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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-06-13T19:50:16+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"</title>
   <pubDate>Wed, 02 Mar 2022 14:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « C à vous » sur France 5, mardi 1er mars 2022.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62751204-45405727.jpg?v=1779506530" alt="Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"" title="Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"" />
     </div>
     <div>
      Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en <a class="link" href="https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-13/3103627-invites-jean-pierre-chevenement-elise-lucet-marie-maurice-et-eric-delbecque.html">replay</a>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim des interventions de Jean-Pierre Chevènement :</span>       <br />
              <br />
       &quot;D’abord, il y a un fait massif : c’est l’invasion russe de l’Ukraine, violation caractérisée du droit international et de l’intégrité territoriale de ce pays. Le réflexe ne peut être que de la condamner avec la plus grande force, en prenant toutes les mesures appropriées. C’est ce qu’on appelle les sanctions. Ces sanctions sont contenues dans l’agression car l’agression entraîne une riposte qui est tout à fait légitime. Maintenant, si l’on veut raisonner en homme d’État, il faut réfléchir à tous les enjeux et à la guerre potentiellement nucléaire qui pourrait résulter de cet affrontement. Donc, il me semble que la fermeté n’exclut pas, comme le Président de la République le montre, la recherche d’un dialogue ou, en tout cas, d’une voie diplomatique. Celle-ci doit permettre de trouver une issue à ce conflit qui ne peut être, bien entendu, que le cessez-le-feu d’abord et ensuite le retrait des troupes russes, avec peut-être des arrangements sur les questions qui préoccupent légitimement les Russes, à commencer par leur sécurité. C’est une inquiétude qu’ils expriment de longue date. Je les écoute pour ma part depuis très longtemps et je sais de quoi sont faites, à tort ou à raison, leurs préoccupations. Il y a incontestablement dans l’attitude russe une part d’auto-intoxication, un sentiment nationaliste obsidional, un sentiment d’être toujours assiégés, menacés, qui peut les conduire à des interprétations fausses. Je pense que c’est ce qui vient d’arriver. C’est une erreur colossale d’interprétation de la réalité qui part d’une anticipation noire de ce que peut être l’évolution des relations internationales et en même temps d’un mépris caricatural de l’Occident, celui-ci se retrouvant assimilé à des groupes de soutien aux LGBT, etc. Tout cela montre la profondeur du gouffre qui existe aujourd’hui entre la Russie et le reste du monde.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je suis surpris parce que lorsque j’ai rencontré Vladimir Poutine en 2014, à l’occasion d’un échange de près de quatre heures, j’ai trouvé un homme argumenté, avec lequel il était possible de discuter. Cette conversation avait débouché sur la mise sur pied de ce qu’on a appelé par la suite le « Format Normandie », c’est-à-dire une instance où la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine discutaient du sort des territoires du Donbass (Louhansk et Donetsk particulièrement), où la question qui se posait de prime abord était l’usage de la langue russe et une certaine autonomie administrative, au moins au niveau de la police municipale. Tout cela paraissait être un problème réglable. D’ailleurs, les accords de Minsk, intervenus à deux reprises, prévoyaient un processus qui n’a pas pu être appliqué, du fait de la mauvaise volonté de l’Ukraine, autant que de la Russie. Quand on lit le texte de ces accords, il y est d’abord question d’élections à organiser dans ces territoires du Donbass, avant que l’Ukraine ne recouvre sa frontière avec la Russie. Or l’Ukraine a exigé de recouvrer d’abord ses frontières puis de procéder ensuite à des élections, ce que les Russes n'ont pas accepté. Donc, à plusieurs reprises le Président de la République est revenu à la charge. Il m’a envoyé et a aussi envoyé ses ministres pour essayer de faire avancer ce problème qui paraissait soluble, parce qu’avoir un conflit gelé au cœur de l’Europe c’était potentiellement très dangereux. Au bout de huit ans, effectivement, la situation a explosé. J’assume les efforts faits et je revendique d’avoir essayé d’empêcher cette situation qui est infiniment malheureuse pour les Ukrainiens, pour les Russes et pour nous-mêmes, Européens. Nous n’avons pas encore fini d’en payer le prix.