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 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T22:49:51+02:00</updated>
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   <title>"Nous sommes engagés dans une politique qui n'a pas d'avenir"</title>
   <updated>2014-06-02T16:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Nous-sommes-engages-dans-une-politique-qui-n-a-pas-d-avenir_a1636.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2014-06-02T16:22:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Mediapolis sur Europe 1, samedi 31 mai 2014. Il répondait aux questions de Michel Field et Olivier Duhamel et débattait avec Sylvie Goulard.      <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'UMP, l'affaire Bygmalion et l'avenir de la droite</span>       <br />
       <ul class="list"><li> « Il y a quelque chose de pourri dans le Royaume du Danemark », disait Skakespeare. Je pense qu'il y a quelque chose de pourri dans ce système. Il y a des règles qui ne sont pas respectées. Le dépassement pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy est de 11 millions d'euros, par rapport aux 22 millions autorisés.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a une enquête judiciaire. Si les juges se tournent vers le Parlement européen pour demander la suspension des immunités concernant Jérôme Lavrilleux, on verra bien. Mais il faut suivre les règles.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Selon le tribunal constitutionnel de Karslruhe, le Parlement européen n'est pas un vrai parlement, mais n'est que la juxtaposition de 28 peuples.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les difficultés de l'UMP sont immenses. Elles ne datent pas de cette affaire. L'élection européenne les avait également mise en valeur. Je ne me réjouis pas, pour ma part, de l'implosion de la principale force d'opposition. L'élection de Jean-François Copé avait été très contestée. La mise en place d'une Troïka nous conduira à je ne sais quel Congrès extraordinaire, quand, et selon quelles modalités. L'échec de M. Sarkozy en 2012, malgré tous les dépassements de frais qu'a occasionné sa campagne, l'incroyable forêt de drapeaux que Bygmalion a pu financer, tout cela a aboutit quand même à son échec.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut quand même revenir à l'abandon par la droite de l'héritage du général de Gaulle, dans les années 80 et 90 : le vote, avec les socialistes d'ailleurs, de l'Acte unique et du traité de Maastricht, qui enlevait à la France sa souveraineté monétaire, puis le traité budgétaire.... Tout cela s'est fait d'un même mouvement.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Moi je suis pour l'idée européenne, mais pas pour l'Europe comme substitut des nations. Je veux une Europe construite dans le prolongement des nations, où chaque pays pourrait retrouver ses billes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Aujourd'hui, on assiste aussi bien à droite qu'à gauche, à une espèce de mouvement parallèle : à gauche ils veulent ressusciter la gauche plurielle, retrouver les communistes, Melenchon, etc, et à droite ils veulent unir le centre et l'UMP, alors que tout cela est un univers désagrégé. Je pense que c'est l'abandon de leurs positions fondamentales, cohérentes du point de vue politique, par la droite et par la gauche, qui nous a conduit à ce séisme que nous avons connu lors des dernières élections européennes. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">A propos des élections en Ukraine</span>       <br />
       <ul class="list"><li> La Russie n'a pas attendu le 25 mai pour prendre une position très claire, disant que c'était à l'intérieur de l'Ukraine que devait se faire le dialogue national entre les régions de l'est et les autres. Je me réjouis autant de l'évolution de la position de la Russie que de l'élection du nouveau président Ukrainien M. Porochenko, à condition naturellement qu'il fasse prévaloir le dialogue et la paix sur l'envoie des chars, voir des avions. Ce serait une utilisation disproportionnée de la force, comme l'a dit l'OSCE.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nation et nationalisme ne sont pas la même chose. Le nationalisme est une perversion de la nation, mais la nation c'est le cadre de la démocratie, c'est le lieu de la démocratie, c'est le lieu de la mémoire des gens, qui remonte bien avant l'arrivée de Jean Monnet sur la terre.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A propos des élections européennes de mai 2014</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je trouve qu'il y a beaucoup d'excès dans les analyses. « Rien ne sera plus jamais comme avant » : mais c'est ce qu'on nous disait déjà le 21 avril 2002. La montée du FN est malheureusement continue, inexorable, depuis 1984, 10% aux élections européennes. Ils sont maintenant à 25%.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Quand je vois Libération titrer sur « La France FN », là encore, je pense qu'il faudrait quand même s'interroger sur tous ces partis, tous ces organes de presse, qui ont laissé la France au FN.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense qu'on peut quand même avoir une autre idée de la France, une idée républicaine de la France, qui ne soit pas celle du FN. Moi, pour avoir rappelé en 1985 que la Marseillaise figurait au répertoire scolaire et par conséquent devait être apprise à l'école, que n'ai-je alors entendu !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne dis pas que je ne suis pas inquiet, je suis triste car c'est une très mauvaise image donnée à la France, et je connais les gênes du FN, malgré les efforts qu'ils font pour dissimuler la chose.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je crois que ce vote est très largement un vote d'exaspération par rapport à une politique européenne qui ne veut pas changer. Ce sont des gens qui persistent. La cécité, la surdité de nos élites dirigeantes, qu'elles soient de droite ou de gauche, est absolument confondante.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'orientation donnée à l'Europe se juge à ses résultats. Nous avons 25% de chômeurs, une récession continue depuis 2008, il faut remonter aux années 30 en France pour retrouver l'équivalent. Je crois que nous sommes engagés dans une politique qui n'a pas d'avenir, et on le voit bien aux rentrées fiscales qui ne sont pas au rendez-vous, on arrive pas à réduire les déficits, donc la dette s'envole, et ce n'est rien en France par rapport à d'autres pays où le PIB s'est effondré, comme la Grèce, l'Espagne. C'est une mauvaise politique : il faut en changer ! Ce n'est pas plus difficile que cela.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Le problème est vaste : la façon dont on a construit l'Europe. Je crois que la monnaie unique est une mauvaise chose, parce qu'elle juxtapose des économies très différentes, très hétérogènes. Cette monnaie pèse lourdement sur la compétitivité de nombreux pays européens.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il n'y a plus d'État stratège, il n'y a plus de politique industrielle, et ça aussi c'est quand même le fait de l'Europe. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Européennes : "un vote d'exaspération"</title>
   <updated>2014-05-27T20:06:00+02:00</updated>
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   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2014-05-27T18:19:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 22h de Public Sénat, lundi 26 mai 2014. Il répondait aux questions de Sonia Mabrouk.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim Express :</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> La question qui se pose, c'est comment redresser cette Europe, comment la réorienter, puisque tel était l'engagement de François Hollande. Chacun se souvient que le traité budgétaire européen, négocié par Sarkozy, a été adopté sans modification autre qu'une annexe portant sur la croissance. Qu'en reste t-il aujourd'hui ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> François Hollande est le Président élu par les Français en 2012, il faut quand même le rappeler. Il est encore là pour trois ans au moins. Il est souvent excessivement critiqué ou sous-estimé, compte tenu du fait que la ligne qu'il défend est celle de l'<span style="font-style:italic">establishment</span> français, de droite ou de gauche.         
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce que je constate, c'est que le corps électoral fait entendre clairement qu'il veut - au moins - une autre manière de faire l'Europe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Au moment du traité de Maastricht, on nous a expliqué que l'euro allait nous apporter la croissance, le plein-emploi, la puissance par rapport aux Etats-Unis, et la paix. Nous n'avons rien de tout cela.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce qui a été sanctionné hier, c'est une suite de choix erronés de l'ensemble de nos dirigeants depuis 20 ans.        
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai quitté le Parti Socialiste au moment du traité de Maastricht pour le combattre. J'ai cherché à infléchir la politique de la gauche. Y suis-je réellement parvenu ? Sur quelques points peut-être. Est-ce une raison pour abandonner ? Non ! </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Je ne regrette pas l'appel du MRC à boycotter les élections européennes, à cause du déni de démocratie qu'a été le refus de prendre en considération le choix du peuple Français en 2005, qui a voté contre le traité constitutionnel européen à 55%. Deux ans plus tard en 2007, on lui faisait adopter le traité de Lisbonne par la voie parlementaire. Donc je pense que les Français ont des raisons de considérer qu'on ne prend pas en compte leurs désirs.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut regarder en face ce scrutin : c'est un vote d'exaspération.        
       </li></ul><ul class="list"><li> La France n'est pas le Front National ! Le vote FN sanctionne ceux qui lui ont laissé la France, la Marseillaise, la République, qui n'en parlent plus ou qui en parlent mal, qui ne lui donnent pas de contenu.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Les Français ne se reconnaissent pas vraiment en Marine le Pen. Ils se servent d'elle pour émettre un vote d'exaspération.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que les Français ne veulent plus d'une Europe qui soit un substitut aux nations. Ils veulent bien de l'Europe, mais dans le prolongement des nations. Et moi c'est l'idée que je défends ! Je ne suis pas contre l'idée européenne, mais je voudrais que la France pèse de son poids dans cette Europe.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Un sondage affirme que 58% des Français n'ont pas voté pour sanctionner François Hollande, pour approuver ou désapprouver sa politique. Les élections européennes ont été un vote principalement sur l'Europe, les enjeux européens. C'est ce qui a déterminé les Français, et je pense qu'il faut savoir les écouter.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Toutes les élections depuis plus de vingt ans expriment un ras-le-bol vis-à-vis de ceux qui les gouvernent, et ces derniers ne veulent absolument pas entendre ce que dit le peuple français. Ce qui est frappant c'est la surdité des élites, la volonté de persévérer, <span style="font-style:italic">perinde ac cadaver</span>, (jusqu'à la mort), de faire que la voie choisie soit continuée, jusqu'au gouffre s'il le faut !       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> Les différents partis d'extrême-droite qui seront au Parlement européen sont une mosaïque, ils sont très différents les uns des autres. Certains sont ouvertement nostalgiques du fascisme.        
