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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-04-15T05:33:25+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Port du voile intégral, retraites, Karachi : Jean-Pierre Chevènement sur France 24</title>
   <pubDate>Wed, 19 May 2010 22:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France 24 mercredi 19 mai. L'entretien est conduit par Roselyne Febvre (première partie).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      Voici le verbatim de l'entretien :        <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans « Politique » avec notre invité, aujourd'hui Jean-Pierre Chevènement. Bonjour, vous êtes sénateur du territoire de Belfort et président du MRC. Alors, l'actualité française. Il y aura deux parties dans cette émission. On va parler de politique intérieure et, bien sûr, de politique internationale, ce qui vous passionne, et en particulier de l'Europe et du nucléaire aussi. En ce qui concerne la France, mercredi, le projet de loi sur le port du voile intégral est présenté en conseil des ministres. Est-ce que vous dites, comme certains : « Enfin une loi » ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Disons que je ne suis pas absolument convaincu qu'une loi ait été nécessaire. On aurait pu utiliser la voie du règlement dans un certain nombre de services publics. Mais, puisque loi il y a, il faut dire les choses simplement, sur le territoire de la République chacun doit montrer son visage à découvert. Ça fait partie, je dirais, des bonnes règles de vie et mœurs et la France a le droit de faire respecter sur son territoire les valeurs républicaines qui sont les siennes. Donc ce n'est tourné contre aucune religion en particulier. La laïcité française est très respectueuse de toutes les religions mais il faut bien dire les choses telles qu'elles sont, il y a des comportements ou des attitudes qui, évidemment, sont contradictoires avec notre façon de vivre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Roselyne FEBVRE.- Est-ce que ça méritait tant de polémiques, de débats ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Selon moi, non. Mais voilà. On est partis. Le gouvernement nous l'impose.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- On sent que ça ne vous passionne pas.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Ça ne me passionne pas outre mesure mais je la voterai, comme j'avais voté les dispositions sur la prohibition de signes ostensibles d'appartenance religieuse ou philosophique ou politique dans l'enceinte scolaire.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Est-ce que vous pensez que ce sera comme le voile à l'école, où finalement la loi avait réglé le sujet. On n'en a plus parlé. Est-ce que cette loi va régler définitivement ce problème de voile intégral ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Disons que, sur cette question du voile intégral, du niqab, les Renseignements généraux en avaient d'abord défini le nombre observable. C'était quelques centaines, puis ensuite ils sont passés à deux mille. On n'est pas sûr qu'il y en ait tout à fait autant. Moi, je n'en ai jamais vu, par exemple. J'ai vu un jour une bonne sœur, j'ai cru que c'était ça mais c'était pas ça. Disons que ça me paraît un peu le marteau-pilon pour écraser une mouche. Mais bon, je dirais, nous avons des règles, nous avons des valeurs, il faut les respecter et il faut que chacun le comprenne. En particulier les étrangers, nombreux sur le territoire de la République, doivent savoir qu'il y a quelques codes à accepter.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Vous connaissez bien le monde musulman. Vous voyagez beaucoup dans ces pays. A votre avis, comment la communauté musulmane, déjà en France et peut-être à l'étranger, va-t-elle prendre cette loi en France ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Ecoutez, je souhaite qu'elle prenne ça avec le maximum de distance. Il faut qu'elle sache qu'il y a aussi en France des gens qui sont, par exemple, soucieux de favoriser l'exercice du culte, pour les musulmans comme d'ailleurs pour toute autre religion. Je l'ai fait moi-même quand j'étais maire de Belfort. J'ai favorisé la construction d'une mosquée. Disons qu'il n'y a pas d'islamophobie chez la majorité des Français, donc il ne faut pas croire cela.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Deuxième question et on en finit avec la burqa. Le Conseil d'Etat a émis un deuxième avis défavorable sur une loi. Il y a, selon le Conseil d'Etat, des risques juridiques à mettre cette loi en place. Est-ce que le président de la République a raison de passer outre ? Est-il parfois nécessaire de désobéir ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Vous savez, désobéir est un mot qui ne convient pas parce que le Conseil d'Etat, comme son nom l'indique, donne des conseils au gouvernement. Par conséquent le Conseil d'Etat avait déjà donné un avis réservé sur le voile, je vous le rappelle, en 1989, à la demande du ministre de l'Education nationale de l'époque, qui avait un petit peu préorienté, en quelque sorte, l'avis qui lui a été donné.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- N'est-il pas trop prudent ? Nicolas Sarkozy rappelait qu'en 1962 il avait émis un avis défavorable sur l'élection du président de la République au suffrage universel direct, donc il n'était pas très en pointe, ce Conseil d'Etat.