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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-13T06:31:53+01:00</updated>
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   <title>"La police et la gendarmerie doivent se sentir soutenues"</title>
   <updated>2016-11-07T15:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-police-et-la-gendarmerie-doivent-se-sentir-soutenues_a1882.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2016-11-07T15:10:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Acteurs Publics, propos recueillis par Bruno Botella et Pierre Laberrondo, lundi 7 novembre 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/10537133-17312382.jpg?v=1478527697" alt=""La police et la gendarmerie doivent se sentir soutenues"" title=""La police et la gendarmerie doivent se sentir soutenues"" />
     </div>
     <div>
      <b>Acteurs Publics: Quand on lit votre dernier livre, Un défi de civilisation (Fayard), on se dit que finalement, la menace terroriste s’explique : elle vient de nos faiblesses…       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> D’abord, il y a en effet la sidération de voir notre pays ainsi frappé par d’aussi graves actes terroristes. Puis il faut réfléchir. Les stratèges qui ont élaboré cette campagne d’attentats sont partis de l’idée que la France pouvait être d’autant plus une cible que ses responsables, ses élites, ont laissé se creuser au sein de la société française de profondes fractures. Je pense au chômage, qui touche près de 4 millions de personnes, surtout les jeunes et en particulier les jeunes qui vivent dans nos banlieues. Dans certains quartiers, le chômage peut dépasser les 40 %. Je pense aussi à une immigration mal intégrée. Même si la moitié de nos concitoyens de tradition musulmane est bien intégrée, l’autre moitié a de la peine à se reconnaître dans la France et dans les règles de la République.       <br />
              <br />
       <b>Pour vous, ce n’est pas un hasard si la France est particulièrement ciblée ?</b>       <br />
       Ces commandos djihadistes ne surgissent pas du néant. Ils sont à l’intersection des problèmes de la société française, de sa désintégration, et d’autre part, d’un malaise très ancien entre l’Orient et l’Occident. Un malaise accru par des expéditions déstabilisatrices comme les deux guerres du Golfe ou les “printemps arabes”, salués au départ comme un triomphe de la démocratie. On a vu très vite qu’ils débouchaient sur l’instabilité car il ne suffit pas d’organiser des élections, s’il n’y a pas derrière un terreau culturel, un travail d’éducation préalable des citoyens. La France, faute de s’aimer assez elle-même, a laissé se créer une jeunesse hors sol qui se reconnaît plus dans les combattants palestiniens que dans les poilus de Verdun ou les héros de la Résistance. La France, au XXe siècle, a laissé tomber en lambeaux son “récit national”.       <br />
              <br />
       <b>Pour vous, la mondialisation a clairement une responsabilité…</b>       <br />
       Ce qui pose problème à la France, ce n’est pas tant l’islam que la mondialisation, qui la laisse en panne de projet, et bien sûr, la manière dont l’islam, qui est un peu le conservatoire des traditions, réagit face à cette globalisation. On observe plusieurs attitudes. Il y a la fermeture : c’est l’islamisation des mœurs. Le refus : c’est l’islamisme politique. Et enfin le rejet : le terrorisme djihadiste, dont il faut aussi analyser les étapes. Il y a d’abord eu l’Afghanistan avec le djihad afghan. Après la guerre du Golfe, on a vu émerger le djihad planétaire d’Al Qaida. Et depuis la destruction de l’Irak entre 2003 et 2010, c’est Daech et son djihadisme territorialisé qui a prospéré et nous prend aujourd’hui pour cible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>“Nous Français, nous sentons plus proches des Algériens que nous connaissons que des Lituaniens !”       <br />
       Mais pourquoi la France ? </b>       <br />
       La France est un pays qui a un passé colonial, mais c’est aussi le pays de la laïcité. Il y a donc un ressac historique. Cette mondialisation que j’évoquais n’a pas touché que le monde musulman. L’Europe n’est plus ce qu’elle était à ses débuts. La France n’est plus le pays central, c’est l’Allemagne qui l’est devenue. Et dans le même temps, l’Europe n’est pas devenue une entité stratégique. Elle s’en est remise dès le départ aux États-Unis pour sa défense. Ce n’est d’ailleurs pas d’Europe qu’il faudrait parler, mais d’une “Euramérique”. La perspective à long terme, qui devrait structurer notre politique étrangère, serait une “Europe européenne” telle qu’évoquée par le général de Gaulle, de l’Atlantique à la Russie. Cette “Europe européenne”, entre les États-Unis et la Chine qui domineront le XXIe siècle, garderait son mot à dire. Je montre dans mon livre qu’il y a des réserves pour la résilience de la France : le patriotisme républicain, une laïcité bien comprise et ce que j’appelle l’universalisme du réel. J’insiste aussi sur la restauration de l’autorité de l’État, les valeurs de la transmission à l’école et la France remise en récit. La France, qui est un pays ouvert sur le monde, doit faire un effort sur ce qui l’unit, sur ce qu’elle a en commun : c’est ce qu’on appelle la République. Il est possible de relever ce défi à condition que notre pays reprenne conscience de lui-même et de ce qu’il signifie. Ses citoyens ne doivent pas être abandonnés aux dérives de l’hyperindividualisme libéral.       <br />
              <br />
       <b>Ce discours qui aurait pu sembler ringard il y a quelques années semble plus audible aujourd’hui et est même repris, notamment à droite de l’échiquier politique. Comment l’expliquez-vous ?</b>       <br />
       La gauche s’est laissée emporter dès 1983 par le cycle libéral-libertaire : “il est interdit d’interdire”, “jouir sans entrave” et autres mots d’ordre soixante-huitards qui ont révélé au fil des décennies leur vacuité et leur dangerosité. En même temps, triomphait le néolibéralisme, la croyance aux marchés, l’obsolescence de l’État et le choix d’une Europe qui se substituerait aux nations. Cette dernière croyance s’est révélée particulièrement mortifère car l’Europe n’est qu’une famille de nations. Ses frontières sont floues et il n’existe pas de sentiment d’appartenance assez fort comme dans la nation pour fonder le fonctionnement d’une société démocratique. Nous Français, nous sentons plus proches des Algériens que nous connaissons que des Lituaniens !       <br />
              <br />
       <b>Qui doit porter ce récit national que vous appelez de vos vœux ?</b>       <br />
       Je donne des éclairages dans mon livre sur les points douloureux de notre histoire au XXe siècle. Il faut expliquer l’effondrement de 1940. Autre sujet : la colonisation. Je montre que le parti colonial a toujours été minoritaire. Fondamentalement, l’empire [colonial, ndlr] français a eu une motivation éminemment politique et non économique. Il s’agissait essentiellement de compenser les déboires subis sur le continent à Waterloo et Sedan. Il faut remettre en perspective notre histoire et faire de la France une nation d’avenir.       <br />
              <br />
       <b>Certains regrettent aujourd’hui ce creuset de la nation que constituait le service militaire obligatoire. Êtes-vous de ceux-là ?</b>       <br />
       Oui, même si je ne suis pas favorable au retour du service militaire tel que nous l’avons connu. J’ai estimé à 8 milliards d’euros le rétablissement d’un service national court de quatre mois, universel et obligatoire, qui comporterait des formules de “volontariat service long” et permettrait la constitution d’une garde nationale en appoint de la gendarmerie pour la protection du territoire national. Mais attention, cela ne doit pas avoir un effet d’éviction sur la dissuasion et sur les capacités de notre armée professionnelle, dont nous avons besoin. Donc cela passe par un effort de défense au moins égal à 2 points du PIB.       <br />
              <br />
       <b>“On ne forme pas des soldats professionnels, aguerris, pour monter une garde statique devant des mosquées ou des synagogues.”</b>       <br />
       Quel type de service militaire souhaiteriez-vous alors voir renaître ?       <br />
       Un service militaire adapté, qui ressemble aux unités du service militaire adapté outre-mer. Ce que je propose est un service court : quatre mois obligatoires avec trois appels dans l’année. Pas besoin de réinvestir dans des casernes en dur, des camps de toile peuvent suffire. Ce qui est important, c’est de restaurer l’esprit de défense et la cohésion nationale dans notre pays.       <br />
              <br />
       <b>La création de la “garde nationale”, voulue par le président de la République, est-elle une bonne chose ?</b>       <br />
       La grande différence avec la formule que je propose est que celle-là est fondée sur le volontariat. Je propose un service obligatoire avec aussi des formules de service long – six mois ou un an –, qui alimenterait des réserves et une garde nationale, qui délivrerait l’armée proprement dite des tâches de protection statiques.       <br />
              <br />
       <b>L’opération Sentinelle est-elle inutile ?</b>       <br />
       C’est un palliatif. On ne forme pas des soldats professionnels, aguerris, pour monter une garde statique devant des mosquées ou des synagogues.       <br />
              <br />
       <b>Sentinelle n’a-t-elle pas pour effet de renforcer la confusion entre les missions de l’armée et les celles des forces de sécurité ?</b>       <br />
       Je ne parlerais pas de confusion, car s’il est vrai qu’il y a une certaine continuité entre la défense et la sécurité, je ne réduis pas la sécurité à la défense et inversement. Ce sont des domaines spécifiques. La police et la gendarmerie, appuyées par une garde nationale, pourraient faire ce travail beaucoup mieux que l’armée professionnelle. En plus, le service national tel que je le propose serait un instrument de cohésion pour tous ces jeunes qui ne se rencontrent pas, sauf à l’école.        <br />
              <br />
       <b>Que pensez-vous de l’idée de créer une sorte de pacte entre les citoyens et les forces de sécurité ? L’idée, au fond, que la sécurité est à coconstruire et qu’elle est l’affaire de tous. </b>       <br />
       Je n’ai cessé d’aller dans ce sens en créant la police de proximité comme ministre de l’Intérieur ou lorsque j’étais ministre de l’Éducation nationale, en réintroduisant en 1985 l’instruction civique à l’école, supprimée par 1968. Comme ministre de la Défense, j’ai aussi fait en sorte que le service national puisse être adapté. Je n’étais pas partisan de sa suspension, instaurée par le Président Chirac. On pouvait le conserver et l’adapter afin de donner à nos armées des amortisseurs, qui lui seraient bien utiles aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <b>Vous revenez sans cesse sur le rôle de l’école…</b>       <br />
       Bien sûr, c’est la formation des maîtres qui fait défaut pour ce qui est de l’éducation civique, du récit national et de la cohésion de l’ensemble. Bien entendu, nous sommes différents, mais la différence ne doit pas occulter l’unité de la nation.       <br />
              <br />
       <b>La communauté éducative, comme on la désigne, est-elle prête à aller dans le sens que vous souhaitez ?</b>       <br />
       C’est un problème difficile car l’esprit des anciennes écoles normales, qui formaient jadis les instituteurs, s’est perdu. L’idée de l’école comme institution de la République s’est évaporée et n’a plus été portée dans le cadre universitaire par les IUFM. Je n’attaque pas du tout l’université, mais il y a une formation qui doit être donnée en dehors des universités, plus largement une formation historique, civique, sociale. Le rôle et la spécificité de l’école républicaine doivent être bien compris par les enseignants eux-mêmes.       <br />
              <br />
       <b>Comment expliquez-vous cette dérive ?</b>       <br />
       Le courant qui prônait une pédagogie dite constructiviste l’a emporté. C’est à l’élève qu’il appartiendrait de construire son savoir – slogan très démobilisateur. On a mis l’élève au centre de l’école. C’est le principe de base de la loi d’orientation scolaire de 1989. À partir de là, les enseignants pouvaient regarder l’élève en train d’acquérir le savoir. En général, il ne l’acquérait pas… Cette pédagogie conduisait à accumuler les retards scolaires : des élèves qui n’avaient pas en CP le bagage lexical et syntaxique moyen ne rattrapaient pas leur retard, jusqu’au moment où, admis automatiquement au collège en 6e, l’échec scolaire leur était promis. Je considère que la révolution “pédagogiste” a abouti à cette catastrophe que nous décrivent les enquêtes Pisa [qui établissent tous les trois ans un classement des systèmes éducatifs dans le monde en évaluant le niveau des élèves, ndlr].       <br />
              <br />
       <b>Reliez-vous l’échec scolaire à la situation sécuritaire ?</b>       <br />
       Je fais confiance à “l’effet-maître”. Le maître motive son élève. Il l’incite à apprendre, il l’astreint à mémoriser… Il faut revenir aux apprentissages de base à l’école élémentaire. Il faut revenir aux grands textes, à l’histoire avec des repères chronologiques, qu’on s’élève du local au national, du national à une vision mondiale, de manière à comprendre les grands courants de l’Histoire et ce qui fait la spécificité de la France. En France, l’école a pour but de former les citoyens.       <br />
              <br />
       <b>Ce discours sur l’école, sur le retour aux fondamentaux, on l’a pas mal entendu chez les candidats à la primaire de la droite…</b>       <br />
       Je n’ai pas retrouvé cela dans le livre d’Alain Juppé consacré à l’école. J’y ai lu des idées chères à François Dubet [sociologue spécialiste de l’éducation, ndlr] et toutes ces théories qui ont vertébré toutes les réformes de l’éducation ces dernières années : autonomie des établissements, etc. Je note aussi que la droite dit des choses quand elle est dans l’opposition, puis quand elle gouverne, ne fait rien, par peur des syndicats, des parents d’élèves, et aussi parce qu’elle a des ressources pour ses enfants. Je pense aux cours particuliers et à l’école privée, qui s’est beaucoup développée…       <br />
              <br />
       <b>Comment interprétez-vous la crise que connaît la police nationale aujourd’hui ? Simple coup de fatigue ou malaise plus profond ?</b>       <br />
       Ce n’est pas un coup de fatigue, cela vient de beaucoup plus loin. Il y a l’accumulation des tâches : la lutte contre le terrorisme bien sûr, qui demande beaucoup de moyens. Regardez aussi l’opération de Calais [démantèlement de la “jungle” en octobre, ndlr], qui a mobilisé énormément de moyens humains. Mais aussi Notre-Dame-des-Landes. Quand l’incivisme triomphe jusqu’au sein même du gouvernement pour contester les résultats d’un référendum auquel le président de la République avait appelé alors que tous les conseils élus s’étaient prononcés pour cet aéroport… L’État n’est plus respecté ! Nous avons une contestation importante sur place. La tâche est rude pour les forces de l’ordre. Regardez aussi les manifestations parfois violentes de ces derniers mois contre la loi El Khomri. Et puis l’agression sauvage de Viry-Châtillon ou le guet-apens contre des policiers au Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie, ou les jets de cocktails Molotov à Bastia contre la police. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, c’est inacceptable ! Bernard Cazeneuve, d’ailleurs, l’a dit avec force et je le soutiens, car c’est un bon ministre de l’Intérieur. Il y a aussi un élément que je tiens à souligner : la précédente majorité a commis une lourde erreur en abandonnant la police de proximité et en cassant le lien entre la police et la population.       <br />
