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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-15T06:47:34+02:00</updated>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La guerre des monnaies ?"</title>
   <updated>2014-09-01T16:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-La-guerre-des-monnaies_a1654.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2014-09-01T16:52:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les actes du colloque du 28 avril 2014 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6947028-10621538.jpg?v=1409582408" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La guerre des monnaies ?"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "La guerre des monnaies ?"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil_a812.html">Accueil</a> de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Du-dollar-au-yuan-ou-du-dollar-au-DTS_a813.html">Du dollar au yuan ou du dollar au DTS ?</a>, par Jean-Luc Gréau, économiste, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Risque-de-guerre-chance-de-paix_a814.html">Risque de guerre, chance de paix ?</a> par Jacques Mistral, économiste, Senior fellow, Brookings Institution, Conseiller à l'Institut Français des Relations Internationales, et auteur de « Guerre et paix entre les monnaies »       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/En-s-employant-a-abolir-le-statut-privilegie-du-dollar-Pekin-espere-precipiter-sa-marche-a-l-hegemonie-mondiale_a815.html">En s'employant à abolir le statut privilégié du dollar, Pékin espère précipiter sa marche à l'hégémonie mondiale</a>, par Antoine Brunet, économiste, président de la société d'analyse de la conjoncture et des marchés AB Marchés, auteur de &quot;La visée hégémonique de la Chine - L'impérialisme économique&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-euro-pot-de-terre-du-SMI_a816.html">L'euro, &quot;pot de terre&quot; du SMI</a>, par Olivier Passet, directeur des synthèses économiques chez Xerfi       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a817.html">Débat final</a> animé par Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica.        <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-guerre-des-monnaies_r111.html">&quot;La guerre des monnaies ?&quot;</a> en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.        <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque &quot;La guerre des monnaies ?&quot; <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/La-guerre-des-monnaies_p94.html">est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Conférence "Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?": le Live Tweet</title>
   <updated>2012-01-17T12:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Conference-Un-plan-B-pour-sortir-de-l-euro-comment-s-y-prendre-le-Live-Tweet_a1345.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2012-01-17T12:16:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement organisait lundi 16 janvier à la Maison de l’Amérique latine un débat avec des économistes sur le thème &quot;Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?&quot;.        <br />
       Étaient présents:       <br />
       -Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de &quot;La trahison des économistes&quot; (Gallimard, 2008)       <br />
       -Jean-Paul Fitoussi, économiste, directeur de recherche OFCE       <br />
       -Philippe Murer, financier       <br />
       -Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur à l’Université de Lille 2       <br />
              <br />
       Revivez la conférence grâce au Live Tweet de Julien Landfried, porte-parole de Jean-Pierre Chevènement et responsable de la campagne en ligne:
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script src="http://storify.com/dbouderballa/conference-un-plan-b-pour-sortir-de-l-euro-comment.js"></script><noscript>[<a href="http://storify.com/dbouderballa/conference-un-plan-b-pour-sortir-de-l-euro-comment" target="_blank">View the story "Conférence \"Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?\"" on Storify</a>]</noscript>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Colloque de la Fondation Res Publica: Quelles solutions pour le système monétaire international?</title>
   <updated>2011-10-24T19:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quelles-solutions-pour-le-systeme-monetaire-international_a1232.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3379394-4855508.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-10-24T18:24:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 14 novembre 2011 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3379394-4855508.jpg?v=1319474166" alt="Colloque de la Fondation Res Publica: Quelles solutions pour le système monétaire international?" title="Colloque de la Fondation Res Publica: Quelles solutions pour le système monétaire international?" />
     </div>
     <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Christian de Boissieu, Président du Conseil d’Analyse Economique       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Michel Quatrepoint, Journaliste économique, membre du conseil scientifique de la Fondation Res Publica, auteur de Mourir pour le Yuan ? Comment éviter une guerre mondiale ? (Bourin Editeur : 2011)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Paul Jorion, Docteur en Sciences Sociales de l’Université Libre de Bruxelles, auteur de L’argent, mode d’emploi (Fayard : 2009) et Comment la vérité et la réalité furent inventées (Gallimard : 2009)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes, auteur de Le Fabuleux destin d’une puissance intermédiaire (Grasset : 2011)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Sami Naïr, Administrateur et membre du Conseil scientifique de la Fondation       
       </li></ul><ul class="list"><li>Et Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :       <br />
       <ul class="list"><li>par courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('info@fondation-res-publica.org')" >info@fondation-res-publica.org</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne - 75007 Paris       
       </li></ul><ul class="list"><li>par téléphone : 01.45.50.39.50       <br />
              <br />
       Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/">www.fondation-res-publica.org.</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quelles-solutions-pour-le-systeme-monetaire-international_a1232.html" />
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   <title>Mourir pour le yuan ? ou pour l’euro ?</title>
   <updated>2011-10-03T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Mourir-pour-le-yuan-ou-pour-l-euro_a1224.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3322726-4767435.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-10-03T18:04:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans son essai percutant*, Jean-Michel Quatrepoint ne décevra pas le lecteur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3322726-4767435.jpg?v=1317657785" alt="Mourir pour le yuan ? ou pour l’euro ?" title="Mourir pour le yuan ? ou pour l’euro ?" />
     </div>
     <div>
      Habitué certes à son alacrité de plume, celui-ci découvrira de surcroît un historien de l’économie, incomparable dans l’art de retrouver le fil conducteur qui conduit de la marginalisation et de l’humiliation de la Chine au XIXe siècle à la revanche qu’elle prend au début du XXIe siècle sur les pays anciennement industrialisés et plus précisément sur ses anciens colonisateurs.       <br />
              <br />
       Jean-Michel Quatrepoint excelle à dresser à plus d’un siècle de distance des parallèles suggestifs entre les deux mondialisations, l’anglaise et l’américaine, entre les prophéties de Norman Angell, journaliste britannique qui déduisait en 1910 de l’intrication des intérêts économiques, la pacification définitive des relations internationales et des thuriféraires actuels de la <span style="font-style:italic">&quot;mondialisation heureuse&quot;</span>, à la Alain Minc.       <br />
              <br />
