Agenda et médias

Colloque de la Fondation Res Publica : l'Asie vue d'Europe


Poursuite du cycle de colloques de la Fondation Res Publica lundi 8 septembre 2008 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.


Avec la participation de :
  • Loïk Hennekinne, ambassadeur de France
  • Valérie Niquet, directrice du Centre Asie de l'IFRI
  • Michel Fouquin, directeur-adjoint de CEPII
  • Jean-Marie Bouissou, chercheur au CERI et à l'INALCO
  • Claude Martin, ambassadeur de France
  • Philippe Humbert, co-président de l'Europe-India Businessgroup
  • Jean-Pierre Raffarin, Sénateur, ancien Premier Ministre
  • Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

    Inscrivez-vous à l'adresse électronique res-publica@wanadoo.fr (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes). Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : www.fondation-res-publica.org.



Rédigé par Chevenement.fr le Lundi 28 Juillet 2008 à 17:34 | Lu 4119 fois



1.Posté par BA le 29/07/2008 17:05
Pour une entreprise multinationale, qu’est-ce que la mondialisation ?

Pour une entreprise multinationale, la mondialisation, c’est partir d’un pays quand les salaires deviennent un petit peu moins minuscules.

La mondialisation, c’est chercher toujours le pays qui offre des salaires de plus en plus bas.

La mondialisation, c’est la course vers des salaires toujours plus bas.

En Chine, le salaire moyen a beaucoup augmenté ces dernières années ! En Chine, le salaire moyen est de 189 € par mois ! C’est énorme ! 189 € par mois ! Comment vont réagir les entreprises multinationales ?

Réponse : les entreprises multinationales commencent à quitter la Chine. Les entreprises multinationales commencent à chercher un pays où les salaires sont encore plus bas !

« Adidas a l'intention de délocaliser sa production de Chine, où les salaires sont trop élevés à ses yeux. Dans le même temps, le sponsor des jeux Olympiques de Pékin mise sur l'événement pour développer sa présence commerciale dans le pays.

La Chine trop chère pour Adidas.

Le groupe d'équipements sportifs allemand juge le niveau de salaire trop élevé dans l'ex Empire du Milieu. Dans un entretien à l'hebdomadaire d'outre-Rhin Wirtschaftwoche, Herbert Hainer, le patron du groupe Adidas, a annoncé son intention de délocaliser la production vers des pays meilleur marché.

Pour l'instant, Adidas fabrique la moitié de ses chaussures de sport en Chine, mais cette part est amenée à reculer. Le groupe a déjà ouvert une première usine en Inde et lorgne sur le Laos, le Cambodge et le Vietnam. Un retour de la production dans les pays de l'ex-URSS et l'Europe de l'Est n'est pas non plus exclu, selon Herbert Hainer. »

http://www.latribune.fr/info/Adidas-va-retirer-sa-production-de-Chine-mais-mise-sur-son-developpement-commercial-dans-le-pays-~-IDBD9224F5FD81FCA9C12574940032B6A5-$Channel=Entreprises%20%26%20secteurs

2.Posté par BA le 30/07/2008 16:14
Aux Etats-Unis, le libéralisme économique agonise. Aux Etats-Unis, les dirigeants politiques constatent que le libéralisme économique conduit à la catastrophe. Aux Etats-Unis, l’Etat intervient pour sauver l’économie du désastre.

Dernier exemple en date :

« Le président américain George W. Bush a signé un vaste plan de sauvetage de l'immobilier, présenté comme le plus ambitieux en une génération, qui vole au secours des emprunteurs et des organismes de refinancement hypothécaires dans la tourmente ces dernières semaines. "Le président Bush a signé la loi", a indiqué mercredi 30 juillet un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto dans un communiqué.

"Nous sommes impatients de mettre en place de nouvelles autorités pour améliorer la confiance et la stabilité des marchés, et fournir une meilleure surveillance pour Fannie Mae et Freddie Mac", les deux géants du refinancement hypothécaire, a ajouté le porte-parole, indiquant que l'administration fédérale allait "commencer à mettre en oeuvre de nouvelles politiques pour permettre à plus de familles américaines méritantes de rester dans leurs maisons".

Provoqué par la plus grave crise de l'immobilier depuis la Grande Dépression de 1929, le plan a été conçu à la base pour aider les emprunteurs étranglés par leurs mensualités, en relevant notamment le plafond des prêts immobiliers qui peuvent obtenir une garantie publique.

Quelque 300 milliards de dollars d'emprunts immobiliers doivent être garantis par l'Etat pour apporter une bouffée d'air aux emprunteurs alors que les taux des emprunts fixes sur 30 ans sont à leurs niveaux les plus élevés en un an. En outre, 3,9 milliards de dollars doivent être accordés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter les logements saisis, un point auquel s'était opposé la Maison Blanche dans un premier temps.

Le plan, qui avait été adopté par le Congrès samedi, vise à débloquer le grippage du secteur immobilier qui voit la demande diminuer, le nombre de ventes plonger et les prix décliner inexorablement. Les prix des logements aux Etats-Unis ont enregistré une baisse record en mai, accusant un recul de 15,8 % sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller mesurant les prix dans les 20 plus grandes agglomérations américaines publié mardi. Il s'agissait du 17ème mois consécutif de baisse pour cet indice.

