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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-13T13:45:20+01:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>La transition énergétique au service de la compétitivité</title>
   <pubDate>Tue, 25 Feb 2014 21:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat concernant la proposition de résolution relative à la transition énergétique, mardi 25 février 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6361215-9594004.jpg?v=1393360756" alt="La transition énergétique au service de la compétitivité" title="La transition énergétique au service de la compétitivité" />
     </div>
     <div>
      La proposition de résolution déposée par MM Gaudin et Poniatowski constitue une nouvelle occasion de débattre de ce qu’on appelle la « transition énergétique ». La chose n’est pas nouvelle : Flaubert donnait déjà dans le « Dictionnaire des idées reçues », cette définition du mot « Epoque » : « la nôtre est une époque de transition ».       <br />
              <br />
       Il n’est pas douteux que le réchauffement climatique, le coût croissant des hydrocarbures et la perspective d’arrivée à maturité d’énergies nouvelles obligent à conduire une politique volontariste.       <br />
              <br />
       Mais la volonté politique doit être éclairée. Sur la question énergétique il y a certes beaucoup d’incertitudes mais il y a surtout beaucoup de préjugés ! Le nucléaire est ostracisé par les écologistes au nom d’un principe de précaution qui ne répond à aucune formulation scientifique et ne dit rien de plus que le proverbe de nos grands-mères : « Deux précautions valent mieux qu’une ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Or la France dans la crise de compétitivité qu’elle connaît et qu’a judicieusement analysée le rapport Gallois, ne peut ni négliger le coût des importations  d’hydrocarbures bruts et raffinés soit 66 milliards d’euros en 2013, ni gaspiller l’atout que lui donne l’électricité la moins chère d’Europe, ce qui devrait constituer un avantage comparatif pour enrayer l’érosion de notre tissu industriel.       <br />
              <br />
       Il est temps, Monsieur le Ministre, d’introduire un peu de rigueur dans notre politique énergétique : on ne peut pas mettre tous les objectifs sur le même plan.       <br />
              <br />
       La priorité donnée aux énergies renouvelables sans prise en considération de leur coût est une hérésie. La production d’1 MWH dans le parc nucléaire actuel revient à 50 euros en prenant en compte les prévisions pour la déconstruction -19 milliards- ou pour le stockage des déchets ultimes à Bure -15 milliards-. En tenant compte des travaux préconisés par l’autorité de sureté nucléaire, on arrive à 55 euros le MWH.       <br />
              <br />
       Comparons avec le gaz 70 à 80 euros, l’éolien terrestre 80 à 85 euros, le photovoltaïque au sol : 120 à 150 euros, l’éolien offshore 150 à 250 euros.       <br />
              <br />
       Certes, ces énergies renouvelables – en dehors de l’éolien terrestres- ne sont pas arrivées à maturité. Mais la contribution au service public de l’électricité (CSPE) dont les 2/3 leur sont destinées, atteint déjà plusieurs milliards. Elle représente 15% du prix acquitté par le consommateur. En Allemagne ce coût dépasse 14 milliards d’euros l’an. Le nouveau ministre de l’énergie allemand, M Sigmar Gabriel vient de donner un coup de frein au développement des énergies renouvelables, le mois dernier (janvier 2014). La part des énergies fossiles dans la production d’électricité en Allemagne va demeurer stable au dessus de 60% pendant les dix prochaines années. La teneur en gaz carbonique du kwh est plus de dix fois supérieurs outre-rhin à ce qu’elle est en France. De nouvelles centrales au lignite (3GW) ou au charbon (5,3 GW) ont été ou vont y être mises en service cette année. On ne voit pas comment l’Allemagne pourra remplir l’objectif de -40% l’émission du GES en 2020 par rapport à 1999.       <br />
              <br />
       La facture d’électricité enfin pèse deux fois plus lourd en Allemagne qu’en France sur les ménages même si les industries bénéficient d’une exonération peu compatible avec les règles de la concurrence.        <br />
              <br />
