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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-11T05:37:10+01:00</updated>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Le Moyen-Orient dans la politique étrangère des puissances"</title>
   <updated>2015-10-08T12:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Le-Moyen-Orient-dans-la-politique-etrangere-des-puissances_a1760.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2015-10-08T12:46:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les actes du colloque du 29 juin 2015 sont en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/8363427-13108628.jpg?v=1444301119" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Le Moyen-Orient dans la politique étrangère des puissances"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Le Moyen-Orient dans la politique étrangère des puissances"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil-de-Jean-Pierre-Chevenement_a898.html">Accueil</a> de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica.        
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a899.html">Introduction</a> de Loïc Hennekinne, ambassadeur de France, membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-impuissance-des-puissances-Israel-Palestine-un-conflit-septuagenaire_a900.html">L'impuissance des puissances. Israël-Palestine : un conflit septuagénaire</a>, par Bertrand Badie, professeur de Relations Internationales à Sciences Po       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-importance-du-facteur-energetique-et-ses-repercussions-politiques-depuis-1945-et-a-l-epoque-de-la-Guerre-Froide_a901.html">L'importance du facteur énergétique et ses répercussions politiques depuis 1945 et à l'époque de la Guerre Froide</a>, par Francis Perrin, président de Stratégies et Politiques énergétiques, et directeur de la revue &quot;Pétrole et gaz arabes&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/L-Iran-et-la-valse-hesitation-des-puissance_a902.html">L'Iran et la valse hésitation des puissance</a>, par François Nicoullaud, ancien ambassadeur en Iran       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-jeu-avec-le-feu-du-facteur-religieux-sunnisme-contre-chiisme_a903.html">Le jeu avec le feu du facteur religieux : sunnisme contre chiisme</a>, par Flavien Bourrat, spécialiste du monde arabe, ancien chef du bureau Maghreb Proche Orient à la Délégation aux Affaires Stratégiques du ministère de la Défense       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Conclusion-de-Jean-Pierre-Chevenement_a904.html">Conclusion</a> de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a905.html">Débat final</a> animé par Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica.        <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-Moyen-Orient-dans-la-politique-etrangere-des-puissances_r123.html">&quot;Le Moyen-Orient dans la politique étrangère des puissances&quot;</a> en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.        <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque &quot;Le Moyen-Orient dans la politique étrangère des puissances&quot; <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/Le-Moyen-Orient-dans-la-politique-etrangere-des-puissances_p111.html">est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Arabie Saoudite, Etats-Unis : "Nous avons dépassé les bornes"</title>
   <updated>2015-09-24T12:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Arabie-Saoudite-Etats-Unis-Nous-avons-depasse-les-bornes_a1755.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2015-09-24T11:50:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de France Inter, jeudi 24 septembre 2015. Il répondait aux questions de Léa Salamé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur l'annonce de la décapitation et crucifixion d'un jeune homme de 21 ans par l'Arabie Saoudite pour avoir manifesté contre le roi :</span> Je pense que l'indignation de la France devrait s'exprimer d'une manière plus forte. Il faut qu'elle soit efficace. Il y a évidemment un certain malaise que je ressens à avoir comme allié privilégié dans la région l'Arabie Saoudite, qui en sera à sa 133ème décapitation depuis le début de l'année, et qui joue un rôle dans le monde entier pour propager une version ultra-rigoriste de l'islam, qui est le terreau d'un certain terrorisme. Donc il y a un peu de cohérence à mettre dans notre politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'y a pas de politique qui se fasse en-dehors des réalités. L'Arabie Saoudite est une puissance considérable, parce qu'elle détient des réserves pétrolières et gazières telles, surtout pétrolières, qu'en réalité elle fait les prix à l'échelle mondiale. C'est une puissance, c'est une réalité : il faut en tenir compte.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Je pense que nous avons une longue tradition de politique arabe, mais qui était plutôt tournée vers les pays progressistes. Il faut que nous ayons un dialogue plus resserré avec les Saoudiens, dans leur intérêt même, et que nous arrivions à résoudre les conflits de la région.