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Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien : « Il faut aider Ségolène... »


Cet entretien est paru dans Le Parisien / Aujoud'hui en France, samedi 17 février 2006


Ségolène Royal semble en difficulté. Que doit-elle faire ?
Jean-Pierre Chevènement: Son discours de Villepinte sur la France, sur l'Europe et sur le monde était très cohérent et de haute tenue.
Par exemple en matière de politique étrangère, elle est cent coudées au-dessus de Sarkozy. Elle doit maintenant décliner les différents thèmes comme la politique industrielle - expliquer, par exemple, ce qu'on fait contre les délocalisations- ou la sécurité. Elle doit aussi enrichir ses propositions puisque, naturellement, elle n'a pas pu tout dire. Mais il est important de ne pas s'écarter de la ligne de Villepinte.

N'est-il pas dangereux d'être en retard à la mi-février ?
En fait, les choses se cristalliseront à partir de la mi-mars. Il est évident, pour moi, que la bataille va se jouer entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. A eux deux, ils totalisent dans les intentions de vote environ 60 %. Il est clair qu'aucun autre ne percera, ni Le Pen, ni Bayrou. C'est mécanique.

La machine Sarkozy apparaît difficile à prendre en défaut...
Sarkozy est très bien organisé, ça s'est sûr. Il embraye directement sur le système des grands médias qui sont très proches de lui. Cela lui donne un réel avantage. Ségolène a dit des choses très fortes, notamment sur l'Europe - une Europe qui protège et dont les statuts de sa Banque centrale doivent être modifiés - qui n'ont pas été reprises par les médias.

Comment contrer Sarkozy ?
De deux manières : par une meilleure organisation par rapport au système médiatique et par la mobilisation populaire. Nous avons beaucoup de monde dans nos meetings : six cents personnes par exemple, jeudi soir, à Belfort. Et puis, il faudrait une veille plus attentive sur ce que sont les propos et gestes de Sarkozy. Cet homme inquiète les Français : c'est ce filon-là qui doit être exploité !

L'organisation de la campagne de Royal doit-elle être repensée ?
C'est toujours très dur, car tout repose toujours sur le candidat. L'essentiel est que le candidat tienne bon : c'est le cas de Ségolène. Elle encaisse bien, elle ne mollit pas !

On lui reproche de ne pas assez déléguer...
Vous croyez que Sarkozy délègue ? Non, pas du tout. Il ne faut pas renverser les rôles : c'est au PS de se mobiliser derrière sa candidate, qu'il a désignée à une très forte majorité. On ne peut pas tout reporter sur les épaules d'une femme, certes forte. Il faut l'aider. Il faut qu'un sentiment de solidarité se crée. Sur le terrain il y a certains traînards. Il est temps qu'ils montent dans le train ! J'aime citer en meeting la devise du 35 e régiment d'infanterie de Belfort : « Tous gaillards, pas de traînards ».

Ne devrait-elle pas s'appuyer plus sur Strauss-Kahn et Fabius ?
Elle a confié une mission au premier et elle va en meeting le 24 chez le second. Et, il n'y a pas que le PS mais aussi le MRC et le PRG. Elle doit surtout s'adresser au peuple français. Il y a une attente forte dans le pays. La différence se fera sur la mobilisation populaire. C'est celle-là qui fera bouger les grands médias, qui sont tout acquis à Sarkozy.

Pour vous, il n'y a rien à changer ?
L'essentiel est qu'elle garde son tonus et qu'elle ne se laisse pas intimider. On a encore deux mois et huit jours : je suis tout à fait confiant.

Propos recueillis par Philippe Martinat, Le Parisien , samedi 17 février 2007


Rédigé par Chevenement.fr le Samedi 17 Février 2007 à 10:08 | Lu 7494 fois



1.Posté par Xavier DUMOULIN le 17/02/2007 10:51
On le savait démagogue, intempérant et autoritaire. On le découvre aujourd'hui d'une stupéfiante versatilité!

Il a suffi d'un premier mois de campagne pour que le ministre-candidat modifie en profondeur la présentation de son programme.

Revenons sur quelques annonces phare : promesse de la baisse de quatre points de prélèvements obligatoires, bouclier fiscal à 50% des revenus, allocation au premier enfant, etc. Dans ces domaines et bien d'autres, le candidat en quête de crédibilité économique se range à l'avis de ses conseillers et révise le programme.

