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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T18:22:25+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>Un candidat républicain</title>
   <updated>2010-05-06T15:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Un-candidat-republicain_a948.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2010-05-06T15:56:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin du Mouvement Républicain et Citoyen, mai 2010.     <div>
      Avec la crise grecque ce sont les illusions de Maastricht qui se sont révélées en plein jour. Le pari fait sur la monnaie unique était un pari sur le fédéralisme. Maastricht en ignorant les nations et les réalités qu’elles recouvrent était bâti sur le sable. Aujourd’hui il faut refaire l’Europe à partir des nations.        <br />
              <br />
       Ou bien la raison des nations triomphera et on pourra sortir de cette crise par le haut avec une initiative de croissance européenne qui tempérera la cure de rigueur excessive administrée à la Grèce. En d’autres termes, l’Allemagne qui exporte 50 % de sa production cessera de comprimer comme elle le fait depuis dix ans sa demande intérieure. Une politique de déflation salariale compétitive décidée unilatéralement ne constitue pas en effet une stratégie coopérative à l’échelle de l’Europe. Elle ne répond pas non plus à l’intérêt de l’Allemagne qui exporte plus de 40 % de sa production vers la zone euro.        <br />
              <br />
       Ou bien donc une stratégie coordonnée de croissance pourra être définie à l’échelle de la zone euro ou bien à défaut de ce gouvernement économique intelligent de la zone euro, celle-ci à plus ou moins long terme sera vouée, à travers une récession générale, à l’éclatement. Celui-ci pourrait être maîtrisé à travers une monnaie commune réservée aux transactions extérieures, chaque pays retrouvant en interne sa monnaie et une marge de flexibilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le MRC ne prendra pas argument de sa lucidité rétrospective pour prôner la politique du pire non que nous ayons modifié nos analyses sur la monnaie unique, mais celle-ci est devenue une réalité depuis 1999. Plutôt que d’ouvrir la voie à une nouvelle étape chaotique de la crise, nous préférons prôner les remèdes qui nous paraissent les plus efficaces : initiative de croissance européenne dans le cadre d’une réforme du système monétaire international fondé sur des parités fixes et ajustables, strict contrôle des marchés financiers, taxation voire contrôle des mouvements de capitaux, écluses sociales et environnementales en vue d’instaurer une concurrence équitable. Là est la voie de la responsabilité. Restons fidèles à nous-mêmes en adaptant notre discours. Le MRC souhaitera - j’en suis sûr, mais c’est une décision de son Congrès - « une sortie par le haut » sans se dissimuler la difficulté de l’exercice vis-à-vis de notre partenaire allemand, très attaché à l’« ordo-libéralisme » et qui entend imposer ses choix.       <br />
              <br />
       Le parti socialiste élabore son programme. A côté de propositions raisonnables ainsi en matière fiscale, on trouve une naïveté fondamentale étonnante : le parti socialiste parle ainsi « d’écluses sociales et environnementales » aux frontières de l’Europe. Fort bien. Mais il ne s’avise pas de la profonde incohérence de ces propositions avec le traité de Lisbonne que ses parlementaires dans leur majorité ont approuvé, ni du contenu du programme du « parti socialiste européen » (PSE) auquel il participe. Qu’il se fasse entendre d’abord au sein du PSE, s’il ne veut pas encourir encore une fois le soupçon du double langage.        <br />
              <br />
       Nous réclamons une franche rupture avec le social-libéralisme dans lequel, depuis 1983, le PS a fourvoyé la gauche et la France avec elle. Or, nous ne trouvons dans le document publié par le PS pas une once d’autocritique et pas le plus petit commencement d’une analyse de la crise de la globalisation libérale. Ce n’est pas une découverte : le PS et le MRC ne sont pas sur la même ligne. C’est pourquoi il est difficile d’imaginer, à moins d’une rupture claire du PS avec son orientation social-libérale, que nous puisions accepter d’être écrasés dans des « primaires » où nous perdrions toute influence pour modeler la suite.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi la motion adoptée par le Conseil National du MRC du 28 avril proposera au Congrès de Paris des 26 et 27 juin prochains de créer les conditions qui nous permettront de voter pour un candidat « républicain », capable de sortir la France de l’ornière sociale libérale et d’ouvrir pour elle et pour l’Europe un nouveau chemin. C’est le sens du programme de salut public adopté par notre Conseil National.       <br />
              <br />
       Pour ouvrir ce nouveau chemin, il faut d’abord créer dans l’esprit public l’espace dans lequel pourra surgir le candidat républicain qui permettra à la gauche et à la France de reconquérir leur destin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Un-candidat-republicain_a948.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pourquoi le «Salut public» ?</title>
