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"Pour éradiquer le terrorisme, il faut l'isoler"


Jean-Pierre Chevènement était l'invité d'Europe 1, dimanche 22 novembre 2015. Il répondait aux questions de Sonia Mabrouk et Patrick Roger, et échangeait avec l'historien Benjamin Stora.


europe_1_dimanche_soir_patrick_roger_sonia_mabrouk_22_11_15_1540029.mp3 Europe 1 - Europe 1 soir  (33.56 Mo)


  • C'est un terrorisme qui se dit djihadiste, et qui a frappé presque tous les pays. Mais je pense que plutôt que de parler d'une « guerre contre la terreur » comme le faisait George Bush, qui globalisait excessivement le problème, il faut toujours essayer de comprendre pour essayer de résoudre politiquement les problèmes.
  • La France a réagi, à juste titre, au Mali. Elle s'est engagée en Irak puis en Syrie, mais uniquement au niveau de son aviation. Elle a, à mon avis, outrepassée la résolution de l'ONU qui concernait la protection des populations civiles en Libye, avec les résultats que l'on voit. Mais je ne veux pas ramener le terrorisme djihadiste aux erreurs qui ont pu être commises de la part des Américains ou de notre part.

  • Pour comprendre les origines de ce terrorisme djihadiste, il faut bien voir que, dans le monde musulman, il y avait eu une réponse progressiste. Elle avait été plus ou moins libérale ou socialiste, mais elle a été discréditée. Et puis, il y avait une réponse identitaire. Il faut rappeler que les Frères Musulmans ont été créé en 1928, et cette réponse identitaire a pris le dessus.
  • Nous sommes en présence d'un phénomène qu'il faut bien décrire, car il faut connaître l'ennemi. L'ennemi c'est une idéologie fanatique, qui est au croisement : 1/ du salafisme, qui est une variante obscurantiste de l'islam, 2/ d'une idéologie qui s'est substituée à l'anti-impérialisme de jadis, et qui fait de la lutte contre les juifs et les croisés son mot d'ordre. C'est à ce syncrétisme, à cette jonction, que nous sommes affrontés aujourd'hui.
  • Cette idéologie les rend haineux à l'égard de l'Occident en général, de notre mode de vie aussi. Le fait que les attentats du 13 novembre aient frappé des gens qui pour se divertir étaient au Stade de France, ou au Bataclan, ou à la terrasse des cafés, n'est pas tout à fait un hasard. C'est notre jeunesse et notre mode de vie qui ont été ciblés. C'est aussi un hyper-individualisme, auquel les société très traditionnelles réagissent négativement.
  • C'est une guerre qui nous a été déclarée par l’État Islamique. La plupart des tueurs étaient passés par la Syrie. Il faut les éradiquer, oui, mais ce sera difficile, parce que le terreau sur lequel se développent les terroristes est profond et large. Contrairement au terrorisme que nous avons connu autrefois, aujourd'hui nous avons affaire à des gens qui bénéficient de sympathies diffuses, de réseaux diversifiés, mondialisés – c'est aussi le produit de la mondialisation, le produit d'internet. C'est quelque chose qui est beaucoup plus difficile à combattre.
  • La société française à sa responsabilité, bien évidemment, dans le terreau en lui-même qui a fait prospérer le terrorisme... le niveau élevé du chômage, les villes ou quartiers ghettos, les insuffisances qu'on remarque dans différents domaines... mais enfin, il ne faut pas voir que les insuffisances. Mais je ne préconise pas du tout une « culture de l'excuse », au contraire : je pense que même s'il y a des causes sociales, quand même, beaucoup de ces jeunes ont bénéficié d'un système scolaire qui est encore très performant, où il n'y a pas de racisme, où ils ont été accueilli par des enseignants qui de ce point de vue là sont impeccables, et auxquels il faut rendre hommage ! Ils bénéficient d'une protection sociale parmi les plus avancées du monde. Et évidemment, du point de vue du logement, il y a une concentration de populations issues de l'immigration dans certains quartiers. Cela est un problème. L'action de l'ANRU, si elle est développée, doit permettre de « reconquérir » ces territoires, de ne pas accepter cet espèce d'enfermement communautaire que l'on peut observer à l’œil nu. Mais pas de culture de l'excuse, parce que la raison du passage à l'acte est toujours idéologique : celle que je décrivais tout à l'heure. Il ne faut pas de repentance, mais il faut corriger les erreurs commises, et il y en a eu beaucoup, dans beaucoup de domaines.
  • Face à Daesh, il y a un ordre de priorité qui s'impose : il faut d'abord éradiquer Daesh. Et je pense que la France a fait des erreurs d'appréciation, notamment a sous-estimé les appuis dont Bachar Al-Asad disposait encore dans la société syrienne. Nous avons par contre surestimé les rebelles syriens.
  • Nous aurions pu garder une position de médiation, parce que c'est cela qu'il faut faire aujourd'hui.
  • On peut toujours dire « Bachar doit partir » mais s'il part, ce qu'il reste de l’État syrien, avec tous ses défauts caricaturaux, s'effondre. Je pense qu'il faut prendre le problème plus intelligemment, séquencer le problème, et c'est le mérite de François Hollande d'avoir fait évolué notre position sur le sujet.
  • Hollande va rencontrer cette semaine Cameron, Merkel, Obama, Poutine et Erdogan. Il faut mettre d'accord tous ces gens-là, qui n'ont pas le même agenda, car dire qu'on va faire une coalition, c'est bien, mais il faut donner les objectifs politiques.
  • Pour éradiquer le terrorisme, il faut l'isoler. C'est une loi générale. Pour isoler le terrorisme des populations, il faut mettre en priorité les solutions politiques. Les solutions militaires existent, mais à-côté. Et il faut voir à quoi servent les armes que l'on utilise. Si on prend par exemple la première et la deuxième guerre du Golfe, elles ont abouti toutes les deux à la destruction de l'Etat irakien. On a donné les sunnites de l'ouest de l'Irak à Daesh. C'était pas l'objectif visé. Et on a installé l'Iran comme puissance dominante de la région. C'était pas non plus l'objectif visé. Donc il faut avoir une idée de ce que l'on veut faire. Or, en l'occurrence, face à Daesh, il faut rendre la Syrie et l'Irak vivable, du point de vue de leurs régimes politiques, pour leurs populations.