       Mais il n’y a pas que le problème du coût : la caractéristique des énergies éolienne ou solaire est leur intermittence. Il faut donc effectuer des investissements pour le stockage de l’électricité - problème non résolu à ce jour - et pour les réseaux -60 milliards d’euros en Allemagne, d’ici 2020, selon le ministère de l’énergie. Bref en matière énergétique au moins l’Allemagne n’est pas un modèle à suivre ! Qui d’ailleurs paiera la facture des réseaux nécessaires à l’acheminement des flux au sein d’un « système électrique européen » ? Il faut aussi construire des centrales pour assumer la consommation de base naturellement plus forte la nuit que le jour. Rien ne peut remplacer du point de vue  de la minimisation du coût de revient et de la faiblesse des émissions de gaz à effet de serre, les centrales nucléaires.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi la prochaine loi de transition énergétique doit prévoir la prolongation à soixante ans des centrales existantes, moyennant les travaux de sûreté nécessaires ; cela donnera le temps de «  voir venir ». J’ai entendu dire que la prochaine loi pourrait dissocier la procédure d’arrêt d’une centrale de la constitution d’un dossier de démantèlement. J’ose espérer que cette palinodie sera évitée. La fermeture du site de Fessenheim – plusieurs milliards d’euros – serait plus qu’un non-sens, alors que le gouvernement cherche 50 milliards d’économies. Je vous adjure, Monsieur le Ministre, de mesurer le signal désastreux qui serait ainsi donné aux pays étrangers qui nous observent.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Il faut au contraire prévoir la construction de nouveaux EPR car la France ne peut s’enfermer dans une stagnation économique durable et doit développer ses exportations d’électricité. Elle doit aussi mieux adapter son offre en construisant des réacteurs de 1000 MW, de préférence en coopération, car notre industrie doit aller là où est le marché. Il convient enfin de pousser les feux du projet Astrid, c’est-à-dire du réacteur de quatrième génération dont l’entrée en service industrielle n’interviendra sans doute pas avant 2040. Ce type de réacteur utilisant l’uranium 238, cent fois plus abondant que l’uranium 235, et réduisant très sensiblement les déchets à vie longue, serait une contribution majeure à un « mix énergétique » équilibré et extrêmement décarbonné.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Monsieur le Ministre, l’enjeu du climat peut nous réunir. Pour répondre à la consommation de base, le nucléaire seul n’émet pas de gaz à effet de serre. En 2015, vous aurez à obtenir l’accord de la Chine et des États-Unis à la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris. Il faudra fixer un prix du carbone. Il pourra, un temps, être différencié. On sait cependant qu’en 2035 les émissions cumulées depuis les débuts de la révolution industrielle s’égaleront entre les pays de l’OCDE et les autres. Cette prévision peut peser en faveur du bon sens, c’est-à-dire d’un accord.       <br />
              <br />
       Monsieur le Ministre, malgré la découverte du gaz de schiste, les prix de l’énergie resteront durablement orientés à la hausse. Qu’il y ait lieu de mobiliser des moyens très importants pour améliorer l’efficacité énergétique dans le résidentiel existant, de concevoir pour cela un plan ambitieux, y compris en matière de formation professionnelle, nous tomberons facilement d’accord là-dessus. Sur la promotion de la recherche concernant le photovoltaïque qui pourrait trouver au Maghreb le terrain d’une expérimentation rentable, mais aussi  la pile à combustible et l’économie de l’hydrogène, en coopération avec l’Allemagne, nous nous mettrons d’accord, si vous parvenez à dégager les crédits nécessaires. Mais pour cela, ne mettez pas l’argent dans des expérimentations non rentables et qui coûtent des milliards ! Surtout, Monsieur le Ministre, ne gâchez pas l’atout nucléaire de la France !       <br />
              <br />
       Je veux remercier, pour finir, MM. Gaudin et Poniatowski de l’occasion qu’ils ont donnée au Sénat de se pencher sur un dossier majeur, et à moi-même d’adresser un appel pressant à la cohérence gouvernementale. Celle-ci, pour convaincre, doit être marquée du sceau de la rigueur qui est d’abord une rigueur intellectuelle. Rien de ce que j’ai lu dans le projet de résolution déposé par MM. Gaudin et Poniatowski ne choque mon bon sens – c’est pourquoi je l’approuverai comme la grande majorité des sénateurs du RDSE : la réduction de notre consommation de combustibles fossiles doit être au cœur de la politique énergétique française pour les prochaines décennies. De cela nous ne désespérons pas de convaincre sinon toute la majorité, du moins sa principale composante qui se réclame encore de l’héritage des Lumières.       <br />
              <br />
       Il en va, Monsieur le Ministre, de la reconquête de notre compétitivité, c’est-à-dire de l’intérêt national, tel que l’a lui-même défini le Président de la République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica: "Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?"</title>
