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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T11:07:09+01:00</updated>
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   <title>Tribune dans Marianne : "Comment empêcher une Troisième Guerre mondiale?"</title>
   <updated>2022-03-08T14:58:00+01:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2022-03-08T14:51:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement pour le journal Marianne, publiée le mardi 8 mars 2022.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62890967-45465836.jpg?v=1646748942" alt="Tribune dans Marianne : "Comment empêcher une Troisième Guerre mondiale?"" title="Tribune dans Marianne : "Comment empêcher une Troisième Guerre mondiale?"" />
     </div>
     <div>
      L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une erreur gravissime. La nation ukrainienne est certes tardive. Son premier grand poète, Taras Chevtchenko, n’apparaît dans la littérature ukrainienne qu’au XIXe siècle. La première indépendance de l’Ukraine, de 1917 à 1923, correspond à l’effondrement de l’Empire russe devant l’avance des armées austro-allemandes. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Stepan Bandera, le leader indépendantiste ukrainien, joue un rôle pour le moins trouble avec la Wehrmacht. Il n’en reste pas moins que l’immense majorité des Ukrainiens a combattu au sein de l’Armée rouge. Il est ridicule aujourd’hui de faire comme si quelques groupuscules néonazis, certes violents et influents, reflétaient une tendance significative de l’opinion publique ukrainienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      De 1654, date du rattachement à l’Empire de Russie, au XXe siècle, les Ukrainiens se sont plus ou moins confondus avec les Russes. C’est en 1991, au moment de la dissolution de l’Union soviétique, et par décision conjointe des trois présidents Eltsine (russe), Kravtchouk (ukrainien) et Chouchkievitch (biélorusse), que l’Ukraine est devenue réellement indépendante. Et on pourrait dire que la Russie aura beaucoup fait pour accélérer la formation d’une conscience nationale en Ukraine.       <br />
              <br />
       D’un point de vue stratégique et politique, la décision d’envahir l’Ukraine prise par le président Poutine est sidérante d’absurdité. Même si l’armée russe a l’avantage sur le plan militaire, ce qui s’annonce pour elle est une longue période d’enlisement. La France du général de Gaulle a su tirer les conclusions de son isolement dans l’affaire algérienne et a mis fin à cette guerre à contre-courant de l’Histoire. Dans l’opinion publique russe, les souvenirs de la guerre d’Afghanistan ne sont pas effacés. Le bon sens voudrait naturellement que le pouvoir russe décide le retrait de ses forces hors d’Ukraine. Est-ce envisageable ? À court terme, je ne suis guère optimiste. Dans des pays démocratiques, il peut arriver que des leaders responsables démissionnent. On ne l’attend guère en Russie, même si Mikhaïl Gorbatchev, en 1991, avait su s’effacer. De même, en avait-il été pour Boris Eltsine, au 1er janvier 2000, au bénéfice de Vladimir Poutine. Mais une telle issue est aujourd’hui improbable.       <br />
              <br />
       Comment un tel malheur, dont les conséquences seront durables, aussi bien pour les Ukrainiens, pour les Russes, que, ne nous le cachons pas, pour tous les Européens et pour les relations franco-russes, a-t-il pu survenir ? Comment, trente-trois ans après la chute du Mur, a-t-on pu, entre la Russie et l’Occident, en arriver là ? Une partie de l’explication réside, je crois, dans le contexte de mésentente historique qui remonte au moins à 1054, date du grand schisme entre le christianisme occidental issu de Rome et le christianisme oriental issu de Byzance. Plus que jamais, il faut nous affranchir de ces visions étroites bien illustrées par un écrivain français comme Custine, qui, dès les années 1830, exprimait une hostilité viscérale à l’égard de la Russie. Ne confondons pas un gouvernement russe qui passe et le peuple russe, dont l’apport à la littérature, à la civilisation et à l’histoire de l’humanité est majeur.       <br />
              <br />
