Carnet de Jean-Pierre Chevènement

Un candidat républicain


Edito de Jean-Pierre Chevènement à Citoyens Militants, le bulletin du Mouvement Républicain et Citoyen, mai 2010.


Avec la crise grecque ce sont les illusions de Maastricht qui se sont révélées en plein jour. Le pari fait sur la monnaie unique était un pari sur le fédéralisme. Maastricht en ignorant les nations et les réalités qu’elles recouvrent était bâti sur le sable. Aujourd’hui il faut refaire l’Europe à partir des nations.

Ou bien la raison des nations triomphera et on pourra sortir de cette crise par le haut avec une initiative de croissance européenne qui tempérera la cure de rigueur excessive administrée à la Grèce. En d’autres termes, l’Allemagne qui exporte 50 % de sa production cessera de comprimer comme elle le fait depuis dix ans sa demande intérieure. Une politique de déflation salariale compétitive décidée unilatéralement ne constitue pas en effet une stratégie coopérative à l’échelle de l’Europe. Elle ne répond pas non plus à l’intérêt de l’Allemagne qui exporte plus de 40 % de sa production vers la zone euro.

Ou bien donc une stratégie coordonnée de croissance pourra être définie à l’échelle de la zone euro ou bien à défaut de ce gouvernement économique intelligent de la zone euro, celle-ci à plus ou moins long terme sera vouée, à travers une récession générale, à l’éclatement. Celui-ci pourrait être maîtrisé à travers une monnaie commune réservée aux transactions extérieures, chaque pays retrouvant en interne sa monnaie et une marge de flexibilité.

Le MRC ne prendra pas argument de sa lucidité rétrospective pour prôner la politique du pire non que nous ayons modifié nos analyses sur la monnaie unique, mais celle-ci est devenue une réalité depuis 1999. Plutôt que d’ouvrir la voie à une nouvelle étape chaotique de la crise, nous préférons prôner les remèdes qui nous paraissent les plus efficaces : initiative de croissance européenne dans le cadre d’une réforme du système monétaire international fondé sur des parités fixes et ajustables, strict contrôle des marchés financiers, taxation voire contrôle des mouvements de capitaux, écluses sociales et environnementales en vue d’instaurer une concurrence équitable. Là est la voie de la responsabilité. Restons fidèles à nous-mêmes en adaptant notre discours. Le MRC souhaitera - j’en suis sûr, mais c’est une décision de son Congrès - « une sortie par le haut » sans se dissimuler la difficulté de l’exercice vis-à-vis de notre partenaire allemand, très attaché à l’« ordo-libéralisme » et qui entend imposer ses choix.

Le parti socialiste élabore son programme. A côté de propositions raisonnables ainsi en matière fiscale, on trouve une naïveté fondamentale étonnante : le parti socialiste parle ainsi « d’écluses sociales et environnementales » aux frontières de l’Europe. Fort bien. Mais il ne s’avise pas de la profonde incohérence de ces propositions avec le traité de Lisbonne que ses parlementaires dans leur majorité ont approuvé, ni du contenu du programme du « parti socialiste européen » (PSE) auquel il participe. Qu’il se fasse entendre d’abord au sein du PSE, s’il ne veut pas encourir encore une fois le soupçon du double langage.

Nous réclamons une franche rupture avec le social-libéralisme dans lequel, depuis 1983, le PS a fourvoyé la gauche et la France avec elle. Or, nous ne trouvons dans le document publié par le PS pas une once d’autocritique et pas le plus petit commencement d’une analyse de la crise de la globalisation libérale. Ce n’est pas une découverte : le PS et le MRC ne sont pas sur la même ligne. C’est pourquoi il est difficile d’imaginer, à moins d’une rupture claire du PS avec son orientation social-libérale, que nous puisions accepter d’être écrasés dans des « primaires » où nous perdrions toute influence pour modeler la suite.

C’est pourquoi la motion adoptée par le Conseil National du MRC du 28 avril proposera au Congrès de Paris des 26 et 27 juin prochains de créer les conditions qui nous permettront de voter pour un candidat « républicain », capable de sortir la France de l’ornière sociale libérale et d’ouvrir pour elle et pour l’Europe un nouveau chemin. C’est le sens du programme de salut public adopté par notre Conseil National.

Pour ouvrir ce nouveau chemin, il faut d’abord créer dans l’esprit public l’espace dans lequel pourra surgir le candidat républicain qui permettra à la gauche et à la France de reconquérir leur destin.