   <pubDate>Fri, 30 Sep 2011 14:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Fondation Res Publica</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les actes du colloque du 16 mai 2011 sont en ligne sur le site de la Fondation Res Publica     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3315814-4756116.jpg?v=1317385698" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica: "Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica: "Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a604.html">Accueil</a> par Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Introduction-de-Pierre-Papon_a605.html">Introduction de Pierre Papon</a>, membre du conseil scientifique de la Fondation Res Publica, directeur général du CNRS       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Politiques-climatiques-et-developpement-des-filieres-industrielles_a606.html">Politiques climatiques et développement des filières industrielles</a>, par Christian de Perthuis, Professeur associé à l’Université Paris Dauphine, président du Conseil scientifique de la Chaire d’Economie du Climat       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Politique-de-la-ville-et-defi-climatique_a607.html">Politique de la ville et défi climatique</a>, par Pierre-Noël Giraud, Professeur d’économie à Mines ParisTech       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Role-du-nucleaire-dans-la-production-d-electricite-decarbonee_a608.html">Rôle du nucléaire dans la production d’électricité « décarbonée »</a>, par Bertrand Barré, Conseiller scientifique chez AREVA       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-mobilite-electrique-un-veritable-projet-de-developpement-durable_a609.html">La mobilité électrique, un véritable projet de développement durable</a>, par Igor Czerny, Directeur Transports et véhicules électriques chez EDF       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a610.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/Cahier-Quelle-politique-industrielle-pour-relever-le-defi-climatique_p71.html">&quot;Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?&quot;</a> en ligne sur le site de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque &quot;Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?&quot; est <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/Cahier-Quelle-politique-industrielle-pour-relever-le-defi-climatique_p71.html">disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3315814-4756116.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quelle-politique-industrielle-pour-relever-le-defi-climatique_a1222.html</link>
  </item>

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   <title>Colloque de la Fondation Res Publica: Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?</title>
   <pubDate>Tue, 26 Apr 2011 12:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 16 mai 2011 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2921008-4138313.jpg?v=1303812358" alt="Colloque de la Fondation Res Publica: Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?" title="Colloque de la Fondation Res Publica: Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?" />
     </div>
     <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Bertrand Barré, Conseiller scientifique chez AREVA       
       </li></ul><ul class="list"><li>Christian de Perthuis, Professeur associé à l’Université Paris Dauphine, président du Conseil scientifique de la Chaire d’Economie du Climat       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pierre-Noël Giraud, Professeur d’économie à Mines ParisTech       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :       <br />
       <ul class="list"><li>par courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@fondation-res-publica.org')" >info@fondation-res-publica.org</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne - 75007 Paris       
       </li></ul><ul class="list"><li>par téléphone : 01.45.50.39.50       <br />
              <br />
       Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org">www.fondation-res-publica.org</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2921008-4138313.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quelle-politique-industrielle-pour-relever-le-defi-climatique_a1120.html</link>
  </item>

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   <title>Actes du séminaire: "L’après-Kyoto: Cancún et les enjeux de la prévision climatique"</title>
   <pubDate>Sat, 23 Apr 2011 18:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les actes du séminaire du 15 novembre 2010 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2914545-4128423.jpg?v=1303575989" alt="Actes du séminaire: "L’après-Kyoto: Cancún et les enjeux de la prévision climatique"" title="Actes du séminaire: "L’après-Kyoto: Cancún et les enjeux de la prévision climatique"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Consensus-et-verite-risque-et-precaution-L-exemple-des-evolutions-climatiques-recentes_a550.html">Consensus et vérité, risque et précaution… L’exemple des évolutions climatiques récentes</a>, par Vincent Courtillot, Directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris, membre de l’Académie des Sciences       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Changements-climatiques-le-diagnostic-scientifique_a551.html">Changements climatiques: le diagnostic scientifique</a>, par Hervé Le Treut, Directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace, membre de l’Académie des Sciences       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a552.