Carnet de Jean-Pierre Chevènement

Plutôt que de « jouer le jeu », changer la règle du jeu !


C. Tasin, le 16 mai dernier, me demande si mon soutien à la candidature de Ségolène Royal ne m’aurait pas conduit à abandonner les idées qui sont les miennes depuis pas mal d’années déjà (bien avant 2002).


Que C. Tasin se rassure : la confrontation entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, en dehors de ses péripéties tactiques, a simplifié à l’extrême le paysage politique : c’est là où nous sommes que nos idées gardent tout leur avenir, dans la constitution à venir d’un grand parti de gauche et de gouvernement et donc par définition « républicain ». Là est notre tâche historique.

Ceux qui citent à tort et à travers cette phrase que j’ai en effet prononcée : « Il y a une chose qui est, au dessus de la droite, au dessus de la gauche, c’est la République » (discours de Vincennes du 9 septembre 2001) oublient la phare complète : « La gauche et la droite continueront d’exister à l’avenir sous des formes et avec des contenus différents, mais il y a une chose qui est au dessus de la droite, au dessus de la gauche, c’est la République », phrase qui venait en conclusion d’un passage où je déclarais à la fois : « Le monde du travail serait réduit à l’impuissance si la République venait à disparaître » et « Il est temps de surmonter la tache aveugle qui a fait passer tant d’hommes de gauche sincères à côté de la nation ».

Tout cela reste d’une parfaite actualité : le projet de M. Sarkozy ne se réfère à l’intérêt général que dans le cadre d’une mondialisation financière dont il accepte de jouer le jeu, s’étant déjà lié les mains en renonçant à vouloir modifier les statuts de la Banque Centrale européenne. Or, l’intérêt général ne saurait se dissocier des intérêts à long terme du monde du travail. Il faut toujours en revenir à Jaurès, abondamment cité (et dévoyé) par Nicolas Sarkozy : « l’Etat exprime un rapport de forces entre les classes ». Entre les intérêts du monde du travail et ceux des multinationales (ou, si l’on veut être plus rigoureux, du capital financier mondialisé), je ne vois que trop bien le rapport de forces que le gouvernement de M. Sarkozy établira.

Plutôt que de « jouer le jeu », il faudra plus que jamais peser pour changer la règle du jeu. C’est ce que nous essaierons de faire dans les temps à venir.


Rédigé par Jean-Pierre Chevènement le Lundi 21 Mai 2007 à 12:46 | Lu 6019 fois



1.Posté par Elie Arié le 21/05/2007 13:55
"Plutôt que de « jouer le jeu », il faudra plus que jamais peser pour changer la règle du jeu. C'est ce que nous essaierons de faire dans les temps à venir."

À l'intérieur ou à l'extérieur du PS, Jean-Pierre? C'est la question que tout le monde se pose.

Je suis personnellement partisan (hésitant) de la première solution, parce que, comme je l'ai déjà dit:

-tout comme le "cycle d' Epinay", il me semble que le cycle du MdC-Pôle Républicain-MRC touche à sa fin, et que nous en avons épuisé les possibiltés,

-il est plus facile d'avoir une influence à l'intérieur d'un PS qui est maintenant, contrairement à nous, un champ de ruines sans repères idéologiques, valeurs claires, ni grille de lecture du monde dans lequel nous vivons.

Mais, sans excès de modestie, il me semble que ton point de vue aurait un peu plus de poids que le mien...

2.Posté par Claire Strime le 21/05/2007 16:09
Vu d'1 peu plus loin et plus en dehors du jeu (politique français habituel) il me semble qu'il faudra encore le départ de quelques Besson et Kouchner pour que le PS change, si ce n'est de nature, au moins d'allure.
Le PS n'aurait plus de cohérence et de solidité idéologique... c'est aller 1 peu vite en besogne, d'autant qu'il suffit de se référer à la prose du PSE et de l'Internationale Socialiste (avec les logiciels de traduction automatique, tout est possible).
Mais si on veut rester optimiste, je dirai que les chocs des 21/04/2002, 29/05/2005 et 06/05/2007 devraient ébrécher la confiance inébranlable de certains dans le succès de la stratégie choisie par Mitterrand et le PS entre 1982 et 1991.

3.Posté par Elie Arié le 21/05/2007 16:56
Si on attend que tous ceux qui ne partagent pas notre vision aient quitté le PS, on risque d'attendre longtemps...

Il me semble aussi que c'est de l'intérieur que nous pourrons participer à une refondation du PS, qui va de toutes façons démarrer le soir du 2è tour des législatives à 20 heures: il serait dommage de na pas y participer; alors que les cinq dernières années ont prouvé l'impossibilité, pour le MRC, d'imposer une refondation républicaine de la gauche.

Même réponse pour le PSE: il vaut mieux y être pour peser sur lui.

4.Posté par cagnot le 21/05/2007 17:03
Evidemment il faut changer la règle du jeu .... Mais les années passeront avant que l'Amérique soit victime de cette règle. (Chine, Inde)
Si on ne joue pas le jeu ou sera notre pays à ce moment la ?

5.Posté par Di Girolamo le 21/05/2007 18:39
Le centre d’analyse stratégique (CAS) vient de publier un rapport duquel il ressort une hausse de la consommation d’ici 2050 avec au final une multiplication de 2,3 des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) .Ce rapport prend en compte les efforts des pays développés.

