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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-09-10T19:30:33+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>"Les politiques ont trompé les Français sur l'Europe"</title>
   <pubDate>Sun, 01 Mar 2015 20:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France 5, samedi 28 février 2015. Il répondait aux questions de Franz-Olivier Giesbert et des chroniqueurs de l'émission "Les Grandes Questions".     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> La République est un combat. On peut décrire le monde tel qu'il est, c'est à dire chaotique : crise économique, terrorisme, montée du Front National... Mais les valeurs républicaines sont d'abord des exigences. Ce que nous voyons doit nous conduire à offrir, notamment aux jeunes générations, des repères solides, clairs, de façon à pouvoir affronter victorieusement les différents problèmes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les repères de la République sont plus solides qu'on ne le croît. Prenons la liberté d'expression : qui pensait que le peuple français se mobiliserait comme il l'a fait, le 11 janvier ? Cela montre que les valeurs républicaines sont profondément ancrées dans le peuple français.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La laïcité est un concept tout à fait d'avant-garde. Elle n'est pas affirmée avec assez de clarté. C'est l'espace commun dans lequel tous les hommes, indépendamment des révélations auxquelles ils croient, peuvent débattre à la lumière de la raison naturelle. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Moi même fils d'instituteurs, j'ai au contraire le souvenir de l'effort particulier que le maître d'école, mon père, faisait pour l'enfant qui avait de la peine à suivre. C'est le rapport du maître à l'élève qui est fondamental.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Même si on constate que cela ne va pas, c'est une raison supplémentaire de se mobiliser pour que cela aille mieux, pour que la liberté se porte mieux, que la laïcité soit mieux comprise, pour que l'égalité soit un idéal réellement vécu, et que surtout l'ascenseur social se remette à marcher. Mais il ne peut pas marcher avec 3,5 millions de chômeurs.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut le dire : il y a quelques erreurs qui ont été faites. Nous en payons le prix. Ma critique est globale : la République doit se manifester dans tous les aspects de la politique.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> La démocratie repose sur le débat entre citoyens. Elle suppose qu'on puisse s'entendre. C'est la raison pour laquelle la nation, qu'on le veuille ou non, est le cadre privilégié de la démocratie. L'Europe telle qu'elle fonctionne aujourd'hui a été pensée comme un substitut des nations, alors qu'on devait penser l'Europe dans le prolongement des nations.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons perdu 15 points de compétitivité par rapport à l'Allemagne depuis le début des années 2000, et nous n'arrivons pas à remonter la pente par la voie d'une dévaluation interne, qui est trop douloureuse. Qui plus est, du fait de la politique de la concurrence au niveau de la Commission, on ne peut pas cibler le CICE uniquement sur les entreprises qui affrontent la concurrence internationale.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans les années 1980, il y a eu un grand acte de dérégulation, pour toute l'Europe, c'est l'Acte unique, voté par les socialistes et par la droite, en fonction de quoi on a par exemple libéré tous les mouvements de capitaux, non seulement à l'intérieur de l'Europe, mais également vis à vis des pays tiers et en provenance des pays tiers. Cette liberté donnée aux capitaux, qui peuvent voyager à la vitesse de la lumière, fait évidemment contraste avec la liberté des travailleur, qui, eux, sont assignés au local.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On a envoyé tous ces pouvoirs à Bruxelles, la concurrence – plus de politique industrielle possible, plus d'Etat stratège... et on a deux partis de gouvernements qui font la même chose sur ce sujet. On a voulu libéraliser la France, mais par l'Europe, en lui donnant tous les pouvoirs, en particulier à des gens non élus (à la Commission, à la BCE, à la CJUE). Et on se plaint que les Français aient une défiance vis à vis de la politique : mais c'est normal ! C'est la moindre des choses. Les politiques ont trompé les Français sur l'Europe.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Que des communautés existent, c'est une évidence. Il y a des gens qui se sentent appartenir à une communauté. Mais pour autant, doivent-ils se désinvestir de la République ? Ne sont-ils pas Français pour autant ? Peut-on imaginer qu'on est juif ou Français ? Non ! On est juif et Français, musulman et Français, catholique et Français.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a une histoire. La France a fait la nation. La nation a proclamé la République. C'est cette séquence, France-nation-République, à laquelle je suis attaché.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La République est accueillante à toutes les diversités.         