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon, je pense qu’il y a la fourniture d’armements défensifs à la résistance ukrainienne et que celle-ci est tout à fait légitime. S’agissant de la fourniture d’armements offensifs, comme des avions de chasse, même s’ils sont pilotés par des Ukrainiens, c’est plus problématique. On met en effet le doigt dans un engrenage dont nous voulons justement éviter qu’il nous conduise à la surenchère et finalement à la guerre. Donc, les sanctions économiques et financières sont extrêmement dures et déstabilisatrices pour la Russie - il faut le savoir, mais elles sont légitimes. Au-delà, nous sommes sur un terrain mouvant et beaucoup de gens s’expriment sans esprit de responsabilité, sous l’empire de l’émotion. Et naturellement, sous cet empire, on peut dessiner des fresques avantageuses : l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne par exemple. Le processus qui doit être suivi pour cela prend des années. Cela ne peut pas se faire comme ça. Et j’ajoute que si l’on veut parfaire la désindustrialisation de la France, il faut faire adhérer des pays à très bas coûts de main d’œuvre. C’est comme cela qu’on a déjà procédé par le passé à des élargissements qui ont eu des conséquences néfastes. Il faut bien le voir. Donc, toute cela mérite discussion, mérite d’être pesé. J’estime que trop de gens s’expriment au nom d’une autorité qu’ils n’ont pas, sur des domaines infiniment complexes où l’on gagnerait à faire preuve d’un minimum de retenue. Je pense que ce que fait le Président de la République est très adéquat à la situation. Il fait preuve d’une grande fermeté de langage, met en place des sanctions économiques et financières ciblées et très fortes et défend, par ailleurs, une voie ouverte au dialogue. Il échange par exemple par téléphone avec le Président Poutine presque tous les jours. Il y a quand même un canal de communication qui demeure. Et il est normal que le Président du Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron, exerce ce rôle.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Il faut toujours faire attention au moment où l’on rentre dans la cobelligérance. Les avions dont il est question ce sont des Soukhoi ou des MiG russes dont ne disposent que quelques pays (Pologne, Bulgarie, etc.). Même s’ils en fournissaient aux Ukrainiens, je ne pense pas que cela modifierait considérablement le rapport de forces. Soyons sérieux. Ce n’est pas ça qui fera pencher la balance mais bien l’unité de la communauté internationale, la ferme condamnation de cette invasion inqualifiable et inenvisageable. On n’a en effet rien vu de similaire depuis 1956. Il faut faire reculer les Russes et avoir conscience que cette guerre est mal reçue dans l’opinion publique russe et que, par conséquent, il y a des marges pour faire bouger les choses. Je ne dis pas qu’il faut être optimiste à court terme car les Russes sont difficiles mais on peut, je pense, imposer un cessez-le-feu à un certain moment et un retrait des troupes russes. Dans quel contexte ? La neutralité par exemple. Je rappelle que l’Autriche a déclaré sa propre neutralité en 1955 lorsqu’elle a recouvré son indépendance (avec l‘<span style="font-style:italic">Österreichischer Staatsvertrag</span>). Cela a marché, tous les pays garantissant aujourd’hui cette neutralité. C’est une assurance que l’Ukraine n’a pas aujourd’hui car elle ne fait pas partie de l’OTAN : les clauses automatiques qui figurent dans l’article 5 de la Charte de l’OTAN ne jouent donc pas. Il vaudrait mieux pour elle avoir un statut de neutralité garanti par toutes les puissances, me semble-t-il. Mais ce n’est que mon opinion…&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Les groupes de sécurité privée ont été utilisés par d’autres pays, je pense par exemple aux Américains en Irak. S’agissant du groupe Wagner, qui sévit en maints pays, sa présence à proximité de Kiev me parait une menace moins redoutable que celles des services spéciaux russes, les fameux <span style="font-style:italic">Spetsnaz</span>. Ceux-ci sont des soldats expérimentés, alors que le groupe Wagner est souvent composé d’anciens combattants ou de gens qui ont dépassé l’âge de la retraite. Ce qui est inqualifiable, ce sont les menaces que la partie russe fait peser sur la vie des dirigeants ukrainiens. Cela ne peut que favoriser une escalade qui est déjà allée très loin.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;J’éviterais de mélanger les deux sujets que sont la guerre en Ukraine et l’élection présidentielle, et de faire de tout cela l’occasion d’une polémique politicienne. L’heure est plutôt à l’unité nationale que je réclame depuis plusieurs années. J’ai en effet demandé un gouvernement de salut public - il y a un peu plus de deux ans, car je trouve que la période est très difficile. Au point où nous en sommes aujourd’hui, il faut éviter de faire monter la température et d’hystériser le débat. Certains propos tenus par des candidats à l’élection présidentielle ont pu être regrettables, mais le contexte était tout autre. C’est aujourd’hui qui compte, et j’observe avec satisfaction que le Premier ministre a réuni à Matignon l’ensemble des candidats et que cela s’est plutôt bien passé. Un échange d’informations sur différents sujets a pu avoir lieu : les réfugiés, leur accueil, etc. C’est comme cela qu’il faut procéder et j’approuve le président de la République d’avoir choisi cette voie raisonnable.