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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T11:52:44+01:00</updated>
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   <title>"Il faut une école forte"</title>
   <updated>2013-12-10T13:06:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-12-10T13:04:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au journal "Le Télégramme", mercredi 10 décembre 2013. Propos recueillis par Philippe Reinhard.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6125241-9147038.jpg?v=1386676994" alt=""Il faut une école forte"" title=""Il faut une école forte"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Télégramme : Le rapport Pisa dégrade l'école française. Est-elle aussi nulle que le laisse entendre ce rapport ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Elle n'est pas nulle, mais il est incontestable que son niveau se dégrade. Toutefois, il faut savoir que les qualités propres à l'école française - clarté, capacité d'abstraction - ne sont pas mesurées par le rapport Pisa. Je fais donc quelques réserves sur l'instrument de mesure.Toutes les enquêtes internes du ministère de l'Éducation nationale montrent une dégradation de l'orthographe, de la grammaire, de la syntaxe, des capacités de calcul et de mémorisation. Je pense que l'environnement des enfants est marqué par l'immédiateté. Nous sommes dans la vidéosphère. Les progrès d'internet ont beaucoup d'effets pervers.       <br />
              <br />
       <b>Des effets pervers qui ne touchent pas que la France...</b>       <br />
       Cela ne concerne pas que la France, mais cela touche davantage un enseignement de type classique et très structuré comme le nôtre.Mais la cause principale est ailleurs. Elle est dans la vogue de ces pédagogies constructivistes qui aboutit à l'affaiblissement de ce qu'on appelle « l'effet maître », le rapport que l'enseignant a avec l'élève.       <br />
              <br />
       <b>Les maîtres ne sont-ils pas à la hauteur de leur mission ?</b>       <br />
       Un rapport récent de l'inspection générale de l'Éducation nationale dit que « les maîtres ne disposent pas, pour la plupart d'entre eux, des outils conceptuels et didactiques pour mettre en oeuvre les programmes tels qu'ils existent ». C'est un rapport tout à fait décapant. Il est d'ailleurs assez étonnant qu'il ait pu passer à travers le filtre de la hiérarchie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Ces rapports n'apportent pas de réponse à la question de l'inégalité sociale qui sévit au sein de l'école. Pourquoi ?</b>       <br />
       On insiste beaucoup sur les inégalités sociales et, par exemple, sur le fait que les immigrés réussissent moins bien. J'ai toujours su, et je crois encore, que les enfants de milieux défavorisés avaient besoin d'une école forte, de pédagogies structurées et que la solution n'était pas dans un rabais des exigences.       <br />
              <br />
       <b>Un certain nombre de personnalités, membres du Front national ou simplement proches de Marine Le Pen, se recommandent de vous. Comment réagissez-vous à cette OPA sur le chevènementisme ?</b>       <br />
       Tout cela fait partie d'une campagne qui s'inscrit dans la stratégie de Marine Le Pen qui veut gommer les aspérités dont elle a hérité de son père. J'ai été le premier à combattre la politique qui a permis au FN de prospérer. Et je pense que les responsables de la dynamique du FN sont ceux qui n'ont pas su enrayer le déclin de notre industrie ni empêcher le développement du chômage de masse. Et on accuse Chevènement ! Chevènement qui a combattu le Traité de Maastricht, qui a considéré que la monnaie unique était une erreur parce qu'elle juxtaposait des économies nationales tout à fait hétérogènes. On voit le résultat aujourd'hui...       <br />
              <br />
       <b>Il y a pourtant des membres du FN qui revendiquent leur proximité avec vos idées...</b>       <br />
       Qui pourrait illustrer cette « proximité » ? Il y a Paul-Marie Couteaux. Mais, même s'il a commencé au Ceres quand il avait 18 ans, il a largué les amarres depuis très longtemps, pour aller chez Pasqua et Villiers, et, enfin au Front national. Il m'a soutenu un temps, mais je me passe de soutiens comme celui-là. Sinon, on ne peut citer que Bertrand Dutheil de La Rochère, dont je pense qu'il est un gentil fou.       <br />
              <br />
       <b>Il y a aussi Florian Philippot, qui est vice-président du FN...</b>       <br />
       En 2002, j'ai obtenu 1,520 million de suffrages. Là-dedans, il y en a forcément qui se sont orientés différemment. Certains venaient du PC, d'autres venaient de la droite et beaucoup du PS. Alors, il se peut que M. Philippot ait été dans des comités de soutien. Je ne dis pas le contraire. La seule chose que je dis, c'est que je ne l'ai jamais rencontré. Son propos aujourd'hui correspond à la stratégie de Madame Le Pen qui veut se donner un profil honorable. Il n'en reste pas moins vrai que je considère que le Front national demeure un parti essentiellement démagogique. Je considère que son arrivée au pouvoir porterait gravement tort à l'image de la France. Je ne la souhaite pas. Je travaille à redresser les perceptions et les analyses de la gauche. C'est assez difficile comme ça.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/chevenement-il-faut-une-ecole-forte-10-12-2013-2332264.php">Le Télégramme</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Vingt ans de laisser-faire, ça suffit !</title>
   <updated>2011-09-07T12:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Vingt-ans-de-laisser-faire-ca-suffit-_a1199.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2011-09-07T12:07:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans Causeur n°39, septembre 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/3249279-4653366.jpg?v=1315390324" alt="Vingt ans de laisser-faire, ça suffit !" title="Vingt ans de laisser-faire, ça suffit !" />
     </div>
     <div>
      La France est un pays dont la base industrielle s’est rétrécie (30 % de la valeur ajoutée en 1982, 13 % aujourd’hui) et dont le commerce extérieur est presque aussi gravement déficitaire que celui des Etats-Unis (70 milliards d’euros en 2011 pour la France – 600 milliards de dollars pour les Etats-Unis).       <br />