       </li></ul><ul class="list"><li> Mettons l'accent sur ce qui nous rapproche, et pas sur ce qui nous oppose.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut s'habituer à ce que la France va devenir une nation de plus en plus métissée. Moi ça ne me gêne absolument pas, dès lors que la loi républicaine s'applique à tous. Il faut être intraitable là-dessus. Et je suis tout à fait confiant : au fil du temps, l'intégration se fera.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France a intégré des vagues de migration de tout temps. Ces apports font qu'on ne peut pas parler d'assimilation : cela revient à évoquer une identité qui serait figée, stable, mais plutôt d'intégration, car ces apports doivent se faire dans le respect de la personnalité structurée de la France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'entends que M. Netanyahou voudrait que tous les juifs de France aillent en Israël. Je trouve qu'il s'est comporté de manière peu délicate quand il s'est exprimé de cette manière, à l'occasion de la manifestation du onze janvier, et M. Valls l'a remis à juste titre en place, en disant que les juifs étaient nécessaires à la France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous devons combattre l'antisémitisme, ces comportements odieux et monstrueux. Les Français doivent faire bloc contre cela.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un excès dans l'hyper-individualisme libéral. Je pense qu'il faut revenir à quelques valeurs collectives, les valeurs du civisme par exemple, et qu'il y a dans la société française une aspiration à des normes claires, respectées par tous.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'avais lancé un mot d'ordre en 1984 : « 80% d'une classe d'âge au niveau du bac ». Cela s'est fait, parce qu'on a créé beaucoup de lycées, en décentralisant leur gestion au niveau des régions. Mais je n'ai jamais donné de consignes de laxisme en matière d'exigences. Ce que je voulais, c'était l'élitisme républicain : permettre à chacun d'aller au bout de ses possibilités.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> On a laissé au FN un monopole sur l'idée de nation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les Etats-Unis et la France sont deux nations très différentes. Les Etats-Unis sont une nation d'immigrants : ils viennent tous de quelque part. Cela existe aussi en France mais de façon toute à fait différente, parce que la France est une vieille nation, reclus d'épreuves.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La grande différence entre les Américains et nous, c'est que les Américains s'aiment. La France s'est aimée le 11 janvier, mais c'est vraiment une révélation pour elle.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Les-politiques-ont-trompe-les-Francais-sur-l-Europe_a1692.html</link>
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   <title>"Jean-Pierre Chevènement, une histoire politique"</title>
   <pubDate>Sun, 05 Oct 2014 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission "La voix est libre" sur France 3 Franche-Comté, samedi 4 octobre 2014. Il répondait aux questions de Jérémy Chevreuil.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> Je suis allé au terme de ce que je pouvais faire comme parlementaire. J'ai été élu pour la première fois il y a 41 ans, en 1973. Mais Jean-Pierre Chevènement peut exister autrement qu'en étant sénateur ou député dans le paysage politique. Par conséquent, je continuerai à m'exprimer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai consacré l'essentiel de mon temps à l'action politique, mais une politique qui ne se séparait pas du combat des idées, par conséquent aussi à la lecture, à la réflexion. Je pense être resté fidèle à cette conception très ancienne de la politique, où on ne sépare son engagement politique d'une vision du monde. C'est un engagement de l'être tout entier au service de ses concitoyens, de son pays. Par conséquent, on ne se ménage pas. On lui accorde peu de repos.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Au moment où on approchait de la fin du septennat du général de Gaulle, l'idée de refonder la Ve République sur des bases de gauche, d'unir la gauche, avec un Parti Socialiste entièrement rénové (je suis l'un des principaux artisans du congrès d'Epinay), est enthousiasmante. Et cela a réussi. J'ai adhéré au Parti Socialiste en 1964. L'alternance avec François Mitterrand fonctionne en 1981. C'était un travail de patience, et je m'y suis pleinement investi, en rédigeant notamment les programmes du PS.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'accident d'anesthésie de Jean-Pierre Chevènement</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cet épisode a renforcé mon caractère, mais il ne l'a pas changé.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai une bonne santé, c'est ce que les médecins m'ont dit, car j'ai surmonté une épreuve qui m'a été très difficile. Mon cœur s'est arrêté pendant 55 minutes. Il fallait ensuite récupérer. J'étais aussi très motivé. Je pense que cela m'a donné une certaine force.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Mes amis, qui sont des laics intransigeants, ne voulaient surtout pas que je sois miraculé d'autre chose, d'où l'expression « le miraculé de la République ». Le miracle devait s'être déroulé dans le strict espace républicain et laic. C'est une plaisanterie !       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai vu la mort à deux ou trois reprises d'assez près dans ma vie. Pendant la guerre d'Algérie, je me suis fait arrêté en quelque sorte par une police supplétive, des gens qui n'avaient aucune formation, et je revois le pistolet mitrailleur appuyé sur mon estomac, avec la culasse en arrière, dans une position extrêmement dangereuse. Et heureusement, quelqu'un pousse un cri de l'autre côté. Et le « policier » occasionnel tend sa mitraillette dans la direction opposée. Donc je ne me suis pas fait prier, et j'ai pris la poudre d'escampette. C'était en juillet 1962, les premiers jours de l'indépendance de l'Algérie.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les 3 démissions de Jean-Pierre Chevènement</span>       <br />
