<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.chevenement.fr/xml/atom.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.chevenement.fr/xml/atom.css" type="text/css" media="screen"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>Chevenement.fr | le blog de Jean-Pierre Chevènement</title>
 <subtitle><![CDATA[Le blog de Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et président de la Fondation Res Publica: agenda, actualités, discours, propositions, vidéos, etc.]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.chevenement.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="http://www.chevenement.fr/xml/atom.xml" />
 <id>http://www.chevenement.fr/</id>
 <updated>2012-02-05T03:53:34+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.8666649</geo:lat>
  <geo:long>2.3333333</geo:long>
  <icon>http://www.chevenement.fr/favicon.ico</icon>
  <logo>http://www.chevenement.fr/var/style/logo.jpg</logo>
  <entry>
   <title>"Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"</title>
   <updated>2012-02-02T11:06:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Je-vais-bien-sur-faire-entendre-ma-voix-demain-comme-hier-au-long-de-cette-campagne_a1358.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3760265-5594355.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-02T10:54:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement à L'Est républicain, jeudi 2 février 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3760265-5594355.jpg" alt=""Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"" title=""Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne"" />
     </div>
     <div>
      <b>L'Est républicain: Qu’est-ce qui vous a conduit à renoncer à votre candidature ? C’est la difficulté de récolter les 500 signatures ?       <br />
       Jean-Pierre Chevènement:</b> Non, ce n’était pas le plus préoccupant. Il nous restait du temps et j’avais bon espoir d’y parvenir. La raison, c’est le manque de moyens financiers. Je ne suis pas riche, vous le savez bien… Avec 100.000 €, il ne m’était pas possible de faire une campagne.       <br />
              <br />
       <b>Les sondages ne vous qualifiaient que de 1 % des voix, cela vous a-t-il découragé ?</b>       <br />
       Si j’avais mené une campagne démagogique, j’aurais peut-être eu plus de succès. Mais j’ai choisi une campagne délibérément pédagogique, très articulée, qui s’adressait vraiment à l’intelligence.       <br />
              <br />
       <b>C’était risqué…</b>       <br />
       Ce n’était peut-être pas la meilleure solution (rire). Je ne la regrette cependant pas. Elle m’a permis d’affirmer notre identité et le point de vue qui est le mien et celui de mes amis. J’ai pu m’exprimer abondamment dans les médias qui ont bien voulu recueillir mes impressions et mes analyses. J’ai effectué de nombreux déplacements sur le terrain, j’ai visité une vingtaine d’usines.       <br />
              <br />
       <b>Qui allez-vous soutenir ? Allez-vous continuer à vous exprimer ?</b>       <br />
       Le <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html">communiqué</a> que j’ai publié suffit à ce stade. Il est assez explicite et je parlerai plus longuement la semaine prochaine. Je vais bien sûr faire entendre ma voix, demain comme hier, au long de cette campagne. Malgré le refus de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel et refuse d’accepter la révision du traité, j’expliquerai les périls où nous conduit l’euro surévalué, la nécessité d’étendre les missions de la Banque centrale européenne et d’organiser la relance en Europe, l’importance de préserver la souveraineté budgétaire et fiscale de la France, qui doit rester dans les mains du Parlement français.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Ces quelques jours de silence seront-ils occupés à négocier un accord politique avec un autre candidat de gauche, puisqu’ils sont deux, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon, à se dire prêts à vous accueillir ?</b>       <br />
       Il n’y a qu’une négociation qui a été entamée, en mai dernier, entre le MRC et le PS. Elle porte sur les législatives et notre représentativité. C’est tout à fait autre chose et d’ailleurs, il n’y a toujours pas d’accord à l’heure actuelle. C’est le président du MRC, Jean-Luc Laurent, qui s’en occupe. Je vous rappelle que je n’en suis que le président d’honneur… Je n’en dirai pas plus aujourd’hui.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Pierre Tenoux</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.estrepublicain.fr/actualite/2012/02/02/je-ne-suis-pas-riche-vous-savez">L'Est républicain</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Je-vais-bien-sur-faire-entendre-ma-voix-demain-comme-hier-au-long-de-cette-campagne_a1358.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Déclaration de Jean-Pierre Chevènement</title>
   <updated>2012-02-02T11:05:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-02-01T10:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déclaration de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre, 1er février 2012.     <div>
      Je me suis porté candidat à la Présidence de la République le 5 novembre 2011, &quot;pour faire bouger les lignes&quot; et mettre la gauche et la France à la hauteur des défis qu’elles doivent relever.       <br />
              <br />
       Dans la grave crise à travers laquelle une construction européenne mal pensée dès l’origine, peut conduire la France à une position définitivement subordonnée, j’ai voulu, à travers cette &quot;candidature pédagogique&quot;, rendre nos concitoyens attentifs à quatre enjeux majeurs de la période qui s’ouvre :       <br />
              <br />
       1) Pour réindustrialiser le pays, condition de la survie du modèle républicain, il faut, chose non suffisante mais indispensable, une monnaie moins chère que l’euro actuel.       <br />
              <br />
       2) Il est nécessaire, en second lieu, d’organiser la croissance en Europe et non pas la récession à perte de vue, comme nous y conduirait le projet de traité européen dont les grandes lignes ont été entérinées hier, le 30 janvier 2012, à Bruxelles. Si le gouvernement de Mme Merkel, qui prétend dicter sa loi au suffrage universel, n’acceptait pas la révision du traité pour étendre les missions de la Banque Centrale européenne et organiser la relance en Europe, mieux vaudrait alors transformer l’euro de monnaie unique en monnaie commune.       <br />
              <br />
       3) La souveraineté budgétaire et fiscale de la France doit rester dans les mains du Parlement français. Sa préservation est la condition, à tous égards, de notre indépendance future, y compris diplomatique et militaire.       <br />
              <br />
       4) Il est temps de redresser l’Europe à partir de ses nations. Celles-ci sont le cœur vivant de la démocratie. Le but est d’édifier une &quot;maison commune européenne&quot;, ou comme disait le général de Gaulle, une &quot;Europe européenne&quot;, ouverte vers la Russie à l’Est et vers la Méditerranée et l’Afrique, au Sud. Cette construction se fera avec les peuples, c’est-à-dire par la force des choses, à géométrie variable, avec ceux qui le veulent.       <br />
              <br />
       Ayant pu exercer, autant que je le pouvais, le rôle pédagogique que je m’étais assigné, et n’ayant plus aujourd’hui les moyens de continuer ma campagne, je décide de retirer ma candidature à l’élection présidentielle. Je continuerai cependant, demain comme hier, à faire entendre ma voix pour servir la République.       <br />
              <br />
       Dans les temps difficiles qui sont devant nous, rien n’est plus important que de maintenir un recours républicain.       <br />
              <br />
       J’indiquerai bien sûr, le moment venu, le candidat à l’élection présidentielle auquel, les yeux ouverts, j’apporterai mon soutien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Declaration-de-Jean-Pierre-Chevenement_a1359.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"</title>
   <updated>2012-01-31T20:12:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite_a1357.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3752876-5581674.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-31T20:07:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement pour Courrier Cadres, mardi 31 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3752876-5581674.jpg" alt=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" title=""Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Courrier Cadres: Quel est votre constat sur l’état actuel de l’économie ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement:</b> Il est déplorable : la France a vu sa base industrielle se rétrécir, passant de 30 % à 13 % de notre valeur ajoutée depuis 30 ans. Les délocalisations vers les pays à bas coût salarial - y compris européens -, la primauté donnée à la rente financière, le manque de patriotisme de nos grands groupes industriels qui n’investissent pas en France, tout cela y concourt. La France demeure dans le groupe de tête si on prend en compte le PIB par habitant mais cela ne saurait dissimuler les faiblesses de notre économie : notre pays consomme majoritairement des produits qu’il ne fabrique pas et ce que nous produisons pour l’exportation est pénalisé par le taux trop élevé de l’euro et par la détérioration de notre compétitivité par rapport à l’Allemagne depuis une dizaine d’années qui entraînent un lourd déficit de notre balance commerciale. L’avenir est encore assombri par les orientations de politique économique retenues au niveau européen : la voie de l’austérité inscrite dans le projet de traité européen ne peut qu’enfoncer l’Europe dans une récession de longue durée et contribuer encore plus à réduire notre consommation et nos capacités productives. La dette ne pourra être épongée tant que nous ne renouerons pas avec la croissance. Nous n’en prenons pas le chemin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Quelles sont vos propositions pour relancer l’économie, l’emploi ? Que faire pour l’entrepreneuriat ?</b>       <br />