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Le Conseil d'Etat donne des conseils à partir du droit.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Est-ce que ce sont de bons conseils ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Souvent ce sont d'excellents conseils. Moi, j'ai beaucoup d'admiration pour le Conseil d'Etat mais on ne peut pas demander au Conseil d'Etat de trancher politiquement, ce n'est pas son rôle.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- On va parler des retraites. Le Parti socialiste a enfin présenté ses propositions mardi. Elles s'étaient fait attendre, il faut le reconnaître. Alors le maintien de l'âge légal à soixante ans et puis la taxation du capital. La durée de cotisation ne sera pas augmentée, si on entend les socialistes. Est-ce bien raisonnable ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- La position du Parti socialiste n'est pas tout à fait celle-là si je peux le défendre. Je peux quand même faire valoir qu'il y a une incitation à prolonger la durée d'activité, à accumuler par conséquent des annuités supplémentaires pour bénéficier d'une surcote, donc il y a l'idée d'une retraite à la carte.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Ce n'est pas un peu un sermon de jésuites ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Les jésuites ont aussi beaucoup de qualités. Je sais bien que c'est quelquefois considéré comme une injure de traiter quelqu'un de jésuite. Je pense, pour ce qui me concerne, qu'on n'évitera pas, la durée de la vie s'allongeant, d'augmenter la durée des années travaillées.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Donc là, il y a un déni de réalité ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Alors il faut savoir où on s'arrête. L'idée d'une taxation des revenus du capital, du capital, des très hauts revenus est avancée par le gouvernements. Le Parti socialiste va certainement beaucoup plus loin que le gouvernement. Ça représente 25 milliards, d'après ce que j'ai lu. Maintenant, je demande à voir. Tout cela est encore très flou.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Taxer les banques ? C'est ça, les 25 milliards ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Oui, on peut taxer les banques, mais tant qu'elles font des bénéfices. Si les risques que nous voyons à l'horizon sur les marchés financiers venaient à se concrétiser, disons que c'est une poire pour la soif qui manquerait.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Ça va créer des distorsions de concurrence ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Non, je pense qu'il faut agir sur un grand nombre de variables et je dirais même sur toutes les variables, sauf le niveau des retraites qu'il ne faut pas abaisser.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- La capitalisation ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Vous savez, la capitalisation n'a pas donné de bons résultats compte tenu de l'évolution des marchés boursiers vers la baisse.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- C'est assez risqué, oui.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Disons que ceux qui avaient capitalisé ne se sont pas bien trouvés. Disons qu'il y a des formules mixtes. En France même, il y a la Préfon, qui est un régime pour les fonctionnaires. Mais, grosso modo, je reste attaché au système de la répartition. Evidemment, il faudra faire un effort supplémentaire parce que nous aurons davantage de retraités. Notre pays vieillit, comme tous les pays européens. Un peu moins d'ailleurs, mais il vieillit quand même. Par conséquent, à l'horizon 2050, il faudra trouver près d'une centaine de milliards.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Est-ce que le Parti socialiste n'est pas, une fois de plus, enfermé dans ses dogmes ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Le Parti socialiste est prudent. Nous sommes à la veille d'une élection présidentielle, donc il ne veut pas trop en dire. Tous les partis sont comme ça, vous savez, ne jetons la pierre à personne.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Mardi, l'assassin de Chapour Bakhtiar, l'Iranien Ali Vakili Rad, a été libéré. Il est rentré dans son pays. Une libération qui coïncide, dimanche, avec la libération de l'otage Clotilde Reiss. C'est un hasard heureux du calendrier, M. Chevènement ? Vous avez été ministre de l'Intérieur, vous connaissez bien ce milieu, on va dire.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Vous savez, les rapports entre l'Intérieur et la Justice ne sont pas toujours faciles. Donc les décisions de justice, les décisions prises par les juges...       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Ou mais enfin là, en l'occurrence, pour la libération de cet homme-là, il fallait que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, donne son aval pour qu'il parte.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Il a signé un arrêté d'expulsion. C'est tout à fait différent. Mais, avant d'expulser quelqu'un qui est en taule, il faut d'abord le libérer. Or il se trouve que ce Monsieur dont j'ai oublié le nom a purgé la moitié de sa peine de sûreté et que, par conséquent, il était habilité à faire une demande de libération, qu'il a formulée devant le juge il y a plusieurs mois. Donc voilà. Le juge a rendu cette décision. Brice Hortefeux l'a expulsé.