       <ul class="list"><li> En février 1983, j'avais une discussion avec François Mitterrand sur la politique industrielle, dont je lui réclamais les moyens. Quand je suis revenu au ministère de l'Industrie, les journalistes m'attendaient pour une conférence de presse, et m'ont demandé ce que je pensais de la négociation qui allait s'engager sur le maintien ou non de la France dans le Système Monétaire Européen. Et j'ai donc dit : « <span style="font-style:italic">Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne</span> ». Et j'ai ajouté que pour le moment je fermais ma gueule. J'ai démissionné du gouvernement le mois suivent.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je n'ai pas quitté le gouvernement sur un choix mineur, ou des questions de susceptibilité, mais sur des questions majeures. L'accrochage du franc au mark allait déterminer  toute la politique ultérieure de libéralisation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai démissionné une seconde fois pour protester contre la première guerre du Golfe en 1991. Je n'y reviens pas. On en voit aujourd'hui les résultats. Le Califat islamiste, c'est la conséquence de cette première guerre du Golfe, redoublée par une seconde, qui a détruit l'Irak, alors qu'on pouvait éviter cette guerre, je vous le certifie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai démissionné la troisième fois à propos de la question corse. Transférer le pouvoir réglementaire aux régions, c'est revenir à l'Ancien régime, où on changeait de loi plus souvent que de cheval, comme disait Voltaire en traversant la France ! Cela devient un pays éclaté, ce n'est plus la République. La République comporte une loi, qui est la même pour tous. L'idée que l'on puisse transférer, non seulement le pouvoir réglementaire, mais aussi le pouvoir législatif à la Corse, me hérissait.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut dire non à des choses très importantes. J'aurais pu démissionner mille fois ! En 1988-89, quand j'ai vu qu'en application de l'Acte unique, on allait libéraliser les mouvements de capitaux, non seulement à l'intérieur de l'Europe mais aussi vis-à-vis des pays tiers, sans aucune harmonisation fiscale, croyez-moi, j'ai ouvert ma gueule en Conseil des ministres ! Mais j'étais le seul. Tous les arbitrages avaient été rendus. Par conséquent ça s'est fait, au 1er janvier 1990. Cette décision est fondatrice du capitalisme financier, dans la crise duquel nous nous débattons aujourd'hui. Peut-être que là j'aurais pu démissionner, et peut-être même l'aurais-je dû.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les conséquences de la première guerre du Golfe</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Si je raisonne dans le cadre de notre politique extérieure, de notre politique arabe, de notre politique au Moyen-Orient, oui, je considère que François Mitterrand a fait une grave erreur en participant à la guerre du Golfe. Il a retourné la politique qui était celle du général de Gaulle. Et pour moi, c'était très dur à supporter, parce que j'adhérais à cette politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La modernisation du monde arabe devait être encouragée, et pas les tendances les plus fondamentalistes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On voit aujourd'hui le résultat : on a cassé l'Irak, qui était le verrou par rapport à l'Iran. On a ouvert la voie à Ben Laden et à Al Qaeda, et aujourd'hui les sunnites irakiens se sentent laissés pour compte, et se sont livrés au Califat islamiste.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Très franchement, je ne sais pas ce que sera la suite, mais nous n'avons pas fini de boire le calice jusqu'à la lie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les cycles politiques de longue période de la gauche</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> François Mitterrand à Epinay, a pris la tête du PS alors qu'il n'en avait pas la carte 24 heures auparavant, cela notamment grâce à l'aide du CERES. Mais il avait été le candidat de l'union de la gauche en 1965, et c'est cela qui lui avait donné une stature extrêmement attirante pour les couches populaires.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, beaucoup de choses ont changé. L'abolition de la peine de mort, la décentralisation, la retraite à soixante ans, les lois Auroux, une certaine démocratisation de l'enseignement... beaucoup a été fait. Mais il y a un retournement fondamental qui est intervenu au milieu des années 1980. L'ampleur de ce qu'on a appelé la « parenthèse libérale », qui ne s'est jamais refermée, l'ampleur de la conversion au libéralisme, la dérégulation appliquée non seulement en France, mais aussi en Europe et dans le reste du monde, est immense.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a malheureusement des Français éminents, considérés en tout cas comme tel, Jacques Delors et un certain nombre d'autres technocrates bien connus, qui ont joué un rôle tout à fait décisif au printemps 1983, et par la suite au moment de l'Acte unique, qui étend le néo-libéralisme a toute l'Europe, puis la monnaie unique, en 1992.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Soyons clairs : la gauche au pouvoir aujourd'hui n'est pas la même gauche. Nous ne sommes plus dans la même situation. La globalisation financière s'est installée, via l'Europe et en particulier le nœud français de 1983, par le ralliement de la Chine à l'économie de marché en 1979, et l'implosion de l'URSS en 1991.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La masse des capitaux, qui font ce que l'on appelle les marchés financiers, sont les arbitres de vie ou de mort des entreprises et des États. Nous sommes dans un monde très différent, et par conséquent, il faut imaginer une stratégie nouvelle, qui reste fidèle aux inspirations initiales.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous sommes dans un monde où il faut penser que la France soit un pays qui reste inspiré et voué à l'universel, voué à servir de pont entre l'Occident et les pays émergents.