       La réflexion de Jean-Michel Quatrepoint éclaire de manière suggestive le surgissement d’une nouvelle bipolarité à l’échelle du monde entre la Chine mercantiliste et les Etats-Unis rentiers, comme à l’échelle de l’Europe entre l’Allemagne, elle aussi mercantiliste, et les pays méditerranéens plombés par leur dette.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La force des descriptions de Jean-Michel Quatrepoint vient de ce qu’il analyse toujours les déplacements de l’équilibre géopolitique du monde en les resituant dans leur contexte non seulement économique mais social : le surgissement d’une nouvelle <span style="font-style:italic">&quot;globocratie&quot;</span>, cœur de ce que Zygmunt Bauman appelait <span style="font-style:italic">&quot;les élites mondialisées&quot;</span> et la paupérisation correspondante des classes moyennes qui tiraient leur prospérité des anciennes régulations d’un monde aujourd’hui décompartimenté et globalisé.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas sûr cependant que les Chinois, avec 3000 milliards de dollars de réserves, soient encore en mesure de racheter le monde ni que l’Allemagne puisse être longtemps pour l’Europe l’équivalent d’une <span style="font-style:italic">&quot;petite Chine&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Jean-Michel Quatrepoint voit clairement en revanche que c’est désormais le dollar qui est dans le collimateur de la Chine. Il voit aussi les points faibles de l’Allemagne : il n’est pas sûr que le mercantilisme allemand soit à terme un bon calcul pour notre voisin d’Outre-Rhin. En fait c’est l’euro plus que le yuan qui plombe l’Europe. C’est notre propre incapacité qu’il faut incriminer plus encore que les appétits de revanche des autres.       <br />
              <br />
       S’interrogeant enfin sur le destin de la France, Jean-Michel Quatrepoint mesure dans son dernier chapitre les atouts qui lui restent et les défis qu’elle doit impérativement relever pour façonner …  <span style="font-style:italic">&quot;une autre mondialisation&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Une très bonne lecture pour le prochain Président de la République française.       <br />
              <br />
       -------       <br />
       <span style="font-style:italic">Mourir pour le Yuan ? Comment éviter une guerre mondiale</span>, Jean-Michel Quatrepoint, Bourin Editeur, 2011, 279 pages
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=chevenement20-21&o=8&p=8&l=as1&asins=2849412570&ref=tf_til&fc1=000000&IS2=1&lt1=_blank&m=amazon&lc1=0000FF&bc1=000000&bg1=FFFFFF&f=ifr" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe></div>

     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Mourir-pour-le-yuan-ou-pour-l-euro_a1224.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : Qu'est-ce que le communisme chinois ?</title>
   <updated>2010-08-23T13:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-de-la-Fondation-Res-Publica-Qu-est-ce-que-le-communisme-chinois_a965.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/2146832-2990534.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-05T17:17:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les actes du séminaire du 22 février 2010 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2146832-2990534.jpg?v=1289480105" alt="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : Qu'est-ce que le communisme chinois ?" title="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : Qu'est-ce que le communisme chinois ?" />
     </div>
     <div>
      Séminaire présidé par Jean-Pierre Chevènement avec:       <br />
       <ul class="list"><li>Jean-Paul Tchang, financier, spécialiste de la Chine</li></ul>       
              <br />
       entourés de :       <br />
       <ul class="list"><li>Marie-Françoise Bechtel, conseiller d’État</li></ul>       
       et       <br />
       <ul class="list"><li>Alain Dejammet, ambassadeur de France</li></ul>       
              <br />
       Voir les actes du séminaire <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Qu-est-ce-que-le-communisme-chinois_a484.html">&quot;Qu'est-ce que le communisme chinois ?&quot; en ligne sur le site de la Fondation Res Publica</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-de-la-Fondation-Res-Publica-Qu-est-ce-que-le-communisme-chinois_a965.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>De beaux combats en perspective</title>
   <updated>2010-03-07T11:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/De-beaux-combats-en-perspective_a926.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1925811-2644624.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-06T09:55:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin du Mouvement Républicain et Citoyen, mars 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1925811-2644624.jpg?v=1289480096" alt="De beaux combats en perspective" title="De beaux combats en perspective" />
     </div>
     <div>
      La crise du capitalisme financier a franchi en Europe une nouvelle étape. Après que les Etats ont renfloué les banques privées défaillantes, il est apparu bien vite qu’ils ne pourraient pas recommencer une deuxième fois. Le gonflement de la dette publique est devenu tel que la solvabilité des Etats est mise en question par les marchés financiers. Ceux-ci ont commencé une danse du scalp frénétique autour des émissions de dette publique par les Etats considérés comme étant les plus endettés. Ces derniers ne peuvent déjà plus emprunter qu’à des taux doubles (6 % au lieu de 3 %) de ceux des bons allemands à dix ans (l’Allemagne étant toujours considérée comme la référence, car, avec sa politique de déflation salariale et budgétaire, elle a réussi à dégager un fort excédent commercial (138 Milliards d’euros encore en 2009) et même de contenir son déficit budgétaire (cinq points du PIB au lieu de 8 % pour la France, 12 % pour la Grèce ... et les Etats-Unis).       <br />
              <br />
       Evidemment ce jeu est absurde : les marchés financiers spéculent comme c’est leur nature, mais leur spéculation vise à encourager la tribu des « doctrinaires vertueux » qui appellent de partout à lutter contre les déficits, à stopper le gonflement de la dette, etc. pour, enfin, <span style="font-style:italic">« rentrer dans les clous de Maastricht »</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      M. Woerth, en France, a réclamé 50 Milliards d’économies budgétaires d’ici 2013. Les plans de rigueur s’annoncent partout et pas seulement à Athènes, Lisbonne ou Madrid.       <br />
       C’est une deuxième étape de la crise qui est devant nous. La danse du scalp des marchés financiers n’est pas sans évoquer le bal des sorcières : dans un monde revenu au Moyen-âge, les Etats sont considérés par les marchés financiers comme des faillis en puissance. Les marchés n’oublient qu’une chose : derrière les Etats, il y a les peuples. Ils veulent rayer trois siècles de luttes ! Ils veulent revenir sur la démocratie !       <br />
              <br />
       Des gouvernements « socialistes », comme celui de George Papandreou en Grèce, ou Luis Zapatero en Espagne, peuvent bien se prêter aux exercices de rigueur qu’on leur demande, ils vont bientôt se trouver coincés entre la pression des marchés et la pression des peuples.       <br />
              <br />
       Il va falloir maintenant proposer des choses sérieuses : remettre en cause les choix de politique monétaire et budgétaire que l’Allemagne impose au reste de l’Europe. C’est cela que j’appelle « un gouvernement économique de la zone euro », c’est-à-dire d’abord une politique de change qui passe par une réforme des statuts de la BCE (emploi, croissance et pas seulement lutte contre l’inflation). Il faut faire tomber le cours de l’euro. La Grèce nous y aide. Pas assez !       <br />
              <br />
       Ensuite il faut sortir la zone euro de sa langueur économique. Chacun le sait : elle est la lanterne rouge de la croissance mondiale. Un « grand emprunt » européen permettrait de lancer un programme de relance sur le modèle chinois.       <br />
              <br />
       A la crise actuelle il n’y a évidemment de solution que mondiale : La Chine seule n’arrivera pas à prendre le relais du consommateur américain défaillant. Quant à l’objectif avancé par Barack Obama - doubler le montant des exportations américaines -, il est simplement irréaliste. Pour sortir de cette crise immense qui est devant nous, il faudra remettre en cause les sacro-saintes règles du capitalisme financier globalisé :       <br />
       - le libre-échangisme déséquilibré d’abord ;       <br />
       - l’anarchie monétaire qui fait de l’euro le paillasson du dollar et du yuan (sans parler de la livre britannique qui a « dévissé » de 40 %. Si ce n’est pas du protectionnisme monétaire, qu’est-ce que c’est ?)       <br />
       Il faudra surtout remettre au pas le système financier et les oligarchies financières, re-réglementer les banques, reprendre le contrôle politique des banques centrales.       <br />
              <br />