Rédigé par Jean-Pierre Chevenement le Jeudi 6 Mai 2010 à 15:56 | Lu 6972 fois



1.Posté par SEDAT Reynaldo le 06/05/2010 17:42
http://www.dailymotion.com/video/xd6zuc_joseph-stiglitz-predit-la-fin-de-l_newsI8

2.Posté par Djamal Benmerad le 06/05/2010 19:03
Soyez sûr que si vous êtes candidat à la prochaine prochaine présidentielle je demanderais à mes amis de France (assez nombreux) de voter pour vous.

Salutations

3.Posté par Jacques Kotoujansky le 06/05/2010 20:04
Monsieur Chevènement,
Pour sortir de la crise si profonde que traverse non seulement notre pays mais au-delà l'ensemble de la civilisation occidentale, Etats-Unis et monde anglo-saxon compris, il faut sans aucun doute plus qu'un "gouvernement économique de la zone euro" ou qu'une ode à la République.
Il faut, à mon sens :
1/ - une réflexion globale quant au modèle de l'Etat-providence, qui, selon le mot celèbre de F. Bastiat, est cette fiction qui permettrait à chacun de vivre aux dépens de chacun, et rend compte aujourd'hui de l'accumulation perverse de déficits insoutenables des finances publiques responsables de montagnes de crédits évidemment insolvables, et en tout cas à la charge de la génération future, immoralité avérée,
2/ - une réflexion sans tabous quant au mondialisme mortifère dont les origines plongent loin dans le monde anglo-saxon et états-unien épris de domination globale. Vous déplorez la passivité du Parti socialiste. C'est être bien naïf que de croire capable ce parti d'une telle réflexion, tout entrelardé qu'il est d'atlantistes patentés et d'internationalistes dogmatiques qui sont, au moins intellectuellement pour le dire aimablement, tout acquis à la domination états-unienne,
3/ - il faut enfin une pensée exigeante de la spécificité nationale et des conséquences que cela implique, notamment en termes de tolérance à l'immigration, laquelle est l'instrument, secret et dévastateur, des oligarchies qui aspirent à la fin des nations européennes, et de toutes les nations en réalité.
C'est, je le crois, le candidat, - ou la candidate... -, qui portera haut et clair ces valeurs, tant il est vrai que le clivage fondamental de la politique n'est pas droite/gauche mais nationaux/mondialistes, ce candidat donc, qui aura vocation à réunir les patriotes.
Vous pourriez certes aspirer à un tel rôle, mais il vous faudrait sans doute regarder au-delà des rangs de la gauche, même "républicaine", et cela, le voulez-vous vraiment ?
JK

4.Posté par Berniolles le 06/05/2010 20:04
Monsieur Chevènement allez jusqu'au bout de votre raisonnement.

Dans les conditions actuelles il est impossible qu'il ait une monnaie unique en Europe. Sans politique économique, industrielle, agricole et de Recherche commune, axées dans le sens de la relance de tous ces secteurs (ce que ne pourra faire la Grèce écrasée), ce n'est pas possible.

De plus comme on le voit avec les taux d'intérêts pratiqués par les marchés, la monnaie est un élément fondamentale de l'exploitation néo libérale.

De toute manière l'euro va exploser...

sauvons notre pays...
JMB

5.Posté par lenormand le 06/05/2010 20:44
"Celui-ci pourrait être maîtrisé à travers une monnaie commune réservée aux transactions extérieures, chaque pays retrouvant en interne sa monnaie et une marge de flexibilité." .. C'est exactement ce que dit Nicolas Dupont-Aignan .. un républicain..gaulliste. Je vous ai entendu parler très bien du gaullisme..cela ne doit donc pas vous géner !
La France est mal partie... JPC et NDA rassemblez-vous, rassemblez nous ! C'est urgent !

6.Posté par gasoil le 06/05/2010 22:27
Parfaitement d'accord avec JPC, éternel cocu du PS et dernier intellectuel politique digne de ce nom, il est temps de penser à la France et d'unir les forces républicaines, donc avec DLR !
Nicolas Dupont Aignan apporte le sang neuf qu'il faut. JPC l'expérience et l'expertise.
Salutations républicaines
Gasoil , chevénementiste et de gauche

7.Posté par SEDAT Reynaldo le 07/05/2010 11:53
Bjr Jean-pierre Chevènement...!

