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  <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
  <description><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></description>
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  <dc:date>2026-06-13T18:01:25+02:00</dc:date>
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   <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
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   <title>[AFP] Régionales: Chevènement choqué par le discours en corse de Talamoni</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2015 19:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 18 décembre 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8681200-13703237.jpg?v=1449495553" alt="[AFP] Régionales: Chevènement choqué par le discours en corse de Talamoni" title="[AFP] Régionales: Chevènement choqué par le discours en corse de Talamoni" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre et président de République moderne, Jean-Pierre Chevènement, s'est dit &quot;certainement&quot; choqué vendredi par le discours en corse prononcé jeudi par l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni,       <br />
       nouveau président de l'Assemblée de l'île.       <br />
                 <br />
       A la question : &quot;Avez-vous été choqué qu'il [Jean-Guy Talamoni, NDLR) prononce son discours en corse ?&quot;, qui lui était posée sur Europe 1, l'ancien ministre de l'Intérieur, en fonction au moment de la négociation d'un nouveau statut de l'île, a répondu : &quot;Certainement&quot;.       <br />
                 <br />
       &quot;Aujourd'hui, la co-officialité de la langue corse, que réclament les nationalistes, d'autres la réclament par ailleurs. Si on votait cette charte des langues régionales et minoritaires, eh bien, il faudrait que les actes de mariage, de décès (...) puissent être rédigés non seulement en français mais dans une soixantaine d'idiomes. Ce serait l'éclatement de l'espace national&quot;, a-t-il jugé.       <br />
                <br />
        Jean-Pierre Chevènement a par ailleurs qualifié d'&quot;inadmissible&quot; un passage du discours d'installation à la présidence de l'assemblée de Jean-Guy Talamoni. &quot;Nous sommes arrivés ici avec tous ceux qui, comme nous, ont toujours combattu les autorités françaises sur la terre de Corse&quot;, a déclaré jeudi le dirigeant indépendantiste.       <br />
                 <br />
       &quot;Il y a eu pendant la guerre des résistants corses, il y a eu des combattants de la libération corses, il y a eu des gens qui se sont battus pour la France&quot;, a réagi M. Chevènement.       <br />
               <br />
       Les nationalistes ont pris le pouvoir jeudi en Corse avec l'accession de l'autonomiste Gilles Simeoni à la présidence du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale (CTC), le mini gouvernement de l'île, et l'installation de l'indépendantiste Jean-Guy Talamoni au perchoir de l'Assemblée de Corse.       <br />
                 <br />
       C'est la première fois, depuis la création de l'Assemblée de Corse en 1982, que les nationalistes, qui ont nettement gagné les élections territoriales des 6 et 13 mars, dirigent les institutions insulaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/8681200-13703237.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Le chômage de masse et l'intégration des jeunes issus de l'immigration sont les deux grands défis historiques de la France</title>
   <pubDate>Mon, 14 Dec 2015 12:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, Ancien ministre, Président de République Moderne, 14 décembre 2015.     <div>
      La première leçon des élections régionales tient au refus des Français de voir leur région identifiée au Front National. Ce qui vaut aujourd’hui dans les régions vaudra demain au niveau national. Le FN reste perçu comme un parti dangereux pour la France et pour son image dans le monde. On ne saurait cependant faire fond sur la permanence de ce réflexe : le FN est aux portes du Pouvoir.        <br />
              <br />
       Il faut donc entendre le message envoyé par 6,8 millions d’électeurs : il ne traduit pas seulement une colère aveugle mais un besoin de protection en tous domaines que les partis dits de gouvernement ne devraient pas négliger. Le chômage de masse et notre incapacité trop fréquente à intégrer les jeunes issus de l’immigration sont les deux grands défis historiques auxquels notre pays doit faire face.       <br />
              <br />