       J’ai fait dix propositions pour redresser la France, c’est-à-dire d’abord notre économie. Il faut mesurer l’ampleur du défi. Je propose que les moyens soient pris de ramener l’euro à un taux raisonnable, proche de sa parité initiale avec le dollar (1,16), de renouer avec la croissance en Europe en donnant à la BCE <span style="font-style:italic">(Banque centrale européenne, ndlr)</span> les moyens d’action qui sont ceux d’une banque centrale normale et enfin pour soutenir l’économie avec un grand emprunt européen pour financer des travaux d’avenir, la recherche et la technologie. Les autres pays développés appliquent une politique de création monétaire modérée : c’est le “quantitative easing” utilisé par les États-Unis dès le début de la crise. De même le Royaume-Uni, qui a gardé une banque centrale nationale, s’apprête à recourir à la création monétaire pour faire face à la récession qui menace le pays. La BCE devrait aussi accepter une certaine mutualisation des dettes publiques des pays de la zone euro en soutenant les mécanismes de soutien existants (FSEF i[[Fonds européen de stabilité financière, ndlr]]i et MEF). Je préconise enfin une vigoureuse politique industrielle. Les PME innovantes doivent particulièrement retenir l’attention. Il faut les aider à consolider leur capital et à soutenir leur capacité d’exportation. Dans une période de crise comme celle que nous vivons, seules des mesures d’ampleur sont de nature à restaurer la compétitivité et un niveau décent d’emploi pour tous.       <br />
              <br />
       <b>Quel regard portez-vous sur la situation particulière des cadres ? Sont-ils un public prioritaire pour le redressement de l’économie ?</b>       <br />
       S’agissant plus particulièrement des cadres, je note qu’ils sont également atteints par les délocalisations et le seront de plus en plus soit qu’ils appartiennent aux branches industrielles, soit qu’ils soient employés dans les services, qui se délocalisent à leur tour à un rythme rapide, soit enfin qu’ils contribuent à la recherche et à l’innovation pour lesquels il serait vain de croire que nous garderons une avance sur les pays émergents si nous ne prenons pas pour cela des mesures énergiques. L’effort pour le pays tout entier est indispensable. Il doit être justement réparti. Les cadres ne doivent pas être découragés. Ce sont les revenus du capital qu’il faut taxer en priorité.       <br />
              <br />
       L’emploi des cadres est donc à mes yeux en interdépendance avec l’ensemble des emplois eux-mêmes tributaires de la relance de l’activité économique. Je ne crois pas au discours - de moins en moins tenu d’ailleurs - selon lequel la France pourrait se passer d’usines et tout miser sur les services. C’est une pente dangereuse. Un pays qui n’a pas de base industrielle ne peut maintenir ni protection sociale ni services publics efficaces. L’Allemagne tire sa force de l’existence d’industries performantes. La France a besoin de cadres techniques ou administratifs, d’ingénieurs, de gestionnaires pour faire tourner un modèle d’économie diversifié, en prise avec l’économie numérique et qui suppose d’ailleurs un niveau de formation technique post-bac de plus en plus performant.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.cadres-dirigeants.fr/article/jean-pierre-chevenement-ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite">Courrier Cadres</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Ce-sont-les-revenus-du-capital-qu-il-faut-taxer-en-priorite_a1357.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les mesures que propose M. Sarkozy, notamment la hausse de la TVA, sont injustes et inefficaces"</title>
   <updated>2012-01-30T22:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Les-mesures-que-propose-M-Sarkozy-notamment-la-hausse-de-la-TVA-sont-injustes-et-inefficaces_a1356.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3747370-5571660.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-30T22:56:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l’émission "Une heure avec" sur LCI, lundi 30 janvier 2012. Il répondait aux questions de Michel Field.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.chevenement.fr/v/73e146c31c1837e4ce1164d8ec4bf37179dd0171" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/73e146c31c1837e4ce1164d8ec4bf37179dd0171">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Ma candidature n'est en aucun cas une candidature démagogique. Par conséquent, je me donne une certaine souplesse. Si j'obtiens mes parrainages et que je pense que cela peut être utile, je me maintiendrai. Si, par contre, je trouve qu'il y a une fenêtre politique pour peser, je le ferai. Cependant, le moment n'est pas venu.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je n'ai pas grand chose à changer, aujourd'hui, à la thématique de ma campagne de 2002 qui était, à bien des égards, prémonitoire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut bien me reconnaître le mérite d'une certaine continuité depuis 1992.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec la monnaie unique, nous avons crée quelque chose qui ne tient pas la route. Il aurait peut-être fallu y penser plus tôt.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La désindustrialisation est ma grande angoisse pour l'avenir de la France. On ne peut pas maintenir un grand pays avec une protection sociale efficace, avec des services publics performants quand sa base industrielle se réduit. Or, elle est passée de 25% du PIB à 12%.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai toujours été frappé de constater que nos périodes de désindustrialisation coïncidaient avec les périodes de surévaluation monétaire.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il faudrait que la BCE se préoccupe du taux de change. Or, le traité de Maastricht a donné son indépendance à la Banque centrale. On a copié le modèle allemand.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis partisan d'une Banque centrale qui puisse intervenir sur les marchés de la dette, agir sur le change, soutenir la croissance et l'emploi, faire en sorte que l'euro tourne autour de 1 dollar. Alors, croyez moi, le vent de la croissance s’élèverait sur toute l'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les mesures que propose M. Sarkozy, notamment la hausse de la TVA, sont injustes et inefficaces. Les facteurs décisifs sont les facteurs de long terme : la technologie, l'innovation, la recherche, les PME-PMI, une banque nationale de l'industrie, idée que je développe depuis 1983.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec le projet de traité européen écrit par Mme Merkel et approuvé par M. Sarkozy, nous nous enfermons dans un cycle de récession de longue durée.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La proposition de Nicolas Sarkozy concernant la TVA n'est pas la bonne mais c'est la proposition d'un homme acculé, enfermé dans un système de contrainte qu'il s'avère impuissant à desserrer.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis partisan de récréer un Ministère de l'Industrie. Ceux qui ont peur de l’État oublient que la France s'est tenue dans l'histoire car elle avait un État.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’Europe a embrassé le néolibéralisme avec l'Acte Unique. Je l'ai vécu de l’intérieur.  Tout cela s'est fait avec des gouvernements de gauche et de droite. Le traité de Maastricht est une erreur commise en commun. Aujourd'hui nous sommes prisonniers de cette construction et on voit se creuser un fossé de plus en plus grand entre l'Europe du Nord et celle du Sud.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La France marche au projet. Et la pays sent bien qu'il n'y en a pas. Il faut lui donner le sentiment du rôle qu'il peut jouer en Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'aimerais que les hommes politiques tiennent un discours de long terme, un discours d'effort mais confiant car la France en Europe, ça compte. La France est une grande puissance politique. Elle doit le rester.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La panne de l’Éducation Nationale s'explique par le fait qu'on ne met plus le paquet dans les petites classes pour détecter les enfants dont le bagage lexical et syntaxique est insuffisant. Il faut absolument remettre à niveau ces enfants.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous devons également agir dans l'enseignement supérieur. Il faut garder à l'esprit que nous avons pris des engagements à Lisbonne et à Barcelone, dans des sommets européens, qui étaient de porter 50% d'une classe d'âge au niveau de la licence.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il ne faut jamais oublier les fondamentaux de l’École qui sont la connaissance, l'effort, l'autorité et le responsabilité du maître. Il faut revaloriser les enseignants, notamment dans la considération qu'ils ont d'eux mêmes.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des révolutions arabes</span>: Je ne suis pas partisan de l'ingérence. Je ne pense pas que c'est à la France de dire ce qu'un autre pays doit faire. En revanche, quand un pays prend ses affaires en main, quand il y a une volonté de renouveau qui s'exprime, la France doit naturellement sympathiser avec ces idéaux.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Les-mesures-que-propose-M-Sarkozy-notamment-la-hausse-de-la-TVA-sont-injustes-et-inefficaces_a1356.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>De la nécessité d'un plan B</title>
