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Le probable «non» irlandais, «un service rendu à l'Europe» (Chevènement)


Dépêche AFP, vendredi 13 juin 2008, 15h57.


Le probable «non» irlandais, «un service rendu à l'Europe» (Chevènement)
Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a estimé vendredi que le probable rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais, selon des projections de la télévision publique, était "un service rendu à l'Europe tout entière".

"Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", a affirmé M. Chevènement dans une déclaration à l'AFP.

Adversaire du traité, il a jugé que "le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l'Europe tout entière". "C'est aussi un service rendu à la France, dont le poids relatif était affaibli par le Traité de Lisbonne, en rupture avec la parité fondatrice avec l'Allemagne qui avait jusqu'ici permis le progrès équilibré de la construction européenne", a-t-il ajouté.

Selon M. Chevènement, "c'est à partir de la volonté démocratiquement exprimée des nations qu'on doit pouvoir avancer vers une Europe à géométrie variable, fondée sur des coopérations renforcées". "Cela est particulièrement vrai pour le gouvernement économique de la zone euro, mais pourrait l'être aussi dans des domaines comme la politique étrangère et la défense", a précisé l'ancien ministre.


Rédigé par Chevenement.fr le Vendredi 13 Juin 2008 à 17:32 | Lu 4148 fois



1.Posté par BA le 13/06/2008 17:48
Aujourd’hui, vendredi 13 juin 2008, nous savons donc ce qui va se passer en Europe, notamment en France.

La guerre.

La guerre entre la démocratie (= ce que veut le peuple) et l’aristocratie (= ce que veulent les élites politiques et médiatiques).

Le 13 février 2008, au Parlement européen, le député européen Francis Wurtz et d’autres députés européens de la Gauche Unitaire Européenne déposent un amendement.

Cet amendement demande que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » sur le traité de Lisbonne le 12 juin.

Le 21 février 2008, les députés européens votent pour adopter ou rejeter cet amendement.

499 députés européens ont osé voter CONTRE cet amendement.

Les 46 députés européens de nationalité française qui ont osé voter CONTRE cet amendement sont :

- Centristes (MoDem et Nouveau Centre) : Beaupuy, Cornillet, Fourtou, Gibault, Griesbeck, Laperrouze, Lehideux, Morillon
- UMP et Divers Droite : Audy, Daul, Descamps, Fontaine, Fouré, Gaubert, Gauzès, Grossetête, Lamassoure, Mathieu, Morin, Sudre, Toubon
- Ecologistes (Les Verts) : Aubert, Bennahmias, Libietz
- Parti Socialiste : Arif, Berès, Bourzai, Carlotti, Désir, Douay,Guy-Quint, Hazan, Le Foll, Lefrançois, Navarro, Neris, Patrie, Peillon, Poignant, Pribetich, Savary, Schapira, Vaugrenard, Vergnaud, Trautmann, Weber.

Aujourd’hui, ces 46 députés européens ARISTOCRATES vont devoir répondre de nouveau à cette question essentielle : est-ce que le Parlement européen « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » ?

Aujourd’hui, les 27 ARISTOCRATES de la Commission européenne vont devoir répondre de nouveau à cette question essentielle : est-ce que la Commission européenne « s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais » ?

Aujourd’hui, les ARISTOCRATES qui sont au pouvoir en France vont devoir répondre de nouveau à cette question essentielle : est-ce que les ARISTOCRATES qui sont au pouvoir en France « s’engagent à respecter le résultat du référendum irlandais » ?

2.Posté par Coluche le 13/06/2008 23:19
UE=Escroquerie Ubuesque !

3.Posté par BA le 14/06/2008 09:35
Quand un traité n’est pas signé par tous les pays concernés, ce traité ne peut entrer en vigueur. Cette règle est simple. C’est une règle de base du droit international.

Hans-Gert Pöttering est le président du Parlement européen. Hans-Gert Pöttering est un des membres de l’aristocratie européenne. Il regrette que le peuple irlandais ait voté NON aux réformes du traité de Lisbonne.

Mais il ajoute aussitôt qu’il garde l'espoir que les réformes puissent entrer en vigueur avant les élections européennes de juin 2009 !

En clair, l’aristocratie européenne fera tout pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur avant juin 2009 !