       On connaît par ailleurs le discours victimaire des Russes. Celui-ci a, il est vrai, quelques fondements. Le mépris et l’arrogance de beaucoup de dirigeants occidentaux, notamment américains, qui ne se cachaient pas de vouloir, depuis une dizaine d’années, un changement de régime en Russie (regime change), ont en effet contribué à renforcer un nationalisme russe obsidional. Ce sentiment plonge ses racines dans le temps long des invasions et des conflits que l’Histoire n’a pas ménagés à la Russie : invasion polono-lithuanienne au XVIIe siècle, suédoise au XVIIIe, française en 1812, allemande en 1917 et en 1941, sans parler du « grand jeu » avec la Grande-Bretagne, repris ensuite par les États-Unis. Aujourd’hui encore, les Russes se vivent comme perpétuellement assiégés et encerclés. La menace qu’ils ont identifiée, c’est l’extension de l’Otan. Il est vrai que la déclaration du sommet de Bucarest (2008) promettant une adhésion à l’Ukraine et à la Géorgie, a renforcé le sentiment de persécution. De même, les accords de Minsk (2014-2015) n’ont-ils pu s’appliquer du fait de la volonté du gouvernement ukrainien de récupérer d’abord sa frontière avec la Russie préalablement à toute consultation électorale sur le statut d’autonomie, notamment linguistique, des oblasts de Donetsk et de Louhansk.       <br />
              <br />
       Bien sûr le problème de la dissolution de l’URSS n’a pas été traité politiquement. Il eût fallu associer, de 2009 à 2014, la Russie au partenariat oriental qui visait à créer un régime de libre-échange entre l’Union européenne et l’Ukraine, alors que telle était déjà la situation entre l’Ukraine et la Russie. On mesurera a posteriori l’inconvénient d’avoir laissé à la Commission européenne, alors présidée par José Manuel DurãoBarroso, le soin de définir la politique extérieure de l’Union face à la Russie. Sur un autre plan, la guerre du Kosovo et le bombardement de Belgrade en dehors de toute résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ont donné le sentiment que les arrangements de sécurité conclus en 1990 n’avaient pas de valeur aux yeux des Occidentaux. Il n’en reste pas moins que ceux-ci ont accompli des gestes significatifs quand ils ont accepté la Russie à l’intérieur du G7, devenu G8.       <br />
              <br />
       Des erreurs ont été commises au moment de la révolution de Maïdan, en février 2014. Les Russes ont cru pouvoir riposter en annexant la Crimée et en faisant prévaloir les considérations qui touchaient à leur sécurité. Grâce à l’intervention de la France et de l’Allemagne, un processus a néanmoins été engagé dans le cadre de ce que l’on a appelé le « format Normandie ». J’y ai été associé par la volonté des plus hautes autorités de l’État et je l’assume entièrement. Je considère que c’est le rôle d’un homme politique que de tout faire pour préserver la paix. Il était très imprudent de laisser un conflit gelé subsister au cœur de l’Europe, au risque de le voir dégénérer. Le président Macron l’a bien compris.       <br />
              <br />
       Mais il ne sert à rien de déplorer les occasions perdues. Elles n’ont pas toutes été du fait des Occidentaux. Il y a, chez les dirigeants russes, une vision caricaturale de l’Occident, comme si les associations de soutien aux LGBT représentaient la tendance dominante de nos sociétés. Rien n’autorisait le gouvernement russe à violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine et, plus généralement, à bafouer le principe de non-ingérence proclamé dans la charte des Nations unies depuis 1945.       <br />
              <br />
       Depuis le début de l’agression russe, Emmanuel Macron défend une position combinant fermeté et souci de maintenir la porte ouverte au dialogue et à la diplomatie. Cette approche est celle d’un homme d’État. Elle est à la hauteur d’une telle crise, dont la gestion demande intelligence et souplesse. Les troupes russes doivent quitter l’Ukraine. Rien n’empêche néanmoins de réfléchir à des arrangements de sécurité permettant de stabiliser durablement les relations entre l’est et l’ouest de notre continent. Nous ne devons pas nous laisser entraîner vers une troisième guerre mondiale par des initiatives jusqu’au-boutistes. Un statut de neutralité garanti par toutes les puissances, sur le modèle de ce qu’a fait l’Autriche en 1955, après avoir recouvré son indépendance, ne vaudrait-il pas mieux pour l’Ukraine que la situation actuelle ? L’initiative ne peut venir que de l’Ukraine. Si une telle initiative était prise, elle exigerait de nous une pleine solidarité.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/jean-pierre-chevenement-comment-empecher-une-troisieme-guerre-mondiale">Marianne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"</title>
