contexte de rigueur renforcée est une faute contre le bon sens. La discipline budgétaire qui serait imposée aux Etats membres par des sanctions rapides et automatiques appliquées par la Commission ne pourra conduire, de plan d’austérité en plan d’austérité, qu’à enfoncer les pays un peu plus encore dans la récession. L’Allemagne même ne pourra à terme y échapper.       <br />
              <br />
       Il faut trouver, et vite, d’autres solutions. La voie d’un nouveau traité est inadaptée, trop longue, trop juridique, trop tracassière. La crise n’attendra pas : le défaut d’un Etat, la faillite de plusieurs banques ne sont plus des hypothèses théoriques. La solution de bon sens est de donner enfin à la BCE les pouvoirs normaux de toute banque centrale : interventions sur le marché de la dette, pour dissuader la spéculation, et sur le change, pour faire retrouver à l’euro un cours moins surévalué (son cours de lancement était à 1,16 dollars, plus de 20% en dessous du cours actuel), création monétaire aussi, dans une mesure contenue à un niveau raisonnable, seule manière de pouvoir, à travers des avances au FESF et à la BEI, financer un plan de relance. Celui-ci devrait comporter un volet salarial, car c’est la déflation salariale, notamment en Allemagne, qui a creusé depuis le début des années 2000 les écarts de compétitivité. Un plan d’investissement permettrait enfin d’accélérer le développement des infrastructures et de « doper » la recherche et les universités.       <br />
              <br />
       Dans le cas où l’Allemagne refuserait soit l’extension des missions de la BCE, soit le lancement d’eurobonds, il faudrait alors préparer une mutation de l’euro si le défaut des Etats et les faillites bancaires devaient se produire. Une approche responsable en cas de défaut d’un grand pays serait d’avoir prévu et organisé par avance le retour à une monnaie commune utilisable dans les transactions internationales, les devises nationales flottant dans une proportion définie au départ et renégociée périodiquement sur la base de la compétitivité relative des différents pays membres de ce SME-bis. Ainsi pourrions-nous préserver l’unité et la cohérence du marché européen, en évitant les « dévaluations compétitives ». Ce système de monnaie commune avait été envisagé à la fin des années 1980. La monnaie unique a été une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour rectifier une erreur.       <br />
              <br />
       Deux idées devraient ainsi guider les dirigeants européens : on ne peut pas sortir de la crise contre les peuples et l’Europe ne doit pas être la seule zone au monde à s’enfoncer dans la « décroissance ».       <br />
              <br />
       -----       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2011-12-08/la-monnaie-unique-a-ete-une-erreur-mais-il-n-est-jamais-trop-tard-pour-rectifier-une-erreur-882501.php">Le Soir</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3522037-5073362.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/La-monnaie-unique-a-ete-une-erreur-mais-il-n-est-jamais-trop-tard-pour-rectifier-une-erreur_a1303.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Sommet Merkel-Sarkozy-Monti: Chevènement dénonce une dérive "disciplinaire"</title>
   <pubDate>Thu, 24 Nov 2011 16:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, jeudi 24 novembre 2011, 16h03.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3471150-4995817.jpg?v=1322147810" alt="Sommet Merkel-Sarkozy-Monti: Chevènement dénonce une dérive "disciplinaire"" title="Sommet Merkel-Sarkozy-Monti: Chevènement dénonce une dérive "disciplinaire"" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, candidat à la présidentielle française, a dénoncé jeudi dans le sommet Allemagne-France-Italie à Strasbourg la manifestation que l'Europe entrait dans un &quot;espace disciplinaire&quot;.       <br />
              <br />
       Le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti &quot;vont aborder la question du fédéralisme budgétaire purement coercitif, avec plafond de ressources, plancher de recettes, avertissements, amendes, traduction devant la cour de justice&quot;, a dit M. Chevènement à la presse lors d'une visite à Toulouse.       <br />
              <br />
       &quot;Personnellement, je combattrai cette conception d'un fédéralisme qui n'a rien de redistributeur, qui est un fédéralisme qui débouche sur un espace disciplinaire&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       M. Monti n'est en fait qu'un &quot;gouverneur&quot; que &quot;M. Sarkozy et Mme Merkel se proposaient même d'aller installer&quot;, a dit M. Chevènement.       <br />
              <br />
       &quot;Nous entrons dans un espace disciplinaire (..) où notre budget est fait à Bruxelles&quot;, a-t-il dit, en posant la question: &quot;Qu'est-ce que c'est qu'une démocratie où le Parlement ne vote plus le budget?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3471150-4995817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Sommet-Merkel-Sarkozy-Monti-Chevenement-denonce-une-derive-disciplinaire_a1280.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Il y a un rejet des élites financières. Vous appelez ça populisme, moi je l'appelle réaction populaire"</title>
   <pubDate>Tue, 22 Nov 2011 23:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Mardi Politique sur RFI, mardi 22 novembre 2011. Il répondait aux questions de Clarisse Vernhes (RFI), Roselyne Febvre (France 24), Acacio Pereira (20 Minutes) et Saïd Mahrane (Le Point)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3463371-4984606.jpg?v=1322000485" alt=""Il y a un rejet des élites financières. Vous appelez ça populisme, moi je l'appelle réaction populaire"" title=""Il y a un rejet des élites financières. Vous appelez ça populisme, moi je l'appelle réaction populaire"" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de Danielle Mitterrand</span> : je ressens de l'émotion. Je salue une femme résistante, une femme libre qui, à la tête de sa fondation France Libertés, agissait pour les causes qu'elle croyait justes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Elle ne se situait pas sur un plan politique. Elle se situait sur le plan des grandes causes humaines       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que le candidat socialiste a trébuché tout seul. En 2002, j'ai dit des choses qui paraissent évidentes aujourd'hui : j'ai dénoncé la dictature des marchés financiers, j'ai proposé l'extension des missions de la BCE, j'ai demandé une politique industrielle, j'ai marqué des repères fermes sur l’École.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Est-ce que mes idées sont de trop ? Est-ce que d'autres les soutiennent avec autant de fermeté, de cohérence, de continuité ? D'autres sont-ils aussi légitimes que moi pour poser le problème de la monnaie unique, que j'ai combattue dès le départ avec le Traité de Maastricht alors que toutes nos élites de gauche et droite s'en portaient garantes ?</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>L'industrie est la base de tout et je vois la désindustrialisation depuis 1982.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut changer les règles de l'euro mais il faut surtout que ce soit une monnaie moins chère.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut permettre le &quot;quantitative easing&quot; qui pourrait permettre de financier un plan d'investissement à l’échelle européenne. Aujourd'hui la BCE est la seule Banque centrale à se priver de ce privilège       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut aussi qu'il y ait un gouvernement économique pour coordonner tout cela.