       </li></ul><ul class="list"><li> On mélange souvent le Front National et le Front de Gauche : c'est inadmissible. Ce sont des partis très différents. Je crois qu'il faut savoir garder son sang froid.        
       </li></ul><ul class="list"><li> L'Europe, telle qu'elle s'est construite, donne de moins en moins satisfaction. Et on le comprend, vu les résultats ! Donc il faut corriger la trajectoire.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Actuellement, Angela Merkel, qui est en position de force, s'oppose à une relecture des traités européens. L'Allemagne a un excédent commercial de 200 milliards et la France un déficit de 61 : à partir de là, le rapport de force est dégradé. Mais dans toute l'Europe, il y a quand même beaucoup de situations dégradées. Par conséquent, on devrait pouvoir, entre gens qui sont sincèrement européens, qui veulent quand même que notre continent soit vivable, trouver des correctifs.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur l'affaire Bygmalion</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ils vont s'étriper là-dessus. Mais c'est l'indice d'une très mauvaise organisation de la part de Nicolas Sarkozy. Disons que son directeur de campagne a un peu perdu les pédales. Ou d'autres !        
       </li></ul><ul class="list"><li> Des erreurs ont été commises et qui sont graves, car cela peut fausser le résultat du suffrage. En l'occurrence cela ne l'a pas faussé. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Europe : la volonté de faire bouger les choses existe-t-elle ?</title>
   <updated>2014-05-21T20:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Europe-la-volonte-de-faire-bouger-les-choses-existe-t-elle_a1629.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-05-20T18:05:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, dans le cadre du débat sur les perspectives de la construction européenne, mardi 20 mai 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre,       <br />
              <br />
       Alors que vous venez de prendre vos fonctions, permettez-moi d’effectuer ce bref rappel :       <br />
              <br />
       Quand le gouvernement, le 19 octobre 2012, a demandé au Parlement de ratifier le traité dit TSCG, « sur la stabilité, la coordination et la gouvernance », il nous a incités, je cite votre prédécesseur, M. Cazeneuve, à « dépasser le traité pour le contextualiser ».       <br />
              <br />
       Ce traité pose le principe d’un retour à l’équilibre budgétaire, sous le contrôle de la Commission européenne et selon un calendrier fixé par elle. Il était facile de prévoir, comme je l’ai fait à cette tribune le 20 octobre 2012, en défendant avec mon collègue Pierre-Yves Colombat, une exception d’irrecevabilité, que ce traité « nous [entrainerait] dans une spirale récessionniste dont nous ne [sortirions] que par une crise politique et sociale de grande ampleur ».       <br />
              <br />
       Nous y sommes : la mise en œuvre de plans d’austérité budgétaire simultanés dans la plupart des pays d’Europe, si elle a permis de contenir leur déficit global à 3 % du PNB, les a plongés dans une stagnation économique de longue durée. Au premier trimestre 2014 la croissance est nulle en France, négative en Italie (- 0,1 %), à Chypre (- 0,7 %), en Grèce (- 1,1 %), au Portugal (- 0,7 %), mais aussi aux Pays-Bas (- 1,4 %) et en Finlande (-0,4 %). Seule l’Allemagne, avec une croissance de 0,8 %, permet à la zone euro d’afficher une croissance globale de 0,2 %. Sur l’ensemble de l’année, la croissance ne dépassera pas 1 %. Cette stagnation plombe l’économie mondiale car partout ailleurs les taux de croissance prévus sont de deux et demi à sept fois supérieurs. En terme de PNB, les pays de la zone euro, en dehors de l’Allemagne, n’ont pas, en 2013, ou ont à peine retrouvé, en ce qui concerne la France, le niveau de 2008. Là est l’origine d’un déclassement que l’opinion perçoit de plus en plus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La chute de l’investissement est générale. Le chômage atteint, dans le pays de l’Europe du Sud, des niveaux sans précédent en Grèce et en Espagne (26 %), mais aussi au Portugal  (18 %), en Italie (13 %) et en France (11 %).       <br />
              <br />
       Le seul point positif pour la zone euro est l’excédent global de la balance commerciale, mais il est essentiellement dû à l’excédent allemand (200 milliards d’euros en 2013). L’amélioration constatée en Espagne et au Portugal tient pour beaucoup à la contraction des importations. Pour des raisons qui résultent de la spécialisation haut de gamme de son économie, l’Allemagne bénéficie du cours de l’euro qui, à l’inverse, pénalise les autres pays moins bien placés dans la division internationale du travail et qui ne peuvent s’ajuster qu’en comprimant leurs salaires et leurs investissements. Cet écart de compétitivité structurel au sein de la zone euro révèle le défaut de conception de la monnaie unique, évidemment inadaptée à une zone économique hétérogène. La seule issue économique à long terme est la « Mezzogiornisation », c’est-à-dire la régression, de l’ensemble des pays de l’Europe du Sud.        <br />
              <br />
       Le seul moyen d’éviter cette issue serait la transformation négociée de l’euro en monnaie commune, chaque monnaie nationale devenant une subdivision de celle-ci, exactement comme entre 1999 et 2002 où n’existait qu’une monnaie scripturale, c’est-à-dire bancaire, à une différence près toutefois : les parités fixes entre ces subdivisions seraient ajustables en fonction de critères objectifs (écarts de productivité ou soldes de la balance extérieure). On ferait ainsi l’économie des dévaluations internes si douloureuses qu’elles ne manqueront pas de se traduire dimanche prochain dans les résultats des prochaines élections européennes. On peut prévoir sans risque de se tromper une abstention massive. Celle-ci sera la réponse une nouvelle fois apportée au déni de démocratie qu’a constitué le traité de Lisbonne de décembre 2007 après le non massif – 55 % - des Français au projet de Constitution européenne, le 29 mai 2005.       <br />
              <br />
       Cette solution politique du problème posé par l’euro est une idée qui commence déjà à faire son chemin dans un pays comme l’Allemagne. Celle-ci a fort bien su s’accommoder, dans le passé, d’une révolution lente mais continue du cours de sa monnaie.       <br />
              <br />
              <br />
       Nous sommes aujourd’hui, Monsieur le Ministre, dans un cercle vicieux. La stagnation économique pèse sur les rentrées fiscales et rend plus difficile la réduction du déficit budgétaire.  La stagnation du PNB, voire sa baisse ou même son effondrement en Grèce, au Portugal, ou en Espagne, ont fait s’envoler l’endettement. Nous sommes « au rouet », comme disait Montaigne. En juin 2013 – je n’ai pas mis à jour mes statistiques mais la tendance s’est encore aggravée – le niveau de l’endettement atteignait 94 % pour l’Espagne, 133 % pour l’Italie, 126 % pour l’Irlande, 131 % pour le Portugal et 170% pour la Grèce. Pour celle-ci et pour l’Irlande, et peut-être pour Chypre, une restructuration de la dette est inévitable.       <br />
              <br />
       On s’ébaubit volontiers de ce que les pays fortement endettés de la zone euro peuvent désormais se refinancer à long terme à des taux moins élevés, de l’ordre de 3 ou 4 % par an. Mais c’est oublier que la Banque Centrale européenne a ouvert, aux banques italiennes et espagnoles notamment, des prêts colossaux qui leur permettent des placements très avantageux dans la dette souveraine de leurs pays. Cette injection de liquidités n’est d’ailleurs pas suffisante pour ranimer le crédit aux entreprises et sortir la zone euro du marasme. Notre gouvernement demande à la Banque Centrale européenne d’agir pour faire baisser le cours de l’euro surévalué pour l’économie française notamment, mais il ne l’est pas pour l’Allemagne qui a beau jeu d’invoquer, à l’appui d’une interprétation excessivement stricte du traité de Maastricht, l’article 88 de sa loi fondamentale qui prohibe tout prêt de la Banque Centrale à l’Etat empêchant ainsi ce que les Anglo-Saxons appellent le « quantitative easing ».       <br />
              <br />
       Ce que font les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, nous ne pouvons plus nous le permettre depuis que nous avons signé le traité de Maastricht. Les pratiques que la loi fondamentale allemande prohibe - et la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe veille au respect de la règle – nous sont par là même interdites. Qui, en 1992, en avait informé les citoyens français et autres européens ? Une patiente recherche entreprise pour la Fondation Res Publica, a fait cependant apparaître que le premier Président de la BCE, M. Duisenberg, retenait la possibilité évoquée par les ministres des Finances réunis en décembre 1997 de « formuler des orientations générales en matière de change, uniquement dans des circonstances exceptionnelles, par exemple – je le cite – lorsque le taux de change de l’euro subit des divergences manifestes et persistantes ».       <br />
              <br />
       N’est-ce pas le cas aujourd’hui ? Le cours de l’euro est supérieur de 15 à 20 % à son cours de lancement. Il faudrait proposer d’introduire des montants compensatoires monétaires, au-delà de certains déséquilibres externes (trois années d’excédent au-delà de 6 % comme prévu par l’Union ou quatre points du PNB d’excédent et deux points de déficit, comme proposé par les Etats-Unis au G20 de Séoul).       <br />
              <br />
       Sans doute faudrait-il tester la possibilité de réunir une majorité au Conseil des gouverneurs de la BCE pour introduire des mesures correctrices à l’intérieur de l’Union européenne en matière de taux d’intérêt ou de taux de change. Si une telle perspective s’avérait définitivement impossible, du fait de l’obstruction de l’Allemagne, il faudrait mettre à l’étude un nouveau traité introduisant la monnaie commune, après une plage de transition à laquelle peut nous conduire rapidement l’instabilité non corrigée du système financier international.        <br />