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur François Mitterrand</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> En 1979, François Mitterrand me reçoit à son domicile. Me raccompagnant, il se penche vers moi et me dit : « Vous savez Jean-Pierre, nous sommes d'accord sur tout, vous et moi. Mais malheureusement, à votre différence, je crois que, à notre époque, la France ne peut plus faire autre chose que passer à travers les gouttes ». C'est une des rares phrases que j'ai noté, parce que je pense qu'elle a bien symbolisé jusqu'à l'épisode de la guerre du Golfe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> François Mitterrand était un homme qui a commis des erreurs. Le traité de Maastricht en était une, et elle n'était pas mince ! Mais pour autant, c'était un homme tout à fait fascinant, qui avait un recul historique, une culture, qui impressionnait. Les hommes politiques d'aujourd'hui sont formés à une autre école.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'ENA</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai donné mon sentiment sur l'ENA dans un petit livre, intitulé : « <span style="font-style:italic">L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise</span> », en 1967, que j'ai écrit avec deux copains sous le pseudonyme de Jacques Mandrin. En fait, l'ENA c'est deux concours : un concours d'entrée et un concours de sortie. Il faut les réussir ! Mais entre les deux, ce n'est rien.        
       </li></ul><ul class="list"><li> A l'ENA, je n'ai appris qu'à servir le vin ! C'est l'anecdote que je raconte pour faire rire : mon préfet, chez lequel je faisais un stage dans le Morbihan, m'avait appris à tourner le goulot de la bouteille, de telle manière que d'un coup sec, je pouvais éviter que la goutte ne tombe sur la nappe.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur quelques considérations liées à notre époque</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec la mondialisation libérale, on trouve le triomphe de l'argent. Les gens sont mus davantage par l'envie de gagner de l'argent. C'est le règne de la pantoufle, du parachute dorée. Il y a aussi l'instantanéité, le court-termisme qui s'est substituée à la réflexion de long terme.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le système médiatique s'est profondément transformé. Il y a beaucoup plus de télévisions et de radios, les réseaux sociaux sont là... Chacun est en position d'être le valet de chambre de tous les hommes politiques que nous avons en activité !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'y a plus de respect du secret de l'instruction, de la présomption d'innocence, de la vie privée. Je pense que c'est regrettable.        
       </li></ul><ul class="list"><li> De Gaulle disait : « <span style="font-style:italic">L'autorité ne va pas sans prestige, et le prestige ne va pas sans éloignement</span> ». Aujourd'hui, l'éloignement n'est plus possible. Tout se diffuse, les conseillers parlent, les attachés parlent... Pratiquement, pour être sûr de garder un secret, il faut le garder pour soi-seul, et n'en parler à personne !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la Russie et l'Ukraine</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour faire l'histoire, il ne faut pas se mettre à la remorque des États-Unis. Prenons le cas de l'Ukraine. Je pense que l'histoire s'est passée d'une façon différente de ce qui nous est raconté. Je pense que les tords sont très partagés. On donne une description souvent outrée de la Russie d'aujourd'hui. La Russie d'aujourd'hui, ce sont des classes moyennes qui partent à l'assaut des aéroports. La Russie, ça change.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur Manuel Valls</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que Manuel Valls a été un très bon ministre de l'Intérieur. Il a très bien compris le rôle de la règle : la règle protège, et la liberté écrase. Pour être un bon Premier ministre, il doit savoir que la République ne s'applique pas qu'à l'ordre public : la République, c'est aussi quelque chose qui doit intervenir dans l'ordre économique et social. Il pose à bon escient le problème de l'euro, qui est une monnaie surévaluée, qui nous plombe depuis trop d'années, qui a contribué largement à notre désindustrialisation.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la campagne présidentielle de 2002</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne me suis pas préparé à être Président de la République ou Premier ministre. En 2002, mon intention était de créer un courant républicain qui pèse suffisamment sur la gauche plurielle.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Tout ce que j'ai dit reste juste, et les axes principaux de ma campagne, je peux les reprendre aujourd'hui à mon compte. Mais je ne me suis pas préparé à être Président de la République quand je le pouvais, c'est à dire au moment où j'ai été élu député, à l'âge de 34 ans. Si à ce moment là, j'avais voulu me mettre dans la roue de François Mitterrand, je n'aurais pas fait le CERES, j'aurais caché mes dissentiments, je n'aurais  démissionné en aucune circonstance. J'aurais alors peut-être pu devenir Président ou Premier ministre, mais ce n'est pas sûr. Et en agissant de la sorte, je me serais confondu avec la couleur de la muraille.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je considère qu'il est très injuste de faire de moi le bouc-émissaire de la défaite du candidat socialiste, qui lui doit quand même beaucoup, par sa politique et par sa campagne, qui n'était quand même pas formidable. Et pourquoi avoir donné des parrainages à Besancenot ? Pourquoi n'avoir pas découragé Taubira qui était prête à se retirer ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Lionel Jospin n'avait pas accroché quelques étoiles à son firmament. Je le lui ai dit sous cette forme en 2000. C'était un très bon Premier ministre, avec beaucoup de compétence, mais je pense qu'il n'avait pas la capacité de devenir Président de la République. Il n'avait pas la vision. Il avait été pour la Constitution européenne. Il avait été l'un des suppôts de Maastricht. L'expression « <span style="font-style:italic">parenthèse libérale</span> » est la sienne à l'origine. On ne peut pas dissimuler que nous avions deux lignes différentes. Ce n'est pas criminel !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur le Front National</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je n'ai pas du tout le même itinéraire que Marine le Pen. Sur des sujets fondamentaux, nous ne pensons pas du tout la même chose. Le problème aujourd'hui, c'est de savoir comment on desserre la contrainte monétaire. Ce que je propose est quand même plus fin que ce que propose Marine le Pen.        
