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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T18:11:38+02:00</updated>
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   <title>"La question qui se pose est de savoir si François Hollande est prêt à changer d'orientation politique"</title>
   <updated>2016-03-31T18:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-question-qui-se-pose-est-de-savoir-si-Francois-Hollande-est-pret-a-changer-d-orientation-politique_a1559.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-11-30T13:14:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de "Zemmour et Naulleau" sur Paris Première vendredi 29 novembre 2013. Il répondait aux questions d'Eric Zemmour et Eric Naulleau, puis débattait avec Marc Le Fur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.chevenement.fr/video/<iframe src="http://vk.com/video_ext.php?oid=218312240&id=166583925&hash=d87a4efbf2436248&hd=3" width="607" height="360" frameborder="0"></iframe>     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">L'intervention vidéo de Jean-Pierre Chevènement débute à partir de 7min45. </span>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> Évidemment, la politique est dure. Elle l'a toujours été. Ce qui caractérise peut-être le moment que nous vivons, c'est que le débat politique est biaisé, rétréci, sans véritable portée. Il y avait autrefois des visions qui nous soulevaient au-dessus de nous-même et qui motivaient le désintéressement.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Leçons de l'histoire du XXe siècle</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans mon livre, je compare deux mondialisations, et je montre qu'à l'intérieur de ces mondialisations, il se produit des changements dans la hiérarchie des puissances.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les mécanismes de l'explosion de la Première Guerre mondiale ne sont absolument pas expliqués par tous ceux qui sont chargés d'organiser les commémorations, par le pouvoir politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un parallèle à faire entre la montée de l'Allemagne impériale dans la première mondialisation et celle de la Chine dans la seconde. Sauf qu'on peut espérer que les Chinois soient plus intelligents que les élites pangermanistes, qui portent la responsabilité de la Première Guerre Mondiale.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est une grave faute de vouloir faire peser sur les nations la responsabilité de cette catastrophe, parce qu'on a ouvert la boîte de Pandore. On démonise aujourd'hui les nations pour mieux occulter ce qui se passe en Europe : la construction d'un système technocratique à l'ombre de l'Amérique, qui s'est institué dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Cela fait qu'aujourd'hui l'Europe n'a plus voix au chapitre, ne défend plus réellement ses intérêts, est en pilotage automatique, avec des nations qui n'ont plus le droit de l'ouvrir. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Considérations européennes</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Le problème est dans le système de l'euro, qui met l'Allemagne dans une contradiction énorme. A la fois elle veut être très compétitive hors UE, où elle fait maintenant les ¾ de ses excédents, mais en même temps pour maintenir l'euro elle contraint les pays de l'Europe du sud à des équilibres de sous-emploi, des politiques de rigueur, un chômage de masse (50% des jeunes Espagnols par exemple).        
       </li></ul><ul class="list"><li> L’Allemagne devrait jouer un rôle de locomotive, mais elle ne le joue pas. C'est un pays aujourd'hui très précautionneux, soucieux de l'avenir de ses retraités.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a là une énorme contradiction, que peu de gens ont vue. Et je pense que c'est la responsabilité de nos dirigeants d'aider l'Allemagne à prendre conscience de cette contradiction et à lui-trouver une issue positive, dans l'intérêt d'une Europe qui est une Europe à refaire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Une étroite alliance entre la France et l'Allemagne permettrait de rebattre les cartes de l'Europe, permettant de construire une grande Europe de la Méditerranée à la Russie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Allemagne réalise certes 7% d'excédents commerciaux, mais elle est en Europe : elle ne peut pas se désintéresser de ce qui se passe au Sud, qui finira par l'affecter.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Moi je propose une sortie concertée de l'euro, sa transformation en monnaie commune, de façon à unifier l'Europe, rattraper la Grande-Bretagne, qui en fait partie, et aller jusqu'à la Russie.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans cette situation, la France n'est pas condamnée à attendre les décisions de l'Allemagne. Il faut penser mondial : les Etats-Unis aussi ne veulent pas de la politique restrictive menée par l'Allemagne et qui condamne l'Europe a une récession de très longue durée.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La décision de construire la monnaie unique s'est révélée erronée. Je crois qu'il faut avoir le courage de revenir sur cette erreur, qui est la conséquence du choix fait en 1983, quand on a choisi d'arrimer le franc au mark fort.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On rappelle toujours que j'ai dit « un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». C'est à cette occasion là, en 1983, que je l'ai prononcé : j'ai considéré que l'accrochage du franc à une monnaie trop forte allait condamner notre industrie. On est maintenant trente ans après : on voit le résultat.