Autant dire que LA PARTIE S’ANNONCE MAL ; un petit effort d’imagination sur les conséquences (je sais ! c’est difficile pour des parisiens « raisonneurs » ( je provoque un peu , mais pas méchamment , juste histoire de dire que les personnes en situation de tirer leur revenu de la nature ( pêcheurs , agriculteurs, scientifiques etc sont plus à même de comprendre la gravité de la situation que des citadins habitués aux caddys des supers , au lait en brique et à l’eau chaude au robinet .(ou qu’un Juppé nouvellement converti à l’écologie)

Si on COMPREND ce qui se passe et les conséquences qui vont venir, la refondation du PS et Sarkosy au Fouquets ……On s’en fout pas mal !

Jean Pierre Chevènement , je ne mets pas en cause ce que beaucoup te reconnaisse : compétence , intelligence , clarté du raisonnement , travail au service du pays etc etc je ne remets d’ailleurs pas en cause les qualités et les compétences de beaucoup de nos représentants …Mais il faut sortir du bocal !
Les enjeux se sont soudainement déplacés, ou du moins ils ont pris une dimension TELLEMENT AUTRE, que oui il faut changer les règles du jeu.
Il faut, sans avoir l’irréalisme de vouloir tout changer d’un coup, ni non plus le réalisme réformiste qui veut réformer mais en gardant ces règles du jeu dont on parle, il faut introduire un cheval de Troie dans la cité : dans ce cheval, l’arme fatal du libéralisme économique : l’expertise et la réflexion collective permettant d’appréhender globalement l’avenir de nos sociétés, et ainsi de faire émerger UN PLAN, une stratégie, une riposte.

Je propose un « stage nature » pour nos représentants qu’ils prennent leurs sacs à dos et aillent observer la planète et rencontrer les acteurs aux avants postes du réchauffement climatique.

Désolé de dire bêtement et sans fioritures ce que je pense.

6.Posté par Jocelyne le 21/05/2007 19:18
J'entends parler de Kouchner... Mais que dites vous de DSK?

7.Posté par LUCAS François le 21/05/2007 22:13
Vous avez manifestement oublié la page 203 de votre ouvrage 'Le courage de décider" :La pensée unique imprègne les deux partis qui se partagent le pouvoir au point qu'ils paraissent n'en former qu'un seul. Leur principal souci est de verrouiller le débat. Ils tiennent tous les carrefours de la communication. Ils mettent en scène leur opposition supposée et réduisent la politique à un théâtre d'ombres."
Si le PS n'a pas compris votre message de l'époque il semble que Sarkozy lui l'ait compris, pas facile de s'opposer quand finalement on es td'accord sur tout ou presque...donc on prend des ministres dans tous les bords, quitte à les virer après les élections... et l'angle d'attaque devient difficile... finalement, on peut critiquer Kouchner, et se demander si Martin Hirsch n'est pas le plus malin, il semble prendre l'attitude, je suis dedans, je conteste ,j'y reste et il va falloir me virer ce qui va faire désordre...
Nous allon avoir droit à un vrai théâtre... dommage que pendant ce temps les gens meurent de faim.... est ce que ça vous intéresse vraiment ??àprès tout... le plus important c'est votre siège à Belfort n'est ce pas ??

8.Posté par Diophantem le 21/05/2007 22:40
Bonsoir Citoyens,

je voudrais d'abord assurer Di Girolamo de mon total soutien dans la bataille pour la sauvegarde de la planète. Un projet clair et total (au sens où il doit intégrer tous les domaines de la politique classique et être intégré à tous les domaines de la politique classique, mais aussi au regard de ses intentions, de sa portée : le Projet doit être construit sur une architecture, une ossature , que nous pourrons proposer à tous nos partenaires dans le monde) doit être mis en place.

La tâche étant démesuré et la cause étant essentielle (presque au sens métaphysique du terme), elle ne pourra pas être menée à bien par nous seuls et dans ce domaine nous devons, à mon sens, tolérer une large participation. Avec le PS, le PC, les verts, mais aussi avec le MoDem, les radicaux de tous poils et l'UMP. C'est une cause qui vaut d'être débattu dans le calme et la concorde plus que toutes les autres (quelques autres domaines devraient également appartenir à la concorde nationale mais le fait qu'il y soient soustraits n'a pas la même portée. En matière de réchauffement climatique et de déeloppement durable l'impératif est catégorique). Pour quoi les gens de droites, vore les libéraux , parce que dans le monde les régimes libéraux existent, sont nombreux et puissants. Ils sont convaincus de leur bon droit et c'est pourtant avec eux qu'il faudra gagner la bataille du développement durable. Ainsi les libéraux français peuvent être des alliés comme les autres dans la bataille écologique à l'échelon mondial. On peut discuter et disputer (au sens noble du terme) pour fixer les objectifs et les méthodes mais c'est d'une voix unie et audible que nous devrions porter ce message au monde.

J'ai des airs de curé quand je fais ma prêche mais il faut espérer que dans ce domaine nous français(pas exclusivement nous bien sûr, mais c'est de nous dont il s'agit ici), nous saurons apporter un message de portée universelle.


Pour revenir sur l'idée de parti unique à gauche (ou du moins large et occupant une place de la taille de l'ump si j'ai bien compris), je redis ma réticence quant à une fusion pure et simple et crains (comme claire) qu'il y ait beaucoup d'illusions et de désillusions si on ne se prépare pas de manière organisée à un tel rapprochement.