Les saisies immobilières continuent quant à elles de se multiplier : au 2ème trimestre, elles étaient en hausse de 14 % par rapport au trimestre précédent, et sur un an elles ont bondi de 121 %. Au total 2,2 millions de procédures de saisies ont été lancées en 2007, selon le cabinet RealtyTrac. "Derrière chacun de ces chiffres, il y a une famille, une mère, un père, des enfants essayant de faire face au chômage et à la perte de leur maison", avait déclaré samedi le sénateur démocrate Chris Dodd peu avant l'adoption de ce plan au Sénat.

Le texte prévoit aussi un volet sur Fannie Mae et Freddie Mac qui ont frôlé l'implosion au début du mois. D'une part, tous deux sont placés sous l'autorité d'un nouvel organisme de contrôle, aux pouvoirs renforcés. D'autre part, le plan permet à Fannie Mae et Freddie Mac, qui avaient perdu 50 % de leur valeur en l'espace d'une semaine, d'accéder à plus de capitaux publics en autorisant le Trésor jusqu'à la fin 2009 à acheter des actions des deux organismes, ou à leur prêter plus d'argent. Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5 200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit près de 50 % de l'encours de crédit immobilier américain.

Les opposants à la loi, qui avaient joué l'obstruction au Congrès provoquant la tenue d'une séance le week-end, estimaient que le plan était un facteur de perturbation du marché en récompensant prêteurs et emprunteurs imprudents.

http://www.lesechos.fr/info/inter/300283443-le-president-bush-signe-le-vaste-plan-de-sauvetage-de-l-immobilier-americain.htm

3.Posté par BA le 31/07/2008 15:59
Enveloppée ces derniers jours dans un épais brouillard de pollution, Pékin envisage de limiter encore plus la circulation des voitures et de fermer des usines supplémentaires si la qualité de l'air empire encore durant les Jeux olympiques, ont rapporté lundi 28 juillet les médias officiels.

Les mesures drastiques appliquées depuis le 20 juillet ne semblent pas avoir vraiment amélioré la situation dans la capitale chinoise. Malgré le retrait des routes de la moitié des 3,3 millions de véhicules que compte Pékin, ainsi que la fermeture de plusieurs usines dans la ville et ses environs, la brume refuse de se dissiper à moins de deux semaines de l'ouverture des JO. Plus de 10 000 athlètes et des centaines de milliers de spectateurs sont attendus.

Les autorités de la ville pourraient donc annoncer des mesures extraordinaires sous peu, selon le journal officiel anglophone "China Daily". "Nous mettrons en oeuvre un plan d'urgence" 48 heures à l'avance "si la qualité de l'air se détériore pendant les Jeux du 8 au 24 août", y déclare un haut responsable du Bureau de la protection environnementale de Pékin, Li Xin.

Il n'a pas donné plus de détails, mais selon un autre responsable, Zhu Tong, jusqu'à 90 % du parc automobile pékinois pourrait être interdit de circulation si cela s'avérait nécessaire.

Ces quatre derniers jours, l'air de la ville était situé au-dessus de 100 sur l'échelle de pollution chinoise, c'est-à-dire « malsain pour les populations sensibles ». La visibilité est réduite à quelques centaines de mètres, les gratte-ciel apparaissant par endroit tout juste comme des ombres fantomatiques.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20080728.FAP7438/pollution_pekin_envisage_de_nouvelles_mesures_drastique.html

4.Posté par BA le 11/08/2008 09:58
Le Nouvel Observateur, jeudi 7 août 2008, page 48.

Des dizaines de millions de paysans quittent la campagne chinoise : ils migrent pour se faire embaucher dans les usines. Ils dorment toutes les nuits dans les dortoirs de l’usine. Ils sont traités comme de véritables esclaves. L’envoyé spécial Bruno Birolli a écrit un reportage sur une usine d’assemblage de produits électroniques en Chine. Cette usine s’appelle Foxconn. Elle est interdite aux journalistes.

« En l’absence de syndicats et de mouvements revendicatifs, les salaires de ces mingong ( = migrants ) n’ont quasiment pas progressé en quinze ans. D’où pour Foxconn des marges exceptionnelles à faire pâlir ses concurrents et à faire jubiler la Bourse, de l’ordre de 25 à 30 %.

Et la main d’œuvre ? Depuis deux ans, Jin est ouvrière chez Foxconn. Cette jeune fille d’une grande gentillesse a plutôt l’air paumé. C’est dimanche, et elle rend visite à une amie qui tient un stand de lingerie au sous-sol d’un centre commercial. Jin a décidé de démissionner en janvier prochain. « Le travail n’a aucun intérêt ici, il est très répétitif. »

Pour 84 euros par mois, elle monte des processeurs d’ordinateur. Elle arrive à gagner 100 euros par mois si elle travaille dix heures par jour.

« Les chefs sont très stricts. Nous n’avons droit qu’à dix minutes pour aller aux toilettes. » La nourriture servie dans les réfectoires est quelconque. Elle se plaint des conditions de vie dans les dortoirs. « Il y a des chambres de quatre, et il y a d’autres chambres où on est entassés à vingt dans des lits superposés. »

Outre la promiscuité et l’absence d’intimité, elle se plaint des vols. Les téléphones portables ou l’argent oubliés dans les poches des vêtements disparaissent. Consciente qu’il n’y a aucune chance de promotion parce qu’elle est une fille, Jin a économisé sou par sou pour se payer une formation de vendeuse afin d’atteindre son rêve, celui de toute Chinoise qui veut s’émanciper : ouvrir une boutique et devenir commerçante.