       En Europe il ne s’agit pas de <span style="font-style:italic">« revenir à Maastricht »</span> comme le serinent des dirigeants myopes, il s’agit :        <br />
       - soit de revoir de fond en comble toutes les règles de gouvernance de l’euro et de la politique économique au sein de la zone euro en s’appuyant sur la volonté des Etats de remettre les oligarchies financières à leur place : subordonnée;        <br />
       - soit, si cela s’avère impossible, de prendre en France des mesures de salut public, en s’affranchissant de règles dont chacun peut constater qu’elles sont devenues caduques, bref de rétablir la République ! C’est l’enjeu de 2012 en France.       <br />
              <br />
       Il y a de beaux combats en perspective .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/De-beaux-combats-en-perspective_a926.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica :  Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?</title>
   <updated>2009-12-06T13:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_a895.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1748544-2371294.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-06T13:43:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les actes du colloque du 19 octobre 2009 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1748544-2371294.jpg?v=1289480093" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica :  Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica :  Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a443.html">Accueil de Jean-Pierre Chevènement</a>, président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-systeme-monetaire-et-financier-international-dans-un-monde-multipolaire-impasses-et-perspectives_a444.html">Le système monétaire et financier international dans un monde multipolaire : impasses et perspectives</a>, par Dominique Garabiol, Directeur à la Caisse nationale des Caisses d’épargne       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-exces-de-creation-monetaire-mondiale_a445.html">Peut-on sortir de l'excès de création monétaire mondiale ?</a>, par Patrick Artus, Directeur des études à Natixis, professeur à l’Ecole polytechnique       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-imperialisme-economique-chinois,-obstacle-a-la-reorganisation-du-commerce-et-des-monnaies_a446.html">L’impérialisme économique chinois, obstacle à la réorganisation du commerce et des monnaies</a>, par Jean-Luc Gréau, Economiste, auteur de «L’avenir du capitalisme»       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-dollar,-l-euro,-le-yuan-et-le-SMI_a447.html">Le dollar, l’euro, le yuan et le SMI</a>, par Michel Aglietta, Conseiller scientifique au CEPII, professeur à l’Université de Paris X       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Un-nouveau-systeme-regule-est-il-possible_a448.html">Un nouveau système régulé est-il possible ?</a>, par Jean-Pierre Fourcade, Sénateur, ancien ministre des Finances et négociateur des accords de la Jamaïque       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a449.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       Voir le dossier en ligne <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_r62.html">sur le site de la Fondation Res Publica</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_a895.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>N’insultons pas les Jacobins</title>
   <updated>2009-11-19T23:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/N-insultons-pas-les-Jacobins_a879.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1716191-2322377.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-19T23:58:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat sur la suppression de la taxe professionnelle, jeudi 19 novembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1716191-2322377.jpg?v=1289480085" alt="N’insultons pas les Jacobins" title="N’insultons pas les Jacobins" />
     </div>
     <div>
      Monsieur le Président, Madame et Monsieur les Ministres, mes chers collègues,       <br />
              <br />
       Il est paradoxal de commencer une réforme des collectivités territoriales par la suppression de leur principale recette. Le gouvernement met la charrue avant les bœufs. Il eût fallu commencer par les règles d’organisation et les compétences des collectivités et conclure par les recettes. Le fait que vous inversiez cet ordre logique contribue inévitablement à susciter la méfiance des élus.       <br />
              <br />
       Le Conseil économique et social avait proposé à l’unanimité, il y a peine deux ans, un vaste plan de réforme et de remise en ordre de la fiscalité locale, un plan rationnel et progressif restaurant la lisibilité perdue de l’impôt payé à la commune, au département ou à la Région. Et au lieu de cela, vous nous proposez une réforme bâclée comportant la suppression d’une recette représentant près de la moitié des ressources des collectivités, en l’absence de toute simulation et sans que ces collectivités sachent, chacune pour ce qui la concerne, comment cette recette manquante pourra être compensée : La visibilité n’est pas au rendez-vous. La cotisation complémentaire sur la valeur ajoutée sera-t-elle déductible comme l’est la TVA, notamment à l’exportation ? Pourquoi exonérer 90 % des entreprises si c’est pour réintégrer ensuite leurs bases dans le calcul de ce que recevront les collectivités ? N’y a-t-il pas là une considérable entorse au principe de la territorialisation ? Comment le coût pour les Finances publiques va-t-il passer en deux ans de plus de 12 milliards d’euros à 4,7 milliards seulement ?       <br />
              <br />
       Nous sommes dans le bleu, Madame et Monsieur les Ministres !       <br />
              <br />
       Je ne veux pas faire l’éloge de la fiscalité locale existante : c’est un fouillis. Mais à un fouillis vous substituez un autre fouillis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>I – L’argument de la compétitivité avancée par le Président de la République pour justifier la suppression de la taxe professionnelle ne tient pas la route.</b> Vous l’avez dit, Monsieur le Ministre des Comptes, il s’agit de retirer un alibi aux entreprises qui délocalisent : mais elles en trouveront d’autres ! Madame Lagarde nous a expliqué qu’il ne fallait pas décourager l’investissement des entreprises. Mais le montant de la taxe professionnelle n’est pas la principale motivation de l’investissement et de loin. Toutes les enquêtes réalisées montrent qu’il n’intervient qu’en septième ou huitième position dans les motivations des chefs d’entreprises.        <br />
              <br />
       L’allègement des charges induit que la réforme sera, au-delà de 2010 et après acquittement de l’impôt sur les sociétés, ramené à 4,3 milliards d’euros par an au bénéfice des entreprises. Quand on sait que nos exportations annuelles atteignent 400 milliards d’euros, on voit que le regain de compétitivité ainsi obtenu sera marginal par rapport à la perte de compétitivité consécutive à la surévaluation croissante de l’euro par rapport au dollar, au yuan et à la livre britannique. Les dévaluations compétitives de nos concurrents portent une atteinte autrement plus grave à notre compétitivité que la taxe professionnelle, « l’impôt le plus imbécile du monde, aurait dit Churchill, à l’exception de tous les autres ». Prétendre ainsi lutter contre les délocalisations industrielles n’est qu’un effet de manche !       <br />
              <br />
       Le problème de la compétitivité de nos entreprises est réel par rapport à la concurrence déloyale des économies à bas coût salarial et à celle du dollar et des monnaies qui lui sont rattachées. Vouloir traiter ce problème des délocalisations industrielles à travers la suppression de la taxe professionnelle c’est au mieux voir les choses par le petit bout de la lorgnette ou plus prosaïquement vouloir satisfaire une clientèle !       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de l’industrie, ce sera cautère sur jambe de bois ! L’entreprise mondialisée va là où sont les marchés du futur et la France fait de moins en moins partie de son horizon. Voyez Renault qui fabrique plus des deux tiers de ses voitures à l’étranger et Peugeot qui en réalise encore la moitié mais qui vient d’annoncer la suppression de 6 000 emplois en France. Est-ce là la contrepartie du Plan automobile qui a alloué 3 milliards d’euros de crédits publics à ces deux entreprises ? Seul le rétablissement d’une concurrence équitable entre l’Europe et ses concurrents américain et asiatique est de nature à restaurer la compétitivité de nos entreprises et à redynamiser notre économie.        <br />