              <br />
       <b>Comment retisser ce lien ?</b>       <br />
       La police et la gendarmerie doivent se sentir soutenues. On a en tête le double assassinat de policiers à Magnanville et l’émotion que cela a suscité, les CRS applaudis après les attentats de janvier 2015. Les forces de sécurité ont aussi besoin de se sentir soutenues par la justice. Une violence exercée à l’encontre d’un policer ou d’un gendarme doit être réprimée plus durement car le policier ou le gendarme incarne la force publique.       <br />
              <br />
       <b>Selon vous, il existe toujours un fond de défiance vis-à-vis des forces de sécurité, conséquence d’un certain état d’esprit… </b>       <br />
       Ce que nous voyons aujourd’hui, c’est le cycle des idées libérales-libertaires qui s’achève. Un certain nombre de gens ne s’en sont pas encore rendu compte. Mais c’est une période qui est derrière nous, car elle ne répond pas aux exigences qui découlent des épreuves qui sont devant nous. C’est une erreur que de croire que les attentats vont s’arrêter. On peut reprendre Mossoul et Raqqa, mais le fond reste là. La violence et la haine sont toujours là. Il faut revenir à un corpus d’idées non pas réactionnaires, mais républicaines. C’est-à-dire le patriotisme, le civisme, le sentiment de la solidarité, la justice sociale. Des valeurs qui aujourd’hui se portent mal car elles sont le contraire de la société néolibérale avancée. Il y a des montres qu’il faut remettre à l’heure.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.acteurspublics.com/2016/11/07/jean-pierre-chevenement-la-police-et-la-gendarmerie-doivent-se-sentir-soutenues">Acteurs Publics</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Chevènement: un professeur de dessin n'aurait pas le droit de caricaturer Mahomet à l'école"</title>
   <updated>2015-01-17T19:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-un-professeur-de-dessin-n-aurait-pas-le-droit-de-caricaturer-Mahomet-a-l-ecole_a1679.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2015-01-17T17:53:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, 17 juillet 2015, 17h20.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/7363172-11336479.jpg?v=1421514238" alt=""Chevènement: un professeur de dessin n'aurait pas le droit de caricaturer Mahomet à l'école"" title=""Chevènement: un professeur de dessin n'aurait pas le droit de caricaturer Mahomet à l'école"" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement a jugé samedi sur Europe 1 que &quot;<span style="font-style:italic">Charlie Hebdo a le droit de faire ce qu'il veut</span>&quot; mais qu'à l'école &quot;<span style="font-style:italic">un professeur de dessin n'aurait pas le droit de faire la caricature de Mahomet</span>&quot;.       <br />
              <br />
       L'ancien ministre de l'Intérieur et de la Défense, a estimé par ailleurs qu'il &quot;<span style="font-style:italic">n'y a pas besoin d'un Patriot act</span>&quot; en France sur le modèle de la législation adoptée aux Etats Unis après le 11 septembre 2001 &quot;<span style="font-style:italic">car nous devons nous défendre par les moyens du droit</span>&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Nous avons des procédures tout à fait adaptées et peut-être peut-on faciliter les interceptions de sécurité pour tout ce qui relève du terrorisme</span>&quot;, a-t-il ajouté, en citant aussi la nécessité d'un fichier des personnes voyageant par avion.       <br />
                 <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">La police de proximité que j'avais créée et que Monsieur Sarkozy a laissé dépérir nous manque beaucoup parce qu'il faut connaître le terrain</span>&quot;, a-t-il aussi regretté.       <br />
              <br />
       Le fondateur du Mouvement républicain et citoyen et ancien ministre de l'Education s'est livré à un vibrant plaidoyer de la laïcité, qui &quot;<span style="font-style:italic">n'est pas tournée contre les religions</span>&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;<span style="font-style:italic">Charlie Hebdo a le droit de faire ce qu'il veut, c'est la liberté d'expression, mais dans l'école un professeur de dessin n'aurait pas le droit de faire la caricature de Mahomet</span>&quot;. Il a cité à l'appui une lettre de Jules Ferry aux enseignants : &quot;<span style="font-style:italic">vous devez toujours vous interroger sur le fait que ce que vous allez dire ne doit pas blesser non seulement la conscience de l'enfant, mais aussi la conscience de ses parents</span>&quot;.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement a été reçu samedi matin par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a reçu après lui successivement trois autres de ses prédécesseurs place Beauvau, Claude Guéant, Jean-Louis Debré et Dominique de Villepin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-un-professeur-de-dessin-n-aurait-pas-le-droit-de-caricaturer-Mahomet-a-l-ecole_a1679.html" />
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   <title>Terrorisme : "pas besoin d'un Patriot Act" à la française</title>
   <updated>2015-01-17T19:14:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2015-01-17T14:20:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Europe 1 samedi 17 janvier 2015. Il répondait aux questions de David Abiker.      <div>
      <ul class="list"><li> Il faut pérenniser le sursaut républicain qui s'est manifesté le 11 janvier. Le peuple français s'est dressé pour proclamer, quasi unanime, son refus du chantage à la peur, pour proclamer son attachement à un mode de vie fondé sur la vie, qu'on appelle la République. Il s'agit de promouvoir une vraie refondation républicaine, et cela, dans la durée.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce n'est pas le premier attentat terroriste qui frappe la France, et il y en aura d'autres encore ! C'est une affaire de longue haleine. Il y en a pour des années, voir des décennies. Donc, il faut s'armer dans cette perspective.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai dit à la ministre de l’Éducation nationale que l’école est l'outil de transmission des connaissances, mais aussi des valeurs républicaines. Elle a pour tâche de faire aimer la France. Comment  pourrait-on intégrer des jeunes à la France, si la France ne s'aime pas elle même ? Et cela passe par la littérature, les grandes œuvres, l'histoire de France, un récit national lisible, alors qu'il a été détruit pour ce qui concerne au moins le XXe siècle. Bref un pays mentalement, moralement, intellectuellement, redressé.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'avais réintroduit l'instruction civique au primaire et au collège. Cela n'a pas suffit parce qu'on étudie les institutions locales et non la République, et le corps de principes qu'elle représente. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Je dois dire que le Président de la République, François Hollande, le Premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se sont montrés tout à fait à la hauteur dans cette situation difficile.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai dit au ministre de l'Intérieur que naturellement, il fallait prendre toutes les mesures qui nous permettraient d'assécher le terreau sur lequel se développe le terrorisme. Il faut évidemment ne pas faire d'amalgames avec les peuples musulmans qui ont leurs problèmes. Il y a des conflits qui sont naturellement connectés à ce qui se passez chez nous.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a chez nous dans les banlieues des problèmes qui sont des ratés de l'intégration... Mais c'est le défaut de République qu'il faut mettre en cause, et pas la République elle-même. Et quand j'entends certains prôner le multiculturalisme, je pense qu'ils sont complètement à côté de leurs pompes. C'est de l'angélisme, et c'est ne pas voir que ce qui est important aujourd'hui, c'est de favoriser ce qui unit, ce qui rassemble, et non pas ce qui différencie, ce qui divise.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut restaurer les maîtres dans leur autorité, y compris pécuniairement.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut distinguer la liberté d'expression, que rien ne doit entraver, de la laïcité. La laïcité, c'est la distinction de la religion et de l'espace commun qui est régit par la politique, c'est la confiance faite à la raison humaine pour déterminer l'intérêt général, indépendamment des dogmes, et par conséquent Charlie Hebdo à le droit de faire ce qu'il veut, c'est la liberté d'expression, mais dans l'école, un professeur de dessin n'aurait pas le droit de faire la caricature de Mahomet.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La laïcité n'est pas du tout tournée contre les religions : mais c'est une belle tradition dont nous pouvons nous enorgueillir.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> L'axe stratégique, c'est assécher le terreau sur lequel le terrorisme prospère. C'est un problème de politique générale. Il n'y a aucun domaine qui ne soit concerné, y compris la politique économique, y compris la politique européenne, qui nous a engagé dans une stagnation de longue durée, dont on voit les résultats : 3,5 millions de chômeurs. Cela touche particulièrement une jeunesse précarisée, avec des taux de chômage qui dépasse 40% dans certaines villes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le ministère de l'Intérieur a, sur le plan législatif, déjà beaucoup de moyens, depuis la loi de 1986, qui centralise les enquêtes et jugements, et qui donne satisfaction, améliorée à plusieurs reprises et pas plus tard qu'en 2014. Par conséquent, pas besoin d'un <span style="font-style:italic">Patriot Act</span> parce que nous devons nous défendre par les moyens du droit. Mais nous avons quand même des procédures tout à fait adaptée, et peut-être peut-on faciliter les interceptions de sécurité pour tout ce qui concerne le terrorisme.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Oui à la coopération européenne en matière de sécurité, mais le problème n'est pas là : la sécurité reste l'apanage du national, c'est la responsabilité de l’État, du gouvernement. Il doit faire ce qu'il faut. Des moyens supplémentaires sont prévus dans le renseignement. Le regroupement de la DST et des RG en 2008 n'a pas eu que des effets positifs. La présence des RG dans les quartiers, et surtout la police de proximité, que j'avais créée, que M. Sarkozy a laissé dépérir, tout cela nous manque beaucoup, parce qu'il faut connaître le terrain. C'est tout à fait essentiel.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> L'idée d'une déchéance de nationalité pour les terroristes ne me choque pas. Mais il y a une règle qui veut qu'on enlève pas sa nationalité aux personnes qui n'ont pas une double nationalité. Sinon, ils deviennent dit-on des apatrides, mais les apatrides sont protégés par la convention de New-York ! Donc je ne comprends pas très bien les termes du problème. De toute façon, ce n'est pas l'essentiel. Ne nous égarons pas dans des diversions politiciennes.        <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Faut-il rétablir la conscription ? J'étais opposé à sa suppression. Mais on peut développer un service civique, le rendre obligatoire pour une durée évidemment courte. Il faut renforcer la cohésion de la nation française.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut surtout que la France revienne au premier plan, parce que l'Europe se fait dans le prolongement des nations, et pas en substitution à elles. C'est là l'erreur qui, peut-être, a été commise dans le passé. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Jean-Pierre Chevènement, une histoire politique"</title>
   <updated>2014-10-05T19:13:00+02:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2014-10-05T11:51:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission "La voix est libre" sur France 3 Franche-Comté, samedi 4 octobre 2014. Il répondait aux questions de Jérémy Chevreuil.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      <span class="u">Verbatim :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> Je suis allé au terme de ce que je pouvais faire comme parlementaire. J'ai été élu pour la première fois il y a 41 ans, en 1973. Mais Jean-Pierre Chevènement peut exister autrement qu'en étant sénateur ou député dans le paysage politique. Par conséquent, je continuerai à m'exprimer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai consacré l'essentiel de mon temps à l'action politique, mais une politique qui ne se séparait pas du combat des idées, par conséquent aussi à la lecture, à la réflexion. Je pense être resté fidèle à cette conception très ancienne de la politique, où on ne sépare son engagement politique d'une vision du monde. C'est un engagement de l'être tout entier au service de ses concitoyens, de son pays. Par conséquent, on ne se ménage pas. On lui accorde peu de repos.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Au moment où on approchait de la fin du septennat du général de Gaulle, l'idée de refonder la Ve République sur des bases de gauche, d'unir la gauche, avec un Parti Socialiste entièrement rénové (je suis l'un des principaux artisans du congrès d'Epinay), est enthousiasmante. Et cela a réussi. J'ai adhéré au Parti Socialiste en 1964. L'alternance avec François Mitterrand fonctionne en 1981. C'était un travail de patience, et je m'y suis pleinement investi, en rédigeant notamment les programmes du PS.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'accident d'anesthésie de Jean-Pierre Chevènement</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cet épisode a renforcé mon caractère, mais il ne l'a pas changé.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai une bonne santé, c'est ce que les médecins m'ont dit, car j'ai surmonté une épreuve qui m'a été très difficile. Mon cœur s'est arrêté pendant 55 minutes. Il fallait ensuite récupérer. J'étais aussi très motivé. Je pense que cela m'a donné une certaine force.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Mes amis, qui sont des laics intransigeants, ne voulaient surtout pas que je sois miraculé d'autre chose, d'où l'expression « le miraculé de la République ». Le miracle devait s'être déroulé dans le strict espace républicain et laic. C'est une plaisanterie !       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai vu la mort à deux ou trois reprises d'assez près dans ma vie. Pendant la guerre d'Algérie, je me suis fait arrêté en quelque sorte par une police supplétive, des gens qui n'avaient aucune formation, et je revois le pistolet mitrailleur appuyé sur mon estomac, avec la culasse en arrière, dans une position extrêmement dangereuse. Et heureusement, quelqu'un pousse un cri de l'autre côté. Et le « policier » occasionnel tend sa mitraillette dans la direction opposée. Donc je ne me suis pas fait prier, et j'ai pris la poudre d'escampette. C'était en juillet 1962, les premiers jours de l'indépendance de l'Algérie.        