       </li></ul><ul class="list"><li> S'agissant de la République, je la crois fondée sur la citoyenneté. L'idée que l'on puisse distinguer un Français par son origine me fait horreur.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des gens qui se revendiquent de moi dans tous les partis politiques. Ma pensée a essaimé largement, et peu, je crois, au FN, parce que je suis un partisan ardent de la citoyenneté, que la France est naturellement un pays métissé. Je demande simplement à ceux qui veulent la nationalité française de respecter la loi républicaine, et l'esprit de la loi : se conformer à quelques usages raisonnables.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je combats le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, tout ce qui vise à ranger les Français dans une catégorie particulière. Je pense que quand on est citoyen français, on est citoyen français. Point final.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pour Belfort</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avoir été maire de Belfort pendant plus ou moins 30 ans, c'est une charge, mais c'est d'abord un honneur. Belfort est devenue une ville universitaire. Le TGV, après 25 ans d'efforts, y arrive. Les fondements industriels ont été consolidés, et je n'y suis pas tout à fait pour rien. L'organisation territoriale a été modifiée. Nous avons répondu à la disparition de Bull par une stratégie : Technum. Il y a aujourd'hui, sur le site de Technum, autant d'emplois qu'il y en avait à l'époque de Bull et d'Alstom. Il a fallu intervenir constamment pour que le bateau reste à flot et continue d'avancer.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'avenir de la gauche</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La vie politique procède par cycles de longue durée. La gauche reviendra quand elle se sera refondée intellectuellement, qu'elle aura pris la mesure du monde, qu'elle aura une nouvelle grille de lecture qui lui permettra de comprendre où elle se situe et où elle doit aller. J’œuvrerai pour ma part, dans les années qui me restent, à lui fournir ces clefs, à faire ce travailleur d'instituteur républicain, à montrer que la France reste un grand pays universaliste, qui peut tendre la main à tous, qui peut jouer un rôle pour construire une Europe européenne, peser dans le monde de demain entre les États-Unis et la Chine, défendre notre modèle social en le modernisant.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je préside la Fondation Res Publica, qui en est à son 85ème cahier - un immense travail de fond y est fait par les meilleurs experts, dans tous les domaines. Je traduirai aussi cette œuvre sous la forme des livres que je vais écrire. Il y aura certainement quelque chose que je ferai sur la théorie de la République, qui me paraît un peu oubliée, pour montrer la cohérence du concept, sur le récit national, qui doit être vrai et non falsifié, pour redonner à la France l'estime de soi qui lui manque tellement, et puis construire un programme de Salut public ! </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les questions de sécurité</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Sauvageons et racaille, cela n'a rien à voir ! Sauvageons, c'est un arbre non-greffé. En utilisant ce terme, je pointais le défaut d'éducation. Racaille, c'est une expression choquante. J'ai tendance à penser qu'il faut toujours offrir une voie de rédemption. Je suis toujours pour des réactions très proportionnées. Sauvageon, ça n'a peut-être pas été compris, beaucoup ont été choqués car ils ont entendu « sauvage », mais ils ont fait des progrès en Français, puisque je leur ai expliqué ce que ça voulait dire !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y avait une très mauvaise conception de la sécurité à gauche. On se mettait toujours à la place des victimes, on était dans la culture de l'excuse. Tout cela faisait sûrement honneur au cœur tendre de ceux qui exprimaient cette vision, mais la réalité c'est qu'il y a une délinquance qu'il faut combattre. La sécurité est quand même l'un des premiers droits de l'homme et du citoyen.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Sur ces questions, il y a en fait une double démagogie : un angélisme de gauche, et une démagogie de droite, un catastrophisme qui ne paraît pas non plus très raisonnable. Il y avait 1000 personnes qui étaient tuées chaque année quand j'étais ministre de l'Intérieur, aujourd'hui c'est 600. On ne dit jamais les choses qui vont mieux. Quant aux chiffres... les policiers étaient astreints à en produire sous Sarkozy. Ils ne faisaient plus la police, ils remplissaient des formulaires pour faire les statistiques !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur de Gaulle, Mitterrand et Chirac</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai eu l'occasion de déjeuner avec le Président Chirac, qui m'a dit : « <span style="font-style:italic">Il y a deux grands présidents, de Gaulle et Mitterrand. Moi je me sens plutôt mitterrandiste</span> ». J'ai failli lui répondre, et je le fais devant vous, que moi je me sens plutôt gaulliste, car je sais ce que la France doit au général de Gaulle. Il n'y a pas d'équivalent à l'effondrement de 1940 dans notre histoire, et si la France continue, c'est grâce à de Gaulle. De Gaulle a aussi su trancher le nœud gordien de l'Algérie. Il fallait que l'Algérie soit indépendante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'admire de Gaulle comme étant le plus grand homme d’État français du XXe siècle. J'admire aussi François Mitterrand mais pour d'autres raisons. Et surtout, je suis attaché à l'homme qu'était François Mitterrand, plus qu'à ses choix politiques d'ailleurs, avec lesquels je me suis dissocié, de son temps.