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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
  <link>https://www.chevenement.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-15T15:00:22+01:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Déclaration conjointe de Hubert Védrine et de Jean-Pierre Chevènement au sujet de la guerre en Ukraine et de la conférence de Munich sur la sécurité</title>
   <pubDate>Tue, 20 Feb 2024 15:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déclaration conjointe de Hubert Védrine et de Jean-Pierre Chevènement     <div>
      Face au développement de la crise due à l’invasion de l’Ukraine et à des menaces récentes, des décisions aussi importantes que celles qu’entrainent l'Accord de sécurité conclu ce vendredi à Paris, ou les déclarations préalables à la Conférence de sécurité de Münich, notamment celles qui concernent une européisation de la dissuasion, méritent un débat public. Les récentes déclarations de Donald Trump remettant en cause le traité de l’Atlantique Nord et l’hypothèse de sa victoire à l’automne ne peuvent être ignorées. Elles impliquent que les Etats européens ne soient pas surpris par leurs conséquences. Ils doivent mesurer la portée de telles décisions.         <br />
              <br />
       C’est pourquoi, aussi, il serait raisonnable d‘engager dès aujourd’hui le débat politique sur le fond, et d’en saisir le Parlement. C’est affaire de démocratie, mais c’est également une question de responsabilité pour que l’Europe puisse affronter en bon ordre des échéances qui seront difficiles. De tout cela, chacun doit prendre conscience faute de risquer d’être entraînés dans un avenir proche dans un engrenage que nous ne maîtriserons pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Declaration-conjointe-de-Hubert-Vedrine-et-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-sujet-de-la-guerre-en-Ukraine-et-de-la_a2269.html</link>
  </item>

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   <title>Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : "L’avenir de la filière nucléaire française"</title>
   <pubDate>Thu, 27 Jul 2023 13:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/74286300-51681827.jpg?v=1690459125" alt="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : "L’avenir de la filière nucléaire française"" title="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : "L’avenir de la filière nucléaire française"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/24/introduction-39/">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/24/expose-de-henri-proglio/">« Exposé de Henri Proglio »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/24/debat-final-116/">« Débat final »</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/24/lavenir-de-la-filiere-nucleaire-francaise-actes/">&quot;L’avenir de la filière nucléaire française&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/produit/lavenir-de-la-filiere-nucleaire-francaise/">&quot;L’avenir de la filière nucléaire française&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/74286300-51681827.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-de-la-Fondation-Res-Publica-L-avenir-de-la-filiere-nucleaire-francaise_a2250.html</link>
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   <title>Actes du séminaire de la Fondation Res Publica: "Où va l'Italie ?"</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jul 2023 14:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/74177958-51604908.jpg?v=1689942995" alt="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica: "Où va l'Italie ?"" title="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica: "Où va l'Italie ?"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/introduction-38/">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/ou-va-litalie/">« Où va l'Italie ? »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/italie-defis-historiques-et-incertitudes-contemporaines/">« Italie, défis historiques et incertitudes contemporaines »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/italie-france-europe/">« Italie, France, Europe » </a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/debat-final-115/">« Débat final »</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/2023/07/20/ou-va-litalie-actes/">&quot;Où va l'Italie ?&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://fondation-res-publica.org/produit/ou-va-litalie/">&quot;Où va l'Italie ?&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/74177958-51604908.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-de-la-Fondation-Res-Publica-Ou-va-l-Italie_a2249.html</link>
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   <title>Parution de l'ouvrage de Jean-Pierre Chevènement "Refaire la France"</title>
   <pubDate>Fri, 02 Jun 2023 11:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Refaire la France" par Jean-Pierre Chevènement, publié le 25 mai 2023, avec des contributions de Louis Gallois et Jean-Éric Schoettl (Bouquins, 180 pages, 19 euros).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/73243732-50973375.jpg?v=1685702099" alt="Parution de l'ouvrage de Jean-Pierre Chevènement "Refaire la France"" title="Parution de l'ouvrage de Jean-Pierre Chevènement "Refaire la France"" />
     </div>
     <div>
      &quot;Jean-Pierre Chevènement évoque les sujets d'actualité à la lumière de son engagement et de son expérience. Radicalisation et violence à tous les étages, surgissement face aux États-Unis d'un rival systémique – la Chine – plus puissant que ne le fut jamais l'URSS, l'Europe coincée entre les deux géants, invasion de l'Ukraine par la Russie, retour de l'arme nucléaire dans le calcul des stratèges. Jean-Pierre Chevènement nous donne sa lecture d'un monde fracturé sur lequel le sommeil de la Raison semble s'être installé.       <br />
              <br />
       Après un magistral résumé des mutations du capitalisme contemporain, l'auteur montre comment l'Europe, subterfuge de la mondialisation libérale, ne s'est pas préparée aux épreuves qui l'attendent et se trouve précipitée, par une logique de pouvoir incontrôlée, vers une confrontation apparemment inévitable.       <br />
              <br />
       Pour y parer, il n'y a pas qu'une seule réponse. Il faut à la fois relever l'Europe par la démocratie qui vit dans ses nations, réapprendre à produire à notre pays, redécouvrir l'État, remettre la citoyenneté et la puissance de l'éducation au coeur de la République, refaire enfin de la France la messagère de l'universel et des valeurs des Lumières.&quot;       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Vous pouvez vous procurer le livre chez un libraire près de chez vous ou le commander en ligne, sur les plateformes habituelles telles que la <a class="link" href="https://www.fnac.com/a17872824/Jean-Pierre-Chevenement-Refaire-la-France#omnsearchpos=1))">fnac.</a>       <br />
              <br />
       Retrouvez la table des matières ci-dessous.       <br />
              <br />
       <span class="u">Avant-propos</span>       <br />
              <br />
       <span class="u">Première partie : Comment en sommes-nous arrivés là ?</span>       <br />
       1 – Et voilà pourquoi votre fille est muette       <br />
       2 – Refaire la gauche ? Non ! D'abord repenser le monde !       <br />
       3 – L’Europe, nouvelle mer des Sargasses       <br />
       4 – &quot;L'Europe, c'est la paix.&quot; Est-ce si sûr ?       <br />
       5 – L'Allemagne face au &quot;changement d'époque&quot;       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Deuxième partie : Refaire la France</span>       <br />
       1 – Rétablir en France la capacité de produire       <br />
       2 – Relever l'État républicain       <br />
       3 – Refaire des citoyens       <br />
       4 – Redonner à la France une voix qui parle au monde entier       <br />
              <br />
       <span class="u">Conclusion</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/73243732-50973375.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Parution-de-l-ouvrage-de-Jean-Pierre-Chevenement-Refaire-la-France_a2242.html</link>
  </item>

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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La République et ses régions"</title>