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les 3 démissions de Jean-Pierre Chevènement</span>       <br />
       <ul class="list"><li> En février 1983, j'avais une discussion avec François Mitterrand sur la politique industrielle, dont je lui réclamais les moyens. Quand je suis revenu au ministère de l'Industrie, les journalistes m'attendaient pour une conférence de presse, et m'ont demandé ce que je pensais de la négociation qui allait s'engager sur le maintien ou non de la France dans le Système Monétaire Européen. Et j'ai donc dit : « <span style="font-style:italic">Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne</span> ». Et j'ai ajouté que pour le moment je fermais ma gueule. J'ai démissionné du gouvernement le mois suivent.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je n'ai pas quitté le gouvernement sur un choix mineur, ou des questions de susceptibilité, mais sur des questions majeures. L'accrochage du franc au mark allait déterminer  toute la politique ultérieure de libéralisation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai démissionné une seconde fois pour protester contre la première guerre du Golfe en 1991. Je n'y reviens pas. On en voit aujourd'hui les résultats. Le Califat islamiste, c'est la conséquence de cette première guerre du Golfe, redoublée par une seconde, qui a détruit l'Irak, alors qu'on pouvait éviter cette guerre, je vous le certifie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai démissionné la troisième fois à propos de la question corse. Transférer le pouvoir réglementaire aux régions, c'est revenir à l'Ancien régime, où on changeait de loi plus souvent que de cheval, comme disait Voltaire en traversant la France ! Cela devient un pays éclaté, ce n'est plus la République. La République comporte une loi, qui est la même pour tous. L'idée que l'on puisse transférer, non seulement le pouvoir réglementaire, mais aussi le pouvoir législatif à la Corse, me hérissait.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut dire non à des choses très importantes. J'aurais pu démissionner mille fois ! En 1988-89, quand j'ai vu qu'en application de l'Acte unique, on allait libéraliser les mouvements de capitaux, non seulement à l'intérieur de l'Europe mais aussi vis-à-vis des pays tiers, sans aucune harmonisation fiscale, croyez-moi, j'ai ouvert ma gueule en Conseil des ministres ! Mais j'étais le seul. Tous les arbitrages avaient été rendus. Par conséquent ça s'est fait, au 1er janvier 1990. Cette décision est fondatrice du capitalisme financier, dans la crise duquel nous nous débattons aujourd'hui. Peut-être que là j'aurais pu démissionner, et peut-être même l'aurais-je dû.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les conséquences de la première guerre du Golfe</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Si je raisonne dans le cadre de notre politique extérieure, de notre politique arabe, de notre politique au Moyen-Orient, oui, je considère que François Mitterrand a fait une grave erreur en participant à la guerre du Golfe. Il a retourné la politique qui était celle du général de Gaulle. Et pour moi, c'était très dur à supporter, parce que j'adhérais à cette politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La modernisation du monde arabe devait être encouragée, et pas les tendances les plus fondamentalistes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On voit aujourd'hui le résultat : on a cassé l'Irak, qui était le verrou par rapport à l'Iran. On a ouvert la voie à Ben Laden et à Al Qaeda, et aujourd'hui les sunnites irakiens se sentent laissés pour compte, et se sont livrés au Califat islamiste.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Très franchement, je ne sais pas ce que sera la suite, mais nous n'avons pas fini de boire le calice jusqu'à la lie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les cycles politiques de longue période de la gauche</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> François Mitterrand à Epinay, a pris la tête du PS alors qu'il n'en avait pas la carte 24 heures auparavant, cela notamment grâce à l'aide du CERES. Mais il avait été le candidat de l'union de la gauche en 1965, et c'est cela qui lui avait donné une stature extrêmement attirante pour les couches populaires.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, beaucoup de choses ont changé. L'abolition de la peine de mort, la décentralisation, la retraite à soixante ans, les lois Auroux, une certaine démocratisation de l'enseignement... beaucoup a été fait. Mais il y a un retournement fondamental qui est intervenu au milieu des années 1980. L'ampleur de ce qu'on a appelé la « parenthèse libérale », qui ne s'est jamais refermée, l'ampleur de la conversion au libéralisme, la dérégulation appliquée non seulement en France, mais aussi en Europe et dans le reste du monde, est immense.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a malheureusement des Français éminents, considérés en tout cas comme tel, Jacques Delors et un certain nombre d'autres technocrates bien connus, qui ont joué un rôle tout à fait décisif au printemps 1983, et par la suite au moment de l'Acte unique, qui étend le néo-libéralisme a toute l'Europe, puis la monnaie unique, en 1992.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Soyons clairs : la gauche au pouvoir aujourd'hui n'est pas la même gauche. Nous ne sommes plus dans la même situation. La globalisation financière s'est installée, via l'Europe et en particulier le nœud français de 1983, par le ralliement de la Chine à l'économie de marché en 1979, et l'implosion de l'URSS en 1991.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La masse des capitaux, qui font ce que l'on appelle les marchés financiers, sont les arbitres de vie ou de mort des entreprises et des États. Nous sommes dans un monde très différent, et par conséquent, il faut imaginer une stratégie nouvelle, qui reste fidèle aux inspirations initiales.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous sommes dans un monde où il faut penser que la France soit un pays qui reste inspiré et voué à l'universel, voué à servir de pont entre l'Occident et les pays émergents.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur François Mitterrand</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> En 1979, François Mitterrand me reçoit à son domicile. Me raccompagnant, il se penche vers moi et me dit : « Vous savez Jean-Pierre, nous sommes d'accord sur tout, vous et moi. Mais malheureusement, à votre différence, je crois que, à notre époque, la France ne peut plus faire autre chose que passer à travers les gouttes ». C'est une des rares phrases que j'ai noté, parce que je pense qu'elle a bien symbolisé jusqu'à l'épisode de la guerre du Golfe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> François Mitterrand était un homme qui a commis des erreurs. Le traité de Maastricht en était une, et elle n'était pas mince ! Mais pour autant, c'était un homme tout à fait fascinant, qui avait un recul historique, une culture, qui impressionnait. Les hommes politiques d'aujourd'hui sont formés à une autre école.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'ENA</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai donné mon sentiment sur l'ENA dans un petit livre, intitulé : « <span style="font-style:italic">L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise</span> », en 1967, que j'ai écrit avec deux copains sous le pseudonyme de Jacques Mandrin. En fait, l'ENA c'est deux concours : un concours d'entrée et un concours de sortie. Il faut les réussir ! Mais entre les deux, ce n'est rien.        
       </li></ul><ul class="list"><li> A l'ENA, je n'ai appris qu'à servir le vin ! C'est l'anecdote que je raconte pour faire rire : mon préfet, chez lequel je faisais un stage dans le Morbihan, m'avait appris à tourner le goulot de la bouteille, de telle manière que d'un coup sec, je pouvais éviter que la goutte ne tombe sur la nappe.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur quelques considérations liées à notre époque</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec la mondialisation libérale, on trouve le triomphe de l'argent. Les gens sont mus davantage par l'envie de gagner de l'argent. C'est le règne de la pantoufle, du parachute dorée. Il y a aussi l'instantanéité, le court-termisme qui s'est substituée à la réflexion de long terme.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le système médiatique s'est profondément transformé. Il y a beaucoup plus de télévisions et de radios, les réseaux sociaux sont là... Chacun est en position d'être le valet de chambre de tous les hommes politiques que nous avons en activité !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'y a plus de respect du secret de l'instruction, de la présomption d'innocence, de la vie privée. Je pense que c'est regrettable.        
       </li></ul><ul class="list"><li> De Gaulle disait : « <span style="font-style:italic">L'autorité ne va pas sans prestige, et le prestige ne va pas sans éloignement</span> ». Aujourd'hui, l'éloignement n'est plus possible. Tout se diffuse, les conseillers parlent, les attachés parlent... Pratiquement, pour être sûr de garder un secret, il faut le garder pour soi-seul, et n'en parler à personne !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la Russie et l'Ukraine</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour faire l'histoire, il ne faut pas se mettre à la remorque des États-Unis. Prenons le cas de l'Ukraine. Je pense que l'histoire s'est passée d'une façon différente de ce qui nous est raconté. Je pense que les tords sont très partagés. On donne une description souvent outrée de la Russie d'aujourd'hui. La Russie d'aujourd'hui, ce sont des classes moyennes qui partent à l'assaut des aéroports. La Russie, ça change.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur Manuel Valls</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que Manuel Valls a été un très bon ministre de l'Intérieur. Il a très bien compris le rôle de la règle : la règle protège, et la liberté écrase. Pour être un bon Premier ministre, il doit savoir que la République ne s'applique pas qu'à l'ordre public : la République, c'est aussi quelque chose qui doit intervenir dans l'ordre économique et social. Il pose à bon escient le problème de l'euro, qui est une monnaie surévaluée, qui nous plombe depuis trop d'années, qui a contribué largement à notre désindustrialisation.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la campagne présidentielle de 2002</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne me suis pas préparé à être Président de la République ou Premier ministre. En 2002, mon intention était de créer un courant républicain qui pèse suffisamment sur la gauche plurielle.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Tout ce que j'ai dit reste juste, et les axes principaux de ma campagne, je peux les reprendre aujourd'hui à mon compte. Mais je ne me suis pas préparé à être Président de la République quand je le pouvais, c'est à dire au moment où j'ai été élu député, à l'âge de 34 ans. Si à ce moment là, j'avais voulu me mettre dans la roue de François Mitterrand, je n'aurais pas fait le CERES, j'aurais caché mes dissentiments, je n'aurais  démissionné en aucune circonstance. J'aurais alors peut-être pu devenir Président ou Premier ministre, mais ce n'est pas sûr. Et en agissant de la sorte, je me serais confondu avec la couleur de la muraille.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je considère qu'il est très injuste de faire de moi le bouc-émissaire de la défaite du candidat socialiste, qui lui doit quand même beaucoup, par sa politique et par sa campagne, qui n'était quand même pas formidable. Et pourquoi avoir donné des parrainages à Besancenot ? Pourquoi n'avoir pas découragé Taubira qui était prête à se retirer ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Lionel Jospin n'avait pas accroché quelques étoiles à son firmament. Je le lui ai dit sous cette forme en 2000. C'était un très bon Premier ministre, avec beaucoup de compétence, mais je pense qu'il n'avait pas la capacité de devenir Président de la République. Il n'avait pas la vision. Il avait été pour la Constitution européenne. Il avait été l'un des suppôts de Maastricht. L'expression « <span style="font-style:italic">parenthèse libérale</span> » est la sienne à l'origine. On ne peut pas dissimuler que nous avions deux lignes différentes. Ce n'est pas criminel !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur le Front National</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je n'ai pas du tout le même itinéraire que Marine le Pen. Sur des sujets fondamentaux, nous ne pensons pas du tout la même chose. Le problème aujourd'hui, c'est de savoir comment on desserre la contrainte monétaire. Ce que je propose est quand même plus fin que ce que propose Marine le Pen.        
       </li></ul><ul class="list"><li> S'agissant de la République, je la crois fondée sur la citoyenneté. L'idée que l'on puisse distinguer un Français par son origine me fait horreur.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des gens qui se revendiquent de moi dans tous les partis politiques. Ma pensée a essaimé largement, et peu, je crois, au FN, parce que je suis un partisan ardent de la citoyenneté, que la France est naturellement un pays métissé. Je demande simplement à ceux qui veulent la nationalité française de respecter la loi républicaine, et l'esprit de la loi : se conformer à quelques usages raisonnables.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je combats le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, tout ce qui vise à ranger les Français dans une catégorie particulière. Je pense que quand on est citoyen français, on est citoyen français. Point final.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pour Belfort</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avoir été maire de Belfort pendant plus ou moins 30 ans, c'est une charge, mais c'est d'abord un honneur. Belfort est devenue une ville universitaire. Le TGV, après 25 ans d'efforts, y arrive. Les fondements industriels ont été consolidés, et je n'y suis pas tout à fait pour rien. L'organisation territoriale a été modifiée. Nous avons répondu à la disparition de Bull par une stratégie : Technum. Il y a aujourd'hui, sur le site de Technum, autant d'emplois qu'il y en avait à l'époque de Bull et d'Alstom. Il a fallu intervenir constamment pour que le bateau reste à flot et continue d'avancer.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'avenir de la gauche</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La vie politique procède par cycles de longue durée. La gauche reviendra quand elle se sera refondée intellectuellement, qu'elle aura pris la mesure du monde, qu'elle aura une nouvelle grille de lecture qui lui permettra de comprendre où elle se situe et où elle doit aller. J’œuvrerai pour ma part, dans les années qui me restent, à lui fournir ces clefs, à faire ce travailleur d'instituteur républicain, à montrer que la France reste un grand pays universaliste, qui peut tendre la main à tous, qui peut jouer un rôle pour construire une Europe européenne, peser dans le monde de demain entre les États-Unis et la Chine, défendre notre modèle social en le modernisant.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je préside la Fondation Res Publica, qui en est à son 85ème cahier - un immense travail de fond y est fait par les meilleurs experts, dans tous les domaines. Je traduirai aussi cette œuvre sous la forme des livres que je vais écrire. Il y aura certainement quelque chose que je ferai sur la théorie de la République, qui me paraît un peu oubliée, pour montrer la cohérence du concept, sur le récit national, qui doit être vrai et non falsifié, pour redonner à la France l'estime de soi qui lui manque tellement, et puis construire un programme de Salut public ! </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/7f45f68989d639d6cfb168b259539662fdb16377" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les questions de sécurité</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Sauvageons et racaille, cela n'a rien à voir ! Sauvageons, c'est un arbre non-greffé. En utilisant ce terme, je pointais le défaut d'éducation. Racaille, c'est une expression choquante. J'ai tendance à penser qu'il faut toujours offrir une voie de rédemption. Je suis toujours pour des réactions très proportionnées. Sauvageon, ça n'a peut-être pas été compris, beaucoup ont été choqués car ils ont entendu « sauvage », mais ils ont fait des progrès en Français, puisque je leur ai expliqué ce que ça voulait dire !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y avait une très mauvaise conception de la sécurité à gauche. On se mettait toujours à la place des victimes, on était dans la culture de l'excuse. Tout cela faisait sûrement honneur au cœur tendre de ceux qui exprimaient cette vision, mais la réalité c'est qu'il y a une délinquance qu'il faut combattre. La sécurité est quand même l'un des premiers droits de l'homme et du citoyen.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Sur ces questions, il y a en fait une double démagogie : un angélisme de gauche, et une démagogie de droite, un catastrophisme qui ne paraît pas non plus très raisonnable. Il y avait 1000 personnes qui étaient tuées chaque année quand j'étais ministre de l'Intérieur, aujourd'hui c'est 600. On ne dit jamais les choses qui vont mieux. Quant aux chiffres... les policiers étaient astreints à en produire sous Sarkozy. Ils ne faisaient plus la police, ils remplissaient des formulaires pour faire les statistiques !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur de Gaulle, Mitterrand et Chirac</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai eu l'occasion de déjeuner avec le Président Chirac, qui m'a dit : « <span style="font-style:italic">Il y a deux grands présidents, de Gaulle et Mitterrand. Moi je me sens plutôt mitterrandiste</span> ». J'ai failli lui répondre, et je le fais devant vous, que moi je me sens plutôt gaulliste, car je sais ce que la France doit au général de Gaulle. Il n'y a pas d'équivalent à l'effondrement de 1940 dans notre histoire, et si la France continue, c'est grâce à de Gaulle. De Gaulle a aussi su trancher le nœud gordien de l'Algérie. Il fallait que l'Algérie soit indépendante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'admire de Gaulle comme étant le plus grand homme d’État français du XXe siècle. J'admire aussi François Mitterrand mais pour d'autres raisons. Et surtout, je suis attaché à l'homme qu'était François Mitterrand, plus qu'à ses choix politiques d'ailleurs, avec lesquels je me suis dissocié, de son temps.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'état de la gauche à Belfort</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le candidat que j'avais installé dans le fauteuil du maire de Belfort a changé de parti après sa défaite aux législatives. C'était un choix malheureux pour lui-même. Je me suis senti blessé dans la fidélité à ce qu'était nos idées communes. C'était une question de dignité et d'intérêt. Il avait une chance d'être réélu, en restant au MRC. Il a fait le choix inverse, il a divisé son camp, et il porte lui, et ceux qui l'ont débauché, la responsabilité de cette échec.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Mais je vous l'ai dit, je suis optimiste pour le long terme. La vague va et vient, et elle reviendra. La gauche refondée, républicaine, reviendra à Belfort.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">FC Sochaux ou Eurockéennes ?</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'étais plutôt footballeur, j'étais ailier, mais il y a très longtemps.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour ce qui est du rock, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé. La création des Eurockéennes doit tout à Christian Proust.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il m'arrive d'aller au stade voir Sochaux ou au Stade de France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai quand même organisé, comme ministre de l'Intérieur, la Coupe du Monde de 1998 : croyez-moi, ce n'était pas de la tarte !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'association France-Algérie</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis Président de l'association France-Algérie. J'irai la semaine prochaine 4 jours en Algérie. Je suis très attaché à préserver le continuum entre ces deux pays. Il s'est passé beaucoup de choses entre la France et l'Algérie. J'essaye de maintenir des liens entre les sociétés civiles : un prix de cinéma, un prix littéraire... </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-une-histoire-politique_a1664.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tout ce que j'ai dit en 2002, c'est vrai aujourd'hui"</title>