   <updated>2012-01-30T10:19:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/De-la-necessite-d-un-plan-B_a1355.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3743752-5565836.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-30T10:18:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans le Huffington Post, lundi 30 janvier 2012.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3743752-5565836.jpg" alt="De la nécessité d'un plan B" title="De la nécessité d'un plan B" />
     </div>
     <div>
      Il est sans doute impossible de faire admettre leur erreur aux élites qui ont fait de l'euro leur projet politique commun et leur fétiche. Mal pensée, la monnaie unique européenne a été dès l'origine un mark-bis faisant fi de la diversité des nations qui allaient la composer et particulièrement de l'hétérogénéité de leurs économies.       <br />
              <br />
       Treize ans après son introduction, où sont passées les promesses de ceux qui l'avaient portée sur les fonds baptismaux ? Car si la France vient de perdre son triple A, c'est en réalité toute la zone euro qui, année après année, se trouve déclassée dans la mondialisation. Seule zone au monde marquée par une stagnation économique de longue durée, elle donne en outre l'étrange spectacle d'une construction à la dérive. Ses élites célèbrent le &quot;printemps arabe&quot; avant d'organiser le remplacement plus ou moins subreptice de gouvernements démocratiquement élus par des technocrates européens imprégnés de néolibéralisme dogmatique. L'Europe &quot;post-démocratique&quot; pointée par Hubert Védrine devient l'ultime projet de ces élites pour ne pas avoir à reconnaître leurs erreurs.       <br />
              <br />
       Ce qui mine pourtant la zone euro, ce n'est pas son niveau d'endettement public, comparable à celui des Etats-Unis et inférieur à celui du Japon. Ce sont les écarts de compétitivité entre les pays européens, qui se traduisent par l'accumulation d'excédents commerciaux en Allemagne et aux Pays-Bas et de déficits partout ailleurs. En 2011, le déficit commercial de la France aura atteint plus de 70 milliards d'euros. Sur cette somme, notre déficit est de 25 milliards avec l'Allemagne, soit six fois plus qu'en 1982 ! Comment parler d'égal à égal sur la base d'un tel déséquilibre ? L'euro a agi pendant la décennie 2000 comme un accélérateur des divergences économiques, creusant l'écart entre un centre industriel compétitif et une périphérie sous-industrialisée et déficitaire, dopée au crédit et aux subventions. Ce sont les déséquilibres internes de l'euro qui portaient en eux l'inéluctabilité de la dérive budgétaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les politiques d'austérité budgétaire ne règleront en rien ces déséquilibres de compétitivité. Pire, mises en œuvres ensemble, elles vont accélérer le déclin relatif de l'Europe en la plongeant dans une dépression de longue durée, alors même que la montée en puissance des pays émergents s'accélère. A l'impéritie économique s'ajoute ainsi la myopie géopolitique.       <br />
              <br />
       Les acteurs de l'économie ont d'ores et déjà intégré la possibilité d'un naufrage de la zone euro. La Grèce ne pourra sans doute se relever qu'en recouvrant sa souveraineté monétaire et en dévaluant très fortement. A bien y réfléchir, comment le Portugal et l'Espagne pourraient-ils renouer avec le dynamisme économique sans l'aide d'une dévaluation qui leur donnerait l'oxygène qui leur fait aujourd'hui défaut ? Elargissons le raisonnement : pouvons-nous nous-mêmes assumer le coût gigantesque du statu quo sur notre économie en termes de chômage, de retard d'investissement, de déficits publics? De surcroît, le FESF est une pompe à incendie insuffisante et deviendrait vite un tonneau des Danaïdes, s'il fallait l'activer à la mesure des difficultés prévisibles.       <br />
              <br />
       Dans Sortir la France de l'impasse (Fayard, octobre 2011), je me faisais l'avocat d'une refonte complète de l'architecture de la zone euro. Intervention massive de la Banque centrale européenne sur le marché de la dette et extension de ses missions, abaissement du cours de l'euro face au dollar et au yuan, gouvernement économique de la zone privilégiant la coopération à la compétition. Malheureusement l'actuel gouvernement allemand ne veut pas de cette solution, pourtant la seule à pouvoir préserver la monnaie unique et offrir un répit d'au moins quelques années. Thomas Mann a écrit que l'Allemagne était trop grande pour ne pas chercher à dominer l'Europe, mais aussi trop petite pour y parvenir. C'est pourquoi il préconisait une &quot;Allemagne européenne&quot;.       <br />
              <br />
       L'Europe, elle-même, si elle veut continuer à exister comme un pôle entre l'Amérique du Nord et l'Asie, ne peut être qu'européenne. L'intuition du général de Gaulle reste pleinement valable. Il n'y a plus de place pour un leadership allemand ou français en Europe, mais il y a une responsabilité particulière de nos deux pays, à l'articulation de l'Europe germanique et de l'Europe latine.       <br />
              <br />
       Plutôt que d'assister passivement à l'effondrement de l'euro et aux catastrophes économiques et sociales qui s'ensuivraient, je propose d'étudier de manière concertée un plan B et d'organiser la mutation de l'euro en monnaie commune réservée aux transactions extérieures. Dans chaque pays de la zone, des euros nationaux verraient le jour à la même date. Ceux-ci ne pourraient être convertibles qu'avec l'euro monnaie commune. La parité des euros nationaux entre eux serait établie de manière concertée, afin de prendre en compte les différentiels de compétitivité creusés au cours des treize dernières années. Cette flexibilité retrouvée des monnaies serait infiniment moins coûteuse qu'un ajustement déflationniste par voie de réduction des salaires, des pensions et des dépenses publiques. Pour mener à bien cette mutation qui n'est envisageable que pour parer à une catastrophe probable, il faudrait envisager la réquisition de la Banque de France car nous aurions besoin d'une banque centrale qui distribue du crédit aux entreprises et aux particuliers si la menace de faillites bancaires venait à se préciser. Sous la pression des événements, il faudra bien enfreindre les tabous. Le coût de cette mutation serait bien moindre que le coût du maintien à tout prix d'un système pénalisant pour la croissance et aujourd'hui à bout de course.       <br />
              <br />
       En tout état de cause, il n'est pas besoin d'être un grand stratège pour comprendre qu'il n'y a pas de plan A qui puisse réussir, sans l'alternative d'un plan B seul moyen de lever les réticences à la mise en œuvre du plan A.       <br />
              <br />
       Si nos élites n'ont pas le courage de revenir sur leurs choix, alors le désordre appellera l'ordre. Il serait préférable qu'il existe alors un recours républicain et qu'une voie raisonnable se dessine en Europe afin de préserver la cohérence du marché &quot;européen&quot; et d'y maintenir un cap conforme à l'intérêt de tous ses peuples.       <br />
              <br />
       ---       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanpierre-chevenement/euro-dette-necessite-plan-b_b_1239825.html">Le Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/De-la-necessite-d-un-plan-B_a1355.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les sondages ne sont pas mon problème. Mon souci est de toucher l'intelligence des Français et des candidats"</title>
   <updated>2012-01-30T20:23:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Les-sondages-ne-sont-pas-mon-probleme-Mon-souci-est-de-toucher-l-intelligence-des-Francais-et-des-candidats_a1354.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3737579-5554334.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-28T16:11:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, vendredi 27 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.chevenement.fr/v/bc3c3898e9fb7304bb8fcd06a12fe2df48ba6af9" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/bc3c3898e9fb7304bb8fcd06a12fe2df48ba6af9">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de la défaite de Lionel Jospin en 2002</span>: Un candidat est toujours responsable de son programme, surtout quand il n'en a pas ou peu.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En politique, il ne faut jamais régler des comptes. Il y a beaucoup de violence et il faut savoir encaisser. Il faut rester calme et toujours se référer à des valeurs supérieures, à une certaine idée de l'intérêt public. C'est comme ça que j'ai été candidat en 2002 : pour défende des idées. </li></ul><ul class="list"><li>Je peux défendre encore aujourd’hui les thèmes qui étaient ceux de ma campagne. Pour le reste...       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les sondages ne sont pas mon problème. Mon souci est de toucher l'intelligence des Français et des candidats.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas du tout hostile à Jean-Luc Mélenchon. Néanmoins, je ne pense pas qu'il situe sa candidature dans la même perspective que la mienne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le génocide arménien n'est pas contestable mais, pour moi, c'est l'intérêt de la République qui compte. Toute loi qui pénalise dans un domaine qui est celui de la liberté d'expression me déplaît. Cette loi est une manœuvre électoraliste.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les lois mémorielles ne sont pas une bonne idée. Dans la République, on se bat avec des arguments. Quand ils sont bons, ils finissent par triompher.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de ses démissions</span> : J'aurais pu démissionner beaucoup plus souvent. Je me suis borné à démissionner dans 3 circonstances importantes : le tournant libéral, la guerre du Golfe, la Corse.       