   <pubDate>Mon, 06 Mar 2023 12:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/71232186-49631161.jpg?v=1678102415" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La République et ses régions"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La République et ses régions"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a1536.html">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/La-boite-de-Pandore-des-regionalismes_a1551.html">« La boîte de Pandore des régionalismes »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Archeologie-de-la-decentralisation-asymetrique_a1550.html">« Archéologie de la décentralisation asymétrique »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Un-prefet-donc-un-Etat-affaiblis_a1549.html">« Un préfet donc un État affaiblis »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/La-decentralisation-quel-bilan_a1548.html">« La décentralisation, quel bilan ? »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a1547.html">« Débat final »</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du séminaire <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/La-Republique-et-ses-regions_r185.html">&quot;La République et ses régions&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/shop/La-Republique-et-ses-regions_p172.html">&quot;La République et ses régions&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/71232186-49631161.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-La-Republique-et-ses-regions_a2238.html</link>
  </item>

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   <title>Colloque de la Fondation Res Publica : "Quel avenir pour la défense française ?"</title>
   <pubDate>Thu, 23 Feb 2023 15:49:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Colloque du lundi 13 mars, de 18h à 21h à la Maison de la Chimie.     <div>
      Avec les interventions de :        <br />
              <br />
       - <b>Élie Tenenbaum</b>, directeur du Centre des Études de Sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) ;       <br />
       - <b>Laurent Collet-Billon</b>, ancien délégué général pour l'armement (2008-2017) ;       <br />
       - <b>Pascal Ianni</b>, officier général &quot;prospective et stratégie militaire&quot; de l'état-major des armées ;       <br />
       - et <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, fondateur et président d'honneur de la Fondation Res Publica, ancien ministre de la défense.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce colloque aura lieu à la Maison de la Chimie (28 rue Saint-Dominique 75007 Paris).       <br />
              <br />
       Le nombre de places est limité. Il est par conséquent indispensable de s’inscrire au préalable pour assister au colloque :       <br />
       <ul class="list"><li>par courriel en envoyant un mail à : <a class="link" href="javascript:protected_mail('benjelloun@fondation-res-publica.org')" >benjelloun@fondation-res-publica.org</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>par téléphone : 01.45.50.39.50       
       </li></ul><ul class="list"><li>par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne – 75007 – Paris       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pour suivre ou commenter le colloque sur <a class="link" href="http://twitter.com/fondarespublica">Twitter</a>, utilisez le hashtag #ResPublica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quel-avenir-pour-la-defense-francaise_a2236.html</link>
  </item>

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   <title>Colloque de la Fondation Res Publica : "Le défi du redressement économique"</title>
   <pubDate>Wed, 18 Jan 2023 13:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le colloque de la Fondation Res Publica sur "Le défi du redressement économique" est maintenu ce mardi 31 janvier, de 18h à 21h à la Maison de la Chimie, en dépit de l'appel à la mobilisation contre la réforme des retraites.     <div>
      Avec des interventions de :        <br />
              <br />
       - <b>Philippe Aghion</b>, économiste et professeur au Collège de France, à l'INSEAD et à la London School of Economics ;       <br />
       - <b>Louis Gallois</b>, ancien dirigeant de la SNCF et d'Airbus, co-président de la Fabrique de l'industrie ;       <br />
       - et <b>François Lenglet</b>, journaliste et directeur du service « économie » de TF1 et de LCI, auteur de <span style="font-style:italic">Rien ne va, mais...</span> (Plon, 2022).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce colloque aura lieu à la Maison de la Chimie (28 rue Saint-Dominique 75007 Paris).       <br />
              <br />
       Vous pouvez toujours vous inscrire pour assister à ce colloque :       <br />
       <ul class="list"><li>par courriel en envoyant un mail à : <a class="link" href="javascript:protected_mail('benjelloun@fondation-res-publica.org')" >benjelloun@fondation-res-publica.org</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>par téléphone : 01.45.50.39.50       
       </li></ul><ul class="list"><li>par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne – 75007 – Paris       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pour suivre ou commenter le colloque sur <a class="link" href="http://twitter.com/fondarespublica">Twitter</a>, utilisez le hashtag #ResPublica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Le-defi-du-redressement-economique_a2233.html</link>
  </item>

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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La politique étrangère de la France dans les deux dernières décennies : enjeux et perspectives"</title>
   <pubDate>Mon, 28 Feb 2022 14:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62579279-45321864.jpg?v=1646056483" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La politique étrangère de la France dans les deux dernières décennies : enjeux et perspectives"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La politique étrangère de la France dans les deux dernières décennies : enjeux et perspectives"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Accueil_a1492.html">Accueil</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a1494.html">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/La-ligne-diplomatique-francaise-ruptures-ou-continuite_a1491.html">« La ligne diplomatique française : ruptures ou continuité ? »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Finissons-en-avec-la-nostalgie-de-la-grandeur_a1490.html">« Finissons-en avec la nostalgie de la grandeur »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Inventer-une-politique-etrangere-d-influence-et-d-autonomie_a1489.html">« Inventer une politique étrangère d'influence et d'autonomie »</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a1488.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/La-politique-etrangere-de-la-France-dans-les-deux-dernieres-decennies-bilan-et-perspectives_r179.html">&quot;La politique étrangère de la France dans les deux dernières décennies : bilan et perspectives&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/shop/La-politique-etrangere-de-la-France-dans-les-deux-dernieres-decennies-bilan-et-perspectives_p166.html">&quot;La politique étrangère de la France dans les deux dernières décennies : bilan et perspectives&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/62579279-45321864.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-La-politique-etrangere-de-la-France-dans-les-deux-dernieres-decennies_a2198.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.chevenement.fr,2026:rss-61987279</guid>
   <title>Colloque de la Fondation Res Publica - France-Allemagne : convergences et divergences des intérêts fondamentaux de long terme</title>
   <pubDate>Mon, 31 Jan 2022 11:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Colloque organisé par la Fondation Res Publica, le mardi 15 février 2022 de 18h à 21h, à la Maison de la Chimie.     <div>
      Avec des interventions de :        <br />
              <br />
       - <b>Édouard Husson</b>, historien, professeur d’université, auteur de <span style="font-style:italic">Paris-Berlin : la survie de l'Europe</span> (Gallimard, 2019) ;       <br />