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       Voir les actes du séminaire <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-apres-Kyoto-Cancun-et-les-enjeux-de-la-prevision-climatique_r80.html">&quot;L’après-Kyoto: Cancún et les enjeux de la prévision climatique&quot;</a> en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du séminaire  &quot;L’après-Kyoto: Cancún et les enjeux de la prévision climatique&quot; est <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/Cahier-L-apres-Kyoto-Cancun-et-les-enjeux-de-la-prevision-climatique_p65.html">disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2914545-4128423.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-L-apres-Kyoto-Cancun-et-les-enjeux-de-la-prevision-climatique_a1119.html</link>
  </item>

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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h</title>
   <pubDate>Sat, 26 Dec 2009 11:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il sera interrogé par Laurent Bouvet (professeur de science politique à l’Université de Nice et à Sciences Po), Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collège de philosophie) et Eric Mandonnet (journaliste à «L’Express»).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1774904-2411586.jpg?v=1289480094" alt="Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h" title="Jean-Pierre Chevènement invité du Rendez-vous des politiques sur France Culture samedi 26 décembre à 11h" />
     </div>
     <div>
      L'<a class="link" href="http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/rdv_politiques/index.php">émission</a> dure 55 minutes, peut être écoutée sur France Culture et est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1774904-2411586.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/2001226-Rdv_des_politiques.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il sera interrogé par Laurent Bouvet (professeur de science politique à l’Université de Nice et à Sciences Po), Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collèg...]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il sera interrogé par Laurent Bouvet (professeur de science politique à l’Université de Nice et à Sciences Po), Pierre-Henri Tavoillot (maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collège de philosophie) et Eric Mandonnet (journaliste à «L’Express»).]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Jean-Pierre Chevenement</itunes:author>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-du-Rendez-vous-des-politiques-sur-France-Culture-samedi-26-decembre-a-11h_a904.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'idée républicaine et l'idée de citoyenneté aujourd'hui</title>
   <pubDate>Tue, 23 Dec 2008 20:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Canevas d’intervention de Jean-Pierre Chevènement pour le débat avec le Professeur Higuchi, le 19 décembre 2008 à la Maison franco-japonaise de Tokyo.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1157261-1490898.jpg?v=1289480056" alt="L'idée républicaine et l'idée de citoyenneté aujourd'hui" title="L'idée républicaine et l'idée de citoyenneté aujourd'hui" />
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      <b>Introduction : Cinquante ans de Ve République</b>       <br />
              <br />
       La Ve République a cinquante ans mais la République française en a 216. La Ve République a été fondée par le général de Gaulle en réaction aux errements et à l’instabilité du régime d’Assemblée qui avait conduit la IIIe République à sa perte et enlisé la IVe République dans le bourbier des guerres coloniales.       <br />
              <br />
       La Ve République « donne une tête à l’Etat », selon l’expression du général de Gaulle. Le pouvoir du Président de la République n’a cessé de s’y affirmer, notamment depuis l’élection de celui-ci au suffrage universel décidée par référendum en 1962. Depuis lors, tout montre que le peuple français n’entend pas renoncer à cette élection présidentielle au suffrage universel qui est devenue le moment charnière de la vie politique française.       <br />
              <br />
       Au fil des décennies, le fait majoritaire s’est imposé. Il existe aujourd’hui un bipartisme de fait. Ce fait majoritaire a relativisé la nécessité du parlementarisme rationalisé voulu au départ par Michel Debré mais la forme parlementaire du régime demeure, avec la responsabilité devant le Parlement du gouvernement dont le Chef est nommé par le Président de la République. La réforme institutionnelle de juillet 2008 préserve cette responsabilité du gouvernement et donc cette dyarchie du pouvoir exécutif mais elle a élargi sensiblement les pouvoirs du Parlement, tirant ainsi les conséquences des réformes de 2001 (quinquennat) et 2002 (inversion des échéances électorales).