   <updated>2014-09-03T15:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Tout-ce-que-j-ai-dit-en-2002-c-est-vrai-aujourd-hui_a1656.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2014-09-03T14:15:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France Info mardi 2 septembre 2014. Il répondait aux questions de Philippe Vandel.     <div>
      <iframe width="481" scrolling="no" height="137" frameborder="0" src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=1130081" ></iframe>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
       <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos de la démission en bloc du gouvernement Valls-I</span> : je ne suis pas sûr qu'il n'eût pas été possible de recueillir la démission de un ou deux ministres sans forcément changer tout le gouvernement. Mais c'est la prérogative du président de la République.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il est évident qu'il y a des marges de manœuvre en politique, simplement il faut savoir où on les prend. Quand j'entends M. Cambadélis dire que le mot « social-libéral » n'a pas sa place au PS, excusez-moi, mais le PS est devenu social-libéral dans les années 1980, dans la réalité.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Quant on a été ministre, on s'efforce de ne pas attaquer nommément les personnes. On les attaque sur les politiques qu'ils font ou qu'ils ont fait. Par exemple, moi je ne ménage par Jacques Delors, parce que je considère qu'il est le grand architecte, comme ministre de l'Economie puis président de la Commission européenne, du tournant de 1983 et ensuite de la monnaie unique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Cecile Duflot est une femme sympathique, mais elle a toujours été dans cette logique sociale-libérale, même si elle se racontait quelques histoires, au prétexte de l'écologie. Il fallait mâtiner son discours gouvernemental d'un certain nombre d'ingrédients qui faisaient « jeune », « moderne », « dynamique », « branché ». Curieusement, ce qui est branché aujourd’hui, c'est ce qui hier était réactionnaire : le principe de précaution, la décroissance plutôt que la croissance...       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je connais bien François Hollande, depuis longtemps, j'ai avec lui des relations amicales, et il ne m'est jamais venu à l'esprit qu'il m'appellerait un jour à Matignon. Et j'exclue totalement de revenir au gouvernement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je cite Pierre-Mendès France pour faire le bilan de l'action de cette première moitié de quinquennat : « s'il n'y a pas de politique sans risques, il y a des politiques sans chance ». Je crois qu'une dévaluation interne ne peut pas permettre à la France de regagner sa compétitivité. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="481" scrolling="no" height="137" frameborder="0" src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=1130085" ></iframe>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> Je préférais le terme « instituteur » à celui de « professeur des écoles », parce que dans instituteur il y a <span style="font-style:italic">institurer</span>, instituer, mettre debout. Et quel plus beau métier que celui d'instituteur, moi qui ait vu mes parents corriger les copies de leurs élèves jusqu'à onze heures le soir, et qui sait ce qu'était les instituteurs de la République.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le sauvageon, un mot du vieux français qui date du XIIe siècle, est un arbe non-greffé. Il a choqué du fait de l'inculture de ceux qui ne savent pas ce qu'il signifie. Naturellement je ne voulais pas dire « sauvage ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai été appelé en Algérie en 1961 et cette expérience a été pour moi fondatrice. J'ai découvert une guerre injustifiable, contre un peuple qui voulait être indépendant. Cela s'est passé dans des circonstances extrêmement dures, que j'ai vécu de l'intérieur. J'ai ressenti pendant toute cette période la justesse de ce qu'avait dit le général de Gaulle : « L'Algérie doit devenir indépendante, c'est une évidence maintenant, et il vaut mieux que cela soit avec la France que contre elle ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis passé à plusieurs reprises à deux doigts de la mort. Cela n'a en rien changé ma vision du monde. L'expérience que j'en ai, c'est que ça se passe très bien. Une fois que vous y êtes, vous n'existez plus. Ce n'est pas vraiment un problème.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Revenu à la vie grâce au dévouement des services de réanimation du Val-de-Grâce, qui m'ont ramené à la vie <span style="font-style:italic">manu militari</span> car j'ai fait un arrêt cardiaque de 55 minutes, j'ai été victime d'un accident thérapeutique. Ma santé était excellente ! Je n'ai même pas été opéré de ce pourquoi je devais l'être.         <br />
              <br />
       <iframe width="481" scrolling="no" height="137" frameborder="0" src="http://www.franceinfo.fr/player/export-reecouter?content=1130083" ></iframe>       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai pleuré le 7 mai 1954 au soir de la chute de Dien Bien Phu, parce que je suis patriote, et j'étais triste de voir l'armée française défaite, ses soldats prisonniers. Pour autant, j'étais mendésiste à l'époque. J'ai été reconnaissant à Pierre-Mendès France, j'avais quinze ans, des accords de Genève. J'ai même failli adhérer au Parti Radical ! C'était mon premier élan politique. Je suis patriote, mais je suis républicain.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Mai 68 m'a laissé de marbre, et pour une fois le Nouvel Observateur ne se trompe pas. J'avais imaginé un autre parcours, l'union de la gauche, pour porter la gauche au pouvoir, et par conséquent Cohn-Bendit apostrophant les communistes « les crapules staliniennes en arrière ! », cela ne me paraissait pas être véritablement dans la perspective à laquelle je réfléchissais.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Oui, j'ai inventé le slogan du PS des années 1980 « Changer la vie ». Il faut rendre à Rimbaud ce qui lui revient. C'était un titre poétique. Ce qui est le plus important, c'est le fond du programme.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est totalement faux de dire que j'ai éjecté Lionel Jospin du second tour de la présidentielle de 2002. Je pense qu'il n'a pas fait une bonne campagne, il n'a pas cherché à dissuader ni moi-même ni Christiane Taubira de se présenter, il a fourni des parrainages à Besancenot... Il avait surestimé le score qu'il ferait, et que les sondages lui donnait.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Mon but était de donner une composante républicaine à la gauche. Nous sortions de la gauche plurielle avec les écologistes en avant-garde et les communistes en voiture balai, c'était une mauvaise idée – c'était l'idée de Cambadélis. Moi je voulais donner une composante républicaine à la gauche, pour la redresser, avec d'autres si c'était possible, parce que notre pays a besoin d'une autre vision de l'avenir.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Tout ce que j'ai dit en 2002, c'est vrai aujourd'hui. Donc je ne regrette absolument pas ma candidature. Je pense que c'est très facile d'essayer de me transformer en bouc-émissaire pour ne pas rendre de compte, et pour ne pas approfondir sa réflexion, quand on est au PS.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'avais trouvé une vieille photo de Marx barbu, que j'avais affiché dans mon bureau pour narguer mes interlocuteurs, surtout quand c'était des diplomates américains ! C'était une provocation, je m'amusais.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Vous savez bien, par expérience, que les journalistes voient et lisent essentiellement des journalistes. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Tout-ce-que-j-ai-dit-en-2002-c-est-vrai-aujourd-hui_a1656.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Comment le FN, parti des anciens collabos et des anciens de l'OAS, pourrait-il devenir un parti gaulliste ?"</title>
   <updated>2013-12-14T22:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Comment-le-FN-parti-des-anciens-collabos-et-des-anciens-de-l-OAS-pourrait-il-devenir-un-parti-gaulliste_a1567.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-12-14T19:45:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France 3 Franche Comté, samedi 14 décembre 2013. Il débattait avec Alain Joyandet dans l'émission "La voix est libre", animée par Catherine Eme-Ziri et Jérémy Chevreuil.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(Retrouvez la première partie de l'émission ci-dessus, et la seconde partie en bas de l'article)</span>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur Matignon</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Je n'ai pas du tout envie de prendre la place de M. Ayrault. C'est une place qui n'est pas enviable, sauf si on a les mains pour faire une autre politique. Ce serait un cas de figure tout à fait différent. Mais je ne l'envisage pas, et je ne pense pas que ce soit dans les intentions de François Hollande, aujourd'hui, de changer franchement de cap.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Lorsque j'ai apporté mon soutien à François Hollande, les yeux ouverts, j'ai dit que j'excluais de redevenir ministre. Je l'ai été à cinq reprises pendant presque 10 ans, bien que j'ai démissionné trois fois.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je considère qu'il y a une équation générale, qui est malheureusement erronée, depuis près de trois décennies. On a voulu substituer l'Europe à la nation, une dérégulation totale, un choix de monnaie unique qui juxtapose des économies profondément hétérogènes, et on le voit bien, ça ne marche pas.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne me situe pas vraiment au niveau des partis politiques. J'essaye de regarder ce qui est conforme à l'intérêt du pays. Je m'exprime raisonnablement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je trouve qu'on ne se pose pas les questions de fond. François Hollande est là depuis longtemps. Il ne mérite pas le flot d'avanies dont il est accablé.        
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">Dans mon dernier livre</a>, j'essaye de prendre la mesure du siècle écoulé. Je compare deux mondialisations. Je vois qu'à l'intérieur de chacunes d'elles, il y a une modification profonde de la hiérarchie des puissances. Alors qu'on voyait monter l'Allemagne impériale, aujourd'hui c'est la Chine.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La montée fantastique de l'Allemagne impériale aboutit à la Première Guerre mondiale, dont je donne une explication rationnelle, alors qu'aujourd'hui un silence total prévaut, parce que le politiquement correct est immense. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les questions de politiques extérieures</span>       <br />
       <ul class="list"><li> J'ai toujours considéré qu'en politique extérieure, l'indépendance nationale, la politique gaullienne, la non-ingérence, devaient prévaloir.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne pense pas qu'on puisse dire que la France soit devenue « le gendarme de l'Afrique ». Il y a une résolution de l'ONU, c'est très important, qui nous donne un mandat, celui d'aider les forces africaines à remettre un peu d'ordre en Centrafrique, qui en a bien besoin. Si la France peut aider, c'est tout à fait souhaitable.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cela se révèle être une mission assez difficile. Les forces adverses ont des éléments incontrôlés.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si on n'a pas l'autorisation des Nations Unies, il ne faut pas intervenir. Je m'étais prononcé contre une intervention en Syrie.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Histoire a tissé entre la France et l'Afrique des liens qu'il est hypocrite de vouloir nier.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Europe a été la grande absente en Centrafrique, au Mali également. L'impotence stratégique de l'Europe n'est plus à démontrer. L'Europe n'a pas la capacité de se mouvoir et de décider. L'Europe à 28 est extrêmement lourde : il y a des pays qui ne veulent pas intervenir, comme l'Allemagne, qui sont profondément pacifistes, d'autres qui ne veulent pas intervenir parce qu'ils n'y voient pas l'intérêt... Je ne veux pas les citer tous, car la liste serait longue.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le problème de fond, c'est que les Etats en Afrique sont très fragiles. Les armées sont quasi-inexistantes, elles sont déliquescentes. Si malheureusement, la France doit intervenir, ce n'est pas comme gendarme de l'Afrique. Le but c'est de faire en sorte que la défense de l'Afrique soit assumée par les Africains. Dans l'immédiat, ce n'est pas possible. Le renfort d'éléments français reste nécessaire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Europe doit contribuer, au moins financièrement. J'ai proposé de soustraire du montant des déficits autorisés les budgets de la défense, ou au moins ce qui est en surplus pour des missions qu'aucun autre État en Europe n'est capable d'accomplir.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ca devrait faire réfléchir sur l'Europe. L'Europe n'est qu'un mot. Elle n'existe pas.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'emploi</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le déclin de l'emploi industriel a commencé il y a un peu plus de trente ans. J'étais ministre de l'Industrie, et j'ai démissionné de mes fonctions, car j'ai pensé que l'accrochage du franc au mark, c'est à dire une monnaie forte, dont la monnaie unique fut la suite, était une idée suicidaire pour notre industrie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avions à l'époque près de 6 millions d'emplois industriels, aujourd'hui c'est à peine plus de 3 millions. C'est une tendance de longue durée, dont tous les gouvernements sont responsables.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je revendique l'antériorité par rapport à tous les autres, puisque  j'ai été le premier à dire que l'on faisait fausse route.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la réforme de l'Etat</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ceux qui disent qu'il faut baisser les dépenses publiques en général ne disent jamais lesquelles en particulier il faudrait baisser.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la relance de la croissance</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> François Hollande a été élu pour cinq ans. Il est là jusqu'en 2017. Il me semble déraisonnable de le critiquer sans cesse. On finit par se tirer une balle dans le pied à force de diaboliser les dirigeants de son pays.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La TVA sociale, c'est ce qu'on fait les Allemands. Mais il y a de bons moments pour le faire et d'autres ou c'est plus difficile. Quand le pouvoir d'achat souffre, et c'est le cas aujourd'hui, augmenter la TVA de 3 points n'est peut être pas tout à fait raisonnable.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le rapport Gallois a donné certaines indications qui sont justes. L'objectif d'améliorer la compétitivité du pays a été fixé. Nous y sommes un peu parvenu, le déficit de la balance commerciale a baissé de 15 milliards d'euros depuis deux ans. Mais je pense que ça ne suffira pas : il faut donc poser le problème au niveau européen.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Soit il y a une relance allemande, mais ce n'est pas le petit SMIC qui va entrer en vigueur en 2016 qui changera grand chose, soit la BCE joue son rôle de banque centrale et verse des liquidités dans le système, soit alors il faut revoir cette erreur qu'a été la monnaie unique et la transformer en monnaie commune, pour permettre qu'il y ait des marges d'ajustements monétaires entre les différents pays.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur PSA</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous devons soutenir Peugeot, mais pas sans contreparties. L'Etat va rentrer au capital de Peugeot, Dongfeng, une entreprise chinoise, aussi. Le problème de débouchés de Peugeot va se trouvé résolu par le fait qu'il va trouver des marchés en Asie, aujourd'hui le centre de gravité de l'économie mondiale.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le retrait de General Motors n'empêche pas la poursuite des coopérations industrielles.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons de très bonnes nouvelles pour l'emploi dans l'industrie automobile dans la Franche Comté du nord. Il faut quand même le souligner !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les questions d'Education nationale</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne conteste pas la baisse du niveau de la formation. Mais je salue le rapport très récent de l'inspection nationale, qui montre que les enseignants aujourd'hui ne disposent pas toujours des moyens nécessaires pour redresser les choses.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Un point essentiel, c'est ce qu'on appelle « l'effet maître » que l'enseignant crée avec l'élève. D'une certaine manière, il n'y a pas de dossiers plus important que la formation des enseignants.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je regrette que l'on ait parlé beaucoup trop des rythmes scolaires, comme si ce n'était pas une évidence qu'il fallait revenir à une semaine de 4,5 jours !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je n'ai jamais dit que je voulais 80% d'une classe d'âge au Bac quand j'étais ministre de l'Education nationale, mais « au niveau » du bac : sans rabais d'exigence justement. Je n'ai jamais demandé à ce que l'on note les copies sur 22 au lieu du 20 !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis pour l'élitisme républicain, parce que je pense que les enfants des milieux les plus démunis ont besoin d'une école forte, d'une pédagogie structurée, un peu directive, sur laquelle il puisse s'appuyer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La mode aujourd'hui c'est que les enfants doivent construire leur savoir. Ce sont les pédagogies constructivistes. C'est l'enfant qui doit redécouvrir les théorèmes de Thalès ou réinventer seuls les tables de Pythagore ! Alors évidemment, cela ne marche pas !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut mettre le paquet sur les disciplines fondamentales : le français, les mathématiques, l'histoire et la géographie.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les sujets de de sécurité</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La philosophie de l'ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs, c'est la priorité à l'éducation. On s'est aperçu à un moment que ça ne marchait plus pour un certain nombre de jeunes, notamment les multirécidivistes. Donc je pense toujours que la priorité doit aller à l'éducation, mais à un moment, il faut que l'enfant sente la présence d'une autorité forte. L'Etablissement Public d'Insertion de la Défense est, à cet égard, un très bon exemple de ce que l'on peut faire.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le seul reproche que je peux faire à Valls, c'est de ne pas avoir fait une Zone de Sécurité Prioritaire à Belfort !        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la redistribution des cartes en Europe</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je précise que je ne suis pas candidat à Matignon, sauf si on changeait complètement de politique, et il n'en est pas pour l'instant question. Mais ce dont la France a besoin, c'est d'une redistribution des cartes qui impliquent forcément nos partenaires européens et surtout allemands. C'est avec eux qu'il faut négocier des changements profonds. Cela ne se fera pas sans des secousses que je vois venir. Et je m'en inquiète. Et je ne dis pas comme Marine Le Pen qu'on va s'en sortir en quittant tout. C'est une négociation qu'il faut avoir avec l'Allemagne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'idée européenne est une belle idée. Mais la méthode choisie, faire en sorte que cette Europe se fasse en substitut des nations, voir contre elles, donner des pouvoirs extraordinaires à une technocratie, tout cela est une erreur. La monnaie unique a été un choix erroné. Il faut le reconnaître, revenir en arrière, choisir une meilleure bifurcation, penser d'autres règles du jeu, construire une Europe à l'échelle du XXIe car, dans la rivalité sino-américaine, il y a place pour une grande Europe, de la Méditerranée à l'Oural. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les élections municipales à Belfort et les sénatoriales</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Etienne Butzbach, élu maire MRC de Belfort, a été débauché par le PS en 2012. Je pense que c'était une grave erreur de la part d'Yves Ackermann, le président du Conseil général du Territoire de Belfort. Je crains fort que, dans ces conditions, la ville de Belfort change de mains.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai été maire pendant plus de 20 ans. Je ne serai pas candidat. J'essayerai d'éclairer les Belfortins sur le choix qu'ils devront faire, à la lumière des intérêts de Belfort et de la République.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un candidat du MRC, Bastien Faudot, qui va solliciter les suffrages des électeurs. Je lui souhaite bon vent !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour les sénatoriales, j'attendrai le 15 juin avant de faire connaître ma décision.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les tentatives de récupération auxquelles se livrent le FN</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Paul-Marie Couteaux, ex-pasquaïen, aujourd'hui au RBM, m'a apporté un soutien en 2002, dont je me serais d'ailleurs volontiers passé.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un garçon que je connais pas, que je n'ai jamais rencontré, qui s'appelle Florian Philippot, qui dit que le FN est le vrai parti gaulliste. Mais enfin, le parti de Jean-Marie Le Pen, c'était des anciens de la Collaboration, de Vichy, des anciens de l'OAS... Je ne sais pas  par quelle transmutation ils sont devenus le vrai parti gaulliste ! Tout cela, c'est un pot de peinture.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai démissionné en 1983 pour protester contre le choix structurant d'accrocher le franc au mark fort. Le Pen a gagné les élections européennes en 1984. Alors, je pense quand même avoir mis clairement le curseur au bon endroit, et avoir le privilège de l'antériorité sur tous les autres.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Aujourd'hui, ceux qui ont fait le lit de Le Pen, en faisant une dérégulation totale, ou qui ont fait le petit bois en parlant des immigrés comme des gens qui avaient une odeur, dont il faudrait se méfier, c'est ces gens-là qui disent aujourd'hui sur moi des choses déraisonnables.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je regarde avec une distance amusée les essais de récupération auxquels certains se livrent. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Comment-le-FN-parti-des-anciens-collabos-et-des-anciens-de-l-OAS-pourrait-il-devenir-un-parti-gaulliste_a1567.html" />