Une petite question me vient subrepticement à l'esprit:"Avez-vous signé la pétition du Député Nicolas Dupont-Aignan intitulée "Sortons de l'euro avant qu'il ne soit trop tard" qu'il présente aujourd'hui à l'Assemblée Nationale...?

Salutations.

8.Posté par BA le 07/05/2010 16:31
Vendredi 7 mai 2010 :

Les Etats d’Europe du sud voient les taux d’intérêt de leurs emprunts exploser.

Les taux d’intérêt atteignent des niveaux inimaginables.

Regardez ces chiffres ahurissants :

Si l’Irlande voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 5,91 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR%3AIND

Si l’Irlande voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de 4,37 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB2YR%3AIND

Si le Portugal voulait emprunter à 10 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 6,29 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR%3AIND

Si le Portugal voulait emprunter à 2 ans, il devrait verser un taux d’intérêt de 5,88 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR%3AIND

Si la Grèce voulait emprunter à 10 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de ... 12,43 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

Si la Grèce voulait emprunter à 2 ans, elle devrait verser un taux d’intérêt de ... 18,73 %.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND

9.Posté par Yann ( MRC 22 ) le 07/05/2010 17:56
La crise s'accentue et nous avons besoin d'une parole forte et claire, maintenant ! Pendant que NDA porte l'estocade sur l'euro, JPC souhaite une initiative de relance coordonnée en Europe. C'est intelligent, mais ce n'est pas nouveau, nos dirigeants ont largement eu le temps d'y réfléchir et ce n'est pas la direction que prend Fillon ...On ne peut influencer que des gens qui ont une vraie proximité avec vos analyses. J'avoue que je préfèrerais une politique de "rupture", si on peut encore employer ce vocabulaire !

10.Posté par Raynald91 le 07/05/2010 21:58
Le candidat républicain sera Nicolas DUPONT-AIGNAN...Lors du procahin congrès du MRC, les cadres de ce mouvement ne pourront pas ignorer les thèses de DEBOUT LA REPUBLIQUE qui sont identiques aux leurs...
Alors qu'attendez-vous???????
Il faut unir tous les républicains de gauche et de droite, et c'est aujourd'hui qu'il faut le faire..car après, il sera trop tard.

11.Posté par Raynald91 le 07/05/2010 22:02
Il faut signer la pétition de DLR pour sortir de l'Euro....

http://www.debout-la-republique.fr/IMG/pdf/Petition-Sortons-de-l_euro.pdf

12.Posté par SEDAT Reynalo le 08/05/2010 08:23
Bjr Jean-Pierre Chevènement...!

Il faut absolument que vous vous rapprochiez de Nicolas Dupont-Aignan...!
Excellent Week-End,@+,Reynaldo.

13.Posté par Elie Arié le 08/05/2010 12:58
Il semble bien, au contraire, que cette crise ait fait avancer l'idée, réclamée depuis longtemps par Jean-Pierre Chevènement, d'un "gouvernement politique de la zone Euro", même en Allemagne.

Reste à savoir s'il se mettra réellement en place, ou si ce ne sont que "des paroles verbales", selon l'expression du Canard Enchaîné.

14.Posté par surmely alain le 08/05/2010 23:22
« Les caisses de l’Etat sont vides » : voyons d’un peu plus près ce qui signifie (et cache) cette affirmation.


I) Le coût de la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + l’injustice fiscale = 190 Milliards d’euros de manque à gagner par an


-Le montant de la dette publique publique était,suivant des sources fiables,à la fin de l’année 2009 de 1489 milliards d’euros,soit 77,6 % du PIB(soit les 3 /4 des richesses produites annuellement par la France).Depuis 1980 l’Etat français a versé aux marchés financiers plus de 1150 milliards d’euros d’intérêts et continue à verser annuellement à ces organismes financiers 50 milliards d’euros au titre des intérêts de la dette.Ces 50 milliards correspondent à ce que l’on appelle la charge de la dette(intérêts seuls)tandis que 30 milliards sont versés au titre du capital remboursé.La charge de la dette est le 2 ème poste budgétaire de l’Etat.