Comme je le disais hier à un ami, LF fait semblant d'être de gauche, DSK ne fait plus semblant d'être de droite et SR s'est crue christique et fut souvent inconséquente (FH semble devoir faire les frais de cette enième défaite donc je ne tire pas sur l'ambulance).
Ce qui me semble sûr en fait, c'est que l'élite du parti socialiste est convertie au libéralisme. Par conviction ou par lassitude je ne sais mais en tout cas rien ne montre dans leurs actes de gouvernement ou leurs renoncements bruxellois une quelconque révolte face à cette idéologie (je ne critique pas le libre-échange ni la pensée libérale, je critique le libéralisme que j'appelle idéologie car elle pose en vérités révélés des conceptions qui sont avant tout expérimentales, complexes et avant tout méthodologique - dire que le libre échangisme règlera tout est du domaine de la foi (cf. Keynes et le long terme), dire que le libre échange entre nations de niveau de développement équivalent peut être réciproquement bénéfique est raisonnable même s'il n'y a pas que des avantages à mon goût).
Le PS et son élite dirigeante actuelle (je soupçonne LF de posture plus que de convictions) n'a d'autre projet que de panser les plaies du libéralisme qu'ils acceptent sans lutter.
Réaliste je ne pense pas que nous pourrons remettre en cause le libéralisme mais je crois que nous pourrions convaincre qu'un retour au keynesianisme à l'échelle européenne (et euro-africaine également..codéveloppement en vue), matinée d'une vision proche de celle des premiers mercantilistes (et de List un économiste allemand théoricien de l'union douanière et du protectionnisme en direction des entreprises "naissantes"- http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_List - à amender dans un sens différent pour l'adapter au cas europe-chine-inde ) est une solution de compromis acceptable par la plupart des européens (le problème britannique est évidemment le plus difficile à résoudre mais l'essentiel serait de convaincre les allemands car pour la plupart des pays d'europe-une fois l'allemange convaincue- l'option apparaîtra rapidement comme raisonnable).
Il faudrait encore évoquer pourquoi une simple redistribution franco-française des gains ne peut être qu'un obejctif très temporaire (entre autre à cause du dumping fiscal qui provoque en intra-européen une concurrence féroce qui ferait rapidement fuir les capitaux des derniers pays fortement redistributeurs sachant que des pays sans frontières avec les-dits pays seraient particulièrement avantageux dans ce domaine de la fiscalité).

Cette digression était juste là pour signaler que le PS fourmille d'idées et pas toujours très saines. Ils sont désorganisés plus que sans idées (l'ump n'est pas un bloc idéologique; un chef s'est imposé et règne sur le groupe ump mais à l'intérieur nombreuses sont les voix dissonantes sous le manteau. Ce n'est pas un bloc idéologique qui a gagné mais un groupe uni pour la victoire du chef du groupe(je schématise mais ce n'est pas loin de ça))

Bref, si nous sommes contraints ou que nos réflexions nous amènent à rejoindre le PS il me semble indispensable de mettre sur pied une structure de réflexion parallèle qui nous permettra de nous réunir, de produire une doctrine claire et républicaine et de nous organiser en courant puissamment entendu.
L'une des deux fondations actuellement existantes devra donc voir l'ensemble des adhérent du MRC la rejoindre et l'animer (si j'ai tout saisi respublica et cerise sont proches du MRC mais avec des objets distincts; une fondation unique et pluridisciplinaire serait un bon outils d'existence en cas de "courant").

voilà deux trois opinions sur les questions qui nous préoccupent. en attendant j'aimerais vraiment que vive le MRC et ses idée (qui doivent évoluer comme tout système d'idée mais qui contient des valeurs phares, des idées forces comme on dit, qui me tiennent à coeur et qui sont malmenée; République, Egalité, Unité de la Nation..halte au régionalisme inutile et inefficace)

bonne nuit Citoyen et merci encore pour les échanges divers qu'offrent ce blog aux militants du MRC.

diophantem@gmail.com


9.Posté par NAHON J-L le 21/05/2007 23:05
La social-démocratie est une planche pourrie, elle est devenue l'instrument de la mondialisation libérale. La social démocratie au pouvoir, on voit ce que ça donne, de l'allemagne au chili, elle mène des politiques anti-sociales, elle prône partout le renoncement et le défaitisme. Qu'irions-nous faire dans un PS qui a toujours eu des ailes gauches: à quoi servent-elles sinon à mieux faire passer la pilule du social-libéralisme ? Les expériences vénézuelienne ou bolivienne montrent qu'il faut construire de nouveaux rassemblements populaires en dehors des vieux partis issus des IIème et IIIème Internationales qui sont usés et n'ont plu rien à dire face aux transformations du monde.

10.Posté par Serge MAUPOUET le 21/05/2007 23:08
suite du message précédent (coupé) :
il manque donc principalement deux choses au MRC :
- une relève générationnelle crédible (...)
- que JPC lui-même reste convaincu qu'il est capable encore de faire entendre les convicitons qui sont les nôtres, et ce sans nécessairement fondre le MRC dans le PS ... et surtout pas dans le royalisme (trop de choses la séparent des jacobins et républicains).