              <br />
       Le discours sur l’endettement public de la France (1 650 milliards d’euros, soit 85 % du PIB) peut être trompeur. Il est dans la moyenne de la zone euro (85 %). L’endettement public des Etats-Unis atteint, lui, 100 % du PIB. Celui du Japon 200 %. Ce qui rend le problème de la dette publique française préoccupant, c’est sa détention, à près des deux tiers, par des « non-résidents » : on s’étonnera que les ménages français, relativement peu endettés et dont l’épargne est abondante (16 % du revenu), ne soient pas admis à souscrire aux émissions de dette publique : ce privilège est réservé aux banques …       <br />
              <br />
       Si on veut prendre une vue d’ensemble, la France n’est pas débitrice à l’égard du reste du monde. Elle est même créancière nette. Par exemple, nos investissements  à l’étranger, qui étaient de 82 milliards, en 1982, atteignent 1 600 milliards d’euros aujourd’hui. Le patrimoine global français atteint 10 000 milliards d’euros, soit cinq fois le revenu national annuel, un record historique : mais il s’agit pour plus de moitié de la valeur estimée au prix du marché des patrimoines immobiliers. Ce niveau record ne doit pas faire illusion : il traduit surtout l’intensité de la spéculation immobilière depuis une trentaine d’années.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Au total,  il y a donc deux visions de la pauvreté ou de la richesse de la France selon qu’on se place du point de vue financier ou du point de vue de l’économie réelle. De ce point de vue, la France est un pays déclinant, dont la production industrielle a été largement délocalisée et dont les parts de marché à l’exportation ont fondu de manière spectaculaire (5,6 % encore en 2000, 3,6 % aujourd’hui).       <br />
              <br />
       C’est cette déconnection que je voudrais mettre en valeur :        <br />
              <br />
       Les Français, surtout les plus riches, se sont considérablement enrichis. L’économie française, elle, s’est fragilisée. Il y a beaucoup de gens pauvres ou très modestes (le salaire médian est inférieur à 1 500 euros), beaucoup de chômeurs (plus de 9 % de la population active, 23  % chez les jeunes).       <br />
              <br />
       Au fond tout s’est passé comme si depuis plus de deux décennies, les intérêts des classes possédantes avaient divergé d’avec les intérêts du pays. Le développement d’un capitalisme financier globalisé a abouti à de très fortes délocalisations industrielles, à l’exode à l’étranger d’une part importante de notre épargne, à l’envol de la richesse des classes possédantes, et à une précarité croissante pour les couches populaires et pour une part importante de la jeunesse. Ce qu’on appelle la « globalisation » a exercé un effet de fracture sur la société française que les choix de rigueur en cours et la récession à nouveau menaçante ne peuvent que creuser encore.       <br />
              <br />
       Ou bien nous poursuivrons sur le chemin de la globalisation et le déclin économique dont les couches salariées font les frais s’accélèrera encore, ou bien un mouvement inverse interviendra (rupture avec la logique des marchés financiers, relocalisations industrielles, réinvestissement de l’espace national par les grands groupes d’origine française, redémarrage de l’investissement productif dans nos entreprises).       <br />
              <br />
       Ce dernier choix, fondé sur une croissance endogène, et qu’il faudrait penser à l’échelle européenne, serait seul conforme à l’intérêt national. Il heurtera les intérêts à courte vue des classes possédantes. Il suppose un euro beaucoup moins cher qu’aujourd’hui. Autant dire qu’il passera par de fortes secousses au triple plan national, européen et international. Ces secousses sont inévitables. Le redressement de la France n’est possible qu’à deux conditions : au prix de beaucoup d’efforts d’abord et seulement si les Français, dans les temps difficiles qui s’annoncent, savent se rassembler sur l’intérêt de la France et sur la nécessité de partager cet effort.       <br />
              <br />
       -----       <br />
       <a class="link" href="http://www.causeur.fr/">Causeur</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L’Ecole ne joue plus depuis longtemps déjà son rôle de promotion sociale</title>
   <updated>2010-03-31T11:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/L-Ecole-ne-joue-plus-depuis-longtemps-deja-son-role-de-promotion-sociale_a938.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-03-31T11:15:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Question crible de Jean-Pierre Chevènement au Sénat sur "Education et ascension sociale", séance du 30 mars 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/eb6463a827820667fc65a2f2fddf763e38563c4b" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <b>M. Jean-Pierre Chevènement :</b> L’Ecole ne joue plus depuis longtemps déjà son rôle de promotion sociale. Pourtant, depuis les ZEP, les dispositifs correcteurs ont été multipliés soit au sein de l’Education Nationale soit dans le cadre de la politique de la ville. Certains de ces dispositifs se sont révélés heureux. D’autres sont redondants voire franchement discutables. Globalement, il n’ont pas enrayé le déclin de l’Ecole comme outil de promotion sociale.       <br />
              <br />
       En effet, ces dispositifs manquent l’essentiel : l’amélioration des apprentissages fondamentaux à l’Ecole primaire - lecture – écriture – calcul. Ceux-ci, depuis longtemps, ne sont plus assurés correctement. Et ces insuffisances qui frappent d’abord les enfants les moins favorisés, se répercutent ensuite en inégalités croissantes à tous les niveaux de l’enseignement.       <br />
              <br />
       Cette véritable destruction des fondements de l’Ecole républicaine vient de loin : elle procède du triomphe des pédagogies dites « nouvelles » depuis la fin des années soixante. Ces pédagogies nouvelles, dites encore « constructivistes » parce que l’élève est censé construire lui-même son savoir, tel un petit Champollion devant les tablettes hiéroglyphiques, ont fait la preuve de leur inefficacité : la méthode globale par exemple n’a jamais remplacé pour l’apprentissage de la lecture la méthode syllabique qui doit rester un élément essentiel de cet apprentissage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La privilégiature peut se désintéresser de l’Ecole parce qu’elle trouve pour ses enfants des recours en dehors de celle-ci.       <br />