              <br />
       Pour que la France reste une terre de production il faut réunir d’autres conditions : une concurrence rendue enfin équitable d’abord par une réforme du système monétaire international, et ensuite par des clauses anti-dumping en matière sociale et environnementale.       <br />
              <br />
       Cette suppression de la taxe professionnelle revendiquée comme la sienne par le Président de la République est en réalité une mesure voulue depuis toujours par le MEDEF. Or même du point de vue des entreprises, elle n’est pas judicieuse.        <br />
              <br />
       La cotisation territoriale constituera un lien beaucoup plus ténu entre l’entreprise et le territoire. Qui ne voit aussi bien que les entreprises ont besoin de services publics de qualité ? Les services risquent fort de se trouver, en définitive, pénalisés par votre réforme. Est-il bien opportun de surtaxer ainsi le développement du secteur tertiaire, le plus créateur d’emplois ?       <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – J’en viens maintenant aux Collectivités territoriales.</b>        <br />
              <br />
       Il n’est pas convenable de vouloir supprimer la taxe professionnelle sans leur avoir au préalable assuré un juste système de remplacement. Il est trop facile de remettre à plus tard la définition précise des règles fiscales en fonction des compétences qui seront ou non transférées et de laisser au Parlement le soin de préciser les mécanismes de répartition entre les différents niveaux de collectivités. Quoi qu’en ait dit Monsieur le Premier ministre devant le Congrès de l’AMF, il n’y a rien non plus de très précis dans votre projet sur les mécanismes de péréquation que l’Etat républicain doit aux collectivités les moins bien dotées.       <br />
              <br />
       Vous réformez en aveugle. Vous l’avez dit vous-même, Monsieur le Ministre, <span style="font-style:italic">« La répartition entre niveaux de collectivités, n’est pas, à compétences inchangées, arrivée à son terme. La loi sur les compétences viendra après. Il faudra alors faire jouer le curseur des compétences »</span>. Je vous ai cité ! Comment mieux établir que votre projet marche sur la tête en faisant dépendre les compétences de ressources que vous ne connaissez pas encore ?       <br />
              <br />
       Ainsi, le gouvernement prend le gage : il supprime la taxe professionnelle et il renvoie au Parlement le soin de définir à quelle sauce les collectivités vont être mangées. Celles-ci ne manqueront pas de se déchirer. Devant le spectacle de ces déchirements, le gouvernement pourra se frotter les mains. Mais cette méthode est peu respectueuse de la dignité des élus et du consensus qu’il eût fallu rechercher, aux dires mêmes du Président de la République, pour réussir cette réforme. C’est pourquoi, comme vous l’ont suggéré deux anciens Premier ministres, MM. Juppé et Raffarin, nous voterons contre cette réforme, en l’état.       <br />
              <br />
       Faut-il associer, comme le suggère le Président de la République, les collectivités territoriales à l’effort de maîtrise budgétaire entrepris, selon lui, par l’Etat ? La dette des collectivités locales n’est que le dixième de la dette publique totale. Les collectivités territoriales votent leur budget en équilibre. Faut-il casser, pour un si médiocre résultat prévisible, l’investissement des collectivités locales ? C’est-à-dire 75 % de l’investissement public ?  Cet investissement contribue à la compétitivité du territoire français, à la qualité de la vie et même à notre bon taux de natalité.       <br />
              <br />
       Vouloir casser l’élan des collectivités locales, c’est revenir sur quatre décennies de décentralisation réussie. Que de réalisations ! Le patrimoine de nos lycées, de nos collèges, les transports régionaux, le visage de nos villes et de nos villages, l’accueil faite à la petite enfance à travers crèches, haltes-garderies, maternelles, la conciliation améliorée du travail des femmes et de leur épanouissement personnel, bref notre haut taux de natalité, est-ce cela que vous voulez casser ?       <br />
              <br />
       La suppression de la taxe professionnelle ne sera pas intégralement compensée. Soit que les nouveaux impôts n’aient pas des bases évoluant de manière aussi dynamique que celles de la taxe professionnelle, soit que leur taux ou leur assiette soit insuffisant, soit que les dotations censées compenser les moins values fiscales se trouvent rapidement indexées sur la DGF, dont le taux de progression est inférieur à celui de l’inflation.        <br />
              <br />
       La suppression de la taxe professionnelle fera mal aux collectivités. Elle défera surtout le filet de sécurité offert à nos concitoyens par les politiques locales devant vos méthodes. Certains, même dans la majorité, crient au jacobinisme. Mais le jacobinisme était progressiste alors que votre réforme tend à la régression. N’insultons pas les Jacobins !       <br />
              <br />
       L’intercommunalité, en mettant en commun les compétences stratégiques des communes, leur a donné les moyens de les exercer. Le Président de la République s’est étonné, dans son discours de Saint-Dizier, que les effectifs des EPCI aient crû de 64 % depuis dix ans, c’est-à-dire depuis 1999. Mais c’est la preuve de la réussite, parce qu’à l’époque l’intercommunalité urbaine n’existait quasiment pas, en dehors d’une douzaine de communautés urbaines et de cinq communautés de ville, alors que depuis cette date, se sont créées pas moins de 174 communautés d’agglomération de plus de 50 000 habitants et trois communautés urbaines supplémentaires par rapport aux douze existantes de plus de 500 000 habitants : Marseille, Nantes et Nice.       <br />
              <br />
       Ces communautés exercent aujourd’hui dans des domaines stratégiques – développement économique, habitat, transports, etc. – des compétences que les communes adhérentes n’exerçaient pas ou exerçaient mal. Simplement, vous allez les priver de la ressource correspondante, la taxe professionnelle unique qui allait de pair avec la mise en commun des compétences et permettait leur exercice. La taxe professionnelle unique représentait la quasi-totalité des ressources de cette intercommunalité très intégrée. Ce qui va la remplacer – la cotisation foncière et 20 % de la cotisation sur la valeur ajoutée – représentera une recette très notablement inférieure. Comment imaginer que les dynamiques engagées puissent se poursuivre, sinon par le recours accru à la fiscalité additionnelle pesant sur les ménages ?        <br />
       		       <br />
       Les ménages seront les grands perdants. Il est donc tout à fait légitime de s’interroger sur la pertinence de certains cadeaux supplémentaires faits aux entreprises :       <br />
              <br />
       1. Par exemple la taxe professionnelle à taux unique, au moins à l’échelle de la commune ou de l’agglomération, sera remplacée par une cotisation complémentaire à un taux progressif qui, compte tenu de l’abattement de 1000 euros pour les PME, laissera 90 % des entreprises en dehors du champ d’application du nouvel impôt. Pourquoi vouloir faire payer les ménages et pas les entreprises ? Un juste équilibre est nécessaire        <br />
              <br />
       2. Le projet d’abaisser le seuil d’exonération de cotisation complémentaire de 500 000 à 152 000 euros va dans le sens d’un élargissement de l’assiette du nouvel impôt, d’un meilleur rendement et d’une plus grande équité. Il faut le rétablir.       <br />
              <br />
       3. Ainsi convient-il, à mon sens, de supprimer la disposition qui plafonne à 3% de la valeur ajoutée le montant de la cotisation économique territoriale. 3,5 % c’était déjà beaucoup !       <br />
              <br />
       4. Pourquoi enfin vouloir plafonner l’assiette taxable à 80 % du chiffre d’affaires ?       <br />
              <br />
       5. Et pour la taxe foncière, pourquoi l’amendement de notre Commission des Finances veut-il diminuer de 15 % de la valeur locative des immobilisations industrielles ?        <br />
              <br />
       Toutes ces dispositions doivent être supprimées car elles sont autant de cadeaux fiscaux arbitraires faits à certaines catégories. Oui à l’effort, Madame et Monsieur les Ministres, mais à l’effort équitablement partagé !       <br />
              <br />