11.Posté par C.Tasin le 22/05/2007 08:44
J'entends certains rêves : si le MRC devenait le cheval de Troie introduit dans la forteresse P.S. ? Je répondrai : utopie. Je répondrai encore : aidons le P.S. à imploser ( exploser ? ) en laissant les socio-démocrates et les régionalistes ( Strauss-Kahn, Hollande et Royal ) basculer vers le centre et, peut-être, pourrons-nous, avec les Républicains ( et jacobins ) restant, construire la vraie gauche ?
Toujours est-il qu'il est très révélateur, lors des rencontres sur les marchés liées à la campagne des législatives, d'entendre des mots très durs à propos du P.S et de S.Royal. Nombreux sont les gens de gauche qui confient avoir voté pour elle par défaut et être plutôt soulagés qu'elle n'ait pas "gagné". Cela m'interpelle, cela me pousse à dire¨que le P.S. actuel comme S.Royal seraient une impasse totale pour le MRC.

12.Posté par Claire Strime le 22/05/2007 13:05
A peine refoulé, le clivage du 29 mai 2005 va ressurgir à fond après le 11 juin et Ségolène devra déterminer si elle souhaite cohabiter avec Fafa ou DSK. Si le score de Ségolène avait été plus long, la face du monde en aurait été changée.

13.Posté par Elie Arié le 22/05/2007 13:23
(à C. Tacsin) : et, par contre, la gauche non-social-démocrate est totalement marginalisée en Allemagne (parti d'Oskar Lafontaine) et a totalement disparu en Grande-Bretagne et en Italie, où l'ancien Parti Communiste a fusionné avec la Démocratie Chrétienne...

Tous ces pays sont plus proches de la France que le Venezuela ou la Bolivie.

Nous sommes en plein débat entre pureté et efficacité, entre rêve et réalité.

14.Posté par Claire Strime le 22/05/2007 15:50
Plus proches géographiquement, on s'en doute. Mais culturellement (et religieusement) c'est autre chose...

15.Posté par Elie Arié le 22/05/2007 16:33
Je voulais, bien entendu, dire plus proches sociologiquement, économiquement, socialement, et dans les mêmes problématiques du fait de l'appartenance à l' UE et à la zone Euro...et, si on veut changer quelque chose sur ces deux derniers points, ce ne peut être qu'en collaboration avec l' Allemagne et l' Italie; le Venezuela n'a pas beaucoup d'influence sur les missions de la BCE.


16.Posté par C.Tasin le 22/05/2007 17:39
Il me semble que si la gauche perd les présidentielles et les légisaltives depuis 2002, c'est, justement, parce que d'une part, elle est devenue social-démocrate et que les électeurs ne voient guère de différences avec la droite mais qu'en plus elle n'a pas clairement remis en question les épithètes qui lui collent à la peau : laisser-faire, assistanat sans contre-partie, abandon des valeurs républicaines et du thème de la nation. Or, quand S.Royal fait chanter la Marseillaise ( et c'est très bien ! ) et, le lendemain, critique la tradition jacobine et évoque la démocratie participative, ce déni du suffrage universel , cela n'est ni cohérent ni crédible !
Bref, ce n'est pas parce que les autres gauches européennes évoluent vers le centre que nous devons jouer les moutons de Panurge et renoncer à nos valeurs et idéaux.
D'ailleurs, quand bien même le peuple ne voudrait pas de nos idées, devons-nous en changer pour remporter je ne sais quelles élections ? La fin justifie-t-elle les moyens ? La politique consiste-t-elle à avoir le pouvoir, à n'importe quel prix ? On a, aussi, les dirigeants qu'on mérite.

17.Posté par Elie Arié le 22/05/2007 19:02
À C. Tacsin : on est d'accord sur le diagnostic, pas sur les conclusions à en tirer.

Si S. Royal a quand même repris certaines de nos valeurs, c'est grâce au rôle joué par JP Chevènement dans sa campagne. Il aura ainsi eu plus d'influence sur le discours de la gauche que le MRC en 5 ans, MRC dont on voit ce qu'il est devenu.

Au moment où un grand brain-storming se prépare au PS, il serait dommage de ne pas y participer. Il est difficile, aussi, de croire qu'il en sortira une ligne social-démocrate pure, que les jeux sont faits d'avance tant l'état de délabrement est avancé, et que Chevènement ne pourra pas continuer à y exercer une influence favorable en appuyant sur Ségolène qui, comme pour la Présidentielle, aura toujours besoin d'alliés.

L'alternative, c'est quoi? La poursuite de la groupuscularisation du MRC, son discours en vase clos que personne n'écoute, ses communiqués qu'aucun organe de presse ne reprend, ses luttes de chapelles auxquelles personne ne s'intéresse, son grand objectif limité à la conservation provisoire de quelques mairies?

La déroute du PS ouvre au MRC un créneau pour se faire entendre ; si tu en connais d'autres, tout le monde est preneur...



18.Posté par Nanard le 22/05/2007 19:53
Entièrement d’accord avec C.Tassin. Il faut savoir où l’on habite. Gagner à tout prix mais sur des valeurs qui ne sont pas les nôtres n’a aucun sens. C’est parce que la politique mise en œuvre par L.Jospin a été une politique de droite à bien des égards, que le peuple de gauche depuis 2002 est complètement déboussolé. Je citerai uniquement pour mémoire les privatisations et l’acceptation de la réforme des retraites le tout dicté par la commission Européenne. Avoir accepté d’appliquer les directives de cette commission composée de néolibéraux ne pouvait conduire qu’a une politique libérale. Le plus grave c’est qu’on a voulu nous faire croire que cette politique était de gauche. Il est évident qu’après cet épisode, les citoyens ont beaucoup de mal à faire la différence entre la droite et la gauche.
Si l’on veut limiter les dégâts pour les législatives, il va falloir trouver des arguments de poids pour les inciter à voter à gauche et il n'en manque pas.