   <updated>2022-03-02T15:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-sur-France-5-Trop-de-gens-s-expriment-sous-l-empire-de-l-emotion_a2202.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2022-03-02T14:28:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « C à vous » sur France 5, mardi 1er mars 2022.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62751204-45405727.jpg?v=1770493148" alt="Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"" title="Entretien sur France 5 : "Trop de gens s’expriment sous l’empire de l’émotion"" />
     </div>
     <div>
      Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en <a class="link" href="https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-13/3103627-invites-jean-pierre-chevenement-elise-lucet-marie-maurice-et-eric-delbecque.html">replay</a>       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim des interventions de Jean-Pierre Chevènement :</span>       <br />
              <br />
       &quot;D’abord, il y a un fait massif : c’est l’invasion russe de l’Ukraine, violation caractérisée du droit international et de l’intégrité territoriale de ce pays. Le réflexe ne peut être que de la condamner avec la plus grande force, en prenant toutes les mesures appropriées. C’est ce qu’on appelle les sanctions. Ces sanctions sont contenues dans l’agression car l’agression entraîne une riposte qui est tout à fait légitime. Maintenant, si l’on veut raisonner en homme d’État, il faut réfléchir à tous les enjeux et à la guerre potentiellement nucléaire qui pourrait résulter de cet affrontement. Donc, il me semble que la fermeté n’exclut pas, comme le Président de la République le montre, la recherche d’un dialogue ou, en tout cas, d’une voie diplomatique. Celle-ci doit permettre de trouver une issue à ce conflit qui ne peut être, bien entendu, que le cessez-le-feu d’abord et ensuite le retrait des troupes russes, avec peut-être des arrangements sur les questions qui préoccupent légitimement les Russes, à commencer par leur sécurité. C’est une inquiétude qu’ils expriment de longue date. Je les écoute pour ma part depuis très longtemps et je sais de quoi sont faites, à tort ou à raison, leurs préoccupations. Il y a incontestablement dans l’attitude russe une part d’auto-intoxication, un sentiment nationaliste obsidional, un sentiment d’être toujours assiégés, menacés, qui peut les conduire à des interprétations fausses. Je pense que c’est ce qui vient d’arriver. C’est une erreur colossale d’interprétation de la réalité qui part d’une anticipation noire de ce que peut être l’évolution des relations internationales et en même temps d’un mépris caricatural de l’Occident, celui-ci se retrouvant assimilé à des groupes de soutien aux LGBT, etc. Tout cela montre la profondeur du gouffre qui existe aujourd’hui entre la Russie et le reste du monde.&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je suis surpris parce que lorsque j’ai rencontré Vladimir Poutine en 2014, à l’occasion d’un échange de près de quatre heures, j’ai trouvé un homme argumenté, avec lequel il était possible de discuter. Cette conversation avait débouché sur la mise sur pied de ce qu’on a appelé par la suite le « Format Normandie », c’est-à-dire une instance où la France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine discutaient du sort des territoires du Donbass (Louhansk et Donetsk particulièrement), où la question qui se posait de prime abord était l’usage de la langue russe et une certaine autonomie administrative, au moins au niveau de la police municipale. Tout cela paraissait être un problème réglable. D’ailleurs, les accords de Minsk, intervenus à deux reprises, prévoyaient un processus qui n’a pas pu être appliqué, du fait de la mauvaise volonté de l’Ukraine, autant que de la Russie. Quand on lit le texte de ces accords, il y est d’abord question d’élections à organiser dans ces territoires du Donbass, avant que l’Ukraine ne recouvre sa frontière avec la Russie. Or l’Ukraine a exigé de recouvrer d’abord ses frontières puis de procéder ensuite à des élections, ce que les Russes n'ont pas accepté. Donc, à plusieurs reprises le Président de la République est revenu à la charge. Il m’a envoyé et a aussi envoyé ses ministres pour essayer de faire avancer ce problème qui paraissait soluble, parce qu’avoir un conflit gelé au cœur de l’Europe c’était potentiellement très dangereux. Au bout de huit ans, effectivement, la situation a explosé. J’assume les efforts faits et je revendique d’avoir essayé d’empêcher cette situation qui est infiniment malheureuse pour les Ukrainiens, pour les Russes et pour nous-mêmes, Européens. Nous n’avons pas encore fini d’en payer le prix.