  • En Irak, Daesh est le produit de la destruction de l'Etat irakien, qui était un Etat difficile, pour un pays composite, fragile. Aujourd'hui, il faut arriver avec l'aide des Russes et des Iraniens à faire que le gouvernement irakien donne leur place aux sunnites de l'ouest irakien, là où sont des villes comme Ramadi, Tikrit, etc. Il y a cinq ou six millions de sunnites, eh bien il faut qu'ils puissent vivre avec la part qui leur revient du pétrole, et puis leur propre administration.
  • Si cela leur est offert, Daesh se dissoudra, et la lutte sera aisée. C'est un point décisif !
  • De la même manière, s'il y a un gouvernement représentatif qui se constitue en Syrie, avec pour objectif d'aller vers des élections sous le contrôle de l'ONU, les populations de l'est de la Syrie prendront toute leur distance vis à vis de gens qui quand même ne sont pas sympathiques !
  • Je pense que si la perspective politique est clairement dessinée, l'action militaire sera plus facile. Je ne pense pas que les actions militaires ne sont jamais nécessaires, mais aujourd'hui, vous le voyez bien, les bombardements à partir de l'air ne suffisent pas.
  • S'il n'y a pas une liaison entre les forces aériennes et au sol des gens qui disent où il faut frapper, cela ne marche pas ! C'est la raison pour laquelle la coopération entre l'armée russe et l'armée syrienne de Bachar Al-Asad fonctionne. Alors que les frappes françaises et américaines sont guidées par des gens qui sont des spécialistes du renseignement, peut-être y a t-il aussi quelques forces spéciales, mais je n'en suis pas sûr.
  • Je ne dis pas qu'il faut une intervention terrestre, non. Je dis que, dans l'état actuel des choses, si une intervention terrestre était décidée, il faut que l'arrière plan politique soit clarifiée, et puis il faut que les pays de la région interviennent : la Turquie, l'Iran, l'Egypte, la Jordanie et d'autres.
  • Au moment des révolutions arabes, nous avons été un peu pris de court, nous, la France, en Tunisie, en Egypte. Et c'est en quelque sorte pour se racheter, pour prendre le train en marche, que M. Sarkozy, poussé par des notabilités médiatiques – je pense à M. Bernard Henri-Lévy – est intervenu en Libye, a rompu les relations diplomatiques avec la Syrie. Et l'argument du dictateur, c'est toujours un mauvais argument ! Il vaut mieux avoir un Etat, même avec tous les défauts, que le chaos, l'anarchie, ce que nous voyons ! Et finalement le terrorisme djihadiste qui a une base territoriale à partir de laquelle il peut nous frapper.
  • Très vite en Syrie, c'est devenu une guerre par procuration, entre l'Iran d'un côté, les monarchies du Golfe de l'autre, et puis la Turquie. Dans cette affaire-là, nous nous sommes trouvés aspirés dans un camp, et je pense que nous avons manqué à notre rôle de médiation. La France doit être une puissance de médiation. Entre qui ? Plus généralement, entre l'Occident et les pays émergents. C'est ce qui manque depuis vingt ans ! Il faut restaurer une gouvernance mondiale, c'est fondamental si on veut résoudre politiquement les deux problèmes qui se posent, l'Irak et la Syrie.
  • On prête à de Gaulle ce que l'on appelle la politique arabe de la France, qui consistait simplement à appuyer les facteurs de progrès dans le monde arabo-musulman. C'est cela le bon sens. Les Américains depuis 1945 ont un lien particulier avec l'Arabie Saoudite. Et l'idéologie wahhabite s'est développée avec les chocs pétroliers, qui ont rendu ces États pétroliers immensément riches, et aujourd'hui on observe les progrès du salafisme d'un bout à l'autre du monde musulman.
  • L'Europe n'a pas de vision. Au plan international, elle n'existe pas, sauf à travers les initiatives de la France. Et je salue encore une fois l'intervention au Mali, qui était nécessaire. C'était justifié.