Jin peut partir. La relève est déjà prête. Elles sont quatre marchant la main dans la main avec leur polo rouge. Elles ont toutes 18 ans et viennent de quatre provinces différentes ; il y a un mois, elles ne se connaissaient pas. Elles sont devenues copines à Foxconn. Combien de temps comptent-elles rester ici ? « Le moins possible », répond directement la plus audacieuse.

5.Posté par BA le 13/08/2008 10:30
Le 28 juillet 2008, l'Union Européenne s'est divisée lors des négociations de l'OMC. A l'intérieur de l'Union Européenne, des camps inconciliables sont apparus :

http://www.lesechos.fr/info/inter/300283207-omc-nouvel-echec-des-negociations.htm

Le 13 août 2008, l'Union Européenne se divise encore une fois. Cette fois-ci, les divisions apparaissent lors d'une affaire de politique étrangère. L'Union Européenne se divise à propos de la guerre en Ossétie du Sud.

Décidément, l'Union Européenne est incapable d'exister. Il ne peut y avoir d'Union Européenne. Il ne peut y avoir de position commune aux 27 pays membres. L'Union Européenne est vouée à l'éclatement.

Voici un article du Monde.fr :

Les Européens partagés entre fermeté et modération envers Moscou.

Les ministres européens des affaires étrangères se réuniront, mercredi 13 août, à Bruxelles pour tenter de trouver une position commune face à la crise en Géorgie. Les Vingt-Sept devront, une fois de plus, surmonter leurs divisions sur la nature de leurs relations avec Moscou.

Plusieurs pays de l'Union européenne (UE), notamment ceux qui ont subi la domination soviétique, appellent à la fermeté, tandis que d'autres sont partisans d'une attitude plus modérée.

La Commission européenne s'est placée dans le camp des premiers en affirmant, lundi, que "la Russie doit cesser immédiatement toutes ses actions militaires sur le territoire de la Géorgie" et que "le franchissement de la frontière de la Géorgie par des troupes russes a changé la dimension du conflit". L'exécutif européen considère que l'Ossétie du Sud fait partie du territoire de la Géorgie et que les troupes russes, en engageant des opérations militaires dans une région où elles sont censées assurer la paix, ont trahi leur mission.

Les Etats les plus intransigeants à l'égard de la Russie sont la Pologne et les Etats baltes, ainsi que la Suède. Le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, qui préside le Comité des ministres du Conseil de l'Europe, s'est rendu lundi en Géorgie. Avant son départ, il a condamné "l'opération militaire" russe, jugeant injustifiées les raisons avancées par Moscou.

La Pologne est depuis toujours un ferme allié de la Géorgie comme de l'Ukraine. Elle juge primordiale l'indépendance de ces deux pays ainsi que leur appartenance aux structures européennes et euro-atlantique pour stopper Moscou dans sa tentative de reconquête de son ancienne zone d'influence. La Géorgie est également importante pour l'approvisionnement polonais en énergie. "Nous défendons un Etat souverain et indépendant, nous défendons la population civile, mais nous défendons aussi notre sécurité nationale, a déclaré dimanche Wladyslaw Stasiak, chef du Bureau de la sécurité nationale de la présidence polonaise. Il n'y a pas de sécurité d'approvisionnement en énergie ni de notre pays ni de l'Europe sans la Géorgie".

D'autres Etats membres plaident pour une position européenne "équilibrée et unie", selon l'expression du ministre italien des affaires étrangères, Franco Frattini. Dans le quotidien La Stampa, M. Frattini affirme qu'il serait "négatif" pour l'Europe que se forme "une sorte de coalition contre la Russie".

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel, comme son ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, veulent éviter de faire peser sur l'une ou l'autre partie la responsabilité du conflit. Ils demandent un cessez-le-feu "immédiat et sans conditions". Lors d'un entretien téléphonique avec Nicolas Sarkozy, lundi, Mme Merkel a insisté sur le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie et réclamé la fin des attaques russes. Elle a fait savoir qu'elle soutenait les efforts du président français en faveur d'une solution politique.

La chancelière doit rencontrer le président russe, Dmitri Medvedev, vendredi 15 août à Sotchi. La partie s'annonce délicate : l'Allemagne, qui dépend de la Russie pour sa sécurité énergétique, entend ménager ce pays qu'elle considère comme un partenaire stratégique. De son côté, le chef de la diplomatie allemande, qui a multiplié ces derniers mois les efforts de médiation dans la région, est parvenu, dimanche, à établir un contact direct entre Tbilissi et Moscou.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/08/12/les-europeens-partages-entre-fermete-et-moderation-envers-moscou_1082637_3214.html

6.Posté par BA le 18/08/2008 10:33
La guerre en Ossétie du Sud n'en finit pas de montrer les divisions de l'Union Européenne. Dernier exemple en date : Merkel désavoue Sarkozy. Voici un article du lundi 18 août :

Ce n’est plus seulement une humiliation pour la Géorgie, mais un sérieux défi lancé aux Etats-Unis et à l’Union européenne.

L’armée russe a continué ce week-end à parader à sa guise en territoire géorgien, creuser des tranchées, piller les arsenaux géorgiens, ou installer ses postes de contrôle sur les routes, cinq jours maintenant après l’accord de cessez-le-feu négocié la semaine dernière par Nicolas Sarkozy à Moscou.