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Concernant les propos de Jean-Luc Mélenchon, je pense qu’il y a la fourniture d’armements défensifs à la résistance ukrainienne et que celle-ci est tout à fait légitime. S’agissant de la fourniture d’armements offensifs, comme des avions de chasse, même s’ils sont pilotés par des Ukrainiens, c’est plus problématique. On met en effet le doigt dans un engrenage dont nous voulons justement éviter qu’il nous conduise à la surenchère et finalement à la guerre. Donc, les sanctions économiques et financières sont extrêmement dures et déstabilisatrices pour la Russie - il faut le savoir, mais elles sont légitimes. Au-delà, nous sommes sur un terrain mouvant et beaucoup de gens s’expriment sans esprit de responsabilité, sous l’empire de l’émotion. Et naturellement, sous cet empire, on peut dessiner des fresques avantageuses : l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne par exemple. Le processus qui doit être suivi pour cela prend des années. Cela ne peut pas se faire comme ça. Et j’ajoute que si l’on veut parfaire la désindustrialisation de la France, il faut faire adhérer des pays à très bas coûts de main d’œuvre. C’est comme cela qu’on a déjà procédé par le passé à des élargissements qui ont eu des conséquences néfastes. Il faut bien le voir. Donc, toute cela mérite discussion, mérite d’être pesé. J’estime que trop de gens s’expriment au nom d’une autorité qu’ils n’ont pas, sur des domaines infiniment complexes où l’on gagnerait à faire preuve d’un minimum de retenue. Je pense que ce que fait le Président de la République est très adéquat à la situation. Il fait preuve d’une grande fermeté de langage, met en place des sanctions économiques et financières ciblées et très fortes et défend, par ailleurs, une voie ouverte au dialogue. Il échange par exemple par téléphone avec le Président Poutine presque tous les jours. Il y a quand même un canal de communication qui demeure. Et il est normal que le Président du Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron, exerce ce rôle.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Il faut toujours faire attention au moment où l’on rentre dans la cobelligérance. Les avions dont il est question ce sont des Soukhoi ou des MiG russes dont ne disposent que quelques pays (Pologne, Bulgarie, etc.). Même s’ils en fournissaient aux Ukrainiens, je ne pense pas que cela modifierait considérablement le rapport de forces. Soyons sérieux. Ce n’est pas ça qui fera pencher la balance mais bien l’unité de la communauté internationale, la ferme condamnation de cette invasion inqualifiable et inenvisageable. On n’a en effet rien vu de similaire depuis 1956. Il faut faire reculer les Russes et avoir conscience que cette guerre est mal reçue dans l’opinion publique russe et que, par conséquent, il y a des marges pour faire bouger les choses. Je ne dis pas qu’il faut être optimiste à court terme car les Russes sont difficiles mais on peut, je pense, imposer un cessez-le-feu à un certain moment et un retrait des troupes russes. Dans quel contexte ? La neutralité par exemple. Je rappelle que l’Autriche a déclaré sa propre neutralité en 1955 lorsqu’elle a recouvré son indépendance (avec l‘<span style="font-style:italic">Österreichischer Staatsvertrag</span>). Cela a marché, tous les pays garantissant aujourd’hui cette neutralité. C’est une assurance que l’Ukraine n’a pas aujourd’hui car elle ne fait pas partie de l’OTAN : les clauses automatiques qui figurent dans l’article 5 de la Charte de l’OTAN ne jouent donc pas. Il vaudrait mieux pour elle avoir un statut de neutralité garanti par toutes les puissances, me semble-t-il. Mais ce n’est que mon