              <br />
       Cessons de nous raconter des histoires sur la crise de l’euro enfin surmontée ou sur l’Union bancaire ou encore sur la taxe sur les transactions financières internationales à la base si étroite qu’elle ne rapportera que 5 milliards d’euros par an. Réforme cosmétique ! Pour l’union bancaire c’est le modèle chypriote qui a été retenu par M. Dijsselbloem, c’est-à-dire la mise à contribution en cas de faillite bancaire des créanciers et des déposants au-delà du montant garanti, c’est-à-dire 100 000 euros, le meilleur moyen de déclencher des réactions systémiques, en cas de crise, bref le contraire de l’objectif poursuivi !       <br />
              <br />
              <br />
       Or une crise n’est nullement à exclure, Monsieur le Ministre, quand on connaît l’importance de la finance de l’ombre, le montant astronomique des crédits dérivés – dix fois le PNB mondial – ou plus prosaïquement le chiffre des engagements des banques européennes sur la Russie.        <br />
              <br />
       Ce monde est dangereux. Gardons-nous, Monsieur le Ministre, de l’aborder avec des idées trop simples. Donnons leur place à la raison – je pense à la crise ukrainienne qui requiert une solution politique dégagée des préjugés russophobes - mais donnons aussi sa place à la créativité – je pense là à la politique monétaire européenne, excessivement rigide.        <br />
              <br />
       Un nouveau mandat va être défini pour la Commission européenne qui succédera à celle présidée par M. Barroso. C’est, Monsieur le Ministre, la dernière occasion de faire bouger les choses par la voie d’une politique concertée au niveau européen. Mais la volonté existe-t-elle de dépasser les idées toutes faites pour faire réellement bouger les choses ? J’aimerais, là-dessus, Monsieur le Ministre, vous entendre, avec des propositions précises qui pourraient être acceptées par l’Allemagne avec laquelle nous savons que vous travaillez sans relâche pour ouvrir à l’Europe un meilleur horizon.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Europe-la-volonte-de-faire-bouger-les-choses-existe-t-elle_a1629.html" />
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   <title>"On diabolise les nations"</title>
   <updated>2014-05-11T12:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/On-diabolise-les-nations_a1627.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2014-05-11T12:41:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Midi-Libre, dimanche 11 mai 2014. Propos recueillis par Laure Joanin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6614516-9977554.jpg?v=1399804827" alt=""On diabolise les nations"" title=""On diabolise les nations"" />
     </div>
     <div>
      <b>Midi-Libre : Pourquoi cette méfiance vis-à-vis des commémorations de 14-18 ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement</b> : Parce qu’elles menacent d’être sélectives, orientées et de passer à côté du sujet. L’explication de la guerre et le sacrifice des Poilus risquent d’être passés sous silence. Au nom du &quot;Plus jamais ça !&quot; il s’est agi pour les classes dirigeantes de réitérer leur défiance à l’encontre de nations d’où viendrait le mal et de justifier la mise en congé de la démocratie en Europe sous prétexte de sauver cette dernière de ses démons.       <br />
              <br />
       Or, les Poilus ne sont pas morts pour rien, mais pour que la France continue. On nous dit &quot;Oui, mais la France s’est effondrée en 1940&quot;. Mais s’il n’y avait pas eu le grand sacrifice des Poilus, y aurait-il eu de Gaulle, la France Libre, la Résistance ? La France aurait-elle retrouvé sa puissance ? On occulte une lecture de l’histoire de France du XXe  siècle et on diabolise les nations, en particulier la nôtre, comme si elles étaient coupables de la guerre. Or la nation, c’est le cadre de la démocratie. Il ne faut pas la confondre avec le nationalisme, une maladie de la nation.       <br />
              <br />
       <b>En quoi l’Europe serait-elle sortie de l’Histoire ?</b>       <br />
       Il y a un lien entre le déclin démographique, économique, politique de l’Europe et “la guerre de 30 ans” qui éclate en 1914 et finit en 1945. Mais l’Union européenne actuelle et son magma d’impuissances est aussi le fruit de la façon dont on a fait l’Europe sans les nations, voire contre elles, selon la méthode Monnet. C’est d’abord une Europe qui a fait sien les dogmes du néo-libéralisme en privant les Etats de leurs capacités stratégiques. La France n’est plus un Etat stratège, c’est un Etat mendiant qui n’a plus les moyens d’une politique.       <br />
              <br />
       D’autre part, c’est une Europe qui a abandonné la démocratie. Ses institutions – la Commission, la Cour de Justice, la banque centrale – sont technocratiques et ne rendent compte devant aucune instance élue. Et le Parlement de Strasbourg n’est que la juxtaposition de la représentation de 28 peuples. L’Europe est devenue un système d’évitement de la démocratie et des souverainetés nationales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Que préconisez-vous ?</b>       <br />
       Il faut réformer les règles de l’Euro pour permettre aux pays de l’Europe du Sud d’être compétitifs sans passer par des expériences douloureuses de caractère déflationniste. J’ai parlé à ce titre de politique à la Laval, type 1935. On nous vante le miracle espagnol au prétexte que l’Espagne a réduit ses coûts de production alors que 50 % des jeunes sont au chômage. Au contraire, il faut une politique monétaire plus souple, un Euro moins surévalué.       <br />
              <br />
       La France a un potentiel de croissance de 2,5 %. Il faut redonner le moral au pays. Et ne pas construire l’Europe comme un substitut à la France. Ne pas gommer la France. Je suis pour l’Europe des nations et des peuples. La morosité vient beaucoup du fait qu’on a privé nos concitoyens de leurs repères traditionnels, d’un récit national qui est ce qu’il est, avec ses ombres et ses lumières. Il faut remettre en cause, non pas l’Europe, mais la manière dont on l’a faite.       <br />
              <br />
       <b>Les élections peuvent-elles faire avancer vos idées ?</b>       <br />
       Je l’espère, mais il faudrait qu’il y ait débat. Et ce dernier n’existe pas. On est enfermé dans une politique monétaire ultra orthodoxe, déflationniste. Pour que ce débat ait lieu, il faut des acteurs et donc des forces politiques qui renouent avec un patriotisme républicain. Je préfère parler de république que de souverainisme. D’abord parce que ce terme vient du Québec et qu’il est aujourd’hui manipulé. Mon discours n’est pas anti-européen. Je suis très européen, mais pas européiste. Notre pays a besoin d’un sursaut républicain et pas d’un spasme rétrograde comme le voudrait le FN.       <br />
              <br />
       <b>Croyez-vous à la fin de la monnaie unique ?</b>       <br />
       Je ne dis pas il faut sortir de l’Euro. Mais il faut revenir à l’essentiel : en privant un pays de sa souveraineté monétaire, on ne règle pas ses problèmes. Il faut oser toucher à l’Euro, revenir à une certaine souplesse dans une idée de monnaie commune. Je crois en outre que l’Allemagne n’acceptera pas de payer des sommes astronomiques pour le maintien de l’Euro sur la longue durée. Et comme elle ne pourra pas imposer une camisole de force à tous les peuples du Sud en les obligeant à un équilibre de sous-emploi, il faudra qu’une parole politique libre s’exprime. Je m’interroge sur la manière de frayer la voie aux idées que je crois justes et de fournir aux jeunes générations les repères qui aujourd’hui leur manquent.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.midilibre.fr/2014/05/10/on-diabolise-les-nations,859064.php">Midi-Libre</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/On-diabolise-les-nations_a1627.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Non au bras de fer avec l'Allemagne !"</title>
   <updated>2014-05-01T11:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Non-au-bras-de-fer-avec-l-Allemagne-_a1624.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2014-05-01T11:56:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement dans Le Point, jeudi 1er mai 2014. Propos recueillis par Saïd Mahrane.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6582139-9927820.jpg?v=1398938228" alt=""Non au bras de fer avec l'Allemagne !"" title=""Non au bras de fer avec l'Allemagne !"" />
     </div>
     <div>
      <b>Le Point : La Grande Guerre trouve, selon vous, ses origines dans la mondialisation...</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Pour comprendre la guerre de 1914, il faut se référer à la théorie de l'hégémon. Dans les deux mondialisations que je compare dans mon livre (1), la britannique, avant 1914, et l'américaine, après 1945, il y a une puissance hégémonique qui fixe les règles du jeu et les fait respecter. C'est l'Empire britannique, au XIXe siècle, qui a la maîtrise des mers et, après la Seconde Guerre mondiale, ce sont les Etats-Unis, avec leur suprématie économique, leur puissance militaire, leurs réseaux d'alliances... La mondialisation induit toujours une modification de la hiérarchie des puissances. Au XIXe siècle, après 1871, on voit surgir une puissance nouvelle, l'empire d'Allemagne, qui connaît un essor industriel et commercial phénoménal. En trente ans, l'Allemagne triple sa production, l'Angleterre la double et la France l'augmente d'un tiers. L'Allemagne, qui se vit à tort ou à raison comme encerclée par la France et la Russie, déclenche, en 1914, une guerre préventive. Celle-ci, à travers le plan Schlieffen, vise à mettre la France hors de combat en six semaines. La menace d'une hégémonie continentale de l'Allemagne, aussi inacceptable pour la Grande-Bretagne que celle de Napoléon un siècle plus tôt, la conduit à entrer en guerre à son tour avec son empire, entraînant à terme l'intervention des Etats-Unis. Ce mécanisme de l'hégémon est absolument central. Il permet de comprendre que la guerre de 1914 n'est pas d'abord une guerre franco-allemande mais un conflit d'hégémonie entre l'Empire britannique et le IIe Reich allemand qui sera tranché après deux guerres mondiales au bénéfice des Etats-Unis. Cette grille de lecture est également éclairante pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui à travers la seconde mondialisation.       <br />