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'est pas trop tard pour opérer les sursauts nécessaires. Il faut un sursaut de la conscience.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Enjeux politiques de 2014</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La contestation monte en France. Ne nous racontons pas d'histoires : François Hollande ne va pas dissoudre l'Assemblée nationale. Ce serait se tirer une balle dans le pied. La question qui se pose est de savoir si François Hollande est prêt à changer d'orientation politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> François Hollande attend la reprise. Elle tarde à venir. Nous avons eu deux années de croissance absolument plate. En 2014, le gouvernement prévoit +0,9% de croissance. J'attends de voir. Mais même si cela se réalisait, cela ne suffirait pas à régler les problèmes de la France. La France a besoin d'une croissance plus forte.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Débat avec Marc Le Fur sur la situation en Bretagne</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'écotaxe est incriminée dans les problèmes de la Bretagne. Elle a été votée à l'unanimité à l'époque. En France, il y a une crise du ferroviaire. Les portiques ont pour objectif de rétablir un équilibre avec le tout-routier.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'opposition veut réduire les impôts, baisser les dépenses publiques, mais il n'est jamais précisé ce que l'on veut réduire. L'UMP est enfermée dans les contradictions d'un parti d'opposition, qui dit tout et le contraire de tout, dès lors qu'il veut attiser le mécontentement. Moi je n'ai jamais tenu ce type de discours.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je souligne le rôle de l'euro fort et des libéralisations européennes dans la crise de la Bretagne, plutôt que l'écotaxe.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans les années 60, l’État a mis le paquet pour la Bretagne. Moi je suis pour la solidarité nationale, vis-à-vis de la Bretagne comme d'autres régions souvent plus éprouvées encore.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il est très facile de faire du Hollande <span style="font-style:italic">bashing</span>. La situation actuelle résulte des décisions prises par l'ancien gouvernement. La fin des restitutions, c'est la décision de Bruno le Maire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Qu'est ce qu'une plus grande autonomie de la Bretagne changera à ses problèmes ? On met en marche une machine à dissoudre la France.        <br />
              <br />
       -----       <br />
       Découvrez le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?</a> (éditions Fayard)</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/La-question-qui-se-pose-est-de-savoir-si-Francois-Hollande-est-pret-a-changer-d-orientation-politique_a1559.html" />
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  <entry>
   <title>"François Hollande doit aller très loin dans la voie d'un véritable changement de politique"</title>
   <updated>2013-11-13T23:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-doit-aller-tres-loin-dans-la-voie-d-un-veritable-changement-de-politique_a1549.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2013-11-13T22:05:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio Télévision Suisse, mardi 12 novembre 2013. Il répondait aux questions de Simon Matthey-Doret.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6045556-9018754.jpg?v=1384378368" alt=""François Hollande doit aller très loin dans la voie d'un véritable changement de politique"" title=""François Hollande doit aller très loin dans la voie d'un véritable changement de politique"" />
     </div>
     <div>
      L'entretien est podcasté sur le blog ci-dessus.        <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du 11 novembre</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Les personnes qui ont hué le Président de la République le 11 novembre ont démontré leur incivisme. Le 11 novembre est un moment de recueillement. Il n'y a pas de place pour les hués.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La Première Guerre mondiale a été le début d'une guerre de trente ans, qui ne s'est véritablement achevée qu'en 1945.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Critique des institutions européennes</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La nation est le cadre de la démocratie. Elle est par conséquent le ressort du politique. Et je constate que si l'Europe a beaucoup déclinée au cours du siècle passé, ce n'est pas seulement du fait des deux guerres mondiales, mais aussi d'un mécanisme de décision totalement aboulique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les institutions européennes nous privent de toute politique cohérente en matière commerciale, industrielle, monétaire. Nous avons une monnaie tout à fait surévaluée. Le citoyen se trouve dépourvu de toute prise sur les décisions que prennent la Commission européenne, la Banque centrale, etc. Nous sommes en pilotage automatique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les marges de manœuvre des gouvernements se sont tellement réduites qu'ils ne peuvent plus rien faire, sinon peut-être faire la guerre. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur les négociations pour le marché transatlantique</span>       <br />