L'Institut de l'entreprise, boîte à penser libérale, chiffre à 68 milliards d'euros une baisse de quatre points des prélèvements obligatoires. Après un mois d'annonce imprudente, cette mesure spectaculaire est ramenée à une baisse d'un point sur cinq ans. Excuser du peu… de sérieux. C'est se moquer du monde! Idem pour le bouclier fiscal dont on ne connaît plus le niveau!

Le chiffrage du programme reste parfaitement illisible, même pour la droite. 50 milliards de dépenses nouvelles pour l'Institut de l'Entreprise, 32 milliards pour l'UMP…

Plus grave encore : le candidat Sarkozy gomme purement et simplement de ses comptes le plan hôpital 2012 (10 milliards), les efforts en faveur du sport (4 milliards), l'allocation unique de garde d'enfant, l'aide au retour à l'emploi, le compte épargne formation individuelle…

Ce programme doit être frappé de nullité. Cet avocat doit savoir le sort qui est réservé aux contrats viciés par le dol, l'erreur ou la violence. C'est une offense à la démocratie, une insulte à la raison et le signe d'une incapacité de N. Sarkozy à diriger la France.


2.Posté par Alain FELER le 17/02/2007 11:33
J'ai essayé d'écouter le discours de Villepinte, mais je trouve ça embrouillé et ennuyeux, alors que je suis d'éducation relativement supérieure (licence de philosophie).
Comme disait Alexandre Adler au sujet des deux candidats, les catalogues de mesures, on s'en fiche !
De toute façon, on sait bien que les promesses ayant un coût ne seront tenues que si les circonstances économiques le permettent, ce qui est rarement le cas.
On vote pour une tendance et pour un caractère, pas pour un catalogue.
Les mesures exprimées trop précisément font surtout ressortir leurs défauts, car le Français ("peuple léger et cruel" comme disait Voltaire) est volontiers moqueur : par exemple les soins gratuits jusqu'à 16 ans, ça ne rime à rien. D'abord les soins gratuits ça pousse à la surconsommation - vive le ticket modérateur (modéré) ! Ensuite, les seuils du genre 16 ans sont arbitraires et inégalitaires par nature, or le peuple français a "la passion de l'égalité" comme disait je ne sais qui.
Je suis tout à fait d'accord sur l'affirmation de JP Chevènement au sujet de la mobilisation populaire. Mais sous quelle forme va t'elle s'exprimer, que va t'elle exprimer, et comment la réponse pourra t'elle être formulée ?

Moi, je voudrais des affirmations de justice !
Par exemple :
- la déclaration des droits de 1946, intégrée à la Constitution, dit que tout le monde a "le devoir de travailler et le droit à un emploi". Dans un pays avec 5 millions de chômeurs, dire qu'on va créer 500 000 emplois c'est laisser 4 500 000 personnes dans leur mouise. Il vaut mieux à mon sens affirmer qu'on va rendre ce couple droit-devoir "opposable" et que c'est déjà en grande partie financé puisque tout le monde vit déjà, fut-ce de redistribution;
- la justice voudrait que les sanctions pénales pécuniaires soient proportionnelles aux moyens (aux "facultés" comme dit la déclaration des droits de 1789) de ceux qui doivent payer : je voudrais des amendes proportionnelles et non pas fixes, qui font que ce sont souvent des Mercédès qu'on voit garées sur les trottoirs, puisque leurs propriétaires se fichent un peu d'une amende (qu'ils feront d'ailleurs sauter);
- la justice voudrait que les impots soient payés : le code général des impôts devrait faire 10 ou 100 pages et non 2000, et sans tomber dans l'inquisition fiscale que dénoncait autrefois Giscard d'Estaing, la moralité en la matière devrait être la règle, et non un sujet de plaisanterie universel;
etc.
Pas besoin de citer des milliards et des pourcentages : des déclarations d'intention simples et crédibles devraient pouvoir convaincre, et faire comprendre qu'on parle dans l'intérêt de la grande majorité, qui est la base électorale normale de la gauche, qui si les gens votaient pour eux-mêmes, et si leurs élus les servaient vraiment, devraient logiquement emporter chaque élection avec 80% des voix et non 50,01.

3.Posté par PARENT YVES le 17/02/2007 13:33
Je ne pense pas qu'il faille s'arrêter au programme du candidat de l'UMP ou à celui du Parti Socialiste. Il n'est qu'un outil pour accéder au pouvoir.
La question à se poser est la suivante: peut-on faire confiance à l'un plutôt qu'à l'une?

La réponse est à rechercher dans leurs actes et actions passées, ainsi qu'à ceux de leurs entourages.