              <br />
       <b>Qui incarne l'hégémon aujourd'hui ?</b>       <br />
       La domination mondiale, au XXIe siècle, se jouera entre les Etats-Unis et la Chine. On voit d'ailleurs bien la stratégie d'endiguement (containment) mise en place par les Etats-Unis avec un pivotement de la flotte et des moyens militaires américains de l'Atlantique vers le Pacifique et les projets de traités de libre-échange transpacifique et transatlantique, dont le but est d'isoler la Chine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>L'Allemagne n'a-t-elle plus de volonté hégémonique ?</b>       <br />
       L'industrie allemande représente aujourd'hui deux fois l'industrie française, mais il n'y a pas de volonté hégémonique allemande au sens politico-militaire du terme. L'Allemagne a une diplomatie économique et elle joue dans la cour des grands.       <br />
              <br />
       <b>S'agissant de l'Allemagne et de la France, n'est-ce pas d'abord l'histoire d'un long tête-à-tête pour le meilleur et pour le pire ?</b>       <br />
       Le tête-à-tête, ou plutôt le face-à-face, ne concerne en réalité qu'une courte période (1870-1945). Les deux pays ne sont pas des « ennemis héréditaires ». Nous avons coexisté côte à côte pacifiquement durant près de mille ans après le partage de l'Empire de Charlemagne, jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1870, la défaite de Sedan est une terrible commotion pour la France. Celle-ci, qui voyait l'Allemagne comme un pays de poètes et de musiciens, découvre soudain un voisin agressif et militariste.       <br />
              <br />
       <b>La germanophobie monte en Europe, notamment dans le Sud. La constatez-vous ?</b>       <br />
       Naturellement, la montée du chômage, qui résulte d'une politique de déflation et de stagnation, est dangereuse. Mais je ne constate en France aucune germanophobie. Les Français sont sincèrement désireux de trouver un compromis avec l'Allemagne. La monnaie unique est une construction tellement baroque qu'un jour, à l'occasion de secousses inévitables, l'Allemagne refusera de payer. Il faut trouver auparavant un accord raisonnable sur les règles du jeu monétaires et sur la croissance en Europe.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande et Manuel Valls sont-ils en mesure de contraindre l'Allemagne à adopter ce compromis ?</b>       <br />
       Le président et le Premier ministre souhaitent ce compromis, mais sur des modalités secondaires, comme le délai de rétablissement de nos comptes ou bien sur la politique de la BCE. Mais la situation ne sera réellement assainie que par une révision plus profonde des règles du jeu monétaire.       <br />
              <br />
       <b>La nomination de Claude Bartolone, partisan d'un bras de fer avec l'Allemagne, à Matignon eût été plus conforme à vos attentes...</b>       <br />
       Je ne suis pas pour un bras de fer avec l'Allemagne. Il faut respecter l'Allemagne et les grandes qualités de son peuple. Il faut parler continûment aux Allemands, doucement, franchement et d'une manière argumentée. Il ne faut pas recréer des tensions. Il faut convaincre l'Allemagne que la révision des règles du jeu est dans son intérêt même. C'est un ton qu'il faut trouver.       <br />
              <br />
       <b>Valls peut-il l'adopter ?</b>       <br />
       Il faudra qu'il consacre un peu de temps aux questions monétaires...       <br />
              <br />
       <b>Wolfgang Schäuble, ministre des Finances allemand, n'est pas un grand fan d'Arnaud Montebourg, ministre de l'Economie...</b>       <br />
       On n'imagine pas un ministre français critiquer la nomination d'un ministre allemand.       <br />
              <br />
       <b>Dans le passé, Montebourg a eu des mots durs vis-à-vis de Merkel...</b>       <br />
       Ses propos l'ont sûrement incité, depuis, à se plonger dans la biographie de Bismarck due à Emil Ludwig. Bismarck était un grand homme d'Etat, mais ce n'était pas un saint.       <br />
              <br />
       <b>L'ancien patron de l'OMC Pascal Lamy a évoqué l'idée de minijobs, à la manière allemande, pour faire reculer le chômage. Est-ce une bonne idée ?</b>       <br />
       Je constate que Mme Merkel instaure le smic, tandis que Pascal Lamy veut le supprimer.       <br />
              <br />
       <b>Vous souhaitiez un gouvernement de « salut public ». Nous en sommes loin...</b>       <br />
       Le salut public se définit par son contenu politique. Un paquebot ne change pas de cap rapidement. Je n'attends pas de Manuel Valls des résultats spectaculaires, mais d'abord la manifestation d'une volonté.       <br />
              <br />
       <b>Hubert Védrine aurait souhaité une grande coalition droite-gauche pour sortir la France de l'ornière...</b>       <br />
       Ce que je connais du système politique français me rend très dubitatif sur ce qu'on appelle l'« union nationale ». Je crois à des consensus républicains tels que Manuel Valls les souhaite. Je crois surtout à la nécessité du salut public pour que la France ne s'efface pas et relève les défis d'un monde en pleine mutation.       <br />
              <br />
       <b>Avec quelles personnalités ?</b>       <br />
       Toutes celles, à gauche comme à droite, dont les yeux se dessilleront et qui sauront reconnaître l'intérêt de la France, nullement incompatible, selon moi, avec l'intérêt européen bien compris.       <br />
              <br />
       <b>N'êtes-vous pas en décalage avec les Français qui ont exprimé, lors des municipales, des attentes sociales, sécuritaires, identitaires... ?</b>       <br />
       Je n'aurais aucune peine à trouver les mots qu'il faut pour les mobiliser. Je l'ai fait comme ministre de l'Education nationale ou de l'Intérieur, et souvent à contre-courant. Aujourd'hui, il faut changer l'équation globale, si l'on croit vraiment en la France.       <br />
              <br />
       <b>On établit parfois une filiation idéologique entre Marine Le Pen et vous. Cela vous énerve-t-il ?</b>       <br />
       Non, c'est de bonne guerre, puisque ceux qui l'insinuent sont les mêmes qui ont fait, depuis trente ans, le lit du Front national. Ceux qui ont choisi une monnaie surévaluée, laquelle a précipité la désindustrialisation du pays et gonflé le chômage, ceux qui ont prétendu faire de l'Europe le substitut de la France, ce sont ceux-là qui ont engendré Le Pen et sa fille. Refusant avant tout de se remettre en question, ils pratiquent à mon égard la stratégie du bouc émissaire. « Le sommeil de la Raison enfante des monstres » (Goya).       <br />
              <br />
       <b>Pourquoi Marine Le Pen est-elle à ce point audible ?</b>       <br />
       Le rejet des mensonges dont les Français ont été abreuvés et dont j'ai fait un petit recensement dans un livre désopilant (« Le bêtisier de Maastricht », Arléa, 1997) les conduit à accepter d'autres mensonges. Le Front national fait partie du système qu'il dénonce. Il n'offre aucune perspective crédible. Il se dit gaulliste aujourd'hui, alors qu'il s'est bâti contre de Gaulle !       <br />
              <br />
       <b>Les Verts ne sont plus au gouvernement. Cela vous réjouit-il ?</b>       <br />
       Ce serait une bonne chose s'ils cessaient d'exercer leur influence néfaste sur le gouvernement. La technophobie qu'ils inspirent (sur le nucléaire et les OGM, par exemple) est un lourd handicap pour notre compétitivité.       <br />
              <br />
       <b>Les élections européennes risquent d'envoyer un grand nombre de députés europhobes ou même d'extrême droite au Parlement européen. Est-ce votre crainte ?</b>       <br />
       Le Parlement européen n'est pas un Parlement, car il n'y a pas de « peuple européen ». Il n'est que la juxtaposition de la représentation d'une trentaine de peuples. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Cour constitutionnelle de Karlsruhe à l'occasion de son arrêt « Lisbonne » (2011). Il aurait mieux valu ne pas casser le lien entre l'Assemblée européenne et les Parlements nationaux, qui représentent, eux, une véritable légitimité démocratique. Il faudra y revenir, de manière à construire l'Europe dans le prolongement des nations.       <br />
              <br />
       Source : Le Point
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Non-au-bras-de-fer-avec-l-Allemagne-_a1624.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le pacte de responsabilité ne pèse pas grand chose par rapport à la surévaluation de l'euro"</title>
   <updated>2014-01-31T15:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Le-pacte-de-responsabilite-ne-pese-pas-grand-chose-par-rapport-a-la-surevaluation-de-l-euro_a1589.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/6284657-9477352.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2014-01-31T15:27:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Nice-Matin le 31 janvier 2014. Propos recueillis par Pierre Comet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/6284657-9477352.jpg?v=1391178983" alt=""Le pacte de responsabilité ne pèse pas grand chose par rapport à la surévaluation de l'euro"" title=""Le pacte de responsabilité ne pèse pas grand chose par rapport à la surévaluation de l'euro"" />
     </div>
     <div>
      <b>Nice-Matin : À l'approche des élections, comment se porte le MRC dont vous avez quitté la présidence en 2010 ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement :</b> Pour les prochaines élections municipales, le MRC présente des listes dans une vingtaine de communes de plus de 10 000 habitants. Il est notamment présent à Kremlin-Bicêtre, La Trinité, Belfort, Coudekerque-Branche, Saint-Pol-sur-Mer… Le parti poursuit donc sa route. Il y a un avenir pour les idées qui sont justes. Personne ne peut en avoir le monopole. Je ne les revendique pas.       <br />
              <br />
