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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-15T07:26:03+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Hommage à Robert Chambeiron</title>
   <pubDate>Sat, 10 Jan 2015 14:42:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement prononcée aux Invalides, jeudi 8 janvier 2015.     <div>
      Madame Chambeiron, que je salue et à travers vous, le fils, le petit-fils et toute la famille de Robert,       <br />
       Monsieur le Sénateur, Secrétaire général du PCF, Madame et Messieurs les parlementaires,       <br />
       Mesdames, Messieurs, chers amis,       <br />
              <br />
       Robert Chambeiron était un clair repère et il le reste pour les temps difficiles que nous vivons. On sait qui est Robert Chambeiron, quelles fonctions il a exercées au sein du Conseil National de la Résistance et le rôle qu’il y a joué aux côtés de Jean Moulin dont il était l’un des proches depuis 1936. En effet, ils travaillaient ensemble au sein du cabinet de Pierre Cot, alors Secrétaire d’Etat à l’Air. Celui-ci avait vu dans la guerre d’Espagne le vrai début du Second conflit mondial. C’est dire que Robert Chambeiron était préparé à résister.       <br />
              <br />
       On sait aujourd’hui l’appui décisif que Jean Moulin, à travers le CNR et les organisations qu’il représentait - mouvements de résistance, partis politiques et syndicats - a apporté, à ce moment crucial, au général de Gaulle. C’était en 1943, quand les Etats-Unis balançaient entre De Gaulle, c’est-à-dire la rupture franche opérée avec le gouvernement Pétain dès sa constitution, et Giraud qui représentait, en Afrique du Nord, après la mort de Darlan, une sorte de « Vichy sans Pétain ». Jean Moulin avait compris que De Gaulle avait eu raison de rompre avec un gouvernement qui demandait l’armistice et capitulait, alors même qu’il venait à peine d’être constitué, véritable coup d’Etat, créant ainsi une rupture de légitimité, car celle-ci va avec la défense des intérêts supérieurs de la patrie. Et De Gaulle avait su voir, comme en témoignent ses déclarations des 18 et surtout 22 juin 1940, que l’honneur et l’intérêt même de la France lui commandaient de continuer le combat du côté de la Liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Jean Moulin, le 27 mai 1943, a fait pencher la balance du côté de De Gaulle, en lui apportant le soutien de la Résistance intérieure et des organisations politiques et syndicales qui traduisaient le sentiment de l’opinion publique, dans la France occupée. C’est cela qui a emporté la décision de Roosevelt dont on connaissait les réticences vis-à-vis du général de Gaulle, alimentées par quelques hauts personnages de la IIIe République qui s’étaient réfugiés aux Etats-Unis après juin 1940 et que ce n’est pas le lieu de citer. Or, pour l’avenir de la France combattante, l’appui, ne serait-ce que matériel, des Etats-Unis était bien évidemment décisif. C’est à Jean Moulin et à un très petit nombre d’hommes groupés autour de lui qu’on doit ce service exceptionnel rendu à la France.        <br />
              <br />
       Ainsi Jean Moulin et ceux qui, comme Robert Chambeiron, l’ont servi dans ce moment capital de la Résistance ont-ils mis leur vie en jeu pour que la France reste un pays libre et souverain, à l’honneur sans tache, « dans une guerre de trente ans », disait De Gaulle, où elle avait toujours servi d’avant-garde et n’avait pas changé de camp. Tel était du moins le récit national qu’il voulait laisser après lui.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas ce qu’on nous apprend aujourd’hui : un Président de la République nous a expliqué, en 1995, qu’en avril 1942 « la France – et non pas l’Etat français – avait commis l’irréparable », comme si Pétain et Bousquet avaient jamais été la France. Entre cette vulgate du moment et la vision lumineuse de la légitimité républicaine portée par le général de Gaulle et par la Résistance, l’Histoire tranchera … quand la France se réveillera.       <br />
              <br />