       La suppression de la taxe professionnelle, en l’absence de simulations sur les effets de son remplacement, est enfin très inopportune. Elle va créer un réflexe d’attente dans les collectivités. Celles-ci, avant de lancer de nouvelles opérations d’investissement, voudront connaître le montant de leurs ressources futures.        <br />
              <br />
       Il y a quelques mois le gouvernement lançait un plan de relance de l’économie. Là c’est un formidable coup de frein qui va être donné à l’investissement public.       <br />
              <br />
       Il est paradoxal de voir le gouvernement et sa majorité à la fois proposer un budget en déséquilibre massif, bouclier fiscal et exonérations abusives aidant, et prononcer des vœux de continence à perpétuité à l’usage des collectivités locales. Le péché et la contrition se donnant en spectacle simultané, les prédications de MM. Arthuis et Marini couvrant les dérèglements véritablement affreux au regard de l’orthodoxie de Mme Lagarde et de M. Woerth. C’est vraiment du grand Mauriac !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/N-insultons-pas-les-Jacobins_a879.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Colloque de la Fondation Res Publica : Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?</title>
   <updated>2009-12-15T18:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_a855.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1611046-2163900.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-28T17:15:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 19 octobre 2009 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1611046-2163900.jpg?v=1289480081" alt="Colloque de la Fondation Res Publica : Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?" title="Colloque de la Fondation Res Publica : Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?" />
     </div>
     <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Michel Aglietta, Conseiller scientifique au CEPII, professeur à l’Université de Paris X       
       </li></ul><ul class="list"><li>Patrick Artus, Directeur des études à Natixis, professeur à l’Ecole polytechnique       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Fourcade, Sénateur, ancien ministre des Finances et négociateur des accords de la Jamaïque       
       </li></ul><ul class="list"><li>Dominique Garabiol, Directeur à la Caisse nationale des Caisses d’épargne       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Luc Gréau, Economiste, auteur de « La trahison des économistes »       <br />
       et       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Inscrivez-vous à l'adresse électronique <a class="link" href="javascript:protected_mail('res-publica@wanadoo.fr')" >res-publica@wanadoo.fr</a> (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes). Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org">www.fondation-res-publica.org</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;s=AARTsJqQWPBZOKWkNgclzLSS-0hfsB8XUA&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_a855.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Seize thèses pour penser l'avenir</title>
   <updated>2009-08-31T12:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Seize-theses-pour-penser-l-avenir_a835.html</id>
   <category term="Grands textes" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1560897-2088348.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-08-31T12:29:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Développements de Jean-Pierre Chevènement, après son intervention à l'université d’été du Parti socialiste à La Rochelle, samedi 29 août 2009. (Ce texte n’est pas celui de l’intervention de Jean-Pierre Chevènement. Il la nourrit et la développe)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1560897-2088348.jpg?v=1477349311" alt="Seize thèses pour penser l'avenir" title="Seize thèses pour penser l'avenir" />
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      <b>Première thèse : Le cycle néo-libéral se ferme</b>       <br />
              <br />
       Le problème de la gauche aujourd’hui est que, confrontée à la grande crise du capitalisme financier, qu’elle a non seulement laissé s’installer mais fortement contribué à mettre ou à maintenir en selle en Europe, en France après 1983, en Grande-Bretagne avec Tony Blair, en Allemagne avec Gerhard Schröder, et en Italie avec Romano Prodi, elle se bat les flancs sans voir quoi d’autre mettre à la place. C’est une crise de l’imagination qui n’est pas sans lien avec une pratique politique opportuniste qui a éloigné de la gauche les couches populaires.        <br />
              <br />
       Pour beaucoup de femmes et d’hommes se disant « de gauche », la dictature de l’actionnariat à travers les marchés financiers régentant l’allocation du capital, la production, les échanges et la reproduction sociale paraît être aujourd’hui inévitable et comme procédant de la nature des choses. Sans doute la gauche sociale-libérale peut-elle imaginer quelques correctifs à la marge (RMI, CMU) mais la domination des marchés financiers qui s’est installée depuis trente ans sur les décombres du fordisme, du keynésianisme, de l’Etat-providence et des régulations nationales, semble borner son horizon. Cette gauche doit donc penser l’impensable : qu’il puisse y avoir un « au-delà » du capitalisme financier, que les marchés financiers  ne bornent pas l’horizon de l’Humanité, que ce sont les peuples et les nations qui font l’Histoire et qu’il est temps de remettre celle-ci consciemment en marche. A une gauche digne de ce nom, il faut donc penser et proposer un dépassement du capitalisme financier à travers des mesures concrètes réalistes et convaincantes. C’est ainsi seulement qu’elle pourra surmonter le discrédit qui est le sien dans les couches populaires, convaincues aujourd’hui que le social-libéralisme n’a été et ne peut être qu’une stratégie d’accompagnement de la mondialisation financière honnie. Bref, il lui faut être crédible et elle ne peut l’être, comme après Epinay, qu’à partir d’une autocritique, qui vaille rupture aux yeux du plus grand nombre, avec la pratique antérieure.
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      <b>Deuxième thèse : La social-démocratie correspond à un âge aujourd’hui révolu</b>       <br />
              <br />
       L’équilibre entre le travail et le capital a été rompu par la globalisation financière. L’effondrement du communisme, dont la puissance d’intimidation avait d’ailleurs depuis longtemps décliné, a privé la social-démocratie d’un moyen de chantage et d’une rente de situation commodes. La part des salaires dans le revenu national a diminué de dix points depuis les années quatre-vingt. Sur trente ans, en France, le pouvoir d’achat des salaires n’a augmenté que de 0,8 % par an. Le lien entre productivité et rémunération du travail a été rompu à l’échelle mondiale. Parallèlement, les taux de syndicalisation enfin ont fortement chuté. La politique social-libérale, dite « de troisième voie », a échoué. La gauche dominait onze gouvernements de l’Union européenne sur quinze à la fin des années quatre-vingt-dix. Elle a partout perdu le pouvoir ou est en voie de le perdre, ainsi en Grande-Bretagne et en Espagne.        <br />
              <br />
       Comment cette gauche échouée pourrait-elle relever ce défi qui peut paraître sans précédent ? Au moins cinq « fins de cycles » se superposent : la fin de la domination occidentale sur le monde avec le déclin plus qu’engagé de l’hégémonie américaine, celles, au fond, jumelles, du communisme et de la social-démocratie, l’épuisement déjà ancien de la gauche libérale classique et enfin l’achèvement du cycle court social-libéral avec la crise du capitalisme financier dont il n’était au fond que l’ombre portée.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Troisième thèse : Le ressourcement de la gauche dans les valeurs de la République</b>       <br />
              <br />
       A ce stade, la gauche ne peut se ressourcer qu’à ce qui fait son identité historique depuis plus de deux siècles :       <br />
              <br />
       -	d’abord une volonté d’égalité qui n’est pas l’égalitarisme, mais la capacité donnée à chacun d’aller au bout de ses possibilités ;       <br />
       -	ensuite une volonté de raison qui doit nous inciter à « penser le monde » d’aujourd’hui mais aussi à revenir aux sources de la République en s’adressant au peuple tout entier.       <br />
              <br />