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'état de la gauche à Belfort</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le candidat que j'avais installé dans le fauteuil du maire de Belfort a changé de parti après sa défaite aux législatives. C'était un choix malheureux pour lui-même. Je me suis senti blessé dans la fidélité à ce qu'était nos idées communes. C'était une question de dignité et d'intérêt. Il avait une chance d'être réélu, en restant au MRC. Il a fait le choix inverse, il a divisé son camp, et il porte lui, et ceux qui l'ont débauché, la responsabilité de cette échec.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Mais je vous l'ai dit, je suis optimiste pour le long terme. La vague va et vient, et elle reviendra. La gauche refondée, républicaine, reviendra à Belfort.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">FC Sochaux ou Eurockéennes ?</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'étais plutôt footballeur, j'étais ailier, mais il y a très longtemps.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour ce qui est du rock, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. La création des Eurockéennes doit tout à Christian Proust.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il m'arrive d'aller au stade voir Sochaux ou au Stade de France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai quand même organisé, comme ministre de l'Intérieur, la Coupe du Monde de 1998 : croyez-moi, ce n'était pas de la tarte !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'association France-Algérie</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis Président de l'association France-Algérie. J'irai la semaine prochaine 4 jours en Algérie. Je suis très attaché à préserver le continuum entre ces deux pays. Il s'est passé beaucoup de choses entre la France et l'Algérie. J'essaye de maintenir des liens entre les sociétés civiles : un prix de cinéma, un prix littéraire... </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-une-histoire-politique_a1664.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Les mesures que propose M. Sarkozy, notamment la hausse de la TVA, sont injustes et inefficaces"</title>
   <pubDate>Mon, 30 Jan 2012 22:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l’émission "Une heure avec" sur LCI, lundi 30 janvier 2012. Il répondait aux questions de Michel Field.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Ma candidature n'est en aucun cas une candidature démagogique. Par conséquent, je me donne une certaine souplesse. Si j'obtiens mes parrainages et que je pense que cela peut être utile, je me maintiendrai. Si, par contre, je trouve qu'il y a une fenêtre politique pour peser, je le ferai. Cependant, le moment n'est pas venu.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je n'ai pas grand chose à changer, aujourd'hui, à la thématique de ma campagne de 2002 qui était, à bien des égards, prémonitoire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut bien me reconnaître le mérite d'une certaine continuité depuis 1992.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec la monnaie unique, nous avons crée quelque chose qui ne tient pas la route. Il aurait peut-être fallu y penser plus tôt.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La désindustrialisation est ma grande angoisse pour l'avenir de la France. On ne peut pas maintenir un grand pays avec une protection sociale efficace, avec des services publics performants quand sa base industrielle se réduit. Or, elle est passée de 25% du PIB à 12%.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai toujours été frappé de constater que nos périodes de désindustrialisation coïncidaient avec les périodes de surévaluation monétaire.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il faudrait que la BCE se préoccupe du taux de change. Or, le traité de Maastricht a donné son indépendance à la Banque centrale. On a copié le modèle allemand.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis partisan d'une Banque centrale qui puisse intervenir sur les marchés de la dette, agir sur le change, soutenir la croissance et l'emploi, faire en sorte que l'euro tourne autour de 1 dollar. Alors, croyez moi, le vent de la croissance s’élèverait sur toute l'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les mesures que propose M. Sarkozy, notamment la hausse de la TVA, sont injustes et inefficaces. Les facteurs décisifs sont les facteurs de long terme : la technologie, l'innovation, la recherche, les PME-PMI, une banque nationale de l'industrie, idée que je développe depuis 1983.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec le projet de traité européen écrit par Mme Merkel et approuvé par M. Sarkozy, nous nous enfermons dans un cycle de récession de longue durée.