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   <title>"Il faut une grande vue d'homme d’État pour sortir la France de la nasse"</title>
   <updated>2013-05-17T12:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Il-faut-une-grande-vue-d-homme-d-Etat-pour-sortir-la-France-de-la-nasse_a1489.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-05-17T10:14:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Politiques" sur France 24 en partenariat avec L’Express et RFI, mercredi 15 mai. Il répondait aux questions de Roselyne Febvre (France 24), Frédéric Rivière (RFI), et Christian Makarian (L'Express).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">A propos des accusations de laxisme adressées à Manuel Valls concernant les débordements du Trocadéro : </span>       <br />
       <ul class="list"><li>C'est ridicule. Manuel Valls n'est ni un naïf, ni un angélique       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce n'est pas parce qu'on est dans l'opposition qu'on peut dire n'importe quelle bêtise. Elle devrait essayer de hausser sa mire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ces violences au cœur de Paris sont tout à fait détestables </li></ul>[…] Ces débordements sont regrettables tout d'abord pour le sport. Cela donne une très mauvaise image, ce qui n'est pas tout à fait nouveau.       <br />
       <ul class="list"><li>J'entends tout ce qui se dit sur le PSG. Le club ferait bien de mettre un peu d'ordre parmi ses supporters.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Deuxième chose : il y a le problème des « sauvageons » dont j'avais parlé. C'est un problème d'éducation.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne veux pas m'immiscer dans les rapports entre M.Valls et Mme Taubira. C'est toujours difficile entre Ministres de l’Intérieur et de la Justice mais ils essaient de bien s'entendre. Cela ne fonctionne pas aussi mal que l'on aurait pu le craindre.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Un certain nombre d'individus ont été interpellées. Ils peuvent être déférés en comparution immédiate. J'espère que la justice fera quelques exemples.       
       </li></ul><ul class="list"><li>« Sauvageons » c'est encore assez gentil car étymologiquement, c'est un arbre non greffé. Ce sont donc des enfants qui n'ont pas été éduqués et dont l'école n'a pas su s'occuper. Il y a une certaine démission de l'autorité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a des limites que l'on n'ose plus tracer sous prétexte que distinguer ce serait discriminer. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">       <br />
       Concernant Bercy et ses 7 ministères</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Honnêtement, je ne pense pas que ce soit le nombre de ministres qui pose problème.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Cependant, on n'entend pas la même chose dans la bouche de M. Montebourg et dans celle de M. Moscovici.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je trouve que ce qu'Arnaud Montebourg dit sur le « Made in France » et sur le nucléaire est juste.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Sur l'affaire de Florange, il était pour une nationalisation partielle. Cette position était un peu critiquable : il aurait fallu soit une nationalisation de toute la sidérurgie, soit une solution comme celle retenue par Jean-Marc Ayrault.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Un choix économique important a été fait avec le rapport Gallois : celui de la reconquête de la compétitivité de l'économie française. Sur ce choix, François Hollande demande à être jugé au bout de 5 ans. Le cap est fixé dans la bonne direction mais les moyens pris jusqu'à présent ne sont pas suffisants       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       A propos de la récession en Europe </span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>C'est évidemment un problème très largement européen. En Italie, en Espagne, au Portugal la récession est plus profonde encore.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes aujourd'hui dessaisis de tous nos moyens : nous ne pouvons plus protéger notre économie, nous n'avons plus de souveraineté monétaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>De toutes les monnaies mondiales, l'euro est la plus surévaluée.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La monnaie unique est une erreur : on a mis ensemble des pays très hétérogènes par leurs structures économiques, leur niveau de vie, leurs orientations politiques.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a, en gros, deux pays excédentaires dans la zone euro : Pays-Bas et Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On a toujours sous-estimé le poids des facteurs monétaires A partir du moment où a été fait le choix d'une monnaie forte, la desindustrialisation s'est poursuivie.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On ne voit pas trop comment peut être inversée la courbe du chômage sauf s'il y a une redéfinition de la politique monétaire à l'échelle européenne et qu'on essaye de faire de l'Europe une zone de croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le TSCG, que je n'ai pas voté, nous met dans un système où nous avons de fait perdu notre souveraineté budgétaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Un économiste allemand a dit qu'il y avait 2 manières pour les pays déficitaires de sortir de cette situation : soit une dévaluation interne, donc salariale, soit une dévaluation classique. La première est beaucoup plus douloureuse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le choix d'une monnaie commune aurait été infiniment plus judicieux que la monnaie unique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si nous faisons face à un choc extérieur grave, il faudra prendre des mesures courageuses pour reconquérir notre compétitivité. C'est à ce moment là que François Hollande sera jugé.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut avoir une vision large de l'Europe que nous devons construire entre les Etats-Unis et la Chine, la bipolarité du XXIe siècle. Nous ne pouvons pas être coincés entre les pinces de cette mâchoire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec la méthode communautaire, la Commission a le monopole de la proposition. C'est n'est plus possible à 27. Cette méthode n'a pas d'avenir       
       </li></ul><ul class="list"><li>La seule méthode qui s'impose car elle est réaliste est celle de la décision au niveau du Conseil européen.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec une récession, il y a des moins-values sociales qui se traduisent par des déficits publics qui se traduisent par un endettement croissant. Par conséquent on peut faire des politiques d'austérité de plus en plus intenables.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut une remise en cause profonde et comprendre les erreurs qui ont été commises : l'acte unique est la dérégulation à l'échelle européenne avec la Commission qui dit ce qu'il faut faire du point de vue de la concurrence, la monnaie unique est une hérésie et l'intégration ne conduit pas très loin car un pays comme l'Allemagne refusera toujours d'effectuer des transferts de 2% de PIB.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande comprend qu'il est embarqué dans une situation très difficile       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous avons laissé notre pays se désindustrialiser, et il se désindustrialise encore. Il est important de remuscler notre tissu productif.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut une grande vue d'homme d’État pour sortir de la France de la nasse où l'ont mené des choix politiques malheureux.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La thèse du patronat est qu'il faut raboter les avantages sociaux qui sont le résultat d'un bon siècle de lutte.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La Commission demande de très fortes baisses de dépenses de l'Etat. Sur quoi vont-elles être actées ? Les allocations familiales ? La santé ? La retraite ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a des reformes fines à faire dans tous les domaines. Il y beaucoup à faire en matière d'aide à l’emploi, de formation professionnelle       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Sur le Mali</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Brillante opération militaire qui part d'une décision rapide et justifiée du Président de la République. La situation politique est plus compliquée.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Le fait que la France soit membre du Conseil de sécurité de l'ONU a facilité la mise sur pied d'une solution qui peut stabiliser le Mali : ce qu'on appelle la Minusma.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la Syrie</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis de ceux qui ont suggéré à François Hollande et Laurent Fabius de s'appuyer plutôt sur les intermédiaires       
       </li></ul><ul class="list"><li>Concernant la Russie, il faut arriver à une solution avec elle.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Il-faut-une-grande-vue-d-homme-d-Etat-pour-sortir-la-France-de-la-nasse_a1489.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les réformes sociétales ne doivent pas détourner de l'essentiel: le chômage et redonner à la France de la compétitivité"</title>
   <updated>2013-04-05T19:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Les-reformes-societales-ne-doivent-pas-detourner-de-l-essentiel-le-chomage-et-redonner-a-la-France-de-la-competitivite_a1449.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-11-15T09:48:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 22h de Public Sénat, mercredi 14 novembre 2012. Il répondait aux questions de Sonia Maabrouk.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l'assassinat de Jacques Nacer, président de la CCI de Corse-du-Sud</span> : Cet assassinat, qui s'ajoute à tant d'autres, est le résultat de la démission de tous les gouvernements depuis très longtemps. Il fallait maintenir un cap clair qui était l’État de droit. Il n'y avait pas d'autre réponse au déchaînement de cette violence imbécile qui prend en otage tout l'île.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a une porosité entre l'indépendantisme et le grand banditisme que d'autres que moi ont dénoncé il y a longtemps, en particulier deux indépendantistes en 2000 : Santoni et Rossi. Ils l'ont d'ailleurs payé de leur vie.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'attends du gouvernement qu'il soit ferme et qu'il ne ressuscite pas une nouvelle mouture du statut de la Corse. Si on veut rouvrir le débat institutionnel, ce sera à nouveau un signe de faiblesse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut que les consignes soient fermes, tant pour la police que la justice, et que l'on mette en place des gens qui aient quelque chose dans le &quot;buffet&quot;.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je dis tout haut ce que tout le monde devrait penser si on apprenait aux gens à penser. Mais pour leur apprendre à penser, il faut leur dire la vérité.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Au sujet des regrets de Manuel Valls sur ses propos à l'Assemblée</span> : On peut tourner la page. Manuel Valls avait seulement voulu rappeler que c’était sous l'ancien gouvernement que nous avions eu l'affaire Merah. Cependant, cela ne méritait pas d'être concentré en une petite phrase qui pouvait effectivement prêter à procès d'intention.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande donne un coup de pouce aux entreprises pour qu'elles investissent dans la recherche, l'innovation, pas pour distribuer des dividendes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le rapport Gallois a formulé un diagnostic clair, lucide, convaincant de ce qu'est la perte de compétitivité de l'économie française. Nous sommes passés de 5,5% du commerce mondial à 3,3% en 10 ans. Le commerce extérieur, véritable baromètre de cette compétitivité, dépasse les 70 milliards d'euros de déficit.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande prend les moyens de remonter cette pente. Est-ce que cela suffira ? En temps ordinaire, nous aurions dévalué. On ne peut plus le faire à cause de la monnaie unique, qui est une erreur, je l'ai dit souvent.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous aurons beaucoup de mal à remonter la pente car la politique mise en œuvre sous l'impulsion de Mme Merkel est une politique récessionniste dont on voit les effets en Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes dans une phase de décélération économique et il faudrait que l'Allemagne, qui a un excédent de pratiquement 160 milliards, donne le signe de la reprise économique sous forme d'augmentation de salaires par exemple. Quant au niveau européen, il faudrait une politique monétaire plus audacieuse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le bon compromis entre la France et l'Allemagne implique de cette dernière un effort de solidarité mais également un effort de relance pour entraîner la cohorte européenne. L’Allemagne est la locomotive. Nous aimerions qu'elle ne s’entête pas dans une politique de surcompétitivité mais qu'elle fasse un peu respirer l'Europe, dont elle a besoin.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Sur le &quot;mariage pour tous&quot; </span>:  A mon avis, le PACS résout quasiment tous les problèmes qui se posent aux homosexuels.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me place du point de vue de l'enfant. Pour  faire un enfant, il faut un père et une mère. Il ne faut pas troubler un certain nombres de repères valables pour toute la société. Par conséquent, si on peut modifier le PACS sur tel ou tel point qui ferait problème, j'y suis favorable.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les réformes sociétales ne doivent pas détourner de l'essentiel : le chômage, redonner à la France de la compétitivité.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du droit de vote des étrangers</span> : Je pense que le véritable but, c'est l'intégration, c'est de permettre aux étrangers qui vivent en France de se sentir pleinement citoyens. Je suis donc partisan de faciliter les naturalisations pour ceux qui le souhaitent, aussi largement que possible. On ne doit pas couper la citoyenneté en tranches.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant la relation entre la France et l'Algérie</span> : Il faut prendre conscience de ce qu'a été cette relation très dure mais en même temps exceptionnelle. Nous devons mettre sur orbite haute la relation entre la France et l'Algérie et je suis persuadé que François Hollande saura trouver les mots pour cela.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je parle de &quot;conscience partagée&quot;. Je préfère cela à des mots qui peuvent être mal compris.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Les-reformes-societales-ne-doivent-pas-detourner-de-l-essentiel-le-chomage-et-redonner-a-la-France-de-la-competitivite_a1449.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Corse a besoin de stabilité"</title>
   <updated>2012-10-23T13:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-Corse-a-besoin-de-stabilite_a1438.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-10-22T21:34:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'Edition du soir sur I-télé, lundi 22 octobre 2012. Il répondait aux questions de Marc Fauvelle et Léa Salamé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/ae27008f36a07d86707f8bd79636ca92fc1d69ab" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault sur la Corse</span> : Je suis convaincu par le discours de Jean-Marc Ayrault, d'abord parce que je pense que c'est un honnête homme. Il va à l'essentiel c'est à dire le maintien de l’État de droit en Corse dans tous les domaines et particulièrement là où on peut observer des déviances : le domaine économique et financier, les marchés publics, les autorisations d'urbanisme.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Sur tous ces sujets Jean-Marc Ayrault est ferme et surtout il ne fait pas d'annonce nouvelle concernant le statut institutionnel de la Corse. La Corse a besoin de stabilité, c'est un point essentiel. Un nouveau statut serait totalement inopportun.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La police n'est absolument pour rien dans la violence qui tient la Corse sous sa coupe, qui fait régner l’omerta par la peur.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant ses propos sur « l'endoctrinement nationaliste nourri par les médias locaux »</span> : Je n'ai fait que dire ce que chacun peut constater. Il y a d'ailleurs eu un rapport très intéressant, le rapport Mozziconacci, qui faisait une description détaillée de la prise en main par les réseaux indépendantistes de la communication.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je dis qu'on a abandonné la jeunesse précarisée à cet endoctrinement de longue durée qui fait qu'aujourd'hui tuer n'est apparemment plus un problème pour certains adolescents.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je pense que Manuel Valls est un bon Ministre de l’Intérieur, que les Français s'en rendent compte et qu'il est un grand atout pour le gouvernement tout entier.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Sur de l’expérimentation de « salles de shoot »</span> : La Ministre de la Santé a déclaré qu'elle espérait qu'on pourrait annoncer avant la fin de l'année l'ouverture de salles que je préférais appeler salles de sevrage. Elle n'a pas dit que ça allait ouvrir ! Il faut garder les pieds sur terre : ce n'est pas pour le moment une annonce gouvernementale. Ce n'est que l'avis de la Ministre de la Santé.       