       En tout cas Robert Chambeiron, au moment du choix décisif, a pesé aux côtés de Jean Moulin. Celui-ci a offert sa vie à l’avenir de la France. Robert, lui, l’a risquée. Il était avec Pierre Meunier l’un des deux secrétaires généraux adjoints du CNR, avant que Georges Bidault ne remplace Jean Moulin. Naturellement le fait que Robert Chambeiron vînt du Front Populaire ne lui valait pas que des amis, car les haines politiques, qui renvoient aux haines de classes, n’avaient pas disparu à l’heure du plus grand péril. Si les élites et les privilégiés ont trahi en 1940, selon l’expression du général de Gaulle que rapporte Robert Chambeiron dans le livre d’entretiens qu’il a donné à Marie-Françoise Bechtel, « Résistant », chez Fayard, même parmi les Résistants les rancœurs d’avant-guerre n’avaient pas disparu, ni les calculs d’après-guerre. Et c’est ce qui explique la vindicte dont certains ont poursuivi Jean Moulin, odieusement calomnié et bien sûr ses proches, comme Robert Chambeiron. Les effluves de ces calomnies parviennent encore jusqu’à nous.       <br />
              <br />
       Le livre que j’ai cité, « Résistant », porte à cet égard un témoignage irremplaçable sur les immenses difficultés qu’il y avait, même dans la France occupée à rassembler les Français.       <br />
              <br />
       Robert Chambeiron a poursuivi son engagement après la Libération, dans l’Union progressiste et dans la mouvance du parti communiste français. C’était un homme qui voyait loin : il fut le premier parlementaire français à demander la reconnaissance de la République populaire de Chine, dix ans avant que le général de Gaulle y ait procédé.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, alors que le pays s’enfonce dans une crise économique, sociale et politique, aisément prévisible depuis qu’il a aliéné sa souveraineté monétaire, il y a vingt-deux ans, la nécessité de rassembler toutes les forces du monde de travail et au-delà toutes les forces vives de la France, n’est pas moins impérieuse, si on veut sortir la France et l’Europe de l’ornière où elles s’enfoncent.       <br />
              <br />
       On, ne peut comparer les époques  trait pour trait. Mais ce qui était vrai à l’époque où Robert Chambeiron œuvrait dans la clandestinité à la Libération de la France, reste profondément juste aujourd’hui.        <br />
              <br />
       Je le cite :       <br />
              <br />
       « Le CNR a été un véritable lieu de rassemblement dans l’intérêt national. Or, qu’y a-t-il derrière cette idée de rassemblement ? L’attachement à la patrie, liée à des valeurs de progrès. C’est cela l’identité du CNR. Et si son programme a été le terreau de grandes réformes économiques et sociales, c’est qu’il a été aussi le fruit d’un compromis transpartisan. Il fallait sans doute que la France fut au bord du gouffre pour qu’une telle union puisse avoir lieu … »       <br />
              <br />
       Ce message de Robert Chambeiron à la veuve, au fils, au petit-fils et à la famille duquel j’adresse mes sentiments de profonde sympathie, reste aujourd’hui vivant. D’avoir transmis ce témoignage, les générations qui suivent la sienne lui sont redevables. La République est aujourd’hui menacée. Elle l’est par la violence des extrémismes, mais elle l’est aussi par le sommeil de la Raison appliquée à la politique, sommeil de la Raison dont il est bien connu qu’il enfante des monstres.       <br />
              <br />
       Que l’exemple de Robert Chambeiron nous inspire dans ces temps difficiles : les monstres doivent être combattus. De Robert Chambeiron, nous n’oublierons pas la grande leçon.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Hommage-a-Robert-Chambeiron_a1677.html</link>
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   <title>Décès de Robert Chambeiron, dernier survivant du CNR</title>
   <pubDate>Thu, 01 Jan 2015 12:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, 31 décembre 2014, 21h44.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/7313440-11249595.jpg?v=1420111122" alt="Décès de Robert Chambeiron, dernier survivant du CNR" title="Décès de Robert Chambeiron, dernier survivant du CNR" />
     </div>
     <div>
      Robert Chambeiron, ancien parlementaire, compagnon de Jean Moulin et dernier survivant du Conseil national de la Résistance (CNR), est décédé à 99 ans, a annoncé mercredi à l'AFP l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       Entré en 1936, en même temps que Jean Moulin, au cabinet de Pierre Cot, ministre de l'Air du gouvernement Blum, M. Chambeiron, resté en contact étroit avec Jean Moulin pendant la guerre, avait pris une part active dans les négociations qui avaient abouti à la fondation du Conseil national de la Résistance (CNR), dont il était devenu secrétaire général adjoint.       <br />