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On a dit beaucoup de bêtises, notamment que si les allemands avaient peur de l'inflation, c'était à cause du nazisme. Le nazisme n'a pas résulté de l'inflation mais de la déflation. Si aujourd'hui les Allemands ont peur de l'inflation c'est parce qu'on leur a confisqué leur épargne en 1948.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La France a de grand groupes mais ils font leur chiffre d'affaire à l’étranger. Il faudrait qu'ils se soucient davantage de leurs sous-traitants : les PME, PMI.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis un homme de gouvernement sérieux, responsable, ce que ne sont pas les autres. Les français qui m'ont connu dans différents ministères ont gardé un certain souvenir de l'action que j'ai menée. Ils savent que je me détermine en homme d’État, notamment sur l'euro.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Faire appel aux fonds chinois pour soutenir le FESF est une hérésie. Nous avons avec la Chine quelques contentieux. Les conditions d'une concurrence loyale avec la Chine sont loin d'être réunies. Elle aspire à être reconnue comme une pleine économie de marché, ce qu'elle n'est pas.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ressens une véritable angoisse pour l'avenir de la France, pour les générations futures. Je me dis que nous n'avons pas le droit de leur laisser un pays à la dérive.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que ceux qui ont enterré la Nation l'ont fait trop vite.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut construire une Europe réaliste, confédérale, à géométrie variable et qui soit un pôle dans un monde multipolaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du vote Front National</span> : Certains français se laissent aller à des réactions de colère qui les mènent dans l'impasse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne crois pas qu'on va pouvoir amener l'Allemagne autrement que dans une période de crise profonde à changer son point de vue. Elle est arc-boutée sur une orthodoxie monétariste à courte vue.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Malheureusement nous sommes aujourd'hui dans un alignement de la France sur l'Allemagne. Nous devons dialoguer mais ne pas nier que nous avons des divergences sur les questions monétaires et économiques, sur le nucléaire. Discutons !       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce que nous appelons fédéralisme aujourd'hui c'est la fin de la démocratie. On nomme des gouverneurs à Rome ou Athènes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>M. Zapatero est l'exemple d'un socialisme imbécile. Je ne l'ai jamais entendu définir une autre perspective que la rigueur.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'espère que la France échappera à un nouveau plan de rigueur. Je ne pense pas qu'il faille se placer dans cette optique étroitement budgétaire. Le triple A de M. Sarkozy, c'est triple zéro. M. Hollande doit faire l'effort de sortir de cette logique sarkozienne. Il faut se remettre dans une logique de dynamique, de croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si je suis candidat, malgré tous les inconvénients que je devinais, c'est tout simplement par patriotisme.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il n'y a que des oui-ouistes dans l'état major de François Hollande. Il n'y a que des Maastrichtiens là dedans.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l'accord PS-EELV</span> : Je pourrais faire la liste de tout ce qui, dans cet accord, me hérisse le poil. Je regrette que le Parti Socialiste accepte de se mettre dans le main de cette organisation. C'est le syndrome de Stockholm.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il est temps de redresser la barre. Cet accord n'était pas opportun. Je souhaite qu'il y ait une gauche sérieuse, solide, responsable, républicaine, à la hauteur des défis sur tous les sujets. La France sera dans une crise grave.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne crois pas qu'on puisse parler de droitisation. Les peuples sanctionnent l'incapacité, l'impuissance de leurs dirigeants, l'absence de démocratie réelle et le fait que nos orientations soient choisies par la BCE, la Commission.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a un rejet des élites financières. Vous appelez ça populisme, moi je l'appelle réaction populaire. Peut-on faire confiance à ceux qui nous ont fourvoyés pour nous sortir de l'ornière ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut se séparer du social-libéralisme pour aller vers un socialisme républicain, une gauche républicaine.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de la situation en Égypte</span> : Je ne pense pas qu'on puisse aller vers la démocratie avec un régime militaire. Je sais très bien que la démocratie est un processus et qu'elle implique un esprit de responsabilité.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Mardi Politique sur RFI, mardi 22 novembre 2011. Il répondait aux questions de Clarisse Vernhes (RFI), Roselyne Febvre (France 24), Acacio Pereira (20 Minutes) et Saïd Mahrane (Le Point)]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Mardi Politique sur RFI, mardi 22 novembre 2011. Il répondait aux questions de Clarisse Vernhes (RFI), Roselyne Febvre (France 24), Acacio Pereira (20 Minutes) et Saïd Mahrane (Le Point)]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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  <item>
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   <title>"Les papes de la monnaie unique sont devant leurs responsabilités"</title>
   <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 21:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde, mercredi 14 septembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/fa1e013818b504ef50841c896300bfde310b4b50" width="608" height="372">
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</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express:</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Je me suis toujours défini comme républicain       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons abandonné notre souveraineté monétaire par le traité de Maastricht en 1992 que j'ai combattu.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il est évident qu'on ne créé pas une monnaie unique avec dix sept pays aussi différents par l'économie, les orientations politiques, la langue, les repères culturels. Tout cela ne pouvait pas tenir.       <br />
       Les écarts se sont creusés, la spéculation s'y est mis. La crise de l'euro n'est qu'un avatar de la crise du capitalisme financier qui a commencé en 2008.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut soit revoir l'architecture de l'euro, en donnant à la Banque centrale la possibilité d'acheter des obligations des titres de dettes publique pour casser la spéculation, soit alors revenir à la monnaie commune.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La monnaie commune, ce serait un toit européen commun, une devise européenne (l'euro) constituée d'un panier de monnaies nationales qui pourraient fluctuer dans certaines marges négociées, pour éviter des dévaluations compétitives. Ce serait un projet raisonnable.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Aujourd'hui, il n'y a pas de vision.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos des eurobonds :</span> La dette allemande, c'est 2 000 milliards d'euros. Est-ce que les Allemands vont garantir 2 000 milliards supplémentaires ? Et la France dont la dette est de 1650 milliards ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> La solidarité européenne ne sera jamais la solidarité nationale       