Le président français a dû une nouvelle fois décrocher son téléphone dimanche pour prévenir son homologue russe Dmitri Medvedev des « conséquences graves » qu’aurait le non-retrait des forces russes de Géorgie, prévu par leur accord. La Russie commencera son retrait « dès demain » (c’est-à-dire lundi 18 août), « en milieu de journée », a répondu Dmitri Medvedev à Sarkozy. Aucune date butoir, ni limites géographiques précises n’ont toutefois été convenues, ce qui laisse encore une belle marge à l’armée russe pour poursuivre sa démonstration de force.

L’armée russe restera « aussi longtemps qu’il le faudra », a prévenu samedi encore le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, rappelant que ces « mesures supplémentaires de sécurité » étaient prévues par l’accord Sarkozy-Medvedev conclu mardi dernier. En traînant autant les pieds, la Russie se permet une double provocation : les Etats-Unis, principal soutien de la petite Géorgie, se sont montrés comme un bien piètre allié, incapable de faire quoi que ce soit pour soulager une nation qui s’en était remis à eux.

En guise de soutien, Washington s’est encore contenté ce week-end d’invectives : la Russie « n’honore pas ses engagements » et sa réputation « est en lambeaux », a lancé hier la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice.

Quant aux Européens, qui avaient accepté avec Sarkozy d’oublier « l’intégrité territoriale » géorgienne, ils ont risqué leurs principes… pour un résultat encore bien incertain. Moscou se délecte déjà des divisions que ce « plan de paix » peut susciter en Europe, entre partisans du compromis à tout prix avec Moscou et partisans d’une plus grande fermeté.

Une des faiblesses de l’opération Sarkozy avait été de laisser de côté l’Allemagne, bonne connaisseuse et partenaire essentiel de la Russie. « Les relations entre Sarkozy et Merkel sont bien trop difficiles pour avoir permis une opération commune », reconnaissaient les diplomates français de passage à Moscou la semaine dernière.

Cette négligence se paie aujourd’hui par deux visites d’Angela Merkel, vendredi en Russie et dimanche en Géorgie, où elle joue maintenant le rôle du « vilain flic », grondant et provoquant à son tour la Russie. La Géorgie « sera membre de l’Otan », a-t-elle lancé dimanche à Tbilissi, choisissant là de dire ce qui peut agacer le plus Moscou. « Le point de départ pour régler la crise doit être naturellement l’intégrité territoriale de la Géorgie », avait-elle souligné vendredi à Sotchi, aux côtés du président russe Dmitri Medvedev.

La chancelière rétablit là les principes européens, tout en désavouant indirectement le compromis tenté par Sarkozy. Ce pourrait être une belle répartition des rôles, cela ressemble à de la cacophonie.

Washington est sur la même ligne, de grande fermeté rhétorique : l’Ossétie du sud et l’Abkhazie « font partie de la Géorgie » et « elles vont le rester », a souligné ce week-end George W. Bush, sans révéler comment il voudrait rétablir cet ordre des choses. « Aucune discussion n’est possible sur le sujet », a encore ajouté le président américain, quand le « plan » Sarkozy-Medvedev prévoit justement des discussions à ce sujet.

A l’ONU, où le Conseil de sécurité doit préparer une résolution, la Russie s’appuie maintenant sur le « plan Sarkozy » pour refuser toute mention de « l’intégrité territoriale » géorgienne.

Tenace et bien conscient que rien n’est encore réglé, Sarkozy a convenu dimanche de rendez-vous téléphoniques désormais quotidiens avec son homologue russe Dmitri Medvedev, pour sauver leur « plan de paix ».

Lorraine Millot.

http://www.liberation.fr/actualite/monde/345764.FR.php

7.Posté par Claire Strime le 19/08/2008 09:05
Libération est la feuille de chou quotidienne la plus atlantiste et servile à l'égard de l'Empire étazunien (ça me rappelle les communiqués de Jamie Shea pendant l'agression otanesque contre la Yougoslavie).
Il y a cependant toujours un danger que l'Union européenne à 27 entraîne la France dans des aventures militaires pires que les guerres du Golfe, d'Irak et d'Afghanistan, les atlantistes de la Baltique et les régimes corrompus de Roumanie, Hongrie, etc...pouvant trop facilement être manipulés par ceux qui détiennent les clés militaires (OTAN) et financières (FMI/BM).
Je ne suis pas sure qu'1 gvt de gauche français aurait fait mieux que sarkozy jusqu'à maintenant (et même à peu près convaincue du contraire!).
Enfin rappel de 2 faits importants: si Israël a aidé le régime de l'aventurier Saakachvilli, ils ont été plus prudents avec le début de la guerre ouverte (la Russie dispose d'une arme redoutable: renforcer ses relations avec l'Iran -en l'admettant par ex dans l'OCS à part entière).
Ensuite la Russie n'est pas seule, tous les pays de la CEI la suivent diplomatiquement (et militairement débutent aujourd'hui des manoeuvres de l'OTSC avec 1000 soldats russes- en Arménie).
Enfin le gouvernement turc a soutenu presque ouvertement la Russie (risque d'encerclement de la Turquie par des néoconservateurs chrétiens? volonté de "régler" le problème kurde sans pression de l'"ami américain" installé à Mossoul?).
En + d'1 victoire militaire la Russie peut aussi se traguer de grands succès diplomatiques.