              <br />
       Toute l’expérience historique montre que les enfants des couches populaires ont d’abord besoin d’une école structurée et d’un bon enseignement des matières fondamentales.        <br />
              <br />
       Quelles directives fermes allez-vous donner en ce sens ? Un exemple : Votre prédécesseur avait laissé s’instaurer à l’Ecole élémentaire la semaine de quatre jours, pour ne pas dire la semaine des quatre jeudis. Or, votre circulaire de rentrée visant à « encourager le retour à la semaine de neuf demi-journées chaque fois qu’elle rencontre l’adhésion », s’énonce elle-même comme un renoncement.       <br />
              <br />
       On n’a jamais vu, Monsieur le Ministre, que les élèves puissent apprendre mieux en travaillant moins !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>M. Luc Chatel, ministre :</b>  Je partage en grande partie vos propos. Le Gouvernement a réformé l'école primaire afin de la recentrer sur les fondamentaux : nouveaux programmes et aide personnalisée de deux heures pour les élèves qui rencontrent des difficultés.       <br />
       Hier, j'ai annoncé un plan de prévention contre l'illettrisme où je replace la maternelle au coeur du dispositif avec le retour à certains fondamentaux comme le vocabulaire. A l'entrée du cours préparatoire, il y a aujourd'hui des différences majeures entres les élèves : certains, venant de milieux défavorisés, ne connaissent que 150 mots alors que d'autres en maîtrisent 700 ! Or, il est très difficile de combler cet écart par la suite. L'apprentissage du par coeur est aussi essentiel. J'ai également décidé que les élèves devraient travailler sur les grands textes de la littérature. Ainsi, l'école de la République redeviendra celle que nous avons connue. Avec les internats d'excellence, on en revient aussi aux fondamentaux en permettant aux élèves méritants d'accéder au meilleur et à l'ascension sociale grâce à leur travail.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>M. Jean-Pierre Chevènement :</b> Je n’ai pris qu’un exemple - le retour à la semaine de neuf demi-journées y compris le mercredi matin -, mais il en dit long !       <br />
              <br />
       L’avis des chronobiologistes, celui de l’Académie de Médecine, celui de la FCPE rejointe par d’autres fédérations de parents d’élèves, est formel. La semaine de neuf demi-journées respecte même les rythmes de l’enfant. Elle donne par définition plus de temps pour l’acquisition des apprentissages fondamentaux.       <br />
              <br />
       Votre circulaire, Monsieur le Ministre, ne veut rien dire.       <br />
              <br />
       Car ou bien il y a adhésion des Conseils d’Ecole à la semaine de neuf demi-journées et vos encouragements ne sont pas nécessaires.       <br />
              <br />
       Ou bien il n’y a pas d’adhésion des Conseils d’Ecole et vous prenez acte du fait accompli.       <br />
              <br />
       Commandez, Monsieur le Ministres, donnez des directives ! Faites revivre l’idée de Paul Langevin : « la promotion de tous et la sélection des meilleurs ». L’intérêt de l’enfant doit passer avant les corporatismes et toutes les modes du pédagogisme.        <br />
              <br />
       Encouragez, dans tous les Conseils d’Ecoles, y compris ceux qui ont choisi la semaine de quatre jours, ceux qui, avant tout soucieux des intérêts de l’enfant, ne demanderaient qu’à vous obéir, pour revenir à la semaine de neuf demi-journées !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France</title>
   <updated>2009-12-06T13:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Mondialisation-et-inegalites-en-France_a894.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-12-05T21:13:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les actes du colloque du 21 septembre 2009 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1747827-2370177.jpg?v=1289480093" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-par-Jean-Pierre-Chevenement_a434.html">Accueil de Jean-Pierre Chevènement</a>, président de la Fondation Res Publica.       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Les-outils-dont-dispose-l-Etat_a435.html">Les outils dont dispose l’Etat</a>, par Patrick Quinqueton, Conseiller d’Etat, Administrateur de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Mondialisation-liberale-et-inegalites_a436.html">Mondialisation libérale et inégalités</a>, par Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Pauvrete,-insecurite-economique-et-nouvel-age-du-capitalisme_a437.html">Pauvreté, insécurité économique et nouvel âge du capitalisme</a>, par Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social du Premier ministre       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Pourquoi-les-inegalites-de-richesse-augmentent-elles_a438.html">Pourquoi les inégalités de richesse augmentent-elles ?</a>, par Noam Leandri, statisticien, Secrétaire général de l’Observatoire des inégalités       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-ecole-est-elle-une-machine-a-reproduire-les-inegalites-sociales_a439.html">L’école est-elle une machine à reproduire les inégalités sociales ?</a>, par Philippe Barret, Inspecteur général de l’Éducation nationale       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Trente-ans-de-lutte-contre-les-inegalites-Coup-d-oeil-retrospectif-sur-les-politiques-publiques_a440.html">Trente ans de lutte contre les inégalités. Coup d’œil rétrospectif sur les politiques publiques</a>, par Jacques Fournier, Conseiller d’état honoraire, ancien Secrétaire général du gouvernement       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Conclusion-de-Jean-Pierre-Chevenement_a441.html">Conclusion de Jean-Pierre Chevènement</a>, Président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li><a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a442.html">Débat final</a>       <br />
              <br />
       Voir le dossier en ligne <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Mondialisation-et-inegalites-en-France_r61.html">sur le site de la Fondation Res Publica</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Mondialisation-et-inegalites-en-France_a894.html" />