-L’Etat n’étant plus autorisé depuis 1973 à emprunter auprès de la banque de France,bien qu’elle soit propriété de l’Etat,et ne pouvant pas davantage emprunter à la Banque Centrale Européenne(depuis les accords de Maastricht de 1992)doit recourir également à des institutions privées,aux marchés financiers afin de financer ses besoins(investissements,frais de fonctionnement..etc).Ces établissements financiers-banques,organismes de crédit-créent ou émettent alors de la monnaie et demandent à leur créancier-à savoir l’Etat français-de leur verser,en sus du capital remboursé,des intérêts qui s’élèvent annuellement à 40 milliards d’euros(300 milliards d’intérêts annuels versés aux banques privées dans la zone euro),selon les calculs et chiffres avancés par la très sérieuse étude dûe à André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder(La dette publique,une affaire rentable.A qui profite le système ? Ed. Yves Michel, 2008).

-C’est donc toute la collectivité domiciliée en France qui est contrainte de supporter le poids de plus en plus lourd de cette dette,à payer les frais liés à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers.Le coût de cette dépendance s’élève annuellement à 90 milliards d’euros,l’Etat français ayant perdu le monopole(droit régalien par excellence)de l’émission monétaire,ce rôle étant dévolu à des institutions privées(pour l’essentiel)et l’Etat ne pouvant emprunter ni auprès de la banque de France ni auprès de la BCE les traités européens l’interdisant expressément.

-A cette dépendance vis-à-vis des marchés financiers il faut ajouter un ensemble de mesures ou pratiques dûes à des particuliers ou sociétés privées qui relèvent de l’injustice fiscale.Ainsi,on estime(là encore nous en sommes réduits à des estimations mais les ordres de grandeur restent tout-à-fait significatifs)à 50 milliards d’euros le manque à gagner dû à l’évasion fiscale(pour échapper au fisc,à l’impôt)chaque année.Les niches fiscales(un ensemble de dispositions qui relèvent presque toutes de l’inéquité quand ce n’est pas l’injustice la plus inadmissible)représentent,à ce jour,un manque à gagner,pour l’Etat,de 50 milliards d’euros par an.Le « bouclier fiscal »,contrairement à certaines idées reçues,ne fait perdre à l’Etat, « que » 600 millions d’euros par an.Mais la symbolique dont il est porteur est très significative :l’Etat envoie des chèques aux montants non dérisoires,au nom du Trésor Public,à des gens déjà très riches.


II) Mettre fin à la dépendance de l’Etat vis-à-vis des marchés financiers + mettre fin aux privilèges fiscaux = dette publique réglée en un peu plus de 5 ans malgré une conjoncture économique défavorable


L’ensemble des dispositions-datant pour certaines des années 1970-et contraintes détaillées ci-dessus permettent d’estimer à 190 milliards annuels le manque à gagner,pour les finances publiques :dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour moitié,l’autre moitié étant imputable à l’inégalité des Français devant l’impôt ou,si l’on préfère,à l’injustice fiscale.On peut pourtant estimer à environ cinq ans le temps nécessaire à l’Etat français pour régler la question de la dette publique.Pour ce faire,l’Etat doit tout d’abord reprendre le contrôle de l’émission monétaire-via la nationalisation des banques/organismes de crédit et la remise en cause des traités européens-afin de s’affranchir des marchés financiers.Les marchés financiers sont en train d’étrangler l’Etat français(ainsi que d’autres Etats)au moyen de l’explosion de la dette publique.Ensuite,il convient que l’Etat français mette un terme à ce que l’on peut appeler des privilèges fiscaux.Ces privilèges fiscaux sont,certes,un forme efficace de clientélisme électoral et une excellente méthode pédagogique inculquant l’incivisme comme la haine de l’intérêt général et de la patrie mais ils font désormais courir à la France des risques qu’il conviendrait de ne plus dissimuler à la population.En effet,le manque à gagner,que l’on peut estimer globalement à 200 milliards par an,actuellement supporté par l’ensemble de la population(sans-papiers compris)a fait exploser la dette publique et sa croissance est continue.Les efforts demandés à la population,encore récemment,ne suffiront pas à enrayer la croissance de cette dette.Il n’y aura pas le compte.Donc,il est prévu d’allonger la durée du travail,c’est-à-dire la durée des cotisations retraite,en repoussant l’âge de départ à la retraite,les salaires des fonctionnaires resteront bloqués,l’emploi sera davantage précarisé afin de satisfaire les exigences des entreprises elles-mêmes dépendant des établissements financiers auxquels elles versent des intérêts,l’ensemble des dépenses publiques seront encore diminuées(baisse des crédits pour l’éducation,la recherche,vente du patrimoine de l’Etat ..etc) car rendues responsables de la dette publique.Les dépenses publiques viennent d’ailleurs d’être gelées jusqu’en 2013.Il n’y aura toujours pas le compte étant entendu que la croissance,suivant les anticipations/estimations produites par des organismes tels que l’OCDE,sera presque nulle.Ansi,il sera nécessaire de faire appel au Dr Strauss-Khan qui,comme chacun sait désormais,est un expert pour appliquer la méthode du garrot.