opinion…&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Les groupes de sécurité privée ont été utilisés par d’autres pays, je pense par exemple aux Américains en Irak. S’agissant du groupe Wagner, qui sévit en maints pays, sa présence à proximité de Kiev me parait une menace moins redoutable que celles des services spéciaux russes, les fameux <span style="font-style:italic">Spetsnaz</span>. Ceux-ci sont des soldats expérimentés, alors que le groupe Wagner est souvent composé d’anciens combattants ou de gens qui ont dépassé l’âge de la retraite. Ce qui est inqualifiable, ce sont les menaces que la partie russe fait peser sur la vie des dirigeants ukrainiens. Cela ne peut que favoriser une escalade qui est déjà allée très loin.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;J’éviterais de mélanger les deux sujets que sont la guerre en Ukraine et l’élection présidentielle, et de faire de tout cela l’occasion d’une polémique politicienne. L’heure est plutôt à l’unité nationale que je réclame depuis plusieurs années. J’ai en effet demandé un gouvernement de salut public - il y a un peu plus de deux ans, car je trouve que la période est très difficile. Au point où nous en sommes aujourd’hui, il faut éviter de faire monter la température et d’hystériser le débat. Certains propos tenus par des candidats à l’élection présidentielle ont pu être regrettables, mais le contexte était tout autre. C’est aujourd’hui qui compte, et j’observe avec satisfaction que le Premier ministre a réuni à Matignon l’ensemble des candidats et que cela s’est plutôt bien passé. Un échange d’informations sur différents sujets a pu avoir lieu : les réfugiés, leur accueil, etc. C’est comme cela qu’il faut procéder et j’approuve le président de la République d’avoir choisi cette voie raisonnable.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;L’accueil des réfugiés ukrainiens n’est pas une épreuve mais un devoir. Il faut simplement se mettre d’accord sur la manière dont ils se répartiront. Il y a beaucoup d’Ukrainiens par exemple en Pologne et en Allemagne, et je pense que les Ukrainiens iront naturellement là où ils ont des parents, des proches, etc. Mais ils peuvent être accueillis dans d’autres pays, dont la France. Et c’est un devoir pour nous que de les accueillir.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je voudrais dire pourquoi je soutiens Emmanuel Macron. Je pense qu’il a l’étoffe d’un Président capable de construire la France dans une période aussi troublée. N’oublions pas qu’il est responsable de la dissuasion nucléaire : 300 têtes nucléaires pour la France (moins certes que les États-Unis et la Russie). Celle-ci est un élément de paix et de stabilité en Europe car personne ne souhaite voir utiliser des armes aussi terrifiantes, et elles ne sont d’ailleurs pas faites pour être utilisées mais pour inspirer la crainte afin que l’adversaire recule. Emmanuel Macron est à mon sens parfaitement capable de gérer cette crise qui implique beaucoup de fermeté, d’intelligence et de finesse. Il faut se montrer souple et compréhensif pour se mettre dans la tête de l’autre, deviner comment il raisonne. C’est un travail éminemment difficile. Connaissant Emmanuel Macron depuis environ cinq ans, ayant appris à le connaître, je dois dire que je ne partage pas à son égard le ressentiment qu’éprouvent à son égard des gens de gauche et de droite. Ce ressentiment est compréhensible car il les a évincés des avenues du pouvoir en 2017. Emmanuel Macron a fait turbuler le système. Le problème est maintenant de donner au système au direction et de faire en sorte que tout le monde puisse être associé à une vraie refondation républicaine qui permette de sauvegarder les intérêts essentiels de la France. Le choix à l’élection présidentielle doit se faire à la lumière des intérêts de la France.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;Je ne crois pas que la sécurité soit un impensé du gouvernement. Les chiffres ne sont pas exactement ce qu’on dit. Il y a certainement une augmentation récente des violences aux personnes - les homicides ont par exemple dépassé le millier, mais les atteintes aux biens n’ont pas augmenté. C’est une situation tout en nuances. Il y a en effet des quartiers qui sont soustraits à toute loi. La loi n’y est plus observée et son respect n’existe plus. Le civisme élémentaire a déserté les esprits. Et le policier lui-même est suspect de débordements et d’excès, presque par principe. On voit dans lui le visage d’un État policier, d’un État qui serait celui du Capital. Ce sont des visions très réductrices et simplificatrices.       <br />