       La « classe des producteurs » ne s’identifie plus, en effet, à un « bloc de classe » homogène. Les services multipliés font partie de la production. Des statuts différenciés recouvrent la réalité de la création de la valeur. Celle-ci ne peut plus s’analyser que dans un contexte mondial. Et s’il y a des gagnants et des perdants dans la globalisation, le fait majeur est aujourd’hui la paupérisation des classes moyennes. La définition de la social-démocratie comme parti de la classe ouvrière ne correspond plus à la réalité observable. Le retour aux sources de la République esquissé jadis par Jaurès : l’appel à la raison du citoyen correspond mieux au stade actuel de développement de la société. La gauche gagnerait donc à se définir comme « parti républicain du peuple », en fonction d’un intérêt général répondant à l’intérêt social global.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Quatrième thèse : Le sens de la mutation républicaine</b>       <br />
              <br />
       La gauche doit donc faire sa mutation républicaine. Cela ne la détournera pas, bien au contraire, des couches populaires qu’elle ne pourra reconquérir que sur cette base. Et pas davantage des couches moyennes dont l’instabilité peut d’autant mieux être combattue par un appel permanent au civisme et au dépassement qu’elles se trouvent précarisées par la logique du capitalisme financier.        <br />
              <br />
       Que signifie l’appel à l’intérêt général ? Celui du peuple français, bien sûr, dont la gauche sollicite les suffrages. Mais intérêt général aussi de l’Humanité tout entière car la planète est devenue petite, intérêt général à l’intérieur duquel il y a évidemment place pour un intérêt européen bien compris : l’Europe n’existera en effet que si elle ne se laisse pas  écraser entre les Etats-Unis et la Chine. Dans un monde devenu multipolaire, c’est le rôle de la France de faire émerger un pôle européen autonome.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Cinquième thèse : Comprendre la crise, économique mais aussi géopolitique</b>       <br />
              <br />
       Pour penser l’intérêt général il faut d’abord comprendre le monde. La montée de pays émergents et la nouvelle multipolarité du monde marquent la fin d’une période de plus d’un demi-siècle, celle de l’hégémonie américaine. Certes ce grand pays a tout son avenir devant lui et les Etats-Unis resteront encore longtemps une « nation incontournable ». Ce qui marquera les prochaines décennies ce sera la montée de l’Asie, et plus généralement des pays milliardaires en hommes, à commencer par la Chine et l’Inde.       <br />
              <br />
       La relation sino-américaine est d’ores et déjà structurante pour le XXIe siècle. Elle l’est dès aujourd’hui pour l’avenir du libre-échange et pour celui du dollar. La parité entre le yuan et le dollar exprime la réalité actuelle de ce qu’on a appelé improprement le G2. Le modèle de développement qui a prévalu depuis trente ans a été fondé sur la liberté donnée au capital occidental, aux firmes multinationales et aux fonds d’investissement de mettre en concurrence les territoires et les mains d’œuvre, sous l’égide d’une monnaie mondiale qui est aussi et d’abord celle des Etats-Unis. Ce modèle a généré des déséquilibres profonds entre pays excédentaires en marchandises et en épargne (Chine, Japon, Allemagne, pétromonarchies) et pays déficitaires (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Espagne). La stagnation du pouvoir d’achat a favorisé l’endettement.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Sixième thèse : Ces déséquilibres vont s’accroître</b>       <br />
              <br />
       Les plans d’assainissement financiers et les plans de relance mis en œuvre depuis 2008 vont accroître les déséquilibres au lieu de les corriger.        <br />
              <br />
       De nouvelles crises sont à l’horizon : au plan monétaire, au plan économique et au plan commercial. Le capitalisme financier va voir sauter les unes après les autres les « régulations de marché » sur lesquelles il a fondé son développement : marchés financiers par une remise en cause de la liberté de mouvement des capitaux et par des mesures de sauvegarde monétaire, échanges internationaux par une remise en cause d’un libre échangisme qui fait fi des sociétés et des nations qu’on ne peut « délocaliser » comme les entreprises en vertu de la loi ricardienne des avantages comparatifs. Cela se fera à bas bruit pour commencer, et cela partira de la tête, c’est-à-dire des pays leaders : Etats-Unis, Chine d’abord.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Septième thèse</b>       <br />
              <br />
       Le premier risque dans le monde qui vient est de voir s’opposer les pays du Nord et les pays du sud.       <br />
              <br />
       -	Le premier épisode a été la « guerre des civilisations » décrétée d’une part par Al-Quaïda et, d’autre part  stupidement, en réponse, par l’Administration Bush, en 2001-2003. On a vu avec l’invasion de l’Irak que les enjeux de cette guerre étaient dissimulés. La globalisation financière porte en elle des tensions qui se déchargent en crispations identitaires, violences paranoïaques, mises en scène guerrières et stratégies prédatrices.       <br />
              <br />
       -	Le deuxième risque est celui d’un conflit ouvert entre les Etats-Unis et la Chine.       <br />
              <br />
       -	Le troisième risque, pour nous décisif, voit déjà l’Europe prise en étau et en otage de la relation sino-américaine, écrasée entre la concurrence du dollar et celle des marchandises produites à très bas coût.        <br />
              <br />
       Ce risque est d’autant plus difficile à conjurer que l’Union européenne actuelle est une machine d’impuissance : structurellement libérale et tournée vers la préservation des actifs boursiers, elle nous désarme sur le plan commercial, à l’OMC, comme sur le plan monétaire, avec un euro toujours plus fort. Au cœur de cette impuissance, il n’y a pas seulement l’effondrement du mythe fédéraliste européen (il était inévitable et il a au moins l’avantage de nous débarrasser d’illusions coûteuses), il y a surtout une politique économique non coopérative de l’Allemagne : déflation salariale et recherche de l’hypercompétitivité, accumulation d’un excédent commercial massif au détriment d’abord des partenaires européens, refus d’un gouvernement économique de la zone euro et recherche d’un euro fort. L’Allemagne a la politique de sa démographie vieillissante. Il lui faut accumuler des excédents propres à nourrir une stratégie d’investissement et de placements extérieurs, sources de dividendes et de revenus ultérieurs, censés lui permettre de financer ses retraites et ses dépenses de santé. En fait cette stratégie se confond avec celle du capital financier. Elle n’a pas empêché la régression de la base industrielle du pays.        <br />
              <br />
       Nous sommes loin de « l’Allemagne européenne » prêchée jadis par le Chancelier Kohl. Il est sans doute heureux que l’Allemagne redevienne une nation « normale ». Il serait plus heureux encore qu’elle ne revienne pas à sa tradition particulariste (le « Sonderweg ») mais qu’elle fasse sienne une conception républicaine de la nation ouverte sur l’Universel. Car cette stratégie d’accumulation d’excédents est à courte vue. Elle est fondée sur une restriction de la demande qui pèse sur la croissance allemande aussi bien que sur la croissance européenne. Une nation allemande « républicaine » doit être capable de dialoguer avec les autres nations européennes sur la base d’un intérêt général partagé, sous réserve, bien évidemment, de réciprocité.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Comment sortir de cette crise systémique ?       <br />
              <br />
              <br />
       Huitième thèse : Le capitalisme se veut « sensiblement éternel »</b>       <br />
              <br />
       Depuis que le système capitaliste a pris forme, à partir de la révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle, ou même, selon Immanuel Wallerstein, depuis le début du XVIe siècle, il n’a cessé d’aller de crise en crise, par oscillations successives vers des développements toujours nouveaux.       <br />
              <br />
       Le capitalisme lui-même est fondé sur une prétention à retarder indéfiniment le moment de sa chute. Fondé sur un déséquilibre structurel, bien mis en valeur par Karl Marx, il revendique, grâce à des modèles de croissance constamment renouvelés, une capacité inépuisable à affronter le futur : le capitalisme, parce qu’il se veut « naturel », conforme à la nature des choses et d’abord à la « nature humaine », se présente comme « sensiblement éternel », comme les nations, selon Maurras.       <br />