  • J'ai toujours dit que c'était faute de République que l'intégration de certaines populations se fait mal ou insuffisamment, mais ce n'est pas la faute de la République, c'est faute de République, que ce soit en matière de politique économique, de lutte contre le chômage, que ce soit dans l'école, qui doit transmettre des connaissances et des valeurs, que ce soit dans la politique urbaine, dans la politique du logement, où on accepte des concentrations de populations issues de l'immigration. Mais il faut éviter la repentance, parce qu'il n'y a pas de culture de l'excuse pour le passage à l'acte des terroristes se disant djihadiste. Je crois que nous devons réagir face à cela avec une certaine unité nationale, et avec une attitude à la Clemenceau. Du temps de Clemenceau, le Parlement n'a jamais cessé de fonctionner, ses commissions investiguaient sur le terrain, et même si Clemenceau donnait confiance en la victoire, le pays restait une démocratie vivante.
  • La peur est mauvaise conseillère. Évitons tout ce qui nous conduirait à un engrenage de haine, à une spirale de vengeance, à ce que René Girard appelait la violence mimétique. Je pense que c'est un danger.
  • Je reviens au principe de base : pour éradiquer le terrorisme, il faut l'isoler de la population, le couper de la population. Donc il faut faire confiance aux Français en général pour ne pas favoriser les amalgames stupides, et en même temps, il faut faire confiance aux Français nés des dernières vagues de l'immigration, aux musulmans, pour isoler ceux qui auraient des parcours de radicalisation.
  • Si nous voulons désamorcer la bombe qu'est le Sahel en Afrique, nous devons agir ensemble, avec les pays maghrébins. La réponse aux problèmes que je vois venir à long terme est dans le co-développement. Nous ne devons pas oublier le rôle que doivent jouer ces pays du Maghreb.