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     <br style="clear:both;"/>
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      Plus contestable est l’extension de la saisine, même indirecte, du Conseil Constitutionnel par tous les citoyens, sans parler bien entendu des limitations apportées à l’exercice de la souveraineté nationale par les traités européens et notamment par le traité de Maastricht et par le traité de Lisbonne, non encore ratifié.       <br />
              <br />
       L’évolution de la Ve République est ainsi ambivalente même si la réforme de juillet 2008 marque, du point de vue des pouvoirs du Parlement, une avancée peu contestable.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Souveraineté populaire, citoyenneté, école.</b>       <br />
              <br />
       Dans la conception républicaine classique, héritée de la Révolution française, la souveraineté populaire repose sur les individus en tant que citoyens, « le peuple en corps » disent les juristes. Le citoyen n’est pas seulement l’individu jouissant de ses droits naturels et pourvu de sensibilité, de désirs divers et bien sûr de besoins, c’est un individu rationnel conscient de devoir de participer à l’élaboration de la volonté générale, c’est-à-dire de la loi, avec les droits et les devoirs qu’elle comporte. Le citoyen c’est une parcelle du « Souverain » (en d’autres termes le Peuple).       <br />
              <br />
       Cette « citoyenneté » s’apprend, et c’est la raison pour laquelle la tradition républicaine, de Condorcet à Jules Ferry, a toujours mis un accent particulier sur le rôle de l’Ecole. Non pas une école qui participerait à une sorte de « bourrage de crânes » et de conditionnement des esprits, mais bien au contraire une Ecole destinée à former le jugement critique du citoyen, bref sa « capacité à penser par lui-même ».       <br />
              <br />
       L’Ecole républicaine éduque à la liberté : elle est naturellement laïque car elle présuppose un espace commun à tous les citoyens en dehors des dogmes révélés : celui de la « raison naturelle », chose du monde la mieux partagée selon Descartes. L’Ecole républicaine porte par ailleurs des valeurs : égalité, fraternité nullement antinomiques avec la première de ses missions : l’éducation à la liberté c’est-à-dire à l’autonomie.       <br />
              <br />
       On fait souvent valoir aujourd’hui que cette école parce qu’elle était l’Ecole de la République a participé à l’exaltation du sentiment national. On confond me semble-t-il deux choses : le patriotisme républicain ouvert à l’universel et le nationalisme de repli. Il me semble que l’Ecole républicaine a toujours enseigné, quand elle l’a enseigné, le patriotisme républicain, socle du civisme, plutôt que le nationalisme. On pourrait même dire que de 1919 à 1940 elle était plutôt ouverte à l’influence du pacifisme. De façon générale cependant, l’école républicaine telle qu’elle avait été conçue par la Révolution et telle que l’a mise en œuvre la IIIe République dite souvent « République enseignante » a plutôt formé des citoyens, leur transmettant une éducation morale et civique respectueuse de la liberté de chacun et qui se voulait universelle.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – « L’idée républicaine » et le concept de citoyenneté sont aujourd’hui battue en brèche dans le contexte de la globalisation financière.</b>       <br />
              <br />
       1.	L’individu avant d’être considéré comme un citoyen libre a d’abord été identifié par l’économie politique anglaise à un agent économique soi-disant rationnel : « l’homo oeconomicus »  agissant sur le marché. La conception anglo-saxonne fondée sur la supériorité, en tous domaines, de l’économie de marché (Hayek – Friedman à notre époque) a inspiré les politiques de dérégulation mises en œuvre d’abord aux Etats-Unis dans les années soixante-dix, quatre-vingt du dernier siècle et généralisée plus ou moins au reste de la planète dans les années quatre-vingt-dix, deux mille. Le Président Reagan avait défini le programme dès 1980 : « L’Etat n’est pas la solution à nos problèmes. Il est le problème ».       <br />