       </li></ul><ul class="list"><li>François Hollande, rendons lui au moins ce mérite, a dit qu'il réviserait le traité européen prévu par N.Sarkozy et A.Merkel et qu'il y ajouterait des moteurs de croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'écoute ce que dit François Hollande. Je sais qu'entre les mots il y a des vides dans lesquels peuvent se glisser bien des ambiguïtés.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En politique on ne peut pas échapper à la dimension du pari. J'ai pensé influencer François Mitterrand, je l'ai d'ailleurs fait pendant 10 ans. J'ai voulu influencer Lionel Jospin et Segolène Royal. Je pourrais vouloir influencer François Hollande, mais je ne sais pas si je le peux. Si je le peux, ce serait mon devoir.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du maintien de sa candidature</span> : C'est un tableau d'ensemble qu'il faut regarder. Pour l'instant, je n'ai pas arrêté mon jugement. J'observe. Je suis le candidat pédagogue, le conseiller pédagogique à la fois de la gauche et de la France.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Les-sondages-ne-sont-pas-mon-probleme-Mon-souci-est-de-toucher-l-intelligence-des-Francais-et-des-candidats_a1354.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Je me suis porté candidat pour faire bouger les lignes. Je peux considérer que j'ai exercé une certaine influence"</title>
   <updated>2012-01-30T18:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Je-me-suis-porte-candidat-pour-faire-bouger-les-lignes-Je-peux-considerer-que-j-ai-exerce-une-certaine-influence_a1353.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3733412-5546856.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-27T17:32:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'Invité du midi de France Bleu, vendredi 27 janvier 2012. Il repondait aux questions de Denis Faroud et Mathilde Montagnon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3733412-5546856.jpg" alt=""Je me suis porté candidat pour faire bouger les lignes. Je peux considérer que j'ai exercé une certaine influence"" title=""Je me suis porté candidat pour faire bouger les lignes. Je peux considérer que j'ai exercé une certaine influence"" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>François Hollande a toutes ses chances à l'heure actuelle mais il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Il a donc raison de rester mobilisé, comme nous l'avons vu hier soir.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me suis porté candidat pour faire bouger les lignes. Je peux considérer que j'ai, en effet, exercé une certaine influence dans la mesure où on a vu, tour à tour, Nicolas Sarkozy et François Hollande dire qu'il fallait brancher le FESF sur la BCE. Mme Merkel a refusé mais en même la BCE inonde les banques de liquidités et, dans une certaine mesure, ces banques achètent des titres de dette publique, ce qui favorise une certaine détente. Il y a un petit répit.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Néanmoins le problème reste entier. Ce qui se profile avec le traité européen, qui est en voie de finalisation, c'est la récession à perpétuité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense pouvoir intervenir encore utilement pour faire préciser un certain nombre de points. Par exemple, François Hollande veut faire plier Mme Merkel pour obtenir qu'on ajoute des moteurs de croissance au traité européen. Ils sont nécessaires.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La désindustrialisation s'explique par une ouverture complétement incontrôlée de nos frontières, par le fait que nous avons une monnaie surévaluée. Et, comme je pense qu'il sera difficile de rétablir autour de l'Union Européenne des droits de douane, car beaucoup de pays y sont opposés, je pense que seule une dévaluation de l'euro serait de nature à faire revenir en France les investissements et empêcher les délocalisations.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le Ministère de l'industrie est devenu un prête-nom, une annexe du Ministère des finances</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du droite de vote des étrangers</span>: Ce qui me paraît essentiel c'est l'intégration des étrangers qui le souhaitent. C'est cette voie qu'il faut privilégier. Je crains le communautarisme, les pressions qui peuvent s'exercer dans telle ou telle ville où une communauté est importante. Le communautarisme s'est beaucoup développé, comme on a pu le voir avec les lois mémorielles. Il faut prendre garde à ce que la République ne s'efface pas.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Dès 2001, je n'étais pas favorable à l'envoi de troupes au sol en Afghanistan. J'étais encore opposé au doublement des effectifs décidé par Nicolas Sarkozy. Pour autant, maintenant nous y sommes et nous devons agir en concertation avec nos alliés. Nous devons opérer un retrait dans l'ordre, la dignité et, si possible, favoriser l'émergence d'un Etat afghan qui se tienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">NB: la première moitié de cet entretien a du être réalisée par téléphone.</span></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/podcast/ADBSMlVjUmNRYgU8.mp3" length="17967104" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'Invité du midi de France Bleu, vendredi 27 janvier 2012. Il repondait aux questions de Denis Faroud et Mathilde Montagnon.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'Invité du midi de France Bleu, vendredi 27 janvier 2012. Il repondait aux questions de Denis Faroud et Mathilde Montagnon.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Je-me-suis-porte-candidat-pour-faire-bouger-les-lignes-Je-peux-considerer-que-j-ai-exerce-une-certaine-influence_a1353.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Présidentielle: Chevènement prédit une campagne "très brutale et courte"</title>
   <updated>2012-01-25T12:22:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Presidentielle-Chevenement-predit-une-campagne-tres-brutale-et-courte_a1352.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3716446-5509165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-25T12:22:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 25 janvier 2011, 11h48.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3716446-5509165.jpg" alt="Présidentielle: Chevènement prédit une campagne "très brutale et courte"" title="Présidentielle: Chevènement prédit une campagne "très brutale et courte"" />
     </div>
     <div>
      La campagne présidentielle va être &quot;très brutale&quot; et &quot;courte&quot;, a estimé mercredi Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur du MRC et candidat à la présidentielle, ajoutant ne pas croire &quot;du tout&quot; aux propos de Nicolas Sarkozy envisageant une défaite.       <br />
              <br />
       &quot;La campagne sera très brutale, très violente, courte mais violente&quot;, a affirmé Jean-Pierre Chevènement sur Canal +.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne crois pas à ces déclarations de Nicolas Sarkozy&quot;, a-t-il ajouté au sujet des confidences du président selon lesquelles il arrêterait la politique en cas d'échec à la présidentielle.       <br />
              <br />
       &quot;Le type qui s'avoue vaincu avant le match, je ne le crois pas... Cela ne lui ressemble pas du tout. Il faut bien le dire, c'est un homme combatif&quot;, a poursuivi l'ancien ministre (ex-PS), selon lequel &quot;tout est possible&quot; dans cette campagne présidentielle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Presidentielle-Chevenement-predit-une-campagne-tres-brutale-et-courte_a1352.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Je me donne une grande souplesse soit pour maintenir ma candidature, soit pour la retirer sur la base d'un accord politique"</title>
   <updated>2012-01-25T10:57:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Je-me-donne-une-grande-souplesse-soit-pour-maintenir-ma-candidature-soit-pour-la-retirer-sur-la-base-d-un-accord_a1351.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3715819-5508109.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-25T10:52:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité politique de la Matinale de Canal+, mercredi 25 janvier 2012. Il répondait aux questions de Caroline Roux et de Maïtena Biraben.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.chevenement.fr/v/4aa7a2d4a39316b620387b18f7b60a1c6bc85ab7" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/4aa7a2d4a39316b620387b18f7b60a1c6bc85ab7">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je ne crois pas à ces déclarations selon lesquelles Nicolas Sarkozy s'avouerait vaincu avant le match. Je crois, au contraire, que le campagne sera très brutale, très violente. C'est un homme combatif.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a plusieurs manières de gagner ou de perdre. Tout est possible. En principe, François Hollande est favori mais on ne sait pas quelle va être la dynamique de Marine Le Pen, ni celle de François Bayrou       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me tiens très exactement à la ligne que j'ai choisie. Je suis candidat pour faire bouger les lignes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai entendu François Hollande dire qu'il luttait pour une plus juste parité entre l'euro et le dollar. C'est un peu faible. J'aimerais qu'il aille plus loin et qu'on regarde comment faire pour que l'euro n'écrase pas notre compétitivité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Même chose pour la croissance en Europe. François Hollande propose-t-il des moyens efficaces ? Mme Merkel va t-elle se laisser convaincre ? J'attends que François Hollande définisse mieux ses mesures. Il faudrait aussi qu'il critique le nouveau traité européen tel qu'il se profile déjà.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me donne une grande souplesse soit pour maintenir ma candidature, soit pour la retirer sur la base d'un accord politique en faveur d'un candidat qui peut-être François Hollande mais pas forcément.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos d'un retrait en faveur de Jean-Luc Mélenchon</span> : Je n'en suis pas là mais je considère que Jean-Luc Mélenchon a beaucoup progressé depuis Maastricht. Incontestablement, sur un certain nombre de sujets, il serait prêt à aller plus loin que François Hollande : s'agissant de la reprise en main des comptes financiers, du contrôle des mouvements de capitaux, de la pression à exercer sur l'Allemagne par un plan B.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l'idée d'autoriser le don de congés à un collègue</span> : Je ne suis pas pour. Cela me paraît assez désincitatif.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du vote du Sénat sur la loi portant sur le génocide arménien</span> : Je suis contre la judiciarisation de l'espace public. On doit pouvoir débattre. Il s'agit d'une basse manœuvre électoraliste. Ces lois mémorielles, on commence à en avoir marre.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Je-me-donne-une-grande-souplesse-soit-pour-maintenir-ma-candidature-soit-pour-la-retirer-sur-la-base-d-un-accord_a1351.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement a trouvé Hollande "authentique et sincère" mais s'interroge</title>