  • J'ai toujours combattu la suppression du service national. Une pétition vient d'être lancée par une parlementaire, Mme Marie-Françoise Bechtel pour le rétablissement d'un service national court, avec des formules de volontariat service long. Une trentaine de parlementaires l'ont déjà signé, et beaucoup de citoyens. Je pense qu'il faut intégrer cela si on veut donner une profondeur et une solidité à notre défense à long terme.
  • D'ors et déjà, il s'est passé un événement capital suite à ces monstrueux attentats : on s'est rendu compte que l'on ne remplacera pas la nation. Dans l'épreuve, on se resserre autour de la nation, autour d'une conception républicaine, communauté de citoyen, on chante la Marseillaise. La nation ouverte, qui tend la main, qui parle au monde, qui est fidèle à sa devise liberté égalité et surtout fraternité.
  • Je pense que Michel Onfray est un philosophe qui a pointé certaines responsabilités occidentales dans ce qui se passe : les deux guerres du Golfe, la destruction de l'Etat irakien... mais cela ne doit pas nous faire oublier les causes endogènes : le développement du wahhabisme, d'une idéologie mortifère qui est à mon avis le cœur de ce qu'est aujourd'hui l'ennemi. Mais je voudrais dépasser tout cela en disant qu'à mon avis il a voulu dire qu'il fallait donné priorité à la politique plutôt qu'au traitement militaire, et pour moi la politique passe avant le militaire, le militaire doit être au service de la politique.
  • Dans les secousses que nous vivons, il peut y avoir quelque chose de positif pour l'intégration, pour que l'on fasse aimer la France et pour que la France continue. Parce que tout le monde se resserre autour de la France. C'est notre patrimoine commun.


Rédigé par Chevenement.fr le Lundi 23 Novembre 2015 à 19:32 | Lu 4886 fois



1.Posté par Jp JP le 23/11/2015 21:57
Réfléchissons encore un peu. Notre peuple multiculturel est composé d’immigrés par millions venus d’Espagne, du Portugal, d’Italie, de Pologne, de Corrèze, etc… et ils n’ont jamais eu l’idée de nous tuer ! Bizarre non ? Alors d’où vient le problème ?

2.Posté par Carl GOMES le 24/11/2015 18:36
Selon le Huffington Post, au niveau financier, Daech toucherait chaque jour 3 millions de dollars qui proviendraient des sources suivantes:
"1/ Le pétrole
C'est la principale ressource de Daech. Les militants extraient du brut dans une douzaine de champs de pétrole dont ils se sont emparés en Syrie et en Irak. Ils l’exportent directement ou l’envoient dans de petites raffineries, avant de l’acheminer par d’anciens chemins de contrebande dans les pays voisins, où il est vendu à bas prix au marché noir en Turquie et, en plus petites quantités, au régime syrien.
2/ Les riches donateurs
Les ressources proviendraient tout d'abord de riches donateurs provenant des pays du Golfe vers la frontière turco-syrienne. Les gouvernements de l’Arabie saoudite, du Qatar et du Koweït ont également financé en secret les groupes radicaux sunnites qui combattent El-Assad.
3/ Les pillages (par une sorte de mafia)
4/ La contrebande et les impôts
5/ Le kidnapping et le trafic d'êtres humains"
Alors après, il y a des gens qui nous racontent que Bachar el Assad n'est pas très sympathique...Mais Tamim ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar, et Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d'aArabie Saoudite, sont ils des gens très sympathiques?
Et qui va copiner avec l'émir du Qatar, sinon Laurent Fabius (5 mai 2015), en compagnie de Jean-Yves Le Drian, au nom de la France, pour essayer d'aller vendre des Rafales, comme l'avait fait auparavant Nicolas Sarkozy? Et qui va faire allégeance au roi saoudien Salman, sinon François Hollande (4 mai 2005)?
Ce serait François Hollande qui aurait, depuis son arrivée à l'Elysée, misé sur une alliance renforcée avec l'Arabie Saoudite. On oublie que le clergé religieux saoudien "produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daech", fustige Kamel Daoud dans le New York Times." La responsabilité saoudienne dans la diffusion d'un islam ultra rigoriste est en effet ancienne, soit par l'envoi de prêcheurs ultraconservateurs dans nombre de pays musulmans, soit via les médias saoudiens."

3.Posté par Chantal MIDENET le 24/11/2015 19:19
Charles Gave (Economiste, entrepreneur français), Artem Studennikov (Ministre Conseiller de l'Ambassade de Russie), Hervé de Carmoy (Ancien vice président de la commission Trilatéral Europe) et Olivier Berruyer (Actuaire / Les-crises.fr) :
https://www.youtube.com/watch?v=fzF7mPpsFQI&feature=em-uploademail

Le dernier qui s'en va éteint la lumière...... bien évidemment après avoir baiser les babouches de nos "amis" Emir, Roi, et autres semeurs de troubles......

Pour ma part, je demande que soit préparé un gouvernement de transition, avant la destitution du gouvernement français en place qui mènent les français à l'abattoir, et avant que cela ne se passe par la force.