19.Posté par Toto le 22/05/2007 19:50
La responsabilisation des citoyens via les cercles bolivariens est quand même plus enthousiasmante que le discours sur les responsabilisation des chomeurs et des précaires qui ne seraient que des assistés, celui des assurés sociaux qui ne vaudraient pas mieux et qui devraient savoir ne pas tomber malade sous peine de franchise etc, etc...Ce n'est pas parce que l'on est embarqué sur la même galère de la concurence libre et non faussée que nous n'aurions pas à nous inspirer à gauche de ce qui se passe hors l'"indépassable" union européenne...

20.Posté par deslilas le 22/05/2007 20:18
A suivre avec attention la décision de la Cour Européenne de Justice sur le conflit opposant le gouvernement suédois et une entreprise utilisant des travailleurs lettons pour la construction d'un établissement scolaire à Vaxholm en 2004. Le litige porte sur la législation à appliquer pour le Droit du Travail celle du pays d'exécution des travaux ou celle du pays d'origine de l'entreprise. Des cionséquences primordiales sur le Droit du Travail dans tous les pays européens sont à craindre.
Plus d'info sur le blog de Juhani Artto en Finlande.

21.Posté par HM 34 le 22/05/2007 21:10
Merci C Tasin de vos réflexions.Je suis allé sur votre blog et j'y ai lu au sujet de l'éducation nationale des idées venant de l'expérience de tous les jours.Vraiment merci.Quand j'ai entendu Ségoléne vouloir un doublement de l'allocation de rentrée scolaire j'ai décidé de n e pas voter pour elle.J'ai le droit moi qui ai la chance de payer des impôts de savoir où ils vont.Plutôt que doubler cette allocation j'aurai s préféré qu'elle aille au soutien scolaire.dans ma région le languedoc on distribue au lycée les livres gratuits au lycée.C'est de la démagogie.il vaut mieux donner un bon d'achat pour les librairies où un élé ve peut découvrir les livres et donc avoir envie de revenir.Excusez cette réflexion terre à terre mais c'est comme celà que boursier j'ai fait mes premiers pas dans la culture

22.Posté par Snyck le 22/05/2007 22:24
Un avis parmi d'autres sur plusieurs points évoqués:
1. Si N.S. mène relativement correctement "sa barque", surtout avec une gauche K.O. , il est là pour 10 ans. Les "jeunes" leaders de l'opposition d'aujourd'hui auront alors plus de 60 ans dans un
( récent ) phénomène de rajeunissement général des hommes politiques.
C'est donc toute une génération qui est en passe d'etre "zappée".
2. J.P.C. n'est malheureusement pas éternel et effectivement , le relève ne semble pas du tout assurée. Quel avenir pour le M.R.C. ?
Quel charisme incarné en perspective ?
3. En cas de retour au "bercail" P.S. , sur quel rapport de force compter pour peser ? Le M.R.C., "combien de divisions ?"
4. Dans l'ordre des choses , le tournant idéologique du P.S. ne peut aller qu'en faveur de la social-démocratie tendance D.S.K. Une aventure "CERES bis" est peu réaliste.
5. La "première gauche" est à l'agonie et les "ultras" sont à la portion congrüe ( P.C.,L.C.R.,L.O.alters...). Pas d'avenir de ce côté non plus.
Conclusion : Réunifier la famille Chevènementiste et "muscler" considérablement le M.R.C.
Encourager les vocations , construire un appareil fort.
C'est à J.P.C. de nous dire ce qu'il en pense.

23.Posté par alain girard le 23/05/2007 00:34
Poser le débat
On nous parle de refondaton , de rénovation A en croire cetains il serait même utile que le MRC devienne le renfort idéologique du Parti socialiste Qui peut nous faire croire que la vente aux enchères est terminée Qui peut nous faire croire que la République n'est pas en train de devenir une forteresse des lbéraux et que certains membres du parti socialiste sont en fait déçus de ne pas faire partie de la troupe .
L'état des lieux est pourtant simple ? il nous faut partir d'une vérité essentielle , qui a parler des symboles de jaurès ,blum ,Moquet Qui les a maintenant confisqué et qui les as oublié ?Nous avons dans ce domaine une responsabilité et le MRC est'il en train de devenir un parti de retardataire ou complice d'un Parti socialiste qui n'est pas comme l'avait dit JP chevènement de Ségolène Royal un partenaire idéal .
Alors , refondation avec qui comment ? le MRC s'il s'appuie sur de vraies valeurs Républicaines doit à mon sens exister comme parti du monde du travail qui est depuis des années en attente d'un vrai projet et qui n'a pas suivi le parti socialiste dans sa dérive droitière .Je pose la question à JP chevènement ! n'est ce pas les luttes du monde ouvrier qui ont fait évoluer notre société dans un combat de classe avec des avancées sociales importantes ?Faudrait t'il mettre de coté cette notion si l'on veut reprendre du terrain ou d'après ce qu'il explique s'en tenir à proposer de l'intérieur du PS une reconversion dont on sait qu'elle ne pourra s'exprimer que dans la continuité de la démocratie participative qui cache l'impossibilité de proposer une solution politique .Arrêtons la plaisanterie .Si le parti socialiste avait respecté les choses au soir du 29 Mai 2005 , il ne se serait pas permis d'ignorer la misère et les causes de cette misère . Cela aurait éviter à ségolène Royal de jouer à cache -cache avec certains tèmes comme la valeur travail ou valeur famille comme elle n'aurait pas proposer aux électeurs de prendre Mr bayrou comme premier ministre .La gauche s'est éclatée certes et le PS n'a plus de soucis avec des alliés qui ne pèsent plus rien ?Peut t'on s'en féliciter je pense que non et il ne faut pas jouer d'opportunisme au point de justifier un déplacement de ses idées vers un parti qui rêve de s'allier avec un centre qui gérera le libéralisme .Alors Je pose la question à JP chevènement , prendra t'i la responsabilité d'entrainer un mouvement dans la marmite d'un compagnognnage victime d'une guerre de fond entre les dirigeants du parti socialiste .
Ou allons nous réacitiver nos propres idées faisant confiance à notre capacité de donner une autre image de notre parti Si ce n'est la cas , sommes nous capable d'imposer un congrès grandeur nature au parti socialiste qui en son sein permettrait un changement radical de son orientation laissant sa direction à de nouveaux élus et de ce fait permettrait peu être de construire sur des bases solides une réelle transformation de la gauche pouvant ainsi déboucher sur un projet novateur et partagé .Le MRC doit réfléchir à cette perspective mais garder son influence interne .J'attend comme beaucoup une vision éclairée de cette nouvelle donne .AG