       </li></ul><ul class="list"><li> Si la Grèce ne retrouve pas sa compétitivité, elle ne pourra pas rembourser sa dette. Et comment le pourrait-elle, si elle n'opère pas de dévaluation par rapport à l'euro qui est très surévalué par rapport à son cours de lancement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Après l'Espagne et l'Italie, c'est le tour de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On peut rembourser sa dette quand on a une croissance, des plus-values fiscales.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On ne peut pas renouveller l'opération de 2008. Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la mise sous tutelle publique du système bancaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut surtout penser un système qui tienne la route à long terme.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a 30 milliards d'euros de déficit par rapport à l'Allemagne. C'est 6 fois plus qu'en 1982 !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le programme socialiste a éviter d'aborder le sujet de l'avenir de l'euro       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le PS et la droite sont parfaitement complices dans cette affaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Les papes de la monnaie unique sont devant leurs responsabilités       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je vais faire des propositions qu feront je l'espère bouger les lignes.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Les-papes-de-la-monnaie-unique-sont-devant-leurs-responsabilites_a1208.html</link>
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   <title>"Il faut sécuriser les classes populaires: cette question est au cœur d'une politique de gauche"</title>
   <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 16:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de France Culture, mercredi 14 septembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/c9530b765c2bcad78c2bffeda0ff8ebb96397de2" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos d'un éventuel passage du Sénat à gauche :</span> Cela finira par arriver. Ce n'est pas Sarkozy qui l'a fait, ce sont les électeurs. Il y aura une poussée à gauche. Est-ce qu'elle ira jusqu'à renverser la majorité sénatoriale ? Cela se jouera à quelques voix, probablement 4 ou 5.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos de la réforme territoriale :</span> elle était probablement inutile même s'il y avait surement quelques petites corrections à apporter       
       </li></ul><ul class="list"><li> La Grèce est, en principe, hors d'eau pour 10 ans. Mais la question que je pose est : comment la Grèce, qui vit essentiellement du tourisme, peut redevenir compétitive ? L'avantage du plan est de nous donner le temps de réfléchir.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'euro a renforcé les forts et affaibli les faibles.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faudrait donner à la BCE des attributions similaires à celles de Fed, qui pratique une politique de création monétaire, et à ce moment vous auriez un euro qui aurait une tête.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La solidarité européenne ne peut pas aller aussi loin que la solidarité nationale.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos des révélations concernant les « hommes de l'ombre » :</span> Cela m'inspire une certaine répugnance et je suis profondément désolé pour le fonctionnement des institutions démocratiques. Comment voulez-vous que les Français aient confiance?       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le tournant de 1983 a été l'abandon de la politique industrielle, technologique, scientifique qui était le cœur de la politique de la Gauche. On a choisi la monnaie forte. 1983-2011, c'est le même choix : celui d'une monnaie surévaluée.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'euro est le choix d'idéologues d'Etats-Unis d'Europe qui ne sont pas mûrs.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'euro est une monnaie asphyxiante       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai défini deux plans vis à vis de l'euro : le plan A est de changer les règles de la zone euro. Si ce n'est pas possible, il faut passer à une monnaie commune qui restaure les mécanismes d'amortissements des monnaies de pays qui ont perdu leur compétitivité.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce qui manque c'est la vision d'un homme d'Etat pour piloter au milieu des récifs dans l'intérêt de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Une monnaie est faite pour un pays. L'Allemagne dispose de monopole techniques, elle a un tissu industriel. Même avec des prix forts, elle continue d'exporter. La France n'a pas un tissu industriel comparable à l'Allemagne et nous avons vu notre compétitivité se dégrader. Cette monnaie n'est donc faite que pour l'Allemagne. Nous avons adopté un mark-bis.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le président de la République a besoin d'une vision claire. Je ne la vois s'exprimer ni chez Nicolas Sarkozy, ni chez ses concurrents.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense qu'il y a une crise de la République, à la fois dans l'Etat et chez les citoyens. Les devoirs qui s'imposent aux hommes politiques leurs échappent. Ce sont des idéologues fumeux ou des personnes intéressées par leur carrière. Dans ce concours de laideur, la droite gagne très largement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour rembourser la dette, il faut avoir des plus-values fiscales. Il faut donc imaginer un plan de croissance européenne, un plan d'investissement, une relance salariale et peut être une politique de création monétaire de la BCE.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Sur les questions énérgétiques, il faut faire preuve de plus de pragmatisme et de moins d'idéologie. Je crains l'influence que peuvent avoir les Verts sur ces questions auprès des candidats socialistes.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut sécuriser les classes populaires à tous points de vue : je ne parle pas que de la police et de l'insécurité. Je parle du pouvoir d'achat, de l'emploi, de la réindustrialisation, de l'école, du logement. Ces questions sont au cœur d'une politique de gauche.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a du faire faillite 26 fois depuis le XVIe siècle mais elle est toujours là, elle dure. Ce ne sont pas les marchés qui sont l'horizon de l'Histoire. Ce sont les peuples les grands acteurs.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>"Si les autres candidats de gauche n'ont pas des propositions qui nous permettent de sortir de l'impasse, ce sera un devoir de me présenter"</title>
   <pubDate>Wed, 14 Sep 2011 00:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Talk Orange Le Figaro, mardi 13 septembre 2011. Il répondait aux questions de Judith Waintraub. En voici le podcast ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur sa candidature :</span> Si les autres candidats de gauche n'ont pas des propositions plus performantes, qui nous permettent de sortir de l'impasse où nous sommes, ce sera un devoir.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur l'affaire Bourgi : </span>Tout cela mérite d'être étayé par autre chose que des souvenirs opportunément révélés à la veille d'une campagne présidentielle.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Concernant l'encadrement militaire des jeunes :</span> On ne peut pas demander ça aux militaires. Ce qu'on peut faire, c'est demander à d'anciens militaires ou à des enseignants, ou d'anciens enseignants, disponibles, d'encadrer ces jeunes       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je vois qu'il y a quand même un candidat qui se rapproche des thèses que j'ai défendues, (...) qui est un critique de la mondialisation libérale : c'est Arnaud Montebourg. Je le constate, c'est un fait.       