       <ul class="list"><li> La France a imposé la prise en compte de l'exception culturelle dans les négociations transatlantiques. Mais aussitôt M. Barroso a déclaré que cette position était réactionnaire. Nous sommes aux mains d'institutions ultralibérales, qui veulent détruire, par exemple, les normes qui protègent l'Europe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a lieu d'être préoccupé quand nous voyons qu'en réalité, l'Europe n'est qu'une construction à l'ombre de la tutelle américaine.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis européen mais je ne suis pas européiste. L'européisme consiste à faire un grand marché, et pour ce qui est des questions militaires ou diplomatiques, on s'en remet pour l'essentiel aux États-Unis. C'est aussi le cas pour les questions économiques, pour les réglementations environnementales, sanitaires.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je mets en cause cette conception de l'Europe, et je pense qu'une autre Europe, fondée sur la réalité des nations, permettrait de mieux définir ce que nous avons en commun, et de mieux définir les efforts que nous avons à faire pour exister dans un XXIe siècle qui sera dominé par les États-Unis et la Chine.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">De la monnaie unique à la monnaie commune</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La monnaie unique s'applique à des pays dont la structure économique est extrêmement différente. Sans même prendre la Grèce, il y a beaucoup de différences entre l'Allemagne et l'Italie, par exemple. L'Allemagne a un tissu dense de moyennes entreprises compétitives et exportatrices. La France a tout sacrifié à la constitution de grands groupes de taille mondiale. Mais cela a beaucoup d'inconvénients, car ces grands groupent investissent et font leurs profits à l'étranger, et oublient un peu la France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous sommes dans une situation où, du point de vue monétaire, une monnaie forte convient très bien à l'industrie allemande. Mais cette monnaie écrase l'industrie française, qui est sensible à la concurrence par les prix. On calcule que l'Allemagne peut s’accommoder d'un euro à 1,80$ tandis que la France souffre au dessus de 1,24$.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut un système où une monnaie commune chapeaute des monnaies nationales reconstituées, mais qui fluctuent dans d'étroites bandes fixées par négociation en fonction de la compétitivité de chaque pays. On pourrait imaginer une circulation parallèle des deux monnaies, l'euro étant réservé aux transactions internationales. On pourrait aussi imaginer des <span style="font-style:italic">travelers cheques</span> en euro.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Cette monnaie commune permettrait de faire l'économie de déflations internes très douloureuses. Une dévaluation monétaire serait beaucoup moins douloureuse que les dévaluations internes pratiquées en Grèce ou en Espagne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Quand on a fait une erreur, et la monnaie unique est une erreur, il faut être capable de la corriger.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur le FN</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le mot eurosceptique me laisse perplexe. Il y a des gens qui critiquent la construction européenne pour des raisons assez différentes. Il ne faut pas tout mélanger : le FN, le FdG, le MRC, le mouvement de M. Dupont-Aignan. Ce sont des gens différents, comme il y a des gens différents parmi les fanatiques de la monnaie unique à droite et à gauche.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des campagnes du FN qui prétendent que d'ex-MRC rejoignent le FN. Il y a un dirigeant du FN qui déclare avoir soutenu ma candidature en 2002. Moi je ne l'ai jamais rencontré. Si c'est vrai, il a pu ensuite se radicaliser.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le FN a développé son audience sur la base d'une politique gravement erronée, celles menées par des gouvernements de droite et de gauche.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est en 1983 que les socialistes acceptent la « parenthèse libérale », ce sacrifice des politiques nationales dont on disposait jusque-là. Le FN apparaît ensuite aux municipales à Dreux puis aux européennes en 1984. Donc il y a une étroite corrélation entre cette politique pseudo-européenne, en fait néolibérale, et la montée de ce parti démagogique, venu de l'extrême-droite et qui, aujourd'hui, essaye de revêtir une tenue camouflée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la situation en Bretagne</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne soutiens pas la révolte des Bonnets rouges, qui s'en prend essentiellement aux portiques et aux symboles de l’État, parce que je considère qu'un dialogue doit exister entre les travailleurs concernés, dont je comprends la réaction – que les choses soient claires – et le gouvernement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des choses à faire. La crise résulte très largement de la concurrence à monnaie surévaluée : le Brésil par exemple ici. Il y a l'action du gouvernement précédent, dont le ministre de l'Agriculture Bruno le Maire, que l'on entend guère s'exprimer, avait prévu d'arrêter les restitutions. Enfin, il y a une directive européenne qui permet l'emploi à très bas coûts de travailleurs des pays de l'Europe centrale et orientale en Allemagne, pays sans salaire minimum.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'exprime ma sympathie aux travailleurs bretons qui sont frappés par les effets d'une politique qui vient de très loin, et qui n'est pas simplement le fait des choix du gouvernement actuel.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pour un véritable changement de politique</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une tendance, peut-être française, à critiquer les personnes plutôt que le fond des politiques. Je n'attaque jamais les personnes, et j'incite les Français à faire preuve de plus de civisme à l'égard d'un Président qu'ils ont élu au suffrage universel pour cinq ans.        