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;L’accueil des réfugiés ukrainiens n’est pas une épreuve mais un devoir. Il faut simplement se mettre d’accord sur la manière dont ils se répartiront. Il y a beaucoup d’Ukrainiens par exemple en Pologne et en Allemagne, et je pense que les Ukrainiens iront naturellement là où ils ont des parents, des proches, etc. Mais ils peuvent être accueillis dans d’autres pays, dont la France. Et c’est un devoir pour nous que de les accueillir.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je voudrais dire pourquoi je soutiens Emmanuel Macron. Je pense qu’il a l’étoffe d’un Président capable de construire la France dans une période aussi troublée. N’oublions pas qu’il est responsable de la dissuasion nucléaire : 300 têtes nucléaires pour la France (moins certes que les États-Unis et la Russie). Celle-ci est un élément de paix et de stabilité en Europe car personne ne souhaite voir utiliser des armes aussi terrifiantes, et elles ne sont d’ailleurs pas faites pour être utilisées mais pour inspirer la crainte afin que l’adversaire recule. Emmanuel Macron est à mon sens parfaitement capable de gérer cette crise qui implique beaucoup de fermeté, d’intelligence et de finesse. Il faut se montrer souple et compréhensif pour se mettre dans la tête de l’autre, deviner comment il raisonne. C’est un travail éminemment difficile. Connaissant Emmanuel Macron depuis environ cinq ans, ayant appris à le connaître, je dois dire que je ne partage pas à son égard le ressentiment qu’éprouvent à son égard des gens de gauche et de droite. Ce ressentiment est compréhensible car il les a évincés des avenues du pouvoir en 2017. Emmanuel Macron a fait turbuler le système. Le problème est maintenant de donner au système au direction et de faire en sorte que tout le monde puisse être associé à une vraie refondation républicaine qui permette de sauvegarder les intérêts essentiels de la France. Le choix à l’élection présidentielle doit se faire à la lumière des intérêts de la France.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je ne crois pas que la sécurité soit un impensé du gouvernement. Les chiffres ne sont pas exactement ce qu’on dit. Il y a certainement une augmentation récente des violences aux personnes - les homicides ont par exemple dépassé le millier, mais les atteintes aux biens n’ont pas augmenté. C’est une situation tout en nuances. Il y a en effet des quartiers qui sont soustraits à toute loi. La loi n’y est plus observée et son respect n’existe plus. Le civisme élémentaire a déserté les esprits. Et le policier lui-même est suspect de débordements et d’excès, presque par principe. On voit dans lui le visage d’un État policier, d’un État qui serait celui du Capital. Ce sont des visions très réductrices et simplificatrices.       <br />
              <br />
       Concernant les excès que certaines images pourraient mettre en avant, j’aimerais rappeler que l’on peut montrer toutes sortes d’images. On peut aussi montrer des policiers agressés, tabassés, menacés dans leur vie. Tout est possible et tout arrive. Simplement, il y a une attitude à l’égard de la police qui n’est pas une attitude républicaine. Il faut entourer les policiers d’un certain respect professionnel, à charge pour eux naturellement de respecter leur déontologie.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;L’expression « violences policières » est très contestable car elle suppose que l’institution elle-même produit la violence. Or celle-ci est soumise à énormément de règles et de contrôles. On ne peut pas et on ne doit pas dire, dans un système républicain, qu’il y a des violences policières !&quot;       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-13/3103627-invites-jean-pierre-chevenement-elise-lucet-marie-maurice-et-eric-delbecque.html">C À VOUS - FRANCE 5</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/62751204-45405727.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-sur-France-5-Trop-de-gens-s-expriment-sous-l-empire-de-l-emotion_a2202.html</link>
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   <title>Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"</title>