       </li></ul><ul class="list"><li>A titre personnel, je ne suis favorable qu'à des installations qui permettent le sevrage, par exemple en distribuant des produits de substitution.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Au sujet du rapport Gallois</span> : Il y a un problème qui est réel : l'industrie manufacturière en France, c'est 10% de la valeur ajoutée. Pour l'Allemagne : 22%. Il y a un problème. Il faut restaurer le site de production France. C'est absolument nécessaire. En d'autres temps, cela aurait pu passer par une dévaluation.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant la baisse de charges préconisée par le rapport Gallois</span> : tout dépend de la manière dont c'est fait. Il faut naturellement favoriser l'industrie, ne permettre ce transfert de charges que pour les entreprises qui investissent. On peut imaginer également d'autres solutions : la TVA par exemple.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-Corse-a-besoin-de-stabilite_a1438.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement: en Corse "l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux</title>
   <updated>2012-10-18T11:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-en-Corse-l-endoctrinement-nationaliste-passe-par-les-medias-locaux_a1437.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-10-18T11:23:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 18 octobre 2012, 11h07.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4825460-7213757.jpg?v=1350552467" alt="Chevènement: en Corse "l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux" title="Chevènement: en Corse "l'endoctrinement" nationaliste passe par les médias locaux" />
     </div>
     <div>
      Le sénateur et ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a estimé jeudi sur Europe 1 que la jeunesse corse était &quot;abandonnée à un endoctrinement&quot; nationaliste nourri notamment par les antennes locales de France 3 et de Radio France.       <br />
              <br />
       &quot;C'est une île à la dérive&quot;, dont &quot;la jeunesse est abandonnée à un endoctrinement qui passe par tous les canaux de communication : France 3, Radio France Frequenza Mora, je ne parle pas du rectorat, de l'université...&quot;, a déclaré le président d'honneur du MRC.       <br />
              <br />
       &quot;D'une manière générale, la jeunesse corse, d'ailleurs victime de précarité comme toute la jeunesse française, est abandonnée à une propagande qui n'a rien à voir avec les idées républicaines&quot;, a-t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Réitérant ses accusations de la veille à l'encontre de l'avocat Antoine Sollacaro, qu'il a accusé d'être un &quot;militant nationaliste engagé&quot;, il a déclaré qu'avant son assassinat ce dernier &quot;avait rendez-vous avec une documentariste de France 3&quot;, ajoutant : &quot;et pour quiconque regarde comment sont faits les programmes, on voit bien de quel côté penche France 3&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Les indépendantistes ont pignon sur rue&quot; dans l'île, a insisté Jean-Pierre Chevènement, jugeant que &quot;la politique de rétablissement de l'état de droit avec discernement&quot; y était &quot;bien entendu (...) toujours d'actualité&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-en-Corse-l-endoctrinement-nationaliste-passe-par-les-medias-locaux_a1437.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le nationalisme corse et le banditisme mafieux sont étroitement liés"</title>
   <updated>2012-10-18T10:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-nationalisme-corse-et-le-banditisme-mafieux-sont-etroitement-lies_a1436.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-10-18T10:16:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Europe 1 matin, jeudi 18 octobre 2012. Il répondait aux questions de Bruce Toussaint.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/8bf98dbda9f98b5f635bc38cff3393759512ce9d" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Un meurtre est toujours déplorable. Je dirai simplement que Me Saccaro n'était pas simplement une figure emblématique du barreau d'Ajaccio. C'était également un militant nationaliste engagé dont j'ai le souvenir, en tant qu'ancien Ministre de l’Intérieur, qu'il était impliqué dans un certain nombre d'affaires.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Me Saccaro était également l'ami d'Alain Orsoni, un des patrons du nationalisme corse. Son fils, Guy Orsoni, est cité par <span style="font-style:italic">Le Monde</span> comme étant une des figures du grand banditisme.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Le nationalisme corse et le banditisme mafieux sont étroitement liés. Il faut lire le livre de François Santoni et Jean-Michel Rossi,<span style="font-style:italic"> Pour solde de tout compte</span>. Comment expliquer que dans une île comme la Corse il y ait eu 99 homicides depuis 2008, dont 15 cette année ?        
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes face à la zone la plus criminogène d'Europe. La faiblesse des pouvoirs successifs y a produit une phénomène étrange : l'hégémonie des idées indépendantistes. La jeunesse corse est abandonnée à un endoctrinement qui passe par tous les canaux de communication.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’État ne se fait plus obéir. Ceux qui devraient le servir attendent le prochain revirement. Les indépendantistes ont pignon sur rue.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai entendu Jean-Marc Ayrault tenir un discours de fermeté.  Il faut évidemment donner des moyens supplémentaires à la police.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes dans un Etat de droit : il faut que des enquêtes soient menées et par des gens qui n'ont pas à craindre pour leur vie ou celle de leur famille.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'aimerais que lorsque il y a des journées nationalistes à Corte, on ne voie pas se presser les élus UMP et PS.       <br />
              <br />
       Source: <a class="link" href="http://www.europe1.fr/Politique/Corse-la-jeunesse-endoctrinee-par-France-3-1279071/">Europe1.fr</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Le-nationalisme-corse-et-le-banditisme-mafieux-sont-etroitement-lies_a1436.html" />
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  <entry>
   <title>Sollacaro, un "militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines", dit Chevènement</title>
   <updated>2012-10-17T22:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Sollacaro-un-militant-nationaliste-engage-y-compris-dans-des-actions-clandestines--dit-Chevenement_a1435.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4823899-7211337.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-17T19:32:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 17 octobre 2012, 19h21.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4823899-7211337.jpg?v=1350495363" alt="Sollacaro, un "militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines", dit Chevènement" title="Sollacaro, un "militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines", dit Chevènement" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevènement a accusé mercredi l'avocat Antoine Sollacaro, assassiné la veille à Ajaccio, d'avoir été un &quot;militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Me Antoine Sollacaro n‘était pas seulement une figure du barreau. C'était une figure de l'indépendantisme. Un militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines&quot;, a déclaré le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à Public Sénat.       <br />
       &quot;Je ne veux pas en dire plus pour ne pas manquer à ma déontologie d'ancien ministre de l'Intérieur&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       &quot;Je crois que les liens entre le banditisme et le nationalisme corse sont établis depuis longtemps&quot;, a poursuivi l'ancien ministre, jugeant qu'&quot;il y a là une dérive mafieuse bien connue&quot;.       <br />
              <br />
       Pour que l'Etat intervienne davantage en France, il faudrait &quot;déjà que les complicités dont bénéficient les indépendantistes corses cessent dans tous les milieux, y compris politiques, qu'il n'y ait plus de complaisances. Si cette attitude avait été tenue, il y a très longtemps qu'on ne parlerait plus de ce problème&quot;, a dit M. Chevènement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;Je pense que (les indépendantistes) ont toujours trouvé des soutiens, y compris dans un journal comme Le Monde, et particulièrement au temps où M. Colombani en était le directeur, qui a toujours soutenu les thèses indépendantistes&quot;, a-t-il poursuivi.       <br />
              <br />
       Il considère aussi que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls &quot;a raison&quot; quand il dit qu'il va se rendre sur l'île et s'attaquer à la mafia corse. &quot;Cela suppose que l'Etat soit ferme à tous les niveaux et que l'opposition ne donne pas du grain à moudre à tous ceux qui veulent déstabiliser l'actuel gouvernement et que ce dernier soit ferme et ne rouvre pas le dossier institutionnel&quot;.       <br />
              <br />
       M. Chevènement avait démissionné du gouvernement Jospin en 2000 pour exprimer son désaccord avec les &quot;accords de Matignon&quot; qui reconnaissaient les mouvements nationalistes corses sans que ceux-ci n'aient préalablement renoncé à l'utilisation de la violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Sollacaro-un-militant-nationaliste-engage-y-compris-dans-des-actions-clandestines--dit-Chevenement_a1435.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les indépendantistes corses bénéficient de complicités à droite et à gauche"</title>
   <updated>2012-10-17T18:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Les-independantistes-corses-beneficient-de-complicites-a-droite-et-a-gauche_a1434.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2012-10-17T18:23:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interview de Jean-Pierre Chevènement par Public Sénat concernant l'assassinat de Me Antoine Sollacaro, mercredi 17 octobre 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/22f0f6eb7f7553f9a151f10a2ac2598c81632a83" width="608" height="372">
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</object >
     </div>
     <div>
      <b> Public Sénat : L'assassinat d' Antoine Sollacaro a provoqué une onde de choc mais ce n’était pas seulement un avocat…</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b>: On doit toujours s’émouvoir de l’assassinat d’un homme. Cela va de soi. Mais Maître Antoine Sollacaro, n‘était pas seulement une figure du barreau. C’était une figure de l’indépendantisme. Un militant nationaliste engagé, y compris dans des actions clandestines. Je ne veux pas en dire plus pour ne pas manquer à ma déontologie d’ancien ministre de l’Intérieur.       <br />
              <br />
       Quand j’ai entendu dire que c’est la justice qui était en cause à travers lui. J’ai pensé que c’était une vision pour le moins incomplète. Je crois que les liens entre le banditisme et le nationalisme corse sont établis depuis longtemps. Il y a là une dérive mafieuse bien connue. On ne peut pas lutter contre ce phénomène si on ne porte par le fer dans la plaie. La plaie qu’elle est-t-elle ? Elle est qu’à droite comme à gauche les indépendantistes corses bénéficient de complicités. Et par conséquent le problème depuis plus de 30 ans, depuis même 40 ans, paraît insoluble parce que la volonté politique, à tous les niveaux, manque.       <br />
              <br />
       J’ajoute que si l’Etat reprend le dossier institutionnel, s’il rouvre la question des institutions de la Corse, comme le président de la collectivité territoriale de Corse Paul Giacobbi le lui demande, on ira contre la volonté des Corses, affirmée par le référendum de 2003, qui avait rejeté l’hypothèse d’un statut qui rapprocherait la Corse d’un territoire d’Outre-Mer. Je crois que les Corses ont exprimé leur volonté contre tous les partis de droite, de gauche et contre le FLNC, contre les indépendantistes. La fermeté de l’Etat doit se manifester sur la question corse puisqu’elle est emblématique de la volonté de l’Etat dans tous les domaines. (…)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>       <br />
       Est-il possible que l’Etat intervienne davantage ?</b>       <br />
       Cela suppose déjà que les complicités dont bénéficient les indépendantistes corses cessent dans tous les milieux, y compris politiques, qu’il n’y ait plus de complaisances. Si cette attitude avait été tenue, il y a très longtemps qu’on ne parlerait plus de ce problème.         <br />
              <br />
       <b>Vous parlez de complaisance de l’Etat ?</b>       <br />
       Mais Je pense qu’ils ont toujours trouvé des soutiens, y compris dans un journal comme Le Monde, et particulièrement au temps où M. Colombani en était le directeur, qui a toujours soutenu les thèses indépendantistes.       <br />
              <br />
       <b>S’attaquer au problème corse, c’est donc arrêter toute complaisance ?</b>       <br />
       C’est affirmer que la Corse est dans la République et qu’elle doit y rester et c’est cesser de manifester une complaisance avec ceux qui veulent l’en faire sortir.       <br />
              <br />
       <b>Manuel Valls dit qu’il va se rendre sur l’île et s’attaquer à la mafia corse. Ce sont des termes quand même assez forts…</b>       <br />
       Il a raison. Je lui souhaite beaucoup de succès. Cela suppose que l’Etat soit ferme à tous les niveaux et que l’opposition ne donne pas du grain à moudre à tous ceux qui veulent déstabiliser l’actuel  gouvernement et que ce dernier  soit ferme et ne réouvre pas le dossier institutionnel.       <br />
       <b>       <br />
       Quand on parle de moyens pour lutter contre la mafia corse, que faut-il faire ?</b>       <br />
       Ce qui compte c’est la volonté politique au sommet. A partir de là, tout le reste s’en suit.       <br />
              <br />
       ------------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/chev-nement-ind-pendantistes-corses-b-n-ficient-complicit-s-droite-gauche-330010">Public Sénat</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Les-independantistes-corses-beneficient-de-complicites-a-droite-et-a-gauche_a1434.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Lutte contre la drogue: "Il faut des opérations choc" (Chevènement)</title>
   <updated>2012-09-07T18:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Lutte-contre-la-drogue-Il-faut-des-operations-choc-Chevenement_a1423.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4703170-7025414.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-07T18:11:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, vendredi 7 septembre 2012, 18h07.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4703170-7025414.jpg?v=1347034387" alt="Lutte contre la drogue: "Il faut des opérations choc" (Chevènement)" title="Lutte contre la drogue: "Il faut des opérations choc" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, sénateur MRC et ancien ministre de l'Intérieur, a réclamé des &quot;opérations-chocs&quot; pour lutter contre le trafic de drogue après l'annonce d'un plan gouvernemental pour Marseille, dans un entretien avec la Dépêche du Midi paru vendredi.       <br />
              <br />
       Le fondateur du Mouvement républicain et citoyen a également évoqué les contradictions sur ce dossier au sein du gouvernement, qui doit selon lui &quot;mettre de la cohérence dans sa démarche&quot;. &quot;Jean-Marc Ayrault le fera, j'en suis sûr, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain car, dans la gauche, il y a des sensibilités différentes qu'il faudra réduire&quot;, dit-il.       <br />
              <br />
       &quot;On ne peut pas à la fois évoquer la dépénalisation du cannabis, qui serait suivie immanquablement par un glissement vers des drogues comme l'héroïne ou la cocaïne, ou encore l'ouverture de salles de soins où on peut se shooter, et en même temps prétendre vouloir empêcher les trafics&quot;, poursuit-il. &quot;C'est l'un ou l'autre. Le problème c'est la drogue. Il faut des opérations-chocs&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Lutte-contre-la-drogue-Il-faut-des-operations-choc-Chevenement_a1423.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entretien à La Dépêche du Midi: "Il faut des opérations chocs"</title>