   <updated>2010-05-06T15:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pourquoi-le-Salut-public_a903.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
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   <published>2009-12-19T12:49:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin du Mouvement Républicain et Citoyen, décembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1773135-2409036.jpg?v=1289480094" alt="Pourquoi le «Salut public» ?" title="Pourquoi le «Salut public» ?" />
     </div>
     <div>
      Dans la crise de la globalisation financière qui s’est mise en place depuis le début des années quatre-vingt, la France se trouve « cornerisée ». Nous sommes pris par la logique de la monnaie forte – hier « le franc fort » (1983-1998) et depuis 1999, l’euro. Les Etats-Unis, pour remédier à leurs déficits, laissent se déprécier le dollar : celui-ci valait 1,20 euro en 2000. Il en vaut aujourd’hui 0,65.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, la globalisation s’est développée à travers l’implantation des multinationales dans les pays à très bas coût salarial et de la complète libéralisation des mouvements de capitaux et de marchandises. La France, et avec elle la zone euro tout entière, est prise en étau entre la concurrence déloyale des pays à très bas coûts, au premier rang desquels la Chine, et la compétitivité retrouvée des pays de la zone dollar.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions il n’y aucune chance de pouvoir enrayer les délocalisations industrielles, la montée du chômage et le processus de déclin qui emporte l’Europe, avec en son coeur la zone euro.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La seule issue rationnelle serait que l’Allemagne accepte un gouvernement économique de la zone euro et une politique de change qui permette de rétablir la compétitivité globale de l’économie européenne et une croissance permettant le retour au plein emploi. Mais tel n’est pas le choix de la coalition CDU-CSU-FDP conduite par Mme Merkel. L’Allemagne estime avoir, grâce à sa spécialisation sur des créneaux à haute valeur ajoutée (biens d’équipements), de longues années devant elle pour s’adapter. Ses choix reflètent aussi sa démographie vieillissante, et enfin la valorisation des actifs qu’elle détient à l’étranger (plus de 500 milliards d’euros).       <br />
              <br />
       La France, avec 800 000 naissances par an (contre 600 000 à l’Allemagne) ne peut se satisfaire d’une quasi stagnation de son économie. Dans ces conditions et parce que la zone euro est très hétérogène, il est presque inévitable que de fortes tensions se développent en son sein. L’éclatement de la zone euro ne peut même pas être exclu, si l’Allemagne continue à imposer ses choix.       <br />
              <br />
       Un « bras de fer » va donc s’engager avec les Etats-Unis, la Chine et l’Allemagne. C’est pour ne pas sortir broyés de ce « bras de fer » que nous proposons un « programme de salut public ». Pour la France et pour une Europe véritablement « européenne ».       <br />
              <br />
       Ce programme repose sur l’idée que la France, communauté de citoyens, a besoin pour exister politiquement, d’être mobilisée sur un projet. C’est ce projet « de salut public » que le MRC propose à la France. Et en même temps c’est le moyen de « politiser », au bon sens du mot, le débat européen. C’est le moyen de faire reculer la domination de l’aristocratie financière en Europe, de favoriser le camp du progrès en Allemagne, de faire mûrir la conscience, et de faire de la construction d’une République européenne des peuples un projet progressiste.       <br />
              <br />
       Ce « Salut public » doit être porté par les couches populaires, celles qui vivent de leur travail mais aussi par le « peuple des citoyens », c’est-à-dire la communauté civique qu’est la France républicaine telle que nous voulons la rebâtir. Ce projet s’imposera, à travers l’immense crise qui est encore devant nous, avec le concours de tous ceux qui ne désespèrent pas d’un avenir commun.       <br />
              <br />
       C’est cela le sens de la « refondation républicaine » que nous n’avons cessé d’appeler de nos voeux, à vrai dire depuis que la gauche a ouvert la malheureuse « parenthèse libérale » dont chacun peut voir aujourd’hui où elle nous a conduits.        <br />
              <br />
       --------       <br />
       Lire <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-dernier-numero-de-Citoyens-Militants_a138.html">la proposition de programme de salut public du MRC</a> dans le dernier numéro de Citoyens Militants
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Pourquoi-le-Salut-public_a903.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Seule la lutte politique ouvrira un nouveau chemin</title>
   <updated>2009-10-12T21:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Seule-la-lutte-politique-ouvrira-un-nouveau-chemin_a858.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