   <updated>2012-01-22T19:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Chevenement-a-trouve-Hollande-authentique-et-sincere-mais-s-interroge_a1350.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3699996-5467405.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-22T19:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, dimanche 22 janvier 2011, 19h13.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3699996-5467405.jpg" alt="Chevènement a trouvé Hollande "authentique et sincère" mais s'interroge" title="Chevènement a trouvé Hollande "authentique et sincère" mais s'interroge" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC et candidat à la présidentielle, a trouvé dimanche que François Hollande avait prononcé &quot;un discours de gauche, authentique et sincère&quot;, mais s'est demandé s'il avait &quot;vraiment anticipé l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;François Hollande a prononcé au Bourget un discours de gauche, authentique et sincère. Il a revendiqué sa cohérence et livré son secret: il aime les gens. Cela peut contribuer à redonner au pays la confiance qui lui manque aujourd'hui&quot;, a relevé M. Chevènement dans un communiqué.       <br />
              <br />
       Mais pour lui, si le candidat socialiste est &quot;apparu comme un homme conscient de la difficulté de sa tâche et de l'étroitesse de ses marges&quot;, il a noté que sur l'Europe, il n'avait &quot;pas évoqué la crise de la monnaie unique&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Je crains qu'il ne surestime la possibilité d'obtenir d'Angela Merkel, sur la simple base de son élection, la révision autre que cosmétique du futur traité européen. J'ai gardé le souvenir du Pacte de stabilité négocié par Jacques Chirac et avalisé en juin 1997 par Lionel Jospin&quot;, a poursuivi M. Chevènement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      &quot;François Hollande n'a pas contesté le contrôle que le futur traité instaurerait sur les budgets nationaux, dessaisissant ainsi les parlements de leurs prérogatives. Il a en revanche évoqué le rôle de la Banque centrale européenne pour casser la spéculation, la création d'eurobonds, l'instauration d'une contribution écologique aux frontières et enfin la création d'une véritable taxe sur les transactions financières&quot;, poursuit M. Chevènement.       <br />
              <br />
       &quot;Mais tout cela dépendra de la chancelière. L'idée d'un nouveau traité de l'Elysée entre Paris et Berlin, cinquante ans après, aurait un sens, si elle permettait de remettre à plat les relations franco-allemandes&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Il a noté en outre que le député de Corrèze n'avait &quot;pas présenté de scénario alternatif s'il s'avérait que le monde de la finance (...) ne lui facilitait pas les choses.       <br />
              <br />
       &quot;On peut s'interroger s'il a vraiment anticipé l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer&quot;, a conclu M. Chevènement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Chevenement-a-trouve-Hollande-authentique-et-sincere-mais-s-interroge_a1350.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>François Hollande a-t-il mesuré l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer?</title>
   <updated>2012-01-22T18:22:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-a-t-il-mesure-l-ampleur-des-resistances-qu-il-va-rencontrer_a1349.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-01-22T18:22:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      François Hollande a prononcé au Bourget un discours de gauche, authentique et sincère. Il a revendiqué sa cohérence et livré son secret : il aime les gens. Cela peut contribuer à redonner au pays la confiance qui lui manque aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Le candidat socialiste est apparu comme un homme conscient de la difficulté de sa tâche et de l'étroitesse de ses marges. Sur l'Europe, François Hollande n'a pas évoqué la crise de la monnaie unique. Je crains qu'il ne surestime la possibilité d'obtenir de Mme Merkel, sur la simple base de son élection, la révision autre que cosmétique du futur traité européen. J’ai gardé le souvenir du pacte de stabilité, négocié par Jacques Chirac et avalisé en juin 1997 par Lionel Jospin.       <br />
              <br />
       François Hollande n'a pas contesté le contrôle que le futur traité instaurerait sur les budgets nationaux, dessaisissant ainsi les parlements de leurs prérogatives. Il a en revanche évoqué le rôle de la Banque centrale européenne pour casser la spéculation, la création d'eurobonds, l'instauration d'une contribution écologique aux frontières et enfin la création d'une véritable taxe sur les transactions financières. Mais tout cela dépendra de la chancelière. L'idée d'un nouveau traité de l'Elysée, cinquante ans après, aurait un sens, si elle permettait de remettre à plat les relations franco-allemandes.        <br />
              <br />
       François Hollande n'a pas présenté de scénario alternatif s'il s'avérait que le monde de la finance, dont il a rappelé qu'il s'était affranchi de toutes règles depuis vingt ans au moins, ne lui facilitait pas les choses.       <br />
              <br />
       On peut s'interroger s'il a vraiment anticipé l'ampleur des résistances qu'il va rencontrer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Francois-Hollande-a-t-il-mesure-l-ampleur-des-resistances-qu-il-va-rencontrer_a1349.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le poisson pourrit par la tête</title>
   <updated>2012-01-22T14:43:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Le-poisson-pourrit-par-la-tete_a1348.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-01-22T14:43:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
(A propos de la répression de la contestation de l’existence du génocide arménien)     <div>
      Retenu à Belfort par les obsèques de Philippe Garot qui fut mon adjoint à la Ville de 1989 à 2007, je ne pourrai intervenir à la tribune du Sénat lundi 23 janvier, comme je me le proposais, pour dire ma ferme opposition au type de proposition de loi que, sous l’impulsion conjointe du Président de la République et du Parti socialiste, on s’apprête à faire voter par la Chambre haute après son adoption par une poignée de députés à l’Assemblée Nationale.       <br />
              <br />
       *****       <br />
              <br />
       Curieuse conjonction, à moins de trois mois de l’élection présidentielle ! Mais déjà tout est dit : la proposition de loi visant à « réprimer la contestation de l’existence du génocide arménien » est avant tout une opération de récupération électoraliste. Et cela des deux côtés. J’ai le plus grand respect pour la mémoire douloureuse du peuple arménien, mais croit-on en servir la cause en ajoutant, loi mémorielle après loi mémorielle, un texte liberticide et anticonstitutionnel, grave atteinte à la liberté de recherche des historiens mais d’abord à la liberté tout court, c’est-à-dire à la République elle-même ? Il n’est un mystère pour personne que les auteurs directs et indirects de ces lois mémorielles visent d’abord à capter les suffrages des minorités qui ont gardé dans leur mémoire la souffrance de leurs aïeux.       <br />
              <br />
       Mais que restera-t-il alors de l’Histoire de France si elle se réduit peu à peu, par l’intervention d’un législateur incontinent, à n’être plus bientôt que la marquetterie de mémoires particulières ?       <br />
              <br />
       Jusqu’où la décomposition de ce qui nous unissait : la France et la République n’ira-t-elle donc pas ? C’est sur leur cadavre que prospèrent les communautarismes aujourd’hui florissants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La sagesse eût été de favoriser la recherche et d’abord entre Turcs et Arméniens d’une reconnaissance des massacres de 1915, à la fois de l’intention politique qui y a présidé et du contexte de la Première guerre mondiale qui les a permis. Est-ce le rôle du Parlement français de s’ingérer dans l’écriture de l’Histoire, fût-ce de peuples qui nous sont proches ? Cela ne peut se faire qu’au mépris des intérêts et de la vocation de la France.        <br />
              <br />
       La mémoire des peuples est chose délicate et il est imprudent de vouloir s’y immiscer. Cela est d’autant plus vrai que la Turquie est un grand pays « émergent », héritier d’une civilisation prestigieuse, dont le rôle au XXIe siècle sera essentiel au Proche et Moyen-Orient, en Asie Centrale et bien sûr en Méditerranée.       <br />
              <br />
       Quelle méconnaissance de l’Histoire en train de se faire ! Un proverbe chinois dit que le poisson pourrit par la tête. Ainsi en va-t-il de notre pauvre France dont l’intérêt national est le dernier souci de ceux qui la dirigent ou prétendent la diriger. Quelle diplomatie un tel pays, mis en coupe réglée par les communautarismes, peut-il encore conduire ?        <br />
              <br />