       - <b>Jean-Michel Quatrepoint</b>, journaliste économique, auteur de <span style="font-style:italic">Le choc des empires : États-Unis, Chine, Allemagne : qui dominera l’économie-monde ?</span> (Gallimard, 2014) ;       <br />
       - <b>Alain Meininger</b>, ancien administrateur hors classe au ministère de la Défense et maître de conférence à l’ENA, membre du comité éditorial de la Revue politique et parlementaire ;       <br />
       - et <b>Jean-Pierre Chevènement</b>, ministre d'État, fondateur et président d'honneur de la Fondation Res Publica.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La Fondation Res Publica pouvant renouer avec ses anciennes habitudes, ce colloque aura lieu à la Maison de la Chimie (28 rue Saint-Dominique 75007 Paris). Un contrôle du pass vaccinal sera effectué à l'entrée du bâtiment. La présentation de celui-ci sera nécessaire pour y accéder.       <br />
              <br />
       Le nombre de places est limité. Il est par conséquent indispensable de s’inscrire au préalable pour assister au colloque :       <br />
       <ul class="list"><li>par courriel en envoyant un mail à : <a class="link" href="javascript:protected_mail('benjelloun@fondation-res-publica.org')" >benjelloun@fondation-res-publica.org</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>par téléphone : 01.45.50.39.50       
       </li></ul><ul class="list"><li>par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne – 75007 – Paris       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pour suivre ou commenter le colloque sur <a class="link" href="http://twitter.com/fondarespublica">Twitter</a>, utilisez le hashtag #ResPublica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-France-Allemagne-convergences-et-divergences-des-interets-fondamentaux-de-long_a2195.html</link>
  </item>

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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Comment penser la reconquête de notre indépendance industrielle et technologique?"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Jun 2021 10:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les actes du colloque du 13 avril 2021 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/56861663-42238439.jpg?v=1622800229" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Comment penser la reconquête de notre indépendance industrielle et technologique?"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Comment penser la reconquête de notre indépendance industrielle et technologique?"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a1436.html">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Comment-poser-le-probleme-de-la-reindustrialisation_a1435.html">Comment poser le problème de la réindustrialisation ?</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Penser-la-reindustrialisation-dans-le-cadre-europeen-au-cours-de-la-decennie-a-venir_a1434.html">Penser la réindustrialisation dans le cadre européen au cours de la décennie à venir</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Les-priorites-et-les-axes-de-la-reindustrialisation_a1432.html">Les priorités et les axes de la réindustrialisation</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Reindustrialisation-Comment-et-ou-l-Etat-peut-il-intervenir_a1433.html">Réindustrialisation : Comment et où l'État peut-il intervenir ?</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Les-conditions-de-la-reindustrialisation-et-d-une-croissance-eco-responsable_a1431.html">Les conditions de la réindustrialisation et d'une croissance éco-responsable</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a1430.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Comment-penser-la-reconquete-de-notre-independance-industrielle-et-technologique_r174.html">&quot;Comment penser la reconquête de notre indépendance industrielle et technologique?&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/shop/Comment-penser-la-reconquete-de-notre-independance-industrielle-et-technologique_p161.html">&quot;Comment penser la reconquête de notre indépendance industrielle et technologique?&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/56861663-42238439.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Comment-penser-la-reconquete-de-notre-independance-industrielle-et_a2176.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "L'Allemagne et la construction de la stabilité européenne"</title>
   <pubDate>Thu, 22 Apr 2021 13:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les actes du colloque du 10 février 2021 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/55702284-41637729.jpg?v=1619096471" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "L'Allemagne et la construction de la stabilité européenne"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "L'Allemagne et la construction de la stabilité européenne"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a1419.html">Introduction</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/L-importance-de-l-influence-des-intellectuels-francais-en-Allemagne_a1418.html">L’importance de l’influence des intellectuels français en Allemagne</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Une-Allemagne-kantienne-le-refus-du-leadership-et-l-impossible-pilotage-par-les-regles_a1417.html">Une Allemagne « kantienne » : le refus du « leadership et l’impossible pilotage par les règles</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/L-Allemagne-confrontee-a-la-divergence-industrielle-europeenne_a1416.html">L’Allemagne confrontée à la divergence industrielle européenne ?</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Intervention-finale_a1415.html">Intervention finale de Jean-Pierre Chevènement</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a1414.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       -----       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/L-Allemagne-et-la-construction-de-la-stabilite-europeenne_r172.html">&quot;L'Allemagne et la construction de la stabilité européenne&quot;</a>       <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="https://www.fondation-res-publica.org/shop/L-Allemagne-et-la-construction-de-la-stabilite-europeenne_p159.html">&quot;L'Allemagne et la construction de la stabilité européenne&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/55702284-41637729.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-L-Allemagne-et-la-construction-de-la-stabilite-europeenne_a2169.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Entretien à LCI : "La culture woke oublie que la démocratie repose sur l’acceptation du fait majoritaire"</title>
   <pubDate>Tue, 23 Mar 2021 11:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Le Point des idées » sur LCI. Il répondait aux questions de Sonia Chironi et de Étienne Gernelle, dimanche 21 mars 2021.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/54940981-41258021.jpg?v=1770493949" alt="Entretien à LCI : "La culture woke oublie que la démocratie repose sur l’acceptation du fait majoritaire"" title="Entretien à LCI : "La culture woke oublie que la démocratie repose sur l’acceptation du fait majoritaire"" />
     </div>
     <div>
      Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en <a class="link" href="https://www.lci.fr/replay-lci/video-le-point-des-idees-du-dimanche-21-mars-2021-2181347.html">replay</a>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : Bonjour Jean-Pierre Chevènement, vous publiez vos mémoires Qui veut risquer sa vie la sauvera ?  Vous avez été ministre à de nombreuses reprises en faisant toujours usage de votre liberté de parole avec votre fameuse phrase : « Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne. » Candidat à l’élection présidentielle de 2002 vous tentez de dépasser le clivage gauche-droite par la République. Vous êtes également un fervent défenseur de la laïcité. Aujourd’hui président de la fondation Res Publica, vous avez également présidé la fondation pour l’Islam de France, de 2016 à 2018.</b>       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : A Grenoble, deux professeurs de Sciences Po ont été accusés par leurs élèves et par l’UNEF d’être islamophobes. Ils vivent aujourd’hui sous protection policière. Qu’est-ce qui se passe ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Notons d’abord que le mot « islamophobie » est très contestable. Car s’il s’agit de soustraire l’Islam à la critique, cela est questionnable. Le christianisme s’est soumis à la critique biblique de ses textes. On ne peut pas admettre que quelque religion que ce soit puisse se soustraire à la critique. Je n’emploie jamais le mot d’islamophobie. Celui-ci est devenu une accusation facile proférée par des individus qui s’instaurent en justiciers et n’hésitent pas à désigner nommément un certain nombre de gens qui, par la suite, peuvent être pris pour cible. C’est arrivé, par exemple, à Samuel Paty. Ce climat d’intolérance insupportable doit être combattu.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Est-ce que l’islamo-gauchisme est une réalité ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : La réalité est dans la pétition qui s’est manifestée juste après la désignation de ces deux enseignants à l’IEP de Grenoble, signée par leurs propres collègues. Cette absence de fermeté sur les principes est tout à fait caractéristique d’un mouvement, que je ne préfère pas appeler islamo-gauchisme, qui est un mot juxtaposant deux concepts extrêmement différents. Il y a une sorte de tendance très particulière à voir dans l’islamisme une sorte de troisième étage de la fusée émancipatrice : le 1er étage, la lutte pour l’indépendance politique ; le 2ème étage la lutte pour l’indépendance économique, et le 3ème étage serait celui de l’indépendance culturelle, ou plus exactement l’islamisme. En oubliant de fait qu’il y a une rupture avec l’universel à ce niveau-là. Par conséquent, la complaisance avec l’islamisme est le signe d’un anti rationalisme et d’un anti occidentalisme qui ne sont pas supportables car nous sommes les héritiers de cette civilisation. Nous devons montrer que nous préparons, encore, un siècle de raison.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : Vous avez connu les clivages entre les deux gauches sur l’économie, la sécurité, etc. Est-ce que le clivage sur la question identitaire, opposant identitaires et universalistes, est le nouveau clivage ? </b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : La gauche a connu bien des clivages et je dirais que les clivages que j’ai connus étaient d’une autre nature. Mais depuis cinquante ans, nous avons une critique du principe qui était au fondement des Lumières, et qui était posé par Kant sous la forme « Ose penser par toi-même », <span style="font-style:italic">sapere aude</span> ! C’était l’esprit critique et la capacité de mettre en avant l’entendement de l’homme. Pis, la critique aujourd’hui se porte même contre la raison, soit le principe fondateur de la civilisation des Lumières. Nous avons tout un courant irrationaliste qui s’est développé, d’abord à une époque avec le fascisme, et plus récemment avec le mouvement de la déconstruction. Le nom qui émerge est celui de Michel Foucault, qui a mis en cause le pouvoir en tant que tel, vécu comme un mal en soi. Celui-ci prend la prison comme modèle de toute organisation sociale (école, asile, usine, etc.). A partir de Foucault, et de ses émules (Derrida, etc.), l’idée de la domination s’est substituée à l’idée de l’exploitation. Ce sont les dominés, quels qu’ils soient, qui sont mis en cause par ce courant de pensée. Par conséquent, on ne cherche plus à savoir au nom de quoi ils dominent, c’est simplement le fait qu’ils dominent qui devient insupportable.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> b</li></ul>[Etienne Gernelle : Justement, ces philosophes ont une grande influence sur les campus américains, avec aujourd’hui le mouvement « <span style="font-style:italic">woke</span> », qui commence aujourd’hui à prendre en France de manière significative. Récemment, la présidente de l’UNEF a admis qu’il y avait, au sein de ce syndicat, des réunions non-mixtes, interdites aux blancs. Est-ce que cela vous affole ? ]b       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Rien ne m’affole. Je comprends que les questions de races soient importantes aux Etats-Unis, pays qui a une histoire esclavagiste encore récente. De plus, dans le système américain, ce n’est pas la citoyenneté qui est au cœur de la légitimité, c’est Dieu. Le président Américain prête serment sur la Bible. Dieu est partout, sur les billets de banques par exemple. Il y a différentes catégories de Dieu, Talleyrand se plaignait déjà qu’il y eut quatre cents religions et un seul fromage aux Etats-Unis. Beaucoup de religions dissidentes de l’anglicanisme étaient venues se réfugier aux Etats-Unis. Dans ce modèle, la liberté d’expression n’a pas le même statut que dans le modèle français laïque qui, lui, met vraiment au cœur de système politique la souveraineté : il n’y a pas de souveraineté qui n’émane pas de la nation. De plus, conformément à l’article 10 de la Déclarations de droits de 1789, nul ne peut être inquiété pour ses opinions religieuses. Certes, le système anglo-saxon est moins conflictuel que le système français qui tire tout de même ses origines de la Révolution, qui s’inspire de Rousseau. Ce ne sont pas les mêmes modèles.       <br />
              <br />
       Nous avons donc une culture « <span style="font-style:italic">woke</span> », qui vient des Etats-Unis. A quoi sont-ils « éveillés » ? A toute forme d’oppression, qu’elle soit liée à la race, au sexe, à l’orientation sexuelle, etc. Cette culture met en avant le droit des minorités, et oublie, en partie, que la démocratie repose sur l’acceptation du fait majoritaire.        <br />
              <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Vous dites que finalement, il y a quelque chose qui vient de Mai 68. Qu’est-ce qui vient de là ? </b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : « Il est interdit d’interdire », c’est l’absence de limite. Or la République est un régime de la règle, de la règle légitime qu’on appelle la loi, délibérée collectivement et qui est l’expression de la volonté générale. Il faut qu’il y ait des règles. Lacordaire disait « entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui libère ».        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : On sent que la jeunesse a de plus en plus de mal de se reconnaître dans cette conception de la République. On l’a vu récemment avec des sondages sur la laïcité. On constate que la jeunesse française adhère moins à cette notion de laïcité que vous défendez tant. </b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Disons les choses comme elles sont. On n’inculque plus la laïcité à la jeunesse. Elle n’est plus portée par un corps de Hussards militants. Et même les tenants officiels de la laïcité ont perdu leurs repères. Je cite souvent Jean Macé, qui disait : « La laïcité, c’est le combat contre l’ignorance. » Il se faisait le porteur du « <span style="font-style:italic">sapere aude</span> ! » de Kant. Aujourd’hui, une grande partie de la gauche a oublié ce qui faisait l’esprit de la laïcité, c’est-à-dire la recherche du savoir et de la vérité.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : Vous avez rétabli l’éducation civique en 1985. Qu’est-ce que nous avons perdu depuis 1985 ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Je rappelle que l’éducation civique avait été supprimée en 1968, par habileté politique d’Edgar Faure qui, à l’époque, considérait qu’il donnait du grain à moudre à une certaine école de pensée qui était la contestation de l’époque. Il est curieux de voir que c’est sous le général de Gaulle que l’éducation civique a été supprimée. Il a certes donné de grands exemples, qui élevaient la conscience collective. Mais il faut admettre qu’aujourd’hui, du point de vue du civisme, certaines valeurs n’ont pas été transmises.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Si nous revenons à la gauche, est-ce que la gauche Jaurès ne l’a pas emporté sur la gauche de Clemenceau ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Oui, mais c’est un peu simplificateur. La controverse entre Jaurès et Clemenceau se fait en 1906 sur la question de la grève et Clemenceau dit à Jaurès : « Vos palais de féérie sont magnifiques mais s’effondrent au contact de la réalité. Je préfère construire la cathédrale républicaine dont je ne verrai pas l’achèvement. » Et Jaurès lui répond : « Mais je ne vais pas tomber dans ce piège, car il y a l’action collective et l’organisation collective », car Clémenceau disait qu’aucun corps (classe ouvrière, prolétariat, République, etc.) ne pouvait s’arroger la liberté. Pour lui, le progrès était dans la conscience de l’individu. Jaurès lui dit qu’il faut bien considérer que le mouvement de l’Histoire est fait de mouvements collectifs. Même la Révolution française était un grand mouvement d’idées. Il lui dit d’ailleurs : « Vous-même, Georges Clemenceau, vous contestiez l’obligation de contribution légale pour les retraites, mais je vois que dans votre Gouvernement, vous avez signé un programme qui établit les retraites ouvrières. Donc vous êtes en contradiction avec l’homme que vous étiez il y a 15 ans. »        <br />