       </li></ul><ul class="list"><li> François Hollande fera le moment venu les choix nécessaires. Je souhaite qu'il aille très loin dans la voie d'un véritable changement de politique.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Allemagne, par son poids économique et l'ampleur de ses excédents (7%) du PIB, déséquilibre la zone euro. Il faut que ce pays joue le rôle de locomotive de la croissance. La BCE doit se comporter comme les autres. Et il faut corriger le vice originel de la monnaie unique et pour négocier un système qui soit viable dans la longue durée.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la Russie</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce qui se dit sur la Russie de Poutine est souvent excessif. Poutine a été élu conformément à la Constitution, qui a d'ailleurs vingt ans, il dispose incontestablement d'une majorité. L'opposition est divisée. Je ne dis pas que tout ce que fait Poutine est bien et que j'y adhère. Non. Mais ce qui est dit est tout à fait exagéré.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les affaires militaires et diplomatiques</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cette décennie ne doit pas être celle du déclassement militaire français. Je pense que la loi de programmation est calibrée au plus juste. Aucun programme majeur n'a été sacrifié, ils ont simplement été étalés dans le temps. Et nous espérons tous que la France sorte de la stagnation prolongée dans laquelle elle se trouve, et qui est très largement due au système de la monnaie unique tel que nous le connaissons.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La Libye n'était peut-être pas une intervention parfaitement opportune. En tout cas, l'opération est allée très au-delà de ce qui était prévu dans la résolution 1973 de l'ONU, qui ne visait pas au changement de régime. Aujourd'hui, le pays est aux mains de milices islamistes : il faudrait quand même faire des analyses <span style="font-style:italic">a posteriori</span>.        
       </li></ul><ul class="list"><li> S'agissant du Mali, l'intervention était tout à fait justifiée et a évité que ce pays devienne un sanctuaire d'Aqmi. Pour autant tant que la concorde ne sera pas restaurée entre les populations du Sud et du Nord, je ne serai pas rassuré sur les perspectives d'éradication du terrorisme dans ce pays.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons une armée qui exerce pleinement sa fonction de protection du territoire national et des Français, sa fonction de dissuasion (nous avons la seule dissuasion réellement autonome en Europe, ne dépendant que d'elle-même), une capacité de projection que tous les pays européens peuvent encore nous envier.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la Suisse</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> En étant en dehors de l'Union Européenne, la Suisse en recueille tous les avantages et aucun des inconvénients. Franchement, je trouve que vous avez bien joué. J'admire la Suisse moi-même, me sentant un peu Suisse puisque mes racines viennent du canton de Fribourg et même de sa partie germanophone.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La Suisse a réussi à faire une belle synthèse démocratique entre trois peuples. Mais vous jouez un certain jeu dans la mondialisation que tout le monde ne pourrait pas se permettre !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je crois que l'Europe doit se faire avec les nations, avec la Suisse si son peuple le décidait, avec l'Angleterre, avec la Russie, et même un jour avec les pays du Maghreb, qui appartiennent  à l'espace méditerranéen, et que nous avons, à mon avis, intérêt à ancrer au développement du Nord, c'est à dire de l'Europe tout entière.        <br />
              <br />
       -----       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Il faudrait faire un gouvernement qui puisse changer de cap!"</title>
   <updated>2013-12-12T13:34:00+01:00</updated>
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   <published>2013-11-10T21:19:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
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    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission "On n'est pas couché" sur France 2 samedi 9 novembre 2013. Il répondait aux questions de Laurent Ruquier, Natacha Polony et Aymeric Caron.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/92961796bbfb1b7157c59a8476d092b67536dd83" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">En réponse aux questions de Laurent Ruquier sur l'hypothèse de nommer Jean-Pierre Chevènement à Matignon</span>       <br />
       <ul class="list"><li> La situation va en s'aggravant depuis longtemps. Le précipice s'est rapproché. Il est possible que ceux qui font la même politique depuis des années s'avisent qu'ils pourraient en changer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut que cette idée fasse du chemin dans la tête de François Hollande, et pour le moment, je pense qu'il n'en est pas encore tout à fait là !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne revendique rien. C'est un métier difficile. Et j'ai beaucoup de sympathie pour Jean-Marc Ayrault. C'est un homme courageux, qui dans les étroites limites qui lui sont laissées, fait ce qu'il peut.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense qu'il faudrait faire un gouvernement qui donne le sentiment qu'on puisse changer de cap. Aujourd'hui ce n'est pas du tout le cas.        