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La proposition de Nicolas Sarkozy concernant la TVA n'est pas la bonne mais c'est la proposition d'un homme acculé, enfermé dans un système de contrainte qu'il s'avère impuissant à desserrer.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis partisan de récréer un Ministère de l'Industrie. Ceux qui ont peur de l’État oublient que la France s'est tenue dans l'histoire car elle avait un État.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’Europe a embrassé le néolibéralisme avec l'Acte Unique. Je l'ai vécu de l’intérieur.  Tout cela s'est fait avec des gouvernements de gauche et de droite. Le traité de Maastricht est une erreur commise en commun. Aujourd'hui nous sommes prisonniers de cette construction et on voit se creuser un fossé de plus en plus grand entre l'Europe du Nord et celle du Sud.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La France marche au projet. Et la pays sent bien qu'il n'y en a pas. Il faut lui donner le sentiment du rôle qu'il peut jouer en Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'aimerais que les hommes politiques tiennent un discours de long terme, un discours d'effort mais confiant car la France en Europe, ça compte. La France est une grande puissance politique. Elle doit le rester.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La panne de l’Éducation Nationale s'explique par le fait qu'on ne met plus le paquet dans les petites classes pour détecter les enfants dont le bagage lexical et syntaxique est insuffisant. Il faut absolument remettre à niveau ces enfants.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous devons également agir dans l'enseignement supérieur. Il faut garder à l'esprit que nous avons pris des engagements à Lisbonne et à Barcelone, dans des sommets européens, qui étaient de porter 50% d'une classe d'âge au niveau de la licence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il ne faut jamais oublier les fondamentaux de l’École qui sont la connaissance, l'effort, l'autorité et le responsabilité du maître. Il faut revaloriser les enseignants, notamment dans la considération qu'ils ont d'eux mêmes.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des révolutions arabes</span>: Je ne suis pas partisan de l'ingérence. Je ne pense pas que c'est à la France de dire ce qu'un autre pays doit faire. En revanche, quand un pays prend ses affaires en main, quand il y a une volonté de renouveau qui s'exprime, la France doit naturellement sympathiser avec ces idéaux.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Les-mesures-que-propose-M-Sarkozy-notamment-la-hausse-de-la-TVA-sont-injustes-et-inefficaces_a1356.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Le problème n'est pas de battre Sarkozy mais de proposer à la France une politique réellement alternative"</title>
   <pubDate>Tue, 08 Feb 2011 13:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission "Tous Azimuts", présentée par Olivier Mauraisin sur LM TV (Le Mans Télévision) le vendredi 28 janvier 2011 à l'occasion de la sortie de son livre, "La France est-elle finie ?". Voici le podcast de cette émission en trois parties.     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le site de LM TV : <a class="link" href="http://www.lmtv.fr/">www.lmtv.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-probleme-n-est-pas-de-battre-Sarkozy-mais-de-proposer-a-la-France-une-politique-reellement-alternative_a1075.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Peut-on faire confiance pour nous tirer d'affaire à ceux qui nous ont mis dans l'impasse?"</title>
   <pubDate>Thu, 06 Jan 2011 12:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de France Inter jeudi 6 janvier à 8h20. Il répondait aux questions de Patrick Cohen, Bernard Guetta et Thomas Legrand. Il y expose les grandes lignes de son nouveau livre "La France est-elle finie?" et revient sur le grand vent de dérèglementations et d'abandons de souveraineté que la gauche et la droite ont mis en oeuvre depuis 1983. L'émission est podcastée ci-dessous en deux parties.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
       <ul class="list"><li>&quot;La France s'est ralliée au néo-libéralisme dans les années 1980, alors que la gauche était venue au pouvoir pour appliquer un tout autre programme&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;Le véritable auteur de la marginalisation des souverainetés nationales est Jean Monnet&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;La libération des capitaux à l'égard de tous les pays extérieurs, y compris les paradis fiscaux,c'est l'Acte Unique en 1987 voté par les socialistes et par la droite alors majoritaire. La concurrence libre et non faussée, la fin de toute politique industrielle, la libéralisation des services publics, c'est encore l'Acte unique. La Banque Centrale Européenne et la monnaie forte, cela se fait en deux temps : 1983 et 1992, on en voit le résultat.