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est un concours de beauté, ces primaires. Ils ont tous le même programme, on ne voit pas tellement la différence entre eux.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On ne peut pas se comporter comme si on était un candidat à une présidence routinière. Non. Il va y avoir des choix qui seront décisifs pour l'avenir de la France.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On est capable de remonter la pente et de rompre avec une parité monétaire surévaluée qui étouffe notre industrie, qui provoque les délocalisations, le chômage.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut à mon avis sortir de l'étouffoir dans lequel nous sommes. Je crois que la crise de l'euro peut permettre des changements décisifs</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur les banques :</span> Charles de Gaulle les avait nationalisées à bon escient en 1945, il faudrait y revenir. On peut le faire sous la forme d'un contrôle public, avec des actions donnant des droits de vote multiples pour l'État.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Concernant l'éducation nationale :</span> Il y a certainement des postes à créer, ne serait-ce pour donner à l'école primaire et aux écoles maternelles les moyens de lutter contre l'échec scolaire, qui est très précoce.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans le supérieur, si nous voulions porter la moitié d'une classe d'âge au niveau d'un diplôme à bac+3, comme nous nous y étions engagés au sommet de Lisbonne en 2000, il faudrait aussi créer des postes.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Sur les 80% d'une classe d'âge au niveau du bac : Les gens n'ont pas compris, mais c'était très clair : le niveau du bac n'est pas le bac. Je n'étais pas partisan de &quot;donner&quot; le bac.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Mon mot d'ordre était tout à fait judicieux : il a permis le doublement du nombre des lycéens et des étudiants.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le bon niveau de formation d'un peuple est un avantage comparatif sans égal dans la compétition mondiale.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur Paul-Marie Coûteaux :</span> Il ne m'engage pas, je tiens à le dire. Il n'engage que lui.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Si-les-autres-candidats-de-gauche-n-ont-pas-des-propositions-qui-nous-permettent-de-sortir-de-l-impasse-ce-sera-un_a1206.html</link>
  </item>

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   <title>"La crise est politique parce que l'euro est une monnaie politique qui visait à forcer le fédéralisme"</title>
   <pubDate>Tue, 13 Sep 2011 11:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France Info mardi 13 septembre 2011 à 8h15. Voici le podcast ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Je me suis toujours montré très critique à l'égard de la monnaie unique. J'ai d'ailleurs été l'un de ceux qui ont voté contre le traité de Maastricht en 1992, parce que je pense que la zone euro est une zone hétérogène.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On a mis ensemble 17 pays qui diffèrent profondément par leurs structures économiques, industrielles, par leurs orientations politiques, par leurs langues, leurs repères culturels, et ça ne peut pas marcher parce qu'on a supprimé les mécanismes d'ajustement, qui étaient les dévaluations.       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est une machine qui n'a plus d'amortisseurs et l'on voit que ce sont creusés des écarts entre les différents pays qu'on ne peut plus rattraper.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Cette crise est politique parce que la monnaie unique était une monnaie politique qui visait à forcer le fédéralisme, à conduire une fédéralisme considéré comme inévitable.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Mais on s'aperçoit que quand il faut &quot;sauter&quot;, on ne peut pas, parce que l'Allemagne, qui a financé les Länder de l'Est ne veut pas faire la même chose pour le Péloponnèse, l'Algarve et le reste de l'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce n'est pas de l'égoïsme. L'Allemagne a une dette qui approche les 2 000 milliards d'euros : elle n'est pas désireuse d'ajouter à cette dette les 3 400 milliards de dettes des pays sous tension. Il faut raisonner de manière rationnelle. De plus, les traités ne l'y obligent pas du tout car ils proscrivent la solidarité financière entre Etats. Cela dit, il faut essayer de faire jouer une certaine solidarité européenne. Mais celle-ci équivaut à 1% du PIB alors que les transferts dans chaque pays, c'est 40%. Il ne faut donc pas prendre des vessies pour des lanternes.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Aujourd'hui on parle trop de la crise grecque. La Grèce ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. La forêt c'est la crise de l'euro.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Tant qu'on n'aura pas les idées claires sur ce vers quoi on veut aller, par exemple changer les règles du jeu de la zone euro, en donnant à la Banque centrale tous les pouvoirs pour casser la spéculation. Pas seulement à hauteur de 100 milliards comme c'est le cas aujourd'hui, mais de 1 500 milliards comme le fait le Reserve Federal Board (aux Etats-Unis). A ce moment-là, on peut casser la spéculation. Il y a une possibilité de dissuasion.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ou alors on change complètement l'architecture et on va vers une monnaie commune.       