   <pubDate>Tue, 01 Mar 2022 15:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « BFM Story » sur BFM TV. Il répondait aux questions d’Olivier Truchot, lundi 28 février 2022.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62727804-45393681.jpg?v=1779506530" alt="Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"" title="Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"" />
     </div>
     <div>
      Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en <a class="link" href="https://www.rmcbfmplay.com/video/bfm-tv/bfm-story/edition-speciale-du-28-fevrier?contentId=Product::NEUF_BFMTV_BFM0300014472&amp;universe=PROVIDER">replay</a> (début à 1h06min34sec)       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Bonsoir Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense. Merci d’avoir accepté notre invitation. Vous avez apporté votre soutien à Emmanuel Macron hier, dans les colonnes du Journal du Dimanche. Est-ce pour saluer sa gestion de la crise ukrainienne ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Plus généralement, je considère qu’Emmanuel Macron a montré les qualités qui sont nécessaires à un chef d’État dans les périodes de crise comme celle que nous traversons. Par ailleurs, Emmanuel Macron a évolué dans le bon sens. Prenons par exemple la gestion de la crise du coronavirus. Il est souvent critiqué mais, en réalité, son mot d’ordre de la vaccination, qui ne tourne d’ailleurs pas le dos à la scientificité, était juste. Il a permis de passer au-delà de la cinquième vague, en s’appuyant sur les personnages soignants et sur les « premiers de corvée » qui nous ont permis de tenir. Par son action, Emmanuel Macron a montré qu’il était capable de contenir cette pandémie.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Deuxièmement, sur le plan économique, je constate que les moyens mis en œuvre au nom du « quoi qu’il en coûte » ont été efficaces : l’aide au chômage partiel et les subventions versées aux entreprises ont permis au tissu entrepreneurial de tenir. Le chômage a reflué. Il est plus bas aujourd’hui qu’il n’a jamais été depuis 2007. La production en France a retrouvé son niveau d’avant la crise. Ce sont des résultats satisfaisants. Et j’observe qu’Emmanuel Macron a su tourner le dos aux premières impulsions qu’il avait données. C’est une gestion extrêmement sérieuse et raisonnable de la crise qui a prévalu. Je pense que les Français doivent faire preuve de civisme. Plus que jamais, notre pays est devant des échéances difficiles.       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : On va parler de la Russie. Vous avez toujours dit que la Russie faisait partie de la grande famille des pays européens. Est-ce toujours le cas ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Cela fait partie des données de la géographie et de l’histoire, bien que ça n’excuse en rien l’agression russe caractérisée, celle-ci violant les principes d’intégrité territoriale et de souveraineté des États. Par conséquent, il faut condamner très fermement, comme a su le faire le Président Macron, tout en maintenant le dialogue pour favoriser un jour une désescalade qui serait dans l’intérêt de toute l’Europe.       <br />
              <br />
       Pour répondre à votre question, la Russie procède du christianisme byzantin. C’est un pays orthodoxe dont les racines sont chrétiennes, comme celles des pays d’Europe occidentale qui, eux, procèdent de Rome. Ce schisme qui oppose l’Ouest et l’Est de l’Europe remonte à 1054. C’est donc une vieille affaire. Mais, en l’occurrence, nous sommes cette fois en présence d’une violation caractérisée des principes qui fondent l’ordre international. La France lui apporte la réponse qui convient.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Mais vous l’avez rencontré Vladimir Poutine ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Je l’ai rencontré et je suis surpris car il m’avait donné l’impression d’être quelqu’un qui argumentait, qui était rationnel. Nous avons discuté en tête à tête, quatre heures d’affilée, en 2014 pour jeter les bases du format Normandie. Il me semblait qu’on pouvait raisonner avec lui. Même si je connais la psychologie russe, leur nationalisme obsidional, le sentiment qu’ils ont d’être toujours menacés, assiégés. Peut-être y’a-t-il aussi eu des fautes commises par les Occidentaux ?       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Lesquelles ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Après l’effondrement de l’URSS, il fallait concevoir un ordre de sécurité stable apportant à chaque pays des garanties qu’il pouvait estimer légitimes. Cela n’a pas été fait dans certaines circonstances. Je ne vais pas rappeler le Kosovo, l’Irak, la Libye, etc. La Russie a pu à un certain moment se sentir menacé. Excessivement évidemment.