Salutations républicaines

4.Posté par Jocelyne Galy le 17/02/2007 13:51
Enfin, un commentaire (Yves Parent) qui me rassure sur quelque chose qui me paraît incoutournable, et aussi fondamental qu'un programme, même s'il est détaillé : la COHERENCE entre ce que dit le candidat, et ce qu'il a réellement fait qui puisse attester de sa conviction et du lien qu'il a coutume d'établir entre ses promesses et ses actes.
De ce point de vue, il n'y a "pas photo"... Le long parcours de "CHE"

5.Posté par xavier le 17/02/2007 14:25
Bravo pour votre engagement monsieur Chevènement

Nous pourrions perdre espoir devant la négation des sondages,mais répétons le sans cesse ,les sondages ne sont pas les suffrages .

J'ai un avis personnel.L'entourage de Ségolène doit cesser de railler constamment Sarkozy.Ses proches de l'U M P ont dans les quatre années passées chercher à le faire tomber.Plus on tape dessus ,plus il se redresse et grimpe dans les sondages.

T .S. S c'était la devise de l'U M P.Et il est devenu le président du parti et candidat à 98%.

Alors ,flattons le ,laissons le prendre à son propre piège celui de son nombrilisme perpétuel.

On peut faire changer les sondages en très peu de temps rien qu'en changeant de ton,Sarkozy le sait Balladur son mentor en a fait la triste expérience ,c'était en 1995....


Salutations républicaines d'un militant socialiste de la douxième du Nord

6.Posté par HM 34 le 17/02/2007 17:45
Au moins JPC va au charbon et mouille la chemise,tout çà pour sauver de futurs députés.Dans la 1ere réponse toutefois un peu d'insatisfaction:pas de volontarisme clair pour une politique industrielle nationale ni pour lutter contre l'insécurité qui frappe les quartiers pauvres.Cette semaine à Montpellier plus de 50 voitures ont été incendiées aprés qu'un jeune voyou sans casque se soit tué au guidon de son scooter.Il n'avait pas eu l'humanité de secourir 10 minutes avant son passager blessé dans un premier accident.Les sauvageons sont toujours là ,n'en déplaise aux bobos.Les voitures incendiées le sont dans un quartier populaire et personne n'organisera de marche pour leurs propriétaires.C'est eux qui marcheront vers leur boulot.
Alors une France plus juste pour être plus forte,le slogan de Ségo,j'ai envie de l'inverser tant pour l'industrie que pour la sécurité.
Dans le discours de Villepinte il manque de la concrétisation.Un seul exemple:JPC proposait un examen d'entrée en 6eme,sélectif certes mais pour donner plus de moyens à ceux qui le louperaient.Celà est moins flou que le remodelage de la carte scolaire et pourtant y participe concrétement.Ségo veut que tous les enfants français soient instruits comme les siens et que soient créées des écoles de parents.Mais où seront les repéres?Se trainer jusqu'en 3eme sans acquis fondamentaux et les parents iront jusqu'à l'ENA comme François et Ségo.Du concret et des repéres que diable

7.Posté par jacques le 17/02/2007 22:22
La recomposition de l'équipe de campagne de Ségo.
Les socialistes doivent oublier leurs rancunes, leur égoisme, leur machisme ...pour s'aligner derrière Ségolène. Sinon , les français auront à regretter leur pusillanimité face à l'avènement annoncé d'un bonimenteur, d'un incapable comme Sarkozy. Après avoir passé 5 ans au Gouvernement à brasser du vent , il veut faire passer pour être différent alors qu'il est semblable des De VIllepin, de Alliot Marie, de Lebreton, de Copé...De plus, il mène campagne avec le sfonds de l'Etat...Les médias se taisent...On sait que les médias roulent pour lui, il reste aux socilalistes de conduire une véritable MOBILISATION POPULAIRE pour faire échec aux menaces de la droite violente et raciste....

8.Posté par Jenner le 17/02/2007 22:30
Xavier Dumoulin écrit :

""Le chiffrage du programme reste parfaitement illisible, même pour la droite. 50 milliards de dépenses nouvelles pour l'Institut de l'Entreprise, 32 milliards pour l'UMP…

Plus grave encore : le candidat Sarkozy gomme purement et simplement de ses comptes le plan hôpital 2012 (10 milliards), les efforts en faveur du sport (4 milliards), l'allocation unique de garde d'enfant, l'aide au retour à l'emploi, le compte épargne formation individuelle…"""

Ce n'est pas tout !

La diminution de 4 points de prélèvement obligatoire : 68 milliards
Les 5 milliards accordés à La Réunion.
Les 12 + 8 pour la Recherche et les Universités.