8.Posté par BA le 19/08/2008 12:53
Afghanistan : Sarkozy pour un retrait.

Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un retrait des soldats français d'Afghanistan. « Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive », a-t-il affirmé jeudi 26 avril 2007 dans le cadre de l'émission "A vous de juger", sur France 2.

http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/presidentielle/200717/afghanistan-sarkozy-pour-un-retrait_14122.html

Le 19 août 2008, en Afghanistan, 10 soldats français sont morts, et 21 sont blessés.

Que va faire Sarkozy ?

Sarkozy va-t-il envoyer encore 1000 soldats français supplémentaires en Afghanistan ?

Sarkozy va-t-il envoyer encore 10 000 soldats français supplémentaires en Afghanistan ?

Sarkozy va-t-il continuer à obéir aux ordres de l’OTAN ?

Ou alors Sarkozy va-t-il enfin mener une politique d'indépendance nationale ?

9.Posté par furaxauboulot le 19/08/2008 20:46
Vous avez tapé dans le mille BA . Malheureusement , les Talibans aussi suite à l'attentat dont ont été victimes nos troupes. Réponse à Sarkozy de la part des Talibans ? Attaque tout au plus contre l'OTAN ? Le résultat est là. Faut-il mourir pour Kaboul ? Désormais , un retrait de la France parait plus difficile . L'envoi d'un contingent complémentaire se justifierait pour "laver l'affront". A qui profite le crime ?

10.Posté par BA le 20/08/2008 08:33
Concernant la situation sur le terrain, mercredi 20 août :

" Une à une, les provinces basculent du côté de la rébellion.

Les erreurs de la coalition occidentale et l'impéritie de l'administration Karzaï ont poussé les Pachtounes dans les bras des talibans.

On le savait, les spécialistes le savaient, mais personne ne le disait jamais vraiment dans des états-majors de l'Otan. L'Afghanistan est en guerre, les insurgés afghans sont des adversaires sérieux, qui n'opèrent plus seulement dans les lointaines provinces du Sud pachtoune, mais sont maintenant aux portes de Kaboul.

Les insurgés, dont les talibans ne représentent qu'une fraction dominante, ne se sont pas forcément déplacés, même s'ils franchissent régulièrement la non-frontière pakistanaise pour se ravitailler. Les anciens étudiants en religion et leurs alliés n'ont pas repris de terrain en l'occupant.

C'est surtout leur idéologie qui a regagné au cours des deux dernières années les clans et les tribus pachtounes des provinces voisines de la capitale : Parwan et Kapissa au nord de la ville, le Laghman et le Loghar à l'est, le Wardak et le Nangarhar au sud ont toutes, petit à petit, basculé du côté de l'insurrection.

Les routes sont devenues d'abord dangereuses, puis impraticables. Les insurgés organisant à présent des points de contrôle en plein jour.

Les talibans ont ainsi réussi en quelques années, par un mélange classique de propagande habile et d'intimidation, à se remettre à flot politiquement, en se présentant comme des patriotes afghans luttant contre un envahisseur étranger, thème efficace dans ce pays jaloux de son indépendance.

Les bavures de l'aviation de l'Otan, les erreurs et l'impéritie de l'administration de Hamid Karzaï ont fait le reste. Ils disputent à présent les provinces pachtounes du Sud et de l'Est au gouvernement.

Sarobi est le parfait exemple de ce basculement idéologique de provinces entières. Cette région, en majorité pachtoune, est un fief du Hezb-Islami, le parti de Goulbouddine Hekmatyar, l'ancien rival du commandant Massoud. Ce vétéran du djihad contre les Soviétiques n'avait jamais été allié aux talibans. Leur rapprochement s'est effectué après 2001, à la faveur de la nouvelle guerre contre l'Otan. L'est de la province de Kapissa et le district de Sarobi ont ainsi basculé dans l'insurrection.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/20/01003-20080820ARTFIG00011-les-provinces-basculent-du-cote-de-la-rebellion-.php

11.Posté par Claire Strime le 20/08/2008 08:55
Lisez l'article de Z.Breczinski dans Time Magazine (25/08/08) qui commence fort (selon lui avec la fin de la guerre froide les grandes puissances ne devaient plus pouvoir imposer leurs volontés...) et vous comprendrez que les forces de progrès n'ont aucun intérêt à ce qu'Obama soit à la Maison Blanche.
Par ailleurs, comme la guerre du Golfe ces évènements imposent à toutes les forces de gauche de prendre position. En France il y a 1 gauche(Moscovici) et 1 extrême gauche américaines (Besancenot).
Evidemment le salut vient 1 nouvelle fois des tropiques:

"Chávez, más cerca de Moscú
Dijo que recibirá a una flota rusa
Noticias de Exterior: anterior | siguiente Lunes 18 de agosto de 2008 | Publicado en diario de hoy

CARACAS.- En un nuevo gesto de acercamiento entre Moscú y Caracas, el presidente de Venezuela, Hugo Chávez, reveló ayer que el gobierno de su par ruso, Dimitri Medvedev, planea enviar una flota a las costas del Caribe venezolano.

"Rusia nos ha informado acerca de la intención que tiene de visitar Venezuela, es decir, de la intención de que una flota rusa venga por el Caribe", dijo Chávez durante su programa de televisión dominical, Aló Presidente.