       </li></ul><ul class="list"><li> C'est un gouvernement assez monocolore, assez social-libéral. Avec peut-être une exception, Arnaud Montebourg. Il est l'exception qui confirme la règle.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je me laisse une grande marge de choix, de façon à impressionner assez ceux avec lesquels il faudra négocier, pour sortir du piège dans lequel nous nous sommes mis il y a déjà très longtemps. Traité de Maastricht, monnaie unique : voyez le résultat !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Manuel Valls est un bon ministre de l'Intérieur. C'est une fonction délicate à exercer, surtout quand on appartient à un gouvernement de gauche. Je parle d'expérience !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Arnaud Montebourg fait du bon travail. Le « fabriqué en France », si vous permettez que je ne dise pas « made in France », c'est un bon thème. Quand j'étais ministre de l'Industrie, au début des années 1980, il y avait presque six millions de travailleurs dans l'industrie. Aujourd'hui, il en reste 3 millions. Je ne dis pas qu'il n'y avait pas des efforts de productivité à faire, mais quand même : ça interroge !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Comment redresser la situation ? J'ai quelques idées.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de politiques sans risques, mais il y a des politiques sans chance&quot;. (Pierre Mendès-France)</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Je vois que la situation est de plus en plus préoccupante. Je pourrais passer mon temps à insulter François Hollande. Honnêtement, il y a suffisamment de gens qui s'en chargent !        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai une position argumentée, qui vient de loin. J'ai démissionné en 1983 pour m'opposer au choix de la politique du franc fort. Et on en est toujours là ! On est victime d'une monnaie surévaluée. L'euro est beaucoup trop fort.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a des choix erronés qui ont été faits, et qui ont été redoublés au moment du traité de Maastricht, quand on a choisi de confondre le franc avec le mark.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Quand on se trompe, il faut être capable de le reconnaître, de revenir en arrière à la bifurcation, et au lieu d'aller à droite, d'aller à gauche !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il ne s'agit pas aujourd'hui de sortir de l'euro mais de le transformer. Tout cela doit se faire en bonne intelligence avec l'Allemagne. C'est la France et l'Allemagne qui ont créé la monnaie unique. Cela s'est révélé être une erreur, parce qu'on a mis ensemble des pays très différents.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis pour une monnaie commune à la place de la monnaie unique. La monnaie commune, c'est un panier de monnaies, une monnaie qui en rassemble plusieurs autres, qui peuvent fluctuer dans des marges négociées. Cela s'appellerait l'euro-franc, l'euro mark, etc.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Faisons aussi une grande Europe confédérale avec les Anglais, peut-être un jour avec les Russes, avec d'autres en Méditerranée, pour exister dans le XXIe siècle, face à la Chine, qui est la puissance montante, et aux États-Unis, puissance lentement déclinante.         
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous avons besoin de nous donner de l'air, de remonter la pente. De faire reculer le chômage et pour cela créer des emplois. Nous avons perdu 15 points de compétitivité avec l'Allemagne, comment allons-nous les remonter ? Avec des petites réformettes ? Je n'y crois pas. Seul un réaménagement du système de l'euro peut nous permettre de le faire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut que François Hollande en arrive à la même conclusion que moi. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres&quot; (Romain Gary)</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> On confond la nation et le nationalisme. La nation, c'est le cadre de la démocratie, c'est le lieu de la solidarité. Le nationalisme c'est une perversion de la nation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On discrédite excessivement les nations à causes des deux guerres mondiales, mais ce ne sont pas elles qui sont entrées en guerre les unes contre les autres, ce sont les élites dirigeantes de l'Allemagne impériale qui, il faut bien le dire, ont choisi de faire une guerre préventive pour desserrer la menace russe qu'elles croyaient percevoir, avec l'idée de mettre hors-jeu la France en six semaines, et pour cela en violant la neutralité de la Belgique. Donc ils se sont mis à dos l'Empire britannique, qui s'inquiétait déjà de la montée de la puissance de l'Allemagne et de ses armements navals en particulier.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a déjà eu une mondialisation avant celle que nous connaissons aujourd'hui. La 1ère mondialisation, avant 1914, était sous l'hégémonie de la Grande-Bretagne. Mais la mondialisation a besoin pour fonctionner d'un État patron, pour manier le &quot;gros bâton&quot;.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les élites allemandes ont donc pris le risque d'une guerre européenne, et cette guerre européenne est devenue mondiale avec l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne puis des États-Unis.