       </li></ul><ul class="list"><li>(Sortir la Grèce de la zone euro) est une décision qui serait précipitée car elle entraînerait le départ du Portugal, de l'Irlande, de l'Espagne, qui est le maillon faible, et une grande économie. Ce serait la politique de gribouille.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut avoir une vision d'ensemble. Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est la vision d'Homme d'Etat.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous n'allons pas venir à nouveau au secours des banques pour leur permettre de persévérer dans leurs mauvaises habitudes. Il faut instaurer un contrôle public des banques, séparer leurs activités de dépôts de leurs activités de salles de marché, c'est-à-dire de spéculation. Il faut les soumettre à une réglementation très exigeante.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On peut imaginer des actions à double droit de vote ou même une <span style="font-style:italic">Golden Share</span>. Il ne faut pas que cela coûte trop cher aux finances publiques.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>Je serai candidat pour faire bouger les lignes. La crise de l'euro laisse étonnamment muets la plupart des candidats.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les euro obligations, ça suppose que des pays garantissent : est-ce que l'Allemagne est d'accord pour garantir 2 000 milliards d'euros, ce qui est déjà le montant de sa propre dette ? Pour ma part, j'en doute       
       </li></ul><ul class="list"><li>(Présidence du Sénat) Personne ne me l'a jamais proposé, alors j'attends qu'on me le propose !       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://france-info.com/chroniques-les-invites-de-france-info-2011-09-13-jean-pierre-chevenement-les-contribuables-ne-vont-pas-encore-venir-au-561609-81-188.html">France Info</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/La-crise-est-politique-parce-que-l-euro-est-une-monnaie-politique-qui-visait-a-forcer-le-federalisme_a1205.html</link>
  </item>

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   <title>"Il faudra aller vers le contrôle public des banques en difficulté"</title>
   <pubDate>Mon, 12 Sep 2011 20:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l’émission "les Grandes Gueules" sur RMC, lundi 12 septembre 2011. Il répondait aux questions d'Alain Marschall et Olivier Truchot.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3268497-4680783.jpg?v=1315852408" alt=""Il faudra aller vers le contrôle public des banques en difficulté"" title=""Il faudra aller vers le contrôle public des banques en difficulté"" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des révélations de l'avocat Robert Bourgi</span> : Je ne comprends pas le mobile de ce Monsieur qui exerce des fonctions officieuses aujourd'hui auprès du Président de la République et hier auprès de Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Il me paraît nécessaire d'ouvrir une enquête pour y voir plus clair</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Nous avons une campagne présidentielle qui commence avec des boules puantes et on ne voit pas beaucoup les arguments s'échanger. Pourtant, la France est dans une situation critique et l'Europe avec elle.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Aujourd'hui on se trouve dans la situation soit de revenir à un euro monnaie commune avec des marges de fluctuations entre pays, soit un système de mise sous tutelle qui ne peut pas marcher.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>On ne fera pas une deuxième fois pour les banques françaises ce que l'on a fait en 2008. Elles ont montré qu'elles n'avaient rien appris. Si cette fois-ci elles sont en difficultés, il faut aller directement vers le contrôle public.</li></ul>       
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je suis partisan d'une solidarité européenne croissante. Mais on voit bien que le budget européen c'est 1% du PIB alors que les transferts dans chaque pays représentent 40% du PIB. La solidarité européenne ne sera jamais ce qu'est la solidarité nationale</li></ul>       
       <ul class="list"><li>A mon sens il faut aller vers la monnaie commune car je vois qu'il y a beaucoup d'objections en Allemagne à la monétisation de la dette des pays sous tension.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>On pourrait faire comme les américains, essayer d'avoir une vision commune de la sortie de crise. Mais si on ne veut pas aller jusque-là, sous prétexte que les textes européens sont ce qu'ils sont, il faut changer la nature de l'euro : passer de la monnaie unique à la monnaie commune</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le problème qui se pose aujourd'hui n'est pas celui de la Grèce, c'est celui de l'euro lui même.</li></ul>       
       l[[A propos de la déclaration de François Hollande sur les postes d'enseignants] : pour ce qui est de l'abandon de la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite, je suis pour […] Il faut s'adapter au terrain. Il y a peut-être des domaines dans lequel il faudrait supprimer des postes, d'autres dans lesquels il faudrait en créer.]l       <br />
       <ul class="list"><li>Je suis tout à fait contre l'idée de réduire les horaires d'enseignement car c'est dans la classe que l'on peut voir qui a besoin d'être aidé. Par conséquent, il faut créer des milliers de postes en maternelle. Il faut cibler. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Ce que je critique c'est également l'évolution des pédagogies. On laisse aux enfants le soin de construire leur savoir. C'est très facile de dire cela mais je suis pour des pédagogies plus directives</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il faut ne pas perdre de vue que l'enfant doit acquérir des savoirs. C'est cela que je mets au centre.</li></ul>       
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de son livre d'échange avec Luc Chatel </span>: sur le fond, nous avons parlé de l'échec scolaire que l'on devrait réduire dans une proportion de quatre à un en y mettant les moyens.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>L'éducation nationale est en panne et on ne le remettra en route qu'avec un grand projet républicain.</li></ul>       
              <br />
       Le verbatim intégral est accessible <a class="link" href="http://duvalyohann.over-blog.fr/article-jean-pierre-chevenement-chez-les-grandes-gueules-de-rmc-84098290.html">sur le blog de Yohann Duval</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l’émission "les Grandes Gueules" sur RMC, lundi 12 septembre 2011. Il répondait aux questions d'Alain Marschall et Olivier Truchot.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/Il-faudra-aller-vers-le-controle-public-des-banques-en-difficulte_a1204.html</link>
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   <title>Entretien à Nice Matin: "Le programme du PS n'est pas finançable"</title>