       <b>Qu'attendez-vous des prochaines élections européennes ?</b>       <br />
       Je suis un républicain et je suis attaché à la souveraineté nationale. J'aimerais donc que ces élections permettent de remettre enfin les choses à plat. Il faut penser en terme de salut public. La France a besoin de combler ses handicaps, de valoriser ses atouts et d'adapter les règles de la construction européenne. Qui sont des règles faussées. Actuellement, il n'y a plus de maîtrise de la politique de change. Il n'y a plus de politique commerciale. Pas de diplomatie. Rien en matière de défense. Nous sommes aussi en incapacité d'avoir une politique industrielle… Je ne propose pas que l'on claque la porte de l'Europe et de l'euro. Mais il est impératif de renégocier les termes de l'arrangement monétaire avec l'Allemagne. L'euro est surévalué. Je n'ai pas envie de voir la France afficher un jour le même taux de chômage que l'Espagne. C'est-à-dire 26 %.       <br />
              <br />
       <b>Le souverainisme que vous défendez n'est-il pas mieux incarné par le FN, comme le prouve le ralliement de Florian Philippot et Paul-Marie Coûteaux ?</b>       <br />
       Tout d'abord Philippot et Coûteaux ne sont aucunement mes ouailles. Ensuite, on peut vouloir défendre la France forte sans être au Front national. Beaucoup de gens n'ont d'ailleurs pas du tout envie de se retrouver dans ce parti. Qu'on le veuille ou non, le FN est une sédimentation de Vichystes, de collabos, d'intégristes, de suppôts de l'OAS, d'anti-gaullistes. Il ne suffit pas de mettre une couche de peinture pour faire oublier tout ça. La France a besoin d'une République vigoureuse, forte et sûre de ses principes. Et ce n'est pas le Front national qui peut le permettre. S'il venait au pouvoir, ce serait une catastrophe pour l'image de notre pays.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Êtes-vous pour l'organisation d'un référendum sur l'entrée de la Turquie en Europe ?</b>       <br />
       Je suis partisan d'une Europe des nations à géométrie variable, où des partenariats renforcés pourraient être mis en place avec certains pays comme la Turquie. Dans cette configuration, il n'y aurait pas à se poser la question d'une éventuelle intégration. Je suis donc opposé à un référendum. D'autant qu'il ne peut que diviser les Français et susciter des hostilités. Si ce référendum venait à dire non, on se brouillerait avec les Turcs alors que l'on commerce pas mal avec eux.       <br />
              <br />
       <b>Quel regard portez-vous sur le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande ?</b>       <br />
       Si on va à l'essentiel, cela consiste à donner 10 milliards d'euros d'allégement de charges supplémentaires aux entreprises en plus des 20 milliards du CICE afin de rendre à notre économie la compétitivité qu'elle n'a plus. Mais c'est très peu de chose par rapport à ce que peut engendrer la moindre variation de l'euro. Ces mesures risquent d'être, hélas ! insuffisantes. Le levier, c'est avant tout la monnaie.       <br />
              <br />
       <b>Un mot sur l'affaire Julie Gayet ?</b>       <br />
       Je l'apprécie beaucoup comme actrice. Elle était très bonne dans <span style="font-style:italic">Quai d'Orsay</span>.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.nicematin.com/france/chevenement-oppose-a-un-referendum-sur-la-turquie.1602814.html">Nice-Matin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Le-pacte-de-responsabilite-ne-pese-pas-grand-chose-par-rapport-a-la-surevaluation-de-l-euro_a1589.html" />
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  <entry>
   <title>Pour le rétablissement d’une circonscription unique pour l’élection des représentants français au Parlement européen</title>
   <updated>2010-06-26T10:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Pour-le-retablissement-d-une-circonscription-unique-pour-l-election-des-representants-francais-au-Parlement-europeen_a970.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2010-06-24T10:14:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention du sénateur Jean-Pierre Chevènement lors du débat autour de la proposition de loi rétablissant une circonscription unique pour l'élection des représentants français au Parlement européen, présentée par M. Yvon Collin (RDSE - Tarn-et-Garonne) et plusieurs membres du groupe RDSE, mercredi 23 juin 2010.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/2186114-3047503.jpg?v=1289480106" alt="Pour le rétablissement d’une circonscription unique pour l’élection des représentants français au Parlement européen" title="Pour le rétablissement d’une circonscription unique pour l’élection des représentants français au Parlement européen" />
     </div>
     <div>
      L’instauration par la loi du 11 avril 2003 de huit circonscriptions interrégionales en lieu et place de la circonscription unique pour l’élection des représentants français au Parlement européen qui avait prévalu depuis 1979, n’a pas atteint ses objectifs.       <br />
              <br />
       Les auteurs de cette loi critiquaient l’éloignement de leurs électeurs des députés européens et le désintérêt croissant des citoyens à l’égard de l’élection européenne. La critique est facile mais l’art est difficile. Les initiateurs de la loi ont joué les apprentis sorciers. Ils prétendaient ancrer territorialement les candidats aux élections européennes et lutter contre l’abstentionnisme qui concernait alors environ la moitié du corps électoral.       <br />
              <br />
       L’échec est manifeste puisque le taux de participation a chuté de 46,76 % en 1999 à 42,76 % en 2004, pour atteindre en 2009 le niveau historiquement bas de 40,63 %. En d’autres termes, l’abstention a atteint l’an dernier un niveau record de près de 60 % ! Faut-il tomber encore plus bas ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      J’entends bien l’argument de notre rapporteur, M. François Noël Buffet : cette abstention massive aurait « des causes exogènes ». Le système électoral n’y serait pour rien. Il est sûr que la désaffection des citoyens pour l’Europe de Maastricht et de Lisbonne tient pour beaucoup au fait qu’elle a relayé la mondialisation libérale au lieu de nous en protéger ! Le rejet du projet de « Constitution européenne », le 29 mai 2005, à 55 % de majorité, en témoigne. Ce dernier vote référendaire a d’ailleurs été acquis à travers une participation massive de plus de 75 % des électeurs ! Le peuple a parlé.        <br />
              <br />
       Mais enfin le changement de mode de scrutin n’a pas enrayé la désaffection continue des électeurs à l’égard des élections européennes. Il l’a accélérée ! Joffre disait que s’il n’avait pas gagné la bataille de la Marne, il savait bien qui l’aurait perdue. De la même manière, on peut dire que toutes les critiques adressées à l’ancien système de circonscription unique, par exemple par M. Patrice Gélard, rapporteur de la loi du 11 avril 2003, tombent aujourd’hui, parce que le nouveau mode de scrutin s’est révélé bien pire que l’ancien. Les huit circonscriptions n’ont aucune réalité : quoi de commun dans la circonscription du Nord-Ouest entre un habitant de Dunkerque et un habitant d’Alençon, dans celle du Sud-Est entre un habitant de Givors et un habitant de Menton, sinon que du Nord au Midi et d’Est en Ouest, ils partagent tous la citoyenneté française ? Alors rétablissons la circonscription unique !        <br />
              <br />
       Tel est l’objet de la proposition de loi présentée par le RDSE et son Président M. Yvon Collin, et défendue tout à l’heure par M. Jean-Michel Baylet. Mettons fin à la nomadisation des candidats sur toute l’étendue du territoire national, parce qu’il faut caser tel ou telle. Quel rapport nos députés européens ont-ils avec les territoires arbitrairement composés qu’ils sont censés représenter ? Bien souvent aucun !       <br />
              <br />
       Ils sont plus inconnus encore que les députés élus sur une liste nationale conduite par les leaders nationaux à laquelle on pouvait encore les rattacher. S’il s’agit de représenter le peule français, pourquoi égayer les électeurs entre les quatre points cardinaux qui sont huit, comme les Trois mousquetaires étaient quatre. Seuls les treize élus de la circonscription d’Ile de France bénéficient encore dans le système des médias parisiens d’une certaine visibilité : ce sont des Parisiens qui parlent aux Parisiens. Nous voilà au temps de Philippe Auguste ! Les autres, on les ignore : ce sont des provinciaux. Alors il arrive qu’on leur délègue des figures nationales comme à Toulouse notre ancien collègue Mélenchon, alors sénateur de l’Essonne. Le comble est atteint dans la huitième circonscription, celle de l’Outre-Mer, elle-même sectionnée en trois. C’est le démembrement – que dis-je ? Le saucissonnage – du peuple français !       <br />
              <br />
       J’ajoute l’injustice choquante qui frappe nos concitoyens vivant à l’étranger qui avec le mode de scrutin à huit circonscriptions n’a plus de lien avec un territoire. La preuve ? 14 000 seulement d’entre eux en 2009 ont voté par procuration. Un bon million de Français expatriés sont ainsi lésés dans leur qualité de citoyen !       <br />
              <br />
       En réalité, le changement de mode de scrutin initié en 2003 a répondu à plusieurs ordres de préoccupations :       <br />
              <br />
       1.	D’abord la volonté de créer une Europe des régions se substituant à l’Europe des Etats a inspiré la recommandation du Parlement européen de créer des circonscriptions dans tous les Etats dont la population dépasse vingt millions d’habitants. Elle a également inspiré le projet de loi de 2003.        <br />
              <br />
       Certes la France, vieil Etat unitaire, n’est menacée que par des micronationalismes. Les principes d’unité et d’indivisibilité de la République auraient du nous conduire à conserver le système de la circonscription unique : cela eût été logique puisqu’il s’agit de représenter à Strasbourg le peuple français dans son entier.       <br />
              <br />