              <br />
       Je me sens proche de Clemenceau, sur l’idée qu’aucune organisation ne peut s’arroger le droit de détenir la vérité. Mais en même temps, Jaurès a fait la synthèse de la République et du Socialisme. Si vous lisez l’<span style="font-style:italic">Histoire socialiste de la révolution française</span>, il y a des pages tout à fait admirables. On n’épuise pas facilement la controverse entre ces deux grandes figures.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Un sujet prégnant aujourd’hui est celui des rixes entre bandes, notamment avec l’affaire du jeune Yuryi. Vous aviez parlé à une époque de « sauvageons ». Est-ce que vous pensez aujourd’hui que vous étiez en dessous de la réalité ? </b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Je mettais le doigt sur un point essentiel : l’absence d’éducation. Qu’est-ce que le sauvageon ? C’est l’arbre non greffé qui court à même le sol, qui n’a pas de tuteur. Comment des enfants de 10-12 ans peuvent taper avec des barres de fer sur ceux qu’ils définissent comme l’ennemi. C’est un manque d’éducation flagrant. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à redresser, notamment par l’éducation et par l’école, et Jean-Michel Blanquer a entrepris ce travail, ou plutôt continué ce travail que j’avais entrepris.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : Lorsque Gérald Darmanin parle d’ensauvagement, qu’en pensez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Ce n’est pas la même racine linguistique. L’ensauvagement, c’est le retour à la sauvagerie. Mais ce n’est pas incompatible avec la notion de sauvageon.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Pensez-vous qu’Emmanuel Macron et la Gouvernement incarnent cette autorité de l’Etat ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Sa tâche est redoutable, car il doit gérer une pandémie comme nous n’en avions pas connu depuis très longtemps. Il le fait en se tenant aussi près que possible de l’intérêt du pays, par exemple le refus d’accepter un nouveau confinement. En réalité, le confinement, c’est le blocage de l’économie.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Sonia Chironi : L’épisode des vaccins, du raté de la stratégie vaccinale française et européenne pose question, notamment de l’autonomie stratégique de l’Europe ? 6 % uniquement des Européens sont aujourd’hui vaccinés…</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Il faut vacciner en masse. Nous sommes, il me semble, plus proches de 11 % que de 6 % dans les pays européens. C’est un raté car nous n’avons pas les doses suffisantes. Mais revenons sur le désastre de la stratégie de Sanofi. Je me rappelle de l’ancien PDG de Sanofi, Jean-François Dehecq, qui me disait : « La France n’est que 12 % de notre marché, mais j’ai domicilié 80 % de notre recherche en France ». Aujourd’hui, c’est l’inverse. La recherche se fait à l’étranger. Nous avons laissé notre recherche partir à l’étranger. Or aujourd’hui la pandémie prend de nouvelles formes, notamment avec les variants.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Est-ce que vous faites le constat d’une perte d’indépendance stratégique de l’Europe ou de la France ces dernières années ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : C’est évident. Mais l’Europe, en déclarant son marché ouvert à tous les vents, sans politique commerciale, sans politique industrielle, sans protection, a offert un marché aux multinationales américaines, japonaises, chinoises, et très peu aux siennes. La part de nos propres sociétés n’a cessé de diminué dans l’économie mondiale. Il faut espérer que Thierry Breton sera en capacité de proposer des pistes de réindustrialisation, car si l’Europe doit survire à cette crise gigantesque, c’est en prenant des mesures audacieuses qui vont contre la philosophie qui a prévalu au moment de la rédaction des traités. Car ceux-ci ont été rédigés au moment où le néolibéralisme était à son acmé. Par conséquent, nous avons une dérégulation totale. Mais nous ne pouvons pas aller vers une dérégulation totale.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Etienne Gernelle : Emmanuel Macron parle de souveraineté européenne, est-ce un terme que vous reprendriez ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Qui dit souverain dit forcément quelqu’un capable d’exercer la souveraineté, donc un peuple, un <span style="font-style:italic">demos</span>. Le tribunal de Karlsruhe a par exemple répondu par la négative, en disant que l’Europe est la juxtaposition d’une trentaine de peuples. L’idée que nous puissions déléguer notre souveraineté implique d’une part de savoir à qui et d’autre part de savoir comment nous pouvons contrôler démocratiquement cet exercice. Je pense que la nation est forcément en dernier ressort l’instance principale qui doit conserver la possibilité de décider en dernier lieu, car le sentiment d’appartenance est plus fort pour la nation que pour l’Europe. Si nous avons des intérêts communs, il faut s’associer pour les défendre. Par exemple sur les vaccins, il faut désigner un coordinateur au niveau européen, comme Michel Barnier pour le Brexit.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.lci.fr/replay-lci/video-le-point-des-idees-du-dimanche-21-mars-2021-2181347.html">Le Point des idées - LCI</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/54940981-41258021.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-LCI-La-culture-woke-oublie-que-la-democratie-repose-sur-l-acceptation-du-fait-majoritaire_a2166.html</link>
  </item>

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   <title>"Être libre en politique, c'est avoir l'intelligence de son temps"</title>
   <pubDate>Mon, 08 Mar 2021 10:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune pour l'hebdomadaire "Le Point", parue le 2 mars 2021     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/54502407-41015804.jpg?v=1615195898" alt=""Être libre en politique, c'est avoir l'intelligence de son temps"" title=""Être libre en politique, c'est avoir l'intelligence de son temps"" />
     </div>
     <div>
      Être libre en politique, c'est d'abord savoir « où on habite. » Tel se vit comme « citoyen du monde. » Je me vois, quant à moi, comme citoyen français. Partout chez lui, le premier n'habite nulle part. Je m'inscris pour ma part dans une Histoire, celle de la nation française. Cette appartenance à la France ne m'empêche pas d'appartenir à l'humanité. Au contraire, elle me le permet : c'est à travers la France que je peux prendre mes responsabilités vis-à-vis du monde. Aussitôt entends-je s'élever un cri : « Et l'Europe ? Que faites-vous, là-dedans, de l'Europe ? »       <br />
              <br />
       Certes, la France fait partie de la grande famille des nations européennes. Mais bien que la construction européenne ait été proposée - par la France justement - comme le moyen de surmonter l'antagonisme franco-allemand, au lendemain des deux guerres mondiales, je sais que le sentiment d'appartenance à l'Europe est encore loin d'atteindre chez les différents peuples européens, la force du sentiment d'appartenance nationale. Or c'est celui-ci qui permet l'exercice de la démocratie, c'est-à-dire l'acceptation provisoire par une minorité du fait majoritaire. À l'ignorer, l'Union européenne s'exposerait à de graves mécomptes. La construction de l'Europe est utile et même nécessaire dans un monde que domine de plus en plus la rivalité des États-Unis et de la Chine, mais la construction de ce « tiers acteur » ne peut se faire que d'une manière très pragmatique. Elle s'effectue dans la réalité de façon quelque peu désordonnée, selon une règle assez éloignée de la démocratie, proche du « consensus implicite ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Les nations au sein de l'Europe continuent de vivre et c'est une excellente chose pour la démocratie et pour l'Europe.</b>       <br />