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Comme par hasard.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Est-ce qu'il y a un rapport ?       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Y a-t-il un rapport ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Je l'ignore. Si ça devait exister, je vous le dis franchement, ça ne me choquerait pas forcément. Je sais par habitude que...       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- ... que ça se fait, tout le monde le sait. Il y a des tractations.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- J'ai été ministre de l'Intérieur, j'ai eu à traiter des problèmes d'otages en Tchétchénie et ailleurs, c'est toujours extrêmement délicat.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Il y a toujours une contrepartie ? Souvent une contrepartie ? Un donnant-donnant ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Pas forcément parce qu'il y a souvent des aides qui vous sont apportées par des services étrangers. En l'occurrence, c'était le FSB. Le FSB nous a aidés à récupérer nos otages. Donc, en d'autres circonstances, il y aura un retour de commission, si je puis dire.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- On comprend que le modus operandi soit compliqué à expliquer à la presse, à être jeté en pâture à la presse. Mais, objectivement, pourquoi autant d'opacité ? Est-ce que, finalement, l'opinion, aujourd'hui, n'est pas mûre pour comprendre qu'il y a des négociations dans toute libération d'otages et qu'il y a un donnant-donnant ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Oui mais on ne sait jamais exactement dans quels termes ça se pose et puis, même s'il y avait, par exemple, une rançon, un Etat n'affiche jamais qu'il verse une rançon, sinon, ce serait une incitation aux preneurs de rançon. Il y a donc des choses qui doivent rester discrètes, excusez-moi.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Donc quand on entend Benoît Hamon être très étonné de cela, est-ce qu'il joue un peu les vierges effarouchées ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Jouer les vierges effarouchées. Oui, c'est une expression judicieuse - pour une fois - employée par Daniel Cohn-Bendit, qui ne veut pas jouer les vierges. D'ailleurs, il aurait de la difficulté à le faire.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- On se souvient que Pierre Joxe raconte ses cas de conscience dans son livre sur le Conseil constitutionnel. Il raconte qu'il avait menti à François Mitterrand sur la libération d'un des terroristes d'Abou Nidal. Il avait même menti au président de la République. Est-ce que, parfois, on est obligé aussi de faire de telles choses ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Je n'ai pas le souvenir de ce passage. Disons que ce n'est pas bien de mentir au président de la République. Moi, je ne me souviens pas lui avoir jamais menti. Je ne vois pas pourquoi on lui mentirait, d'ailleurs.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Je ne sais pas. C'est ce qu'il explique dans son livre, que j'ai lu. Vous devriez le lire.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Mais il devait avoir une bonne raison.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Oui, c'était pour éviter les attentats à Paris à l'époque. Dernière question avant de passer à l'international : la mission d'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 et le lien des contrats d'armement avec la France. Il y a eu des suspicions de rétrocommissions qui auraient servi à financer la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Cette mission parlementaire a échoué. Le rapport n'est qu'une série d'interrogations, de points d'interrogation. Est-ce que c'était un peu la commission Théodule ? Est-ce que les parlementaires n'arrivent pas à faire ce travail parce que les portes sont bloquées, il y a obstruction du pouvoir politique ? Qu'est-ce que vous en pensez ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- On peut imaginer que cette affaire gêne beaucoup le pouvoir, c'est certain. Le travail des journalistes a été remarquable. Je n'en dirai pas autant du travail des parlementaires. Visiblement, ils n'ont pas voulu mettre en difficulté le gouvernement qu'ils soutiennent.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Mais il y avait des parlementaires de l'opposition aussi, dont le rapporteur, d'ailleurs.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Le rapporteur était également un parlementaire de l'opposition ?       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Bernard Cazeneuve.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Ecoutez, je pense qu'il y aurait eu quelques vérifications à faire quand même.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Des vérifications à faire ? Vous pensez qu'il y a eu rétrocommissions qui auraient pu financer cette campagne et qui mettaient à l'époque des personnages de l'Etat, comme François Léotard, ministre de la Défense...       