   <pubDate>Sun, 04 Sep 2011 17:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Nice Matin, dimanche 4 septembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3242419-4642896.jpg?v=1315151359" alt="Entretien à Nice Matin: "Le programme du PS n'est pas finançable"" title="Entretien à Nice Matin: "Le programme du PS n'est pas finançable"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le sénateur de Belfort est à Carros pour présenter son &quot;contrat républicain&quot;... et s'avancer vers la candidature… Il n'est pas encore candidat, mais il en a déjà le costume…  Sa vision de la France et le peu de confiance qu'il attribue aux candidats socialistes le rapprochent, peu à peu, d'une nouvelle candidature aux présidentielles… Décryptage.</span>       <br />
              <br />
       <b>Nice Matin: Vos idées forces pour ce contrat républicain ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement</b>: D'abord il faut voir la profondeur de la crise dans laquelle nous sommes. La crise de l'euro était prévisible dès le départ. C'est une monnaie qui a été construite sans, voire contre les nations.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, les marchés financiers spéculent contre tous les États qui apparaissent affaiblis par l'ampleur de leur dette et il y a lieu d'être très inquiet sur l'avenir de l'euro. J'ai suggéré que la banque centrale européenne rachète en masse les obligations des pays attaqués, comme l'Italie et l'Espagne.       <br />
              <br />
       Nécessité fait loi, elle a commencé à le faire au mois d'août mais dans des proportions insuffisantes.       <br />
       Il faut une remise des compteurs à zéro, penser qu'on ne peut pas maintenir un système de protection sociale avancé sans une base productive forte.       <br />
              <br />
       Or nous avons laissé notre industrie péricliter. La situation est gravissime. C'est à une révolution aussi profonde que celle à laquelle nous avons procédé en 1944 avec le Conseil national de la Résistance qu'il faut procéder. mais nous ne sommes pas en 1944, nous sommes plutôt en 1939…       <br />
              <br />
       <b>La dette publique augmente et vous préconisez de relancer les investissements. Un cercle vicieux, non ?</b>       <br />
       Il faut inverser cette logique.Pour résorber la dette il faut de la croissance, des recettes fiscales, des excédents et par conséquent si on veut se lancer dans une austérité généralisée comme Merkel et Sarkozy nous le proposent avec leur pseudo-règle d'or que j'appelle règle d'airain, on va au gouffre…       <br />
              <br />
       <b>Devant ce constat pourquoi ne pas lancer dès aujourd'hui votre candidature aux présidentielles 2012 ?</b>       <br />
       Il faut que les Français comprennent la nécessité d'une politique alternative. Pour le moment on les balade avec la règle d'or, avec les primaires socialistes dont on voit que tous les candidats se situent dans la même logique que M. Sarkozy, sans vision de l'avenir, sans comprendre qu'ils vont devoir prendre des mesures plus audacieuses, plus courageuses… Pour en revenir à ma candidature, j'officialiserai ma décision dans le courant de l'automne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Où en êtes-vous de vos relations avec les socialistes ?</b>       <br />
       J'ai des relations amicales avec la plupart de leurs candidats. Mais il faut que le débat progresse, qu'il s'élève. Et les événements vont nous y aider. Ma candidature permettra de créer un recours pour la suite car la France en aura besoin…       <br />
              <br />
       <b>Vous jugez sévèrement leurs primaires…</b>       <br />
       Le programme qui les unit annule l'intérêt de cette compétition certes d'hommes et de femmes estimables… L'une a de beaux yeux, l'autre est brillant et amusant, la troisième sincère, le quatrième enjôleur, mais nous ne sommes pas au comice agricole, au foirail pour juger la bête comme Chirac le faisait au salon de l'agriculture. Sur quoi se différencient-ils ? Quelles perspectives offrent-ils ? Leur programme est un leurre, il n'est pas finançable dans l'état actuel du système euro. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes…       <br />
              <br />
       <b>Le 21 avril 2002 un mauvais souvenir ?</b>       <br />
       Le peuple français a fait ce jour-là une erreur en pensant que Le Pen pouvait être autre chose qu'une impasse…       <br />
              <br />
       <b>Mais encore…</b>       <br />
       Lionel Jospin avait un projet à l'eau de rose, ma candidature était justifiée. Mes interventions de la campagne 2002 n'ont d'ailleurs pas pris une ride !       <br />
              <br />
       <b>Vous sortez un livre d'entretiens croisés avec le ministre de l'Éducation Luc Chatel. Lui avez-vous soufflé l'idée du retour à la morale sur les bancs de l'école ?</b>       <br />
       Je m'en étais déclaré partisan il y a quelque temps… Depuis la fin du service militaire, l'école est la seule grande institution publique à rassembler toute la jeunesse. C'est à elle de donner les repères que sont le patriotisme, le civisme, le respect des règles du vivre ensemble.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Christian Huault</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-Nice-Matin-Le-programme-du-PS-n-est-pas-financable_a1195.html</link>
  </item>

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   <title>On veut nous imposer une "règle d'airain" qui nous conduit tout droit vers le gouffre qu'on prétend éviter</title>
   <pubDate>Wed, 31 Aug 2011 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, mercredi 31 août 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/2c41cb82f5d68feb380794348f78ba32d023f445" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <b>Jean Michel Aphatie : Bonjour, Jean-Pierre Chevènement.       <br />
       Jean-Pierre Chevènement </b>: Bonjour, Jean Michel Apathie       <br />
              <br />
       <b>Votre lointain successeur Luc Chatel annonce, ce matin dans &quot;Le Parisien&quot;, qu'il a décidé de réintroduire la morale dans l'école primaire ; et le maître, dit il, va consacrer le plus régulièrement possible, quelques minutes à un petit débat philosophique, à un échange sur le vrai, le faux, le respect des règles, le courage, la franchise, le droit à l'intimité. Sans doute, la liste n'est elle pas close. Soutenez-vous, l'initiative de Luc Chatel, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       S'il s'agit d'une morale républicaine, oui. C'est-à-dire qu'il faut déduire la morale du civisme. Il est évident qu'il ne faut pas aller vers le conditionnement des esprits. Ce n'est pas le rôle de l'Education nationale.       <br />
              <br />
       <b>Mais en gros, vous soutenez Luc Chatel, c'est une bonne idée ?</b>       <br />