              <br />
       C'est une Europe des élites. La démocratie s'est réfugiée dans le Conseil européen : les dirigeants de la Commission, de la Cour de Justice et de la Banque centrale ne sont pas élus par le suffrage universel et le Parlement européen juxtapose, en l'absence d'un « demos » européen, la volonté de vingt-sept peuples. Il ne peut fonder une légitimité démocratique, comme l'a souligné justement le Tribunal constitutionnel de Karlsruhe. Quand d'ailleurs un peuple dit « non » (ainsi en France par le référendum de 2005), on trouve le moyen de contourner sa volonté en autorisant en 2008 la ratification du traité de Lisbonne reprenant, à quelques mots près, le texte rejeté. C'est pourquoi, même nécessaire, cette construction reste fragile. Elle ne pourra se consolider que dans la longue durée. Le débat entre peuples européens sur « l'autonomie stratégique européenne » manifeste la fragilité du « vouloir vivre » commun. Les nations au sein de l'Europe continuent de vivre et c'est une excellente chose pour la démocratie et pour l'Europe elle-même.       <br />
              <br />
       Quand on sait, par instinct autant que par raison, « où on habite », il faut s'efforcer de « comprendre son temps », c'est-à-dire prendre conscience non seulement du sens général de l'Histoire, car celle-ci a toujours sa part d'imprévisible, mais surtout des marges de liberté qu'elle autorise. L'Occident, confronté à la montée de la Chine, mais aussi de l'islamisme politique, n'a plus le monopole de la fabrication de l'Histoire. La civilisation européenne, née de la Grèce et de Rome, a-t-elle, pour autant, achevé sa course ? Qu'est-ce qui nous obligerait à passer par pertes et profits le legs de plus de deux mille ans d'une histoire et d'une civilisation fondées sur la raison ?       <br />
              <br />
       <b>Faire confiance à la raison</b>       <br />
              <br />
       La menace des pandémies ? Nos sociétés en ont vu d'autres et les ont toujours surmontées. Il n'y a pas de raison de penser que la science ne permettra pas d'inventer les nouveaux vaccins qui permettront d'en venir à bout. Plutôt que de nous abandonner à la pusillanimité, nous serions mieux inspirés de méditer la pensée de Roosevelt : « De toutes les peurs dont nous devons nous garder, la principale est la peur elle-même. » La confiance en l'homme et en sa raison est le fondement le plus solide de la civilisation occidentale. Sachons la maintenir, même si c'est à rebours du temps, hanté par la « collapsologie. »       <br />
              <br />
       Certes, la civilisation chinoise, de forme impériale, est aussi une civilisation millénaire, mais sa perpétuation sous la forme d'un parti unique se réclamant d'un socialisme mythique, laisse une pluralité d'avenirs ouverts. Ne perdons pas confiance dans les vertus de la liberté ni dans les capacités d'adaptation de la démocratie. La Chine est à la veille de transformations encore plus impressionnantes et imprévisibles que celles, formidables, qu'elle a déjà connues. Elle changera encore, tout comme le reste du monde. Veillons seulement à ce que ces changements interviennent selon les règles du jeu fixées en commun et répondant à nos intérêts. Elle n'est pas notre ennemie, dès lors qu'elle respecte ces règles. Il faudra faire avec, sans cesser d'affirmer nos principes.       <br />
              <br />
       <b>Appliquer le principe de non-ingérence</b>       <br />
              <br />
       D'autres lourds nuages s'accumulent à un autre coin de l'horizon. Le monde musulman est en crise, coincé entre une interprétation littéraliste et figée de ses textes sacrés et les défis d'une modernité agressive. Comme les États-Unis en Afghanistan, la France est enlisée au Sahel dans un « nation-building » sans perspective discernable à terme rapproché. Comme l'a en effet montré un des meilleurs spécialistes de la région, Stephen Smith, nous nous heurtons presque partout à des États et à des forces armées locales défaillantes : à vouloir tout faire à la place des peuples sahéliens (ou plus généralement musulmans), nous céderions à un péché d'orgueil. La seule légitimité de notre intervention est de combattre le terrorisme djihadiste quand il menace nos pays. Nous ne pouvons pas empêcher les tentatives de « réconciliation nationale » avec des opposants se réclamant plus ou moins de l'islam. La question de la gouvernance locale doit être laissée aux forces locales. Sinon, nous serons accusés d'« ingérence ».       <br />
              <br />
       Comme l'observe Stephen Smith, l'opinion publique en Afrique assimile le mal d'État à la corruption et celle-ci à l'Occident (en l'occurrence la France). C'est une vue réaliste des choses d'anticiper l'apparition sous la pression de l'opinion publique de nouveaux « codes de conduite » ancrés dans l'islam. L'Afrique de l'Ouest (mais cela correspond à tous les pays de l'aire islamique) cherche une forme politique qui correspond à sa civilisation. Le réalisme commande la non-ingérence dans des formes de gouvernance qui relèvent d'abord des affaires intérieures des autres États. Cette position est conforme à nos principes et à la charte des Nations unies. Elle n'implique aucune complaisance idéologique : nous sommes fondés à combattre sans restriction le terrorisme islamiste quand il nous vise et l'idéologie islamiste quand elle met en cause notre République, c'est-à-dire prétend imposer sa loi sur notre sol. La non-ingérence dans les affaires des autres ne nous empêche pas, bien au contraire, de favoriser en France même un islam intériorisé, respectueux des lois de notre République.       <br />
              <br />
       <b>Refuser l'engrenage de la guerre sans fin</b>       <br />
              <br />
       Donnons-nous une large marge de manoeuvre pour combattre nos adversaires véritables. Dans les pays qui appartiennent à l'aire islamique, c'est aux armées locales de mener le combat pour une gouvernance répondant aux aspirations des peuples. Ceux-ci préfèrent généralement un islam tranquille aux déchaînements de l'islamisme radical. Il y a dans l'islam une école littéraliste, dite école « hanbalite » (du nom d'Ibn Hanbal qui vivait au IXe siècle). Cette école constitue en période de crise le terreau de sursauts djihadistes, ainsi à l'époque des croisades et des invasions mongoles avec Ibn Tammiya, ou face à la colonisation, ainsi le Mahdi au Soudan à la fin du XIXe siècle. Mais en temps ordinaire, les excès du djihadisme ont toujours été contenus par les Empires (ottoman, perse ou moghol) et plus généralement par les États. C'est plus que jamais aujourd'hui aux États d'assurer cette régulation. Vouloir le faire à leur place, c'est mettre le doigt dans l'engrenage de « guerres sans fin ». La France, pour utiliser judicieusement ses forces, doit être capable de les économiser. Cet aggiornamento que je préconise est seul en mesure de responsabiliser les grands États de l'aire islamique et de nous éviter des enlisements coûteux.       <br />
              <br />
       Me suis-je, dans cette digression, éloigné de mon sujet ? Non, ce me semble : j'ai abordé les deux plus grands défis qui se profilent à l'horizon international de la France, en leur cherchant une réponse efficace dans la longue durée, celle qui, seule, nous permettra de vaincre, avec nos moyens, tout en restant fidèle à nos principes et à l'héritage des Lumières. C'est cela être libre : « avoir le courage de chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès, discours à la jeunesse, prononcé à Albi en juillet 1903) au bon endroit et au bon moment.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.lepoint.fr/culture/chevenement-etre-libre-en-politique-c-est-avoir-l-intelligence-de-son-temps-02-03-2021-2415916_3.php">Le Point</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/54502407-41015804.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Etre-libre-en-politique-c-est-avoir-l-intelligence-de-son-temps_a2160.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Marie-Françoise Bechtel : "Jean-Pierre Chevènement au vent de l’histoire"</title>