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Aujourd'hui, nous avons la montée de la Chine, et ce sont les Américains qui tiennent le gros bâton. La Chine aura d'ici 2020 la même puissance économique que les États-Unis. Donc quand moi je vois les dirigeants Chinois, je leur dis toujours d'être beaucoup plus prudent que ne l'ont été les dirigeants de l'Allemagne impériale.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le « big business » américain a vu l'intérêt du marché chinois. Il y a envoyé ses capitaux et il a désindustrialisé les États-Unis. Les Etats-Unis ont un gigantesque déficit commercial de 200 milliards de dollars avec la Chine. Les Chinois deviennent très riches, accumulent plusieurs milliers de milliards de réserves en bons du Trésor américain. Ces derniers sont obligés de parler poliment à leurs créanciers.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce n'est pas parce que Marine Le Pen revêt une tenue camouflée que je lui ressemble !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour moi la nation c'est la communauté des citoyens. Je ne donne pas une définition ethnique de la nation.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce serait quand même très grave pour l'image de la France que Marine Le Pen devienne ministre des Transports par exemple. Ce serait un effet de pollution sur un certain nombre d'idées auxquelles je tiens.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne fais en aucune manière confiance au FN. Ce sont des démagogues. Ce sont des gens qui ont trouvé le moyen de se confondre avec la couleur de la muraille. Mais ils portent des idées qui sont dangereuses pour la République.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">PMF disait une chose : « il y a deux sortes d'hommes politiques. Ceux qui se répètent et ceux qui se contredisent». Je préfère faire partie de la première catégorie !</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Quand je vois aujourd'hui les électeurs bretons, qui sont des électeurs socialistes, qui expriment beaucoup de colère et d'incompréhension, je me dis que le temps est peut être venu de leur dire que leurs poulets ont dû mal à se vendre face à la concurrence de ceux venus du Brésil, qui bénéficient d'un réal très bas, et que d'autre part les Allemands utilisent une main d’œuvre sous-payée en provenance d'Europe centrale grâce à la directive Bolkestein.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'OMC veut libéraliser les échanges agricoles. Les pays les plus opposés à cette libéralisation, c'est la Chine, l'Inde, le Brésil. L'agriculture c'est encore la moitié de la population active mondiale.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La compression du budget de la Politique Agricole Commune (PAC) en Europe explique aussi les difficultés de notre agriculture et de notre filière agro-industrielle.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne me revendique pas comme souverainiste mais comme républicain. Je reconnais qu'il y a une politique européenne qui marche à peu près depuis une cinquantaine d'années, c'est la PAC. Mais elle est en crise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Gouverner, c'est choisir&quot; (PMF)</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous sommes embarqués dans un système qui prend l'eau. Cela s'appelle la monnaie unique. On a fait une politique de déflation. Le chômage est très important en Europe notamment chez les jeunes. Certains pays vont devoir être aidés de nouveau. Les Allemands n'ont pas envie de mettre la main à la poche éternellement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce système de la monnaie unique me fait penser au tonneau des Danaïdes et va devoir être repris complètement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il est important qu'il y ait des hommes politiques qui disent : « Vous avez fait fausse route. Le moment est venu de redresser la barre et de donner la priorité à l'emploi, à la réindustrialisation, en en prenant les moyens ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je suis un élu de la République, en tant que tel responsable devant le peuple Français. Gouverner dans le système actuel c'est difficile, surtout s'il faut faire des choix courageux. Avec les médias, on passe d'une bulle à une autre. On oublie que gouverner, c'est proposer une vue de long terme, c'est faire des choix. Comme disait Pierre Mendès-France, « gouverner, c'est choisir ».        <br />
              <br />
       -----       <br />
       Découvrez le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?</a> (éditions Fayard)</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Il-faudrait-faire-un-gouvernement-qui-puisse-changer-de-cap_a1543.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Allons vers une grande Europe confédérale, une confédération de peuples libres"</title>