              <br />
       Né le 22 mai 1915 à Paris, député radical puis progressiste sous la IVe République (1945-1951 et 1956-1958) puis député européen communiste entre 1979 et 1989, il s'était rapproché de Jean-Pierre Chevènement, dont il avait présidé le Comité national de soutien à la candidature à la présidentielle de 2007 avant que ce dernier ne renonce.       <br />
              <br />
       M. Chevènement a &quot;salué sa mémoire&quot; mercredi soir. &quot;On ne peut mieux le faire qu'en rappelant ces mots qui étaient les siens: +le CNR a été un véritable lieu de rassemblement dans l'intérêt national (...) Il fallait que la France fût au bord du gouffre pour qu'une telle union puisse avoir lieu+&quot;, a souligné l'ancien sénateur du Territoire-de-Belfort.       <br />
              <br />
       &quot;Ce qui était vrai en 1944 le reste aujourd'hui&quot;, a-t-il ajouté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/7313440-11249595.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Deces-de-Robert-Chambeiron-dernier-survivant-du-CNR_a1674.html</link>
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   <title>Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ?</title>
   <pubDate>Tue, 16 Feb 2010 23:55:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Grands textes]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la vidéo intégrale de l'intervention de Jean-Pierre Chevènement le mardi 9 février à Paris, à la mairie du XIème arrondissement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/28b39a0ad291b7a2983497f465e919b681506ea0" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      NB 1 : Vous pouvez regarder cette vidéo en mode plein écran en cliquant sur le bouton prévu à cet effet en bas à droite du player vidéo (passer la souris).       <br />
              <br />
       NB 2 : vous pouvez exporter cette vidéo sur votre blog en plaçant votre souris en haut à droite à l'intérieur du player vidéo. Cliquez sur &quot;exporter&quot; puis copiez le code. Il vous suffit ensuite de coller ce code sur votre blog. (vous pouvez paramétrer la taille du player exporter en cliquant sur S, M ou L)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Mieux que la social-démocratie : la République</title>
   <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 12:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Article de Jean-Pierre Chevènement, paru dans la revue "Hors les murs" des anciens élèves de l'ENA, mai 2008.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/979338-1221532.jpg?v=1289480135" alt="Mieux que la social-démocratie : la République" title="Mieux que la social-démocratie : la République" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">La social-démocratie en France n’a pas de réalité organisationnelle.</span>       <br />
              <br />
       La République en France plonge ses racines dans l’événement fondateur de la Révolution française.       <br />
              <br />
       La relation à la République du mouvement ouvrier naissant au XIXe siècle n’a pas été simple. A deux reprises en effet – en 1848 et en 1871 – la République libérale a pris le visage de la répression. Ce divorce initial s’inscrira durablement dans le paysage institutionnel. La Charte d’Amiens, en 1902, proclamera l’apolitisme, ou en tout cas la réserve des syndicats par rapport aux partis. Dans le même temps, en 1905, l’unification socialiste se réalisera, au sein de la SFIO, sur une base idéologique précise : la synthèse opérée par Jaurès entre l’idée républicaine et la pensée marxiste.       <br />
              <br />
       Si Jaurès avait anticipé le rôle des réformes sociales pour combler le fossé entre la classe ouvrière et la République, il faudra attendre le Front Populaire puis la Libération pour réaliser la fusion du mouvement social et de l’idée républicaine. Et cette fusion procède moins de la lutte syndicale que d‘une victoire électorale d’abord, en 1936, et surtout du programme du Conseil National et la Résistance à la Libération. Politique d’abord, cette conception est celle de la République, non celle de la social-démocratie. Celle-ci, en France, n’a pas de réalité, au plan de l’organisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Social-démocratie et partage de la valeur ajoutée</span>       <br />