"Será bienvenida la flota rusa que quiera venir por aquí en visita de amistad y de trabajo", agregó.

Chávez, aliado declarado de Moscú, también reiteró ayer su respaldo incondicional a Rusia en el conflicto en la región separatista georgiana de Osetia del Sur, y sostuvo que el presidente de Georgia, Mikhail Saakashvili, es un "títere de Estados Unidos".

Venezuela y Rusia han incrementado la cooperación militar y ya han firmado contratos de armas por 4000 millones de dólares en los últimos años, incluidos fusiles Kalashnikov, helicópteros militares y aviones caza, según la fabricante de equipos bélicos rusa Rosoboronexport.
Agencias AFP y ANSA "

12.Posté par BA le 20/08/2008 19:46
La video qui tue.

Pendant la campagne électorale présidentielle, le 26 avril 2007, Nicolas Sarkozy parlait des soldats français en Afghanistan : « Il était certainement utile qu’on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive ».

Nicolas Sarkozy ajoutait : « Aucune armée étrangère n’a réussi dans un pays qui n’était pas le sien. Aucune. Même la Chine sur le Viet Nam. Même les Japonais. Aucune. Quelle que soit l’époque. Quel que soit le lieu. »

http://www.dailymotion.com/video/x4u47q_nicolas-sarkozy-et-lafghanistan_news

Pourtant, aussitôt élu président de la République, Nicolas Sarkozy a fait le contraire de ce qu’il disait.

Aussitôt élu président de la République, Nicolas Sarkozy a envoyé des soldats français supplémentaires en Afghanistan.

13.Posté par BA le 21/08/2008 09:22
Pour comprendre le drame qui a coûté la vie à 10 soldats français en Afghanistan, nous devons toujours avoir en tête deux choses.

1- Première chose : le 20 septembre 1992, 51,04 % des Français ont voté OUI au traité de Maastricht par référendum. Donc, la France doit respecter le traité de Maastricht.

Donc, la France doit respecter l’article J.4, alinea 4, du titre V : « La politique étrangère et de sécurité commune de l’Union Européenne respecte les obligations découlant pour certains Etats membres du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée DANS CE CADRE. »

« DANS CE CADRE » : c’est-à-dire dans le cadre de l’OTAN.

En clair, la politique étrangère de l’Union Européenne doit être compatible avec la politique décidée DANS LE CADRE de l’OTAN.

En clair, la politique étrangère de l’Union Européenne doit être compatible avec la politique décidée par George W. Bush.

Le 20 septembre 1992, 51,04 % des Français ont choisi de supprimer l’indépendance de la France. Seize ans plus tard, ces 51,04 % de Français peuvent voir les conséquences concrètes du traité de Maastricht : l’Union Européenne ne fait que suivre les décisions de George W. Bush concernant l’Afghanistan, les soldats français servent de supplétifs aux soldats de George W. Bush, et 10 très jeunes Français sont morts avant-hier en Afghanistan.

2- Deuxième chose : le 13 mai 1964, Charles De Gaulle avait prévenu Alain Peyrefitte de ce qui allait se passer si les Français décidaient de construire une Europe supranationale.

« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains. L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain. Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains. Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille. Alors, il n’y a que la France qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un machin supranational aux ordres de Washington. De Gaulle ne veut pas de ça. Alors, on n’est pas content, et on le dit à longueur de journée, on met la France en quarantaine. Mais plus on veut le faire, et plus la France devient un centre d’attraction. Vous nous voyez avaler la supranationalité, nous ? La supranationalité, c’était bon pour les Lecanuet ! »

(Alain Peyrefitte, C’était De Gaulle, Fayard, tome 2, page 216-217)

Le 20 septembre 1992, 51,04 % des Français ont voté OUI au traité de Maastricht.

Le bilan du traité de Maastricht est un désastre DANS TOUS LES DOMAINES.

Il faut sortir de l’Union Européenne.

14.Posté par BA le 22/08/2008 09:37
Institut de Relations Internationales et Stratégiques (I.R.I.S), 29 mai 2008 :

http://www.iris-france.org/docs/pdf/actu_asie/2008-04-29.pdf

Je résume ce très long article : dans les années 1990, les Etats-Unis ne voulaient surtout pas que l’Iran reçoivent des retombées financières si un pipeline traversait le territoire iranien. Les Etats-Unis ont donc combattu le projet de pipeline IPI : il est tracé en bleu sur la carte.

En 1996, pour contourner l’Iran, les Etats-Unis ont opté pour un projet de pipeline concurrent qui s’appelle TAPI. Ce pipeline TAPI ravitaille les alliés des Etats-Unis : le Pakistan et l’Inde. Ce pipeline TAPI contourne l’Iran par le nord, puis par l’est. Il est tracé en jaune sur la carte.

Toujours en 1996, les Etats-Unis soutiennent les taliban. Les Etats-Unis aident les taliban à accéder au pouvoir en Afghanistan. Je cite l’article « Guerre d’Afghanistan » du site Wikipedia :

« En 1996, les taliban, soutenus par le Pakistan et les Etats-Unis, prennent le pouvoir et contrôlent, avec l’aide des islamistes étrangers, la majeure partie du pays en repoussant progressivement les Moudjahidines du célèbre Commandant Massoud dans les confins du Nord-Est du pays. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Occupation_sovi%C3%A9tique_de_l%27Afghanistan

Pour avoir le droit de faire passer le pipeline TAPI par l’Afghanistan, deux consortiums sont en concurrence :
1- le consortium pétrolier Central Asia Gas Pipeline Ltd, piloté par Unocal — société pétrolière américaine — soutenu par les Etats-Unis
2- un consortium brésilien.

