Agenda et médias

"Rien n'est possible concernant le Mali sans le concours de l'Algérie"


Jean-Pierre Chevènement était l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, jeudi 17 janvier 2003.


Verbatim express :
  • Les Algériens sont les mieux placés pour régler le problème. Ils ont l'expérience de 10 années où ils ont dû faire face presque seuls à la terreur islamiste.
  • L'Algérie est un pays souverain, il faut leur faire confiance.
  • La décision incombera au gouvernement algérien. On ne peut pas exclure que cela se dénoue militairement.
  • Il ne faut pas exagérer. In Amenas représente 10% du potentiel gazier algérien. Symboliquement, c'est fort, mais nous nous ne sommes pas dans la communication. Nous sommes tout prêt de la frontière lybienne et il est probable que ce sont des groupes qui sont venus de Lybie. C'est ce qui me paraît probable compte tenu du fait que l'accent des preneurs d'otages était un accent lybien.
  • L'Algérie fait face avec tous ses moyens. Elle n'est pas poussée dans ses retranchements ultimes comme je l'ai entendu dans la bouche de certains commentateurs.
  • AQMI est une des suites du GIA devenu GSPC. Depuis 2007, ils ont pris le sigle AQMI. Ce sont des gens qui s'étaient installés au Mali mais il en restait quelques-uns en Algérie.
  • Le problème ne se pose pas en termes de solidarité avec la France. L'Algérie ne peut pas voir s'installer au Sud un "Sahelistan", une sorte d'Afghanistan africain. Les intérêts d'Etat de la France et de l'Algérie sont liés. Dans cette affaire, nous combattons côte à côte. Il faudrait qu'en France, on se le dise. Nous avons quand même un allié dans la région ! Il suffit de regarder la carte de l'Afrique pour comprendre que rien n'est possible dans la durée si on veut stabiliser durablement cette zone, si on veut la purger du terrorisme sans le concours de l'Algérie: 37 millions d'habitants, 300 000 soldats.
  • L'Algérie n'est pas à la botte de quiconque, elle défend ses intérêts, comme chacun.
  • Je suis l'ami de l'Algérie, parce que les intérêts de l'Algérie et les intérêts de la France se recoupent étroitement.
  • Si on veut apporter une solution à cette région, c'est une colonne vertébrale entre la France, l'Algérie et les pays africains amis. Et nous viendrons à bout du terrorisme si nous savons avoir cette vision politique d'ensemble qui manque à beaucoup de commentateurs.
  • La France n'avait pas le choix. Elle ne pouvait pas laisser s'effondrer la République et l'Etat du Mali, par conséquent le Président de la République a fait ce qu'il avait à faire.


Mots-clés : algérie, défense, mali, terrorisme
Rédigé par Chevenement.fr le Jeudi 17 Janvier 2013 à 13:48 | Lu 2956 fois


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