   <updated>2012-09-07T12:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-a-La-Depeche-du-Midi-Il-faut-des-operations-chocs_a1422.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-09-07T12:42:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à La Dépêche du Midi, vendredi 7 septembre 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4702153-7023913.jpg?v=1347014510" alt="Entretien à La Dépêche du Midi: "Il faut des opérations chocs"" title="Entretien à La Dépêche du Midi: "Il faut des opérations chocs"" />
     </div>
     <div>
      <b>La Dépêche du Midi: Peut-on encore taxer la gauche d'angélisme sur la sécurité ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> On ne peut absolument pas taxer Manuel Valls d'angélisme. C'est un ministre de l'Intérieur sérieux qui fait son travail de manière conséquente et qui s'efforce de ne pas envoyer des messages contradictoires.       <br />
              <br />
       <b>Plus généralement est-ce que la philosophie de l'ensemble de la gauche a changé depuis l'époque où vous étiez ministre de l'Intérieur ?</b>       <br />
       Au niveau des principaux responsables, François Hollande, Jean-Marc Ayrault, et Manuel Valls, ça ne fait aucun doute. S'agissant de l'affaire de Marseille, le gouvernement aurait intérêt à affiner sa position par rapport à la répression des trafics de drogue. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Des quartiers sont tombés sous la coupe réglée de petites bandes de voyous puissamment armés dont la police a peine à s'approcher. Donc, on ne peut pas à la fois évoquer la dépénalisation du cannabis, qui serait suivie immanquablement par un glissement vers des drogues comme l'héroïne ou la cocaïne, ou encore l'ouverture de salles de soins où l'on peut se shooter, et en même temps prétendre vouloir empêcher les trafics. C'est l'un ou l'autre. Le problème, c'est la drogue. Il faut des opérations chocs. En réalité, la tentation existe chez certains édiles d'acheter plus ou moins la paix sociale en n'allant pas voir de trop près ce qui se passe dans les quartiers. Le problème de fond pour le gouvernement, c'est de mettre de la cohérence dans sa démarche. Jean-Marc Ayrault le fera, j'en suis sûr, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain car dans la gauche il y a des sensibilités différentes qu'il faudra réduire.       <br />
              <br />
       <b>Ne faut-il pas mettre davantage de moyens pour combattre les trafics de drogue et d'armes ?</b>       <br />
       La police sait à qui elle a à faire. Il faut savoir si on veut lui donner non seulement des moyens mais des ordres continus dans la durée pour lui permettre d'obtenir des résultats. Il faut savoir aussi si la société française est prête à payer le prix d'affrontements inévitables. Car quand on voudra entrer dans les quartiers pour saisir les armes et les stocks de drogue qui s'y trouvent, la police se heurtera à des formes de résistance violente que certains n'hésiteront pas à soutenir voire à sublimer...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Pierre Bédéï</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-a-La-Depeche-du-Midi-Il-faut-des-operations-chocs_a1422.html" />
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  <entry>
   <title>"Le point fondamental pour moi est la volonté de François Hollande de réviser le traité européen désastreux qui a été signé le 2 mars dernier"</title>
   <updated>2012-04-04T15:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-point-fondamental-pour-moi-est-la-volonte-de-Francois-Hollande-de-reviser-le-traite-europeen-desastreux-qui-a-ete_a1381.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-04-04T15:15:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio Hollande, mardi 3 avril 2012. Le podcast de l'émission est disponible ci-dessous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4065026-6167936.jpg?v=1333538705" alt=""Le point fondamental pour moi est la volonté de François Hollande de réviser le traité européen désastreux qui a été signé le 2 mars dernier"" title=""Le point fondamental pour moi est la volonté de François Hollande de réviser le traité européen désastreux qui a été signé le 2 mars dernier"" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Je sais que la tâche est extrêmement difficile pour François Hollande et je lui sais gré de l'aborder sans démagogie, en disant ce qu'il est possible de faire. Qu'on n'attende pas de moi un soutien qui le tirerait là où il ne veut pas aller.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce qui m'a poussé à le soutenir ce sont ses valeurs, ses propositions qui, sur beaucoup de sujets, rejoignent les miennes </li></ul>[...] Tout comme lui, je suis partisan de changer les règles de la monnaie unique.       <br />
       <ul class="list"><li>Il faut récréer un rapport de confiance entre la France et l'Allemagne. Il y a beaucoup de non-dit et des divergences certaines. Par exemple : l'utilisation de la BCE pour financer la dette des États. L’Allemagne défend la responsabilité des États. A moyen terme, certains ont une vision égoïste et il me semble que c'est aujourd'hui le cas du gouvernement allemand.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Le point fondamental pour moi est la volonté de François Hollande de réviser le traité européen désastreux, scélérat qui a été signé le 2 mars dernier. C'est un traité d'austérité à perpétuité, de mortification.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>26 pays se sont engagés à réduire leur déficit à zéro. Pour la France, cela représenterait un effort de 4,7 points de PIB. A cela doit s'ajouter un désendettement sur 20 ans pour ramener à 60%  du PIB la dette de la France. Cela signifie que chaque année, nous devrions économiser entre 110 et 120 milliards d'euros.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On fait cela dans tous les pays à la fois. C'est aberrant. C'est une politique qui conduit dans le mur, c'est une évidence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il me semble qu'on doit pouvoir s'endetter pour investir. La grande erreur consiste à confondre la dette de fonctionnement, qui est mauvaise, et la dette d'investissement, qui est rentable.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faudrait autoriser les particuliers à souscrire des titres de dette publique, ce qui n'est pas autorisé en France à l'heure actuelle. L'épargne française est très élevée. Beaucoup de gens préféreraient acheter des bons du trésor à 3 ou 4% plutôt que de confier leurs économies à des banques qui spéculent.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut mettre de la viscosité dans le système financier (…) Ce système totalement dérégulé avec des mouvements gigantesques, c'est le triomphe de l'imbécillité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai voté contre le traité de Maastricht car je l'ai lu !       
       </li></ul><ul class="list"><li>La relance salariale peut être un moteur de croissance pour les pays qui en ont les moyens. L'Allemagne est évidemment parmi ceux là.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l’interpellation d'islamistes</span> : Pourquoi maintenant? Pourquoi pas plus tôt s'il y avait tant d'armes? D'une certaine manière, mon raisonnement s'applique également à Mohamed Merah.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'observe que la plupart des procédures judiciaires ont été lancées fin février, début mars. Elles auraient pu être lancées plus tôt.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que dans la lutte contre le terrorisme, il ne faut pas politiser. Je pense que, comme l'a dit François Hollande, nous devons tous être unis, au coude à coude pour lutter contre le terrorisme.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En tant que républicains, nous ne devons pas faire d'amalgames. Il y a des gens qui se radicalisent, nous en avons eu de « bien de chez nous ». Il faut étudier ce phénomène de radicalisation de près mais pour combattre cela, il n'y a qu'un seul programme : celui d'une République en action dans tous les domaines.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut mettre des moyens au service de l’École mais également avoir une exigence en matière éducative. Il faut remettre de l'éducation civique au sens large.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas pour la judiciarisation de l'espace public. La multiplication des procédures judiciaires finit par empêcher l'expression de la pensée libre en laquelle je crois. Je pense que quand on est sûr d'une cause, on est capable d'argumenter pour la défendre, on n'a pas besoin de faire appel à la justice.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il est fondamental que la démocratie vive du choc des opinions et qu'on ne soit pas terrorisé à l'idée que tel groupe nous attaque parce qu'on aurait émis une position contraire au politiquement correct. Ce que je crains, c'est l'idéologie dominante et qui, comme Marx le disait, est toujours l'idéologie des classes dominantes.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>"La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"</title>
   <updated>2012-04-04T12:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-lutte-contre-le-terrorisme-et-toutes-les-insecurites-est-une-tache-republicaine-et-donc-une-oeuvre-collective_a1382.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-04-04T11:55:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal l'Hemicycle, mercredi 4 avril 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4065255-6168236.jpg?v=1333534399" alt=""La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"" title=""La lutte contre le terrorisme et toutes les insécurités est une tâche républicaine et donc une œuvre collective"" />
     </div>
     <div>
      <b>Est-il légitime que la lutte contre le terrorisme devienne un sujet de campagne ? Ou avez-vous noté une forme d’instrumentalisation?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement :</b> La lutte contre le terrorisme rassemble et doit rassembler tous les Français. Les gouvernements successifs, qu’ils soient de gauche ou de droite ont tour à tour participé  à la lutte contre le terrorisme, qu’il soit d’origine moyen-orientale, GIA, djihadiste, ou tout simplement d’origine corse, basque, ou le fait de terroristes bien de chez nous, comme ceux d’Action Directe.       <br />
              <br />
       Je ne sache pas que les gouvernements de gauche aient été moins efficaces pour déjouer le terrorisme du GIA ou de type djihadiste. Après les attentats du métro et du RER en 1995-96, j’étais, en tant que ministre de l’Intérieur depuis juin 1997, naturellement plus inquiet de ce côté-là. A la veille de la coupe du monde de football en juin 1998, l’explosion d’une petite bonbonne dans le XIXème arrondissement m’avait alarmé. En coopération étroite avec les magistrats antiterroristes et particulièrement le juge Bruguière, nous avons été amenés à susciter simultanément des coups de filet dans cinq pays voisins d’où provenaient des indices inquiétants. Ce « coup de pied dans la fourmilière » a été utile car dissuasif. Il n’y a pas eu d’attentats pendant la coupe du monde de football. Une bonne coopération des services de renseignement et d’enquête et des magistrats antiterroristes est la clé d’une politique efficace contre le terrorisme.        <br />
              <br />
       De 1997 à 2002, la gauche non seulement n’a pas remis en cause le dispositif de la lutte antiterroriste mais a amélioré les synergies nécessaires. J’ai eu à faire face à d’autres terrorismes, celui qui a frappé lâchement le Préfet Erignac. Seize mois plus tard, six des sept membres du commando d’assassins étaient sous les verrous et désignaient celui qui avait été l’exécuteur. La lutte contre le terrorisme basque a été aussi l’œuvre partagée de la gauche et de la droite. L’ETA aujourd’hui a déposé les armes. Il n’y a donc pas lieu d’instrumenter la lutte contre le terrorisme à des fins électorales. C’est une tâche républicaine et par conséquent une œuvre collective.       <br />
       Il n’y a pas, en la matière, une politique de gauche et une politique de droite. Il y a le travail opiniâtre de la police, de la gendarmerie et de la justice. Le gouvernement doit leur en fournir les moyens et les soutenir moralement et politiquement dans leur action. La tentative de l’instrumentalisation existe. Les Français sont assez intelligents pour le remarquer quand cela se produit. Ce sera contre-productif pour le candidat qui s’abandonnerait à cette tentation. François Hollande a eu, quant à lui, l’intelligence de prôner l’union et le rassemblement. Il ne s’est livré à aucune polémique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont les failles de la panoplie française ? Comment les corriger ?</b>       <br />
        M. Juppé a employé le mot « faille ». Mais elle n’est pas, si elle existe, dans la « panoplie ». Ce sont toujours les moyens humains qui manquent le plus. La difficulté pour la police comme pour le gouvernement est de comprendre assez tôt le phénomène de la radicalisation et du passage à des actes aussi barbares. Le vrai remède est dans l’esprit républicain de la population dans son ensemble et dans la lutte quotidienne pour que le mot « République » garde son sens. Le civisme implique notamment la responsabilité des parents à l’égard de leur progéniture et la  lutte contre l’« omerta ». Facteur essentiel. Que ce soit en Corse, aux Pays basque ou dans les quartiers, l’amour et le respect de la loi républicaine doivent passer avant les solidarités familiales, claniques ou communautaristes.       <br />
       <b>       <br />
              <br />
       Les services de renseignement sont-ils adaptés aux nouvelles menaces ?</b>       <br />
       Pour la prévention, c’est le renseignement d’origine humaine qui est le plus précieux. Cela dit, le travail technique (à partir des portables par exemple) est indispensable pour les enquêteurs et pour l’efficacité de la répression. Les fichiers, quand ils sont bien tenus, y contribuent aussi. Ce ne semble pas avoir été le cas en ce qui concerne Mohamed Merah.       <br />
       <b>       <br />
              <br />
       Comment lutter contre la propagation des dérives islamistes en prison ?</b>       <br />
       Le surpeuplement des prisons favorise la propagation des dérives. Il y a un immense effort à faire pour permettre la réinsertion quand elle est possible. Cela implique un investissement matériel et humain considérable sur les prisons.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Est-il vain de vouloir mieux contrôler internet ?</b>       <br />
       Non, mais la surveillance d’Internet ne doit pas menacer les libertés individuelles, et d’abord celle de communiquer. Nicolas Sarkozy n’a pas l’air de s’apercevoir qu’il est très difficile de pénaliser l’usage d’Internet. Cela dit, la surveillance des sites djihadistes doit s’exercer avec vigilance … Un peu d’intelligence ne nuit pas.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>De manière plus globale, en matière de sécurité, le temps de la « naïveté », selon l’expression de Lionel Jospin en 2002, est-il vraiment révolu ?</b>       <br />
       Il y a, à gauche, une sensibilité républicaine, fortement ancrée chez les élus, et une sensibilité compassionnelle souvent portée par les militants associatifs davantage sensibles aux causes sociales de la délinquance. François Hollande appartient sans conteste à la première culture, celle qui met l’accent sur la responsabilité individuelle : il y a des pauvres qui sont honnêtes et des riches malhonnêtes. La délinquance frappe d’abord les plus démunis. Il fera – j’en suis sûr – passer la fermeté avant « la culture de l’excuse », parce qu’il est conscient que seule la fermeté est dissuasive. Quant à Lionel Jospin,  il n’est pas juste d’instruire à son égard un procès en « naïveté ». Lui n’était pas naïf, même si certains de ses ministres l’étaient. Son questionnement ne s’adressait pas à lui-même.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Pourquoi les Français créditent-ils la droite plus que la gauche d’être efficace dans la lutte contre la délinquance ? Un consensus est-il possible ?</b>       <br />