Ce qui fait au bas mot 150 milliards !

Les français sont-ils vraiment des "veaux" comme le disait de Gaulle ?

C'est l'enfoncement de la dette même si ce programme est sur 5 ans

9.Posté par deslilas le 18/02/2007 10:26
La vie politique ne relève pas de la foi mais de la fidélité à ses valeurs. A cet égard, le parcours de Jean-Pierre Chevènement est exemplaire. Retrouver aujourd'hui la pugnacité et le discernement dont il faisait preuve au temps du CERES est un grand plaisir.
Il serait temps que les "Elephants du PS" sortent de leur hibernation et apportent clairement leur soutien ( au candidat de leur choix s'il le faut et chacun en tirera la leçon).

10.Posté par Annie FRATONI le 18/02/2007 14:55
Cher Monsieur Chevènement,
J'ai eu beaucoup de plaisir à participer (Paris XI°) à votre campagne en 2002. Le choc fut rude mais pas un instant j'ai regretté mon engagement pour vous.
Un espoir s'est levé en France avec la candidature de Ségolène Royal et j'ai été plus que ravie quand vous l'avez rejointe. Vous êtes le meilleur de ses supporters.
En 1981 j'étais à Singapour quand vous nous avez fait l'honneur d'y venir soutenir la candidature de François Mitterand, j'étais dans la salle avec notre petit groupe d'amis de gauche si mals vus de la communauté d'expatriés.
Si vous avez encore envie d'Asie vous devriez revenir et parler de l'espoir que beaucoup ont, même ici en Thaïlande.. Ce serait une belle tournée (Hong Kong, Bangkok, Singapour et Djakarta que vous n'avez sans doute pas oubliée.)
Bien respectueusement
Annie Fratoni

11.Posté par CHASSONNERIE le 18/02/2007 19:08
iMonsieur
Nous avons besoin d'une écoute nous les gens de terrain nous vous demandons de nous écouter vous n'avais jamais le temps mais les urne c'est nous il faut ramener la sécueité dans les quartier nous n'avons pas besoin de Zorro a chaque probléme pourquoi Monsieur Sarkosy viens à Perpignant il y a des fontiére dans nos régions il est honteux de voir que l'on preche et que l'on mente aux citoyens nous sommes une fédération du logement avec des commité de pilotage 1680 adhérants personne ne veux parler ne veux nous rencontrer mais nous avons confiance en vous JPC entendez nous venez nous voir sur le terrain nous sommes de enfants de résistent il et temps que la France redevienne une identitée nous avons des des idée écoutez nous


12.Posté par Di Girolamo le 18/02/2007 21:30
Ségolène Royal, avant de recevoir le soutien de son parti (ce qui ne fut pas aisé) a été plébiscitée par l’opinion publique comme quelqu’un pouvant apporter un renouveau politique et un espoir de changement.
Elle affirme d’ailleurs vouloir incarner ce changement, faire participer les citoyens pour leur redonner confiance en la politique.
Son site Désir d’Avenir puis des débats participatifs inaugurant un contact plus direct avec les citoyens.

Les sondages, reflet de l’opinion à un moment donné, montre un tassement, c'est-à-dire un certain recul par rapport à l’image de départ de la candidate.

Pourquoi ?
Sans doute plusieurs explications possibles ; je donne la mienne :

Ségolène Royal n’a pour l’instant (je ne ferme pas la porte aux possibles)
Ni su aller jusqu’au bout de sa proposition de démocratie participative
Ni su à partir de la description de l’état des lieux de la France et du monde dessiner un projet pour le pays, une direction assez claire pour qu’y puisse adhérer une majorité de français.

Concernant la démocratie participative. Les limites de désirs d’avenir et des débats participatifs sont criantes ; la démocratie participative ne pouvant se réduire au recueil de l’expression d’une partie des citoyens. La démocratie participative ne peut que désigner une collaboration plus étroite entre les citoyens et leurs représentant, notamment au niveau de l’élaboration du projet national. C'est-à-dire un nouvel outil institutionnel donnant un cadre et des moyens à cette collaboration. Je n’irai pas dans les détails pour ne pas alourdir ce commentaire, mais disons que l’image de ce que serait la démocratie participative, ne s’est pas trouvé valorisée et promotionnée par ces exercices de campagne ; la grande majorité des français étant par ailleurs culturellement peu préparés à l’exercice participatif et n’en percevant pas la réelle efficacité.