              <br />
       Concernant les excès que certaines images pourraient mettre en avant, j’aimerais rappeler que l’on peut montrer toutes sortes d’images. On peut aussi montrer des policiers agressés, tabassés, menacés dans leur vie. Tout est possible et tout arrive. Simplement, il y a une attitude à l’égard de la police qui n’est pas une attitude républicaine. Il faut entourer les policiers d’un certain respect professionnel, à charge pour eux naturellement de respecter leur déontologie.&quot;       <br />
              <br />
       (…)       <br />
              <br />
       &quot;L’expression « violences policières » est très contestable car elle suppose que l’institution elle-même produit la violence. Or celle-ci est soumise à énormément de règles et de contrôles. On ne peut pas et on ne doit pas dire, dans un système républicain, qu’il y a des violences policières !&quot;       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/c-a-vous-saison-13/3103627-invites-jean-pierre-chevenement-elise-lucet-marie-maurice-et-eric-delbecque.html">C À VOUS - FRANCE 5</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"</title>
   <updated>2022-03-01T16:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Entretien-sur-BFM-TV-Soutenons-la-resistance-ukrainienne-tout-en-evitant-les-surencheres-inutiles_a2201.html</id>
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   <published>2022-03-01T15:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
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    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « BFM Story » sur BFM TV. Il répondait aux questions d’Olivier Truchot, lundi 28 février 2022.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/62727804-45393681.jpg?v=1772634534" alt="Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"" title="Entretien sur BFM TV : "Soutenons la résistance ukrainienne, tout en évitant les surenchères inutiles"" />
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     <div>
      Le passage de Jean-Pierre Chevènement peut être écouté en <a class="link" href="https://www.rmcbfmplay.com/video/bfm-tv/bfm-story/edition-speciale-du-28-fevrier?contentId=Product::NEUF_BFMTV_BFM0300014472&amp;universe=PROVIDER">replay</a> (début à 1h06min34sec)       <br />
              <br />
       <span class="u">Verbatim</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Bonsoir Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense. Merci d’avoir accepté notre invitation. Vous avez apporté votre soutien à Emmanuel Macron hier, dans les colonnes du Journal du Dimanche. Est-ce pour saluer sa gestion de la crise ukrainienne ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Plus généralement, je considère qu’Emmanuel Macron a montré les qualités qui sont nécessaires à un chef d’État dans les périodes de crise comme celle que nous traversons. Par ailleurs, Emmanuel Macron a évolué dans le bon sens. Prenons par exemple la gestion de la crise du coronavirus. Il est souvent critiqué mais, en réalité, son mot d’ordre de la vaccination, qui ne tourne d’ailleurs pas le dos à la scientificité, était juste. Il a permis de passer au-delà de la cinquième vague, en s’appuyant sur les personnages soignants et sur les « premiers de corvée » qui nous ont permis de tenir. Par son action, Emmanuel Macron a montré qu’il était capable de contenir cette pandémie.</li></ul>
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     <br style="clear:both;"/>