       L’alerte que représente le score élevé du Front National ne doit pas faire retomber nos dirigeants dans le même sommeil léthargique qu’après 2002. A ce niveau de puissance, le FN entraînera une recomposition du paysage politique français autour de lui, si les partis de gouvernement sont incapables de modifier radicalement leur logiciel. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La deuxième leçon de ce scrutin est l’indistinction dans laquelle les Français confondent désormais la gauche et la droite. Celle-ci est très loin du « grand chelem » qu’elle espérait. Sur sept régions conquises, trois l’ont été avec le concours de la gauche. M. Sarkozy sort affaibli de ces élections dont il attendait beaucoup.        <br />
              <br />
       Le parti socialiste quant à lui fait mieux que limiter les dégâts. Outre les trois régions qui lui paraissaient acquises, il en gagne deux qui ne l’étaient pas au soir du premier tour : le Centre-Val de Loire et la Bourgogne Franche-Comté. Pour autant, les grandes régions industrieuses et peuplées qui concentrent la plupart des métropoles sont désormais dominées par la droite. Le parti socialiste garde son emprise sur les régions rurales ou de villes moyennes. S’il veut reprendre l’ascendant, il lui faut plus que jamais changer de cap.       <br />
              <br />
       Notons que la treizième région, la Corse, voit la progression des séparatistes arrivés en tête et en position d’arbitrage grâce au concours constant depuis des décennies des partis de gouvernement. Avec le pays basque qu’il est question d’ériger en intercommunalité unique, c’est un dossier à suivre …        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Le-chomage-de-masse-et-l-integration-des-jeunes-issus-de-l-immigration-sont-les-deux-grands-defis-historiques-de-la_a1787.html</link>
  </item>

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   <title>[AFP] Régionales: Chevènement appelle à un "gouvernement de salut public"</title>
   <pubDate>Mon, 07 Dec 2015 14:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, lundi 7 décembre 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8625209-13602370.jpg?v=1449495553" alt="[AFP] Régionales: Chevènement appelle à un "gouvernement de salut public"" title="[AFP] Régionales: Chevènement appelle à un "gouvernement de salut public"" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre et président de République moderne, Jean-Pierre Chevènement, a appelé lundi à la formation &quot;dans les temps qui viennent&quot; d'&quot;un gouvernement de salut public&quot;, tout en appelant d'abord à &quot;partout faire barrage au Front national&quot;.       <br />
       &quot;Aucun des partis de gouvernement ne peut s'exonérer d'un examen de conscience approfondi&quot;, a estimé l'ancien ministre dans un communiqué au lendemain de la percée historique du Front national au premier tour des élections régionales.       <br />
       &quot;Il va falloir redresser le cap et ne pas renouveler les erreurs&quot;, a-t-il poursuivi à l'adresse de ces &quot;partis de gouvernement&quot;.       <br />
       Jugeant &quot;raisonnable&quot; le choix du PS de retirer ses listes dans trois régions, il a appelé à &quot;voter au second tour pour les listes de gauche dans les régions où celle-ci peut encore l'emporter et à faire partout barrage au Front National&quot;.       <br />
       Pour lui, &quot;l'essentiel désormais est dans le changement de logiciel de la politique gouvernementale&quot;. &quot;Il est temps de réfléchir à ce que peut être, dans les temps qui viennent et en tous domaines, un gouvernement de salut public&quot;, a-t-il conclu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.chevenement.fr/AFP-Regionales-Chevenement-appelle-a-un-gouvernement-de-salut-public_a1786.html</link>
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   <title>Pour un gouvernement de salut public</title>
   <pubDate>Mon, 07 Dec 2015 14:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean Pierre Chevenement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnet de Jean-Pierre Chevènement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le vote Front National n’est évidemment pas la bonne réponse au défi du terrorisme djihadiste dont l’objectif est de radicaliser les affrontements au sein de la société française. L’étiage élevé du FN est le résultat d’une politique dogmatique qui, en trente ans, a creusé le gouffre du chômage et s’est désintéressée de l’intégration des populations immigrées. Le score du Front National interpelle tous les gouvernements successifs depuis des décennies : il a fallu en effet beaucoup d’erreurs accumulées pour en arriver là, la première et la plus décisive de toutes étant l’abandon de l’Etat-nation comme cadre de souveraineté, de démocratie et de citoyenneté.       <br />