              <br />
       2.	La souveraineté populaire a été ainsi confisquée par la souveraineté des marchés et d’abord des marchés financiers. Historiquement il est intéressant d’observer que la « dérégulation financière » (libération des mouvements de capitaux, prééminence de la bourse, effacement du rôle des banques) a précédé la dérégulation commerciale (OMC 1994). Les marchés financiers sont devenus la force directrice de l’économie, provoquant une série de bulles spéculatives qui ont éclaté de 1996-97 à 2000, puis en 2007-2008.       <br />
              <br />
       3.	La dépossession de la souveraineté populaire en Europe notamment s’est souvent camouflée derrière des instances technocratiques.       <br />
       a)	Par exemple les instances européennes : Commission, Banque Centrale, Cour de Justice de l’Union européenne, institutions entièrement déconnectées du suffrage universel avec un Parlement européen alibi car n’exprimant aucune « volonté générale ». L’Europe a ainsi évolué pour l’essentiel vers une zone de libre échange dérégulée.       <br />
       b)	On peut observer une évolution comparable à l’échelle mondiale :       <br />
       -	pratique des sommets restreints aux grands pays industrialisés (G5 puis G8) à partir des années 1970-80 jusqu’à aujourd’hui ;       <br />
       -	rôle du FMI dans les plans d’ajustement structurels appliqués aux pays en voie de développement dans les années quatre-vingt ;       <br />
       -	rôle de l’OMC qui remplace le GATT après 1994 dans le désarmement tarifaire et contingentaire.       <br />
       c)	L’Asie est sans doute un cas spécifique : le libre échange à l’extérieur n’a généralement pas eu son pendant dans l’ordre interne. La croissance est tirée par l’exportation. Le marché intérieur reste souvent protégé (c’est plus ou moins le cas du Japon hisoriquement, de la Corée, de l’ASEAN et maintenant de la Chine). Il faudrait discuter, me semble-t-il, de ce « capitalisme asiatique » dont l’ancien Premier ministre de Singapour, M. Lee Kuan Yew, s’était fait le théoricien.       <br />
              <br />
       4.	La crise financière actuelle illustre les excès du capitalisme financier et met parallèlement en cause le rôle de l’Hyperpuissance américaine dans la genèse et la propagation de la crise.       <br />
              <br />
       Les déséquilibres économiques fondamentaux de l’économie américaine (déficits – endettement) nourrissent une fuite en avant dans la sophistication des produits financiers (« économie virtuelle ») aussi bien que dans l’aventurisme extérieur (contrôle des sources d’approvisionnement en pétrole – guerre d’Irak – conflits autour du pétrole et du gaz de la Caspienne - tracé des oléoducs dans le Caucase – tensions avec la Russie).       <br />
              <br />
       5.	Dans ce contexte, la conception individualiste, républicaine ou encore « citoyenne » de la démocratie est affrontée :       <br />
              <br />
       a)	<span style="font-style:italic">Soit à un mouvement de décomposition interne</span> théorisé en France par Marcel Gauchet : c’est la démocratie des droits revendiqués qui étouffe la démocratie « citoyenne » (la citoyenneté associant les droits et les devoirs). L’hyperindividualisme libéral met la citoyenneté active en vacances.       <br />
              <br />
       b)	<span style="font-style:italic">Soit au retour en force du « holisme »</span> (du grec holos : tribu)  c’est-à-dire des identités dites « naturelles » préconstituées : nationalismes ethniques ou nationalismes de grande puissance (Etats-Unis, Russie, Chine) opposés à la conception républicaine de la nation définie comme « communauté de citoyens », ouverte à l’universel.       <br />