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      Deuxièmement, sur le plan économique, je constate que les moyens mis en œuvre au nom du « quoi qu’il en coûte » ont été efficaces : l’aide au chômage partiel et les subventions versées aux entreprises ont permis au tissu entrepreneurial de tenir. Le chômage a reflué. Il est plus bas aujourd’hui qu’il n’a jamais été depuis 2007. La production en France a retrouvé son niveau d’avant la crise. Ce sont des résultats satisfaisants. Et j’observe qu’Emmanuel Macron a su tourner le dos aux premières impulsions qu’il avait données. C’est une gestion extrêmement sérieuse et raisonnable de la crise qui a prévalu. Je pense que les Français doivent faire preuve de civisme. Plus que jamais, notre pays est devant des échéances difficiles.       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : On va parler de la Russie. Vous avez toujours dit que la Russie faisait partie de la grande famille des pays européens. Est-ce toujours le cas ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Cela fait partie des données de la géographie et de l’histoire, bien que ça n’excuse en rien l’agression russe caractérisée, celle-ci violant les principes d’intégrité territoriale et de souveraineté des États. Par conséquent, il faut condamner très fermement, comme a su le faire le Président Macron, tout en maintenant le dialogue pour favoriser un jour une désescalade qui serait dans l’intérêt de toute l’Europe.       <br />
              <br />
       Pour répondre à votre question, la Russie procède du christianisme byzantin. C’est un pays orthodoxe dont les racines sont chrétiennes, comme celles des pays d’Europe occidentale qui, eux, procèdent de Rome. Ce schisme qui oppose l’Ouest et l’Est de l’Europe remonte à 1054. C’est donc une vieille affaire. Mais, en l’occurrence, nous sommes cette fois en présence d’une violation caractérisée des principes qui fondent l’ordre international. La France lui apporte la réponse qui convient.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Mais vous l’avez rencontré Vladimir Poutine ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Je l’ai rencontré et je suis surpris car il m’avait donné l’impression d’être quelqu’un qui argumentait, qui était rationnel. Nous avons discuté en tête à tête, quatre heures d’affilée, en 2014 pour jeter les bases du format Normandie. Il me semblait qu’on pouvait raisonner avec lui. Même si je connais la psychologie russe, leur nationalisme obsidional, le sentiment qu’ils ont d’être toujours menacés, assiégés. Peut-être y’a-t-il aussi eu des fautes commises par les Occidentaux ?       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Lesquelles ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Après l’effondrement de l’URSS, il fallait concevoir un ordre de sécurité stable apportant à chaque pays des garanties qu’il pouvait estimer légitimes. Cela n’a pas été fait dans certaines circonstances. Je ne vais pas rappeler le Kosovo, l’Irak, la Libye, etc. La Russie a pu à un certain moment se sentir menacé. Excessivement évidemment.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Est-ce une réaction paranoiaque du président russe ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Oui. Le mot peut paraître fort, mais je crois qu’il est malheureusement juste. Je dis bien « malheureusement » car c’est un malheur immense pour l’Ukraine, pour la Russie, pour l’Europe. Nous allons en payer durement le prix.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Quel sera le prix à payer ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Regardez le gaz. Pour l’Allemagne, c’est plus de 50% de son électricité. Si les gazoducs ne fonctionnent plus, que fera l’Allemagne ? Où va-t-elle s’approvisionner. On peut s’attendre à un choc sur les prix. L’inflation est déjà forte. Elle le sera plus encore. C’est un exemple que je prends un peu au hasard. Tous ces réfugiés représentent par ailleurs une terrible misère humaine.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Vous avez souvent critiqué l’Union européenne. Aujourd’hui, celle-ci réagit très fort. L’Allemagne annonce sa volonté de mettre beaucoup d’argent dans son budget militaire. La Suisse sort même de sa neutralité et adopte des sanctions économiques contre la Russie.</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Permettez-moi d’être un peu plus réservé pour commenter la portée des décisions prises par la Suisse et même par l’Allemagne. Son premier réflexe était, je rappelle, de maintenir la Russie dans le système Swift. Quant aux annonces du nouveau chancelier allemand Scholz de faire passer le budget allemand de défense à plus de 2% du PIB, souvenons-nous qu’Angela Merkel avait déjà pris cet engagement sans qu’il ne se traduise dans la réalité. Attendons de voir comment les choses vont évoluer et évitons les surenchères inutiles. L’Europe affirme sa solidarité avec la résistance ukrainienne. C’est bien. Il faut maintenir cette solidarité d’une manière avisée, comme je crois qu’on le fera avec le président de la République qui a su, comme vous l’avez remarqué, maintenir ouverts les canaux de la communication.