   <updated>2013-11-06T23:58:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Allons-vers-une-grande-Europe-confederale-une-confederation-de-peuples-libres_a1539.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-11-06T23:43:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était "l'Invité" de TV5 Monde mercredi 6 novembre 2013. Il répondait aux questions de Patrick Simonin.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> L'opération Serval décidée par François Hollande était nécessaire. Il n'était pas possible de laisser le Mali devenir le fief de groupes djihadistes armés.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut à présent qu'une réconciliation en profondeur ait lieu entre le Sud et le Nord du Mali.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La guerre pour déloger les terroristes a été gagnée dans un premier temps, mais le terrorisme ne peut être éradiqué que si la population ne le soutient pas. C'est très difficile, ça demande du temps.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Les deux guerres mondiales ont servi à discréditer les nations européennes, et la démocratie. Et on a confié tous les pouvoirs à une Haute Autorité qui est devenue Commission, qui légifère, demande des comptes, sans qu'il n'y ait une prise en compte suffisante des aspirations populaires.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut redresser la construction européenne, sortir de cette conception de l'Europe. Il faut aller vers une grande Europe confédérale, une confédération de peuples libres, parce que le XXIe siècle sera dominé par la Chine et par les États-Unis. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Pour qui sait voir, il se crée en Asie et dans le Pacifique une zone de tensions. On voit se développer les arsenaux, on voit les Etats-Unis qui pivotent, c'est à dire qu'ils envoient l'essentiel de leur flotte vers le Pacifique. On voit des manœuvres militaires.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La montée en puissance de la Chine, normale, inévitable, doit être pensée politiquement de façon à ce que la stabilité du monde ne soit pas à nouveau compromise (comme la montée de l'Allemagne impériale avait provoquée la 1ère GM).        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'existence d'une Europe, en dehors de ce qu'on appelle le G2, la Chine et les États-Unis, est très importante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La crise de la Bretagne n'est-elle pas une des conséquences d'une politique mal choisie, qui a consisté à transférer toutes les compétences à un niveau où elles ne sont pas exercées démocratiquement ?       
       </li></ul><ul class="list"><li> Prenez la crise de l'agro-alimentaire breton : est-ce qu'elle n'a pas quelque chose à voir avec l'utilisation par les industries concurrentes allemandes d'une main d’œuvre sous-payée venant d'Europe centrale et orientale ? C'est une concurrence déloyale portée à nos industries agro-alimentaires qui mettent la clé sous la porte.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On ne peut résoudre les violences politiquement que si on réoriente la construction européenne, que si l'on sort d'une monnaie surévaluée, que si l'on transforme l'euro de monnaie unique en monnaie commune, ou alors qu'on fasse au moins de la BCE une banque centrale comme les autres.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut concevoir un avenir qui permette de remonter la pente, de renouer avec la croissance, et de faire reculer le chômage qui en moyenne en Europe dépasse 12%.        
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A propos de la proposition de l'économiste Jacques Sapir de nommer Jean-Pierre Chevènement à Matignon</span> : ce n'est pas à moi de le dire. De toute façon c'est une décision qui incombe à François Hollande. Et je trouve que Jean-Marc Ayrault est un homme courageux, pour qui j'ai de la sympathie. Evidemment il a les contraintes d'un Premier ministre.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Et pour la suite, peut-être en effet faudra t-il penser à définir une perspective politique de salut public. Mais ça, ce n'est pas pour tout de suite.        <br />
              <br />
       -----       <br />
       Découvrez le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?</a> (éditions Fayard)</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Allons-vers-une-grande-Europe-confederale-une-confederation-de-peuples-libres_a1539.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ecotaxe: "Une toute petite partie du problème posé à la Bretagne"</title>
   <updated>2013-11-06T23:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Ecotaxe-Une-toute-petite-partie-du-probleme-pose-a-la-Bretagne_a1538.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2013-11-05T16:10:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de BFM Business mardi 5 novembre 2013. Il répondait aux questions d'Hedwige Chevrillon.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim Express : </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Ecotaxe et crise de la Bretagne</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Je suis plutôt contre le démantèlement de l’État, s'agissant de la collecte de ressources destinées à remplir les caisses publiques.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La question de l'écotaxe n'est qu'une toute petite partie du problème qui se pose à la Bretagne.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La crise de la Bretagne aujourd'hui est la crise des deux industries sur lesquelles elle avait assis son expansion : les télécommunications et l'agroalimentaire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous voyons où nous a conduit la vision de l'ancien patron d'Alcatel, Serge Tchuruk, d'une « entreprise sans usines ».        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'agroalimentaire est confronté à une concurrence déséquilibrée : on le voit par exemple en Allemagne où des ouvriers originaires des pays d'Europe centrale et orientale viennent travailler avec des contrats a des coûts très bas qui sont déséquilibrants pour l'agroalimentaire breton.        