En clair, l’aristocratie européenne prévient qu’elle ne tiendra pas compte du résultat du référendum irlandais ! Ecoutons Hans-Gert Pöttering :

« La majorité des Irlandais n’a pas été convaincue de la nécessité de cette réforme de l’Union Européenne : c’est naturellement une grande déception pour tous ceux qui voulaient davantage de démocratie, d’efficacité, de clarté et de transparence des décisions dans l’Union Européenne. Mais nous ne devons pas oublier que l’Union Européenne a souvent traversé des crises et des temps difficiles. Aujourd’hui encore, nous devons garder la tête froide.

Le refus du texte du Traité dans un pays membre de l’Union Européenne ne doit pas signifier que les ratifications accomplies dans 18 pays de l’Union Européenne ne sont pas valables. La ratification dans les autres pays européens est à respecter tout autant que le vote irlandais. C’est pourquoi le processus de ratification doit se poursuivre dans les pays qui n’ont pas encore ratifié le Traité.

De son côté, le gouvernement irlandais, avec les partenaires européens, devra faire des propositions sur les manières d’aller de l’avant dans cette situation. Le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la semaine prochaine à Bruxelles devra prendre en compte la situation après le référendum en Irlande et donner l’occasion au gouvernement irlandais de dresser un bilan et de faire, de son côté, des propositions.

Nous devons maintenant réfléchir dans le calme à la manière d’avancer. La réforme de l’Union Européenne est importante pour les citoyens et les citoyennes, pour la démocratie et la transparence dans l’Union Européenne. C’est pourquoi j’espère qu’il sera possible de trouver une solution, afin que les réformes puissent entrer en vigueur avant les élections européennes de 2009. »

http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/008-31670-168-06-25-901-20080613STO31667-2008-16-06-2008/default_fr.htm

4.Posté par Jean-Marc le 14/06/2008 13:33
Je colle ci-dessous un post que j'ai fais sur le site de JLMélenchon, et qui appuie sur ce que pas mal de gens pensent :
1. attaquer le problème à la base, qui se situe au niveau de la représentativité démocratique et donc notamment de la constitution
2. dépasser pour ce faire, temporairement, le clivage devenu absurde droite/gauche

------------

Vous connaissez à peu prêt mon argument central ; tous les problèmes que nous rencontrons un lien plus ou moins direct avec la démocratie et la représentativité, ce qui implique que la résolution des problèmes commence par une redéfinition profonde de la Constitution, voire une Constituante.

Vous savez aussi que, par le double jeu d’une représentativité affaiblie, et de la puissance des mass media, la réforme est difficile de l’intérieur, ici.

La solution serait-elle alors ”tout simplement” à envisager du côté d’une Constituante au niveau Européen?

Je précise alors trois choses fondamentales à mon avis :

- Cette constituante pour avoir la légitimité nécessaire devrait s’appuyer sur une alliance des Nonistes, qui devront avoir la sagesse d’écarter les Ouistes plus particulièrement pour clarifier leur valeur de rupture aux yeux des peuples, qui sont las des collusions.

- Ceci a pour conséquence qu’un rapprochement Mélenchon Dupont-Aignan Chevènement + Buffey éventuellement se fasse (possible).
L’extension au delà de ces frontières (souverainites, ultra nationalistes, révolutionnaires) est à éviter (désolé, hein…) : elle effraierait trop de gens souvent à raison, et elle handicaperait la voie vers un projet moderne adapté à une économie et une société du 21e siècle, ouvertes et flexibles.

- Cette constituante pour prendre toute la qualité qu’elle mérite, et mériter le nom de Constituante portée par les citoyens et leurs représentants, devrait intégrer dans le processus même d’élaboration d’autres horizons que le monde politique : Ong, associations, groupes de citoyens sous la forme de conférences de consensus ou d’autres modalités participatives à définir.

Clair non?

5.Posté par BA le 14/06/2008 15:04
Dans le journal Le Monde, je lis la réaction de plusieurs personnalités NONistes. Je mets des numéros pour les compter. Je compte 8 familles différentes de NONistes :

1- "Je bois du petit-lait", avouait, vendredi 13 juin, le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui avait milité en 2005 pour le rejet du traité. Par l'intermédiaire de son association PRS (Pour une République sociale), le parlementaire est allé soutenir la campagne des "nonistes" irlandais. "Le moment est venu pour les dirigeants européens qui viennent de prendre cette euro-gifle, d'admettre la défaite de leur modèle d'Europe libérale et non démocratique", a-t-il affirmé dans un communiqué. Alors que le Parti socialiste avait officiellement souhaité que le "oui" l'emporte, M. Mélenchon renvoie "les béats de droite et de gauche à leur arrogance, leurs textes volontairement illisibles et leur méthode de culpabilisation infantilisante". Le sénateur de l'Essonne espère que l'issue du référendum irlandais renforcera sa position au sein du PS, même s'il redoute "une conspiration du silence" et craint de voir "la question européenne soumise aux intrigues de congrès".