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est avec l'accord de la Russie que les Mistral sont vendus à l'Egypte, car nous avons intérêt à renforcer l'Egypte. C'est un sujet sur lequel nous pouvons nous mettre d'accord avec l'Arabie Saoudite.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis l'ami du monde arabo-musulman, qui est notre voisin, avec qui nous devons travailler dans un esprit d'égalité, dans un monde qui n'est plus le monde colonial. C'est fini cela. Il faut par conséquent avoir une politique moderne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Iran est dans une position prééminente maintenant dans cette région, du fait de sa civilisation, de sa démographie, mais du fait aussi de la politique américaine : deux guerres, la destruction de l’État irakien, qui était le verrou du monde arabe, un Etat qui n'en est plus un, plus de politique, plus d'administration, aux mains d'un gouvernement chiite qui a montré beaucoup de sectarisme vis à vis des sunnites irakiens, qui les a offert, en quelque sorte, a Al Qaeda puis à Daesh, donc je pense qu'il faut retourner cette situation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités, disait le général de Gaulle. Ce sont les Américains qui ont mis l'Iran en position prééminente, ce n'est pas moi. Je rappelle que j'étais pour la paix, pour une solution diplomatique des problèmes qui se posaient au Moyen-Orient, il y a plus de 20 ans ! Et au lieu de cela, on a créé un désordre, une fragmentation, un désordre confessionnel, qui font prospérer Daesh. Donc il faut faire machine arrière, ou plus exactement, il faut revenir à une politique censée. Le président Rohani, qui est quand même le symbole de l'ouverture, va venir à Paris au mois de novembre. Il faut remettre les relations entre la France et l'Iran sur un pied élevé, ce qu'elles étaient autrefois, et il faut les utiliser, comme nous avons de bonnes relations avec le monde arabe, pour que des solutions interviennent en Syrie, en Irak, au Yémen si c'est possible, en Libye naturellement, de telle manière que la source de ces malheureux réfugiés actuels soit tarie. Il faut aller au but !       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'aurais aimé que Mme Merkel pense comme moi il y a déjà quelques années. Cela aurait fait l'économie d'un conflit qui a été très coûteux en vies humaines. Je pense qu'il n'est jamais trop tard pour prendre une bonne inflexion. D'ailleurs j'ai observé, avec satisfaction, que Laurent Fabius s'était exprimé dans le même sens en disant qu'on ne pouvait pas commencer par demander à Bachar Al Asad des excuses – pourtant il aurait à en donner ça c'est sûr ! Quant on veut faire une coalition, il faut aller au but, et le but c'est effectivement de restaurer la Syrie et de permettre aux Syriens aujourd'hui réfugiés de retourner dans leur pays. Cela est humain !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut distinguer les problèmes. S'agissant de VW, les américains punissent un mensonge, et naturellement avec leur puritanisme habituel, cela a pris des proportions considérables, mais cela s'est passé sur leur territoire. Alors que BNP Paribas, Alstom, cela ne s'est pas passé sur leur territoire, simplement ils ont payé en dollars. Donc là, il y a abus de position dominante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Effectivement quant on voit aujourd'hui les moyens que déploient les Etats-Unis, avec un système d'écoute, la NSA, avec des procédures intentées par leur administration, le département de la justice, visant des entreprises étrangères, tétanisant nos banques, qui n'osent plus faire un prêt à la Russie ou à l'Iran, dans des conditions absolument incroyables, je dirai que c'est une forme de domination infiniment plus perverse. Cela s'appelle le soft-power, mais c'est le contrôle fiscal généralisé à l'échelle de la planète, c'est des procédures policières, judiciaires, des écoutes illégales, sur la base du Patriot Act, c'est une inféodation comme nous n'en avions jamais connu ! Et je demande que le gouvernement français prenne des mesures, je ne dis pas au niveau de l'Europe, parce que les européens n'en sont vraisemblablement pas capable, mais au niveau de l'OMC, et puis en tout cas que nous nous fassions respecter, parce que là nous avons dépassé les bornes.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Nous sommes confrontés à une immense crise de la démocratie</title>
   <updated>2015-03-23T12:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Nous-sommes-confrontes-a-une-immense-crise-de-la-democratie_a1695.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-03-17T15:03:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au colloque "L'Après-janvier : plus que jamais la République laïque", organisé par le "Comité laïcité et République", samedi 14 mars 2015.     <div>