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   <title>Colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France</title>
   <updated>2009-12-15T18:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Mondialisation-et-inegalites-en-France_a836.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1562677-2091130.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-09-19T11:23:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 21 septembre 2009 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1562677-2091130.jpg?v=1289480074" alt="Colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France" title="Colloque de la Fondation Res Publica : Mondialisation et inégalités en France" />
     </div>
     <div>
      Avec la participation de :       <br />
       <ul class="list"><li>Philippe Barret, Inspecteur général de l’Éducation nationale       
       </li></ul><ul class="list"><li>Guillaume Duval, Rédacteur en chef d’<a class="link" href="http://www.alternatives-economiques.fr/">Alternatives économiques</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jacques Fournier, Conseiller d’Etat honoraire, ancien Secrétaire général du gouvernement       
       </li></ul><ul class="list"><li>Noam Leandri, Statisticien, Secrétaire général de l’<a class="link" href="http://www.inegalites.fr/">Observatoire des inégalités</a>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Patrick Quinqueton, Conseiller d’Etat, Administrateur de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jacques Rigaudiat, Conseiller maître à la Cour des Comptes, ancien conseiller social du Premier ministre, auteur du « Nouvel ordre prolétaire »       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Inscrivez-vous à l'adresse électronique <a class="link" href="javascript:protected_mail('res-publica@wanadoo.fr')" >res-publica@wanadoo.fr</a> (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes). Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org">www.fondation-res-publica.org</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;s=AARTsJqQWPBZOKWkNgclzLSS-0hfsB8XUA&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=maison+de+la+chimie+paris&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.95572,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;cid=48859945,2316687,16662183361858349094&amp;ll=48.869119,2.320862&amp;spn=0.01976,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Mondialisation-et-inegalites-en-France_a836.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour un salaire maximum</title>
   <updated>2009-05-05T14:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pour-un-salaire-maximum_a796.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1359627-1795133.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-05-05T14:12:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement a apporté son soutien à l'appel "Pour un salaire maximum" publié par l'hebdomadaire Marianne.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1359627-1795133.jpg?v=1289480068" alt="Pour un salaire maximum" title="Pour un salaire maximum" />
     </div>
     <div>
      &quot;Avec la crise économique a surgi le débat sur le salaire maximum qui aurait été jugé totalement ringard voici encore quelques mois.       <br />
              <br />
       Pourtant, cette proposition est de bon sens. Elle est même un symbole indispensable si les dirigeants veulent montrer qu’ils ont compris quelque chose au marasme actuel et qu’ils ne souhaitent pas que tout revienne «comme avant».       <br />
              <br />
       Le salaire maximum, ou mieux, la rémunération maximale, intégrant bonus et primes, est presque une nécessité : le salarié le mieux payé d’une entreprise vit dans la même société que celui qui est le plus mal payé. Si le premier gagne, comme c’est le cas aujourd’hui, 300 ou 400 fois, voire 5 ou 600 fois plus que le second, il n’a aucune chance de comprendre son univers et donc de prendre des décisions raisonnables qui le concernent. Conscient du problème, l’écrivain George Orwell avait proposé que le salaire du chef d’entreprise ne puisse jamais être plus de dix fois celui de l’ouvrier le plus mal payé.       <br />
              <br />
       Pour Henry Ford, qui avait deviné qu'il vaudrait mieux fabriquer des 2 CV que des Jaguar, la bonne proportion était 40 fois.       <br />
              <br />
       Dans la France de 2009, cela représente environ 500 000 euros de rémunération annuelle, ce qui est déjà une somme motivante. Le plafond pourrait être instauré par la loi ou par une mesure fiscale comme aux Etats-Unis, taxant  à 80 ou 90% les revenus au-delà d’un certain niveau. Bref, la méthode se discute, mais le principe doit s’imposer au législateur le plus vite possible.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">Premiers signataires :</span> Samir Amin (économiste), Philippe Cohen (journaliste), Eric Conan (journaliste), Laurent Cordonnier (économiste), Liêm Hoang-Ngoc (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Bernard Maris (économiste), Hervé Nathan (journaliste), Dominique Pilhon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Gilles Raveaud (économiste), Bertrand Rothé (économiste), Maurice Szafran (journaliste), Jacques Sapir (économiste), Henri Sterdyniak (économiste), Bruno Tinel (économiste), Michel Le Net (président d'honneur du Cercle d'Ethique des Affaires).       <br />
              <br />
       <span class="u">Soutenus par :</span> Jean-Pierre Chevènement,  Nicolas Dupont-Aignan, Jean Glavany, Jean-François Kahn, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Alain Liepietz.       <br />
              <br />
       Via <a class="link" href="http://www.marianne2.fr/Un-Appel-pour-le-salaire-maximum_a179349.html">Marianne2.fr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Pour-un-salaire-maximum_a796.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Colloque de la Fondation Res Publica : Territoires et classes sociales en France dans la mondialisation</title>