Un citoyen français-membre du MRC- qui a pris quelques heures pour voir d’un peu plus près ce que l’on entendait par « dette publique » et les moyens permettant de la régler à moins que la disparition de l’Etat ne soit déjà programmée.

15.Posté par Pascal Olivier le 09/05/2010 18:54
Il semble que notre souhait d'un gouvernement économique de la zone euro ait toute ses chances d'être enfin exaucé mais pas comme nous l'espérions.

Le discours qui sourd de partout est : "Plus d'intégration européenne (fédéralisme) ou c'est l'éclatement de la zone euro voire de l'UE". La crise va être mise à profit pour attaquer les dernières parcelles de souveraineté.

16.Posté par Géry le 09/05/2010 19:45
1+1=3
Depuis Maëstricht au moins les républicains des deux rives attendent l'union de ceux qui les représentent. Ce qui sépare le MRC de DLR n'est q'un ruisseau facile à enjamber. Incommensurable est la largeur du fossé entre l'UMP et DLR comme entre le PS et le MRC.
PLus de la moitié du corps électoral français est sorti du jeu politique. Nous attendons, ils attendent, que les dérisoires querelles de chapelles soient mises sous l'éteignoir au profit d'un rassemblement qui, sans chercher à définir point par point les politiques à mener, saura proposer le cadre d'ensemble d'un vrai changement.
Ce cadre nous le connaissons, c'est le résultat du vote du 29 mai.

Monsieur Chevènement, ne ratez pas votre dernier combat. Vous méritez mieux que d'être derechef le harki de la gauche européiste!

17.Posté par gasoil le 09/05/2010 20:38
Si Chevénement aujourd'hui ne se bat pas auprès de NDA pour sauver ce qui reste de la République, c'est l'Histoire qui le jugera.

18.Posté par François MAS le 09/05/2010 23:04
"Pour ouvrir ce nouveau chemin, il faut d’abord créer dans l’esprit public l’espace dans lequel pourra surgir le candidat républicain qui permettra à la gauche et à la France de reconquérir leur destin".
C'est ainsi que ce termine l'article de M. Chevènement. Je ne vois pas dans cette phrase l'actualité d'un raprochement avec DLR, mais au contraire, et j'approuve cette orientation, la confirmation de notre stratégie d'alliance avec le PRG, le Front de Gauche : PC comme PG, et plus à gauche ne me gènerai pas.
La droite même républicaine reste la droite, les élus de DLR l'ont été par des électeurs de droite.
Notre électorat, nos élus de base n'ont pas accepté notre fléchissement en 2002 vers des personnages qui se sont ensuite rapprochés de de Villiers et autres à la fréquentation difficile à avaler.
M. Chevènement, des convergences sont certainement envisageable à gauche afin d'infléchir la politique du PS, cette stratégie est celle qu'attendent de nombreux citoyens, c'est celle qu'on retrouve dans les comités locaux de vigilence des services publics dans nos campagnes, c'est ce que notre hôpital public attend, c'est ce que notre système scolaire public et laïque attend, c'est ce que nos petits entrepreneurs attendent, face à un pouvoir qui aide les plus riches et la finance.

19.Posté par BA le 09/05/2010 23:14
L'Allemagne a proposé dimanche soir la mise sur pied d'un vaste plan d'aide financier pouvant être utilisé pour les pays de la zone euro, d'un montant total de 500 milliards d'euros et impliquant le FMI, a indiqué à l'AFP une source diplomatique européenne.

http://www.romandie.com/ats/news/100509195152.my3fq515.asp

Un plan d'aide de 500 milliards d'euros, et impliquant le FMI ?

Mais avec quel argent ?

Où vont-ils trouver ces 500 milliards d'euros ?

Et qui va payer ?

C’est encore un coup de bluff pour essayer de rassurer les marchés.

20.Posté par SEDAT Reynaldo le 10/05/2010 12:48
@"BA"...!