       Il n’est pas sans intérêt à cet égard que le Parlement français entende la leçon de droit constitutionnel soigneusement étouffée, que donne la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, gardienne, en dernier ressort, de l’ordre juridique en Allemagne, par sa décision du 30 juin 2009 sur la constitutionnalité du traité de Lisbonne.        <br />
              <br />
       La Cour Constitutionnelle définit l’Union européenne comme « une organisation internationale qui ne peut se prévaloir d’une souveraineté comparable à celle des Etats qui la composent ». Elle ajoute que les Etats membres ont gardé la « compétence de la compétence », célèbre expression qui, chez les juristes allemands, définit la souveraineté extérieure de l’Etat. La Cour conclut, qu’en l’absence d’un « peuple européen » « la souveraineté primordiale demeure aux mains des peuples qui composent l’Union » et que par conséquent le Parlement européen n’a pas la même légitimité que les Parlements nationaux.       <br />
              <br />
       Je ne vous ferai pas grâce de la citation complète tant elle est instructive : « Tant qu’aucun peuple européen unifié, comme source de légitimité ne pourra exprimer une volonté majoritaire par des voies politiques effectives, tenant compte de l’égalité, dans le contexte de la fondation d’un Etat européen fédéral, les peuples de l’Union, constitués dans les Etats-membres, demeurent les titulaires exclusifs de l’autorité publique. ».       <br />
              <br />
       Belle leçon de cartésianisme ! Elle devrait nous inciter à ne pas prendre au mot les recommandations du Parlement européen. Chaque Etat, en Europe, a son histoire et son identité spécifiques. L’Allemagne est une République fédérale : elle a institué un système mixte. La France est une République unitaire : elle devrait faire en sorte que ses représentants au Parlement européen soient élus par l’ensemble du peuple français et non par des démembrements qui évoquent d’ailleurs plus les indicatifs du téléphone que les grandes féodalités d’autrefois.       <br />
              <br />
       Ce mode de scrutin dans le cadre de circonscriptions interrégionales ne marche pas ! La circonscription unique a peut-être des défauts mais Winston Churchill aurait été d’accord avec moi pour dire que c’est le pire des modes de scrutin, à l’exception de tous les autres.       <br />
              <br />
       2.	La création de circonscriptions interrégionales obéit en fait à des desseins plus prosaïques que la volonté profondément irréaliste de supplanter les Etats. Il s’agissait dans l’esprit de ses promoteurs de favoriser les grands partis aux dépens des petites formations. Je sais de quoi je parle puisque votre rapporteur, M. François-Noël Buffet, me fait malicieusement l’honneur de citer mon nom en rappelant – page 13 de son rapport – que j’avais présenté en juin 1998, un projet de loi portant création de grandes circonscriptions au nom du gouvernement de M. Lionel Jospin avec, je le cite, « l’approbation du Président de la République ». Et vous l’avez répété, Monsieur le Ministre, non sans malignité.       <br />
              <br />
       Je ne veux pas dissimuler à la Haute Assemblée les conditions dans lesquelles ce projet a été présenté puis retiré un mois après. Il a été présenté à l’instigation de la direction d’alors du Parti socialiste. Le Premier ministre de l’époque m’a demandé de le soutenir. Je l’ai fait, ne pouvant démissionner de mon poste tous les jours. Il s’est avéré que les partenaires de la majorité gouvernementale, Parti communiste et Verts notamment, ont fait connaître leurs réticences. Le Mouvement des Citoyens lui-même – je dois le dire – n’était pas très chaud. En juillet 1998, le Premier ministre, avec mon plein soutien, a alors eu la sagesse de retirer un projet de loi qui traduisait en fait plus un accord bipartisan pour le partage des dépouilles aux élections européennes que le souci du pluralisme ou de la cohésion gouvernementale. C’est malheureusement ce projet qui a été repris en 2003 pour des motifs identiques.       <br />
              <br />
              <br />
       L’expérience, mes chers collègues, a été faite. Elle n’a pas été concluante. Le Sénat montrerait sa sagesse proverbiale, en en tirant objectivement les conséquences et en rétablissant, comme le RDSE vous le suggère, la circonscription unique. Vous feriez ainsi triompher la simplicité et le bon sens : comment mieux motiver, en effet, le peuple français pour désigner ses représentants à Strasbourg, puisque c’est de cela qu’il s’agit, qu’en s’adressant à lui tout simplement, sans médiations ni filtres arbitraires ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Chevènement (MRC): réponse "conditionnelle" à une primaire à gauche</title>
   <updated>2009-08-26T14:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-MRC-reponse-conditionnelle-a-une-primaire-a-gauche_a829.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-08-26T14:35:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 26 août 2009, 14h20.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1553844-2077434.jpg?v=1289480072" alt="Chevènement (MRC): réponse "conditionnelle" à une primaire à gauche" title="Chevènement (MRC): réponse "conditionnelle" à une primaire à gauche" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, a affirmé mercredi à l'AFP que la participation de son parti à une éventuelle primaire à gauche est <span style="font-style:italic">&quot;conditionnelle&quot;</span> et dépend de son organisation, estimant que le problème de la gauche est d'abord celui de <span style="font-style:italic">&quot;son identité&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Sur des primaires à gauche <span style="font-style:italic">&quot;je n'ai pas de réponse par oui ou non, ma réponse est conditionnelle. Cela dépend des conditions dans lesquelles cette primaire serait organisée. Qui les organise? Si c'est le Parti socialiste tout seul, nous n'en sommes pas&quot;</span>, prévient le sénateur.       <br />
              <br />
       En revanche, si cette primaire est organisée <span style="font-style:italic">&quot;par plusieurs partis ou clubs de la gauche c'est tout à fait envisageable, à condition que cette désignation soit largement ouverte aux sympathisants&quot;</span>, ajoute-t-il.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans l'état actuel des choses</span>, souligne l'ancien ministre, <span style="font-style:italic">il me semble que les Verts ne le souhaitent pas&quot;. &quot;On a tiré beaucoup trop de conséquences des dernières élections européennes oubliant qu'il y avait 60% d'abstentionnistes&quot;</span>, ajoute-t-il dans une critique implicite des Verts qui se targuent de leur bon score au scrutin de juin.       <br />
              <br />
       Quant à une participation du MoDem de François Bayrou à des primaires, le président du Mouvement républicain et citoyen affirme: <span style="font-style:italic">&quot;Est-ce que le MoDem accepterait d'être partie prenante à la désignation de ce candidat des primaires, qui l'amènerait à se définir d'emblée comme appartenant à la gauche. C'est une question qui se pose&quot;</span>. Mais <span style="font-style:italic">&quot;il ne faut jamais exclure&quot;</span>, ajoute-t-il.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le problème de la gauche n'est pas le problème des alliances, c'est le problème de son identité : ce qu'elle propose, comment elle entend répondre aux défis de cette crise mondiale du capitalisme financier&quot;</span>, ajoute l'ancien ministre socialiste.       <br />
              <br />
       Selon lui, <span style="font-style:italic">&quot;la social-démocratie a ses 100 ans. C'est une formule du milieu du 20e siècle. Il faut apporter une réponse qui soit à la fois à l'échelle mondiale et soit convaincante pour le peuple français&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Chevenement-MRC-reponse-conditionnelle-a-une-primaire-a-gauche_a829.html" />
  </entry>
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   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de France 24 jeudi 11 juin à 16h40</title>
   <updated>2009-07-15T18:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-24-jeudi-11-juin-a-16h40_a808.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-06-15T21:27:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'émission est podcastée sur le blog ci-dessous.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/43cbfe87be43a160784a6069d439a6c8385ad21e" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Lire le verbatim en ligne <a class="link" href="http://www.france24.com/fr/20090611-politiques-chevenement-bongo-france-afrique-elections-europeennes-parti-socialiste">sur le site de France24</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Face à l'Europe libérale, construire un projet pour les couches populaires</title>
   <updated>2009-06-10T13:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Face-a-l-Europe-liberale-construire-un-projet-pour-les-couches-populaires_a805.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
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   <published>2009-06-10T13:41:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio classique mercredi 10 juin à 8h30, où il répondait aux questions de Nicolas Pierron.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée en direct sur <a class="link" href="http://www.radioclassique.fr/">Radio Classique</a> (101.1 FM à Paris) et est podcastée sur le blog ci-dessous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Radio classique mercredi 10 juin à 8h30, où il répondait aux questions de Nicolas Pierron.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
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   <title>Abstention, crise de l'Europe, crise de la gauche: le point de vue de Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2009-06-09T12:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Abstention-crise-de-l-Europe-crise-de-la-gauche-le-point-de-vue-de-Jean-Pierre-Chevenement_a807.html</id>
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   <published>2009-06-09T12:02:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était l'invité de Public Sénat lundi 8 juin de 19h à 19h30.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Les invités :</span>       <br />