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   <published>2009-10-12T18:20:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin d'informations du Mouvement Républicain et Citoyen, octobre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1638364-2205328.jpg?v=1289480081" alt="Seule la lutte politique ouvrira un nouveau chemin" title="Seule la lutte politique ouvrira un nouveau chemin" />
     </div>
     <div>
      La crise du capitalisme financier mondialisé ne sera pas réglée par les décisions timorées prises au sommet de Pittsburgh. Les déséquilibres économiques majeurs au niveau de l’épargne ou du commerce extérieur n’ont pas été corrigés, mais accrus par les plans de relance, notamment américains.       <br />
              <br />
       Le système monétaire international fondé sur la prééminence du dollar ne subsiste qu’avec l’aval de la Chine. Les boniments sur la « moralisation » du capitalisme ont fait long feu. Ce qu’on appelle « la crise » manifeste la contradiction entre le capital financier et les intérêts généraux de l’Humanité. Tant que le capital financier régnera en maître, nous ne serons pas tirés d’affaire !       <br />
              <br />
       Des réformes profondes s’imposeront dans les années venir :        <br />
       - pour réformer la fiscalité et relancer l’idée d’une « politique des revenus » ;       <br />
       - pour mettre en œuvre des politiques industrielles cohérentes ;       <br />
       - pour relancer les économies sur la base d’un nouveau modèle de croissance à l’échelle mondiale ;       <br />
       - pour réformer le système monétaire international ;       <br />
       - pour créer les conditions d’une concurrence équitable dans le commerce international.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La France, nation politique, peut beaucoup pour inspirer cette « sortie de crise ». Encore faut-il couper le cou aux idées fausses, comme l’idée de « décroissance » propagée par les Verts. Croissance écologique oui, décroissance non. Les besoins de l’Humanité sont immenses et les ressources de l’esprit humain sont immenses.        <br />
              <br />
       Maintenir la gauche sur ses fondamentaux républicains, c’est-à-dire sur une approche rationnelle de la politique et des phénomènes sociaux, cette tâche incombe particulièrement au MRC, alors que se mettent en place, peu à peu, les conditions que nous appelions de nos vœux, pour que s’organisent enfin des « Assises de la gauche », étape indispensable dans la voie d’une refondation républicaine. Le combat sera rude, car la tentation de fuir dans un prophétisme obscurantiste guette la gauche, non seulement en France, mais dans toute l’Europe. Perdre nos repères républicains serait faire le jeu de nos adversaires.       <br />
              <br />
       Les maîtres de la Finance, après avoir été renfloués, entendent bien que tout continue comme avant. La refondation d’une gauche digne de ce nom se fera dans l’action. Une action fidèle aux deux valeurs cardinales qui ont toujours sous-tendu notre entreprise : la volonté de raison et la lutte pour l’égalité réelle des droits, permettant à chacun d’épanouir toutes ses capacités. La crise du capitalisme financier globalisé nous jette un défi sans précédent : notre but est de substituer à « la logique des marchés », celle des maîtres de la finance, une autre logique, celle de la démocratie appuyée sur la volonté des peuples, tant il est vrai que l’Histoire ne se fait pas sur les marchés financiers, mais toujours, en dernier ressort, sur le terrain des luttes politiques.       <br />
              <br />
       A nous donc de les impulser pour sortir la gauche française et la gauche européenne de leur coma !        <br />
              <br />
       Le MRC peut être et sera, si nous le voulons, l’étincelle de ce renouveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Seule-la-lutte-politique-ouvrira-un-nouveau-chemin_a858.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Actualité de l’idée républicaine !</title>
   <updated>2009-10-12T18:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Actualite-de-l-idee-republicaine-_a814.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
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   <published>2009-06-29T23:48:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin d'informations du Mouvement Républicain et Citoyen, juillet 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1460826-1942882.jpg?v=1289480071" alt="Actualité de l’idée républicaine !" title="Actualité de l’idée républicaine !" />
     </div>
     <div>
      La crise du capitalisme financier mondialisé est profonde. Ses effets sont ravageurs (plans sociaux, chômage, inégalités, précarité). Mais la gauche n’apparaît pas comme un recours. Elle est elle-même en crise.       <br />
              <br />
       La social-démocratie était une bonne idée au milieu du siècle dernier. Elle apportait de substantiels avantages aux travailleurs d’Europe Occidentale, à la faveur de la rente de situation que créaient le communisme alors triomphant et la peur qu’il inspirait aux classes dirigeantes d’Occident.       <br />