Que croyez-vous qu’il arriva ?

En 1998, les talibans font le bon choix. Les talibans remercient leurs alliés des Etats-Unis pour leur aide. Les talibans choisissent le consortium soutenu par les Etats-Unis. Le pipeline TAPI pourra traverser l’Afghanistan. Le consortium soutenu par les Etats-Unis pourra gagner des milliards de dollars. Les affaires sont les affaires.

En 2001, patatra ! Les attentats du 11 septembre vont provoquer la rupture entre les deux alliés, les talibans et les Etats-Unis.

« Après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center à New York dont la planification est attribuée à Oussama Ben Laden, la guerre est déclarée à l'Afghanistan par le gouvernement des États-Unis qui mène une coalition mandatée par l'ONU. Le pouvoir taliban s'écroule en quelques jours début novembre 2001.

Mais selon de nombreux analystes, la véritable raison de la présence américaine et de l'OTAN en Afghanistan est la sécurisation d'un pipeline devant traverser le pays, et aussi avoir des bases proches du Pakistan et de l'Iran en cas d'attaques. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Talibans

Croire que les Etats-Unis sont en Afghanistan pour la liberté du peuple afghan, c’est croire au père Noël.

Les guerres pour le pétrole et pour le gaz naturel ne font que commencer.

15.Posté par Claire Strime le 22/08/2008 15:57
"Le 20 septembre 1992, 51,04 % des Français ont voté OUI au traité de Maastricht.
Le bilan du traité de Maastricht est un désastre DANS TOUS LES DOMAINES.
Il faut sortir de l'Union Européenne. "(BA)

D'après l'Huma aujourd'hui c'est ce que dit le MPEP de Nikonoff...

La Banque d'Angleterre dévalue, le Fed relance l'économie US et la récession est bien là en Espagne, Italie, Allemagne, France...
Cette question de sortie de l'UE va devenir centrale dans les mois qui viennent et 1 des clivages fondamentaux au sein de la gauche française.
M.Balladur demande un débat au Parlement AVEC VOTE sur le maintien des troupes en Afghanistan: là aussi les honorables parlementaires devront chacun(e) choisir leur camp (et ça mettra de l'ambiance au congrès de Reims).


16.Posté par JF Cayla le 25/08/2008 13:29
Géorgie/Russie
--------------------
A signaler un remarquable article de Bernard GUETTA
dans Marianne cette semaine.

Amitiés citoyennes.

17.Posté par BA le 25/08/2008 16:07
Le pétrole et le gaz naturel.

« Bien évidemment, le nombre - démesuré - de responsables de la nouvelle administration Bush issus du secteur de l’industrie énergétique pose question. Tous mesurent parfaitement les enjeux économiques liés à une stabilisation de l’Asie centrale, et aucun d’entre eux n’a oublié les projets de gazoduc développés naguère en Afghanistan. Car après tout, les compagnies pétrolières et gazières du Texas ne forment-elles pas le groupe des premiers contributeurs de la campagne de Bush junior ?

Une fois aux affaires, la nouvelle équipe s’en souviendra, en décidant par exemple d’ouvrir à la prospection pétrolière les réserves naturelles d’Alaska (le 29 mars 2001) et en rejetant le protocole de Kyoto sur les émissions polluantes, qui déplaît tant au secteur énergétique. Le curriculum vitae des nouveaux responsables qui servent George W. Bush vaut toutes les explications.

Le vice-président Dick Cheney lui-même a longtemps dirigé Haliburton, leader mondial des prestataires de service de l’industrie pétrolière, qu’il a quitté au moment de la campagne présidentielle.

Condoleeza Rice, directrice du Conseil national de sécurité, l’organe suprême de sûreté qui chapeaute toutes les agences de renseignement, a passé neuf ans chez Chevron. Au sein de ce géant du pétrole, elle a assumé des fonctions de directrice de 1991 à 2000. Elle intervenait régulièrement sur les dossiers portant sur l’Asie centrale - en particulier le Kazakhstan où Chevron est très implanté -, en sa qualité d’ex-soviétologue accomplie (elle collaborait autrefois aux travaux du Conseil national de sécurité, sous Bush père).

Donald Evans, secrétaire au Commerce et ami intime de George W. Bush, a accompli l’essentiel de sa carrière dans le secteur pétrolier, en tant que président de Tom Brown Inc., de même que Spencer Abraham, secrétaire à l’Energie.

Quant à Kathleen Cooper, sous-secrétaire au Commerce en charge des affaires économiques, elle était la chef économiste du géant mondial Exxon.

À l’intérieur des cabinets ministériels, à des niveaux subalternes, on retrouve semblables pedigrees. Ce personnel politique particulièrement marqué se montre donc soucieux d’adopter une politique énergétique conquérante. »

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/

Concernant la secrétaire d’Etat des Etats-Unis Condoleeza Rice : elle était salariée par le groupe pétrolier Chevron jusqu’en 2000. Ce groupe pétrolier Chevron a racheté l’entreprise pétrolière et gazière Unocal en 2005. Sur le site de CNN, le 12 décembre 2004, nous apprenions que le président de l’Afghanistan, Hamid Karzai, avait auparavant travaillé pour cette entreprise pétrolière et gazière, Unocal. Hamid Karzai était salarié par Unocal en tant que lobbyiste.