       Les sondages donnent des réponses contradictoires. Pour ma part, je reste persuadé que Nicolas Sarkozy a commis une grave faute quand il a prématurément enterré, en février 2003, la police de proximité que j’avais commencé à mettre en place trois ans auparavant. La preuve est que la droite elle-même y est revenue dans certains quartiers sous des appellations destinées à donner le change : « unités territoriales de quartier », « patrouilleurs », etc. Peut-on dire que l’ordre républicain est revenu dans les quartiers sensibles que Nicolas Sarkozy voulait « passer au karcher » ? Trop d’agitation nuit. La police est, avant tout, affaire de présence, de patience et de persévérance. L’élection de François Hollande aura un effet pacifiant sur la société française. Elle fera baisser les tensions. En recréant la confiance et l’amitié entre les citoyens, elle contribuera à asseoir sur des bases saines une politique de sécurité publique qui devrait faire consensus entre la gauche et la droite, pour peu que celle-ci veuille bien comprendre que derrière les problèmes de sécurité, il y a toujours un problème d’éducation. Les « sauvageons » - le terme désigne, en vieux français, des arbres non greffés – ont d’abord besoin d’être redressés. Ce sera une œuvre collective, celle de la République en action.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Eric Mandonnet</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-lutte-contre-le-terrorisme-et-toutes-les-insecurites-est-une-tache-republicaine-et-donc-une-oeuvre-collective_a1382.html" />
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   <title>Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)</title>
   <updated>2012-03-31T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Coup-de-filet-dans-les-milieux-islamistes-radicaux-instrumentalisation-Chevenement_a1380.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4053404-6149510.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-31T08:26:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, vendredi 30 mars 2012, 22h24.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4053404-6149510.jpg?v=1333175013" alt="Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)" title="Coup de filet dans les milieux islamistes radicaux : "instrumentalisation" (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      L'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a demandé, vendredi dans une déclaration à l'AFP, pourquoi le coup de filet dans les milieux islamistes radicaux avait eu lieu &quot;à la veille de l'élection présidentielle&quot;, y voyant &quot;une forme d'instrumentalisation&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;On se demande si les interpellations de membres du groupe islamiste radical Forsane Alizza, qui ont permis aujourd'hui 30 mars la saisie d'armes de guerre à leur domicile, n'ont pas eu lieu plus tôt&quot;, a souligné le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et sénateur du Territoire-de-Belfort, qui soutient le candidat socialiste François Hollande à l'élection présidentielle.       <br />
              <br />
       &quot;J'entends que les juges anti-terroristes n'ont ordonné une information judiciaire qu'au début de ce mois. Et pourquoi pas avant, compte tenu de l'étroite coopération qui les unit aux services de renseignement relevant du ministère de l'Intérieur&quot;, a fait valoir M. Chevènement. &quot;Fallait-il attendre la veille de l'élection présidentielle? N'y a-t-il pas là une forme d'instrumentalisation?&quot;, a-t-il conclu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Coup-de-filet-dans-les-milieux-islamistes-radicaux-instrumentalisation-Chevenement_a1380.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Seul le message de la République permettra de remonter le courant"</title>
   <updated>2012-03-25T10:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Seul-le-message-de-la-Republique-permettra-de-remonter-le-courant_a1379.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/4034188-6120586.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-25T10:38:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien, dimanche 25 mars 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/4034188-6120586.jpg?v=1332664344" alt=""Seul le message de la République permettra de remonter le courant"" title=""Seul le message de la République permettra de remonter le courant"" />
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      Ancien ministre de l’Intérieur de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort et président du MRC, soutient François Hollande pour la présidentielle. Il livre son analyse sur la séquence dramatique de Montauban et de Toulouse.       <br />
              <br />
       <b>Les tueries de Toulouse et de Montauban auraient-elles pu être évitées ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> Il y a toujours, comme l’a dit M. Juppé, l’hypothèse d’une faille. Mais en même temps, il est très difficile de prévenir les crimes d’un forcené. On peut seulement observer que celui-ci, ayant fait deux voyages au Pakistan et en Afghanistan, était fiché par la DCRI. Il est certain que l’alibi touristique fourni par Merah aux policiers de la DCRI ne tenait guère la route. Contrairement à ce que dit Bernard Squarcini, on aurait pu mieux situer Merah dans son environnement familial et social. Cela exigera à l’avenir que l’on donne à la DCRI plus de moyens humains et que son action soit mieux orientée vers les filières jihadistes, comme je l’avais demandé il y a plus de dix ans. On peut s’interroger aussi sur le délai qui sépare l’apparition des premiers indices et le moment où la police est intervenue.       <br />
              <br />
       <b>Croyez-vous à une dérive individuelle de ce jeune ?</b>       <br />
       Pas vraiment. Ces voyages au Pakistan et en Afghanistan ne s’organisent pas facilement. Ces armes, il fallait bien les acheter. La thèse du jeune loup solitaire me laisse dubitatif. Elle est même dangereuse car elle ne correspond vraisemblablement pas à la réalité. La DCRI devrait changer ses « radars ».       <br />
              <br />
       <b>Pensez-vous qu’une organisation terroriste puisse être derrière ces tueries ?</b>       <br />
       C’est une hypothèse assez probable. Il y a certainement sur le territoire national des cellules dormantes. Elles sont franchisées, elles se créent d’elles-mêmes. Pour les démasquer, encore faut-il avoir des moyens d’investigation et de suivi.
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      <b>Pour François Fillon, il n’y avait « aucun élément permettant d’appréhender Mohamed Merah ». Etes-vous d’accord ?</b>       <br />
       Ce n’est pas ce qui correspond aux déclarations du procureur de la République qui donne des dates précises sur le parcours de Merah. Il semble bien qu’il était possible d’agir plus vite contre lui. Autant il y a des zones d’ombre sur le travail de la DCRI, autant je n’incrimine absolument pas le Raid qui a été placé devant une situation extrêmement difficile. Il faut rendre hommage à ces policiers. Evidemment, il eût été préférable que le tueur soit attrapé vivant, comme Nicolas Sarkozy en avait donné la consigne. Nous en saurions plus sur le risque d’attentats analogues.       <br />
              <br />
       <b>Certaines voix à gauche, comme celle de Julien Dray, ont parlé de « show hollywoodien »…</b>       <br />
       Je ne suis pas d’accord. Dans son appartement, Merah ne donnait plus signe de vie. Il était donc légitime que les policiers aient voulu en savoir plus. Merah a fait irruption en tenant deux armes à la main. La police s’est trouvée dans une situation qui était clairement celle de la légitime défense. Je ne joins pas ma voix à ceux qui critiquent l’exécution. L’exécution est toujours difficile. S’il y a une faille, elle est dans la conception.       <br />
              <br />
       <b>Y a-t-il un risque que cette exécution retransmise en direct ait des conséquences, notamment en banlieue ?</b>       <br />
       Non. L’immense majorité des jeunes qui aspirent à réussir leur vie ne peut pas trouver un exemple dans ce tueur sanguinaire qui filmait l’horreur. C’est un personnage qui représente une forme de dérive désespérée qui fait mal au cœur. Je ne dis pas qu’il n’y ait pas dans certains quartiers un endoctrinement jihadiste ou la tentative de constituer des filières. Il y a longtemps que j’ai pointé ce risque, qui était d’origine GIA, il y a une quinzaine d’années, et qui a glissé vers le jihadisme en connexion avec des camps d’entraînement des talibans dans les zones tribales du Pakistan, là où Merah a reçu son entraînement. Mais cela ne concerne qu’une infime minorité de personnes. C’est justement le travail de la DCRI de les repérer.       <br />
              <br />
       <b>Que faut-il faire pour éviter toute propagation ?</b>       <br />
       La seule manière d’agir, c’est de reconquérir ces territoires difficiles. Tous les moyens d’ordre public sont nécessaires mais ne sont pas suffisants : on ne peut pas mettre un policier derrière chaque personne. Donc chaque citoyen doit respecter et faire respecter la loi républicaine. Evidemment, pour organiser cette reconquête, il faut remédier à la crise de la démocratie en faisant reculer les inégalités, le chômage de masse, etc. Seuls le message et l’action de la République permettront de remonter le courant. François Hollande l’a très bien dit : c’est le patriotisme qui en faisant aimer la France la fera reconnaître par tous ses enfants.       <br />
              <br />
       <b>Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy vont-elles dans le bon sens ?</b>       <br />
       Une seule me paraît digne d’être retenue : celle d’une réflexion approfondie sur la propagation des dérives jihadistes en milieu carcéral. Il y a très longtemps que Nicolas Sarkozy aurait dû la mettre en pratique. Mais pour le reste, ses propositions sont vagues, floues et potentiellement dangereuses. Des délits pénaux pour réprimer l’apologie d’idéologies extrémistes ? Mais le Code pénal contient déjà tout ce qu’il faut pour réprimer cela. Punir pénalement les personnes qui consultent des sites Internet d’extrémistes ? Cela exigerait des moyens hors de portée si on ne veut pas porter atteinte à des libertés fondamentales. Ces mesures sont inappropriées et inefficaces. Nicolas Sarkozy croit toujours régler les problèmes en renforçant l’arsenal légis-latif. Sa politique sécuritaire est un cimetière de textes, qui, les statistiques le montrent, n’ont pas fait reculer les violences contre les personnes, bien au contraire!       <br />
              <br />
       <b>Ces derniers jours, François Hollande s’est-il comporté en chef d’Etat ?</b>       <br />
       Oui, il a manifesté beaucoup de sang-froid, de maîtrise. Il a parlé avec la hauteur de vue, la retenue qui convenait à un chef d’Etat. Il a montré les qualités d’intelligence et de retenue dans l’expression qui doivent caractériser un président de la République.       <br />
              <br />
       <b>Ses adversaires parlent de mollesse face à l’insécurité…</b>       <br />
       François Hollande est un humaniste mais ne peut pas être rangé dans le camp des laxistes. Face à la délinquance, il est partisan de la fermeté. C’est un républicain d’ordre. Il est convaincu que la République est un régime de droit mais pas de faiblesse. C’est exactement ce que je pense depuis toujours. Le procès que ses adversaires lui font pour des raisons électoralistes est injuste. Sur ces questions, depuis des années, il ne tient pas un discours de mollesse. J’en ai été le témoin. Il était premier secrétaire du Parti socialiste quand j’étais ministre de l’Intérieur : François Hollande n’était pas parmi ceux qui me critiquaient sans mesure. Il n’a jamais été parmi ceux qui, voulant faire l’ange, font plus souvent la bête.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Éric Hacquemand</span>       <br />
              <br />
       Source: <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-invite-du-dimanchejean-pierre-chevenement-president-d-honneur-du-mouvement-republicain-et-citoyen-mrc-25-03-2012-1922326.php">LeParisien.fr</a>
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   <title>"Les Français retiendront que François Hollande est un homme de sang froid"</title>
   <updated>2012-03-22T16:15:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2012-03-22T16:15:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
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Jean-Pierre Chevènement était l'invité du Talk Orange-Le Figaro, jeudi 22 mars 2012. Il répondait aux questions de Carl Meeus     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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      <ul class="list"><li>François Hollande a lancé un appel à la responsabilité et M. Copé dans Le Figaro le stigmatise. Nicolas Sarkozy joue au Président de la République et pendant ce temps là, ses hommes de main ont la permission de courir sus. C'est inadmissible.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense aux policiers qui ont accompli une tâche difficile, dangereuse. Je rends hommage à ceux qui ont risqué leur vie, et qui peut-être la risquent puisque l'un des policiers est grièvement blessé.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Mohamed Merah n'a pas pu être pris vivant, c'est un échec de ce point de vue. Il aurait été intéressant de savoir quelles connexions il y avait entre les différents réseaux de trafic et les réseaux djihadistes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le RAID a fait ce qu'il a pu et ce qu'il devait. Face à un forcené, on ne pouvait pas faire autrement.        
       </li></ul><ul class="list"><li>La question que je pose, en revanche, est en amont, au niveau de la DCRI. Elle était au courant des 2 voyages que Mohamed Merah avait fait, l'un en Afghanistan, l'autre au Pakistan. Il a été interrogé par la DCRI et on peut tout de même s'étonner de la naïveté de ceux qui l'ont auditionné puisque cela n'a pas eu de suite. </li></ul>
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      <ul class="list"><li>La DCRI manque peut-être de moyens humains mais, à ce moment là, il faut interroger Nicolas Sarkozy qui supprime des poste dans la police. On demande à la police de faire beaucoup de choses alors qu'il y aurait peut-être d'autres priorités, en particulier la connaissance de ces réseaux salafistes sur lesquels j'attirais déjà l'attention dans une interview au Figaro en 2001.       
       </li></ul><ul class="list"><li>S'il y avait un lien plus étroit entre la police et la population, et j'évoque ici la police de proximité que Nicolas Sarkozy a supprimée, peut-être aurions nous eu connaissance d'un certain nombre d’éléments.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut que chacun se dise que la loi républicaine passe avant les solidarités familiales, claniques, communautaristes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne souhaite pas que ces événements aient un impact sur la campagne. Ce risque terroriste est un risque que nous affrontons depuis déjà longtemps. Il existe en permanence mais n'est pas le seul. Il doit être aussi relativisé. Par conséquent, je ne souhaite pas que la campagne dérape.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je souhaite qu'on garde le ton de la dignité et je réitère l'appel à la responsabilité qu'a lancé François Hollande qui, sur ces sujets, s'est déjà exprimé à Dijon et à Marseille       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je crois que François Hollande a respecté la trêve qu'il a lui même décrété. Il n'a pas polémiqué, il s'est tenu à une prudente réserve. Je pense que les Français retiendront que François Hollande est un homme de sang froid.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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