      Les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 à Paris comportent une leçon essentielle : ils illustrent  a contrario la pertinence de l’idéal laïc pour nous aider à relever le défi.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>I - La laïcité n’est pas tournée contre les religions. </b>       <br />
              <br />
       Définition de la laïcité : c’est la croyance en la raison naturelle et en la capacité des citoyens (formés par l’Ecole de la République)  à s’entendre sur une idée du bien commun  (« Res Publica »), dans un espace public soustrait à l’empire des dogmes.       <br />
              <br />
       La laïcité n’est pas tournée contre les religions ; il y a une déontologie de l’Ecole laïque qu’on trouve dans la lettre de Jules Ferry aux instituteurs. Ne pas confondre laïcité à l’Ecole et liberté d’expression dans l’espace public. La seule limite à cette liberté c’est le refus de l’appel à la haine. Mais un professeur de dessin, à l’Ecole publique, ne peut caricaturer Mahomet.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Manifestation du 11 janvier 2015 : </span>       <br />
              <br />
       Ce que signifie « Je suis Charlie » : je n’admets pas qu’on porte atteinte à la liberté d’expression » et non  « Je suis sur la ligne éditoriale de Charlie ». Encore moins « Je suis contre l’Islam ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les premières victimes du terrorisme sont les musulmans. Il ne m’appartient pas de dire ce qu’est l’Islam. Il y a de multiples interprétations. L’Islam n’est pas plus incompatible avec la laïcité que ne l’était le catholicisme. Dans leur immense majorité, les musulmans de France y voient une religion de paix et de miséricorde. Le Coran comporte très souvent un appel à la rationalité. Il incite à aller « chercher le savoir jusqu’en Chine ».        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II - Le terrorisme djihadiste est un défi que la République peut relever avec sang froid, sérénité et sur la base de ses principes. </b>       <br />
              <br />
       Ce défi du terrorisme djihadiste se situe à l’intersection des tensions qui traversent notre société et des conflits qui frappent le monde arabo-musulman.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">1. En préalable, ai-je besoin de préciser mon refus de la « culture de l’excuse » ? </span>       <br />
              <br />
       Il y a des pauvres honnêtes et des riches malhonnêtes. Ahmedy Coulibaly n’était pas un enfant abandonné de la République. Rien ne légitime le passage à l’acte terroriste. La loi républicaine s’applique à tous (la loi et l’esprit de la loi) : je prendrai l’exemple de la prohibition des signes religieux ostentatoires à l’Ecole. Faut-il l’étendre à l’enseignement supérieur ? On sait ce que signifie le voile : le choix de l’enfermement communautariste. Qu’il soit porté par des adultes de plus de dix-huit ans ne change rien à l’affaire. Au contraire. Une disposition de loi sur les signes religieux ostentatoires à l’Université ne me gêne pas. Ce n’est pas une démarche ethnocentriste mais l’application du principe de laïcité dans l’espace de la formation de l’esprit. La Cour Constitutionnelle de Karlsruhe vient d’autoriser le port du voile par des enseignantes à l’Université. Laissons à la démocratie allemande le soin de faire en sorte que cette jurisprudence soit réformée. En France le Conseil d’Etat aussi a pu errer en 1989.       <br />
              <br />
       Les Français – je le crois - acceptent les étrangers qui acceptent de faire leur les valeurs et les lois de la République. Ce n’est pas un effort insurmontable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2. Il faut assécher le terreau où cette idéologie terroriste mortifère plonge ses racines.</span>       <br />
              <br />
       a) la fracture sociale ; le gouffre du chômage ; l’idéal laïc ne peut que combattre l’intégrisme « ordo-libéral » qui enferme l’Europe dans une stagnation économique à perte de vue.       <br />
              <br />
       b) Les conflits qui frappent le monde arabo-musulman        <br />
       <ul class="list"><li> Un peu de culture historique : les deux réponses du monde musulman au défi de l’Occident ont été :       <br />
       - la réponse modernisatrice (libérale ou socialiste : Wafd, Néo-Destour, nassérisme, Baath, etc.)       <br />
       - la réponse identitaire : Les Frères musulmans créés en 1928, quatre ans après l’abolition du califat.       
       </li></ul><ul class="list"><li> la guerre des Six jours signe la défaite du nationalisme arabe (1967)       
       </li></ul><ul class="list"><li> l’échec ultérieur du processus de paix entre Israël et la Palestine est une blessure jamais refermée.       
       </li></ul><ul class="list"><li> le basculement du centre de gravité du monde arabe vers le Golfe résulte des chocs pétroliers (1973-79).       