Concernant le constat et le projet ; L’analyse de la situation de la France et du monde, n’a pas le courage d’aller sur le fond des choses et de mettre vraiment en évidence les difficultés qu’on aura face à des enjeux contradictoires comme par exemple s’ouvrir au monde et en même temps se protéger de la distorsion de concurrence avec les pays émergents (Inde, Chine…), créer de l’emploi en s’appuyant sur la croissance et lutter contre le réchauffement climatique en même temps que l’on s’adapte au tarissement des ressources fossiles etc
L’annonce de recourir à l’Europe pour les protections commerciales et la lutte contre les délocalisations, la solution de relancer la croissance et l’emploi grâce aux énergies renouvelables, la recherche et l’innovation, ressemble étrangement à un voile de fumée hâtivement jeté sur un état des lieux très préoccupant et bien plus difficile à aborder.
D’un constat minoré et d’une démocratie participative réduite à la simple expression ne peut pas sortir un projet national capable de fédérer largement.

L’alignement de 100 mesures sectorielles n’arrangent en rien la compréhension de la cohérence de l’ensemble et met peu en lumière la stratégie politique d’application.

Les français, sous les mots, sous les annonces, sous les programmes, perçoivent intuitivement et directement les messages politiques. Voilà déjà quelques années qu’ils perçoivent « les mensonges » de leurs dirigeants et que tant bien que mal ils pouvaient s’en accommoder tant que les affaires du pays France ne reculaient pas ; aujourd’hui ils savent la profondeur de la crise qui est mondiale et remet en question notre système .
CHANGER / C’est
1 leur dire la vérité et en compagnie des meilleurs experts leur dresser l’état des lieux
2 leur proposer un vrai pacte social en les invitant et en leur donnant les moyens de participer à l’expertise collective de cet état des lieux et à l’imagination des perspectives et des solutions.
Cette nouvelle stratégie de campagne aurait le mérite de conserver le programme déjà proposé, mais en même temps de repositionner Ségolène Royal au-delà des partis , au-delà de la gestion des problèmes immédiats , sur le plan global, transversal et mobilisateur du projet à long ,voir très long terme.

13.Posté par Claire Strime le 19/02/2007 15:01
Ce sont les nonistes qui décideront du sort de cette élection.
La République nous appelle...

(le reste: les crises d'égo des quatrièmes couteaux ouiouistes, le matraquage médiatique, la fabrique de "troisièmes hommes" est secondaire)

14.Posté par Charleston le 19/02/2007 15:28
Le principal problème de SR est sa présentation médiatique. Le programme de Villepinte est excellent. SR est la seule personnalité présidentiable, avec Bayrou, à bien représenter notre pays. Or Bayrou ne peut pas gagner. La campagne menée par le groupe Lagardère contre elle (et Bayrou) vise, avec Dassault, à cacher leur gestion catstrophique dans l'aérosptiale. Là est le principal problème pour notre pays. La bêtise et l'irresponsabilité de ces gens qui ne sont bons à rien. Ni dans le privé, ni dans le public. Avec sarkozy, ils n'ont rien à craindre car il leur doit tout. Avec SR, ils peuvent tout craindre et notre pays espérer traverser la crise actuelle qui n'est pas de petite taille.

15.Posté par Elie Arié le 19/02/2007 15:31
À Di Girolamo: "'alignement de 100 mesures sectorielles n'arrangent en rien la compréhension de la cohérence de l'ensemble et met peu en lumière la stratégie politique d'application."

Si on analyse le dernier sondage réalisé les 14 et 15 Février, c'est tout à fait ça: dans les points forts/points faibles de Ségolène Royal, le seul point faible est que, pour une majorité d'électeurs (51% contre 46%) elle n'a pas "un projet pour la France", et que (conséquence, à mon avis, de ce qui précède) pour 57% d'entre eux, "elle n'est pas convaincante".

Ca veut dire qu'il faut maintenant passer d'un catalogue de mesures, que les électeurs perçoivent comme un catalogue à la Prévert, à un discours politique sur la cohérence de son projet, déclinant les orientations par grands thèmes (fiscalité, protection sociale, éducation, etc.), sans rentrer dans des détails qui ne sont pas du niveau d'une campagne présidentielle.

16.Posté par Gérard le 19/02/2007 16:19
Oui Nicolas Sarkozy est très inquiétant.Il suffit de se reporter à un article paru dans l'Est Républicain du 1er fèvrier 2007 et intitulé : "les amis italiens de Nicolas Sarkozy". Cette inforamtion, à ma connaissance n'a pas été reprise par les autres média. Quelle pudeur de leur part!!!


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