2- La situation n'est, de fait, plus exactement la même qu'il y a trois ans. Les fabiusiens, qui défendaient le non en 2005, se font désormais discrets. Engagés dans une opération de rapprochement avec les strauss-kahniens et les amis de Martine Aubry - favorables à la ratification du traité de Lisbonne -, ils n'ont plus l'intention de faire de la question européenne un casus belli... "La question institutionnelle est derrière nous ; avec la présidence française de l'Union, l'heure est au débat sur le contenu de la construction européenne", souligne Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius.

3- A l'approche des élections européennes de juin 2009, Jean-Pierre Chevènement est, lui, clair et net : l'issue du référendum irlandais constitue "un service rendu à l'Europe tout entière". "Les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", affirme le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

4- Le PCF se félicite, quant à lui, d'un "choix de courage et de lucidité". Par ce vote, l'Irlande - un des temples du libéralisme en Europe - "a su rejeter la mise en concurrence effrénée des salariés, la pression sur les dépenses publiques et les salaires, le sacrifice des services publics, la militarisation de l'Union européenne", insiste le PCF.

5- A l'extrême gauche, Olivier Besancenot estime que le traité de Lisbonne " est définitivement mort et enterré ". " A chaque fois qu'on consulte les peuples, la réponse est la même : c'est non ", poursuit le porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire, qui, dans un texte intitulé "Le traité de Lisbonne à la poubelle", appelle de ses voeux "une Assemblée constituante européenne".

6- A droite, les anciens tenants du "NON" de 2005 célèbrent eux aussi le rejet exprimé par les électeurs irlandais. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan se félicite du rejet d'"une Union supranationale, bureaucratique et inefficace".

7- Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, assure que "le peuple irlandais a parlé au nom du peuple français".

8- Jean-Marie Le Pen salue "la magnifique victoire du peuple irlandais, malgré les pressions, menaces et chantages de toutes sortes émanant tant des autorités nationales qu'européennes". "Le traité constitutionnel est désormais caduc, et la forfaiture de Nicolas Sarkozy, faisant revoter le Congrès français sur un texte identique à celui rejeté par le peuple français, est effacée", ajoute-t-il. Le Front national a fait hisser un drapeau irlandais sur le toit du siège du parti, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/06/14/a-un-an-des-elections-europeennes-le-reveil-des-nonistes-francais_1058176_3214.html#ens_id=1032345

Question : est-ce que ces 8 familles de NONistes vont aller aux élections européennes chacune de leur côté ?

Si c’est le cas, c’est la dispersion des voix, c’est la défaite assurée.

Question : est-ce que les Républicains NONistes peuvent faire une liste commune ? (sont donc éliminés : Besancenot, De Villiers, Le Pen)

6.Posté par Claude Beuzelin le 14/06/2008 15:13
Il ne suffit pas de se féliciter du vote NON des Irlandais. il faut aussi les remercier et leur manifester notre solidarité. Voici le texte du message envoyé hier au CNR dont le site reste, semble-t-il, toujours ouvert.

Salut à tous !

Avec 53,4 % de NON (pourcentage proche de celui des Français en 2005), le peuple irlandais vient de rejeter le traité de Lisbonne. Il faut absolument que le CNR lance l'idée d'une grande manifestation de remerciement et de soutien à ce peuple courageux. Tous ceux qui se sont impliqués dans la campagne pour un référendum en France auront à coeur de se mobiliser pour s'associer au refus de cette Europe oligarchique ultra-libérale. Notre combat en France doit prolonger celui des Irlandais. En effet, tous les bureaucrates "européens" commencent déjà à élaborer, comme à l'accoutumé, des stratégies de contournement du vote populaire. La France devant assumer la présidence à partir du 1er juillet, c'est ici qu'il faut maintenant peser pour changer les orientations de cette Europe-là.