       </li></ul><ul class="list"><li> le wahhabisme, le salafisme deviennent « hégémoniques »       
       </li></ul><ul class="list"><li> les ingérences occidentales :       <br />
       - 1990 : la 1ère guerre du Golfe signe la fin de la politique arabe de la France       <br />
       - A l’attaque contre les Twin Towers, (11/09/2001), les Etats-Unis apportent une réponse inepte : en 2003 c’est l’invasion de l’Irak et la destruction subséquente de l’Etat irakien.       <br />
       - Avec l’effondrement de l’Irak et la prise du pouvoir par les Chittes, l’Iran devient la puissance régionale dominante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> S’ensuit le conflit chiites, sunnites (2005 : assassinat d’Hariri. Daesch fait main basse sur la partie sunnite de l’Irak.       
       </li></ul><ul class="list"><li> les révolutions arabes débouchent sur une vague islamiste en Tunisie, en Egypte par la voie des urnes. En Syrie aussi, à travers une féroce guerre civile.       <br />
              <br />
              <br />
       Comment faire face ? Retrouver une utopie de progrès partagée ; le binôme France/Algérie peut être structurant pour l’avenir. Il faut saluer les efforts accomplis à partir du voyage de François Hollande à Alger en décembre 2012.        <br />
              <br />
       Le legs diplomatique des Anglo-Saxons dans la politique menée vis-à-vis de l’Orient musulman :        <br />
       - la subordination à l’Arabie Séoudite (et à Israël)  au Proche et Moyen-Orient.       <br />
       - Plus à l’Est, la création du Pakistan, Etat bâti sur la religion.        <br />
              <br />
       N’y a-t-il pas une autre manière, républicaine, d’affronter le défi ?        <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – L’enjeu : la crise de la démocratie.</b>       <br />
              <br />
       Trois crises se télescopent :        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> La crise du monde arabo-musulman       
       </li></ul><ul class="list"><li> Celle du capitalisme financier mondialisé. Une économie casino dominée par les gestionnaires de fonds où les préoccupations du court terme ont relégué à l’arrière plan le souci du long terme. Parallèlement a triomphé l’hyperindividualisme libéral qui dissout la République.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La crise d’une Europe hors sol, pensée en dehors des nations et de la démocratie. Cette conception d’une Europe « substitut » aux nations culmine dans le choix d’une monnaie unique. La crise de la monnaie unique fait ressortir le caractère technocratique des institutions européennes actuelles.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Nous sommes confrontés à une immense crise de la démocratie.</span>       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> L’idéologie dite des « droits de l’homme » (de l’individu seul « sujet de droit ») aboutit à la dissolution du « commun », c’est-à-dire de la politique et des conditions mêmes d’exercice de la démocratie.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La pseudo souveraineté de l’individu aboutit à la dissolution du Peuple (des citoyens « en corps »), de la forme politique de l’Etat-nation, soit au nom de la « gouvernance » (européenne ou mondiale), soit au nom du « droit », voire du « devoir d’ingérence », dans l’ordre international.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous assistons au naufrage de la démocratie comme idéal de maîtrise collective et réfléchie de l’Histoire au nom d’une croyance anhistorique dans l’efficience des marchés.       <br />
              <br />
       La crise de la démocratie est plus sensible encore dans une République laïque comme la nôtre. Le triomphe d’idéologies obscurantistes résulte de l’abandon ou de la méconnaissance de la laïcité comme condition de validité de la formation d’une volonté générale, d’un bien commun à tous les hommes.        <br />
              <br />
       C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. J’ai dit « un bien commun à tous les hommes » et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman qu’il faut réconcilier avec la modernité (Palestine, Iran). Mais cette modernité, avons-nous su la rendre aimable ? Poser la question c’est y répondre : la modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut faire aimer.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>IV – Il faut faire aimer la République</b>       <br />
              <br />
       La République porte des valeurs universelles, même si elle s’appuie sur des nations. La nation est l’espace privilégié de la démocratie et la brique de base de l’internationalisme.       <br />
              <br />
       Faut-il rappeler l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »        <br />
              <br />
       Naturellement la Nation procède de la France. C’est au moment où celle-ci est devenue adulte qu’elle s’est proclamée souveraine. Ce renversement de principe aboutit, trois ans après, à la proclamation de la République. Il y a donc à la fois une césure et un continuum que les fondateurs de l’Ecole publique ont su mettre en scène.       <br />
              <br />
       Si j’explicite ainsi le lien qui unit la République à la France, c’est pour mieux mettre en valeur les conditions du rétablissement de la République.       <br />