       Je proteste contre ce texte qui porte atteinte au principe de la séparation des pouvoirs législatif et judiciaire. Le législateur n’a qualité que pour fixer les règles concernant la détermination des crimes et délits et les peines qui leur sont applicables. La Constitution ne lui donne pas le pouvoir de prononcer l’équivalent d’une condamnation sur des faits qui se sont produits il y a bientôt un siècle,  sur un territoire étranger, sans qu’on connaisse ni victimes ni auteurs français.       <br />
              <br />
       De la même manière la proposition de loi porte atteinte au principe fondateur de la liberté d’expression et ce, tout particulièrement dans le domaine de la recherche historique. Si nos dirigeants étaient encore des républicains, ils se souviendraient que la vérité est assez grande pour se défendre toute seule, que Clemenceau, Zola, Jaurès n’ont eu recours qu’à des arguments pour faire innocenter Dreyfus devant la justice de la République. Les lois qui visent à judiciariser l’espace public constituent une gangrène qui permet à une multitude d’associations plus ou moins instrumentées de restreindre le champ de la liberté d’expression. Cette gangrène, s’il n’est pas mis un terme à cette dérive, se retournera un jour contre la France et contre la République. La Vendée, la colonisation, et pourquoi pas la Croisade des Albigeois ? fourniront le terrain de guerres mémorielles que seule saurait prévenir une recherche historique exigeante.       <br />
              <br />
       *****       <br />
              <br />
       Ceux qui courent après les quelques centaines de milliers de voix que peuvent leur apporter telle ou telle communauté n’oublient qu’une  chose : il y a encore dans le peuple français des républicains (par exemple les 1,5 millions d’électeurs qui s’étaient portés sur ma candidature en 2002) qui, sous une forme ou sous une autre, exprimeront leur refus de voir ainsi s’abîmer la République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Le-poisson-pourrit-par-la-tete_a1348.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Si je me suis porté candidat, c'est par patriotisme"</title>
   <updated>2012-01-19T17:18:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Si-je-me-suis-porte-candidat-c-est-par-patriotisme_a1346.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3681112-5412301.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-19T17:10:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de YouTube Elections 2012, en partenariat avec le CFJ, l'AFP et Twitter, mercredi 18 janvier 2012. Il répondait aux questions d'étudiants du CFJ.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="580" height="325" src="http://www.youtube.com/embed/bYMuji3AFUM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Si on peut me reprocher une chose pour 2002, c'est d'avoir eu des positions à bien des égards prémonitoires dont d'autres, qui s'exonèrent trop facilement de leurs responsabilités, auraient pu s'inspirer.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Si je me suis porté candidat, ce n'est pas pour négocier. Il n'y avait que des coups à prendre. Je l'ai fait par patriotisme. J'ai eu le sentiment que la France entrait dans une passe extrêmement dangereuse et que ce que j'avais dit depuis 20 ans allait se confirmer, c'est à dire que la crise de la monnaie unique allait se précipiter.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Luc Mélenchon s'est bonifié depuis le traité de Maastricht. Malheureusement, il n'a pas une stratégie de rassemblement, celle qui, seule, pourrait offrir une perspective de redressement de notre pays. Il faudrait qu'il s’appuie sur la souveraineté nationale, c'est à dire sur le peuple français tout entier, pour relever les défis qui sont à l'horizon.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos d'une VIe République</span>: Je pense que la Ve République fixe clairement les responsabilités. D'ailleurs le programme commun et l'union de la gauche ont débouché sur sa pérennisation. Car, quand François Mitterrand a accédé au pouvoir en 1981, il s'est appuyé sur la Ve République.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L'idée des emplois jeunes était bonne et a permis de mettre le pied à l'étrier de beaucoup de jeunes       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pour favoriser l'emploi, il faut une monnaie moins chère, reconstituer une Ministère de l'industrie, mener une politique en faveur des PMI avec un small business act, responsabiliser les grands groupes.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La seule protection efficace et rapide, c'est la protection monétaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il est scandaleux que l'Europe soit la seule zone du monde qui n'ait aucune croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce qui est la cause de la crise, c'est moins la dette que les déficits commerciaux de tous les pays européens, sauf l'Allemagne.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut concevoir au niveau européen un plan d'investissement sur emprunt européen. Il faut, là où c'est possible, procéder à des relances salariales. Par exemple, en Allemagne, cela s'est trop peu fait. Il faut, enfin, une baisse du niveau de l'euro.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Avec la monnaie unique, on a cru mettre un terme à des décennies d'affrontement. A vrai dire, l'euro risque de favoriser les affrontements plutôt que des les éviter.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On constate, pour ces 10 dernières années, que les pays européens qui étaient hors de la zone euro ont eu des taux de croissance légèrement supérieurs à ceux des pays de la zone euro.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’Union Européenne n'est pas démocratique : la plupart de ses instances ne sont pas élues.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas favorable à une intervention militaire en Syrie. C'est au peuple syrien, qui souffre terriblement, de trouver la solution. Ça n'empêche pas que des moyens de pression puissent s'exercer.        
       </li></ul><ul class="list"><li>On n'a jamais vu les faibles s'ingérer dans les affaires des forts. Le droit d'ingérence est hypocrite.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du conflit israélo-palestinien</span> : Je suis profondément peiné par l'incapacité à trouver une solution à ce problème (…) Il faut le dire : la responsabilité des États-Unis est grande. M. Obama a reculé de manière spectaculaire. Cependant, je crois à son honnêteté. A long terme, il sait qu'on ne peut pas laisser puruler cet abcès au cœur du monde arabo-musulman.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L'Afrique a des capacités de croissance qui ont été tout à faut sous-estimées. D'une certaine manière, le fait que la Chine et les Etats-Unis s'y intéressent, moi je ne le déplore pas. L'Afrique avait besoin d'avoir autre chose qu'un tête à tête avec la France et l'Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le problème principal de l'Afrique est la construction d’États de droit, avec  des fonctionnaires intègres, avec un appareil éducatif de qualité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je souhaite pour l’École une autre pédagogie, plus directive, une autre formation des enseignants, plus d'enseignants en primaire, une réforme de la maternelle.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On a détruit la police de proximité. M. Sarkozy l'a caricaturée. Je pense qu'il faut y revenir et faire travailler ensemble tous les acteurs de la sécurité.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Si-je-me-suis-porte-candidat-c-est-par-patriotisme_a1346.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Candidat pédagogue</title>
   <updated>2012-01-20T11:31:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Candidat-pedagogue_a1347.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3686721-5428300.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-19T14:00:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Pierre Chevènement aux Dernières Nouvelles d'Alsace, 19 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3686721-5428300.jpg" alt="Candidat pédagogue" title="Candidat pédagogue" />
     </div>
     <div>
      <b>Dernières Nouvelles d'Alsace : Pourquoi Lohr ?</b>       <br />
       <b>Jean-Pierre Chevènement: </b>C’est une entreprise très représentative du savoir-faire industriel français, avec une avance technologique remarquable. Je connais les difficultés qu’elle rencontre, mais elles ne sont pas insolubles et il est de la responsabilité des banques et de l’État de fournir à Lohr les moyens de son développement. Au moment où beaucoup de candidats parlent de réindustrialiser la France, voilà un exemple concret de ce qui pourrait être fait s’il y avait un ministère de l’industrie dans ce pays… Lohr souffre aussi d’une monnaie trop forte, surévaluée. C’est une caractéristique de toutes les entreprises que je visite.       <br />
              <br />
       <b>Néanmoins, vous ne préconisez pas une sortie de l’euro...</b>       <br />
       Je privilégie le maintien de la monnaie unique, même si elle procède d’une erreur au départ, d’un vice initial contre lequel on ne pourra rien faire. Il faut que la Banque centrale européenne intervienne à la hauteur voulue pour casser la spéculation contre des pays comme l’Italie.       <br />
              <br />
       <b>Les Allemands sont contre...</b>       <br />
       Nous sommes face à une psychorigidité allemande qui vient de la confiscation de l’épargne allemande au moment de la création du deutschmark en 1948. La banque centrale allemande n’a qu’une seule mission, la lutte contre l’inflation. On a recopié les statuts de la Bundesbank pour la monnaie unique, dont on a fait une sorte de Mark bis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Dans votre Plan B, vous proposez de passer de la monnaie unique à une monnaie commune.</b>       <br />
       On créerait des euromarks, des eurofrancs, des eurolires dans une grille de parité qui serait négociée périodiquement. J’ai essayé de penser un système qui restaurerait une certaine flexibilité mais qui maintiendrait un toit commun européen au-dessus des monnaies nationales.       <br />