       - Jean-Pierre Chevènement, Président du Mouvement Républicain et Citoyen       <br />
       - Patrick Le Hyaric, Député européen élu (Front de Gauche)       <br />
       - Yannick Jadot, Député européen élu (Europe Ecologie)       <br />
       - Damien Abad, Député européen élu (Majorité présidentielle)       <br />
              <br />
       L'<a class="link" href="http://www.publicsenat.fr/emissions/le-18h/rama-yade,-david-assouline,-jean-pierre-chevenement/62064">émission</a> est rediffusée sur Public Sénat 24/24 mardi 9 juin à 01h30       <br />
       La vidéo est podcastée ci-dessus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Abstention-crise-de-l-Europe-crise-de-la-gauche-le-point-de-vue-de-Jean-Pierre-Chevenement_a807.html" />
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  <entry>
   <title>La droite l'emporte en fait par défaut</title>
   <updated>2009-06-08T00:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/La-droite-l-emporte-en-fait-par-defaut_a806.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2009-06-08T00:25:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen.     <div>
      Les élections européennes n'en finissent pas de battre le record de l'abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l'Europe libérale et technocratique. L'explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d'impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.       <br />
              <br />
       A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu'ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s'exprimer dans un simulacre d'élection à un simulacre de Parlement.       <br />
              <br />
       Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L'échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l'a progressivement coupé des couches populaires.       <br />
              <br />
       Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l'UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l'abstention. Les listes de l'UMP n'ont rassemblé en réalité qu'11,2% des électeurs.       <br />
              <br />
       La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l'électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.       <br />
              <br />
       Pour la gauche, la solution à l'avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s'impose à l'évidence.       <br />
              <br />
       A défaut d'une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Elections européennes, crise, gauche, politique étrangère d'Obama : Jean-Pierre Chevènement s'exprime</title>
   <updated>2009-05-30T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-crise-gauche-politique-etrangere-d-Obama-Jean-Pierre-Chevenement-s-exprime_a802.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2009-05-30T15:14:00+02:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était l'invité de l'émission "Jeu de dames" présentée par Hélène Risser, Perrine Tarneaud et Sonia Mabrouk sur Public Sénat mercredi 27 mai à 18h45.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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</object >
     </div>
     <div>
      La présentation de l'émission est disponible <a class="link" href="http://www.publicsenat.fr/emissions/jeu_de_dames/">ici</a>.       <br />
       Elle est podcastée sur le blog ci-dessus.       <br />
       Tous les passages de l'émission sur Public Sénat : Mercredi 18h45 - 21h15 - 22h45 ; jeudi 00h30  - 02h15 - 04h30 - 07h35 - 14h - 17h05 - 19h30
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul</title>
   <updated>2009-05-14T15:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-le-MRC-pour-un-vote-blanc-ou-nul_a798.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2009-05-14T15:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen ne prend pas part à la campagne des élections européennes. Il préconise, le 7 juin prochain, un vote blanc ou nul à ces élections européennes.         <br />
              <br />
       Pourquoi ?        <br />
              <br />
       Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.        <br />
              <br />
       M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie - frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. D’ores et déjà MM. Brown et Zapatero ont fait savoir que les députés travaillistes anglais et ceux du PSOE espagnol soutiendraient le candidat libéral à la présidence de la Commission européenne, M. José Manuel Barroso. Cette élection est vide de contenu.         <br />
              <br />
       Ni le NPA de M. Besancenot ni le « Front de gauche » ne proposent de stratégie de redressement crédible. L’un ne veut pas venir au pouvoir. L’autre méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations.         <br />
              <br />
       C’est sur celles-ci qu’il faudra s’appuyer pour redresser une construction européenne que le dogme libéral et le mythe d’un peuple européen inexistant vouent à l’impuissance. Le Mouvement républicain et citoyen appelle au vote blanc ou nul de préférence à l’abstention : le peuple français, en effet, ne doit pas laisser bafouer la volonté qu’il a démocratiquement exprimée le 29 mai 2005.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les élections européennes et M. Barroso</title>
   <updated>2009-03-24T18:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Les-elections-europeennes-et-M-Barroso_a783.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2009-03-24T18:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le soutien apporté par avance à M. Barroso, non seulement par les libéraux du PPE (parti politique européen), mais aussi par des gouvernements socialistes comme ceux de MM. Gordon Brown et Zapatero, démontre, même pour ceux qui ont des yeux pour ne pas voir, le simulacre complet que constituent les élections européennes du 7 juin prochain.       <br />
              <br />
       On s’étonne que 43 % des électeurs français, en 2004, aient encore jugé utile de se déplacer à l’occasion d’un scrutin qui offre moins que jamais la possibilité de redresser le cours de la construction européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Déclaration de Jean-Pierre Chevènement en tant que Président du MRC</title>
   <updated>2009-03-25T09:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement-en-tant-que-President-du-MRC_a782.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1287790-1690458.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-24T15:50:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Je maintiens, en dehors de toute volonté polémique, et contrairement à ce qu’affirme L’Humanité (*), que les organisations regroupées au sein du « Front de gauche » n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le Mouvement Républicain et Citoyen.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1287790-1690458.jpg?v=1289480066" alt="Déclaration de Jean-Pierre Chevènement en tant que Président du MRC" title="Déclaration de Jean-Pierre Chevènement en tant que Président du MRC" />
     </div>
     <div>
      Après quatre semaines de discussions épuisantes sur trois textes successifs qui ont été soumis par Francis Parny et que Sami Naïr et moi-même  avons cherché à amender, la discussion a achoppé sur quatre points dont l’un est évidemment essentiel : la souveraineté nationale parce qu’elle donne un point d’appui pour redresser la construction européenne.        <br />
              <br />
       Les autres points (1. refus d’employer le mot <span style="font-style:italic">« croissance »</span> même assorti des épithètes <span style="font-style:italic">« social et écologique »</span> ;  2. refus d’accepter l’expression <span style="font-style:italic">« l’exigence républicaine »</span> ; et enfin 3. exigence d’une régularisation de tous les sans papiers, en dehors de tout critère d’intégration et même <span style="font-style:italic">« dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement »</span>), ont révélé que nos interlocuteurs n’avaient pas la volonté d’aboutir. Nous étions prêts à renoncer à l’expression <span style="font-style:italic">« souveraineté nationale »</span> à condition que fût pris en compte l’amendement suivant : <span style="font-style:italic">« On ne construira pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le cadre privilégié</span> [ou premier] <span style="font-style:italic">de l’expression démocratique et de la solidarité »</span>. Cette demande a été rejetée. Nos interlocuteurs ont allégué une <span style="font-style:italic">« souveraineté européenne »</span> qui n’existe pas, ou évoqué une <span style="font-style:italic">« assemblée constituante européenne »</span> dont la réunion n’est pas à l’ordre du jour.       <br />
              <br />
       La composition des listes n’a été abordée qu’à la fin. Nous demandions quinze candidats titulaires sur soixante-neuf. Nos partenaires de négociation nous ont offert neuf candidats titulaires et suppléants sur un total de cent trente huit (69+69). Il n’est pas besoin d’en rajouter.       <br />
              <br />
       Un ralliement piteux n’eût été conforme ni à notre identité ni à notre dignité.  Le but poursuivi par nos interlocuteurs était de « plumer la volaille républicaine » et non de se donner les moyens de redresser la construction européenne en s’appuyant sur la volonté des peuples, à commencer par le nôtre.        <br />
              <br />
       Je le regrette profondément. D’autres échéances se présenteront.       <br />
              <br />
       (*) cf. <a class="link" href="http://www.humanite.fr/2009-03-24_Politique_Le-MRC-refuse-toute-alliance-a-gauche">l'article</a> de l'édition du 24 mars 2009.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement-en-tant-que-President-du-MRC_a782.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen</title>