       1. On ne peut pas aimer la République quand on n ‘aime pas sa langue et son Histoire. Comme ancien ministre de l’Education Nationale, j’observe :       
       </li></ul><ul class="list"><li> l’abandon de l’étude des grandes œuvres dans l’enseignement ;       
       </li></ul><ul class="list"><li> la disparition de fait, dans les programmes, de l’Histoire de France.       <br />
              <br />
       Or, un pays qui ne s’aime plus ne peut agréger de nouveaux citoyens       
       </li></ul><ul class="list"><li> il faut faire aimer la France à travers sa littérature et le patrimoine des grandes œuvres        
       </li></ul><ul class="list"><li> à travers son Histoire : le peuple qui a fait la Révolution française doit renouer avec un récit national non pénitentiel s’agissant de notre histoire au XIXe et XXe siècles. Il faut mettre en valeur non pas ceux qui ont failli mais ceux qui n’ont pas failli.       <br />
              <br />
       2. Il faut aussi expliquer la République et la laïcité, redonner sens au combat républicain – inséparable du combat pour la justice -, en France et dans le monde.  Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise. Relever l’Ecole de la République n’est pas possible si on ne relève pas la République elle-même. Hannah Arendt disait : « On n’enseigne que cela à quoi on croit ». Ce n’est pas seulement l’affaire du ministère de l’Education nationale. L’enjeu, c’est la parole publique en tous domaines.       <br />
              <br />
       Que croyons-nous ?        <br />
              <br />
       Non pas contre – certes il le faut – Contre le Front National bien sûr, mais en positif : comment voyons-nous l’avenir de notre société ? Et l’avenir du monde ? De quel projet sommes-nous porteurs ? La laïcité est un combat. C’est celui de la Raison qu’il faut remettre à l’œuvre dans l’Histoire, après trois décennies d’obscurantisme consenti, une histoire qui sera inséparablement la nôtre et celle des autres peuples.       <br />
              <br />
       Enoncer ce défi est une manière d’en prendre la mesure. Comme dit l’adage « Il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port ». Ce cap c’est celui de la République et de la laïcité retrouvées !</li></ul>
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Guerres de religions dans le monde musulman ?"</title>
   <updated>2014-07-04T15:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actes-du-colloque-de-la-Fondation-Res-Publica-Guerres-de-religions-dans-le-monde-musulman_a1648.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2014-07-04T15:00:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
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Les actes du colloque du 31 mars 2014 sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6780526-10364234.jpg?v=1404437129" alt="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Guerres de religions dans le monde musulman ?"" title="Actes du colloque de la Fondation Res Publica : "Guerres de religions dans le monde musulman ?"" />
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     <div>
      <ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Accueil_a805.html">Accueil</a> de Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Introduction_a806.html">Introduction</a> par Pierre Conesa, Membre du Conseil scientifique de la Fondation Res Publica       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Le-point-de-vue-de-l-historien_a807.html">Le point de vue de l'historien</a> par Henry Laurens, Membre du Collège de France, Chaire Histoire contemporaine du monde arabe       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/La-guerre-des-religions-cause-ou-effet_a808.html">La guerre des religions, cause ou effet ?</a> par M. Ahmad Salamatian, intellectuel et ancien parlementaire iranien, ancien secrétaire d'État aux Affaires étrangères (Iran)       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Les-facteurs-alimentant-la-montee-des-tensions-communautaires-et-politico-religieuses-dans-le-monde-arabe_a809.html">Les facteurs alimentant la montée des tensions communautaires et politico-religieuses dans le monde arabe</a> par M. Flavien Bourrat, Spécialiste du monde arabe, ancien chef du bureau Maghreb Proche Moyen Orient à la Délégation aux Affaires Stratégiques        <br />
       du ministère de la Défense       
       </li></ul><ul class="list"><li> <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Debat-final_a810.html">Débat final</a> animé par Jean-Pierre Chevènement, Président de la Fondation Res Publica       <br />
              <br />
       Voir les actes du colloque <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Guerres-de-religion-dans-le-monde-musulman_r110.html">&quot;Guerres de religions dans le monde musulman ?&quot;</a> en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.        <br />
              <br />
       Le cahier imprimé du colloque <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/shop/Guerres-de-religion-dans-le-monde-musulman_p92.html">&quot;Guerres de religions dans le monde musulman ?&quot;</a> est disponible à la vente dans la boutique en ligne de la Fondation.</li></ul>
     </div>
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