              <br />
       Ce temps est derrière nous : La victoire du néo-conservatisme libéral à la fin des années soixante-dix et la mondialisation financière ont créé un rapport de forces déséquilibré entre le capital et le travail. Parallèlement les taux de syndicalisation ont chuté. La puissance syndicale s’est défaite ; dans toute l’Europe, et pas seulement en France, la social-démocratie est en crise.       <br />
              <br />
       En France, c’est la gauche qui a rétabli la Bourse, mis la nation en congé au nom de l’Europe, libéré les mouvements de capitaux, instauré, à travers l’Acte Unique, le primat de la concurrence dans toutes les politiques et à travers le traité de Maastricht, l’indépendance de la Banque Centrale Européenne. Elle a accepté de désarmer commercialement l’Europe à travers le GATT puis l’OMC. Elle a ouvert le cycle court du social-libéralisme en 1983. L’an dernier encore, en 2008, le PS adoptait ses statuts à l’unanimité pour les mettre en phase avec cette orientation. Ce cycle s’est brutalement refermé avec la crise du capitalisme financier mondialisé. Certains prétendent que les idées socialistes ont triomphé. N’est-ce pas plutôt les idées que les socialistes avaient reniées ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous avons cherché depuis trois décennies à réconcilier la gauche avec l’exigence républicaine : sur la nation, son indépendance, sur l’Ecole et la priorité à donner à la formation, à la recherche et à la technologie, sur la politique industrielle, sur une Europe des peuples, sur une concurrence équitable plutôt qu’un libre échangisme débridé, sur le civisme, sur la conception républicaine de la décentralisation, de la défense, de la sécurité, de l’immigration, etc.       <br />
              <br />
       C’est peu dire que le PS ne nous en a pas été reconnaissant. Nous avons cependant résisté à la campagne de marginalisation lancée contre nous, depuis longtemps et redoublée depuis 2002. Nous continuons à porter haut le drapeau de l’idée républicaine. Celle-ci, revisitée à la lumière d’une recherche exigeante, peut seule fournir la base d’un ressourcement. Le PS tarde à admettre ce qui pourrait passer pour une autocritique. Progressivement coupé des couches populaires depuis le tournant libéral de 1983, il voit aujourd’hui s’éroder l’électorat des couches moyennes qui lui restait. « L’effet essuie-glaces » sur lequel il a toujours compté pour revenir aux affaires  n’est plus garanti. Les « quadras » s’interrogent à juste titre sur l’avenir que leur réservent leurs caciques.       <br />
              <br />
       Pour ce qui concerne le MRC, il entend peser sur l’élection présidentielle de 2012. Nous n’avons pas en effet pour vocation de rouvrir le cycle du social libéralisme.       <br />
              <br />
       La question de primaires ouvertes de toute la gauche a été évoquée. Il va de soi que nous ne saurions cautionner un énième rafistolage du PS social-libéral. Ces primaires n’auraient de sens que si elles étaient co-organisées entre plusieurs partis de gauche, et permettaient le débat seul capable d’enclencher une nouvelle dynamique. Le MRC fera donc entendre sa voix en toutes circonstances.        <br />
              <br />
       D’ici là nous avons deux objectifs :       <br />
              <br />
       - la réussite de notre <span class="u">Université d’été</span> à Toulouse les 5 et 6 septembre à laquelle nous avons invité Arnaud Montebourg, Jean-François Kahn et Paul Quilès.       <br />
       - l’élaboration d’un <span class="u">« programme de salut public »</span> mettant l’accent sur les initiatives à prendre pour dégager la France de l’étreinte mortelle du capitalisme financier mondialisé : reconstitution d’un Ministère de l’Industrie digne de ce nom, contrôle du crédit, revitalisation de notre tissu économique, définition des règles d’une concurrence équitable, réforme fiscale permettant l’effort partagé, construction d’une Europe des peuples, élaboration d’un nouveu modèle de développement à l’échelle mondiale. En tous domaines, l’intérêt général est à redéfinir. Actualité de l’idée républicaine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Actualite-de-l-idee-republicaine-_a814.html" />
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  <entry>
   <title>Du Congrès du Kremlin-Bicêtre à la refondation républicaine de la gauche : Soyons l’aiguillon de la reconquête !</title>
   <updated>2010-05-06T15:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Du-Congres-du-Kremlin-Bicetre-a-la-refondation-republicaine-de-la-gauche-Soyons-l-aiguillon-de-la-reconquete-_a655.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2008-07-21T22:46:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Editorial de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, bulletin interne du MRC.     <div>