4.Posté par Subirano AGORREGI le 24/11/2015 19:43
"Pour éradiquer le terrorisme, il faut l'isoler" : non. "Pour éradiquer l'islamisme, il faut l'isoler" : oui. Le terrorisme n'est qu'un mode d'action tout comme l'artillerie ou les bombardements aériens. Autant l'article est clair à ce sujet, autant le titre n'est pas cohérent. Nommer l'ennemi, c'est déjà le combattre.

5.Posté par Jp JP le 25/11/2015 06:30
! Au moins c’est clair : https://www.youtube.com/watch?v=fzF7mPpsFQI&feature=em-uploademail
Merci à Mme Chantal d’avoir communiqué le lien à cette interview de très grande qualité. C'est parfois même trop limpide...(cardiaques s'abstenir !)

6.Posté par Carl GOMES le 26/11/2015 22:52
La Turquie abat un avion russe...Pourquoi? Leur rôle dans l'achat du pétrole de Daech aurait-il été mis en évidence?

7.Posté par Jp JP le 28/11/2015 12:33
Le Pdt Hollande ne semble plus indifférent à l’érudition en matière de géopolitique (notamment) de JP Chevènement. François s’éveille-t-il ? !!! JP Chevènement devrait quand même se tenir à son chevet car François est fantasque !

8.Posté par Carl GOMES le 28/11/2015 16:36
Le PS a profité de ces actes terroristes pour déclarer l'Etat d'urgence et supprimer la campagne pour les élections régionales. Ainsi, pas de bilan à défendre, pas de propositions à faire, c'est tout bon pour le PS!

9.Posté par Tran DO NGOC le 03/12/2015 14:07
Isoler le terrorisme,cela correspond à quoi ? Les jihadistes sont comme poissons dans l'eau (Mao dixit), donc il faut vider l'eau. Or l'eau c'est la Turquie, le Qatar, l'Arabie saoudite,...pays auxquels la France fait allégeance. L'eau est aussi la vaste communauté musulmane en France, dont la majeure partie n'adhère pas aux idées djihadistes mais qui constitue néanmoins un terreau (terme de M. Chevènement) plus que fertile, d'autant plus que les va-et-vient des bons Français venant s'entraîner dans des camps en Moyen-Orient sont sans contrainte. La solidarité familiale aidant, les terroristes peuvent dormir tranquilles, pauvres policiers qui essayent de perquisitionner en vain à la recherche d'un terroriste isolé.
Déjà la Turquie, état terroriste, va recevoir 3 milliards de l'UE. Quelle solution, sinon virer tous nos dirigeants veules et cupides, mais la Révolution n'est plus de ce siècle. Le bulletin de vote?
Demain, la communauté musulmane sera prédominante, alors ce sera la fin de l'Occident.

10.Posté par 17 CHB le 03/12/2015 23:34
Tran DO NGOC, vous avez des soucis avec la religion, ou avec l'arabe ? Au cas où, il vous faut noter (pour relativiser un peu) que l'occident a correctement survécu à sa christianisation, pour ne citer que cette invasion culturelle-là.
Quant aux massacres et destructions de ces dernières années, pensez-vous vraiment que ceux qui ont cours en Irak, en Libye et ailleurs au M-O et en Afrique n'ont pas du tout été provoqués par la partie occidentale que vous couvez si ingénument ? Il se trouve pourtant qu'entre les erreurs tardivement reconnues et les actes géopolitiques délibérés, les millions de morts de nos guerres néo-coloniales sont bien souvent victimes d'interventions occidentales, fût-ce par proxy. Je ne mentionne pas l'Indo, dont vous pourriez probablement conter l'histoire mieux que moi.
La Turquie dont vous considérez, comme moi, que la conduite de ses dirigeants confine au terroriste et au maffieux, n'oubliez pas qu'elle est un allié précieux des occidentaux, notamment contre la Russie (chrétienne). A ce titre, elle est cornaquée jusque dans ses frasques massacrantes et cupides. C'est triste, mais c'est ainsi. Les 3 milliards sont un paiement de services rendus, semble-t-il, pour lequel Erdogan a été obligé de mettre un peu la pression migrante, quitte à ce que cela fasse un peu de dégâts ici tant en terreur qu'en repli frileux. Obama ne lui en a pas voulu, pas plus que pour les F-16 lancés sur le Sukhoi qui passait près de la Turquie : on se demande pourquoi ?

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