Plus de 700 milliards d'euros plutôt sous formes de prêts avec intérêts,la spéculation de la bourse mondiale,c'est comme le "Poker menteur"...!
Salutations.

21.Posté par SEDAT Reynaldo le 10/05/2010 13:10
@"BA"...!
En fait,pour être plus précis,500 milliards d'euros apportés par l'Europe,et 250 milliards d'Euros par le FMI. (Total,750 milliards d'Euros).

PS Tout ça pour dégraisser le mammouth.

22.Posté par lenormand le 11/05/2010 00:17
Candidat républicain...
France 2 ce soir... Chers sympathisans du MRC avez-vous regardé l'émission mots croisés ?
Franchement de qui vous êtes-vous senti le + proche ..Moscovici ou Dupont-Aignan ? Qui a parlé de la poste, des souffrances du peuple etc..?

23.Posté par SORIN Michel le 12/05/2010 17:25
Bravo au militant MRCb[ i[surmely alain ]]bi(commentaire 14) qui a recherché ce qu'il y a derrière "les caisses sont vides" (ou plutôt, les caisses sont vidées).
Une observation à ceux qui nous demandent de nous aligner derrière Nicolas Dupont-Aignan : ne voyez-vous pas qu'il s'agit de prépare une alternative au libéralisme et que cette alternative ne peut prendre corps qu'à gauche, face à Sarkozy ?
On ne peut qu'encourager tous les républicains à prendre leur place dans le cadre du projet à bâtir pour la France en 2012. Et, sur ce point, les contributions des uns et des autres sont utiles, NDA comme JPC.

24.Posté par Lambersartois le 12/05/2010 19:12
Cher Jean-Pierre,
Si c'est pour nous refaire le coup de S.G. , ce n'est pas la peine. Si c'est pour nous convaincre que N.D.A. est en désespoir de cause crédible, idem.Quant au marquis qui s'est illustré à l' l'ONU lors du second conflit avec l'Irak, les lettres de noblesse sont un peu courtes.Si vous y allez vous même, d'accord, mais sinon, c'est niet.

25.Posté par lenormand le 12/05/2010 22:42
@SORIN Michel
Ah vous pensez sincèrement que NDA est plus libéral que le ps ?
(si oui allez sur debout-la-republique.fr)- Je ne pense pas que les gens se rendent compte que que c'est la France qui est en danger (v/avis de la commission europeenne de ce jour par exemple..) et que dans ce cas arrêtez de vous "gargariser" avec la notion rassurante mais dépassée de droite et de gauche.!!!
Ou alors que le mrc fasse alliance avec le front de gauche..
2012 se prépare maintenant...que les républicains de gauche et de droite s'unissent ... ce ne sera pas de trop pour exister contre les libéraux umps prets à tout pour garder le systeme actuel.

26.Posté par SORIN Michel le 13/05/2010 10:14
@ lenormand
Je suis favorable au rassemblement des républicains sur la base d'un projet alternatif au néolibéralisme qui remette la France et l'Europe sur le chemin de la croissance et du progrès social.
A ce projet, républicain de gauche, Debout La République pourrait s'associer dans une démarche de type CNR, car il s'agit de reconstruire la France et la République.

27.Posté par JF Cayla le 13/05/2010 10:31
@ post 18 F.Mas
Comment envisager un rapprochement avec le PC et le PG alors qu'ils sont de plus en plus attirés par une extrême gauche anti-républicaine et communautariste (voir le vote sur le voile intégral cette semaine) ?
Entre une gauche de la gauche à la dérive et un PS euro-libéral où se trouve la
solution pour un républicain qui se veut encore socialiste ?
Faudra-t-il abandonner cet idéal ou rester toujours une petite minorité sans
espoir ?
Salutations républicaines.

28.Posté par Lambersartois le 13/05/2010 12:13
Par le passé, je voyais plutôt d'un bon oeil NDA mais il faut quand même bien dire que pour bon nombre d'entre nous , c'est quand même un homme de droite issu de l'UMP avec en majeure partie des militants de cette sensibilité. Certes des MRC l'ont rejoint mais je ne suis pas sûr qu'ils soient trés à l'aise à DLR.La réserve à l'égard de la construction européennes n'est pas un ciment suffisant. Quant au Front de Gauche, on aimerait savoir de quoi il retourne car là, en revanche, on s'y retrouve mieux sans renier ses appartenances.

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