   <pubDate>Tue, 23 Feb 2021 15:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une note de Marie-Françoise Bechtel, conseiller d'État (h), ancienne vice-présidente de la Commission des lois de l’Assemblée nationale et vice-présidente de République moderne, sur les mémoires de Jean-Pierre Chevènement. Publiée sur le site de République moderne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/54146506-40819453.jpg?v=1614090569" alt="Marie-Françoise Bechtel : "Jean-Pierre Chevènement au vent de l’histoire"" title="Marie-Françoise Bechtel : "Jean-Pierre Chevènement au vent de l’histoire"" />
     </div>
     <div>
      On ne présente plus JP Chevènement dont la présence dans la vie politique française se mesure non seulement à la durée mais à l’originalité. Pour preuve de cette présence, on pourrait citer non sans quelque malice les hommages qui lui sont rendus ici et là par tel ou tel homme politique parfois des plus inattendus. On pourrait aussi remarquer que le Président de la République le consulte, comme d’ailleurs le faisaient ses prédécesseurs, sur des questions sensibles : ainsi le veto français à la seconde guerre d’Irak l’avait-il rapproché de Jacques Chirac, l’affaire Alsthom avait-elle conduit Nicolas Sarkozy à l’écouter, et même François Hollande l’avait-il partiellement entendu sur la nécessité de reconstruire une relation avec la Russie. L’actuel Président semble se référer à sa vision plutôt en termes de principes que d’actions concrètes mais le discours du premier responsable de l’Etat fondé sur les valeurs républicaines n’est pas chose mineure. Comme la référence au Général de Gaulle, et toutes proportions gardées, la référence à la pensée et à l’action de JPC s’est ainsi installée dans notre paysage politique pour une raison analogue :   l’attachement au dépassement des clivages en vue de l’unité de la nation républicaine. Or cette référence, même si elle n’est pas dominante, crée une petite musique dont le son croît au fur et à mesure que s’installe dans le pays le sentiment d’une coupure des élites avec la nation, l’idée que la classe politique n’a plus grand-chose à proposer faute de convictions fortes, et que le déclassement de la France tient largement à l’abandon d’une politique industrielle qui était précisément l’un des tout premiers combats menés par « JPC ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La publication au printemps 2020 de ses Mémoires a entretenu et avivé cette petite musique. Avec pour titre inattendu une parole de Saint Matthieu, cet ouvrage qui fait suite à de nombreux autres portant sur ses combats ne retrace pas un bilan mais donne plutôt à lire ce qui fut le projet continu du jeune Jean-Pierre, fils d’instituteurs de Franche-Comté, devenu énarque, passé par la guerre d’Algérie - un moment essentiel dans sa vie - porteur avec une poignée d’amis d’un projet de rénovation de la gauche qui à ses yeux n’était pas en contradiction avec les apports essentiels du gaullisme, ministre de la Recherche, de l’industrie, de l’Education nationale, de la Défense, de l’Intérieur, puis sénateur du territoire de Belfort après avoir été de longues années maire de cette ville. Trois fois démissionnaire par désaccord avec des choix politiques de l’exécutif - le tournant de la rigueur en 1983, la première guerre d’Irak fin 1992 et la question corse en 1999 -, il pourrait aujourd’hui trouver une sorte d'amère satisfaction dans le fait d’avoir eu raison trop tôt si l’on en croit le concert actuel : non la mondialisation ne fut pas heureuse, oui la France avait besoin de garder son industrie, non l’accrochage au mark du « franc fort » n’était pas la solution, oui la guerre d’Irak était la porte ouverte à l’engrenage d’une déstabilisation du Moyen-Orient dont nous payons aujourd’hui le prix fort, et enfin non, la vision de la République ne peut s’accommoder de l’exaltation des différences.        <br />
              <br />
       Il serait pourtant faux de croire que les multiples reniements de notre héritage qui ont marqué l’histoire politique de la France après le redressement des Trente Glorieuses et le relèvement du pays par l’effort du général de Gaulle, laissent l’acteur Chevènement dans l’amertume ou le ressentiment. C’est qu’il ne croit pas à la fin de l’histoire ni à l’absorption de la politique dans l’économie. Ayant montré dans la trilogie citée en note [1] que la mondialisation n’a pu s’installer sans « hegemon politique », celui de l’Empire britannique pour la première et de l’« hyperpuissance »  américaine pour la seconde, JPC n’a jamais renoncé à inventorier les atouts qui demeurent ceux de la France. Ni à exhorter ceux qui sont aux manettes à réinventer notre avenir. Eurosceptique depuis Maastricht, il est aussi un de nos observateurs les plus attentifs du redressement de l’Allemagne dont il souligne que la puissance économique la met au faîte de l’Europe mais la laisse dépourvue de tout projet politique pour une Union cahotée entre deux impérialismes mondiaux. De là l’idée directrice chez lui que la France ne doit pas renoncer à être elle-même.  Notre pays, ce petit cap au bout d’un continent reste l’improbable appendice d’une aire de civilisation au déploiement de laquelle il a tant contribué qu’il ne peut laisser son rôle s’effacer. Improbable au sens où, de sa singularité, il a su faire une force. Comme l’écrivait Ernst Robert Curtius la spécificité de la France est de porter un message universel. En aurait-on fini avec celui-ci à l’heure où jamais la puissance n’a été plus visiblement le fait des nations et surtout où l’héritage républicain avec ses fondements que sont l’éducation et la citoyenneté - thèmes particulièrement chers au cœur de JPC - a pour devoir de se dresser contre la barbarie ?       <br />
              <br />
       C’est fort de cette conviction que Chevènement n’a jamais cessé de travailler, lire, écouter, creusant parfois à fond les sujets les plus pointus. Pour le plus grand désarroi parfois, de son entourage, il est incollable sur les données économiques, commerciales et budgétaires, aussi bien que sur l’histoire contemporaine du Moyen-Orient, les mécanismes par lesquels les décideurs européens ont installé l’euro, les politiques successives de la BCE tout comme l’évolution de l’islam dans l’histoire ou les textes allemands relatifs à la question écologique.  Cette culture de première main faite d’une lecture approfondie des sources et nourrie par les nombreuses rencontres de ceux qui ont fait ou observé le monde, secrétaires d’Etat américains, hommes politiques allemands, intellectuels de tous continents et tant d’autres, crée un croisement singulier entre l’intellectuel que par certains aspects- bien éclairés par sa biographie- Chevènement aurait pu devenir et l’homme politique solide et original qu’il a choisi d’être. A la lucidité de l’intellectuel, très marquée chez lui jusqu’à l’ironie et complétée d’ailleurs, trait un peu méconnu, par le goût de la compétence technocratique, JP Chevènement ajoute le besoin de l’action. Ce dernier entre-t-il au moins partiellement en contradiction avec l’analyse conceptuelle ? C’est possible mais c’est le prix à payer pour être « conséquent » au sens où le disait Malraux.       <br />
              <br />
       On aurait tort de voir dans cet ouvrage une méditation, celle d’un politique déçu par le cours de l’Histoire. En dépit de son titre, il s’agit pour l’enfant de Franche-Comté marqué par l’occupation allemande mais toujours prêt à relever le défi de l’avenir, de croire en l’histoire des hommes, celle d’abord de son pays et contre vents et marées.       <br />
              <br />
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       [1] Par exemple : <span style="font-style:italic">La République contre les bien-pensants</span>, Plon, 1999 ; <span style="font-style:italic"> Défis Républicains</span>, Fayard, 2004 ; et la trilogie <span style="font-style:italic">La France est-elle finie ?</span> 2011 ; <span style="font-style:italic">l’Europe sortie de l’histoire ?</span>, 2013 ; et <span style="font-style:italic">Un défi de civilisation</span>, 2016 chez Fayard.