   <updated>2008-01-14T16:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Territoires-et-classes-sociales-en-France-dans-la-mondialisation_a509.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/799127-978073.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-01-12T17:25:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poursuite du cycle de colloques de la Fondation Res Publica lundi 14 janvier 2008 à 18h à la Maison de la Chimie (28 rue Saint Dominique - 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/799127-978073.jpg?v=1289480122" alt="Colloque de la Fondation Res Publica : Territoires et classes sociales en France dans la mondialisation" title="Colloque de la Fondation Res Publica : Territoires et classes sociales en France dans la mondialisation" />
     </div>
     <div>
      Les invités :       <br />
       <ul class="list"><li>Christophe Guilluy, géographe-consultant (Cabinet Maps), co-auteur avec Christophe Noyé de <span style="font-style:italic">Atlas des nouvelles fractures sociales en France</span> (Autrement, 2006)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Philippe Subra, maître de conférences, enseignant à l'Institut français de géopolitique de Paris 8 Saint-Denis, membre du comité de rédaction de la revue Hérodote, auteur de <span style="font-style:italic">Géopolitique de l'aménagement du territoire</span> (Armand Colin, 2007)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pascale Rieu, directrice de la coordination du programme de l'ANRU (Agence nationale de rénovation urbaine)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre et vice-président de la région Ile de France en charge du logement       
       </li></ul><ul class="list"><li>Patrick Quinqueton, président de l’UNHAJ (Union nationale pour l’habitat des jeunes)       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Inscrivez-vous à l'adresse électronique <a class="link" href="javascript:protected_mail('res-publica@wanadoo.fr')" >res-publica@wanadoo.fr</a> (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes). Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org">www.fondation-res-publica.org</a>.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div align="center"><iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&time=&date=&ttype=&q=28+rue+Saint+Dominique+-+75007&sll=47.15984,2.988281&sspn=13.417453,41.132813&ie=UTF8&ll=48.866747,2.320862&spn=0.006339,0.020084&z=14&iwloc=addr&om=1&output=embed&s=AARTsJpiHuGz8m2XSpjXAvdg0wUnCeh91Q"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&time=&date=&ttype=&q=28+rue+Saint+Dominique+-+75007&sll=47.15984,2.988281&sspn=13.417453,41.132813&ie=UTF8&ll=48.866747,2.320862&spn=0.006339,0.020084&z=14&iwloc=addr&om=1&source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Territoires-et-classes-sociales-en-France-dans-la-mondialisation_a509.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Fracture muséale ou fracture sociétale ?</title>
   <updated>2007-02-09T12:10:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Fracture-museale-ou-fracture-societale_a214.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2007-02-09T12:03:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis quelques semaines, une querelle des anciens et des modernes divise le monde des musées.     <div>
      Pour ma part, je ne m’indigne pas que nos grands musées veuillent partager avec les publics de Shanghai, Atlanta, Abou Dhabi, Sao Paolo l’accès au patrimoine artistique inaliénable dont ils ont la garde. Ils contribuent ainsi au rayonnement de la culture française dans le monde, et des valeurs dont elle est porteuse. Cette façon de diffuser l’esprit des Lumières, lequel est à l’origine de l’invention des musées, relève d’un bon usage de la mondialisation.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas choqué non plus qu’en retour nos musées tirent de cette coopération internationale des recettes supplémentaires qui serviront à restaurer leurs collections ou à mieux accueillir leur public.       <br />
              <br />
       Plutôt que d’entrer dans une vaine polémique, je préfère m’interroger sur la façon dont en France même se partage l’accès au patrimoine, aux valeurs, aux émotions artistiques qui fondent une communauté de culture.       <br />
              <br />
       Nos musées reçoivent de plus en plus de visiteurs, mais cette hausse, dont on doit se réjouir, est surtout due à la fréquentation touristique internationale, et bien peu à une fréquentation de proximité qui traduirait un élargissement sociologique de leur public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      L’observation vaut pour la plupart des services publics culturels et des spectacles subventionnés : à l’augmentation de l’offre ne répond pas une augmentation parallèle de la fréquentation. En revanche, les Français passent de plus en plus de temps devant l’écran de leur téléviseur, de leur ordinateur, et même de leur téléphone. Par ces appareils, ils ont accès à toutes sortes de services, y compris et massivement, à des services de nature culturelle.       <br />
              <br />
       Le résultat, c’est une séparation de plus en plus sensible entre deux cultures : d’une part une culture élitaire, où des publics peu nombreux fréquentent des œuvres reconnues comme capitales, d’autre part une culture populaire, où toutes les autres catégories sociales, et notamment celles tenues pour marginales, défavorisées ou exclues, consomment des productions culturelles tenues elles aussi en marge de la culture cultivée, souvent formatées en Amérique, et qui disposent d’un formidable avantage économique : leur caractère industrialisable.       <br />
              <br />
       Jamais la distance entre culture cultivée et culture populaire n’a paru aussi grande. Et pourtant, pour faire vivre la République, les citoyens doivent aussi partager un socle commun d’émotions artistiques et de références culturelles.       <br />
              <br />
       Comment réduire cette fracture ?       <br />
              <br />
       On ne le remarque pas assez, les bibliothèques de lecture publique sont les seuls équipements culturels dont la fréquentation augmente régulièrement depuis une vingtaine d’années. A la différence des musées, le public qui les fréquente est un public de proximité, et on y observe beaucoup plus de mixité sociale.       <br />
              <br />