       </li></ul><ul class="list"><li> En même temps certaines restitutions de la PAC ne seront plus octroyées à partir du 1er janvier. C'est le cas du poulet, d'où la crise de Doux, qui met la clé sous le paillasson.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une faute des gouvernements qui ont accepté la fin des restitutions et qui n'ont pas préparé la diversification ou la reconversion des usines concernées. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Le redressement de la France</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Il faut résister à la tentation d'un glissement vers le terrain de la contestation. Nous avons un président élu jusqu'en 2017 avec une majorité qui ne lui fait pas défaut. Mais il y a une ambiance assez délétère. Le pessimisme est professé à longueur de temps par tous ceux qui s'expriment.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut étudier les moyens du redressement. Normalement l'industrie a maintenant touché le fond : il faut s'orienter vers la reconquête de parts de marché. Mais le cours de l'euro ne cesse de se réévaluer.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut, au niveau européen, par le canal de la Banque centrale et de l'Eurogroupe, faire pression pour que le cours de l'Euro ne soit pas aussi élevé. C'est une des conditions du redressement. J'ai toujours été hostile à ce choix d'une monnaie trop forte.        
       </li></ul><ul class="list"><li> S'il y a plus de cohésion dans la majorité, croyez-moi, ça ira beaucoup mieux.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On ne résume pas la politique à la fermeté. La politique c'est une vue d'ensemble.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une dévalorisation des nations européennes, qui fait qu'elles n'ont plus confiance en elles, c'est particulièrement vrai pour la France ! Et le politique a été transféré à des centres de décision sur lesquels nous n'avons pas barre.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La réorientation de l'Europe</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Europe est en pilotage automatique. La Commission veille à la concurrence. La Banque centrale lutte contre l'inflation – qui n'existe plus. La Cour de Justice fait respecter la loi européenne qui est essentiellement la codification de la concurrence. Tout cela nous échappe ! Et on s'étonne de voir un gouvernement démuni devant une affaire comme celle de la Bretagne ! Avec des gens qui manifestent qui sont des électeurs socialistes !       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut réorienter la construction européenne. L'un des axes de réorientation, c'est bien évidemment la politique monétaire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Certains en Allemagne se posent la question d'une sortie de l'Euro. Ne faudrait-il pas substituer une dévaluation monétaire à ces déflations internes qui provoquent un chômage massif dans toute l'Europe ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le problème qui se pose aujourd'hui ne sont pas les « réformes », mot codé pour dire déréglementation, mais c'est de retrouver la croissance.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Si on transformait l'Euro de monnaie unique en monnaie commune, avec une dévaluation moyenne de 20%, nous retrouverions la croissance.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire ?&quot;</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> La thèse de mon livre c'est qu'il ne faut pas profiter du centenaire de la 1ère GM pour dévaloriser encore plus les nations européennes. Au contraire les nations émergentes ont confiance en elles ! Il n'y a qu'en Europe que l'on a cette sinistrose, et particulièrement en France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut redonner confiance dans la nation, et par conséquent dans le politique, parce que la démocratie, elle vit dans les nations, et il faut aller vers une Europe à géométrie variable, vers une grande Europe redimensionnée des pays du Maghreb à la Russie, pour peser dans le monde du XXIe siècle qui s'annonce dominé par les Etats-Unis et la Chine. Si nous voulons que l'Europe existe dans ce contexte, il faut aussi la penser autrement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La Chine surgit dans la seconde mondialisation comme l'Allemagne impériale lors de la première mondialisation, et c'est l'inquiétude de la puissance hégémonique de l'époque, la Grande-Bretagne, qui a largement été à l'origine du caractère mondial de la guerre de 1914-1918.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une guerre de Trente ans entre 1914 et 1945 et on ne peut pas comprendre la guerre de 1914 si on ne l'inclut pas dans une vision plus large.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France n'est pas forcément une puissance déclinante. Elle a une place très particulière, éminente en Europe, des atouts spécifiques. Mais il faut qu'elle les joue selon un plan d'ensemble, à partir d'une vision d'homme d’État, une vision longue à la fois étendue dans le temps et qui s'appuie sur une vision juste de ce qu'a été le passé.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Mali</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> C'était une bonne chose de couper l'herbe sous le pieds des terroristes qui s'apprêtaient à prendre le pouvoir. Il faut maintenant aller vers une réconciliation en profondeur des Maliens. Le terrorisme ne peut être éradiqué que lorsqu'il est coupé de la population.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le Mali doit être refondé sur des bases solides. C'est son intérêt, c'est l'intérêt de tous, de toute l'Afrique, au service de laquelle sont les forces de la France.        <br />
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       Découvrez le nouveau livre de Jean-Pierre Chevènement <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/1914-2014/">1914-2014 : l'Europe sortie de l'histoire?</a> (éditions Fayard)</li></ul>
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