              <br />
       <b>En annonçant votre candidature, vous disiez que vous voulez faire bouger les lignes. Ont-elles déjà bougé ?</b>       <br />
       Faire bouger les lignes voulait dire exercer une pédagogie. Ont-elles bougé ? Sur l’accord PS-Verts, François Hollande a pris des distances. Sur le siège de la France au Conseil de sécurité, il a tenu des propos qui me rassurent. Sur l’Europe, il n’a pas suffisamment bougé. Il faut organiser la croissance au niveau de l’Europe, avec une monnaie moins chère, un plan d’investissement européen et une relance salariale dont l’Allemagne devrait donner l’exemple.       <br />
              <br />
       <b>Maintiendrez-vous votre candidature jusqu’au bout ?</b>       <br />
       Je me donne une certaine souplesse d’appréciation. Le moment venu, je ne veux pas exclure de faire mouvement (arrière). Mais ce n’est pas actuellement mon état d’esprit.       <br />
              <br />
       <b>Les sondages sont plutôt favorables à Mélenchon, pas à vous...</b>       <br />
       Ma candidature est une candidature pédagogique. Je n’ai pas fait de démagogie. On ne peut pas me le reprocher. Il faut mettre un peu de fond dans le débat, sinon le naufrage de la monnaie unique va télescoper la campagne sans même qu’on ait évoqué les moyens de s’en sortir à moindre frais. J’ai une certaine légitimité à critiquer la monnaie unique parce que je n’étais pas pour au départ.       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.dna.fr/politique/2012/01/19/candidat-pedagogue">Dernières Nouvelles d'Alsace</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Candidat-pedagogue_a1347.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Conférence "Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?": le Live Tweet</title>
   <updated>2012-01-17T12:16:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Conference-Un-plan-B-pour-sortir-de-l-euro-comment-s-y-prendre-le-Live-Tweet_a1345.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <published>2012-01-17T12:16:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement organisait lundi 16 janvier à la Maison de l’Amérique latine un débat avec des économistes sur le thème &quot;Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?&quot;.        <br />
       Étaient présents:       <br />
       -Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de &quot;La trahison des économistes&quot; (Gallimard, 2008)       <br />
       -Jean-Paul Fitoussi, économiste, directeur de recherche OFCE       <br />
       -Philippe Murer, financier       <br />
       -Jean-Claude Werrebrouck, économiste, ancien professeur à l’Université de Lille 2       <br />
              <br />
       Revivez la conférence grâce au Live Tweet de Julien Landfried, porte-parole de Jean-Pierre Chevènement et responsable de la campagne en ligne:
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script src="http://storify.com/dbouderballa/conference-un-plan-b-pour-sortir-de-l-euro-comment.js"></script><noscript>[<a href="http://storify.com/dbouderballa/conference-un-plan-b-pour-sortir-de-l-euro-comment" target="_blank">View the story "Conférence \"Un plan B pour sortir de l'euro: comment s'y prendre?\"" on Storify</a>]</noscript>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Conference-Un-plan-B-pour-sortir-de-l-euro-comment-s-y-prendre-le-Live-Tweet_a1345.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les agences de notation ont raison de dire que le problème vient des écarts de compétitivité au sein de la zone euro"</title>
   <updated>2012-01-16T12:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Les-agences-de-notation-ont-raison-de-dire-que-le-probleme-vient-des-ecarts-de-competitivite-au-sein-de-la-zone-euro_a1343.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3663895-5369519.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-16T12:32:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité des 4 Vérités sur France 2, lundi 16 janvier 2012. Il répondait aux questions de Gilles Bornstein.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.chevenement.fr/v/6ac25722c764a895b31ad866bcafb55a2f74adb8" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/6ac25722c764a895b31ad866bcafb55a2f74adb8">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>Je constate que notre politique se fait &quot;à la corbeille&quot; selon l'expression du Général de Gaulle. Nous sommes soumis aux marchés financiers. Mais il faut bien rappeler que, dans cette histoire, c'est l'arroseur arrosé: c'est M.Sarkozy qui avait fait de la conservation du triple A l'enjeu emblématique de la campagne présidentielle       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut bien apprécier les conséquences de cette perte: au delà du renchérissement du taux des emprunts que nous allons devoir contracter, c'est la contribution de la France au FESF, le seul mécanisme de sauvetage de la monnaie unique, qui va être menacée.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La monnaie unique, cette construction erronée selon moi et qui a été le projet commun de toutes nos élites depuis au moins 2 ou 3 décennies, pose problème.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ou bien l'Allemagne accepte que la BCE intervienne massivement pour remettre à flot la monnaie unique et casser la spéculation, ou bien il faudra s'orienter vers la mutation de la monnaie unique en monnaie commune.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'organiserai cette après-midi, à la maison de l’Amérique latine, une <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/agenda/Conference-Un-plan-B-pour-sortir-de-l-euro-comment-s-y-prendre_ae160225.html">réunion d'économistes</a> pour réfléchir à ce que pourrait être une monnaie commune.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les agences de notation ont beaucoup de pouvoir, mais en même temps je ne veux pas casser le thermomètre. Elles ne disent pas que des bêtises. Par exemple, Standard &amp; Poor's explique que ce n'est pas simplement la prodigalité budgétaire qui est en cause mais également les écarts de compétitivité, les déficits extérieurs.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>Il faut de l’ambition pour organiser les moyens de la croissance en Europe. Il y a un moyen qui me vient à l'esprit: une moindre surévaluation de l'euro. L'euro étouffe la croissance et favorise les délocalisations industrielles.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a un autre élément : il faut convaincre nos cousins germains de faire preuve de moins de psychorigidité. Il faut qu'il y ait un emprunt européen pour financer un plan d'investissement, que les Allemands procèdent à une relance salariale et que la BCE joue le rôle qui devrait être le sien.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous avons abandonné notre souveraineté monétaire. La BCE prête aux banques à 1% des quantités astronomiques mais refuse de prêter aux États qui, eux, doivent s'endetter à 7% comme l'Italie.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il m'a semblé que, pour avoir été un des rares hommes politiques à contester le choix de la monnaie unique en 1992, ma candidature avait au moins autant de légitimité que celle de Mme Eva Joly ou d'autres.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Les-agences-de-notation-ont-raison-de-dire-que-le-probleme-vient-des-ecarts-de-competitivite-au-sein-de-la-zone-euro_a1343.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La dégradation de la note de la France pose la question de l'avenir de la monnaie unique</title>
   <updated>2012-01-14T19:44:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/La-degradation-de-la-note-de-la-France-pose-la-question-de-l-avenir-de-la-monnaie-unique_a1342.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-01-14T19:44:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Si les taux d'intérêt auxquels la France emprunte doivent s'élever ne serait-ce que d'un point, la France ne pourra plus contribuer à un niveau significatif au Fonds européen de stabilité financière. Le maintien de la monnaie unique tendra donc inutilement les relations franco-allemandes.       <br />
              <br />
       Le passage de l'euro de monnaie unique à une monnaie commune devient un scénario de plus en plus réaliste. Ce sera l'objet d'un <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/agenda/Conference-Un-plan-B-pour-sortir-de-l-euro-comment-s-y-prendre_ae160225.html">débat ouvert à la presse</a> auquel j'ai convié des économistes (Jean-Paul Fitoussi, Jean-Luc Gréau, Philippe Murer et Jean-Claude Werrebrouck) ce lundi 16 janvier à 18h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/La-degradation-de-la-note-de-la-France-pose-la-question-de-l-avenir-de-la-monnaie-unique_a1342.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La perte du triple A va fragiliser la zone euro</title>
   <updated>2012-01-14T09:55:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/La-perte-du-triple-A-va-fragiliser-la-zone-euro_a1341.html</id>
   <category term="Carnet de Jean-Pierre Chevènement" />
   <published>2012-01-14T09:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Pierre Chevenement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La perte du triple A par la France illustre la toute-puissance des marchés financiers et le fait que notre politique se fait désormais à la corbeille, contrairement aux assertions du Président de la république. Elle sanctionne surtout la cécité de nos élites, dont la monnaie unique a été depuis des décennies le projet commun.       <br />
              <br />
       La perte du triple A va fragiliser la zone euro. Il n'est pas sûr que la France puisse contribuer encore longtemps au Fonds européen de stabilité financière. L'Allemagne ne pourra pas demeurer le seul contributeur d'une zone euro transformée en tonneau des Danaïdes. Ou bien elle acceptera que la BCE puisse recourir à la création monétaire, ou bien il sera temps alors d'organiser la mutation de l'euro, de monnaie unique en monnaie commune.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/La-perte-du-triple-A-va-fragiliser-la-zone-euro_a1341.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Nous nous sommes défaussés de toute responsabilité sur des instances absolument technocratiques"</title>