       En outre, les bibliothèques deviennent des médiathèques, qui permettent à leurs usagers d’accéder à Internet aussi bien que d’emprunter ou de consulter tous les supports analogiques ou numériques. On peut y voir des expositions et elles sont souvent dotées d’un auditorium qui peut accueillir conférences, projections, lectures, concerts ou spectacles de petite forme.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, chaque bibliothèque municipale ou intercommunale a vocation à devenir un lieu d’accueil de toutes les disciplines artistiques en même temps qu’un lieu où se crée du lien social autour du savoir, de la culture et des arts.       <br />
              <br />
       C’est en s’appuyant sur ce réseau qu’on peut travailler à réduire « la fracture culturelle ». Une grande ambition de la gauche devrait être demain de faire une médiathèque dans chaque canton, dans chaque cité, voire dans chaque quartier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Fracture-museale-ou-fracture-societale_a214.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Entretien au Parisien : « M. Sarkozy est le candidat du grand capital financier mondialisé »</title>
   <updated>2007-02-04T12:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Parisien-M-Sarkozy-est-le-candidat-du-grand-capital-financier-mondialise_a202.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2007-02-04T12:04:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement répond aux questions du Parisien / Aujourd'hui en France dans son édition du dimanche 4 février 2007.     <div>
      <b>Le Parisien : Dans ses discours, Nicolas Sarkozy se réfère aux grandes figures de la gauche, de Jaurès à Blum...       <br />
       Jean-Pierre Chevènement.</b> M. Sarkozy est un grand récupérateur. Son discours, parfaitement démagogique, tend à masquer ses contradictions. Il parle de revaloriser le travail, mais il propose de supprimer l'ISF et l'impôt sur les successions. Or, sur ce sujet justement, Léon Blum, en 1946, dans son livre « A l'échelle humaine », avait expliqué qu'on pouvait créer une société socialiste - c'est-à-dire plus juste - en augmentant l'impôt sur les successions des plus fortunés. M. Sarkozy est donc aux antipodes de la pensée de Blum. En réalité, M. Sarkozy tire, tout à fait provisoirement, parti d'une entrée en campagne remarquablement médiatisée. Dès la fin du mois de février, Mme Royal reprendra l'avantage.       <br />
              <br />
       <b>Certains, jusqu'au PS, évoquent pourtant un puissant « trou d'air » ?</b>       <br />
       Ségolène Royal a eu un excellent mois de décembre. C'est seulement depuis le 15 janvier que M. Sarkozy a marqué un avantage, je le répète, provisoire. Il reste quatre-vingts jours d'ici au 22 avril, date du premier tour. J'ai vu Ségolène Royal mercredi en tête à tête : elle se tient tout à fait ferme et droite dans sa démarche. Elle a conservé tout son sang-froid, sa bonne humeur, son humour. Je lui fais confiance pour s'affirmer dans cette bataille qui est une bataille de mouvement.       <br />
              <br />
       <b>Pourtant, bien des électeurs de gauche semblent s'interroger...</b>       <br />
       Mme Royal a choisi dans une première phase de privilégier l'écoute à travers des débats participatifs. Le 11 février, elle fera ses premières propositions, et lancera l'offensive, à la fois dans la critique et dans les propositions. Elle s'exprimera au fond, car c'est une femme qui a du fond. La situation me fait penser à ce formidable film, « Alexandre Nevski ». Vous vous souvenez ? On voyait l'armée des chevaliers teutoniques s'avancer sur le lac gelé avec des airs terribles. Je vois le grand maître casqué de cet ordre. Il est aussi terrifiant que M. Sarkozy. Comment ça s'est terminé ? Le poids des chevaliers sur leurs montures lourdement caparaçonnées a fait craquer la glace, et tous ont été emportés. Eh bien, Mme Royal est aujourd'hui dans la situation d'Alexandre Nevski. Elle attend patiemment un adversaire trop sûr de lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Certains imaginent pourtant un scénario dans lequel le PS serait condamné à changer de candidat...</b>       <br />
       C'est totalement surréaliste. Ségolène Royal a été désignée par 60 % des militants du PS en novembre, et elle est aussi devenue en décembre la candidate du Mouvement républicain et citoyen. C'est elle que nous soutenons, et personne d'autre. En face, nous avons un homme dangereux derrière la tête duquel on aperçoit toutes les têtes du CAC 40. M. Sarkozy, c'est le candidat du grand capital financier mondialisé. Les délocalisations, voilà la logique du système qu'il incarne ! La dévalorisation du travail par les multinationales qui exploitent les pays aux salaires de misère.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous réussi, Ségolène Royal et vous, à vous mettre finalement d'accord sur l'avenir de l'industrie nucléaire civile ?</b>       <br />
       Elle souhaite développer de façon très volontariste les énergies renouvelables : les éoliennes, la biomasse, les biocarburants, et aussi le solaire photovoltaïque, qui implique des recherches considérables, forcément à long terme. Nous combattrons le réchauffement du climat et, par conséquent, nous favoriserons les énergies qui n'émettent pas de gaz à effets de serre. Les centrales nucléaires ont le double avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et de procurer une électricité à bon marché. En fonction de cela, on peut examiner comment pourrait évoluer le bouquet énergétique français. Mais je crois qu'il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Tous ceux qui connaissent un peu le dossier énergétique savent que le principal gisement est dans les économies d'énergie. Pour le reste, je me fais un devoir de préserver les atouts de la France. Et l'industrie nucléaire est incontestablement, comme l'a rappelé l'accord MRC-PS, un atout majeur de la France dans la compétition mondiale. On vient de le voir avec la vente de deux réacteurs EPR à la Chine.       <br />
              <br />
       <b>Comment avez-vous analysé la bourde de Jacques Chirac sur l'Iran ?</b>       <br />