Claude Beuzelin (alias claubiz

7.Posté par BA le 14/06/2008 22:18
Jean-Pierre Jouyet est le secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes. Le site 20minutes.fr donne des extraits de l’interview de Jean-Pierre Jouyet sur Europe 1. Que dit-il dans cette scandaleuse interview ? Il dit ceci : la seule solution, c’est que les Irlandais revotent !

http://www.20minutes.fr/article/237145/Monde-Traite-de-Lisbonne-pas-d-autre-solution-qu-un-nouveau-vote-des-Irlandais.php

A vote gênant, nouveau vote ? Comment faire pour que « l'incident irlandais ne devienne pas une crise », selon l'expression de Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait samedi lors d'une conférence de presse commune avec George W. Bush ?

Alors que la France doit prendre la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, son gouvernement commence à chercher comment sortir de la crise institutionnelle créée par le « non » irlandais.

Et il n'y a « pas d'autre solution » pour sauver le traité européen de Lisbonne qu'un nouveau vote des Irlandais, selon le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, interviewé samedi 14 juin sur Europe1.

Mais ce vote pourrait avoir lieu après une « adaptation » du texte pour ce pays. « Il faut que le processus de ratification aille jusqu'à son terme, et pendant ce temps-là, il faut laisser le temps de la réflexion aux Irlandais, savoir si moyennant quelques médiations ou une demande de leur part ils peuvent revoter.» « Il est trop tôt pour savoir ce qu'ils vont nous demander », a affirmé Jean-Pierre Jouyet, ajoutant qu'un Conseil européen prévu les 19 et 20 juin pourrait être l'occasion pour le Premier ministre irlandais de faire part de son « analyse ».

L'hypothèse de cette « médiation », qui interviendrait « au terme du processus de ratification » des 26 autres pays membres de l'UE, est que l'on « se mette d'accord avec les Irlandais sur une demande a minima qui ne rouvre pas le dossier des institutions », a dit le secrétaire d'Etat français.

« Les Irlandais ont un statut neutre, ils peuvent demander à être exonérés par exemple véritablement de ce qui est la politique européenne de sécurité et de défense dans le cadre du traité de Lisbonne », a-t-il expliqué. Ce serait « une adaptation marginale qui ne concerne que les seuls Irlandais », a-t-il souligné.

« Soit ils revotent au terme d'une médiation, soit nous continuons à travailler dans le cadre actuel », a-t-il conclu.

8.Posté par Gnafron le 15/06/2008 15:55
Sous le ciel irlandais...

Ah ! ces commentaires des commentateurs patentés sur les vilains Irlandais qu’ont eu le toupet de dire Non au traité européen que les chantres éclairés du libéralisme avancé avaient concocté à l’esqueprès pour faire l’Europe tout bien comme il faut !

Non mais qu’est-ce que c’est que ces peuples d’Irlande, de France ou d’ailleurs, qui croient que quand on les interroge c’est pour qu’ils donnent leur avis ! Y z’ont pas compris que le référendum c’est comme quand le maître d’école y vous pose une question : vous devez réciter la leçon que le maître vous a expliquée. Et puis aussi dire Merci.

Velà donc le peuple d’Irlande, après celui de France et des Pays Bas, qui se pique de donner son avis ! Non mais pour qui y se prennent ces gens du peuple !
Si on n’y met pas le holà, jusqu’où ira-t-on ? C’est toujours pareil acque les gens du peuple : on leur donne un doigt et y vous prennent tout le bras. On leur donne le droit de vote et y z’en profitent pour donner leur avis. Encore un peu et y voudront décider !

C’est comme pour la crise de la finance internationale qu’est pas du tout liée à la cupidité et à la voracité des financiers. Non, non, non. C’est, nous expliquent les journalistes salariés de la presse officielle, à cause que les américains pauvres on voulu s’acheter une maison alors qu’y z’ont même pas les pécuniaux pour se la payer. Salauds de pauvres !

Mais y paraît que les zélites intellectuelles et financières du libéralisme avancé ont trouvé la parade : y vont dissoudre le peuple. Comme ça y pourront décider, bien tranquillement entr’eux, ce qui est bon pour la marche du monde… et aussi pour leurs intérêts. Ah ça mais !