   <updated>2009-03-22T18:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-la-position-du-Conseil-national-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a780.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1284392-1685026.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-22T18:22:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1284392-1685026.jpg?v=1289480063" alt="Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen" title="Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen" />
     </div>
     <div>
      La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen a recherché loyalement <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/Position-du-MRC-pour-les-elections-europeennes-de-juin-2009_a74.html">un accord avec l’ensemble des forces de gauche</a> pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée, dans la perspective d’un monde multipolaire régi par le Droit.       <br />
              <br />
       Le Parti socialiste s’est montré d’abord préoccupé de surmonter ses propres divisions intérieures. Quant aux organisations politiques regroupées au sein du « Front de gauche », elles n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le Mouvement Républicain et Citoyen.       <br />
              <br />
       Le Conseil National réuni le 22 mars au Kremlin Bicêtre a constaté que les négociations engagées avec ces organisations achoppent sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’<span style="font-style:italic">« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité »</span> est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme <span style="font-style:italic">« souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne »</span>, les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé.       <br />
              <br />
       Faire croire à notre peuple qu’on peut redresser la ligne sociale-libérale sur la base de postulats illusoires procéderait d’une démagogie trompeuse à laquelle nous nous refusons. La République ne peut se dissoudre dans le mouvementisme.       <br />
              <br />
       Une alliance électorale sans principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique. Le MRC constate que la gauche aujourd’hui n’offre malheureusement pas de débouché politique à la crise et à la protestation sociale : le PS n’a pas rompu avec sa ligne sociale-libérale, comme l’a montré la ratification du traité de Lisbonne par la majorité de ses parlementaires. Le « Front de gauche » n’offre pas de perspective sérieuse de redressement. Le NPA ne veut pas venir au pouvoir.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne républicaine. Il publiera son propre texte d’orientation dans les prochains jours. Il préparera les échéances qui viennent et plus particulièrement celles de 2012 qui seules permettront de relever la France et la République et de réorienter vraiment la construction européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Elections-europeennes-la-position-du-Conseil-national-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a780.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de France Inter : les vidéos</title>
   <updated>2009-03-17T12:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-Inter-les-videos_a776.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1276889-1673134.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-17T11:45:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était l'invité de France Inter mardi 17 mars 2009. Voici l'entretien ci-dessous en deux vidéos : dans la première, Jean-Pierre Chevènement répond aux questions de Nicolas Demorand, Thomas Legrand et Bernard Guetta ; dans la seconde il répond aux questions des auditeurs. Au menu : Otan et élections européennes.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/288683e788adc8ad0b1483deb2d1520d528bbfd6" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      (La première partie : 10 minutes)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.chevenement.fr/v/42264a549fd0038274ef6ce9fac0e0f052e6af80" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      (La seconde partie : 20 minutes)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-Inter-les-videos_a776.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Pierre Chevènement invité de France Inter mardi 17 mars à 8h20</title>
   <updated>2009-03-17T11:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-Inter-mardi-17-mars-a-8h20_a773.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1272625-1666503.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-17T11:21:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il répondra aux questions de Nicolas Demorand en particulier sur l'OTAN, la crise, la politique de Sarkozy et les élections européennes.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1272625-1666503.jpg?v=1289480062" alt="Jean-Pierre Chevènement invité de France Inter mardi 17 mars à 8h20" title="Jean-Pierre Chevènement invité de France Inter mardi 17 mars à 8h20" />
     </div>
     <div>
      L'émission peut être écoutée <a class="link" href="http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=77600">sur le site de France Inter</a> (87.8 FM).       <br />
       Elle est également podcastée ci-dessous en deux parties : dans la première, Jean-Pierre Chevènement répond aux questions de Nicolas Demorand, Thomas Legrand et Bernard Guetta ; dans la seconde il répond aux questions des auditeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20090317-inter.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Il répondra aux questions de Nicolas Demorand en particulier sur l'OTAN, la crise, la politique de Sarkozy et les élections européennes.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Il répondra aux questions de Nicolas Demorand en particulier sur l'OTAN, la crise, la politique de Sarkozy et les élections européennes.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/docs/audiovideo/20090317-interactiv.mp3" length="0" type="audio/mpeg" />
   <link rel="alternate" href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-de-France-Inter-mardi-17-mars-a-8h20_a773.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement déplore la France dans l'Otan</title>
   <updated>2009-03-17T11:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.chevenement.fr/Chevenement-deplore-la-France-dans-l-Otan_a777.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>https://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/1276972-1673245.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-17T09:33:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Article paru dans Le Figaro, mardi 17 mars 2009. L'ancien ministre de la Défense de Mitterrand était l'invité du « Talk Orange-Le Figaro ».     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.chevenement.fr/photo/art/default/1276972-1673245.jpg?v=1289480062" alt="Chevènement déplore la France dans l'Otan" title="Chevènement déplore la France dans l'Otan" />
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      Jean-Pierre Chevènement déplore le retour de la France dans l'Otan. L'ancien ministre de la défense de François Mitterrand s'en est expliqué hier <a class="link"  href="https://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-au-Talk-Orange-Le-Figaro-sur-l-Otan-et-les-elections-europeennes_a775.html">lors du « Talk Orange-Le Figaro »</a>. Pour lui, cette décision de Nicolas Sarkozy <span style="font-style:italic">« a une portée politique et symbolique très forte. Elle revient sur la décision prise par le général de Gaulle en mars 1966. Elle abolit la distance que nous avions conservée avec l'organisation militaire intégrée de l'Otan »</span>. Une distance qui, selon Jean-Pierre Chevènement, permettait à la France de s'opposer à des décisions prises<span style="font-style:italic"> « à la Maison-Blanche »</span>. Or, <span style="font-style:italic">« quand vous êtes à l'intérieur, quand vous êtes autour de la table, on peut dire non une fois. Mais c'est un fusil à un coup. On ne peut pas dire non tout le temps quand on est intégré »</span>, a-t-il assuré.       <br />
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       <b>« Que le PS se mette à la page »</b>       <br />
       Chevènement redoute que ce retour place la France en situation de dépendance vis-à-vis des États-Unis. <span style="font-style:italic">« Nous sommes de plus en plus tributaires d'une alliance qui obéit aux tropismes de la politique américaine »</span>, a-t-il regretté avant d'assurer ne pas avoir eu connaissance de discussions entamées par François Mitterrand pour réintégrer l'Otan. <span style="font-style:italic">« Cela n'est jamais venu à mes oreilles. Si ces discussions ont eu lieu, c'est tout à fait à mon insu »</span>, a-t-il dit. Et puis, pour lui, <span style="font-style:italic">« il faut cesser de se réclamer de François Mitterrand ou de Jacques Chirac parce que ni l'un ni l'autre n'ont franchi le pas que vient de franchir Nicolas Sarkozy »</span>.
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      Aujourd'hui président du MRC, Jean-Pierre Chevènement discute avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et ses alliés du PS pour tenter de s'allier à l'occasion des élections européennes de juin. <span style="font-style:italic">« Nous en avons discuté et on discute toujours. Mais nos discussions achoppent sur la souveraineté nationale »</span>, a-t-il dit.<span style="font-style:italic"> « Notre but est de réorienter la construction européenne, de lui donner un horizon moral, social »</span>, a assuré Jean-Pierre Chevènement qui garde un oeil sur son ancien parti : le PS.       <br />
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       <span style="font-style:italic">« Depuis 2005, le PS est divisé entre partisans et adversaires de la Constitution européenne. Il faut que ce débat aille à son terme, car il traverse en réalité le PS depuis une trentaine d'années (...). Il faudrait que les socialistes se mettent à la page »</span>, a-t-il indiqué. Confiant en aparté avoir rencontré Martine Aubry, Jean-Pierre Chevènement assure l'avoir trouvée <span style="font-style:italic">« dynamique »</span> mais n'envisage pas de réintégrer le PS.
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