24.Posté par Elie Arié le 23/05/2007 01:31
Il n'y a pas que le PS qui doit se refonder: le MRC a aussi un sacré travail à faire.

Le message d'Alain Girard relève d'une vision anachronique du "monde du travail", dont témoignent aussi certains discours émanant du MRC, montrant une vision des classes figée sur ce qu'elles étaient au XIX è siècle.

Ce n'est pas le lieu, ici, de développer une analyse sociologique; mais comment penser que l'évolution des structures du capital et du travail liées à la mondialisation et aux technologies de l'information seraient restées sans influence sur les structures et la nature des classes sociales?

Comment continuer à entonner un discours fondé sur la vision d'un monde du travail majoritairement industriel, majoritairement "secteur public", majoritairement grandes entreprises, peu mobile géographiquement et professionnellement - bref, à l'opposé de sa réalité d'aujourd'hui, et encore plus de demain?

Comment ne pas s'interroger sur le fait que c'est Sarkozy qui est arrivé en tête du vote ouvrier?

Le défi que nous avons à relever est de proposer d'autres solutions à la société d'aujourd'hui que le modèle libéralo-social (on se demande pourquoi "social") qui s'impose progressivement (si j'ose dire) dans toutes les sociétés développées, modèle qui ne pourra pas s'édifier sur l'image, trop répandue dans nos rangs, de la société d'hier; de cesser de mener un combat contre la social-démocratie alors qu'elle est déjà condamnée par la mondialisation; d'abandonner un discours calqué, chez certains d'entre nous, sur le discours d'un syndicalisme essentiellement constitué de salariés de très grandes entreprises et secteur public- c'est-à-dire de la minorité du monde du travail.

À défaut, notre avenir sera celui du PC.

25.Posté par Xavier DUMOULIN le 23/05/2007 08:01
A gauche : campagne de gesticulation ou capacité de projection ?

S'il n'est, en soi, pas malsain de s'interroger à gauche sur les raisons d'un échec, les socialistes auraient sans doute à faire preuve de plus de sérénité. Dans une chorale sans chef d'orchestre qui tourne au tintamarre on n'entend plus que des voix discordantes. Le pire effet pour des citoyens aterrés qui voient se profiler les vieilles rancoeurs et les ambitions mal dissimulées derrière des arguments souvent creux. Un peu facile les critiques en tous genres et ad hominem, qui éludent peut être la seule question qui vaille : en quoi, la gauche dans son ensemble n'a -t-elle voulu ou su se faire entendre des Français pour incarner une alternative crédible au néolibéralisme, machine à produire de l'inégalité et à détruire les solidarités ? Si la réponse était simple et purement conjoncturelle, cela se saurait déjà. Parce qu'elle appelle une réflexion nourrie des différents apports d'une gauche pluraliste, il faut de la méthode, de la discipline et aussi beaucoup d'audace. Tout le contraire d'une approche vindicative qui désigne les boucs émissaires avant même de s'intéresser au fond. Et d'abord à la question idéologique tant il apparaît nécessaire de comprendre cette déroute culturelle d'une gauche complexée de sa double affiliation républicaine et socialiste. Faute d'avoir gagné la batailles des idées dans les années 80, nous avons renoncé à notre projet avec les conséquences que l'on sait sur la crise idéologique durable de la gauche. Les clefs de la conquête des pouvoirs ne résident-elles pas d'abord dans la capacité d'articuler la défense d'un projet avec les valeurs qui lui donnent sens ?