&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;La monnaie unique est une entreprise mal pensée et mal conçue&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;la gauche française croyait en 1981 découvrir les Indes, c'est-à-dire le socialisme. Elle a découvert l'Amérique, c'est-à-dire le néo-libéralisme. Le mirage européen lui a fait perdre le peuple français&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;1983 est le moment décisif : est acceptée en Europe la politique de Thatcher et de Reagan&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;Peut-on faire confiance aujourd'hui pour nous tirer d'affaire à ceux qui nous ont mis dans cette situation ? : les socialistes et la droite&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;Les socialistes tournent comme des ours en cage dans la contradiction dans laquelle les a enfermés François Mitterrand&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;François Mitterrand est l'homme qui a porté la gauche au pouvoir. Ce n'était pas à la portée de n'importe qui&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot; Au fond, ce qui met les socialistes dans la difficulté, c'est que Mitterrand leur a fait endosser tous les choix néo-libéraux au nom de l'Europe mal conçue qui niait les nations&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>&quot;Je ne propose pas de sortir de la monnaie unique. J'étais contre le traité de Maastricht. J'étais contre le décollage de l'avion. Maintenant, l'avion a décollé, je ne propose pas de sauter par le hublot. Je propose de se rapprocher de la cabine de pilotage, de prendre en main les commandes, et de réaliser l'atterrissage en douceur et de changer les règles du jeu de l'euro sur trois points : une modification des statuts de la banque centrale pour qu'elle privilégie l'emploi, une initiative européenne de croissance ; le rachat des titres de dette par la banque centrale des pays menacés ; enfin l'émission d'eurobonds qui marquerait davantage la solidarité financière des pays européens.       <br />
              <br />
              <br />
       La seconde partie (13 minutes) ci-dessous:</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
       &quot;Nous sommes un marché ouvert à tous les vents. L'Europe ne nous protège pas. Nous sommes démunis&quot;       <br />
       &quot;Nous n'avons plus ni monnaie, ni protections commerciales, ni droit autonome, ni défense et notre tissu industriel ne cesse de s'éroder&quot;       <br />
       &quot;Chacun comprend qu'un pays qui n'a plus de base industrielle ne peut plus maintenir son modèle social&quot;       <br />
       &quot;On peut imaginer des éco-taxes, des écluses, une politique monétaire avec un euro moins fort&quot;       <br />
       &quot;Si nous ne parvenons pas à réformer l'euro, il faut un plan B&quot;       <br />
       &quot;Il faut faire comprendre à l'Allemagne qu'elle fait aussi partie de l'Europe, que l'euro n'est pas seulement la monnaie de l'Allemagne : c'est un travail de conviction qu'il faut opérer sur l'Allemagne&quot;       <br />
       &quot;Si la gauche peut faire son examen de conscience et opérer une révolution culturelle, alors elle sera en capacité de relever la France&quot;       <br />
       &quot;La gauche peut gagner en 2012 mais elle ne doit pas décevoir&quot;       <br />
       &quot;La France doute d'elle-même depuis très longtemps et a besoin de davantage d'estime de soi&quot;       <br />
       &quot;La solidarité européenne pourrait être perfectionnée par la voie d'eurobonds émis sous la signature conjointe de la France et l'Allemagne&quot;       <br />
       &quot;Les socialistes ne sont pas prêts à affrontrer les défis qui sont devant nous&quot;       <br />
       &quot;Les socialistes ne doivent pas choisir la voie de la fuite en avant avec une autorité budgétaire indépendante sur le modèle de la Banque centrale&quot;       <br />
       &quot;L'idée qu'on va se faire élire président de la République française pour donner plus de pouvoir à M. Barroso est comique&quot;       <br />
       &quot;La France doit peser pour que l'Allemagne revoie ses positions&quot;       <br />
       &quot;J'ai de l'estime pour Jean-Luc Mélenchon, mais ce n'est pas du tout ce que je veux faire. M. Mélenchon veut créer un pôle de radicalité à la gauche du Parti socialiste. Moi je veux rassembler tous les Français qui pourraient se reconnaître dans un candidat qui serait l'homme de la Nation pour ouvrir une véritable alternative&quot;.       <br />
       &quot;Je ne vois pas grande différence entre ce que propose M. Sakozy et ce que propose M. Strauss-Kahn&quot;       <br />
       &quot;Si je devais me présenter en 2012, ce serait par devoir.&quot;       <br />
       &quot;Il faut servir la France&quot;       <br />
       &quot;Je rendrai publique ma décision avant l'automne 2011 pour la présidentielle&quot;       <br />
       &quot;[Concernant la présidence du Sénat] Je vois que certains écrivent cela, mais c'est pour mieux se débarrasser de moi dans d'autres compétitions&quot;.       <br />
              <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/La-France-est-elle-finie_a1027.html">Commander &quot;La France est-elle finie?&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Peut-on-faire-confiance-pour-nous-tirer-d-affaire-a-ceux-qui-nous-ont-mis-dans-l-impasse_a1034.html</link>
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