              <br />
       Aucun des partis de gouvernement ne peut s’exonérer d’un examen de conscience approfondi. Car il va falloir redresser le cap et ne pas renouveler les erreurs qui, en tous domaines, ont fait le lit du FN. Un sursaut authentiquement républicain est nécessaire.        <br />
              <br />
       Le choix du parti socialiste de retirer ses listes dans trois régions pour empêcher le FN de s’y installer est raisonnable. C’est un choix républicain au bon sens du terme. J’appelle donc à voter au second tour pour les listes de gauche dans les régions où celle-ci peut encore l’emporter et à faire partout barrage au Front National.        <br />
              <br />
       L’essentiel désormais est dans le changement de logiciel de la politique gouvernementale. Il est temps de réfléchir à ce que peut être, dans les temps qui viennent et en tous domaines, un gouvernement de salut public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.chevenement.fr/Pour-un-gouvernement-de-salut-public_a1785.html</link>
  </item>

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   <title>"La souveraineté, c'est la démocratie"</title>
   <pubDate>Thu, 12 Nov 2015 20:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda et médias]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio Classique et LCI, mercredi 11 novembre 2015. Il répondait aux questions de Guillaume Durand.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> Le 11 novembre commémore tous ceux qui sont mort pour la France à l'occasion de tous les conflits, les deux guerres mondiales, mais aussi les autres conflits.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Bien sûr, c'est le 11 novembre 1918, une victoire à l'arrachée, à bien des égards surprenante, car la France est affaiblie en Europe. Je rappelle : Trafalgar et Waterloo, elle avait perdu l'hégémonie mondiale et maritime ; 1870, Sedan, un rival surgissait sur le continent ; et en 1914-1918, la France est l'âme de la coalition. Elle tient en 1914 grâce à aux russes, ce qu'on oublie toujours de rappeler, parce que les Russes attaquent en Prusse orientale, et obligent deux corps d'armées allemands à courir aux frontières de l'est, donc nous permet de tenir sur la Marne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce conflit, très cher payé, et qui aboutit à une paix fragile, parce qu'elle n'était pas garantie par les Etats-Unis, contrairement aux engagements de Wilson vis à vis de Clemenceau, n'a pas empêché une surenchère du pangermanisme, sous la forme la pire qui soit, puisque c'était le nazisme.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> C'était un sursaut français, mais aussi anglais. Je pense qu'il faut bien voir que la guerre de 14-18, c'est surtout l'intervention de la Grande-Bretagne, qui n'était pas prévue par les Allemands, au moment du viol de la neutralité belge, parce que les Britanniques ne pouvaient pas accepter que le continent soit dominé par l'Allemagne, pas plus qu'ils ne l'avaient accepté de Napoléon.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Aujourd'hui, tous les peuples européens ont chuté. Il n'y en a aucun qui ne puisse considérer qu'il est plus puissant aujourd'hui qu'il ne l'était en 1914. Et le déclin de la France est parallèle à celui des autres puissances européennes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Cette situation devrait nous conduire à définir une confédération européenne, qui nous permettrait d'agir ensemble, pour peser dans le monde de demain. Parce que ce qui s'est passé après les deux guerres mondiales, c'est le passage de l'hégémonie, qui était européenne, aux États-Unis. Le XXIe siècle, ce sera les Etats-Unis et la Chine. Que va faire l'Europe ? Est-ce que nous serons capable, non pas de substituer une nation européenne aux nations qui existent – il y a une trentaine de nations en Europe – mais une confédération européenne, enjambant même la Méditerranée, parce que l'espace euro-africain est très important ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si nous sommes capables d'avoir cette vision d'avenir, je pense que nous remonterons la pente.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'erreur est antérieure à François Hollande et Nicolas Sarkozy. On a cru substituer l'Europe aux nations. L'erreur, c'est la génération Giscard-Schmidt, et Mitterrand quand même aussi, il faut bien le dire, parce que le traité de Maastricht, c'est François Mitterrand : on crée une monnaie unique, on abandonne notre souveraineté monétaire, nos frontières (Schengen). Le résultat n'est quand même pas brillant.