Car c'est bien à la façon d'un Jaurès qu'il appartient aujourd'hui aux progressistes de relever les défis républicains. Ces défis appellent bien sûr des réponses programmatiques et d'abord sur la question sociale. Sur ce plan, en dépit d'insuffisances et parfois d'incohérences, nous ne partons pas de rien. Et la gauche dans cette campagne législative devrait faire prévaloir ses réponses en critiquant de pied ferme la logique inégalitaire de la droite. Ces défis relèvent aussi d'une reconquête de l'hégémonie culturelle. Gramsci évoquait autour des années 30, la nécessaire guerre de positions idéologiques, à l'intérieur de la société civile, qu'il différenciait de l'attaque frontale contre l'Etat bourgeois. Comme le rappelait récemment sur son blog, Jean Pierre Chevènement, citant Jaurès, "l'Etat exprime un rapport de force entre les classes". Et la question, n'en déplaise aux schémas de l'extrême-gauche, n'est plus aujourd'hui celle de la prise du Palais d'hiver mais celle d'incarner l'intérêt général. Jean Pierre Chevènement nous dit avec raison que "le projet de M. Sarkozy ne se réfère à l'intérêt général que dans le cadre d'une mondialisation financière dont il accepte de jouer le jeu, s'étant déjà lié les mains en renonçant à vouloir modifier les statuts de la Banque Centrale européenne. Or, l'intérêt général ne saurait se dissocier des intérêts à long terme du monde du travail"… "Entre les intérêts du monde du travail et ceux des multinationales (ou, si l'on veut être plus rigoureux, du capital financier mondialisé), je ne vois que trop bien le rapport de forces que le gouvernement de M. Sarkozy établira. Plutôt que de « jouer le jeu », il faudra plus que jamais peser pour changer la règle du jeu. C'est ce que nous essaierons de faire dans les temps à venir."

Quand Jean Pierre Chevènement aborde avec lucidité les vraies questions il nous ramène sans doute au seul combat essentiel : celui du camp républicain et progressiste qui doit s'affirmer avec force et détermination pour rassembler et entraîner.


26.Posté par alain girard le 23/05/2007 12:34
merci à toutes et tous ceux qui participent au débat ?MERCI à Elie de me dire qu'il n'est pas l'heure de porter des analyses sur un plan sociologique .mais je ne pratage pas sa vision .Au contraire de qu'il affirme les classe sociales ne sont pas figées , elles ont perdu confiance du fait d'un manque de projet .La réalité c'est que nous avons du mal à unir les classe sociales et j'en parle avec réalisme étant moi-même syndicaliste sur un secteur dont le tissu est essentiellement porté en Zone rurale avec de nombreuses petites entreprises .et la je peux assure que les salariés ne manquent pas d'idées mais sont confrontés à une pression importante qui nous empèchent de développer des luttes syndicales et sociales .je ne partage pas l'idée qu'il n'y aurait plus de combat de classe car un smicard en blouche blanche reste un smicard , l'exploitation exiiste bel et bien et de plus belle avec le fonctionnement de la mondialisation .Je ne r^ve pas d'un grand soir ,d'une révolution mais de la à ma faire croire que c'est entre les deux que l'on touvera des solutions Je rigole car la question est bien celle d'un changment de fond en donnant justement plus de pouvoir aux salariés de ce pays qui connaissent souvent meiux la réalité de l'entreprise et qui souvent ont des solutions adaptées .Il ne faut tuer l'idée qu'un jour on pourrait retrouver cette force sociale avec d'autres catégories bien sûr mais dans la construction d'un véritable projet de société pour une gauche au pouvoir qui gouverne à gauche .Pourquoi rejeter d'entrée une perspective mettant en lumière notre envie de défendre un idéal tout en admettant qu'il faut évoluer .Pourquoi faudrait'il admettre un droit d'inventaire pour les autes et pas pour soi-même .La réponse à la situation d'aujourd'hui consiste t'elle à faire valoir à tout prix que le discours social est dépassé et qu'il faudrait accepter un constat d'échec sur la base unique qu'on ne serait plus apte à définir de nouvelles valeurs soilidaires et faire en sorte que l'individualisme gagne la partie . Non je ne suis pas d'accord avec cette approche et en toute amitié moi je préfère respecter un engagement clair et net , exigeant que La République continue de porter haut et fort ce qui nous rassemble ,la iberté ,L'égalité , la fraternité ,La question est : Que cette République ne soit pas la propriété exclusive d'une classe mais la propriété des citoyens .Mon discours est peut être anachronique mais je suis comme d'autres ,confronté à des réflexions que chacune et chacun devrait exprimer librement .AG

27.Posté par C.Tasin le 23/05/2007 12:55
Il me semble, quand je lis Xavier Dumoulin, que l'on met la charrue avant les boeufs. Il me semble qu'avant de décider, sans concertations, que la refondation d'un vrai parti de gauche doit se faire avec comme leader S.Royal, il faudrait du recul, des échanges, un congrès du MRC, mais, d'abord, attendre de voir les différents courants du P.S. émerger et/ou disparaître. Alors seulement le MRC, réuni en congrès, pourra choisir. Je dénie aux seuls secrétaires nationaux et fédérauxl le droit de décider de l'avenir et des orientations de notre parti. On ne peut pas se réclamer de la démocratie et ne pas l'appliquer. Ensuite, chacun fera ce qu'il voudra, en son âme et conscience ; quant à moi, demeurer dans un parti dirigé par quelqu'un qui prône démocratie participative et régionalisme me semble impossible, sauf à me renier.

28.Posté par Claire Strime le 23/05/2007 15:13
On verra bien, avec le résultat des législatives, si l'accord PS-MRC pourra servir à un accord de gouvernement ou s'il faudra le ranger au rang des accessoires historiques. Parce que le GEZE (gouvernement économique de la zone euro) me semble mal parti avec Sarkozy, Merkel, Balkenende, etc...
La gauche devra imaginer autre chose.