      Notre Congrès des 21 et 22 juin au Kremlin-Bicêtre a fait lever l’espoir. Au sein du MRC d’abord, où chacun a pu observer la naissance d’une dynamique nouvelle, à travers <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/La-motion-d-orientation-du-MRC-et-son-annexe_a642.html">un texte d’orientation</a> allant au fond des choses et <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Le-nouveau-secretariat-national-du-MRC_a635.html">une direction renouvelée et rajeunie</a>. Mais l’écho a été répercuté dans le reste de la gauche où nos propositions de rassemblement organique, susceptible de créer un électrochoc à gauche, rencontrent des échos nombreux aussi bien au Parti socialiste qu’au Parti communiste.       <br />
              <br />
       La problématique est simple : dans l’état actuel des choses, la gauche n’est pas en état de fournir une relève à la droite sarkoziste. Il est surréaliste de voir certains socialistes faire assaut de libéralisme au moment où la globalisation libérale entre en crise profonde. Il y a là la marque d’une inadéquation persistante entre la radicale nouveauté des défis à relever et un ron-ron « social libéral » qui pouvait paraître « moderne » au tournant des années 1990.       <br />
              <br />
       Le logiciel républicain, au contraire, affirme sa force et sa pertinence. La faillite des « marchés » hier adulés, aujourd’hui voués aux gémonies (même Nicolas Sarkozy flétrit les « dérives du capitalisme financier » et les ravages de la spéculation), la crise d’une Europe technocratique et ultralibérale à la fois, le retour des Etats, des nations et des peuples, ce grand bouleversement des valeurs offre au discours républicain exigeant du MRC l’occasion de s’affirmer en provoquant dans la gauche les effets de catalyse nécessaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Oui, priorité au projet ! et pas à un projet à l’eau de rose !       <br />
       Un projet sérieux, solide, musclé, dans lequel les couches populaires en déshérence pourront se reconnaître. Dans nos institutions, l’élection présidentielle est bien évidemment devenue directrice. Il faut donc que la gauche aborde l’échéance de 2012 après s’être profondément recomposée. Nous avons proposé et nous continuerons de proposer un grand parti de toute la gauche, parce que c’est en son sein que peuvent s’opérer les remises en ordre nécessaires. Sa création seule peut, comme ce fut le cas pour le PS d’Epinay, provoquer l’électrochoc, et l’engagement corrélatif des dizaines de milliers de militants jeunes, motivés puis formés, qui rendront à la gauche sa capacité d’influer sur le cours des choses.       <br />
              <br />
       Bien entendu nous ne nous faisons pas d’illusions. Les résistances à vaincre sont immenses. Mais le PS doit se persuader que, laissé à lui-même, il sera encore une fois réduit à l’impuissance au plan national. Quant au PCF, la perspective que nous offrons est la seule qui puisse lui éviter une marginalisation définitive.       <br />
              <br />
       Pour répondre au défi démagogique d’un Besancenot, qui stériliserait la gauche dans son entier, seule la refondation républicaine de celle-ci peut permettre le rassemblement fécond de toutes ses sensibilités et en définitive une victoire qui déboucherait non sur une simple alternance, source de nouvelles frustrations, mais sur une alternative républicaine pensée et construite, dans la perspective d’une Europe redressée.       <br />
              <br />
       Notre Université d’été, prévue les 6 et 7 septembre à Belfort sera un moment fort pour préparer la suite de ce processus que vient d’enclencher le comité de liaison de la gauche du 1er juillet 2008 en prévoyant dès cet automne la réunion de forums de la gauche dans le pays. La démarche que nous proposons est connue : Forums de l’Unité dans chaque région que nous encourageons les militants du MRC à susciter et animer ; Assises de la gauche en 2009 pour préparer un programme commun de la gauche. Mise sur pied ensuite d’une Fédération de toute la gauche préparant la création d’un grand parti. Nous n’en sommes qu’au début mais les évènements qui résultent de la crise du système viendront à notre renfort.       <br />
              <br />
       Il faudra enfin prévoir la désignation par les militants de celui qui portera devant les Français, en 2012, le projet d’une République moderne accordée aux temps présents. Il revient au MRC d’être le catalyseur de cette dynamique, sans laquelle la gauche, <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Trois-elections-presidentielles-democratie-moderne-et-refondation-republicaine-de-la-gauche_a413.html">après trois échecs successifs à la présidentielle (1995, 2002, 2007)</a>, se verrait encore une fois conduite à la défaite en 2012. Pour y parer, il n’y a pas d’autre chemin que l’effort intellectuel nourri par l’exigence républicaine et le dépassement de tropismes aujourd’hui périmés !       <br />
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       Il faut du neuf : soyons l’aiguillon de cette reconquête républicaine !
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Du-Congres-du-Kremlin-Bicetre-a-la-refondation-republicaine-de-la-gauche-Soyons-l-aiguillon-de-la-reconquete-_a655.html" />
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