              <br />
       Un doute, certes, l’a envahi, dont témoigne l’expression désormais banale, de « croissance soutenable ». Mais la pensée conforme, celle de ceux qui pensent à l’intérieur du système, ne peut imaginer par définition qu’il puisse y avoir un quelconque « au-delà ».        <br />
              <br />
       Par « croissance soutenable », le capitalisme désigne une « croissance verte » où il intègre les coûts de l’environnement et développe de nouveaux secteurs. Il ne se remet pas en cause : le vert est aussi la couleur du dollar.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Neuvième thèse : Une autre logique que celle de l’accumulation financière</b>       <br />
              <br />
       Sans prétendre substituer du jour au lendemain un autre système au capitalisme financier actuel, nous pouvons imaginer l’introduction d’une autre logique, politique celle-là, dans le fonctionnement des marchés financiers, en vue de les orienter, de les encadrer voire de les réduire.       <br />
              <br />
       Notre première tache sera donc de parvenir à la définition d’un intérêt général mondial et européen dans l’inévitable compétition des monnaies et des économies. La vocation européenne de la France ne se substitue pas en effet à une vocation mondiale plus générale. La France est membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et figure au nombre des puissances nucléaires reconnues. Elle est la tête de la francophonie, répandue sur cinq continents. Sa diplomatie est une des toutes premières du monde. Son histoire, enfin, la rend comptable de l’avenir des idées républicaines et de l’héritage de la Révolution de 1789, non seulement en Europe mais dans le reste du monde.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de l’Europe, la question-clé sera évidemment celle de l’avenir de la zone euro, hétérogène économiquement et sujette à des divergences profondes de politique économique. Cette zone euro n’a pas de pilote. Le traité de Maastricht qui, en matière de change, donne le pouvoir à l’Eurogroupe, n’est pas appliqué. Il faudra amener l’Allemagne à une vision plus coopérative de sa politique économique. La limitation constitutionnelle à 0,35% du PIB du déficit budgétaire, à horizon 2012, ne rendra pas facile cette coopération. Évidemment la question de l’euro est indissociable de celle du dollar.       <br />
              <br />
       Le principe de la concurrence ne doit plus s’opposer à celui d’une politique industrielle si possible à l’échelle européenne (par exemple dans le domaine de l’énergie) même si cette politique européenne reste une juxtaposition coordonnée de politiques nationales. Pas davantage le principe de la concurrence ne doit faire obstacle à la réaffirmation du rôle des services publics.       <br />
              <br />
       La tâche des Européens, dans l’ordre international, est de ne pas se laisser entraîner dans une quelconque croisade, soit contre l’Islam (mais tel ne paraît pas être l’orientation du Président Obama), soit contre la Russie ou encore contre la Chine, ou plus généralement contre les pays émergents. Les crises favorisent toujours les guerres. À cet égard, la question du « modèle de développement » est centrale pour « penser l’avenir ».       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Dixième thèse : Modèle de développement soutenable et révolution énergétique</b>       <br />
              <br />
       Les trois quarts de l’Humanité aspirent au développement. C’est pour quatre milliards d’hommes une question vitale et c’est une question de dignité. Le problème de notre modèle de développement actuel est qu’il n’est pas reproductible tel quel. Nous devons le faire évoluer en même temps que nous devons promouvoir un développement soutenable à l’échelle de la planète, c’est-à-dire économe des biens rares dont dispose l’Humanité (énergies fossiles, eau, air, sols, etc.). Et nous devons le faire en coopération avec les pays émergents. La révolution énergétique est, de ce point de vue, évidemment décisive : préservation de la forêt notamment dans les zones équatoriales, charbon propre et capture du CO2 notamment en Chine et en Inde, économies d’énergies, énergies nouvelles notamment solaire, énergie nucléaire dans la perspective notamment d’un réacteur de quatrième génération.       <br />
              <br />
       Pour mener à bien cette révolution énergétique, il faut se défaire de tout dogmatisme. Le problème des énergies renouvelables telles que l’énergie solaire est qu’elles sont encore très loin d’être compétitives. Le coût du Kwh d’origine solaire photovoltaïque est encore cinq fois supérieur à celui du Kwh produit à partir d’une turbine à gaz ou d’une centrale nucléaire. Celui du Kwh d’origine éolienne en représente le double. Il faut donc que le consommateur ou le contribuable paye la différence. Certes, on peut parier sur l’élévation inévitable du prix des carburants fossiles et sur l’abaissement probable des coûts de production résultant des progrès de la recherche en matière d’énergies nouvelles, mais cette prise de risque ne peut se faire inconsidérément, indépendamment d’une vue économique des choses au sens étymologique du terme.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Onzième thèse : Pour une négociation globale entre le Nord et le Sud</b>       <br />
              <br />
       Penser cette transition énergétique implique que nous évitions d’opposer l’Homme à la Nature le premier devenant le grand « perturbateur » d’une vie naturelle rêvée. Éviter aussi d’organiser de « fausses peurs » comme on l’a vu sur d’autres sujets : pluies acides, poulet à la dioxine, etc. Il faut aussi cesser d’apporter de l’eau au moulin du capitalisme financier en crise, en cultivant le mythe de la « décroissance ». Le problème des inégalités ne pourra être résolu par le malthusianisme. Celui-ci s’est révélé être, depuis les prophéties de Malthus au début du XIXe siècle, une erreur historique : car si la limitation des ressources naturelles est une évidence, les ressources de l’Homme, en inventivité, créativité, progrès des connaissances et de la technologie sont, elles, illimitées. Confiance en l’Homme !       <br />
              <br />
       La gauche est inséparable de la volonté de raison et elle ne doit pas renier l’héritage des Lumières, c’est-à-dire le primat des valeurs de la connaissance. Il n’y a pas de raison de jeter un interdit sur une technologie comme l’énergie nucléaire ou le génie génétique sans débat approfondi sur les avantages, les risques, les conséquences éventuelles, etc. Prenons garde à ce qu’un certain catastrophisme écologique ne serve pas de munition contre les pays émergents, dans une « guerre des civilisations » d’un nouveau type. L’enfer est pavé de bonnes intentions.        <br />
              <br />
       Le droit au développement des pays du Sud est un droit inaliénable. Ainsi l’objectif que se fixe la Chine de parvenir à une économie de « moyenne aisance » généralisée à l’horizon 2025 pour l’ensemble de sa population n’est pas contestable. Encore faut-il que la Chine et les pays émergents soient sensibilisés à l’intérêt général de l’Humanité. Une négociation globale est nécessaire liant tous les enjeux (commercial, monétaire, climatique, maîtrise des armements, etc.). La communauté internationale doit élaborer les règles dont nous avons besoin pour lutter par exemple contre le réchauffement du climat, pour opérer la transition énergétique, pour combattre les pandémies d’un nouveau type, etc. On ne doit pas faire l’économie d’une certaine planification des investissements à l’échelle mondiale. La France a tout son rôle à jouer pour animer et aider à coordonner les négociations internationales nécessaires.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Douzième thèse : La question du modèle de développement est indissociable du dépassement du capitalisme financier</b>       <br />
              <br />
       A)	<span style="font-style:italic">La tâche la plus urgente est de remédier aux déséquilibres économiques fondamentaux qui ont engendré la crise.</span>       <br />
              <br />
       Déficits abyssaux aux Etats-Unis. Excédents commerciaux et excès d’épargne chez les autres. On n’en a pas pris le chemin. Une relance équilibrée et réellement concertée n’a pas été possible jusqu’ici. C’est un échec du G20. La réforme du système monétaire international a été différée, mais chacun pressent qu’elle ne pourra plus l’être indéfiniment. L’assainissement financier du système bancaire est sans doute loin d’être terminé. L’<span style="font-style:italic">ubris</span> des financiers guette plus que jamais.       <br />