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Si tel est le cas, je le réprouve et je trouve cette pratique inadmissible, surtout si elle a pour but de financer des partis politiques. Quand, ensuite, se greffent sur ce genre d'affaires des règlements de comptes à l'intérieur même de la majorité de l'époque - entre M. Chirac et M. Balladur - et que cela peut mettre en danger la vie de nos coopérants techniques, c'est inacceptable.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Mais vous savez que ça ne concerne pas qu'un seul gouvernement. Ce sont des pratiques de tous les gouvernements, y compris celui de François Mitterrand. Il y a eu des commissions, des financements...       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Moi, je n'en ai pas connaissance.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Vous ne pouvez pas l'ignorer.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- J'étais ministre de la Défense. On a beaucoup parlé, par exemple, de l'affaire des frégates.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Les frégates de Taïwan, absolument.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Même si on levait le secret défense, on saurait à qui on a versé des commissions mais ce sont des officiers taïwanais ou des hommes politiques taïwanais. On ne saurait pas à qui on aurait versé les rétrocommissions, si tant est qu'il y a eu rétrocommissions. Donc voilà un terrain sur lequel je ne m'avancerai pas parce qu'il n'y a pas de preuves possibles.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Mais vous avez quand même de fortes suspicions ? En tout cas, dans le cas d'Edouard Balladur, ça a pu se passer, comme certains le suspectent ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Oui mais je ne fais pas état de mes suspicions. Je dirais que je fais état des preuves que je peux détenir. Disons que le livre des deux journalistes, dont je conseille d'ailleurs la lecture, est quand même assez rude.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Pourquoi le pouvoir politique, qui a tous pouvoirs, devient d'un seul coup sourd, muet et aveugle quand il enquête ? Chacun se tient les coudes ? Chacun se tient par la barbichette ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Pas forcément. Je pense qu'il y a des hommes politiques courageux qui sont capables d'aller au bout d'un dossier, de poser des questions indiscrètes, de mettre en cause des hommes politiques, même s'ils ne sont plus en fonction, s'ils ont vraiment accepté des pratiques qui sont tout à fait inadmissibles.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Vous êtes pour la levée du secret défense ?       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Mais je vous ai expliqué que ça ne servirait à rien.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Mais quand même. Au moins pour la galerie.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT.- Je suis pour des investigations serrées, des investigations menées par des juges, des juges indépendants, des juges qui auraient effectivement mission d'enquêter pour aller voir et pour comprendre.       <br />
              <br />
       Roselyne FEBVRE.- Merci Jean-Pierre Chevènement. Merci d'avoir été l'invité de France 24.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.france24.com/fr/20100519-politiques-jean-pierre-chevenement-europe-nucleaire-iranien-karachi-europe-burqa-PS-1">site de France 24</a>
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   <title>Identité nationale: le débat se prête à des "dérapages regrettables" (Chevènement)</title>
   <pubDate>Sat, 05 Dec 2009 10:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 4 décembre 2009, 20h55.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1747066-2368990.jpg?v=1289480093" alt="Identité nationale: le débat se prête à des "dérapages regrettables" (Chevènement)" title="Identité nationale: le débat se prête à des "dérapages regrettables" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Le débat sur l'identité nationale <span style="font-style:italic">&quot;tel qu'il est posé actuellement se prête à des dérapages regrettables&quot;</span>, a déclaré le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-Figaro-Sur-la-laicite-un-peu-de-douceur-M-le-president-_a892.html">dans un entretien à paraître samedi dans Le Figaro</a>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cela montre l'erreur d'avoir rapproché l'identité nationale de l'immigration&quot;</span>, a ajouté l'ex-ministre de l'Intérieur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Si j'avais un conseil à donner à Nicolas Sarkozy, c'est de ne pas abuser des électrochocs&quot;</span>, a-t-il dit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le port de la burqa dans la rue est extrêmement minoritaire (367 cas recensés par la police) (...). Évitons aujourd'hui le piège de la provocation! (...)&quot;</span>, a-t-il développé.       <br />
              <br />
       M. Chevènement a jugé que la question du référendum suisse contre les minarets <span style="font-style:italic">&quot;était idiote&quot;: &quot;demandez aux Suisses si les musulmans doivent être libres de pratiquer leur religion, ils répondront oui. Ces lieux de culte doivent s'intégrer à nos paysages&quot;. &quot;J'y ai veillé à Belfort pour la grande mosquée inspirée des toits plats des mosquées andalouses&quot;</span>, affirme l'élu de ce Territoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Identite-nationale-le-debat-se-prete-a-des-derapages-regrettables-Chevenement_a893.html</link>