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Est-ce une réaction paranoiaque du président russe ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Oui. Le mot peut paraître fort, mais je crois qu’il est malheureusement juste. Je dis bien « malheureusement » car c’est un malheur immense pour l’Ukraine, pour la Russie, pour l’Europe. Nous allons en payer durement le prix.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Quel sera le prix à payer ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Regardez le gaz. Pour l’Allemagne, c’est plus de 50% de son électricité. Si les gazoducs ne fonctionnent plus, que fera l’Allemagne ? Où va-t-elle s’approvisionner. On peut s’attendre à un choc sur les prix. L’inflation est déjà forte. Elle le sera plus encore. C’est un exemple que je prends un peu au hasard. Tous ces réfugiés représentent par ailleurs une terrible misère humaine.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Vous avez souvent critiqué l’Union européenne. Aujourd’hui, celle-ci réagit très fort. L’Allemagne annonce sa volonté de mettre beaucoup d’argent dans son budget militaire. La Suisse sort même de sa neutralité et adopte des sanctions économiques contre la Russie.</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Permettez-moi d’être un peu plus réservé pour commenter la portée des décisions prises par la Suisse et même par l’Allemagne. Son premier réflexe était, je rappelle, de maintenir la Russie dans le système Swift. Quant aux annonces du nouveau chancelier allemand Scholz de faire passer le budget allemand de défense à plus de 2% du PIB, souvenons-nous qu’Angela Merkel avait déjà pris cet engagement sans qu’il ne se traduise dans la réalité. Attendons de voir comment les choses vont évoluer et évitons les surenchères inutiles. L’Europe affirme sa solidarité avec la résistance ukrainienne. C’est bien. Il faut maintenir cette solidarité d’une manière avisée, comme je crois qu’on le fera avec le président de la République qui a su, comme vous l’avez remarqué, maintenir ouverts les canaux de la communication.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Benjamin Duhamel : Considérez-vous, M. Chevènement, comme Valérie Pécresse, que certains candidats à l’élection présidentielle (Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, etc.) sont disqualifiés dans la course du fait de leurs propos passés, jugés complaisants à l’égard de Vladimir Poutine et de la Russie ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Non. Ce sont des propos de candidats. Madame Pécresse est candidate et peut donc tenir ces propos. Quant à moi, je ne les tiens pas pour une raison très simple. Certains discours pouvaient se tenir dans un certain contexte, mais le contexte a changé. L’invasion de l’Ukraine était difficile à imaginer il y a encore quelques semaines. Moi-même je n’y croyais pas. Il faut éviter, par conséquent, de faire parler les gens en dehors du contexte où ils se plaçaient eux-mêmes.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Vous avez reçu une médaille de l’amitié de la part de Vladimir Poutine en 2017. Allez-vous garder cette médaille ou la lui rendre ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : J’ai accepté cette médaille avec l’accord des plus hautes autorités de l’État. Je l’ai fait pour servir les intérêts de la France, la seule chose qui compte pour moi. Avant de prendre une décision, je demanderai conseil et je ferai ce qu’on me dira de faire.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Merci à vous, M. Chevènement, d’être venu sur notre plateau ce soir.</b>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.rmcbfmplay.com/video/bfm-tv/bfm-story/edition-speciale-du-28-fevrier?contentId=Product::NEUF_BFMTV_BFM0300014472&amp;universe=PROVIDER">BFM STORY - BFM TV</a>       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-sur-BFM-TV-Soutenons-la-resistance-ukrainienne-tout-en-evitant-les-surencheres-inutiles_a2201.html</link>
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   <title>Entretien de Jean-Pierre Chevènement au JDD: «J’apporte un soutien républicain à Emmanuel Macron»</title>
   <pubDate>Sun, 27 Feb 2022 13:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Journal du Dimanche, propos recueillis par David Revault d'Allonnes, dimanche 27 février 2022.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62676642-45369200.jpg?v=1645966837" alt="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au JDD: «J’apporte un soutien républicain à Emmanuel Macron»" title="Entretien de Jean-Pierre Chevènement au JDD: «J’apporte un soutien républicain à Emmanuel Macron»" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <b>Le JDD : Qui soutiendrez-vous dans cette campagne présidentielle ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : J’apporte un soutien républicain à Emmanuel Macron. Que veux-je dire par là ? Il est inconcevable que quiconque prétendant exercer une influence dans nos institutions ne se prononce pas à l’occasion de cette élection directrice. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : donner un sens à cette élection, et au mandat du candidat qui sera élu président jusqu’en 2027. Je fais donc appel au civisme de nos concitoyens pour que chacun détermine son choix à la lumière du seul critère qui vaille : l’intérêt de la République.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> <b>Le JDD : Pourquoi Emmanuel Macron, donc ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Emmanuel Macron a des qualités remarquables et une expérience dont nul autre ne peut se prévaloir. Elles sont reconnues, surtout à l’étranger. En France, on lui fait souvent un procès injuste : d’avoir évincé en 2017 le PS et la droite, les tenants légitimes du titre. Cela peut se comprendre, beaucoup ont eu le sentiment de voir leurs carrières brisées. Mais ce n’est pas Emmanuel Macron qui a fait imploser la gauche. Cette implosion tient à des choix bien antérieurs, qui l’ont fait concéder toujours plus à l’avidité des puissants et qui l’ont progressivement coupée des couches populaires. Ces choix, je les ai dénoncés dès les années 1980 : le marché unique, c’est-à-dire la dérégulation de toute l’économie, la libération des mouvements de capitaux devenue effective en 1990, avant toute harmonisation de la fiscalité sur l’épargne, bref, la voie ouverte aux délocalisations industrielles et à la désindustrialisation… Celle-ci a creusé le gouffre du chômage et les fractures sociales où s’enracine la crise des Gilets jaunes.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le Point : Concernant la droite, quel est votre diagnostic ?</b>        <br />
              <br />
       Pareillement, ce n’est pas Macron qui l’a frustrée en 2017 d’une victoire qu’elle croyait acquise. Ce sont les fautes de la droite elle-même, son absence de projet, l’oubli des grandes leçons laissées par le général de Gaulle qui l’ont précipitée dans l’errance où nous la voyons, et pas seulement des erreurs humaines. De cette double éviction de la droite et de la gauche, de cette mise en turbulence du système procède un ressentiment qu’humainement je peux comprendre. Mais il est injuste d’en faire porter le chapeau à Emmanuel Macron. Au contraire : les Français ne voulaient plus de la fausse alternance entre des partis devenus presque interchangeables. Et Emmanuel Macron n’a pas été élu en 2017 pour poser quelques rustines.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Avez-vous hésité à le soutenir ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : La seule chose qui, en 2022, m’ait fait hésiter, c’est la perspective d’une Europe fédérale inscrite dans la plateforme de la coalition allemande après l’accord entre SPD, Verts et FDP. Car si nous devions accepter un vote non plus à l’unanimité mais à la majorité qualifiée, au sein du Conseil européen, sur les questions de politique étrangère et de sécurité commune, c’en serait fini du statut de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est inenvisageable. Mon soutien n’est donc pas un blanc-seing : je n’abandonne pas mes convictions. Cela, le président Macron le comprend.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Comment jugez-vous le bilan du chef de l’État sortant ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Emmanuel Macron a pu commettre quelques erreurs. Mais sur l’essentiel, c’est-à-dire la crise du Covid, il l’a contenue aussi efficacement que possible. Sur le plan sanitaire, la politique de vaccination a montré sa pertinence, grâce à la mobilisation des personnels soignants et des « premiers de corvée ». Sur le plan économique, le mot d’ordre du « quoi qu’il en coûte » a été tenu et assumé. C’était un renversement complet par rapport à l’approche initiale d’Emmanuel Macron. Mais les prêts garantis par l’État aux entreprises leur ont permis de tenir, les mesures en faveur du chômage partiel ont fait tomber le chômage total à 7,4 %, le niveau le plus bas depuis 2007, et les secteurs majeurs de l’économie ont été préservés. Surtout, dès le 13 avril 2020, Emmanuel Macron a fixé un cap : la reconquête de l’indépendance industrielle et technologique de la France, ainsi en matière de production d’électricité d’origine nucléaire. Cela est conforme à l’intérêt du pays.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : La réindustrialisation est donc possible ?</b>        <br />
              <br />