              <br />
       B)	Les propositions que j’avance sont des pistes à explorer pragmatiquement en fonction des alliances internationales qui pourront être nouées :       <br />
              <br />
       1.	Relance concertée des économies dans le cadre d’un New Deal mondial. Un effort supplémentaire sera demandé à chacun (davantage d’épargne aux Etats-Unis, relance du marché intérieur en Chine, sécurité sociale, relance allemande et japonaise, financement du développement de l’Afrique et des PMA).       <br />
       2.	Création d’une nouvelle monnaie internationale de réserve reflétant la place des différents pays dans l’économie mondiale et ayant vocation à se substituer au dollar. L’émission de 250 Milliards de DTS par le FMI est un premier pas. Il faut aller beaucoup plus loin pour aider au développement des pays pauvres.       <br />
       3.	Nouveaux « accords du Louvre », fixant des fourchettes aux parités monétaire (dollar, euro, yen, yuan) afin de parvenir à une concurrence équitable.       <br />
       4.	Redéfinition du mandat de l’OMC (en fonction des principes comme la « concurrence équitable » et la « souveraineté alimentaire »).       <br />
       5.	Plan mondial d’aide à l’Afrique et aux PMA.       <br />
       6.	Contrôle du crédit par la voie de nationalisations bancaires.       <br />
       7.	Réglementation des marchés financiers visant à éliminer les fonds purement spéculatifs.       <br />
       8.	Chasse aux paradis fiscaux et traçabilité obligatoire des mouvements de capitaux, les banques devant être tenues de communiquer à la police et à la justice leurs archives informatiques.       <br />
       9.	Réintroduction d’éléments de planification au niveau régional et mondial par exemple en matière :       <br />
       -	de politique énergétique ;       <br />
       -	d’autosuffisance alimentaire (suspension des négociations agricoles de l’OMC et redéfinition du mandat de l’OMC sur cette  base) ;       <br />
       -	de planification industrielle ;       <br />
       -	d’eau potable et de grandes infrastructure (assainissement, routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Treizième thèse : Le rôle des nations</b>       <br />
              <br />
       Une impulsion mondiale est nécessaire. La France doit porter cette vision, en Europe et dans le monde. Mais cette impulsion ne dispense pas, bien au contraire, d’efforts nationaux. Ce sont les peuples qui sont à l’initiative de l’Histoire et pas les réunions épisodiques de dirigeants confiant à des technocrates le soin de mettre en œuvre des orientations imprécises. Le ressort de la démocratie est nécessaire. Celle-ci vit d’abord dans les nations. Celles-ci sont les briques de base de toute construction internationale.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Quatorzième thèse : Le retour de la France et de la République</b>       <br />
              <br />
       Le mythe fédéraliste européen épuisé, il faut revenir à l’idée de nation républicaine, seul socle solide d’une Confédération européenne efficace. Celle-ci est une tâche d’autant plus urgente que l’Europe ne peut s’en remettre indéfiniment aux choix de l’Administration américaine et devra de plus en plus apprendre à compter sur elle-même.       <br />
              <br />
       La France a un rôle majeur à jouer en Europe et dans le monde : rôle de catalyseur, rôle d’intercesseur. La gauche doit assumer sans complexe la nation française, son histoire, ses valeurs républicaines, et bien sûr ses intérêts légitimes.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Quinzième thèse : En France même, défrichons quelques pistes pour refaire l’Etat</b>       <br />
              <br />
       1.	<span style="font-style:italic">Les fonctions régaliennes</span> – police, justice, immigration - doivent être assumées fermement et humainement, sans complaisance pour les idéologies victimaires-compassionnelles incompatibles avec l’exercice d’une politique républicaine qui seule peut donner confiance aux couches populaires. Refus du communautarisme et de la dictature des minorités autoproclamées – appel au civisme républicain et pratique active de la démocratie.       <br />
              <br />
       2.	<span style="font-style:italic">Constitution d’un MITI à la française</span> liant tous les moyens de l’Etat y compris en matière d’aménagement du territoire :       <br />
       -	pour favoriser les secteurs d’avenir (énergies, transports, industrie agroalimentaire, pharmacie, services) ;       <br />
       -	préserver le noyau dur de nos industries (automobile), réindustrialiser le pays à partir de stratégies de recherche et d’innovation conçues à géométrie variable à l’échelle européenne si possible et en coopération avec les régions et les collectivités.       <br />
              <br />
       3.	<span style="font-style:italic">Donner la priorité au développement des ressources humaines</span> - formation, recherche - en mettant l’accent sur l’effort, le travail, le mérite, tout en valorisant l’ensemble des ressources humaines dont dispose le pays à commencer par sa jeunesse, vivier privilégié.       <br />
              <br />
              <br />
       4.	<span style="font-style:italic">Affirmer la nécessité d’un effort partagé</span> :       <br />
       -	à travers la politique des revenus et la limitation des rémunérations les plus élevées ;       <br />
       -	à travers la fiscalité (fin du « bouclier fiscal »). Progrès et justice doivent aller de pair.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Seizième thèse : L’alternative au capitalisme financier mondialisé : une république des peuples</b>       <br />
              <br />
       L’alternative n’est pas entre capitalisme et social-démocratie, pas même entre deux formes de capitalismes, néo-conservateur d’un côté, social-libéral de l’autre. Elle est entre un libéralisme mondialisé destructeur de richesses et de valeurs et une République des peuples, prenant appui dans la démocratie, le sens de l’intérêt collectif, liant dans chaque nation un sein patriotisme républicain et un civisme ouvert à l’universel.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas le socialisme ? Non, c’est la République, mais la République au sens fort du terme, une exigence de tous les instants, une éthique à la fois de la conviction et de la responsabilité.       <br />
              <br />
       Pourquoi opposer l’une à l’autre, en effet ? C’est le propre de la République de faire aller de pair l’exigence dans la recherche de la vérité et la mesure dans l’action, c’est-à-dire l’audace raisonnée qui consiste à savoir où on va et à chaque moment ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, ou pas encore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro</title>
   <updated>2009-07-01T00:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-seminaire-de-la-Fondation-Res-Publica-L-impact-de-la-crise-sur-la-stabilite-de-l-Euro_a815.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1462707-1945724.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-07-01T00:00:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
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    <![CDATA[
Les actes du séminaire du 4 mai 2009 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1462707-1945724.jpg?v=1289480071" alt="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro" title="Actes du séminaire de la Fondation Res Publica : L'impact de la crise sur la stabilité de l'Euro" />
     </div>
     <div>
      Le séminaire était organisé autour de Christian Saint-Etienne, professeur à Paris Dauphine, membre du Conseil d’analyse économique et auteur de « La fin de l’euro », avec en particulier les interventions de Dominique Garabiol, administrateur de la Fondation et directeur à la Caisse nationale des caisses d’épargne, Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, auteur de « L’avenir du capitalisme » et de « La trahison des économistes », Jean-Pierre Patat, conseiller au CEPII et ancien Directeur général à la Banque de France.       <br />
              <br />
       Voir les actes en ligne <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-impact-de-la-crise-sur-la-stabilite-de-l-Euro_a411.html">sur le site de la Fondation Res Publica</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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