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je rappelle que c'est à 1% de majorité que le traité de Maastricht a été approuvé, et qu'en 2005 c'est 55% des Français qui ont rejetté le projet de traité constitutionnel de M. Giscard d'Estaing.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis patriote, mais je n'emploie pas le mot souverainiste, non pas que j'ai quelque chose contre la souveraineté. Je rappelle que le titre I de la constitution c'est « De la souveraineté ». La souveraineté, c'est la démocratie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut proportionner l'accueil à la capacité d'intégration. Si nous sommes capables d'intégrer, bien entendu, nous pouvons accueillir. De toute façon, la solution est à la fois une régulation des flux de migrants, qui est nécessaire, et qu'il faudra aborder beaucoup plus sérieusement que cela n'a été fait jusqu'à présent, et puis d'autre part un renforcement de l'intégration, ce qui suppose que nous aimions nous-mêmes, que nous croyons à la France, qu'elle ait encore un avenir, qu'elle peut donner sens à l'Europe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si nous donnons envie d'adhérer à un projet républicain, Français et européen, les jeunes issus de l'immigration peuvent avoir envie de s'agréger à cette nation, qui garde un horizon. Si par contre, elle n'a plus d'horizon, qu'elle ne pense qu'à la fatalité de son déclin, et si elle entend ses élites qui n'ont de cesse que la France est faite pour être enterrée, à ce moment là, on n'a pas envie de s'intégrer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Florian Philippot a peut-être été dans un de mes comités de soutien, il y avait quand même beaucoup de monde, mais je ne l'ai pas rencontré. De toute façon, le Front National, c'est un génome d'extrême-droite, et c'est sur les problèmes de la relation de la France au reste du monde quelque chose qui n'est pas acceptable. Je pense que la nation, c'est l'idée républicaine de la nation, tournée vers l'autre, vers l'amitié avec les autres peuples, vers l'intérieur de la France, c'est l'amitié civique. Tout cela, je ne le trouve pas dans le programme du Front National.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La réflexion sur la fusion des listes PS et UMP dans les régions où le FN pourrait l'emporter est tout à fait prématurée. Je pense que le moment n'est pas venu de spéculer. Je pense que la priorité est à la campagne : il faut trouver de bons arguments et faire une campagne digne. Je suis tout à fait hostile à l'hystérisation du débat politique. Je pense qu'il faut analyser les arguments, débattre.        
       </li></ul><ul class="list"><li> En tant que patriote français, je pense que la France doit avoir une relation spéciale avec la Russie. Je rappelais la Première Guerre mondiale, j'aurais aussi pu rappeler la Seconde : Stalingrad... C'est quand même eux qui ont payé le plus lourd tribut. Et je pense que c'est rester dans une bonne tradition, qui est non seulement celle de la Troisième République, mais celle du gaullisme, que de penser qu'il y a place pour le dialogue avec la Russie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons avec la Russie des ennemis communs. Il y a Daesh. Nous devons travailler ensemble à trouver une solution politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est mal poser le problème que de poser la question du départ de Bachar El Asad. On personnalise le problème. La vraie question, c'est l'Etat. Il faut maintenir un Etat. Bachar il peut disparaître, personne n'y est attaché, mais il faut que l'Etat syrien demeure, et que par accord politique, on arrive à consolider les bases de cet Etat, à vaincre Daesh, Al Qaeda. Le régime peut évoluer, on peut discuter. Les modérés existent sur le terrain, on les soutient depuis trois ans, mais à un moment donné il faut tirer les conclusions qui s'imposent. Il faut rendre la Syrie vivable pour son peuple.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'origine principale des migrants à l'avenir ne sera pas la Syrie ou l'Irak, ce sont des pays relativement peu peuplés. Regardez l'Afrique, voyez les problèmes qui se posent, du Sahel à la Corne de l'Afrique. Si nous ne les prenons pas dès maintenant en prenant à bras le corps la question du co-développement, c'est une bombe que nous laisserons exploser dans quinze ou vingt ans. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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