       Je pense, étant donné l'évolution de la société, du rôle des familles qui, malheureusement, s'effacent, il est bon que l'école, qui est quand même la grande institution dans laquelle se retrouve tous les Français, la dernière, joue également ce rôle.       <br />
              <br />
       <b>Donc un bon point pour Luc Chatel. Je signale au passage à nos auditeurs, que vous venez d'avoir un dialogue avec Luc Chatel que les éditions Plon ont publié sous la direction de Nicolas Beytout.</b>       <br />
       Je le suggère à Luc Chatel dans ce livre...       <br />
              <br />
       <b>... Le retour de la morale ?</b>       <br />
       Oui.       <br />
              <br />
       <b>Donc, c'est vous alors ?</b>       <br />
       Non, non, je ne le prétends pas. Il ne m'écoute pas en tout, malheureusement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Mais là, il vous a sans doute un peu écouté. Un autre débat dans cette rentrée, des manuels des classes de Première en Sciences et vie de la terre, expose aux lycéens, la théorie du &quot;genre sexuel&quot;, selon laquelle, je cite, un de ces manuels et je résume sans doute la pensée : &quot;Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons pour autant nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Ceci relevant surtout de la construction culturelle ou de la construction sociale&quot;. Et alors des députés de droite, disent &quot;c'est scandaleux, c'est de l'idéologie, ce ne sont pas des faits scientifiques. Il faut retirer ceci des manuels, interdire ces manuels&quot;. Les soutenez-vous ?       <br />
       </b>Je n'ai pas lu ce manuel. Il me parait absolument évident que le sexe ne résulte pas seulement d'une construction culturelle. Mais on peut très bien expliquer aussi que il y a des rôles que l'on attribue aux hommes ou aux femmes, et qu'après tout on peut dépasser cela. On l'a vu d'ailleurs dans le domaine du travail.       <br />
              <br />
       <b>Donc vous retireriez ou pas cet enseignement ?</b>       <br />
       Je juge sur pièce.       <br />
              <br />
       <b>Vous êtes un peu prudent !</b>       <br />
       Non, je juge sur pièce. Ça mérite d'être examiné.       <br />
              <br />
       <b>Allez, c'est un débat compliqué, je vous l'accorde. Nouvelle économique d'hier soir : le déficit budgétaire prévu en 2011, sera plus important, à cause notamment d'une mauvaise rentrée sur les sociétés. Ce qui traduit un ralentissement de l'activité en France. Bercy prévoit qu'au lieu de 91 milliards de déficit, en 2011, il y en aura 95. Ce qui est évidemment pas une bonne nouvelle. Ça laisse un autre choix qu'une politique de rigueur, Jean-Pierre Chevènement, quand les déficits ne sont plus maîtrisables, qu'ils sont à ce niveau : 95 milliards d'euros de déficit cette année ?</b>       <br />
       Mais je vous fais observer que cet accroissement du déficit résulte d'une moindre croissance. C'est à dire qu'il y a moins de rentrée fiscale et la question qui se pose est la suivante : est ce que c'est en réduisant encore les dépenses, dans les domaines d'ailleurs, publics ou privés qu'on va retrouver un trend de croissance, une tendance générale à la croissance positive. Moi, je pense qu'on ne peut réduire la dette que si...       <br />
              <br />
       <b>... On augmente le déficit, c'est ça ?...</b>       <br />
       Non !... Que s'il y a une croissance, et je pense qu'aujourd'hui en Europe, on est en train de se laisser enfermer dans un cercle vicieux : rigueur, récession, moins values fiscales, déficit, endettement...       <br />
              <br />
       <b>A ce cercle vicieux, vous opposez un autre cercle vicieux. C'est-à-dire que pour faire de la croissance, il faut faire de la dépense publique, et si on fait de la dépense publique, on fait du déficit...</b>       <br />
       Non, non, je pense qu'on peut faire autrement. Par exemple, j'ai écrit au Président de la République, au début du mois d'août, pour lui dire qu'il fallait que la Banque centrale européenne rachète des titres de la dette publique espagnols et italiens.       <br />
              <br />
       <b>Ce qui ne règle pas le problème...</b>       <br />
       La crise de l'euro est là, elle nous pend au bout du nez. C'est dramatique, et c'est au nom de la crise de l'euro qu'on veut nous imposer une soit disant &quot;règle d'or&quot; que j'appelle moi, &quot;règle d'airain&quot;, et qui nous conduit tout droit vers le gouffre qu'on prétend éviter. Je pense que la monétisation d'une partie de la dette que réalisent les Etats-Unis, le Federal Reserve Board américain, la Banque Centrale américaine a pris en pension 1500 milliards de dollars de bons du trésor. De ce côté-ci de l'Atlantique, on a acheté 60 milliards d'euros l'an dernier, 50 au mois d'août. Sa fait 110. C'est très peu. C'est moins d'un dixième.       <br />
              <br />
       Donc, je pense que il faut se donner une souplesse, une mobilité et une légère inflation contribuerait aussi à rendre plus facile, en même temps que la croissance, le problème de la résorption de la dette. Bien évidemment, il faudra résorber la dette.       <br />
              <br />
       <b>On n'y échappera pas !</b>       <br />
       Mais vous savez, les Américains avaient une dette en 1950 de 350% de leur PIB. Ils l'ont résorbée. Comment ? Par la croissance.       <br />
              <br />
       <b>Et bien très bien, faisons comme les américains dans les années 50. Compte tenu de ce contexte économique, c'est sérieux quand la gauche dit : &quot;Tiens, si on gagne l'élection présidentielle, on reviendra à la retraite à 60 ans&quot;. C'est sérieux de dire ça, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       Moi, je ne raisonne pas comme ça. Je pense que la retraite doit dépendre du nombre des annuités de cotisations.       <br />
              <br />
       <b>Donc ne vous ne croyez pas à la retraite à 60 ans, au retour à la retraite à 60 ans, vous n'y croyez pas ?</b>       <br />
       Je pense que c'est une bonne réforme pour les ouvriers, pour les gens qui travaillaient de leurs mains, qui avaient des métiers pénibles.       <br />
              <br />
       <b>Vous croyez au retour à la retraite à 60 ans ?</b>       <br />
       Je pense que le problème ne doit pas être posé uniquement à travers l'âge. C'est la durée de cotisations qui compte.       <br />
              <br />
       <b>On précisera tout ça... Martine Aubry a dit hier soir, à propos de Dominique Strauss Kahn : &quot;Je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de DSK vis-à-vis des femmes&quot;.  Peut-être des hommes pensent-ils comme les femmes ? Et vous, vous en pensez quoi, personnellement de DSK .</b>       <br />
       Écoutez, je n'ai pas l'expérience de Martine Aubry pour parler de ces choses là. Je pense, je me suis exprimé clairement. J'ai défendu la présomption d'innocence. Maintenant, il faut que Dominique Strauss-Kahn s'explique un jour, et qu'il le fasse publiquement.       <br />
