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Colloque de la Fondation Res Publica: Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?


Poursuite du programme de colloques de la Fondation Res Publica lundi 16 mai 2011 à 18h à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique 75007 Paris). En voici le programme ci-dessous.


Colloque de la Fondation Res Publica: Quelle politique industrielle pour relever le défi climatique?
Avec la participation de :
  • Bertrand Barré, Conseiller scientifique chez AREVA
  • Christian de Perthuis, Professeur associé à l’Université Paris Dauphine, président du Conseil scientifique de la Chaire d’Economie du Climat
  • Pierre-Noël Giraud, Professeur d’économie à Mines ParisTech
  • Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation Res Publica

Pour assister au colloque, il est indispensable de s’inscrire au préalable (Merci de préciser vos nom et coordonnées complètes) :
  • par lettre : Fondation Res Publica, 52, rue de Bourgogne - 75007 Paris
  • par téléphone : 01.45.50.39.50

    Pour consulter les travaux de la Fondation Res Publica, fondation reconnue d'utilité publique par décret du 30 décembre 2005, une seule adresse : www.fondation-res-publica.org.


Rédigé par Chevenement.fr le Mardi 26 Avril 2011 à 12:06 | Lu 2298 fois



1.Posté par Jean-Yves LE GOFF le 28/04/2011 16:16
les éléments du rapport des états généraux de l'industrie de 2009 sont-ils suffisants pour fournir une réponse viable ?

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000021/index.shtml

Ce qui est étrange, c'est que peu de responsables politiques semblent mesurer l'importance d'une politique industrielle ambitieuse.

2.Posté par Gilbert RIBES le 20/05/2011 12:49
RENAISSANCE DE L’INDUSTRIE ET DE L’EMPLOI EN EUROPE.

L’Union Européenne ne pourra pas assurer durablement l’équilibre de sa balance des paiements courants et le plein emploi de ses actifs sans l’existence d’un secteur industriel substantiel.
En effet, l’agriculture et les services ne suffiront pas à ;
-équilibrer nos besoins incontournables d’importations (matières premières, énergie), quels que soient nos progrès en matière de recyclage, d’économies d’énergie et de développement d’énergies renouvelables
-employer la main d’œuvre peu qualifiée que nos efforts de formation professionnelle ne parviendront malheureusement pas à résorber entièrement.
Cet impératif industriel, permettant de retrouver le plein emploi, d’équilibrer notre balance des paiements courants et de rembourser nos dettes, exige une véritable renaissance de l’industrie européenne, une réindustrialisation de l’Europe.

En France, le Rapport des Etats Généraux de l’Industrie, publié par la Documentation Française, propose plusieurs leviers pour réindustrialiser la France. Dans d’autres pays de l’Union Européenne, d’autres leviers sont proposés.Ces leviers doivent être mis en oeuvre pour éviter une accélération de la désindustrialisation.

Mais ils ne suffiront pas à inverser le phénomène, face à la concurrence de la Chine et d’autres pays émergents dont les coûts horaires de main-d’oeuvre sont plus de 9 fois inférieurs aux nôtres et dont la productivité est équivalente à celles de nos meilleures usines car elles utilisent les mêmes process, machines, outils ou robots.

Dans les pays développés, la recherche et l’innovation permettent, aujourd’hui encore, la création de nouveaux produits. Si cette innovation permet de maintenir ou de créer des emplois dans la RD, le marketing, la vente et l’après-vente, en revanche elle n’entraîne pas nécessairement le maintien ou la création d’emplois dans la fabrication. Pour s’en convaincre il suffit de constater que les nouveaux produits lancés par Apple, Dell, Sony ou HP par exemple sont immédiatement industrialisés et fabriqués en Chine (ajoutons que l’éloignement géographique de la conception des produits par rapport à leur industrialisation constitue un handicap pour leur optimisation technico-économique).

Mais, d’ores et déjà, la Chine dispose d’un réservoir d’ingénieurs et de techniciens qui lui permet de s’affranchir des transferts de technologies dans plusieurs domaines, de maîtriser les technologies les plus avancées (voir les dépôts de brevets) et de créer de nouveaux produits issus de ces technologies (ex.spatial, ordinateurs, téléviseurs, portables, smartphones, panneaux solaires, éoliennes,TGV).

Le cas des TGV préfigure ce qui va se passer dans les prochaines années pour les avions moyens courriers, puis pour les avions long-courriers, les centrales nucléaires et tous les produits de haute technologie. Après deux commandes (l’une à Siemens, l’autre aux japonais), accompagnées de transferts de technologies, les chinois ont mis au point un nouveau TGV, purement chinois, qui leur permet, d’une part de réaliser eux-mêmes la gigantesque extension de leur réseau ferré et d’autre part d’exporter leur TGV à des prix imbattables.Une première commande leur serait acquise en Afrique du Sud et une deuxième commande pourrait leur être attribuée en Californie.


Car les chinois ont une stratégie délibérée d’indépendance, d’autosuffisance et d’exportation dans tous les domaines pour assurer le plein emploi et l’amélioration du pouvoir d’achat de leur énorme réservoir de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée.

Par ailleurs, ses 3.000 milliards de réserves monétaires lui permettent de racheter non seulement des marques et des réseaux de vente et d’après-vente dans les pays développés mais aussi certaines technologies qui lui feraient encore défaut. A titre d’exemple, le rachat de Volvo par Geely ne devrait pas tarder à faire souffrir les salariés européens des constructeurs européens d’automobiles.

En résumé, le dernier avantage compétitif des pays développés par rapport à la Chine (la recherche et l’innovation) va rapidement disparaître. Restera alors l’énorme avantage compétitif de la Chine par rapport aux pays développés :des coûts horaires de main d’œuvre, qualifiée et non qualifiée, très inférieurs aux nôtres, avec une productivité équivalente à celles de nos meilleurs usines et laboratoires. S’y ajouteront deux atouts supplémentaires :un marché intérieur et un réservoir de main d’œuvre qualifiée aux potentiels deux fois plus importants que ceux de l’Union Européenne.

C’est pourquoi il est indispensable d’instaurer un protectionnisme commercial européen, « raisonnable et raisonné », prôné par Maurice Allais et d’autres économistes libéraux, vis-à-vis des pays qui ne respectent pas les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT et des normes environnementales et juridiques comparables à celles de l’Union Européenne et dont les balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont largement excédentaires.

Ceci ne sera possible que si les peuples européens imposent un débat démocratique sur ce sujet, en contrepoids aux lobbys de la finance internationale et des firmes transnationales, qui se délectent d’une mondialisation sans foi ni loi.




3.Posté par Jean-Yves LE GOFF le 21/05/2011 09:43
Il y a quelques domaines où les européens ont encore une carte à jouer face à la chine:
- l'industrie du luxe (avec les marques associées )
- le design : pour vendre les produits, le design prend une place prépondérante. Cette place à mon avis telle, qu'il est possible d'imposer face à un design fort, une fabrication en Europe malgré les coûts supérieurs et au prix d'une baisse des marges.

-la pression financière des actionnaires:
Au sujet des marges, peut-on revenir aux niveaux raisonnables pratiqués dans les années 60-70?
Instaurer le SLAM en Europe peut-être une façon d'y parvenir. Fermer les usines qui rapportent 11% sous prétexte que ce n'est pas assez, cela suffit (cf Nestlé, cité par M. LORDON dans son article sur le SLAM ).

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