  </item>

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   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»</title>
   <pubDate>Fri, 04 Dec 2009 20:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, Propos recueillis par Judith Waintraub, 4 décembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1746394-2367918.jpg?v=1289480093" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro : «Sur la laïcité, un peu de douceur, M. le président !»" />
     </div>
     <div>
      Le président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement regrette la tournure prise par le débat sur l'identité nationale.       <br />
              <br />
       <b>Le Figaro : Faut-il débattre de l'identité nationale ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b>  Oui, à condition que cela serve l'unité nationale, donc en dehors des périodes électorales. Je vous rappelle qu'en 1985, j'ai rétabli la Marseillaise et l'éducation civique, à l'école. Le débat tel qu'il est posé actuellement se prête à des dérapages regrettables. Je pense par exemple aux propos du maire de Gussainville sur les 10 millions d'étrangers que «nous payons à ne rien faire».       <br />
              <br />
       <b>Des propos condamnés par Éric Besson…</b>       <br />
       Certes, mais cela montre l'erreur d'avoir rapproché l'identité nationale de l'immigration. L'identité nationale a beaucoup plus à voir à mes yeux avec les choix de politique extérieure et européenne. La droite et la gauche ont, ensemble, substitué à la France l'Europe comme horizon. Et le traité de Lisbonne est un mécanisme d'impuissance, d'où un gros risque d'effacement pour notre pays. Les délocalisations industrielles, le chômage et les inégalités qui explosent, menacent ainsi notre identité nationale.       <br />
              <br />
       <b>L'islam menace-t-il notre identité ?</b>       <br />
       Nous définir par rapport à l'islam serait remettre en cause nos propres principes républicains. Nous devons appliquer et faire appliquer ceux-ci et prêcher l'exemple.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>A-t-on eu tort de légiférer sur le port du voile à l'école ou de vouloir le faire sur la burqa ?</b>       <br />
       Ce sont deux problèmes différents. L'école est le sanctuaire de la République, Jacques Chirac a eu raison d'y interdire les signes ostensibles d'appartenance religieuse. Le port de la burqa dans la rue est extrêmement minoritaire (367 cas recensés par la police). Des prises de position d'autorités musulmanes appelant à respecter le principe républicain d'égalité entre hommes et femmes devraient permettre d'obtenir des résultats plus probants qu'une loi. Évitons aujourd'hui le piège de la provocation !       <br />
              <br />
       <b>Faut-il réviser la loi de 1905 ?</b>       <br />
       Pourquoi vouloir constamment bouleverser ce qui marche ? Si j'avais un conseil à donner à Nicolas Sarkozy, c'est de ne pas abuser des électrochocs. Le massage cardiaque est souvent plus efficace, j'en parle d'expérience. Un peu de douceur, monsieur le président !       <br />
              <br />
       <b>Que vous inspire le référendum suisse sur les minarets ?</b>       <br />
       La question était idiote ! Demandez aux Suisses si les musulmans doivent être libres de pratiquer leur religion, ils répondront oui. Ces lieux de culte doivent s'intégrer à nos paysages. J'y ai veillé à Belfort pour la grande mosquée inspirée des toits plats des mosquées andalouses : l'horizontal des lignes et le béton rose s'harmonisent admirablement avec le profil des fortifications et le grès des Vosges.       <br />
              <br />
       <b>Y a-t-il un problème d'intégration en France ?</b>       <br />
       Il y a un phénomène de mascaret, comme quand un fleuve entre dans la mer. La population autochtone n'accepte pas facilement le non-respect des valeurs républicaines. Mais malgré les discriminations, l'intégration des jeunes nés de l'immigration par l'école et l'emploi continue à fonctionner, selon les études de l'Insee. Cessons de culpabiliser la République.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/04/01002-20091204ARTFIG00620-sur-la-laicite-un-peu-de-douceur-m-le-president-.php">Voir l'entretien en ligne sur le site du Figaro</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité des Grandes gueules sur RMC lundi 22 juin</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jun 2009 12:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il répondait à 11h30 aux questions de RMC sur la décision du Président de la République Nicolas Sarkozy de s'exprimer devant le Congrès réuni à Versailles.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1446033-1920566.jpg?v=1289480070" alt="Jean-Pierre Chevènement invité des Grandes gueules sur RMC lundi 22 juin" title="Jean-Pierre Chevènement invité des Grandes gueules sur RMC lundi 22 juin" />
     </div>
     <div>
      Egalement évoqués : la crise économique et la question du port de la &quot;burqua&quot; en France,        <br />
       L'émission est podcastée ci-dessous.       <br />
       <a class="link" href="http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php">Le blog des Grandes Gueules</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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