       Louis Dumont a jadis fondé une distinction entre les peuples traditionnellement dits « holistes » (Allemagne, Japon) et les peuples individualistes (France – Etats-Unis), l’Angleterre constituant sans doute une « synthèse » des deux. La France et les Etats-Unis ne sont d’ailleurs pas à l’abri de réactions nationalistes (le « Front National » en France – les néo conservateurs américains). Le retour du « holisme » peut aussi prendre la forme du « communautarisme soit ethnique soit religieux (intégrismes islamiste, juif ou chrétien : on le voit aux Etats-Unis avec la force du fondamentalisme chrétien).       <br />
              <br />
       c)	<span style="font-style:italic">Enfin il faut évoquer la crise de l’Ecole</span> affrontée à la puissance manipulatrice des médias de masse et à la montée de la violence scolaire. Les fractures de la société font irruption dans l’Ecole. L’Ecole est remise en cause par les mouvements libertaires (contestation du « Savoir » et des valeurs de la connaissance et par conséquent de l’autorité des maîtres, autant que par la puissance de l’Argent (ségrégation scolaire) ; « L’effet télé » peut-il être compensé par « l’effet Internet » ? Plus que jamais le redressement de l’Ecole comme service public conditionne l’avenir de la démocratie. Il n’y a pas de République sans Ecole forte et assurée de ses valeurs.       <br />
              <br />
       Au total, la volonté populaire est aujourd’hui prise en otage : un nouveau conformisme s’est installé, fondé sur l’idée que les hommes, collectivement, ne peuvent pas changer le cours d’une Histoire qui les dépasse. Plus subtilement un prétendu « Cercle de la Raison » veut imposer un dogmatisme libéral étouffant.       <br />
              <br />
       Mais ce dogme est profondément remis en cause par la crise économique et financière actuelle. L’élection de Barak Obama a fait lever des espoirs qui, espérons-le, ne seront pas déçus. « Yes, we can », c’est un beau slogan pour une démocratie citoyenne active mais le nouveau Président devra tenir compte du fait que les Etats-Unis doivent aujourd’hui accepter la multipolarité du monde et qu’ils ne peuvent plus dominer seuls la planète, d’autant qu’ils vivent aujourd’hui très au-dessus de leurs moyens. Pourront-ils remettre en cause leur mode de vie dispendieux et revenir à un sain multilatéralisme ? Vis-à-vis de l’Europe, sur le terrain des rapports avec le Moyen-Orient et avec la Russie qui sont tous deux des sujets de contentieux ? Vis-à-vis de l’Asie aussi, et de la Chine en particulier, avec laquelle ils entretiennent un rapport ambigu d’alliance et de rivalité ?       <br />
              <br />
       Quelle place pour le Japon dans ce monde « multipolaire » ? Mais  le mot « multipolarité » n’est-il pas lui-même déjà dépassé ? Le monde, fondamentalement, reste un monde de nations. Celles-ci doivent inventer des formes de coopération nouvelles, particulièrement au plan régional, mais tout en restant sous l’égide de l’ONU qui doit symboliser l’universalité du droit.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Vers une nouvelle donne (un nouveau « New Deal »)</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A)	Le monde a profondément changé depuis la fin de la guerre froide.</span>       <br />
              <br />
       1.	Le déclin de l’Europe et du Japon mais aussi des Etats-Unis.       <br />
       2.	la montée des pays émergents et le retour de la Russie.       <br />
       3.	La crise du monde musulman.       <br />
       4.	Le Sud délaissé (Afrique, Asie profonde, pays andins).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">B)	Les axes possibles d’une stratégie destinée à surmonter la crise.</span>       <br />
              <br />
       1.	Dans l’immédiat une relance coordonnée à l’échelle mondiale est nécessaire. Les Etats-Unis ne peuvent pas relancer « en solitaire », comme en 2002-2003, sauf à détériorer encore plus leurs « fondamentaux » et à aller vers une nouvelle crise plus profonde encore que l’actuelle. Les pays excédentaires du point de vue du commerce extérieur et de l’épargne (Chine-Japon-Allemagne) doivent participer à la relance économique mondiale. La garantie des Etats est nécessaire : le retour du politique clôt le cycle de la « globalisation financière ».       <br />