« Karzai, a former lobbyist for the U.S. oil and gas company Unocal, cited the desires of the Afghan people, the international community and the United States as the factors behind October's successful presidential election. »

http://www.cnn.com/2004/WORLD/asiapcf/12/12/karzai/index.html

En clair : les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan pour sécuriser le transport du gaz naturel. Les Etats-Unis veulent contrôler le futur pipeline Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) qui traversera l’Afghanistan. Les Etats-Unis ont donc viré du pouvoir les taliban pour y mettre une de leurs marionnettes, Hamid Karzai.

Les guerres pour le pétrole et pour le gaz naturel ne font que commencer.

Les 10 soldats français sont morts pour défendre les intérêts pétroliers et gaziers des Etats-Unis.

Les soldats français n’ont rien à faire en Afghanistan.

18.Posté par BA le 26/08/2008 07:19
Jean-Charles Brisard, Guillaume Dasquié, ” Ben Laden, la vérité interdite “, Folio Gallimard.

Ce livre génial raconte l’alliance entre les talibans et les Etats-Unis de 1994 jusqu’au 11 septembre 2001.

Ce livre génial raconte pourquoi les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en novembre 2001.

Prologue :

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/prologue/

Avant-propos :

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/avant-propos/

Partie 1 : Les liaisons secrètes Etats-Unis / talibans.

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-1/

Partie 2 : Le département d’Etat, ” parrain ” des talibans.

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-2/

Partie 3 : Un gazoduc pour les talibans.

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-3/

Partie 4 : Mollah Omar, un allié encombrant.

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-4/

Partie 5 : Négocier à tout prix.

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-5/

Partie 6 : Chronique d’une négociation interdite (5 février 2001 - 2 août 2001).

http://www.ben-laden-la-verite-interdite.com/guillaume-dasquie/category/extrait-du-livre/chapitre-1/partie-6/

A lire absolument pour comprendre la présence des soldats des Etats-Unis en Afghanistan.

19.Posté par BA le 26/08/2008 13:52
N’oublions jamais ceci : le peuple d’Ossétie du Sud s’est exprimé par référendum le 12 novembre 2006. Le peuple d’Ossétie du Sud a voté OUI à l’indépendance à 90 % le 12 novembre 2006. Ce jour-là, son slogan était :

« D’abord l’indépendance, ensuite le rattachement à la Russie ».

Depuis ce référendum, la Géorgie a toujours pensé qu’elle pourrait retenir de force le peuple d’Ossétie du Sud. La Géorgie a toujours pensé qu’elle pourrait violer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La Géorgie a fait une erreur historique.

Un article paru dans Le Monde.fr :

Ossétie du Sud : large victoire électorale des séparatistes.

Plus de 90 % des votants de cette province de Géorgie ont dit « oui » lors d’un référendum non reconnu par la communauté internationale. Les habitants de Tskhinvali, la capitale de l’Ossétie du Sud, province séparatiste de Géorgie, n’ont pas attendu la proclamation des résultats pour fêter, dimanche 12 novembre 2006, la victoire du « oui » au référendum sur l’indépendance auquel étaient conviés 55 000 électeurs.

« D’abord l’indépendance, ensuite le rattachement à la Russie », ont-ils clamé.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=965745

20.Posté par Claire Strime le 28/08/2008 11:22
Il faut sans doute distinguer 2 aspects:

-militaire: la Russie était évidemment obligée d'intervenir pour éviter le génocide en cours contre le peuple ossète, j'ai du mal à voir 1 solution de paix avec le maintien au pouvoir de la marionnette Saakachvilli
que les troupes russe avancent jusqu'au frontières de l'Arménie et de la Turquie serait positif pour la paix dans l'espace eurasien et le Moyen Orient

-diplomatique: la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie (indéniablement application du principe d'autodétermination) peut par contre susciter inutilement des interrogations de pays tels que le Kazakhstan et l'Ouzbékistan (question du Nord slave du Kazakhstan, de la Karakalpakie,...), pourtant solides alliés de la Russie dans l'OCS, voire de pays comme la Bolivie (en proie à 1 sécession autonomiste, ou l'Inde (question du Cachemire). Et que dire de la Chine et de Taiwan. Il faut espérer que la Russie ait pris des risques calculés et que cela ne sauve la mise à Saakachvilli qui ne le mérite pas.

21.Posté par furaxauboulot le 18/09/2008 21:11
BA a raison sur l'appui inconsidéré de l'administration américaine d'une certaine époque , notamment dans le conflit soviéto-afghan. Au nom de l'anti-communisme , de sérieuses bourdes ont été commises. C'est un fait acquis et personne ne le conteste.Le peuple américain l'a payé au prix fort. Nous devons croire en sa capacité d'analyse . Tact et mesure devront être de mise lors du prochain mandat présidentiel . C'est à ce prix que les E.U. retrouveront leur crédibilité sur le plan international. Les espérances générées par la candidature Obama ( avec les réserves qui s'imposent ) ne devront pas être déçues , faute de quoi les passions ne seront que ravivées. L'humilité est une vertu. Il serait dommageable que ce cousin un temps égaré passe à coté de l'Histoire.

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