       La première leçon, c'est qu'il faut être extrêmement prudent avec les journalistes (rires). En fait, M. Chirac a développé une sorte de théorie de la dissuasion stabilisatrice, qui est la vieille théorie française. Et il l'a fait pour montrer que cela n'apporterait rien à l'Iran d'avoir l'arme atomique. Il a rappelé à juste titre les dangers de la prolifération dans une région extrêmement dangereuse et qui n'est pas toujours portée à la rationalité. L'Iran doit se comporter enfin comme un membre responsable de la communauté internationale. Nous en sommes loin.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous été surpris par les rémunérations octroyées à Laurence Danon, l'ex-PDG du Printemps, au moment de son départ ?</b>       <br />
       Ces rémunérations excessives, tout comme les salaires mirobolants de quelques grands patrons, qui se chiffrent par millions d'euros, portent gravement atteinte au moral du pays.       <br />
              <br />
       <b>Comment expliquez-vous que François Bayrou intéresse une fraction de la gauche ?</b>       <br />
       François Bayrou a toujours été un ardent partisan de l'Europe fédérale, et il a été au premier rang de la campagne du oui. Or la majorité des électeurs de gauche - plus de 60 % - a voté non à la Constitution européenne. Je doute donc qu'ils se retrouvent en François Bayrou.       <br />
              <br />
       <b>Certains, à l'image de Bernard-Henri Lévy, disent que l'actuelle campagne est d'une rare médiocrité...</b>       <br />
       Si tel est l'avis de ce milliardaire pseudo-philosophe, il y a beaucoup de chances que mon avis soit inverse (rires)... Soyons sérieux. Le premier tour est le 22 avril. Beaucoup de choses vont se passer d'ici là. Il ne faut donc pas que les électeurs de gauche comme les républicains attachés à l'indépendance du pays qui ne veulent pas de M. Sarkozy à l'Elysée se découragent. Il faut avoir confiance dans Ségolène Royal, qui se tient tout à fait droite, non pas dans ses bottes, mais dans la conviction qu'elle a de répondre à l'espoir du peuple français et d'incarner, demain, l'image d'une France nouvelle qui parlera au monde.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Dominique de Montvalon, Le Parisien, dimanche 04 février 2007</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-au-Parisien-M-Sarkozy-est-le-candidat-du-grand-capital-financier-mondialise_a202.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité à discuter sur le thème: du mirage des «banlieues» à la question sociale du siècle nouveau</title>
   <updated>2007-04-14T17:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-a-discuter-sur-le-theme-du-mirage-des-banlieues-a-la-question-sociale-du-siecle-nouveau_a194.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2007-02-04T08:00:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement sera le discutant de ce débat organisé par le cycle de conférences Utopia le mercredi 7 février où prenda la parole Loïc Wacquant, professeur de sociologie à l'Université de Berkeley (Californie) et chercheur au Centre de sociologie européenne à Paris.     <div>
      M. Wacquant est l'auteur notamment, en 2006, de <span style="font-style:italic">Parias urbains - Ghetto, banlieues, Etat</span> aux éditions de La découverte.       <br />
              <br />
       Informations pratiques :       <br />
       mercredi 7 février 2007 - 18h45 à l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications       <br />
       46 rue Barrault - Paris (13e) - Métro : Corvisart (ligne 6)       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://utopiaconf.free.fr/">Le site d'Utopia</a>       <br />
       <a class="link" href="http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=6212">La vidéo de la conférence</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-a-discuter-sur-le-theme-du-mirage-des-banlieues-a-la-question-sociale-du-siecle-nouveau_a194.html" />
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   <title>Halte au feu !</title>
   <updated>2006-11-03T11:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Halte-au-feu-_a39.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2006-10-27T10:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
par Jean-Pierre Chevènement, Le Figaro, page Opinions, 27 octobre 2006     <div>
      Il n'y a aucune raison de céder à la manie commémorative : après la crise des banlieues, ces <span style="font-style:italic">« délaissés de notre société »</span> selon le mot de Jean-Marie Delarue (1), un an ne donne pas le recul suffisant pour juger ce qui a été fait ou ne l'a pas été. Même si on peut penser qu'un début de prise de conscience s'est opéré, c'est dans le temps long qu'il faut se placer pour apprécier les évolutions sociétales et l'efficacité des politiques.       <br />
               <br />
       Si l'on s'en tient aux déclarations du premier ministre, le bilan de l'action gouvernementale depuis un an est quand même assez mince : quinze zones franches créées, 15 800 jeunes reçus à l'ANPE (mais combien ont été réellement reclassés ?), 249 collèges labellisés « ambition réussite » (les autres sont-ils voués à l'échec ?), et quelques centres « défense deuxième chance » qui tardent à se mettre en place. Je ne vois guère que deux chantiers qui aient, tant soit peu, progressé : les projets de rénovation urbaine et surtout la sensibilisation des milieux patronaux et syndicaux à la nécessité de tenir compte, dans les politiques d'embauche, de la réelle « diversité » des Français d'aujourd'hui. Il est dommage qu'on n'ait pas cru bon de mettre en place parallèlement des « observatoires de la diversité » sur la base de critères non pas ethniques, mais purement géographiques (domiciles en ZUS, nationalité des parents et des grands-parents). Aucune politique ne peut réussir sans un instrument de mesure, même grossier et purement indicatif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Évidemment, en profondeur, rien n'a encore été résolu : il faudra des secousses ou des événements politiques autrement puissants pour inverser le cours des choses, en Europe et dans notre pays, et par conséquent la tendance de fond dans nos banlieues.       <br />
              <br />