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Benjamin Duhamel : Considérez-vous, M. Chevènement, comme Valérie Pécresse, que certains candidats à l’élection présidentielle (Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, etc.) sont disqualifiés dans la course du fait de leurs propos passés, jugés complaisants à l’égard de Vladimir Poutine et de la Russie ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : Non. Ce sont des propos de candidats. Madame Pécresse est candidate et peut donc tenir ces propos. Quant à moi, je ne les tiens pas pour une raison très simple. Certains discours pouvaient se tenir dans un certain contexte, mais le contexte a changé. L’invasion de l’Ukraine était difficile à imaginer il y a encore quelques semaines. Moi-même je n’y croyais pas. Il faut éviter, par conséquent, de faire parler les gens en dehors du contexte où ils se plaçaient eux-mêmes.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Vous avez reçu une médaille de l’amitié de la part de Vladimir Poutine en 2017. Allez-vous garder cette médaille ou la lui rendre ?</b>       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement : J’ai accepté cette médaille avec l’accord des plus hautes autorités de l’État. Je l’ai fait pour servir les intérêts de la France, la seule chose qui compte pour moi. Avant de prendre une décision, je demanderai conseil et je ferai ce qu’on me dira de faire.       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <b>Olivier Truchot : Merci à vous, M. Chevènement, d’être venu sur notre plateau ce soir.</b>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="https://www.rmcbfmplay.com/video/bfm-tv/bfm-story/edition-speciale-du-28-fevrier?contentId=Product::NEUF_BFMTV_BFM0300014472&amp;universe=PROVIDER">BFM STORY - BFM TV</a>       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Entretien-sur-BFM-TV-Soutenons-la-resistance-ukrainienne-tout-en-evitant-les-surencheres-inutiles_a2201.html" />
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   <title>Réaction de Jean-Pierre Chevènement à la crise ukrainienne</title>
   <updated>2022-02-22T16:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Reaction-de-Jean-Pierre-Chevenement-a-la-crise-ukrainienne_a2197.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2022-02-22T16:15:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Pierre Chevènement, ministre d'État et président d'honneur de la Fondation Res Publica     <div>
      La décision du Président Vladimir Poutine de reconnaître les républiques séparatistes pro-russes de Donetsk et de Lougansk est une atteinte au droit international tel qu’il résultait des accords passés en 1991 entre les présidents de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie.       <br />
              <br />
       On ne peut que saluer les efforts du Président Emmanuel Macron pour trouver le chemin d’une désescalade. On ne peut refaire l’histoire. Faute que les accords de Minsk, qui prévoyaient l’autonomie linguistique et administrative pour les deux républiques de Donetsk et de Lougansk, aient pu s’appliquer du fait, principalement, de l’Ukraine, et malgré les efforts des diplomaties française et allemande (le compromis Steinmeier), on pouvait bien imaginer le danger qui résultait du maintien d’un conflit gelé au cœur de l’Europe.       <br />
              <br />
       Les mobiles du Président Vladimir Poutine sont difficiles à comprendre. Une nouvelle guerre froide n’est dans l’intérêt ni de l’une, ni de l’autre partie de l’Europe. Des sanctions commerciales frapperont la Russie, mais également les pays d’Europe occidentale.       <br />
              <br />
       Quoi qu’il en soit, les voies de la diplomatie doivent rester ouvertes et le Président Emmanuel Macron saura, j’en suis sûr, maintenir une politique de fermeté, tout en restant vigilant quant à la possibilité d’un retour à la normale sauvegardant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et assurant la sécurité collective en Europe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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