              <br />
       L’hégémonie des idées social-démocrates devint manifeste en Europe, tout au long des trente glorieuses, c’est-à-dire dans une période où le rapport des forces à l’échelle mondiale favorisait les intérêts du monde du travail : victoire en 1945 du New-Deal mais aussi du communisme. Les partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe de l’Ouest surent monnayer efficacement la crainte du communisme et leur ralliement à l’atlantisme, en avantages sociaux sonnants et trébuchants au bénéfice du monde du travail. Si on entend par social-démocratie non pas une organisation liant les syndicats et un parti politique comme en Suède, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, mais un partage de la valeur ajoutée favorable aux salariés et au monde du travail, on peut dire que la IVe République aussi bien que le gaullisme et le pompidolisme furent sociaux-démocrates à leur manière.       <br />
              <br />
       Ce pacte se défit progressivement à partir du milieu des années 70 et jusqu’au début des années 90 avec le triomphe de la « globalisation : l’ouverture généralisée des marchés sous l’égide du néo-conservatisme libéral anglo-saxon et de l’Hyperpuissance américaine.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, le modèle républicain français va être mis à rude épreuve. Sommée par l’Europe de remettre en cause, au nom du principe de la « concurrence libre et non faussée », le compromis social né du programme du CNR, la France donnera toujours l’impression d’être en retard d’une guerre. Ce n’est pas le moindre paradoxe de la période de voir les socialistes au gouvernement présider, à partir de 1983, au grand renversement du partage entre les salaires et les profits. L’intérêt général et l’intérêt du monde du travail semblent diverger, même si la gauche essaie de limiter le creusement des inégalités par la progression de l’assistance sociale (RMI – CMU – APA, etc.).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Face à la mondialisation, la refondation républicaine de la gauche</span>       <br />
              <br />
       Quel peut être le rôle de la gauche (on a vu que la social-démocratie, en France, n’existe pas) face à la mondialisation ? Et que reste-t-il du modèle républicain dans une Europe contrainte à s’ouvrir et à subir aussi bien la loi du moins disant social dans les pays à bas coûts salariaux, que l’hégémonie monétaire destructrice du dollar ?       <br />
              <br />
       Poser la question c’est y répondre : la République française a accepté par le traité de Lisbonne de ne pas remettre en cause des règles du jeu sociales, commerciales, monétaires, que pourtant le peuple français avait rejetées le 29 mai 2005. Elle est donc prisonnière, pour l’heure, d’un équilibre géopolitique qui fait dépendre des évolutions intérieures allemandes (politiques, syndicales, patronales) une réorientation d’ensemble de la construction européenne qu’impose le développement de la crise financière mondiale.       <br />
              <br />
       Ce serait désespérer de la République que de la voir durablement condamnée à l’impuissance. La gauche ne fera pas l’économie d’une refondation républicaine. C’est en se battant contre la domination du capital financier et pour de nouvelles règles du jeu à l’échelle française, européenne et mondiale que la gauche retrouvera de l’espace, jettera les bases d’un nouveau compromis social, favorisant le monde du travail, et s’ancrera à nouveau dans les couches populaires.. Ainsi la gauche aurait grand tort de prendre congé de l’idée républicaine, car c’est dans la conscience civique – en France mais pas seulement – que réside l’espoir d’un nouveau cours.       <br />
              <br />
       Le fil de l’Histoire n’a pas été définitivement tranché par la ratification, par voie parlementaire, du traité de Lisbonne. La souveraineté populaire, qui est une autre définition de la République, n’a pas encore dit son dernier mot.       <br />
              <br />
       ----------       <br />
       Voir le <a class="link" href="http://www.aaeena.fr/publications.php?c=2&amp;magNum=54">sommaire</a> de la revue de l'ENA, dont le dossier est &quot;Quel avenir pour la social-démocratie ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Mieux-que-la-social-democratie-la-Republique_a647.html</link>
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