              <br />
       <b>Pour dire quoi ?</b>       <br />
       Pour dire ce qui s'est passé.       <br />
              <br />
       <b>Il doit le faire ?</b>       <br />
       Je pense qu'il faudra qu'il le fasse. Mais moi, je ne veux pas lui mettre le couteau sous la gorge. Je pense qu'il a le droit de souffler, de se reconstruire un peu. Enfin, il prendra la parole quand il le jugera utile.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande est le favori des primaires au sein du parti socialiste. Il ferait un bon Président de la République, François Hollande, Jean-Pierre Chevènement ?</b>       <br />
       Favori, en fonction des sondages publiés.       <br />
              <br />
       <b>De l'air du temps ?</b>       <br />
       On ne sait pas très bien qui votera dans ces primaires. C'est très aléatoire.       <br />
              <br />
       <b>Vous vous échappez de ma question.</b>       <br />
       Non, pas du tout. J'ai de la sympathie pour François Hollande. C'est un homme très fin, astucieux. Et je pense qu'il serait un bon président en période normale. Simplement, la période n'est pas normale. Nous allons vers des secousses énormes.       <br />
              <br />
       <b>Alors qui ferait un bon président, en période anormale d'après vous ?</b>       <br />
       Écoutez, il faut vraiment une vision d'homme d'Etat. Il faut savoir que les atouts de la France ne sont pas immenses.       <br />
              <br />
       <b>Vous pensez à quelqu'un ?</b>       <br />
       Ils existent, il faut les jouer avec beaucoup de méthode, beaucoup de sang froid. Je pense que nos rapports avec l'Allemagne, sont tout à fait décisifs. Il faut obtenir de l'Allemagne qu'elle assouplisse sa position sur les questions monétaires. Notamment sur l'architecture de la monnaie unique, le rôle de la banque centrale est essentiel.       <br />
              <br />
       <b>Vous pensez à quelqu'un pour un Président en situation anormale ? Vous avez un profil en tête ?</b>       <br />
       Ça se fabrique, ce sont des qualités qui s'acquièrent..       <br />
              <br />
       <b>Et puis on a huit mois pour le fabriquer, Jean-Pierre Chevènement.</b>       <br />
       Je pense que la campagne est longue. J'aurais l'occasion de m'exprimer d'ici la fin de l'automne, vous en saurez plus à ce moment-là.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/jean-pierre-chevenement-hollande-ferait-un-bon-president-en-periode-normale-7714676868">RTL.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/On-veut-nous-imposer-une-regle-d-airain-qui-nous-conduit-tout-droit-vers-le-gouffre-qu-on-pretend-eviter_a1192.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Chevènement sur Europe 1 : une primaire "funambulesque"</title>
   <pubDate>Mon, 29 Aug 2011 13:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Europe 1 lundi 29 août à 7h45. Il répondait aux questions de Bruce Toussaint.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.chevenement.fr/video/<iframe frameborder="0" width="600" height="337" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xkrppf?width=600&hideInfos=1"></iframe>     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l'Université d'été de La Rochelle</span> : Aucun des candidats n'a abordé la question centrale qui pèse comme une épée de Damoclès : l'euro.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>J'ai écrit au président de la République Nicolas Sarkozy pour lui demander d'encourager la BCE à acheter des obligations des dettes italiennes et espagnoles.</li></ul>        
       <ul class="list"><li>Mon seul objectif est de mettre la France à la hauteur des problèmes qu'elle va affronter.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je pense que l'euro est victime d'une erreur de conception. On a mis ensemble des pays des pays très différents, avec des mentalités et des repères culturels très différents. Avec ça, on ne fait pas une zone monétaire homogène.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>La solution la plus efficace, et je constate qu’aucun candidat socialiste, sauf peut-être Arnaud Montebourg, ne l’a proposée, c’est changer l’architecture de la zone euro. Tout cela a été fait lors de la négociation du traité de Maastricht, en 1989. On a l'orthodoxie absolue, une banque centrale indépendante avec une seule mission : lutter contre l'inflation. On ne s'occupe pas de la croissance, on ne s'occupe pas de l'emploi, ni de la politique de change. L’euro est une monnaie très surévaluée. Ça pèse sur l’activité économique. Ça favorise les délocalisations industrielles. Il faut changer la perspective. Tout cela, personne ne le dit clairement.</li></ul>       
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des candidats socialistes</span> : A partir du moment où il y a plusieurs candidats, il est normal qu'ils s'envoient des petites piques. Mais, comme ils ont le même programme, on se demande à quoi sert l'exercice. C'est un peu funambulesque!</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je ne dis pas que je ne trouve pas beaucoup de qualités, à François Hollande, à Martine Aubry, à Ségolène Royal. Je les connais tous personnellement. Ce sont des amis. Mais ils n'ont pas posé ce qui serait l'équation de la réussite.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Je souhaite qu'une victoire de la gauche, probable et à laquelle j'entendrai contribuer en pesant dans la bonne direction, ne soit pas suivie d'une déception.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Il faut élever le débat, mettre la France à la hauteur des défis et poser la question de l'euro comme elle ne l'a jamais été. </li></ul>       
       <ul class="list"><li>Les candidats socialistes, malheureusement, se laissent réduire au débat qu'a voulu M. Sarkozy sur sa soit-disant « règle d'or », qui n'est en fait qu'une règle d'airain.</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Si il y avait quelque chose pour me dissuader de participer aux primaires, c’est le spectacle que cela peut donner aujourd’hui. Aucune chance de faire passer ses idées dans ce contexte-là</li></ul>       
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Sur la question de la sécurité</span> : j'avais créé une police de proximité dont l'idée était de faire travailler ensemble une police territorialisée et la population, les associations, les responsables d'établissements scolaires pour faire en sorte que tout le monde se mette à la tâche de la répression de la délinquance, qui est insupportable. Cette réforme a été étouffée par M. Sarkozy. C'est dommage.</li></ul>       
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-de-Bruce-Toussaint/Videos/Une-primaire-funambulesque/">Europe1.fr</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-sur-Europe-1-une-primaire-funambulesque_a1190.html</link>
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