29.Posté par FRANCOIS jean M.R.C. 62 le 23/05/2007 16:12
''changer la règle du jeu'' : au sens éconmique elle pourrait passer par l'application de ''la préférence sociale'' au sens défini lors des derniers congrés du MDC et du MRC
je sais qu'il est difficile de répondre à tout le monde mais je souhaiterai avoir au moins une fois votre avis sur ce choix qui implique la mise en oeuvre d'une nouvelle forme de productivité.....
dans cette attente,
amitiés citoyennes

30.Posté par Claire Strime le 23/05/2007 16:41
Pour surmonter le mur de l'argent comme en leur temps MM Herriot et Blum (le vrai) il faudra autre chose qu'1 vague "préférence sociale", même s'il ne faut pas attendre des gouvernements actuels de l'Europe occidentale (et orientale d'ailleurs) une politique économique keynésienne.
Si même il y avait 1 GEZE, il serait néolibéral (ou libéral social), il va de soi que mettre en avant ce GEZE ne pouvait avoir qu'une valeur tactique et qu'il n'avait de sens qu'en cas de victoire de la gauche en France (et dans quelques pays clés). Il va falloir trouver autre chose pour ébranler le mur (d'argent) de Francfort et changer les règles du jeu.

31.Posté par natleval le 23/05/2007 21:33
Et bien voilà Kouchner qui part faire le colon (ou néo-colon) au Liban. Ca va vite! A peine Sarkozy élu, ils doivent se sentir assez forts là-bas avec Bush-Sarko pour reprendre l'offensive contre la résistance libanaise. Ils ont bien trouvé un prétexte mais c'est le peuple libanais qu'ils attaquent.

32.Posté par Di Girolamo le 24/05/2007 10:48
La peur de l’inefficacité et de la pagaille
Ont conduit au système majoritaire d’alternance

Déjà les choix politiques étaient posés : ordre et efficacité ; efficacité économique s’entend : le libéralisme comme fondement de la politique.

A regarder objectivement le monde : c’est l’échec : le choix de l’ordre et de l’efficacité amènent le désordre et la pagaille ; le sursaut Sarkosien est un sursaut, un sursis : ce n’est pas le ministre d’état Juppé qui résoudra la pagaille économique et sociale qui fatalement, par la force des choses et les effets du système vont (plus rapidement que prévu) venir.

La démocratie c’est : tout le monde autour de la table ; pas un homme ou une femme providentielle (« aimons nous les uns les autres ») .
Il est temps d’y revenir et tout simplement de respecter les premiers articles de la constitution.
Leur lecture montre que le fonctionnement politique actuel (notamment les élections présidentielles) est anti constitutionnel.
J’ai interrogé là-dessus le Conseil Constitutionnel qui m’a gentiment renvoyé voir ailleurs en l’occurrence vers mon député sensé être mon représentant.
Affaire à suivre donc ….Si quelqu’un a des lumières là-dessus sur ce blog ?

33.Posté par Bouchard le 24/05/2007 11:15
Blum était pour moi l'incarnation même du socialisme. Pas un chef , au sens missionnaire ou charismatique du mot; pas famillier non plus; faillible, et nul ne l'oubliait , surtout pas lui. Mais , après son retour de Buchenwald , la SFIO avait retrouvé un maitre à penser honnêtement, sinon toujours justement.Il avait l'art , sans effort apparent , d'élever les débats.(....)
Le parti socialiste est un parti réformiste parce que et en tant que la réforme contient en elle même une virtualité révolutionnaire.(....)
Je crois que l'objet révolutionnaire , c'est d'établir une harmonie entre cette unité sociale qu'est la personne et ce tout social que sera la pensée collective.
Je le croyais moi aussi pleinement ( je le crois encore ), et n'appréciais guère ce faux ch'timi, pédagogue et robespierriste, qui un an plus tard avait fait échouer le rapport moral sur Blum et son équipe en exigeant le retour aux dogmes marxistes et au vocabulaire d'antan. Ce Guy Mollet obscur, qui avait si vite subtilisé le secrétariat national et imposé son style, acceptait maintenant un opportunisme bien suspect: la souplesse des comportements avec la rigidité des principes, sous prétexte qu'il fallait lutter contre l'offensive conjuguée du césarisme et du stalinisme , sur arrière plan de pénurie... Blum, lui incarnait la justice et la liberté aux dimensions humaines, le socialisme de l'avenir...
Roger Quilliot mémoires II
Refondons donc mais en n'oubliant rien.
Hommage à Martin Hirsch. Les pauvres n'attendent pas.

34.Posté par TATARD François le 29/05/2007 15:29



Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français

LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE

Mon cher petit-fils,

J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
« Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.

Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.






35.Posté par Claire Strime le 29/05/2007 16:22
Alors à quoi aura servi le NON d'il ya exactement 2 ans?

Tout est-il déjà écrit (scénario propagé par un grand hebdomadaire de gauche, le seul, et un quotidien du soir "sérieux de centre-gauche")? DSK prendra la tête du PS les bras grands ouverts vers ses anciens et nouveaux amis non archaïques, ouverts, à qui on pardonnera ce qu'autrefois on appelait 1 retournement de veste...et les politologues discuteront de l'existence d'une interne opposition de sa majesté, républicaine et jauressienne, butte-témoin d'autres siècles.

A ceux qui gardent une auréole de leurs combats passés de montrer qu'ils sont capables de déjouer ce scénario (le peuple qui sait dire NON leur sera reconnaissant).


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