       Depuis 2017, et ce pour la première fois depuis des décennies, de nouveaux sites industriels s’ouvrent et de nouveaux emplois industriels se créent. Les investissements étrangers en France, notamment américains, sont plus nombreux. Certes, la désindustrialisation de la France n’a pas encore été enrayée. Le gouffre du déficit commercial – 85 milliards d’euros en 2021 – n’a pas été résorbé. Mais l’hémorragie a pris fin et les problèmes ont été clairement identifiés.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Les électeurs de gauche devraient donc, à vous suivre, voter Macron dès le premier tour ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : La gauche a perdu ses repères idéologiques. Aucun candidat ne représente cette gauche enracinée dans le terreau des Lumières, qui prétendait donner la maîtrise de son destin à chacun, individuellement et collectivement. ­Mélenchon a un certain talent, mais un problème avec la République. La VIe République dont il rêve ne serait qu’un retour au régime d’assemblée… Quant aux autres, ils sont restés dans le ­sillage du social-libéralisme. Quel choix peut donc faire un électeur de gauche entre ces reliques ? Beaucoup préféreront, je crois, cet alliage entre la tradition du progrès social et la culture de l’État, auquel tend Emmanuel Macron.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Le macronisme n’est-il qu’une parenthèse, ou une modification durable de notre jeu politique ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : À mes yeux, le macronisme n’existe pas. Il y a Emmanuel Macron, qui est un être libre, qui pense par lui-même et qui décide. Et puis il y a des gens très divers, avec lesquels je peux être d’accord ou non. L’élection d’Emmanuel Macron s’inscrit dans une histoire de la Ve République. Première phase : la refondation, avec de Gaulle qui veut soustraire la République à l’emprise des anciens partis. Deuxième phase : la maturité, avec les anciens partis qui se refondent pour s’adapter à l’élection du président de la République au suffrage universel, le PS d’Épinay créé en 1971 et le RPR en 1976. Troisième phase : le dégagisme, car ces partis, prisonniers des mêmes engagements néolibéraux, au prétexte de l’Europe, ont peu ou prou conduit la même politique, qui a été rejetée. Quatrième phase : la mise en turbulence du système en 2017. La vraie question, c’est la suite : pour quel projet ?       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Justement, que pressentez-vous ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Va-t-on assister à une radicalisation, avec une coalition de la droite et de l’extrême droite ? Est-ce que la droite revenant aux affaires va réinstaller le système de l’« essuie-glace » : on se débarrasse des sortants en faisant revenir les autres ? Ou bien est-ce qu’Emmanuel Macron va pouvoir, à travers un second quinquennat, redresser le pays et redonner un sens à la politique ? C’est, pour moi, l’enjeu essentiel : permettre une recomposition de la vie politique française autour d’un pôle de refondation républicaine au sein même de la future majorité. Je fais confiance à l’intelligence et au sens de l’intérêt général d’Emmanuel Macron. C’est un pari, donc un risque. Il faut savoir le prendre.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Quelles réformes préconisez-vous ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Je propose de déconnecter la durée du mandat parlementaire de celle du mandat présidentiel pour refaire du Président le gardien du temps long et revivifier le Parlement. L’esprit du système en serait changé : on reviendrait à une conception de la Ve République proche de celle que voulait lui donner Michel Debré en 1958. Sur le plan économique, des mesures fortes s’imposent : le renforcement de la planification, la nationalisation d’EDF, le développement de l’actionnariat salarié, etc. Et puis, il y a les investissements d’avenir. Emmanuel Macron a déjà donné des pistes avec France 2030.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Le JDD : Depuis jeudi, l’armée russe attaque l’Ukraine. Comment réagissez-vous ?</b>        <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Une nouvelle guerre froide va s’installer en Europe. L’invasion russe l’a rendue inévitable. Et elle va durer. J’espère qu’on pourra favoriser une désescalade, mais ça me paraît mal parti. Emmanuel Macron a fait ce qu’il pouvait et il a bien fait. On peut soutenir la résistance ukrainienne, mais je ne crois pas qu’il faille écouter ceux qui prônent l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Ses mécanismes automatiques risqueraient de nous entraîner dans une troisième guerre mondiale potentiellement nucléaire. Une autre histoire eût été possible, mais on ne refait pas l’histoire.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.lejdd.fr/Politique/exclusif-jean-pierre-chevenement-japporte-un-soutien-republicain-a-emmanuel-macron-4096078">Le JDD</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.chevenement.fr/Entretien-de-Jean-Pierre-Chevenement-au-JDD-J-apporte-un-soutien-republicain-a-Emmanuel-Macron_a2199.html</link>
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