              <br />
       2.	Il faut articuler la relance de l’économie avec la conception d’un nouveau modèle de développement répondant aux besoins de l’humanité et d’une société du XXIe siècle respectueuse des besoins sociaux et de l’environnement.       <br />
              <br />
       Il faut gérer deux transitions        <br />
       a)	celle de l’unipolarité dominée par les Etats-Unis à la multipolarité du monde voire à une certaine bipolarité avec le dépassement vers 2025-2030 des Etats-Unis par la Chine en termes de PNB)       <br />
       b)	deuxième transition : faire que le modèle de développement du Nord puisse évoluer pour devenir transposable au Sud. Trouver un équilibre entre les deux trajectoires économiques et sociales, du Nord qui doit préserver ses équilibres sociaux (problèmes de délocalisations d’activités) et du Sud qui doit trouver un modèle de développement harmonieux, en se fondant aussi sur les besoins de sa population.       <br />
              <br />
       3.	Citons comme axes d’effort et d’investissement principaux :       <br />
       a)	la révolution énergétique (« l’après-pétrole »)       <br />
       b)	la lutte contre le réchauffement climatique et l’émission de gaz à effet de serre : tout cela implique d’énormes investissements ;       <br />
       c)	la préservation des biens rares de l’humanité (eau – air – sols - matières premières, etc.)       <br />
       d)	l’accent mis sur les valeurs d’égalité et sur les besoins sociaux fondamentaux :       <br />
       -	infrastructures dans les pays du Sud (agriculture, eau, hôpitaux, transports) – financées le cas échéant par l’émission de droits de tirage spéciaux (DTS émis par le FMI)       <br />
       -	Education – formation – recherche       <br />
       -	Protection sociale – conciliation entre l’activité professionnelle des femmes et leur épanouissement personnel et familial.       <br />
              <br />
       4.	La reconstruction (ou la construction) d’Etats « républicains » est une tâche majeure des temps à venir :       <br />
       -	fonction d’anticipation, de programmation, de politique industrielle       <br />
       -	reprise en main du crédit par l’Etat       <br />
       -	la notion de service public couplée avec la valeur d’égalité a un grand avenir : il faut penser des Etats modernes avec des services publics performants et justes.       <br />
              <br />
       5.	Cette période de transition (à plusieurs niveaux : géopolitique : entre les Etats-Unis et la Chine – économique et sociale : entre deux modèles de développement et pour l’accès aux matières premières) peut être la source de fortes tensions, voire de guerres :       <br />
       -	dans le monde musulman (conflits israélo-palestinien, Irak-Iran, Golfe, Afghanistan et Pakistan – Pakistan et Inde, Cachemire)       <br />
       -	en Europe (Balkans – Caucase)       <br />
       -	en Asie de l’Est (Taïwan – Corée).       <br />
       La mobilisation pour la paix peut être un puissant vecteur de solidarité à l’échelle mondiale       <br />
               <br />
       6.	La démocratie n’est pas un article d’exportation. Chaque peuple doit trouver son propre chemin, d’où l’importance du « dialogue des cultures ». Néanmoins il faut préserver l’idée de valeurs universelles et améliorer l’ordre juridique international existant : ne pas opposer l’ONU et les organisations régionales. Améliorer la légitimité de l’ONU par une réforme du Conseil de Sécurité.        <br />
              <br />
       L’idée « constitutionnaliste » et « l’idée républicaine » sont des valeurs d’avenir aussi dans le monde extraoccidental. Mais elles ne doivent pas prendre la forme hypocrite d’un impérialisme culturel. Chaque peuple doit trouver sa propre voie pour associer les droits de l’homme et du citoyen car la liberté nationale et la démocratie sont les deux faces d’une même médaille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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