       À court terme, la dimension sécuritaire risque de prévaloir encore une fois. Ce n'est un secret pour personne que les effectifs supplémentaires de policiers et de gendarmes, prévus par la loi de programmation sur la sécurité votée en 2002, ne sont pas au rendez-vous sur le terrain, quatre ans après. Ils se sont perdus en route dans d'obscures tractations. La police de proximité, qui ne se résume pas à l'îlotage, mais implique une action partenariale avec tous les acteurs locaux de la sécurité, a été vidée de ses effectifs et par conséquent de son contenu. Le ministre de l'Intérieur a privilégié à l'excès les brigades d'intervention et la police d'ordre public avec les résultats qu'on pouvait prévoir : quand la police ne connaît plus la population, elle multiplie les contrôles. Les relations se tendent comme le manifeste la multiplication inacceptable des agressions contre les policiers enregistrée depuis quelques mois. N'est-elle pas en partie la conséquence du changement de doctrine effectué dans l'utilisation de la police ?       <br />
               <br />
       Le ministre de l'Intérieur - et ce n'est jamais bon signe - reporte la responsabilité de cette dégradation sur les magistrats. Je suis bien placé pour savoir que la tâche du ministre de l'Intérieur n'est pas une sinécure. S'il est légitime d'avoir un débat sur la justice à l'Assemblée nationale, ce ne peut être le prétexte d'une défausse d'un ministre sur un autre, voire sur le gouvernement tout entier devant l'opinion publique. Ou alors il faut en tirer les conséquences, conformément à l'adage : <span style="font-style:italic">« Un ministre, ça ferme sa gueule et si ça veut l'ouvrir, etc. »</span>       <br />
              <br />
       Comment ne pas s'étonner par ailleurs de voir un rapport des Renseignements généraux s'étaler en une de la presse pour pronostiquer un embrasement, à l'approche du 27 octobre, dans une série de villes d'Île-de-France nommément citées ? Cette « fuite » d'un document confidentiel après celle concernant les rapports des préfets à la Direction générale de la police nationale est-elle vraiment innocente ? J'en doute.       <br />
              <br />
       L'emballement médiatique est malheureusement une caractéristique de nos sociétés. Quand la braise est encore chaude, le moindre souffle peut ranimer la flamme. On sait ainsi qu'à Strasbourg, la présence de nombreuses chaînes de télévision donne à chaque Saint-Sylvestre l'occasion de battre, en matière d'incendies de voitures, le record de l'année précédente. La médiatisation ne crée pas, mais elle suscite et met en scène une « délinquance-spectacle ».       <br />
              <br />
       Est-ce bien le rôle du ministère de l'Intérieur que de nourrir ces psychoses ? Les violences urbaines ne font de victimes que chez les pauvres (et bien sûr chez les policiers). Elles dressent les catégories sociales les unes contre les autres. Elles opposent les générations. Mais elles suscitent aussi un intense besoin d'ordre et pas seulement dans les banlieues. Je ne veux pas croire que ce calcul à courte vue puisse être celui d'un candidat à la présidence de la République et je souhaite que les chaînes de télévision s'abstiennent de ce genre de « commémoration ».       <br />
              <br />
       Il est plus que temps de revenir en tous domaines aux valeurs et aux principes républicains. La gauche elle-même ne doit pas se laisser entraîner dans une spirale de critiques plus ou moins inspirées d'une philosophie « victimaire-compassionnelle ». Trop de jeunes des cités ont rompu avec le système scolaire et avec le monde du travail pour céder aux mirages de la consommation et refuser tout effort, en considération de la rentabilité immédiate du petit trafic ou du vol. La volonté politique ne peut se passer de lucidité et si la République se doit d'être généreuse, elle doit aussi être ferme. C'est ainsi seulement qu'elle pourra redonner un horizon de progrès partagé à la jeunesse.       <br />
              <br />
       En démocratie, c'est quand même le gouvernement qui est le premier responsable : quelle frilosité, dans le domaine de la formation, pour ouvrir aux jeunes des cités l'accès aux filières d'excellence ! Comment rien n'a-t-il pu être fait, dans le domaine de la Fonction publique (à l'exception notable de la police) pour développer les préparations rémunérées aux concours ? On n'en finirait pas de pointer les manques d'initiative et les insuffisances. De toute évidence, il manque, au sein du gouvernement, une structure d'impulsion interministérielle, à la fois permanente et suffisamment puissante pour susciter en continu les arbitrages nécessaires. Une « agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances » ne suffit pas. C'est toute l'action gouvernementale qui doit traduire cette priorité. Si le discours « on n'a rien fait » est destructeur (on a fait beaucoup, mais sans vue d'ensemble), l'absence d'un projet collectif porté par la nation tout entière est évidente. Je n'accuse pas la République. Je mets en cause l'inertie des hommes et la paralysie des structures qui ont conduit à la panne du modèle républicain.       <br />
              <br />
       O n a assisté, il y a deux ans, à un débat onirique sur les mérites comparés de la discrimination positive et du volontarisme républicain. Mais où celui-ci s'est-il réfugié pour que si peu ait été réellement entrepris ? Je suggère que la campagne présidentielle soit l'occasion d'ouvrir un grand débat public sur les moyens de faire vivre l'égalité réelle de tous les jeunes Français, dès lors, naturellement, que le mérite et le travail, valeurs éminemment républicaines, auront retrouvé « droit de cité ». Ce serait une bonne manière de débonder l'abcès de nos banlieues que de faire enfin de la politique. Saisir l'occasion du débat national qui s'ouvre pour faire mûrir le grand projet de « faire France » au XXIe siècle. Et en attendant de crier à tous : <span style="font-style:italic">« Halte au feu ! »</span>       <br />
              <br />
       Pour résorber la crise de nos cités, il n'y a pas d'autre méthode ni d'autre remède, en définitive, que la démocratie républicaine, j'entends par là une démocratie qui n'a pas froid aux yeux.       <br />
              <br />
       ----------------       <br />
       (1) <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-Republique-au-defi-des-banlieues_r17.html">La République au défi des banlieues</a>, cahiers de la Fondation Res Publica, page 17
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Halte-au-feu-_a39.html" />
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