   <updated>2012-01-14T09:52:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/Nous-nous-sommes-defausses-de-toute-responsabilite-sur-des-instances-absolument-technocratiques_a1340.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3658294-5358341.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-14T09:52:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était invité, avec Jacques Attali, des "Débats de la presidentielle" sur France Inter et Public Sénat, vendredi 13 janvier 2012. Ils répondaient aux questions de Matthieu Aron et Mathieu Sarda.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.chevenement.fr/v/f3dfe4a458e6a12a45cb22366578f42cadc3b4ca" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/f3dfe4a458e6a12a45cb22366578f42cadc3b4ca">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos d'une éventuelle sortie de l'euro</span> : le risque est plutôt que l'euro nous quitte. Il n'est pas du tout impossible qu'à la suite d'un défaut de l'Italie, par exemple, le système s'enraye.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai proposé dans &quot; <span style="font-style:italic">Sortir la France de l'impasse</span> &quot; que nous amenions les Allemands à considérer que la BCE devait intervenir sur les marchés de la dette de manière à casser la spéculation et à promouvoir une politique de change plus favorable pour notre industrie, c'est à dire un euro moins surévalué qu'il ne l'est.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Dans l'hypothèse où nous n'arriverions pas à faire bouger la psychorigidité allemande (…) il faudrait bien aller quelque part. Il serait intelligent alors de revenir un peu en arrière pour repartir de l'avant ensuite, c'est à dire revenir à une monnaie commune. Ce serait un panier de monnaie qui servirait dans les transactions internationales avec des éléments de souplesse et de flexibilité qui seraient les monnaies nationales.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La BCE agit en fonction de la mission qui lui a été confiée par les traités. Certes, elle a pris quelques libertés mais trop tard et insuffisamment.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On confond le problème de la monnaie unique et celui du fédéralisme. Le problème du fédéralisme est beaucoup plus vaste. Pour faire une fédération, il faut avoir un projet qui soude les différentes composantes. En Europe aujourd’hui, il n'y a évidemment pas de projet commun. L’Allemagne a une politique de cavalier seul.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>On ne peut pas parler de fédéralisme si on parle simplement de gouvernement économique de la zone euro.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du  &quot;produire en France&quot;</span> : Il y a une très grande hypocrisie de la part des candidats qui développent cette thématique et qui ne mettent pas en cause en même temps les choix qu'ils ont fait, c'est à dire abandonner la souveraineté nationale et toute protection.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La protection est d'abord monétaire. La monnaie surévaluée de 10, 20, 30% c'est l’équivalent d'un droit de douane de 10, 20, 30%.       
       </li></ul><ul class="list"><li>En matière de politique industrielle, 900 usines ont fermé depuis 2008 mais nous n'avons aucun moyen de les défendre. La commission européenne interdit la politique industrielle.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pour se réindustrialiser il faut une monnaie moins chère, il faut que les grands groupes que nous avons crée apprennent à renvoyer l’ascenseur, il faut aider le surgissement de PMI. Il faut également un ministère de l'industrie.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes un zone de stagnation. L'Europe est le seul continent où il n'y a aucune perspective de croissance, où les entreprises refusent d'investir, où les délocalisations sont massives.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous nous sommes défaussés de toute responsabilité sur des instances absolument technocratiques. C'est pour cela qu'il y a une colère dans le pays.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a maldonne quand on parle de fédéralisme. Jacques Attali nous fait miroiter un fédéralisme des recettes mais en réalité, il sait très bien que le fédéralisme dont parlent M. Sarkozy et Mme Merkel, c'est un fédéralisme de contrôle budgétaire, c'est une mise sous tutelle des pays en difficulté. C'est idiot, coercitif et anti-démocratique ! C'est la porte ouverte à une Europe post-démocratique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On peut plafonner le quotient familial pour les 2 déciles supérieurs et créer des allocations supplémentaires pour ceux qui aujourd'hui ne bénéficient pas du quotient familial. Mais attention aux effets pervers. Ne bousculons pas une politique familiale qui marche.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a une colère dans le pays. Il y a également maldonne sur la souveraineté nationale. On ne l'a pas développée comme ce qu'elle est, c'est à dire le point d'appui pour exercer des effets de levier vers l'Europe et vers le monde. On a considéré que la souveraineté nationale, c'était le repli. On a donc fait le lit du Front national.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Sur le droit de vote des étrangers</span> : Le problème n'est pas là. Le problème, c'est l'intégration. Je privilégie la voie de la naturalisation.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/Nous-nous-sommes-defausses-de-toute-responsabilite-sur-des-instances-absolument-technocratiques_a1340.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"</title>
   <updated>2012-01-13T13:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.chevenement.fr/C-est-parce-que-je-suis-constant-que-j-estime-avoir-une-legitimite-pour-etre-candidat_a1339.html</id>
   <category term="Agenda et médias" />
   <photo:imgsrc>http://www.chevenement.fr/photo/art/imagette/3656951-5355643.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-01-13T12:56:00+01:00</published>
   <author><name>Chevenement.fr</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.chevenement.fr/photo/art/default/3656951-5355643.jpg" alt=""C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"" title=""C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>J'ai exercé la plupart de mes fonctions successivement et non simultanément, sauf peut être celle de maire de Belfort. C'est d'ailleurs celle qui m'a d'ailleurs donné le plus de satisfaction. Je l'ai exercé dans la durée, plus de 20 ans, et dès 1985 je me suis attaché au projet TGV Rhin-Rhone que j'ai eu la satisfaction de voir aboutir.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne suis pas un homme politique tout à fait comme les autres. Je ne fais pas de coups de communication en permanence et j'inscris mon action dans un dessein presque continu depuis 40 ans et le congrès d'Epinay. Je conçois que ce soit mal accordé avec le rythme des médias, qui se renouvellent en permanence, mais moi je suis constant. C'est parce que je suis constant que j'estime avoir une légitimité pour être candidat au moins égale à celle des autres candidats de gauche.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes dans une crise énorme, comme la France n'en a pas connu depuis 1945. La monnaie unique est le projet auquel nos élites, de droite comme de gauche, ont tout sacrifié. Ce projet est en train de se casser la figure : la monnaie unique prend l'eau.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense avoir un titre à dire « voilà comment on peut s'en sortir à moindre frais » « voilà comment on peut faire évoluer ce système ». J'ai une crédibilité pour cela que n'ont pas ceux qui nous ont fourvoyés.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant les parrainages</span> : Je pense que les consignes extrêmement strictes données par les partis et le point du conformisme, qui fait que beaucoup d'élus hésitent à s'engager, aboutissent à une raréfaction des parrainages. Cela rend le travail plus difficile pour les candidats, comme moi, qui ne bénéficient pas du soutien d'un grand parti.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'ai quitté le gouvernement en 1983 pour m'opposer au tournant libéral (…) Nous sommes loin aujourd'hui du « changer la vie » et de ce qui était la ligne politique du Parti socialiste dans les années 70 et au début des années 80. C'est ce changement de cap qui a laissé en déshérence les classes populaires qui, pour certaines d'entre elles, se tournent vers des solutions simplistes et peuvent apporter leur soutien au Front national. Je m'en désole.       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'observe que dans les très jeunes générations, il y a un repolitisation. Il y a des jeunes qui, sans revenir aux valeurs collectives qui nous portaient, savent trouver un équilibre entre l'individualisme de la génération précédente et l'engagement politique. Je trouve des jeunes générations très futées, très politisées. Peut-être est-ce l'effet du Net.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de la légalisation du cannabis</span> : Nous avons déjà une drogue : l'alcool. Faut-il en rajouter beaucoup d'autres ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>J'espère que François Hollande saura redresser sa perception de l'Europe. Cependant, je remarque que son entourage est très monocolore.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
 	<enclosure url="http://www.chevenement.fr/podcast/BzdRMlJuUWUAOFJm.mp3" length="11411572" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement était l'invité de la matinale de Radio Nova, jeudi 12 janvier 2012.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Chevenement.fr</itunes:author>
   <link rel="alternate" href="http://www.chevenement.fr/C-est-parce-que-je-suis-constant-que-j-estime-avoir-une-legitimite-pour-etre-candidat_a1339.html" />
  </entry>
</feed>