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Alexandre Devecchio: «Jean-Pierre Chevènement, un roman français»</title>
   <pubDate>Mon, 23 Nov 2020 11:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chevenement.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
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   Une recension des mémoires de Jean-Pierre Chevènement par le journaliste Alexandre Devecchio, parue dans Le Figaro du 20 novembre 2020     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/51720748-39631878.jpg?v=1606127718" alt="Alexandre Devecchio: «Jean-Pierre Chevènement, un roman français»" title="Alexandre Devecchio: «Jean-Pierre Chevènement, un roman français»" />
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      Les mémoires de Jean-Pierre Chevènement ont manqué d’être emportées par la deuxième vague du Covid et celle de l’islamisme. Cela aurait été injuste. Car Qui veut risquer sa vie la sauvera éclaire mieux qu’aucun article d’actualité les crises que nous traversons. Le titre lui-même fait écho aux tragédies du présent. Il est emprunté à une parole de saint Matthieu que Chevènement avait à l’esprit lorsqu’il était officier en Algérie. «Qui veut sauver sa vie la perdra. Qui veut risquer sa vie la sauvera», cette formule résume sa philosophie de vie personnelle, mais aussi politique. Une philosophie de combat. Dans cette autobiographie d’une densité exceptionnelle, Chevènement n’omet aucun événement marquant de son aventure politique. Du Ceres et du pari de l’Union de la gauche au tournant libéral de 1983 qui marque sa première rupture avec le Parti socialiste ; de son opposition au traité de Maastricht à sa candidature à l’élection présidentielle de 2002 ambitionnant de rassembler les républicains des deux rives.
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     <div>
      Mais la première partie consacrée à son enfance et sa jeunesse reste sans doute la plus puissante. Chevènement, et c’est probablement ce qui le distingue des hommes politiques contemporains, a été façonné par la guerre, la vraie. Il naît le 9 mars 1939 à Belfort, six mois avant le début du second conflit mondial. Son père est fait prisonnier en 1940 et envoyé en Allemagne. Ses premiers souvenirs sont ceux de l’Occupation. Marqué par la défaite, Chevènement consacre sa vie à aider la France à se relever d’un désastre sans précédent dont la profondeur explique encore une partie des désordres actuels.       <br />
              <br />
       À rebours du discours dominant qui condamne la passivité des Français de 1940 à 1944, «comme s’ils avaient choisi d’eux-mêmes de se mettre en dehors de l’Histoire et comme s’il était si facile de résister», Chevènement souligne la «résistance instinctive» et l’hostilité aux «Boches» de la majorité d’entre eux, rappelant que le gouvernement de Vichy n’est pas venu au pouvoir par les urnes mais par un armistice démobilisateur. «Mille souvenirs de ma petite enfance s’insurgent contre cette réécriture contemporaine et me font mieux voir le fossé qui, déjà à cette époque-là, séparait le peuple et les élites». Cette vision dévoyée de notre histoire nourrit, selon lui, l’esprit de repentance et de renoncement des dirigeants d’aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Chevènement décrit également la France de cette époque comme indissociablement laïque et catholique. Sa mère, institutrice apôtre de l’école publique était pourtant assidue à la messe le matin sans que cela ne contredise en rien le combat laïc qu’elle poursuivait l’après-midi. Chevènement lui-même fréquenta le catéchisme, ce qui, selon lui, contribua à affiner sa sensibilité. Ceux qui voient dans le chevènementisme un laïcisme hors-sol commettent donc un contresens. La laïcité, qu’il a, par ailleurs, toujours défendue, s’inscrit, pour lui, dans un héritage culturel chrétien qui la dépasse: elle constitue le prolongement, sous le drapeau de la liberté et de l’émancipation, de «la foi des anciens jours». Et c’est probablement seulement compris ainsi qu’elle peut constituer un antidote à l’islamisme.       <br />
              <br />
       L’autre expérience fondatrice a été la guerre d’Algérie. Chevènement se porte volontaire pour rejoindre la fournaise d’Oran, convaincu comme le général de Gaulle que «si l’Algérie doit devenir indépendante, il vaut mieux que ce soit avec la France que contre elle». À 22 ans, il observe la mort de près, ainsi que le cauchemar de la guerre civile, aussi bien entre Français qu’entre Algériens. Un souvenir qui le hante encore et lui fait redouter un épisode similaire dans la société française contemporaine. Pour autant, il refuse les raccourcis historiques. La guerre d’Algérie était, selon lui, un mouvement de libération nationale et non le premier épisode du «djihad global» ; la vague islamiste qui a submergé le pays dans les années 1990 procède d’une autre histoire dont les racines sont au Moyen-Orient, explique-t-il.       <br />
              <br />
       Son expérience vécue entre 1961 et 1963 lui a donné une grille de lecture pour comprendre les enjeux de la période qui a suivi, de l’échec du nationalisme arabe à la montée en puissance de l’islamisme. C’est pour ne pas alimenter cette expansion de l’islam radical qu’il s’opposera à la première guerre du Golfe en 1991 allant jusqu’à démissionner de son poste de ministre de la Défense sous François Mitterrand. Dès cette époque, il considère que faire la guerre à l’Irak revient à briser le pays qui permet de maintenir un équilibre au Moyen-Orient. Rétrospectivement, l’Histoire lui a donné raison puisque la destruction de l’État irakien par les deux guerres du Golfe a libéré en Irak d’abord, mais aussi dans tout le monde musulman puis dans le monde occidental, les forces d’al-Qaida, le terrorisme, le fondamentalisme sunnite et enfin Daech.       <br />
              <br />
       Sur bien des points, le «Che» avait vu juste. À propos du spectre de la désindustrialisation qui le hante dès 1983 et dont nous payons aujourd’hui les conséquences. À propos du traité de Maastricht, dont il pressent qu’il creusera les fractures géographiques et sociales au sein de l’Europe. À propos de la nécessité de «faire turbuler le système»: sa campagne de 2002, bien que perdante, a préfiguré l’effondrement de la droite et de la gauche de gouvernement. Mais le «Che» aura eu raison trop tôt et son destin politique conserve un goût d’inachevé. À l’heure où la technocratie et la communication tendent à remplacer la politique, il n’apparaît pas moins comme un véritable homme d’État. De ceux qui réfléchissent à l’horizon des cinquante prochaines années. «J’écris ce livre pour qu’il ait une suite que je n’écrirai pas, conclut-il. C’est aux jeunes générations de la faire»…
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