Pour moi parsonnellement, je demanderais bien l’asile politique en Irlande. Mais y a un truc qui me tracasse : y paraît que les Irlandais n’ont pas encore inventé les pots de Côtes du Rhône. Y z’en sont réduits à ingurgiter une espèce de buvande à base de grains de seigle qu’y z’appellent le rye et qu’est, à ce que prétend le père Coquard, une sorte de ouiski.

Je crois donc que, tout en rêvant à l’Irlande, je m’en vais continuer à faire de la résistance sur les Pentes de la Croix Rousse, où il n’y pas plus d’orangers que sous le ciel irlandais, mais où les pots de Côtes abondent.

Gnafron

9.Posté par BA le 15/06/2008 21:04
Deux poids, deux mesures.

En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés sur la Constitution Européenne ? 9 peuples devaient être consultés par référendum.
Les peuples luxembourgeois et espagnols ont bien été consultés : ils ont voté OUI. Les peuples français et hollandais ont bien été consultés : ils ont voté NON.
Mais que s'est-il passé après le NON français et après le NON hollandais ?
Les 5 référendums qui étaient prévus ont été suspendus !
- Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
- Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.
On veut bien consulter les peuples par référendum, mais si les peuples votent NON, on suspend les référendums !

En revanche, que s’est-il passé en 2008 ? Un seul peuple est consulté sur le traité de Lisbonne : le peuple irlandais. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais dit NON au traité de Lisbonne. La ratification va-t-elle être suspendue ?
Bien sûr que non ! Cette fois-ci, la ratification doit continuer ! Toute l’aristocratie européenne l’a dit : « la ratification du traité de Lisbonne doit continuer malgré le NON du peuple irlandais ! »

Mais alors, pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ?
Pourquoi, en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a-t-elle été suspendue après le NON français et le NON hollandais ?
Et pourquoi, au contraire, la ratification du traité de Lisbonne doit-elle continuer après le NON irlandais du 12 juin 2008 ?

Réponse :

- en 2005, la ratification de la Constitution Européenne a été suspendue car les peuples danois, irlandais, portugais, tchèques et anglais auraient peut-être répondu NON par référendum ! L’aristocratie européenne n’a pas voulu prendre ce risque !

- En 2008, la ratification du traité de Lisbonne peut continuer car les parlements répondront OUI ! Les parlements, eux, votent bien !

10.Posté par Jean-Marc le 16/06/2008 11:13
Ceci me préoccupe bien plus que les retraites, le chômage, Lisbonne, et le reste.

Car quand la réalité sera totalement masquée aux yeux de la majorité des citoyens, que restera-t’il? Des illusions entretenues.

http://www.marianne2.fr/Et-si-Sarko-nationalisait-l-information-_a88364.html

extrait : Mais foin des méfiants ! Comment pourrions nous douter des bonnes intentions de notre président ? C’est sans doute parce qu’il veut relever ce défi majeur pour la démocratie que Sarkozy s’intéresse tant à la presse écrite et aux chaînes de télé, au point d’accorder des coupures de publicité supplémentaires à TF1, de libérer France Télévisions du carcan de l’audience en coupant la publicité. C’est sûrement parce qu’il pose la première pierre de son Grand Plan Information qu’il organise des Etats généraux de la presse écrite. C’est évidemment parce qu’il veut nationaliser cette industrie en perdition qu’il intervient tous azimuts pour la presse et contre Internet.

11.Posté par Jean-Marc le 16/06/2008 13:37
@Lilian 4aout BA et ceux qui ont compris la nature du problème de fond, donc une partie de la solution

Que les ''militants'' continuent à bêler dans leur enclos coloré en bleu / rose / rouge m'irrite, ça va de soi, vous l'avez compris.

Mais d'une certaine manière, si cette ligne de modérés s'étendant de NDA à JLM en passant JPC ne se faisait pas, ces trois leaders en seraient bien les premiers responsables, et non leurs troupes auxquelles pourrait être expliquée la nature de l'enjeu et les raisons de l'effort nécessaire de part et d'autre.

12.Posté par Claire Strime le 17/06/2008 11:59
L'Herald Tribune est 1 lecture très instructive:

French shifting strategic policy

“In fact, publication of the French white paper was delayed until after the Irish referendum last week on the so-called Lisbon Treaty, to avoid providing the neutral Irish with another reason to vote no.”

http://www.iht.com/articles/2008/06/16/europe/paris.php

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